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    A l'Assemblée nationale, dans quel groupe politique siège votre député?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 3 July - 05:46 · 1 minute

L'Assemblée nationale en configuration ordre alphabétique pour la première séance de l'année, le 28 juin dernier. L'Assemblée nationale en configuration ordre alphabétique pour la première séance de l'année, le 28 juin dernier.

POLITIQUE - Mardi 28 juin, pour la première séance -celle qui a débouché sur l’élection de Yaël Braun-Pivet au Perchoir , les 577 députés élus dix jours plus tôt ont pris place par ordre alphabétique sur les bancs de l’Assemblée nationale . Le soir même, chaque groupe officialisait sa composition ce qui signifie que lors de la prochaine séance, chacun sera assis en fonction de son positionnement politique.

Et malgré sa demande , Marine Le Pen et les 88 autres députés du Rassemblement national seront bien à l’extrême droite de l’hémicycle du Palais Bourbon.

Sans surprise le Palais Bourbon devrait ressembler à cette projection pour les prochaines semaines, notamment dès mercredi 6 juillet pour le discours de politique générale d’Élisabeth Borne .

Pour savoir dans quel groupe figure le député qui a été élu dans votre circonscription le 19 juin, voici une carte réalisée par Le HuffPost . Elle fait apparaître un pays très divisé puisque dix groupes politiques -un record- sont enregistrés, sans compter la dizaine de députés non-inscrits.

Grâce au moteur de recherche, vous pouvez entrer le nom de votre département pour trouver le nom de votre parlementaire.

À voir également sur Le HuffPost: Les trois images historiques d’une première semaine sous tension

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    Après les législatives, 91 recours déposés dont un par Blanquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 July - 10:17 · 2 minutes

Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris. Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris.

POLITIQUE - Le Conseil constitutionnel a enregistré 91 recours à la suite des élections législatives de juin dont il va examiner la recevabilité “dans un très bref délai” afin de statuer ensuite sur d’éventuelles irrégularités, a-t-il indiqué ce vendredi 1er juillet dans un communiqué.

Au terme du délai de dix jours dont disposaient les candidats et les électeurs pour déposer un recours, le Conseil va examiner “dans un très bref délai leur recevabilité (…), de manière à écarter dès les semaines à venir ceux qui seraient manifestement irrecevables”.

“Les autres recours seront jugés dans les meilleurs délais, après une procédure contradictoire qui pourra prendre en considération les décisions à venir de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques concernant les comptes de campagne des élus”, a précisé le Conseil constitutionnel.

Le nombre de recours déposés cette année est nettement inférieur aux plus de 200 enregistrés il y a cinq ans.

NUPES contre Ensemble

Sans surprise, les élections qui se sont jouées à quelques voix près ont donné lieu à des recours, à l’image de la 6e circonscription de Haute-Garonne, remportée par 4 voix de différence par la candidate de la majorité présidentielle Monique Iborra sur celui de la NUPES Fabien Jouve. Même cas de figure dans la 8e de Seine-et-Marne où le NUPES Arnaud Bonnet a déposé un recours après avoir été battu de quatre voix par Hadrien Ghomi, de la majorité présidentielle.

À Paris, la NUPES Caroline Mecary a également déposé un recours après sa défaite par 658 voix d’écart face au ministre chargé de l’Europe Clément Beaune . Éliminé au premier tour dans la 4e circonscription du Loiret, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déposé un recours comme il l’avait annoncé.

À noter que Francis Lalanne, le chanteur éliminé dès le premier tour dans la 3e circonscription de Charente où il a recueilli 2,1% des voix, a également saisi le Conseil.

Retrouvez les résultats du second tour des législatives dans notre carte ci-dessous.

Après examen des dossiers, le Conseil constitutionnel peut soit rejeter la contestation et valider l’élection, soit prononcer l’annulation de l’élection, soit réformer les résultats et proclamer élu un autre candidat (ce qu’il n’a jamais fait à ce jour). Il n’a aucun délai pour prendre sa décision.

Un recours n’est pas suspensif et les députés dont l’élection est contestée peuvent siéger à l’Assemblée jusqu’à la décision du Conseil.

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    Législatives 2022: Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 13:37 · 3 minutes

Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents aux législatives Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents aux législatives

POLITIQUE - Règlement de compte dans le parti à la rose. Le PS a lancé une procédure d’exclusion de 79 dissidents, candidats ou suppléants aux législatives contre des candidats de la Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) , a-t-on appris ce jeudi 30 juin auprès de la direction du parti et de l’opposition interne.

