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    Les meurtriers d'Ahmaud Arbery reconnus coupables, Biden salue le verdict

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 24 November - 21:33 · 2 minutes

Les meurtriers du joggeur noir Ahmaud Arbery reconnus coupables, Biden salue le verdict (photo de la mère d

ÉTATS-UNIS - Trois Américains blancs ont été reconnus coupables ce mercredi 24 novembre du meurtre du joggeur afro-américain Ahmaud Arbery , qu’ils avaient poursuivi puis abattu en février 2020 dans l’État de Géorgie, à l’issue d’un procès marqué par la question du racisme .

Le président Joe Biden a aussitôt salué le verdict , tout en reconnaissant que “beaucoup de travail” restait à faire avant de parvenir à l’égalité.

Travis McMichael, 35 ans et auteur des coups de feu mortels, son père Gregory McMichael, 65 ans, et leur voisin William Bryan, 52 ans et qui a participé à la poursuite, étaient jugés à Brunswick, dans cet État du sud des États-Unis, à la suite de ce drame qui avait alimenté les grandes manifestations antiracistes de l’été 2020 dans tout le pays.

Les douze jurés, dont un seul homme noir, ont délibéré pendant plus de onze heures pour parvenir à ce verdict unanime. L’annonce a été saluée par des manifestants qui ont scandé le nom d’Ahmaud Arbery à l’extérieur du tribunal. Dans la salle, un membre de la famille a lancé un cri de joie quand Travis McMichael a été déclaré coupable.

Ce verdict montre que “oui, les vies noires comptent”, a lancé le pasteur Al Sharpton, figure de la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains, devant le tribunal.

La grande organisation de défense des droits civiques ACLU a salué le jugement, soulignant dans un communiqué que le vrai défi était de créer une société où les Blancs et les Afro-Américains comme Ahmaud Arbery pourraient vivre sans avoir peur de la violence raciste.

Le 23 février 2020, le jeune homme de 25 ans faisait un jogging dans la localité côtière du sud-est des États-Unis quand il avait été pris en chasse par les trois hommes à bord de leurs voitures. Après une altercation, Travis McMichael avait ouvert le feu et tué le joggeur.

Les trois accusés avaient ensuite assuré l’avoir pris pour un cambrioleur opérant dans les environs et avaient invoqué une loi de Géorgie autorisant alors de simples citoyens à procéder à des arrestations. Une vidéo du drame, rendue publique près de trois mois plus tard, avait scandalisé les États-Unis et Ahmaud Arbery était devenu une icône du mouvement antiraciste Black Lives Matter.

Les trois hommes n’en ont pas fini avec la justice. Ils sont inculpés pour crime raciste au niveau fédéral et seront jugés une nouvelle fois en février.

À voir également sur Le HuffPost: Trump s’adonne au “Tomahawk chop”, un geste jugé raciste pour les Amérindiens

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    "Recolonisation", un mouvement d'ultradroite dont 13 militants ont été arrêtés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 November - 19:33 · 2 minutes

TERRORISME - Treize militants appartenant au mouvement d’ ultra droite “Recolonisation” ont été interpellés ce mardi 23 novembre par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, a-t-on appris de source proche du dossier confirmant une information de BFMTV .

Ces interpellations ont eu lieu “dans toute la France”, a-t-on ajouté de même source en précisant que ces opérations avaient été menées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Marseille pour “organisation et de participation à un groupe de combat”.

Les treize militants, douze hommes et une femme ”âgés de 21 à 52 ans, de profils divers”, ont été placés en garde à vue, a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.

Des armes retrouvées

“Les membres de ce groupement, dont le membre fondateur demeurant à Marseille, sont suspectés d’avoir accès à des armes et de présenter une menace à l’ordre public par leur participation ou leur projet de participation à des actions violentes”, a ajouté la même source.

Lors des perquisitions, des armes ont été découvertes “partout”, selon une source proche du dossier, qui ajoute que la plupart étaient légalement détenues.

Le fait de participer à un groupe de combat est puni de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende selon le Code pénal, tandis que l’organisation d’un groupe de combat est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Un groupuscule raciste

Le groupe “Recolonisation”, qui appelle à la constitution de groupes armés, est l’objet d’une surveillance par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis l’été 2020.

