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    "Armaggedon Time" de James Gray raconte tout ce que Trump déteste

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 10:59 · 4 minutes

Les jeunes acteurs Jaylin Webb et Michael Banks dans Les jeunes acteurs Jaylin Webb et Michael Banks dans "Armaggedon Time" de James Gray

FESTIVAL DE CANNES - “Le temps de l’Armaggedon” qu’évoque James Gray, en hommage à une reprise des Clash sortie en 1979, n’est pas celui de l’apocalypse nucléaire. Plutôt celui de l’apocalypse familiale de son jeune héros, Paul Graff, au début des années 1980 dans lequel le réalisateur américain a transposé tous ses souvenirs d’enfance. Le film, avec Anne Hathaway et Anthony Hopkins notamment, est en compétition pour la Palme d’or au Festival de Cannes .

Après avoir exploré la jungle dans The Lost City of Z et l’espace dans Ad Astra , James Gray revient dans le quartier du Queens de New York où il a grandi, pour raconter le passage à l’âge adulte d’un adolescent, petit-fils d’immigrés juifs ukrainiens à qui il avait déjà consacré The Immigrant . À la rentrée de septembre 1980 dans une classe publique, le jeune Paul Graff (interprété par Banks Repeta, 14 ans) se lie d’amitié avec Johnny Davis (Jaylin Webb, 16 ans), garçon noir qui vit seul avec sa grand-mère. Ensemble, le duo enchaîne les 400 coups... Jusqu’à ce que les parents de Paul décident de le changer d’école.

“J’ai compris très tôt ce qu’étaient les privilèges”

Il intègre alors le lycée privé de Kew-Forest School dans les beaux quartiers de Forest Hill où le magnat de l’immobilier Fred Trump, le père de Donald, siège au conseil d’administration tandis que Maryanne Trump, la sœur de Donald, vient y tenir des conférences sur son parcours de “ self made woman ”, dit-elle.

Un pan de l’histoire bien réel, ainsi que James Gray l’a confirmé au micro de Pierre Lescure dans “C à Vous”. “Ils étaient plus ou moins ceux qui dirigeaient mon école. La sœur de Donald Trump, interprétée par Jessica Chastain, n’arrêtait pas de nous dire à quel point elle avait travaillé dur pour réussir. Je me souviens que même enfant, je lui demandais: ‘Qu’est-ce que tu racontes? Ta famille est richissime’. J’ai compris très tôt ce qu’étaient les privilèges”, assure le cinéaste.

Anthony Hopkins incarne Aaron Rabinowitz, le grand-père du jeune héros dans Anthony Hopkins incarne Aaron Rabinowitz, le grand-père du jeune héros dans "Armaggedon Time"

Pour les parents de Paul, tous les deux fils d’immigrés juifs arrivés aux Etats-Unis une génération plus tôt, qui ont “américanisé” leur nom de famille, entrer dans cette école marque “l’aube d’une nouvelle vie” pour leur petit dernier. Le début du fameux rêve américain auquel ils croient très fort.

Sauf qu’à l’école Trump, le jeune Paul est entouré d’enfants issus de milieux très privilégiés avec lesquels il ne partage pas grand-chose, surtout pas ses passions pour Mohammed Ali et le Sugarhill Gang. Des camarades de classe qui traitent par ailleurs sans complexe de “nègre” son meilleur ami Johnny à qui la société n’offre aucune seconde chance.

Anthony Hopkins en sage grand-père

Le film -que James Gray a écrit au milieu de la présidence Trump- démarre à la veille de l’élection de Donald Reagan, dont l’arrivée au pouvoir marque le début d’une décennie de révolution conservatrice. Un “tournant de l’histoire des Etats-Unis, marqueur profond d’inégalités”, insiste le cinéaste lors de la conférence de presse d’ Armaggedon Time ce vendredi 20 mai. “Le film raconte ces fissures qui commencent à devenir évidentes, et se propagent jusqu’à devenir des divisions sociales, politiques et raciales.”