La décision a été prise lors d’un bureau national du Parti socialiste , mardi soir. La direction a demandé au bureau national de suspendre immédiatement 79 personnes, “avec saisine de la commission nationale des conflits, en vue de leur exclusion”, a indiqué la numéro deux du parti, Corinne Narassiguin.

Le bureau national a voté pour cette suspension par 31 voix pour et 17 contre, a précisé Patrick Menucci, membre du courant minoritaire opposé à la direction du parti, dénonçant une “purge”.

Parmi les dissidents se trouvent l’ancien ministre des Transports Frédéric Cuvillier, qui était suppléant d’une candidate dissidente du Pas-de-Calais, le député de l’Ariège Laurent Panifous, élu face au député sortant et candidat de la Nupes-LFI Michel Larive, le patron du PS en Ardèche Laurent Ughetto, mais aussi tous les dissidents de la Sarthe soutenus par le maire du Mans Stéphane Le Foll , ou encore ceux de l’Hérault soutenus par la présidente de la région Occitanie Carole Delga et le maire de Montpellier Michael Delafosse.

Le secrétaire national, Olivier Faure, avait dit à plusieurs reprises que les socialistes ayant fait le choix de maintenir leur candidature contre l’accord de la NUPES s’excluaient “de fait” du parti.

Le cas Hollande interroge

“Le grand pardon n’est pas possible”, a fait valoir Corinne Narassiguin. “Il faut que le Parti socialiste reste crédible, et retrouve le sens de la règle et de la vie collective. Il faut qu’on ait des règles politiques claires en interne, mais aussi vis-à-vis de nos partenaires”, a-t-elle dit.

Par ailleurs, “on réfléchit à ce qu’on fait par rapport aux soutiens” qui, comme Carole Delga, Bernard Cazeneuve ou l’ancien président François Hollande, se sont mobilisés pour les candidats dissidents, a ajouté Corinne Narassiguin. “On est dans une démarche où on veut parler avec eux”, “voir dans quel état d’esprit ils sont, pas déclencher une guerre interne”, ”ça n’a pas de sens d’envoyer un ancien président de la République devant la commission des conflits”, précise-t-elle, même si en interne, “certains nous reprochent d’être trop magnanimes”. Olivier Faure devrait rencontrer Carole Delga prochainement, a-t-elle indiqué.

“Une commission d’enquête” devrait également être mise en place pour “regarder le cas des fédérations dont on nous a signalé qu’elles auraient financé des dissidents, c’est un cas de déloyauté au parti”, a ajouté Corinne Narassiguin.

“Ils veulent montrer à Jean-Luc Mélenchon qu’ils sont capables de maîtriser leur opposition”, a estimé Patrick Menucci, pour qui la question des dissidents est une question “politique”, qui “aurait dû se régler lors du prochain congrès”, prévu en fin d’année. Il a souligné que si son courant minoritaire l’emportait lors du Congrès, toutes les exclusions seraient annulées.

À voir également sur Le HuffPost: Quels sont les enjeux du vote de confiance auquel Elisabeth Borne hésite à se soumettre ?

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    L'allocution de Macron? Une "forme de crachat au visage du peuple français" pour Bompard

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 23 June - 07:54 · 4 minutes

Manuel Bompard estime que Macron a Manuel Bompard estime que Macron a "craché au visage du peuple français" avec sa déclaration sur le résultat des législatives

POLITIQUE - La nuit n’a pas apaisé l’agacement des oppositions, quelles qu’elles soient. Les propos d’ Emmanuel Macron mercredi à 20H sur les résultats des législatives sont “une forme de crachat au visage du peuple français”, tacle le député LFI Manuel Bompard ce jeudi 23 juin.

“Le peuple français a envoyé un message extrêmement clair au second tour des élections législatives: nous ne sommes pas d’accord avec ce projet” présidentiel. “Le président de la République devrait dire ce qu’il est prêt à changer”, fustige Manuel Bompard sur RTL.

