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    Communiqué du Cercle Aristote appelant @UPR_Asselineau à l’union des souverainistes, sans renier son identité politique, pour l’élection présidentielle et après.

    eyome · news.movim.eu / souverains · Saturday, 19 March - 14:29

Avec référendum sur l’Union Européenne en perspective autour de Nicolas Dupont Aignan

#France, #Politique, #fr, #Referendum, #UE, #OTAN, #Frexit, #Souverains, #Souverainisme

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    Guerre en Ukraine: maires enlevés et faux référendum, Poutine avance sur le terrain politique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 13 March - 17:37 · 5 minutes

A Kherson, ville prise par l

UKRAINE - Vladimir Poutine avance (doucement) vers Kiev deux semaines après le début de l’ invasion de l’Ukraine . Mais il commence aussi à investir le terrain politique pour mettre le pays sous sa coupe, en témoignent les enlèvements de maires de ces derniers jours.

Ce dimanche 13 mars, l’édile de Dniproroudné, Evguen Matveïev, a été kidnappé par des soldats russes . “Aujourd’hui, le 13 mars, à 8h30, l’armée de la Fédération de Russie a capturé le maire de la ville de Dniproroudné”, a écrit sur Telegram Olexandre Staroukh, le gouverneur de la région de Zaporojie . La ville est située dans le sud du pays, comme vous pouvez le voir dans notre carte ci-dessous (utilisez votre molette pour agrandir).

Deux jours plus tôt, vendredi 11 mars, le maire de Melitopol Ivan Fedorov , a aussi été enlevé par des Russes qui occupent cette ville située à mi-chemin entre Marioupol et Kherson, et à environ 80 km au sud de Dniproroudné. La raison: il “refusait de coopérer avec l’ennemi”, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky , lui aussi dans le viseur de Moscou.

“C’est un crime contre la démocratie”, dénonce Zelensky

Peu avant sa disparition, Ivan Fedorov déclarait à la BBC qu’il n’avait absolument pas l’intention de coopérer avec les Russes. Ces derniers auraient pu croire que leur arrivée serait être vue comme une libération pour les habitants de cette ville majoritairement russophile. Raté. “Ils n’ont pas essayé de nous aider, ils ne peuvent pas nous aider, et nous ne voulons pas de leur aide”, insistait Ivan Fedorov.

Selon la parlementaire ukrainienne Mariia Ionova, le maire serait actuellement torturé et  “forcé de rompre son allégeance au peuple ukrainien pour rejoindre l’envahisseur, ou de démissionner”. “Aidez-nous à le libérer!”, appelle-t-elle sur Twitter. Comme le montre une vidéo postée par une journaliste de la BBC en Ukraine, des dizaines de manifestants se sont rassemblés samedi pour demander sa libération.

“La capture du maire de Melitopol est (...) un crime contre la démocratie (...). Les actes des envahisseurs russes seront assimilés à ceux des terroristes de l’Etat islamique”, s’est pour sa part indigné le président ukrainien. ”(Les Russes) sont passés à un nouveau stade de terreur dans lequel ils essaient d’éliminer physiquement les représentants des autorités ukrainiennes locales légitimes”, a-t-il dénoncé.

Condamnations internationales

Les dirigeants européens ont aussi condamné l’enlèvement des deux maires. “L’UE condamne fermement l’enlèvement des maires de Melitopol et de Dniproroudné par les forces armées russes. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre les institutions démocratiques en Ukraine et d’une tentative d’établir des structures gouvernementales alternatives illégitimes dans un pays souverain”, a dénoncé le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell sur Twitter.

Le président du Conseil européen Charles Michel a lui aussi condamné “dans les termes les plus forts le bombardement aveugle par la Russie de civils en Ukraine ainsi que l’enlèvement par la Russie des maires de Melitopol et Dniproroudné et d’autres Ukrainiens”.

“Ces enlèvements et autres pressions sur les autorités locales ukrainiennes constituent une autre violation flagrante du droit international”, a ajouté le président du Conseil européen, représentant les Vingt-Sept. “L’agression militaire et politique de la Russie contre l’Ukraine doit cesser”.

Entre-temps, Galina Danilchenko, une ancienne membre pro-russe du conseil municipal de la ville, aurait été nommée nouvelle maire de Melitopol par Moscou, rapportent plusieurs médias tels que Deutsche Welle et Sky News . Dans une adresse à ses administrés, elle a appelé la ville à “s’adapter à la nouvelle réalité” et à arrêter “de commettre des actes extrémistes”.