Et c’est grâce à son grand-père, le toujours impeccable et émouvant Anthony Hopkins, que Paul apprend la responsabilité morale de ne pas se taire. “N’essaie pas d’être parfait. Fais de ton mieux, mais n’accepte jamais l’intolérance et le racisme et fais-toi entendre”, lui transmet le sage grandpa Aaron Rabinowitz, qui porte dans le film un chapeau mou ayant appartenu au vrai grand-père de James Gray, la personne qu’il “aimait le plus au monde et en qui [il] avait le plus confiance”.

James Gray n’a pas retenu ses larmes à l’issue de la projection à Cannes de son film tendre, drôle, parfois aussi dur et amer qui, à travers le quotidien d’une famille de trois générations, décrit les inégalités sociales et le mythe illusoire du “rêve américain”. “Quand vous ne savez pas comment résoudre ces problèmes, vous ne faites que les décrire, les éclairer en espérant que les spectateurs trouveront des solutions. C’est en tout cas ma philosophie”, conclut le cinéaste.

À voir également sur Le HuffPost: Pour ou contre Netflix à Cannes? Les festivaliers sont encore divisés

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    Tuerie à Buffalo aux États-Unis, le FBI parle d'une "motivation raciale"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 15 May - 07:16 · 5 minutes

Le supermarché de Buffalo aux États-Unis, où la tuerie s'est déroulée (AP Photo/Joshua Bessex) Le supermarché de Buffalo aux États-Unis, où la tuerie s'est déroulée (AP Photo/Joshua Bessex)

ÉTATS-UNIS - Un homme blanc de 18 ans a ouvert le feu, ce samedi 14 mai, dans un supermarché de l’État de New York (nord est du pays), faisant au moins dix morts, dont une majorité d’Afro-Américains. Le chef de la police de Buffalo , Joseph Gramaglia, a fait état de “dix personnes tuées” et de trois autres blessées. Onze étaient des personnes noires et deux étaient des blancs, dans ce quartier majoritairement afro-américain de Buffalo.

“Nous enquêtons sur cet incident comme étant à la fois un crime motivé par la haine et une affaire d’extrémisme violent à motivation raciale”, a déclaré Stephen Belongia, policier du FBI à Buffalo, lors d’une conférence de presse dans cette ville américaine septentrionale, au bord du lac Erié, à la frontière avec le Canada.

Son crime diffusé deux minutes sur Twitch

Le tireur était équipé d’une “arme d’assaut”, d’un gilet pare-balle, d’une tenue de type militaire, d’un casque, ont annoncé les autorités policières et judiciaires locales. Il portait également une caméra pour diffuser son crime en direct sur la plateforme de streaming Twitch , laquelle s’est déclarée “dévastée” et a promis une “tolérance zéro contre toute forme de violences”.

D’après le réseau social, le contenu a été supprimé “deux minutes” après le début de sa diffusion, le compte de l’assaillant a été “suspendu définitivement” et “tous les comptes susceptibles de rediffuser ce contenu sont sous surveillance”. Le ​Forum Internet mondial de lutte contre le terrorisme (GIFCT) a également activité son protocole pour éviter la diffusion de ces images.

D’après le commissaire Joseph Gramaglia, le tueur a d’abord tiré sur quatre personnes sur le parking du supermarché Tops, en tuant trois d’entre elles, avant d’entrer dans le commerce et d’y commettre un carnage. Là, un garde de sécurité, policier à la retraite, a tiré sur l’assaillant mais ce dernier, protégé par son gilet pare-balle, n’a pas été blessé et a abattu ce garde.

“Le mal incarné”

Lorsque la police est arrivée très vite sur les lieux, le jeune homme a retourné son arme contre lui, au niveau de son cou, avant de se rendre aux forces de l’ordre, selon le commissaire Gramaglia. Selon, le maire de Buffalo, un Afro-Américain, Byron Brown, le tueur, parti de Binghamton, a parcouru près de 300 kilomètres pour se rendre jusqu’à Buffalo. Cette attaque est “un crime motivé par la haine et raciste”, perpétrée par “le mal incarné”, a lui fustigé le shérif du comté d’Erié, John Garcia.