Tout a surpris (dans le mauvais sens du terme) dans cette brève prise de parole du locataire de l’Élysée: la forme - huit minutes de discours, sans aucune contradiction - aussi bien que le fond, qui pointe la responsabilité des oppositions sans remise en question du président ni évocation de la Première ministre

“Emmanuel Macron veut changer de méthode - on peut y voir un bon signe - mais sans changer une virgule de son projet”, déplore Jordan Bardella, numéro 2 du RN. “Il demande aux oppositions de venir à lui alors que c’est lui qui a été battu dans les urnes dimanche dernier. C’est à lui de dire sur quels axes de son programme il est prêt à reculer ou à renoncer, pour faire un chemin vers les partis d’opposition qui ont été portés à l’Assemblée nationale”, estime le président par intérim du parti d’extrême droite sur France Inter.

À droite, le ton est toujours le même: une coalition entre LR et Emmanuel Macron, “c’est non” persiste Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat qui cite deux raisons. La première, c’est que les députés LR “ont été élus pour siéger dans l’opposition”. La deuxième, c’est que “pour une coalition, il faut une constance et une confiance. Or Emmanuel Macron est l’homme de tous les revirements”. Conclusion, pour LR, “ce sera le cas par cas” sur chaque texte.

“Pas un ultimatum”

À l’issue du discours présidentiel, nombre d’élus de l’opposition ont reproché à Emmanuel Macron de les mettre sous pression, en leur donnant 48 heures - d’ici à son retour de Bruxelles - pour “commencer à bâtir cette méthode et configuration nouvelle”.

“Emmanuel Macron n’a pas fait une proposition, il a posé un ultimatum” aux groupes d’opposition pour dire s’ils sont “d’accord pour participer à la mise en oeuvre de son projet présidentiel”, fustige Manuel Bompard ce jeudi. Il n’est pas le seul à partager cet avis. D’autres responsables politiques, comme le sénateur socialiste Patrick Kanner, mais aussi nombre d’observateurs ont interprété comme tels les propos du président de la République. À tort, à en croire la porte-parole du gouvernement.

“Il n’y a ni ultimatum ni question de 48h”, martèle Olivia Grégoire sur franceinfo. Avant de proposer une autre interprétation des propos présidentiels: “Ce n’est pas ‘J’attends vos copies vendredi soir, oui ou non sur tels axes du projet’. C’est ‘Quand je reviendrai, on va commencer à bâtir avec les oppositions pour trouver des voies et moyens.’ C’est le début du chemin, ce n’est pas la fin”, assure la porte-parole.

Emmanuel Macron “ouvre les négociations (...) pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines”, ajoute-t-elle, en laissant entendre que les chefs des partis d’opposition (qu’Elisabeth va voir la semaine prochaine) pourraient de nouveau être reçus à l’Élysée. La première rencontre de ce type n’avait rien donné, si ce n’est d’écarter la composition d’un gouvernement d’union nationale.

“Emmanuel Macron ne doute pas que les oppositions auront des remarques, des critiques, des refus par rapport au projet que nous portons. Il est en attente de savoir, quand il reviendra, quelles sont les  lignes rouges ou les lignes vertes de l’opposition à l’endroit de ces textes”, explique Olivia Grégoire. “Ensuite, ce sera à nous, la majorité présidentielle de réagir aux propositions, aux refus ou aux messages donnés par les forces politiques. (...) La main est tendue”, conclut-elle.

À voir également sur Le HuffPost: Après les législatives, Emmanuel Macron défie les oppositions

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    François Ruffin prend ses distances avec la stratégie de Jean-Luc Mélenchon

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 09:11 · 2 minutes

François Ruffin s'adresse à des électeurs dans un café de Condé-Folie, dans la Somme, le 31 mai 2022, avant les élections législatives. (Photo by Denis Charlet / AFP) François Ruffin s'adresse à des électeurs dans un café de Condé-Folie, dans la Somme, le 31 mai 2022, avant les élections législatives. (Photo by Denis Charlet / AFP)

POLITIQUE - “Où sont les millions de voix qui nous manquent?” Au lendemain des élections législatives, l’insoumis François Ruffin, réélu dans la 1re circonscription de la Somme, voit le verre à moitié vide et ne se satisfait pas du score de la coalition de gauche NUPES, qui a fait élire 142 députés et privé Emmanuel Macron d’une majorité absolue .

Dans un entretien au Monde publié mercredi 22 juin , il questionne la stratégie (“C’est très bien d’avoir posé l’idée du troisième tour, d’une revanche sur Macron même si je ne pensais pas possible d’avoir une majorité”) et remet en cause certaines positions de Jean-Luc Mélenchon, qui minent selon lui la place de la gauche dans l’électorat populaire et ouvrier. “On ne doit pas devenir la gauche des métropoles contre la droite et l’extrême droite des bourgs et des champs, qu’on leur laisserait”, affirme l’élu, préoccupé par l’élection de 89 députés du Rassemblement national .