Un référendum pour une république indépendante à Kherson

Et la Russie ne s’arrête pas là. D’après plusieurs responsables ukrainiens, elle veut mettre en place un référendum pour créer une république indépendante à Kherson , ville proche de la Crimée et première grande ville dont se sont emparées les forces russes après leur invasion de l’Ukraine lancée le 24 février.

“Après le scénario de 2014, les Russes essaient désespérément d’organiser un faux ‘référendum’ pour une fausse ‘république du peuple’ à Kherson”, a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

Il fait référence au référendum organisé en Crimée en 2014 après l’annexion de la péninsule par la Russie, considéré comme illégal par Kiev et les Occidentaux.

“Compte-tenu du fait qu’il n’y a aucun soutien populaire, cela sera entièrement mis en scène”, a-t-il pronostiqué, appelant à infliger de “sévères sanctions” contre la Russie si cela était le cas. “Kherson est et sera toujours en Ukraine”.

À voir également sur Le HuffPost: La guerre en Ukraine et ses terribles conséquences sur la santé des enfants

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    Sur le référendum en Nouvelle-Calédonie, Macron et ses messages subliminaux

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 December, 2021 - 05:30 · 3 minutes

POLITIQUE - Pas question de prendre parti, mais tout de même, “la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie ”. Cette phrase est celle qui résume la pensée d’ Emmanuel Macron tandis que le troisième référendum sur l’indépendance de l’archipel doit ce tenir ce dimanche 12 décembre.

Dans ce dossier -traditionnellement géré par Matignon , mais repris par l’Élysée en octobre 2020- le chef de l’État se veut être un partenaire neutre. Sa position officielle: neutralité et respect de la décision des Calédoniens, quelle qu’elle soit. Toutefois, certaines de ses formules sur le sujet laissent peu de place au doute quant à ses envies.

“La France serait moins grande”

En visite à Nouméa en mai 2018 avant le premier référendum, Emmanuel Macron -après avoir assuré qu’il “n’était pas de sa responsabilité” de “prendre parti”- a ainsi immédiatement ajouté. “En revanche, ce que je peux vous dire, ce que je veux vous dire du fond du cœur et en tant que président de la République, c’est que la France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie”.

Quelques semaines plus tard, lors des assises des Outre-Mer, il avait eu cette variante encore plus claire: “Je dois dire avec beaucoup d’émotion et une conviction ici renouvelée que, à coup sûr, la France serait moins grande et moins belle sans la Nouvelle-Calédonie”.

À l’issue du 2e référendum en 2020 , même son de cloche. Le président de la République a accueilli les 53,3% de non à l’indépendance “avec humilité”, mais aussi “avec reconnaissance”. Et y a vu une “marque de confiance dans la République”.

Droite et extrême droite s’engagent pour le non

Si dans la bouche du chef de l’État la distance est officiellement de mise, l’opposition, elle, clame haut et fort que la Nouvelle-Calédonie doit “rester française”. Ainsi début décembre, la candidate LR Valérie Pécresse a récemment affirmer le souhaiter “de tout son cœur”.

À quelques jours de ce troisième referendum, Marine Le Pen a exhorté pour sa part ses “compatriotes” à rester “au sein de notre nation”. Et à sa droite, dans une vidéo de 11 minutes exclusivement dédiée au sujet calédonien et publiée mercredi 8 décembre, Éric Zemmour fait une véritable ode au “non à l’indépendance”. “La France a une chance unique de comprendre un territoire aussi beau et attachant que le vôtre”, a-t-il ainsi déclaré avant d’ajouter: “Et vous aussi, vous avez la chance unique d’être Français dans cette région du monde aussi contestée”.

À gauche de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon, dans un article publié sur son blog , déplore, lui, que le referendum ne soit pas reporté. Se rangeant ainsi à l’avis des indépendantistes qui craignent que la recrudescence de la crise du Covid-19 entache cette consultation.