Selon le parquet de Marseille, le groupe est constitué de 110 membres, dont des militaires ou anciens militaires, répartis sur l’ensemble du territoire, ”échangeant et se rassemblant autour d’une idéologie identitaire, raciste et violente, notamment véhiculée à travers les réseaux sociaux”. Un des membres identifiés du groupe est un colonel de gendarmerie en poste dans les Yvelines, précise BFMTV.

Ses membres se définissent comme “un groupe communautaire de survivalistes et de patriotes” d’une “moyenne d’âge de 30 ans”, “traitant de la recolonisation des Français blancs vers nos campagnes”. Leur projet est de rassembler “une grande famille de Gaulois fâchés prêts à faire face à l’effondrement”, peut-on lire dans une note diffusée sur Telegram et relayée par une journaliste de la cellule de vérifications de France Télévisions.

Selon Le Parisien , l’enquête rogatoire a été ouverte à la suite de messages “incitant à la haine raciale” sur ces plateformes. Lors des perquisitions, de la littérature d’extrême droite et un exemplaire de Mein Kampf ont aussi été trouvés.

À voir également sur Le HuffPost: Les maires de Londres et Genève s’insurgent contre la venue de Zemmour dans leur ville

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    L’algorithme de détection des contenus racistes de Facebook favoriserait les hommes blancs

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 23 November - 13:10

Le Washington Post a pu avoir accès à des documents montrant l'étendue des biais de l'algorithme de détection des contenus haineux utilisé par Facebook. Des biais qui n'auraient que partiellement été corrigés. [Lire la suite]

Voitures, vélos, scooters... : la mobilité de demain se lit sur Vroom ! https://www.numerama.com/vroom/vroom//

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    Rama Yade défend le "wokisme", "juste le refus des discriminations"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 November - 15:21 · 4 minutes

Rama Yade, à cette époque ministre des Sports, photographiée au Grand Palais à Paris en 2010 (illustration). 

POLITIQUE - “Comme hier la trahison des clercs, on assiste désormais à la trahison des Républicains qui n’ont pas conservé l’antiracisme au cœur de leur logiciel”. Dans un long entretien accordé à L’Express ce vendredi 19 novembre, Rama Yade pose un regard dur et implacable sur les débats qui divisent la société, dans un contexte où le “wokisme” est érigé en menace au sein du gouvernement.

L’ancienne ministre des Sports, désormais expatriée aux États-Unis, affirme ne pas comprendre les levées de boucliers que provoquent en France les luttes contre les discriminations. “Je ne partage pas du tout ces craintes, ces crispations devant ce qu’on a appelé le mouvement woke ou la cancel culture”, affirme-t-elle, à rebours des discours que l’on entend souvent au sein de la droite, son ancienne famille politique.

Le wokisme a été brandi de manière abusive comme un outil de censure. En réalité, c’est juste le refus des discriminations.

“Le wokisme a été brandi de manière abusive comme un outil de censure. En réalité, c’est juste le refus des discriminations. Ce n’est quand même pas honteux de combattre les inégalités! Quel que ce soit le nom que vous lui donnez, c’est un noble combat, de justice et de revendication d’égalité dont devrait s’enorgueillir la patrie des droits de l’homme”, poursuit Rama Yade, expliquant que ce sont des intellectuels français, comme Jacques Lacan ou Michel Foucault qui “ont inspiré le mouvement woke” aux États-Unis.

Privilège blanc, contrôles au faciès, violences policières, déni lié à l’histoire de l’esclavage, intersectionnalité... L’ex-secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme passe en revue tous les sujets qui font bondir en France les adversaires du “wokisme”, Jean-Michel Blanquer en tête.

“La France a réécrit son passé pour nier ce qu’elle a été. Le racisme en France n’a pas été importé des Etats-Unis, c’est un héritage de sa propre histoire. En niant l’évidence, on refuse de voir et donc de résoudre les problèmes. La négation amène à ne proposer comme réponse que la répression. Ici, une enquête parlementaire sur ‘les dérives dans les universités’, là on dénonce la cassure de la République en deux. Mais il va falloir se regarder en face et se demander pourquoi on en est arrivé là”, affirme Rama Yade, qui plaide pour l’introduction de “Black studies” à l’université, “pour que nos intellectuels, professeurs, chercheurs puissent développer une réflexion bien française sur ces thématiques-là”.