Des propos sur la police qui “heurtent”

Pour François Ruffin, la gauche doit plus que jamais miser sur la valeur du travail. “La gauche doit évidemment défendre les pauvres, mais aussi les modestes, les ‘moyens’”, ajoute celui qui défend l’indexation des salaires sur l’inflation, en plus du Smic à 1500 euros, proposition du programme de la NUPES. Crise du textile et de la métallurgie, délocalisations en série... Le fondateur du journal Fakir rappelle la “demande de protection des classes populaires” face à la mondialisation et au libéralisme.

Le “député-reporter” prend aussi ses distances avec certaines déclarations du leader de la France insoumise sur les policiers. “La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour ‘refus d’obtempérer’. La honte c’est quand?”, avait tweeté Jean-Luc Mélenchon le 6 juin, après l’annonce de la mort d’une passagère d’une voiture soupçonnée d’avoir foncé sur des policiers à Paris. “Il y a des endroits, comme le mien, où ce genre de propos, oui, heurte”, affirme François Ruffin, élu picard où le RN a obtenu de très bons scores.

Électron libre, François Ruffin ne secoue pas le cocotier de son camp pour la première fois. Après l’élimination de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, il se disait “fier” du score du candidat et de la gauche, mais pointait aussi, dans une interview à Libération , la difficulté à “muer en espoir la colère des ‘fâchés pas fachos’”.

À voir également sur Le HuffPost : Hymne gilets jaunes et visite de Mélenchon... Les élus NUPES arrivent en masse à l’Assemblée

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    Le Rassemblement national votera-t-il les lois? Ces ministres le souhaitent

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 June - 16:54 · 3 minutes

Sur France 2 ce lundi 20 juin, la ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet a plaidé pour travailler avec tous les partis représentés à l'Assemblée nationale. Sur France 2 ce lundi 20 juin, la ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet a plaidé pour travailler avec tous les partis représentés à l'Assemblée nationale.

POLITIQUE - Il manque à la coalition présidentielle 44 sièges pour avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale et cette situation oblige ses représentants à se poser la question: avec qui former des alliances pour faire adopter les textes? Les partis de la NUPES, l’alliance de gauche? Les Républicains? Ou alors le Rassemblement national ?

Dès 20h10 dimanche 19 juin, la question a été posée à Éric Dupond-Moretti sur le plateau de BFMTV. Avec des pincettes vis-à-vis des résultats pas encore consolidés, le garde des Sceaux a estimé qu’il “fallait prendre en compte” la perte de la majorité pour le camp présidentiel, la composition hétéroclite du Palais Bourbon, ainsi que “la progression du Rassemblement national”. Avant de défendre des discussions pluralistes qui n’excluent aucun parti, y compris l’extrême droite, pour ne pas tomber dans l’immobilisme.

“Quand Gérald Darmanin tente d’obtenir un budget important pour renforcer le nombre de policiers dans ce pays - la sécurité, un des terrains de jeu de prédilection du Rassemblement national - et que le RN ne vote pas ce texte, voilà....”, ajoute-t-il en laissant sa phrase en suspens. Le programme d’Emmanuel Macron n’est “plus un programme qui sera présenté sur les différents plateaux. C’est à l’Assemblée nationale que nous verrons comment nous essayons d’avancer ensemble.”

Le lendemain sur France 2, la ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet se montre encore plus directe: “La base c’est le programme du président de la République. Maintenant il faut qu’on avance dans l’intérêt des Français, avec tous ceux qui veulent avancer avec nous”.

Y compris avec RN? “C’est cela la beauté de la démocratie. Au Parlement lorsque l’on vote des textes, nous ne sommes pas nécessairement tenus par nos groupes. Chaque parlementaire a devant lui un bouton pour, un contre, un abstention. (...) Il ne faut pas être dans des postures dogmatiques et partisanes”, plaide-t-elle ce lundi 20 juin.

C’est justement le discours tenu depuis quelques heures par le Rassemblement national. Ce lundi 20 juin, les représentants du RN se sont présentés sous leur meilleur jour, avec un élément de langage: être une “opposition constructive”.