Le “crime motivé par la haine” désigne aux États-Unis un acte dirigé contre une personne visée en raison d’éléments de son identité comme la race, la religion, la nationalité, l’orientation sexuelle ou un handicap. Considéré comme une infraction fédérale aux circonstances aggravantes, il entraîne des condamnations plus dures.

Un manifeste également diffusé sur internet

Interrogé pour savoir si le tireur risquait la peine de mort à l’échelon fédéral, le représentant local du parquet du ministère américain de la Justice a répondu que “toutes les options étaient sur la table”.

Des médias américains ont également évoqué un “manifeste” à caractère raciste diffusé sur internet. Selon le New York Times , citant ce “manifeste”, le suspect a été “inspiré” par des crimes commis par des suprémacistes blancs, notamment le massacre en 2019 de 51 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le journal Buffalo News a même révélé qu’un mot injurieux, raciste et tabou aux États-Unis pour désigner les personnes noires avait été peint en blanc sur le canon de l’arme. Il s’agit d’une “tuerie atroce par un suprémaciste blanc”, a tonné sur Twitter la gouverneure de l’État de New York Kathy Hochul.

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a dénoncé cette attaque, rappelant que “tout acte de terrorisme intérieur, y compris un acte perpétré au nom d’une idéologie nationaliste blanche répugnante, est contraire à tout ce que nous défendons en Amérique”. Son prédécesseur, Donald Trump, a parlé d’un ”événement tragique”.

Cette tuerie en rappelle deux autres: un massacre raciste le 3 août 2019 lorsqu’un homme d’extrême droite de 21 ans avait tué 23 personnes, dont huit Mexicains et des personnes “hispaniques” à El Paso, au Texas; et lorsque le 17 juin 2015 un suprémaciste blanc avait tué neuf fidèles afro-américains dans une église de Charleston en Caroline du Sud. Dans ces deux cas, des manifestes haineux avaient été mis en ligne avant les attaques.

Les fusillades et meurtres en série aux États-Unis dans les lieux publics sont de manière tragique quasiment quotidiens et la criminalité par armes à feu est en augmentation dans les grandes villes comme New York, Chicago, Miami ou San Francisco, notamment depuis la pandémie de 2020.

En 2021, les armes à feu ont fait près de 45.000 morts aux États-Unis, dont environ 24.000 suicides, selon l’organisation Gun Violence Archive. Le droit de posséder des armes est garanti par la Constitution. Plusieurs initiatives d’élus pour renforcer la législation sur les armes ont échoué au Congrès ces dernières années, le puissant lobby des armes NRA restant très influent.

À voir également sur Le HuffPost: Joe Biden veut interdire les fusils d’assaut après la tuerie de Boulder

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    Los Angeles: 30 ans après les émeutes, le message de paix de la fille de Rodney King

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 30 April - 11:47 · 3 minutes

ÉTATS-UNIS - Il y a trente ans, le passage à tabac de Rodney King , un automobiliste noir, par quatre policiers blancs et leur acquittement avaient déclenché des émeutes raciales à Los Angeles. Ce vendredi, sa fille Lora Dene King était sur les lieux de ces violences, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en haut de l’article .

Sans pour autant excuser les émeutes survenues en 1992, elle revient sur la colère provoquée par la décision de justice vis-à-vis de son père. “Nous regardons cela comme un acte violent et c’est un acte violent. Cependant, c’était de la douleur. Martin Luther King a dit que les émeutes sont le langage de la douleur. Et après un certain temps, si un bambin crie et que vous ne faites pas attention, il va faire une crise de colère.”, a-t-elle expliqué dans son discours.