“J’étais une licorne”

Considérant que le privilège blanc existe, Rama Yade utilise son expérience au sein du gouvernement pour en faire la démonstration. “J’étais une licorne! J’étais une anomalie, pas du tout un prototype. Combien depuis? Et les discriminations, ont-elles disparu? Dès que j’ai passé la porte, on l’a fermée derrière moi. Certains ont pensé  c’est bon, on a Rama, le problème est réglé. Il est resté entier, plus grand que jamais”, décrypte celle qui officie désormais en tant que directrice Afrique de l’Atlantic Council, un think-tank américain spécialisé dans les relations internationales. “Je suis bien obligée de constater que depuis mon départ du gouvernement, les Afro-descendants ne courent pas les gouvernements”, euphémise-t-elle.

Interrogée sur les militants qui déboulonnent les statuts honorant des personnalités esclavagistes , Rama Yade livre, là aussi, une analyse étonnante pour une personnalité issue de la droite. “Passer à Paris devant la figure de Colbert, ce grand ennemi de la liberté, dont la statue est devant l’Assemblée nationale, est une de ces micro-agressions dont je parlais. Pas seulement vis-à-vis de moi mais aussi vis-à-vis de la France et de l’humanité”, pose-t-elle d’emblée, appelant à arrêter de célébrer ces personnages “dans les rues, le métro et les palais de la République”.

Et d’ajouter: “Ceux qui ont déboulonné ces statues n’ont pas fait de cancel culture, au contraire : ils ont réhabilité l’histoire, la totalité de l’histoire qu’ils connaissent bien, eux, au moins, celle que la mémoire sélective de certains de nos dirigeants a voulu dissimuler. En fait, ce sont eux qui ont fait de la cancel culture en empêchant les Français et les Européens de connaître l’histoire de ces soi-disant héros”.

À voir également sur Le HuffPost: Au Havre, Édouard Philippe se paye la “culture woke”

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    Cette Une du "Figaro Magazine" indigne associations et syndicats enseignants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 13 November - 16:27 · 4 minutes

MEDIAS - Ni plus ni moins qu’un “torchon”. Pour son édition du 12 novembre, le Figaro Magazine a consacré sa Une à une enquête sur “les dérives” supposées de certains enseignements à l’école . Une enquête dont le fond comme la forme ont été vivement critiqués par les enseignants mais aussi les associations de lutte contre l’homophobie .

“Comment on endoctrine nos enfants”, titre le magazine hebdomadaire de droite, avant de préciser les sujets de cette “dérive organisée” et problématique selon eux: “antiracisme”, “idéologie LGBT+” et “décolonialisme”.

Sur les réseaux sociaux, le titre -et plus largement l’enquête- ont provoqué un tollé chez les premiers concernés, à savoir les enseignants. Le syndicat SUD-Éducation a ainsi dénoncé des “attaques diffamatoires” envers le personnel enseignant, “jeté en pâture”.

“Les articles vont jusqu’à reprocher à des associations agréées (...) d’intervenir dans le cadre de sensibilisations aux LGBTphobies, interventions qui rentrent pleinement dans les programmes et objectifs de l’Éducation Nationale”, souligne le syndicat dans un communiqué.

SUD-Éducation met notamment en doute la qualité de l’enquête (co-signée par trois journalistes du Figaro , Judith Waintraub, Nadjet Cherigui et Hugues Maillot, NDLR), un point également soulevé par l’association SOS Homophobie.

“La prochaine fois Le Figaro , plutôt que d’écrire un torchon pareil en ne récoltant que des témoignages anonymes non contredits, et en nous citant sans rien savoir de nos interventions, n’hésitez pas à nous contacter”, a réagi l’association, en se disant “fière” de propager “l’idéologie LGBT+” si cela permet de “faire reculer l’intolérance dans les établissements.”

Une enquête qui “parle le langage de Zemmour”

D’autres observateurs, comme le journaliste Sébastien Natroll, n’ont pas manqué de relever les similitudes entre cette Une et celle de la “National Review” un journal conservateur américain en juillet 2021. “Pourquoi le combat contre la critique de la théorie raciale compte”, titrait à l’époque cette publication.

Plusieurs personnalités politiques de gauche ont dénoncé Une qui “parle le langage d’Orban et de Zemmour”. “L’école publique est une cible constante de l’extrême droite médiatique”, a déploré le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs autres élus LFI, dont Sébastien Lachaud et Clémentine Autain sont également montés au créneau.

“La prévention du racisme, des LGBTphobies, du sexisme à l’école est essentiel et capital et n’a rien à voir avec une ‘idéologie’ ou le’décolonialisme’!”, a pour sa part rappelé l’ancien président de SOS Homophie Joël Deumier, en appelant à éviter “les amalgames dangereux et irresponsables”.