À voir également sur Le HuffPost : Référendum en Nouvelle-Calédonie: de la culture aux institutions, un territoire (déjà) à part

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    Mélenchon exhorte Macron à reporter le référendum en Nouvelle-Calédonie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 December, 2021 - 22:48 · 1 minute

Jean-Luc Mélenchon, ici prononçant un discours lors d

NOUVELLE-CALÉDONIE - Le candidat de La France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon “adjure” ce lundi 6 décembre l’exécutif de reporter le troisième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie prévu dimanche et boudé par les indépendantistes qui demandaient un report en raison de la situation sanitaire.

“Il n’est pas trop tard pour reporter le référendum”, a affirmé Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

“En refusant d’entendre la demande de report du référendum, Emmanuel Macron prend le risque de briser cet équilibre. Je l’adjure donc: il doit mettre à l’ordre du jour du conseil des ministres du mercredi 8 décembre ce report”, a mis en avant l’insoumis.

Dans le cas contraire, Jean-Luc Mélenchon met en garde le chef de l’État qu’il prendrait “la responsabilité de recréer les conditions du conflit actuellement apaisé”.

Un scrutin boudé par les indépendantistes

“La mise en danger de la paix ne peut servir de stratégie électorale pour une candidature du parti de l’ordre que voudrait incarner M. Macron”, a affirmé le chef de file de la France insoumise.

Ce dernier scrutin du processus d’indépendance de l’accord de Nouméa (1998) est boudé par les indépendantistes. Ils en demandaient le report en raison de l’épidémie de Covid-19 qui “empêche de mener une campagne équitable”, selon eux.

L’épidémie est toutefois depuis plusieurs semaines en repli, même si la circulation du virus reste active, ce qui a incité le gouvernement à maintenir le scrutin.

Face à cette décision, les indépendantistes ont prévenu qu’ils ne reconnaîtraient pas le résultat et le contesteraient devant les Nations unies.

À voir également sur Le HuffPost : Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour crispe la gauche

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    En Nouvelle-Calédonie, l'État défend un référendum "légitime" malgré la grogne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 14 November, 2021 - 11:00 · 4 minutes

Alors qu

OUTRE-MER - Malgré la gronde qui monte, l’État veut se montrer serein. Ce dimanche 14 novembre, le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a assuré que le résultat du troisième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie serait quoi qu’il arrive “légitime”, et ce alors qu’un parti indépendantiste assure que le maintien du scrutin au 12 décembre s’apparente à une “déclaration de guerre contre le peuple kanak”.

“Cette décision inique (en raison de la propagation de l’épidémie de Covid , les indépendantistes appellent à la non-participation au vote, ndlr ) relève de la provocation politique. Elle nous ramène à la case départ d’avant les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) et met à mal toute possibilité de dialogue sur l’avenir du pays”, a déclaré dans un communiqué le Palika, l’une des deux principales branches du parti indépendantiste FLNKS .

“L’entêtement de l’État (…) pourrait engendrer une situation de tension dangereuse pour la paix civile”, a encore prévenu le Palika, dont le chef de file, Paul Néaoutyine, est signataire de l’accord de Nouméa et président de la province Nord.

Trouver un “chemin commun” entre indépendantistes et loyalistes

Sébastien Lecornu a de son côté répondu sur CNews et Europe 1 que si “la non-participation est un droit en démocratie” elle n’aura pas d’“impact juridique”. “Le fait de ne pas participer n’emportera pas de doute sur la sincérité” du scrutin et cela “n’empêche pas qu’il soit légitime au sens juridique du terme”, a-t-il souligné. Cependant, il faudra “tirer les conclusions politiques” de cette non-participation.

Car le 13 décembre au matin, “50% de la population dira ‘L’affaire n’est pas terminée, l’auto-détermination doit prospérer’”, et l’autre partie de la population, les loyalistes, “diront ‘Nous avons acquis le droit de rester dans la République’”, a relevé Sébastien Lecornu. Ainsi “l’enjeu va être de trouver un chemin commun”, selon lui.

De son côté, le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Patrice Faure, a annoncé vendredi que le gouvernement avait pris la décision de maintenir le troisième et dernier référendum de l’accord de Nouméa au 12 décembre, mettant en avant “la situation sanitaire maîtrisée”.

Vers un nouveau vote avant juin 2023

Les partis loyalistes réclament qu’il se tienne à la date prévue du 12 décembre.

En revanche, le FLNKS a fait savoir depuis le 20 octobre qu’il ne participerait pas à ce référendum dont il ne reconnaîtra pas le résultat, arguant de l’impossibilité de “mener une campagne équitable” et d’une population kanak plongée dans le deuil (plus de 50% des 272 morts sont d’origine Kanak).