Six jours d’émeutes

Le 29 avril 1992, suite à cet acquittement, des émeutes avaient d’abord éclaté dans le quartier de South Los Angeles , à l’époque très majoritairement habité par des populations noires très pauvres et où beaucoup d’épiceries et de petits commerces appartenaient à des immigrés coréens.

Des bandes de pillards avaient rapidement porté leurs actes de vandalisme et incendies criminels plus au nord, dans le quartier de Koreatown. Là, ils s’étaient heurtés à des Coréens en armes qui, se sentant abandonnés par la police locale, ouvraient le feu sur les émeutiers depuis le toit de leurs boutiques, des images qui avaient fait le tour du monde.

Les émeutes ont duré 6 jours, des dizaines de personnes sont mortes et le coût des destructions avait atteint environ un milliard de dollars.

En 1993, un nouveau procès s’est ouvert sur les violences policières subies par Rodney King. Deux des quatre policiers ont finalement été condamnés et la ville de Los Angeles a aussi dû lui verser 3,8 millions de dollars pour les dommages causés.

Rodney King, symbole des violences policières aux États-Unis

“Je n’arrive pas à croire qu’on était ignorant au point de juger les gens sur leur couleur de peau (...) Mon défunt père, Rodney King, est devenu synonyme de brutalité policière pour certains. Mais notre famille se souvient de lui comme d’un être humain, pas d’un symbole”, a dit devant une foule Lora King, PDG de la Fondation Rodney King.

“Il n’a jamais prôné la haine ou la violence et a plaidé pour la paix alors que la ville brûlait en demandant: ‘Est-ce que nous pourrions simplement nous entendre?’. C’est ça, l’héritage de mon père”.

Pour le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, les 30 années qui ont passé n’ont pas guéri les blessures de ces violentes journées.

“Aux familles qui ont perdu quelqu’un, aux enfants de commerçants qui n’ont toujours pas dormi une seule bonne nuit depuis cette époque (...), la colère et le chagrin qui ont explosé il y a 30 ans sont encore très réels et présents dans le traumatisme ici aujourd’hui”, a-t-il dit.

“En ce 30e anniversaire, souvenons-nous des leçons de 1992 pour forger un Los Angeles meilleur et plus prospère pour tous ceux qui vivent dans cette ville”, a-t-il ajouté.

À voir également sur Le HuffPost: Les manifestations pour George Floyd embrasent les États-Unis

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    Le Carnaval de Rio est de retour et avec lui ses paillettes et ses messages contre le racisme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 April - 11:09 · 3 minutes

CARNAVAL - Après deux années d’absence douloureuse due au Covid-19 , Rio de Janeiro a renoué dans la nuit de vendredi à samedi avec son carnaval , ses paillettes, ses plumes, son allégresse, et aussi ses messages politiques. Huit des 12 écoles devant défiler sur l’avenue de 700 mètres du sambodrome dans les deux nuits de vendredi à dimanche ont choisi comme thème cette année la lutte antiraciste et les racines africaines de la samba.

Troisième école de samba à défiler aux premières heures de samedi, Salgueiro a présenté avec quelque 3.000 danseurs et percussionnistes son spectacle en forme de coup de poing, “Résistance”, inspiré du mouvement de contestation “Black Lives Matter” qui a secoué les États-Unis.

Sur des chars allégoriques hauts comme des immeubles de plusieurs étages, des danseurs se déhanchaient au rythme trépidant des batteries devant des pancartes: “La liberté vient des personnes noires” ou “Justice” et “Inclusion”.
“Cette année nous parlons de la résistance, de la lutte des Noirs”, affirme Claudia Nascimento, une caissière de 39 ans, qui a défilé avec Salgueiro.
Sous le gouvernement de Jair Bolsonaro, “le racisme est plus humiliant, parce qu’il vient d’en haut”, ajoute-t-elle, en référence au président d’extrême droite connu pour ses saillies racistes.