Le RN veut être “une opposition constructive”

“Est-ce que Emmanuel Macron va pouvoir faire ce qu’il veut? La réponse est non, annonce d’emblée Marine Le Pen depuis Hénin-Beaumont. L’ensemble des députés du RN seront à disposition des Français pour pouvoir mener cette opposition qui sera extrêmement ferme mais également constructive.”

Quelques instants plus tôt sur Sud Radio et BFMTV, Louis Aliot et Laure Lavalette, porte-parole du parti, étaient sur la même ligne: “Quand la majorité dit quelque chose qui va dans l’intérêt du Français, évidemment nous sommes pour. Nous ne sommes pas dogmatiques, nous sommes là pour être une opposition constructive” assure Laure Lavalette.

Pour la pratique, il va falloir patienter quelques semaines. En juillet, les 89 députés du RN seront amenés à se prononcer sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat. Marine Le Pen a promis de soutenir les mesures qui seraient favorables aux Français.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi le score du RN est un séisme

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    Après les législatives 2022, quels poids pour les oppositions à l'Assemblée?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 June - 13:27 · 7 minutes

Marine Le Pen avec le RN et Jean-Luc Mélenchon derrière la NUPES - et bien qu'il ne soit plus député - ont réussi à constituer deux forces d'opposition majeure à Emmanuel Macron au gouvernement. Marine Le Pen avec le RN et Jean-Luc Mélenchon derrière la NUPES - et bien qu'il ne soit plus député - ont réussi à constituer deux forces d'opposition majeure à Emmanuel Macron au gouvernement.

POLITIQUE - C’est une Assemblée nationale bariolée qui s’apprête à entrer en fonction. Avec 245 sièges, la coalition présidentielle Ensemble! est loin d’une majorité absolue . À gauche, la NUPES récolte 131 sièges. À l’extrême droite, le Rassemblement National s’offre une percée et devient un groupe avec lequel il faut compter, fort de ses 89 députés.

Comme François Mitterrand en 1988, le président réélu n’a pas de majorité absolue. Pourra-t-il gouverner? Il sera en tout cas bousculé par les forces en présence, dont les deux principales: les partis de gauche et l’extrême droite.

Au-delà de leurs nombres de représentants et des débats houleux que cela peut provoquer lors des séances, ces deux camps peuvent prétendre à suffisamment de postes à l’Assemblée pour compliquer la tâche du gouvernement. Cela dans une certaine mesure et à condition d’avoir une stratégie bien en place.

L’enjeu de la Commission des Finances

En 2008, avec la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy, l’opposition a obtenu plusieurs avantages, dont la très convoitée présidence de la Commission des Finances.

Parce qu’elle contrôle le budget de l’État et peut - entre autres pouvoirs - déclarer recevables ou non les amendements ayant une incidence financière sur le budget, la Commission des Finances est l’un des postes les plus prestigieux pour l’opposition. En 2008, il a été acté dans la loi que sa présidence revient obligatoirement à un groupe d’opposition. Depuis, traditionnellement, c’est le candidat du premier groupe d’opposition qui est choisi. Mais rien ne l’oblige.

Le règlement de l’Assemblée ne définit pas de notion de ‘principal groupe d’opposition’, cela n’existe pas. Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux socialiste

“Le règlement de l’Assemblée ne définit pas de notion de ‘principal groupe d’opposition’, cela n’existe pas. Il n’y a que des ‘groupes déclarés de l’opposition’”, confirme Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des Sceaux de François Hollande et co-auteur de Manuel de survie à l’Assemblée nationale, l’art de la guerilla parlementaire (ed. Odile Jacob, 2012).

La formule stipule que “la composition de la commission doit être conforme à la composition de l’hémicycle.” Concrètement, cela signifie que les groupes les plus représentés dans l’hémicycle doivent avoir plus de représentants en commission que les groupes moins représentés. Mais il n’est nulle part fait mention d’attributions de postes, en fonction de la taille du groupe. C’est ici que le combat entre le Rassemblement national et la NUPES s’engage.

Ensemble! a les cartes en main

Ce lundi 20 juin, depuis son fief d’Hénin-Beaumont, Marine Le Pen est catégorique. Elle estime que le RN est “le premier groupe d’opposition à l’Assemblée” et, de ce fait, réclamera tous les postes qui lui reviennent “par la tradition ou par les règles républicaines”. La présidence de la Commission des finances est le premier qu’elle cite.