Le Palika affirme dans son texte qu’il “saisira l’instance internationale de décolonisation de l’ONU pour dénoncer l’absurdité d’une consultation d’autodétermination sans le peuple colonisé”.

Dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa (1998) qui prévoit la tenue de trois référendums, deux ont eu lieu en 2018 et 2020 , avec pour résultat un rejet de l’indépendance à une majorité de 56,7% puis 53,3%.

De son côté, Sébastien Lecornu a de toute façon fait savoir qu’au terme de ce troisième référendum et quel qu’en soit le résultat, le processus serait encore loin d’être terminé . “On a imaginé une phase de transition jusqu’en juin 2023, pour voir ce qu’il se passe en cas de oui, et ce qu’il se passe en cas de non”, a-t-il rappelé ce dimanche.

“Parce qu’il y a un secret de Polichinelle en Nouvelle-Calédonie, et c’est que quoi qu’il arrive, il faudra revoter: en cas d’indépendance, il faudra se doter d’une constitution (...) et en cas de non, la constitution a des disposition spécifiques pour la Nouvelle-Calédonie qui ne pourront pas rester durablement dans le temps.”

“Le référendum du 12 décembre, il a été demandé en 1988 donc il y a eu du temps pour répondre à un certain nombre de questions”, a encore insisté le ministre. “En tout cas on voit bien qu’il y a une urgence à redéfinir un avenir.”

À voir également sur le HuffPost : Après le vote en Nouvelle-Calédonie, Macron accueille le “non” à l’indépendance avec “reconnaissance”

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    En Nouvelle-Calédonie, le référendum du 12 décembre pas reporté

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 November, 2021 - 06:42 · 2 minutes

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OUTRE-MER - Après 2018 et 2020, la troisième consultation aura bel et bien lieu. Le référendum sur l’indépendance en Nouvelle-Calédonie aura lieu comme prévu le 12 décembre prochain -et ce malgré la décision des indépendantistes de ne pas y participer à cause des impacts de l’épidémie de covid-19 en cours dans l’archipel-, a annoncé le haut-commissaire de la République ce vendredi 12 novembre.

Patrice Faure l’a confirmé lors d’un déplacement dans la commune indépendantiste de Ponérihouen sur la côte Est de Nouvelle-Calédonie, mettant en avant “ la situation sanitaire qui s’est nettement améliorée”, ont rapporté les médias locaux .

Deux référendums ont déjà eu lieu les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020 et ont été remportés par les non indépendantistes avec 56,7% puis 53,3% des suffrages.

Indépendantistes et loyalistes divisés

Dès le 20 octobre, les indépendantistes du FLNKS avaient indiqué qu’ils ne participeraient pas à la troisième et dernière consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, prévue dans le cadre de l’accord de Nouméa (1998). Ils estiment “impossible” la tenue d’une “campagne équitable” à cause des nombreux décès et des restrictions sanitaires et voulaient reporter le vote en septembre 2022.

En revanche, les partis loyalistes souhaitaient son maintien au 12 décembre pour donner de la “lisibilité” aux Calédoniens, et particulièrement aux acteurs économiques en grande difficulté.

“Nous remercions l’État d’assumer ses responsabilités et ainsi d’offrir des perspectives d’avenir aux Calédoniens en nous donnant la possibilité de clôturer la période de l’Accord de Nouméa”, a réagi dans un communiqué le mouvement Les Voix du non, qui rassemble les principaux partis loyalistes.

Ils ont souligné que “les indicateurs sanitaires (…) sont aujourd’hui acceptables et soutenables” pour rendre “possible” l’organisation d’une campagne, qu’ils ont eux-mêmes repris depuis deux semaines. “Nous regrettons qu’à ce moment de notre histoire commune les indépendantistes ne soient pas à la hauteur des enjeux”, a également indiqué Les Voix du non.

La crainte de débordements

Porte-parole du FLNKS, Daniel Goa a de son côté confirmé sur RNC la 1ère que la coalition indépendantiste “et tous les nationalistes dans leur ensemble” maintenaient leur position et “n’iraient pas aux urnes” le 12 décembre.

“On ne se sent pas concerné par ce référendum car les conditions sanitaires et sociales ne sont pas réunies pour être dans la sérénité et la paix”, a-t-il déclaré.