Balayant les polémiques, la rédaction du Figaro Magazine a renvoyé ses détracteurs à la lecture de l’article dans son intégralité, sans “s’arrêter à la Une”. “Nous montrons juste, comme l’a fait il y a 30 ans Pierre-André Taguieff, que l’antiracisme cache parfois des activités, des pensées et des arrière-pensées coupables et dangereuses. Voire racistes elles-mêmes. Ce qu’on appelle une dérive...”, a assumé le directeur-adjoint de la publication Jean-Christophe Buisson sur Twitter.

À voir également sur Le HuffPost: La porte-parole du PS boycotte CNews et l’émission de Pascal Praud y est pour beaucoup

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    Pourquoi Twitter arrête complètement de recadrer les photos

    news.movim.eu / Numerama · Friday, 12 November - 09:41

Twitter abandonne complètement son algorithme de recadrage automatique des photos. Accusé de privilégier les personnes blanches au détriment des autres, l'outil avait déjà été abandonné sur Android et iOS. Il ne sera désormais plus utilisé, non plus, sur la version web. [Lire la suite]

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    La championne olympique Sunisa Lee raconte l'agression raciste qu'elle a subie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 November - 09:01 · 2 minutes

La championne olympique du concours général de gymnastique artistique des JO de Tokyo Sunisa Lee a récemment raconté dans une interview une agression raciste subie à Los Angeles (photo d

RACISME - La gymnaste américaine Sunisa Lee, médaillée d’or olympique cet été à Tokyo , a révélé dans une interview au média PopSugar avoir récemment été aspergée de gaz poivré, dans ce qu’elle a décrit comme une agression raciste anti-asiatique survenue à Los Angeles.

Dans cet entretien publié mercredi 10 novembre, “Suni” Lee a expliqué qu’elle et des amis attendaient un VTC lorsqu’une voiture est passée devant eux. Ses occupants ont crié des insultes à caractère raciste et elle a été aspergée de gaz poivré sur son bras.

“J’étais tellement en colère, mais il n’y avait rien que je puisse faire ou contrôler parce qu’ils ont filé”, a raconté la jeune femme de 18 ans qui est d’origine Hmong (une ethnie d’Asie du sud dont les membres vivent entre la Chine, le Laos et le Vietnam). “Je ne leur ai rien fait, c’est si difficile parce que je ne voulais rien faire qui puisse m’attirer des ennuis. J’ai juste laissé faire”, a-t-elle déploré.

Les actes de racisme anti-asiatiques en hausse aux États-Unis

Les États-Unis ont connu une recrudescence des violences ciblant les personnes d’origine asiatique en 2020, selon des statistiques du FBI, certains activistes estimant que c’est le résultat de la rhétorique employée par l’ancien président Donald Trump, qui avait dit du covid-19 qu’il était le “ virus chinois ”.

Sunisa Lee n’est pas la première sportive à être victime du racisme anti-asiatique . En avril, Sakura Kokumai, une Américaine d’origine japonaise engagée dans le tournoi olympique de karaté, a dit avoir été prise pour cible alors qu’elle s’entraînait dans un parc en Californie, par un homme qui a proféré des insultes racistes.

La championne olympique de snowboard Chloe Kim avait elle déclaré en avril qu’elle recevait quotidiennement des insultes racistes sur les réseaux sociaux.

Avant de vivre ce sombre épisode, Sunisa Lee avait décroché l’or olympique au concours général aux Jeux de Tokyo, ainsi que l’argent au concours par équipe et le bronze en individuel aux barres asymétriques.

À voir également sur le HuffPost : Simone Biles partage une vidéo pour expliquer les “twisties”, cauchemar des gymnastes

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    Mort de Frederik Willem de Klerk, acteur de la fin de l'apartheid

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 November - 11:40 · 4 minutes

Frederik Willem

AFRIQUE DU SUD - La disparition d’une figure importante de l’Histoire moderne. Le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik Willem “FW” de Klerk est décédé ce jeudi 11 novembre à l’âge de 85 ans. L’homme, qui fut un pur produit du régime raciste de l’apartheid en a pourtant précipité la chute en libérant Nelson Mandela , avec qui il a partagé le prix Nobel de la paix.