“On va voir”, réplique Manuel Bompard, pour qui “les groupes ne sont pas encore finalisés”. “En tout état de cause, la première formation d’opposition à l’Assemblée nationale, c’est la Nupes”, revendique-t-il, ce 20 juin, sur BFMTV, avant d’assurer que LFI proposera aussi son candidat pour la commission des Finances.

Le scrutin pour cette présidence si convoitée aura lieu le 30 juin et 70 commissaires des Finances nommés proportionnellement à la composition de l’Assemblée seront chargés de désigner leur chef. Contre toute attente, ce sont les représentants d’Ensemble! qui auront les cartes en main.

“La coutume veut que la majorité ne vote pas”, explique Jean-Jacques Urvoas. “Si demain, les 35 députés de la majorité décident de voter, alors la décision leur appartiendra”. À l’inverse, s’ils respectent la tradition et s’abstiennent, le candidat LFI a plus de chances de gagner, puisqu’il pourra compter sur les voix de son groupe, ainsi que celles des autres partis de gauche représentés. Le RN lui, ne peut compter que sur les voix de ses propres députés.

Le “cœur nucléaire” de l’Assemblée est à prendre

La présidence de la commission des Finances n’est pas le seul poste auquel l’extrême droite espère prétendre - car si la NUPES est constituée en un seul groupe, selon le souhait de Mélenchon, cette perspective s’éloigne. “Les députés RN auront des vice-présidents, un poste de questeur, ils peuvent demander la présidence de la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes de l’Assemblée ... T out poste réservé à l’opposition, ils peuvent le réclamer”, énumère auprès du HuffPost l’ancien garde des Sceaux.

La questure contrôle les cordons de la bourse du Palais-Bourbon et “le RN aura forcément un poste de questeur” sur les trois existants, anticipe Jean-Jacques Urvoas. Et la Nupes? “Si l’on calcule le vote au prorata, normalement, ça fait un questeur Nupes, un questeur RN et un questeur Ensemble!”, estime l’ancien parlementaire. Cette situation serait inédite car jusqu’à présent, la questure a toujours été attribuée à deux représentants de la majorité contre un seul de l’opposition.

Les députés RN auront des vices-présidents, un poste de questeur, ils peuvent demander la présidence de la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes de l’Assemblée... Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux socialiste

C’est un poste de commission méconnu, mais qui peut aussi conférer du pouvoir à l’opposition: celui de la présidence de la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes de l’Assemblée qui permet d’éplucher les comptes des députés. En somme, il s’agit d’une position de contrôle qui peut se révéler particulièrement gênante pour une majorité non aguerrie, pour peu qu’y soit nommé un président très regardant et du fait de ses pouvoirs.

“La commission des Finances par son président, la commission d’apurement des comptes, et, de mon point de vue, la présidence de la commission des Affaires sociales (à ce jour non réclamée par l’opposition, Ndlr) sont trois postes institutionnels qui participent à la direction de l’Assemblée nationale. Ils participent aux réunions hebdomadaires. C’est le cœur nucléaire de la maison, ce qu’on appelle la conférence des présidents”, résume Jean-Jacques Urvoas.

Le premier vice-président - ils sont six en tout - de l’Assemblée nationale sera aussi issu de l’opposition. Marine Le Pen a assuré que son groupe aurait un candidat et au vu de la nouvelle composition, il y a en aura forcément un issu des rangs de la gauche.

Pour tenir une Assemblée où, tous groupes confondus, l’opposition est plus nombreuse que les troupes gouvernementales (281 sièges en comptant LR, le RN et la NUPES contre 245 pour Ensemble!), le camp d’Emmanuel Macron devra donc choisir un président de l’Assemblée solide. “Le futur président de l’Assemblée aura au moins autant d’importance qu’Olivier Véran [ministre des Relations avec le Parlement, NDLR] en termes de pacification de l’hémicycle”, souligne le spécialiste de la vie parlementaire.

“Le Parlement français a tous les pouvoirs, le tout c’est qu’il veuille les exercer. Dans la configuration actuelle, le président de l’Assemblée est stratégique.” La succession de Richard Ferrand, battu dans le Finistère dimanche 19 juin est ouverte. L’élection du prochain ou de la prochaine présidente de l’Assemblée est prévue pour le 28 juin. La majorité a huit jours pour trouver la perle rare.