Le leader Kanak a rappelé que le FLNKS n’appelait pas à la violence et demandait à ses militants “de rester chez eux” le jour du vote tout en n’excluant pas “des débordements” du fait “de jeunes sensibles à la cause indépendantiste” et qui ne suivent pas le consignes.

Le FLNKS a demandé aux maires indépendantistes d’assurer “le déroulement normal” du scrutin.

À voir également sur le HuffPost : Nouvelle-Calédonie: Macron accueille le “non” à l’indépendance avec “reconnaissance”

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    En Nouvelle-Calédonie, les indépendantistes ne "respecteront" pas le résultat du référendum s'il est maintenu au 12 décembre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 08:29 · 3 minutes

En Nouvelle-Calédonie, les indépendantistes ne

INDÉPENDANCE - Le FLNKS avec d’autres formations indépendantistes ont indiqué ce mardi 9 novembre qu’ils ne respecteraient pas le résultat du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie , si la date du 12 décembre était maintenue, réitérant leur mot d’ordre de non-participation.

“Nous, les partisans du oui (à l’indépendance), souhaitons que cette ultime consultation de l’accord de Nouméa se déroule dans un climat serein et apaisé(...) ce ne sera pas le cas”, ont indiqué devant la presse les responsables du FLNKS et leurs partenaires, réunis au sein d’ un Comité stratégique indépendantiste de non-participation.

Ils ont précisé que dans ces conditions ils ne “respecteront” pas le résultat et que “si nécessaire” ils “pointeraient devant la communauté internationale les manquements d’un État (français, ndlr) qui ne tient pas parole”.

Les indépendantistes ont qualifié “d’irrévocable” leur décision, prise le 20 octobre, de ne pas prendre part au scrutin et ont précisé qu’ils n’avaient pas transmis de matériel de propagande pour la campagne à la commission de contrôle du vote.

L’épidémie de Covid-19, principal argument

Bien qu’elle soit en net repli, l’épidémie de Covid-19 , qui sévit dans l’archipel et a fait jusqu’alors 271 morts , est invoquée par les indépendantistes kanak, considérant qu’une “campagne équitable est impossible”.

Alors que la majorité des victimes est océanienne, les différentes mesures de confinement n’ont pas permis aux populations de procéder aux rites funéraires traditionnels. “La douleur et la dignité face aux morts est évidemment la même pour tout le monde. Nous disons simplement que notre culture du deuil est différente”, a déclaré Marie-Pierre Goyetche du parti Travailliste.

Les indépendantistes ont en outre rappelé les propos du Premier ministre Edouard Philippe en octobre 2019 excluant “que la troisième consultation puisse être organisée entre le milieu du mois de septembre 2021 et la fin du mois d’août 2022 (...) pour bien distinguer les échéances électorales nationales et celles propres à la Nouvelle-Calédonie”.

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron ce mardi , le Sénat coutumier - créé par les Accords de Nouméa et garant de l’identité kanak - a plaidé pour un report du 3e référenfum fin 2022, afin de laisser aux Calédoniens le temps de faire leur deuil. “C’est la première fois que l’on a tant de morts. On est traumatisés, il y a eu un choc psychologique. C’est très difficile, dans cette période, d’organiser un rendez-vous aussi important que le troisième référendum”, écrivent les 16 sénateurs au président de la République.

Décision sur le référenfum mi-novembre

Fixée en juin dernier à Paris par l’État, la date du 12 décembre n’avait pas fait l’objet d’un consensus entre les loyalistes, qui la soutiennent, et le FLNKS. La coalition indépendantiste a en outre annoncé ne plus “se sentir engagée” dans le calendrier défini en mai dernier, qui ouvrait après le référendum une période de transition de 18 mois avant un référendum de projet en juin 2023.

En revanche, les différents leaders nationalistes ont rappelé que leur mot d’ordre était “la non participation et pas le boycott aux connotations négatives” et qu’il n’y avait “aucun appel à la violence”.

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé la semaine dernière que la décision sur la tenue du vote interviendrait “dans les dix jours” - autour du 15 novembre, selon les informations du HuffPost - avec la situaion sanitaire pour seul critère.

Dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa (1998), deux référendums ont eu lieu en 2018 et 2020 et réjeté l’indépendance avec une majorité de 56,7% puis 53,3%.

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