FW de Klerk a une réputation de conservateur quand il succède en 1989 au président PW Botha, affaibli par un infarctus. Mais c’est bien la fin imminente de la domination blanche que cet apparatchik du Parti national annonce le 2 février 1990. “L’heure des négociations est arrivée”, déclare-t-il dès l’ouverture de la session au Parlement, annonçant la libération inconditionnelle du leader de l’ANC Nelson Mandela , en prison depuis 27 ans, et la levée de l’interdiction des partis anti-apartheid.

Une “catastrophe” évitée

Des pourparlers avaient été engagés en coulisses depuis quelques années mais cette décision lance véritablement le processus de transition qui débouche quatre ans plus tard sur l’organisation des premières élections multiraciales dans l’histoire du pays, remportées par Mandela.

Les deux hommes reçoivent conjointement le prix Nobel en 1993 pour “leurs efforts visant à la disparition pacifique du régime de l’apartheid et pour l’établissement d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique”. FW De Klerk a estimé vingt ans plus tard que sa décision avait permis d’éviter “une catastrophe”, sorti les Blancs de leur “isolement et de leur culpabilité” et permis aux Noirs d’accéder à “la dignité et à l’égalité”.

Il a accompagné pendant deux ans le processus post-électoral en devenant un vice-président de Nelson Mandela, avant de démissionner en 1996, reprochant à la nouvelle Constitution du pays de ne pas garantir aux Blancs qu’ils puissent continuer à partager le pouvoir. Et il a abandonné l’année suivante la présidence du Parti national -historiquement le parti de l’apartheid-, entamant son retrait de la vie politique.

Réformateur pragmatique

Depuis sa naissance le 18 mars 1936, De Klerk a toujours évolué dans les milieux nationalistes afrikaners, descendants des premiers colons européens qui parlent une langue dérivée du hollandais. Sa tante Susan était l’épouse du deuxième Premier ministre de l’apartheid Hendrik Strijdom et son père Jan fut ministre pendant quatorze ans, avant d’être président du Sénat.

C’est assez naturellement qu’il milite au Parti national dès ses études de droit, abandonnant son métier d’avocat pour entrer au Parlement en 1972. Il rejoint le gouvernement en 1978 et devient ministre pendant onze ans, notamment à l’Éducation comme son père. À ce dernier poste, il se heurte à une jeunesse de plus en plus remontée alors que lui-même continue à prôner une stricte séparation raciale.

Perçu comme un “dur” et proche des milieux économiques, Frederik de Klerk s’est imposé à la tête de son parti, puis de l’État, en 1989 quand PW Botha a eu son attaque.

“Pour nous, monsieur de Klerk ne représentait rien”, a écrit Nelson Mandela dans son autobiographie. “Il semblait être la quintessence de l’homme d’appareil (...) Rien dans son passé ne semblait indiquer l’ombre d’un esprit de réforme.” Le leader de l’ANC étudie son nouvel adversaire, depuis sa prison: “Je compris qu’il représentait une rupture totale avec son prédécesseur”, a-t-il conclu. “Ce n’était pas un idéologue mais un pragmatique, un homme qui considérait le changement comme nécessaire et inévitable.”

Une fin de vie marquée par les polémiques

De Klerk, crâne dégarni et regard clair, avait été frappé par “l’aristocratie” de Mandela, encore prisonnier lors de leur première rencontre fin 1989 dans son bureau, “son calme et l’intensité de son écoute”.

Il a dû se battre durement au sein de son propre camp pour faire accepter la fin de plus de trois cents ans de domination blanche. Paradoxalement, sa fondation créée en 2000 est au fil du temps devenue une machine de défense des Afrikaners, tandis que FW de Klerk multipliait les déclarations contre le pouvoir de l’ANC.

En 2012, il s’était permis de critiquer Nelson Mandela -une sorte de crime de lèse-majesté en Afrique du Sud- qui n’était selon lui “pas du tout la figure de saint bienveillante si largement représentée aujourd’hui”, ajoutant que son meilleur ennemi des années 1990 était “brutal” et “injuste”.

Quelques mois plus tard, il avait justifié la politique des bantoustans, entités territoriales assignées aux Noirs sous l’apartheid, tentant ensuite d’expliquer qu’on l’avait mal compris. En 2020, il avait encore déclenché une vive polémique en niant que l’apartheid ait été un crime contre l’humanité, avant de présenter des excuses.

En mars, le jour de son 85ème anniversaire, il avait annoncé souffrir d’un cancer.

À voir également sur le HuffPost : Johnny Clegg, avec “Asimbonanga”, avait dédié à Mandela sa chanson la plus populaire

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