À voir également sur Le HuffPost: Gouverner avec une majorité relative, est-ce déjà arrivé sous la Ve République ?

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    Les appels à la démission d'Élisabeth Borne se multiplient

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 June - 08:29 · 3 minutes

Le second tour des législatives est un désaveu pour Emmanuel Macron. Sa cheffe de gouvernement Élisabeth Borne, élue de justesse dans le Calvados, pourrait en faire les frais. Le second tour des législatives est un désaveu pour Emmanuel Macron. Sa cheffe de gouvernement Élisabeth Borne, élue de justesse dans le Calvados, pourrait en faire les frais.

POLITIQUE - Élisabeth Borne en sursis. Si traditionnellement un chef du gouvernement présente sa démission au lendemain d’élections législatives remportées (pour être aussi réinvesti), c’est une autre question qui se pose ce lundi 20 juin. Quel sera l’avenir de la Première ministre ? Elle doit quitter ses fonctions, répondent les oppositions qui sortent renforcées de ce second tour .

Avec 246 députés, la coalition présidentielle Ensemble se voit privée de la majorité absolue. Il n’en faut pas plus pour que la “légitimité” de la cheffe du gouvernement soit remise en question. “Je crois que ce serait la logique politique du résultat des élections”, estime Manuel Bompard, nouveau député des Bouches-du-Rhône sur BFMTV. “Madame Borne devrait partir. Le premier résultat de l’élection législative d’hier c’est que le gouvernement tel qu’il a été constitué ne peut pas continuer à gouverner comme si de rien n’était et qu’on n’avait pas entendu le signal des électrices et des électeurs”, estime ce proche de Jean-Luc Mélenchon.

Son collègue insoumis Alexis Corbière abonde: “Madame Borne a été envoyée au carton. Elle doit partir, elle n’a plus l’autorité nécessaire pour être Première ministre. Son sort est scellé.”

Sur TF1 dimanche soir, la maire LR du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati avait jugé qu’Emmanuel Macron devrait “tirer les conséquences” des résultats. “Et changer de Premier ministre”, ajoutait l’ex-ministre.

Au RN, parti qui a créé la surprise en faisant entrer 89 députés dans l’hémicycle, l’appel à la démission est moins virulent. ”Élisabeth Borne ou une autre, ça reviendra à peu près au même”, a déclaré Marine Le Pen depuis son fief d’Hénin-Beaumont. L’un de ses lieutenants Louis Aliot estime lui sur BFMTV qu’il sera “difficile” pour Élisabeth Borne de gouverner, en l’état.

Remaniement à venir, le cas de Borne “pas évoqué” à ce stade

Sur ce point, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de jouer la carte de l’honnêteté. Avec une Assemblée nationale aussi divisée, ”ça va être compliqué” de gouverner, reconnait la porte-parole Olivia Grégoire sur France Inter. “On nous trouvera toujours pour essayer de convaincre les modérés qui sont aussi présents dans ce parlement - peu nombreux - de nous suivre”, assure-t-elle, assurant que le gouvernement piochera “là où il faudra”, du côté de “celles et ceux qui veulent faire avancer le pays”.

En revanche, l’avenir d’Élisabeth Borne (qui aurait été scellé en cas de défaite dans le Calvados) n’a pour l’instant pas été évoqué, à en croire Olivia Grégoire. ”Élisabeth Borne est réélue. Elle a douze membres de son gouvernement réélu. Au moment où je vous parle, la question ne s’est pas posée. On verra dans les prochaines heures”, précise Olivia Grégoire.

Et si elle reconnait que “le score est faible” - la Première ministre l’a emporté de justesse avec 52% des suffrages dans le Calvados -, la porte-parole du gouvernement assure que “ce qui compte, c’est que la Première ministre, dans un moment extrêmement difficile, soit élue. Ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres - notamment Jean-Luc Mélenchon - pas allés aux urnes”, tacle-t-elle.

Si le sort de la cheffe du gouvernement reste incertain à ce stade, ce n’est pas le cas pour trois de ses ministres. Justine Bénin, secrétaire d’État chargée de la mer, Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique, ont toutes été battues dans les urnes. Suivant la consigne fixée par Emmanuel Macron, elles devront donc démissionner. Selon Olivia Grégoire, un remaniement devrait intervenir rapidement - “dans les prochains jours” anticipe-t-elle - “compte tenu de l’urgence à agir et de la détermination du président de la République.”

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