Critiques contre Bolsonaro

Proche de ces évangéliques qui ont favorisé son accession au pouvoir, le président Jair Bolsonaro ne goûte pas lui non plus le carnaval. Et celui-ci lui rend bien. Dans les travées de spectateurs, d’aucuns exhibaient de grands tissus jaunes avec le portrait du président bâillonné au-dessus duquel on lisait “Fora!” (“dehors!”).

“Le carnaval c’est une manifestation politique et antifasciste”, a déclaré Nairobi Coelho, 43 ans, administratrice dans le secteur pétrolier, qui a défilé.
“Après deux ans d’isolement; ce carnaval à un goût spécial, celui d’une victoire de la science qui a mis au point un vaccin contre le virus et de l’espoir d’un changement de gouvernement en cette année électorale”, explique-t-elle, en référence à la présidentielle d’octobre où Bolsonaro tentera d’être réélu.
À l’issue des deux nuits de fête, le titre de championne et la gloire qui l’accompagne sera attribué à l’une des 12 écoles de samba par un jury se prononçant sur neuf critères.

“École en fête”

Les 75.000 spectateurs et les millions de Brésiliens qui restent traditionnellement devant leur télévision toute la nuit avaient été privés de carnaval en 2021 quand le Covid faisait 3000 morts par jour au Brésil, contre 100 aujourd’hui. Le Covid a fait du Brésil le deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les États-Unis avec plus de 660.000 morts. Le sambodrome avait été converti en centre de vaccination.

L’annulation du carnaval avait été vécue comme un drame national par les Brésiliens, tant il est dans l’ADN de tout un peuple fou de samba. “Après toute cette tragédie, nous devons célébrer la vie”, a dit, sourire éclatant et costume de paillettes, une danseuse de la première école à défiler, Imperatriz, Thelma Fonseca, 43 ans.

“Cela fait deux ans que nous attendions ce carnaval. Notre école est en fête, nous sommes très heureux”, ajoute cette employée dans la logistique.
L’édition 2022 a lieu néanmoins avec deux mois de retard sur le calendrier, le variant Omicron ayant donné des sueurs froides aux autorités et organisateurs, qui ont préféré repousser la fête géante.

À voir également sur Le HuffPost: Au Brésil, des DJ s’invitent dans les stades pour combattre le huis clos

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    La vidéo d'un policier blanc tuant Patrick Lyoya, un homme noir, révolte le Michigan

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 01:13 · 2 minutes

La vidéo d La vidéo d'un policier blanc tuant un homme noir d'une balle dans la tête révolte le Michigan (photo de la police diffusée le 13 avril 2022).

ÉTATS-UNIS - Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés ce mercredi soir à Grand Rapids, dans le Michigan au nord du pays, après la publication de vidéos montrant la mort d’un jeune homme noir , tué par un policier blanc .

L’une des quatre vidéos du drame survenu le 4 avril, montre le policier allongé sur le dos de Patrick Lyoya, âgé de 26 ans, avant qu’il ne lui tire, selon toute vraisemblance, dans la tête.

Une altercation entre Patrick Lyoya et le policier avait éclaté après un contrôle routier, et peu avant le tir, les deux hommes semblaient se débattre au sol pour prendre le contrôle du pistolet électrique du policier. Le nom de ce dernier n’a pas été révélé.

Policier placé en congés payés

Selon des images de l’antenne locale de la chaîne ABC, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées dans le centre-ville de Grand Rapids, une agglomération du Michigan de quelque 200.000 habitants. Les manifestants portaient des pancartes “Black Lives Matter” (“les vies noires comptent”), et scandaient “pas de justice, pas de paix”. Sur Twitter, de très nombreux commentaires indignés ont envahi le réseau.

“Je considère cela comme une tragédie”, a déclaré le chef de la police de Grand Rapids Eric Winstrom à propos de l’évènement du 4 avril, lors d’une conférence de presse mercredi où les vidéos ont été dévoilées. “La perte d’une vie, quelles que soient les circonstances, est triste, et je sais que cela aura un impact sur notre ville”, a-t-il ajouté.

La société américaine a été secouée ces dernières années par les décès d’hommes noirs tués par des policiers, particulièrement après qu’un policier blanc à Minneapolis s’est agenouillé sur le cou de l’Afro-Américain George Floyd en 2020.

Les images de la mort de George Floyd, dans la rue face contre terre, et après qu’il eut maintes fois répété ne plus pouvoir respirer, avaient choqué dans le monde entier. Son nom était ainsi devenu, aux côtés d’autres, un emblème du mouvement Black Lives Matter lors des grandes manifestations antiracistes de 2020. Le policier à Grand Rapids a été placé en congés payés en attente des résultats de l’enquête menée par la police de l’État du Michigan, a déclaré Eric Winstrom.

À voir également sur Le HuffPost: Des heurts éclatent en plein meeting de Zemmour, des militants SOS Racisme blessés

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    Sandrine Rousseau ne veut plus faire de politique "dans des groupes du Ku Klux Klan"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 6 March - 10:31 · 2 minutes

Sandrine Rousseau ne veut plus faire de politique

POLITIQUE - C’est une sortie qui n’arrangera sans doute pas ses relations avec l’état-major d’EELV. Sandrine Rousseau , écartée de la campagne de Yannick Jadot sur l’autel de la loyauté, était à Toulouse samedi 5 mars au soir pour participer à un débat sur la place des femmes dans les quartiers.

L’occasion pour elle d’expliquer sa conception de l’éco-féminisme et de discourir sur un monde politique qui se doit d’être plus inclusif. Quitte à utiliser une formule pour le moins surprenante.

″Ça me déprime de faire de la politique dans des groupes du Ku Klux Klan ”, a-t-elle ainsi lancé à son auditoire, selon le récit sur place, de La Dépêche du Midi . Une référence à cette société secrète terroriste fondée aux Etats-Unis au 19e siècle et basée sur l’idéologie raciste du suprémacisme blanc. Et d’ajouter: “Je veux faire de la politique avec des visages de toutes les couleurs.”

Une pique directement adressée à ses anciens -ou actuels- compagnons de route? Si Sandrine Rousseau prend soin de ne citer personne, pas sûr qu’une telle comparaison soit de nature à raccommoder les liens distendus avec sa formation Europe Écologie-Les Verts. Le seul parti politique pour lequel elle s’est engagée jusqu’ici.

Les “autres campagnes” de Sandrine Rousseau

Il faut dire que rien ne va plus entre la candidate malheureuse à la primaire EELV et Yannick Jadot. Le candidat à la présidentielle a assumé, vendredi, avoir “pris la décision de la discipline” en écartant la présidente de son conseil politique de campagne. “Vous savez bien que Sandrine Rousseau, depuis des semaines, depuis la primaire, mène d’autres campagnes que la campagne présidentielle”, a-t-il estimé sur Public Sénat en prenant acte “d’énièmes prises de position qui ne sont pas” les siennes.

La veille, des propos attribués à l’éco-féministe dans les colonnes du Parisien avaient fini d’achever la rupture. “Nos grands stratèges politiques ( chez EELV, NDLR ) sont juste nuls! Je deviens folle! Ils se plantent sur tout... C’est un gâchis”, aurait-elle notamment lancé à plusieurs journalistes dans un réquisitoire en règle de la campagne de son camp.

La preuve, selon le principal intéressé, que Sandrine Rousseau regarde ailleurs. “On entend qu’elle veut conquérir le parti”, a-t-il lâché, toujours sur la chaîne parlementaire, sans confirmer les intentions de son ancienne adversaire, laquelle lorgne également sur les législatives à Paris. “Je voudrais une caste politique qui parle au nom de tout le monde”, lui a-t-elle répondu, samedi, à distance, sans entrer dans le détail de ses futures ambitions. Quelles qu’elles soient, Sandrine Rousseau a bien prévu de continuer à jouer sa propre petite musique.

À voir également sur Le HuffPost : Rousseau aura mis trois jours à soutenir Jadot