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    Terrasses payantes à Paris : coup dur pour les restaurateurs

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 12 June, 2021 - 03:00 · 5 minutes

terrasses

Par Claude Robert.

Victimes iconiques des confinements brutaux qui ont touché le pays, les restaurateurs ont subi les humeurs d’un gouvernement qui leur a successivement et à plusieurs reprises interdit d’exercer puis autorisé à recevoir des clients à l’extérieur. Mais à Paris, avant même qu’ils puissent se remettre d’aplomb, une mesure en forme de couperet administratif vient de leur tomber dessus.

D’abord le cataclysme gouvernemental

Après un premier confinement d’une rigidité absolue, le gouvernement avait accepté en juin 2020 l’installation de terrasses sur les trottoirs et les parkings. La mesure avait été perçue comme une véritable bouffée d’oxygène mais les dégâts étaient déjà considérables.

Faute d’avoir exigé des restaurants l’application de règles strictes en matière d’espacement des tables et de taux d’occupation, un peu comme cela se fait dans les cinémas, le secteur a subi un arrêt total de son activité.

Le gouvernement aurait également pu accepter ces terrasses bien plus tôt pour atténuer le choc. Sans compter la décision absurde de fermer un maximum de restaurants de routiers, au point d’entraver pendant un moment le secteur pourtant vital de l’approvisionnement de la population.

Bien sûr, à court terme, le paquet d’aides gouvernementales a permis d’atténuer la déflagration. Mais il n’aura aidé ni le secteur à s’assainir, ni les plus armés des artisans à conserver une activité digne de ce nom. Loin d’être basée sur la liberté individuelle et la confiance dans les acteurs économiques, la réaction gouvernementale a été au contraire uniforme et sans la moindre nuance.

Selon un économiste d’IHS Markit :

C’est dans le secteur des services que la baisse de l’activité a été la plus sévère, les entreprises de l’hôtellerie et de la restauration ayant été particulièrement touchées. – Capital du 3 décembre 2020

De leur côté, Gault & Millau et l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie estiment que respectivement 25 % et 40 % des bars et restaurants se trouvent en situation de quasi faillite .

Le gouvernement Macron a préféré mettre au tapis l’économie du secteur, quoi qu’il en coûte en aides qui seront forcément payées par les contribuables par la suite, plutôt que d’élaborer des règles d’activités de restauration réduite et de les imposer en pariant sur la capacité des acteurs à s’adapter.

On sent très bien que la mise en œuvre de protocoles sanitaires adaptés à une profession et de leurs contrôles effectifs sur le terrain ne sont pas la tasse de thé du gouvernement. Il aurait fallu un minimum d’empathie ainsi qu’un brin de réactivité et de compétences opérationnelles, ce qui n’est pas spécialement l’apanage de notre si haute fonction publique.

Ensuite, le coup de grâce municipal sur les terrasses

Tandis que le secteur s’apprête à retrouver quelques couleurs ce mois-ci, pour ce qu’il en restera des vrais survivants, la mairie socialiste de Paris vient de sortir une botte imparable : les terrasses désormais renommées estivales seront payantes pour les restaurateurs et les bars à partir du 30 septembre ! Réflexe courtelinesque supplémentaire, leur utilisation sera même réglementée, puisqu’elles ne seront autorisées que du 1er avril au 30 octobre chaque année.

Cet acharnement municipal après celui du gouvernement ressemble à un coup de poignard. Comment une municipalité peut-elle oser concocter aussi rapidement ce type de mesure pour un secteur à ce point massacré ? Pourquoi ne pas avoir donné du temps à ces artisans afin qu’ils se refassent une santé ?

Sans surprise, les restaurateurs, que la mairie de Paris affirme avoir pourtant largement consultés, demandent un moratoire. Le directeur de l’UMIH, syndicat des professionnels de l’Île-de-France, souhaite la prolongation de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de 2021.

Franck Delvau explique :

Les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles – La Revue des comptoirs 27 avril 2021.

Certes, les négociations ne sont pas terminées. Mais elles ne devraient plus porter que sur le prix des loyers. Le cadre semble bel et bien définitivement posé…

Les socialistes et l’impensé de la création de richesses

Cette mesure injuste et déplacée qui sera vraisemblablement imposée sans la moindre pitié aux restaurateurs parisiens fournit une nouvelle illustration de cette fameuse incompréhension socialiste face aux mécanismes économiques . Aux antipodes de la liberté d’entreprendre et de la possibilité de s’enrichir pour chaque citoyen qui en a le talent et la volonté, les instances socialistes, qu’elles soient municipales ou gouvernementales, considèrent ce dernier comme une source de ses propres financements.

Que ce soit clair : la destinée de tout Français n’est bien évidemment pas de jouir de son indépendance et de s’enrichir comme bon lui semble, mais tout au contraire de parfaitement jouer son rôle de contribuable. C’est tout ce que le pouvoir socialiste attend de lui.

Dans la culture économique socialiste, culture terriblement rudimentaire s’il en est, les richesses d’un pays se trouvent dans la poche de ceux qui les possèdent. Sans voir plus loin que ce constat d’une terrible myopie, la richesse est un gâteau dans lequel on doit puiser.

Vouloir expliquer à un socialiste ce fameux processus de création de richesses et la non durabilité de ces richesses va à l’encontre d’un atavisme idéologique aussi solide que du béton. Il ne faut surtout pas rêver : nous sommes au service du pouvoir politique. Notre rôle est de lui fournir les moyens financiers de son développement compulsif. Nous sommes en France.

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    Pourquoi Emmanuel Macron a choisi la Drôme avant la réouverture des restaurants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 8 June, 2021 - 01:35 · 3 minutes

Jean Castex et Emmanuel Macron à la terrasse d

RESTAURANTS - Emmanuel Macron est attendu ce mardi 8 juin dans la Drôme pour une journée consacrée à la restauration et à la gastronomie, à la veille de la réouverture des salles de restaurants , qui peinent à trouver de la main d’œuvre.

Ce déplacement est la deuxième étape, après celle dans le Lot la semaine dernière, du “tour de France” lancé par le président pour “accompagner la relance” après la crise du Covid-19 et “prendre le pouls du pays”, selon l’Élysée. Des opposants l’ont dénoncé comme “une entrée en campagne” à l’approche des régionales des 20 et 27 juin et à moins d’un an de la présidentielle.

Dans un lycée hôtelier à Tain l’Hermitage puis dans un restaurant de Valence, Emmanuel Macron va ”échanger avec des restaurateurs, des distributeurs et des producteurs sur les défis auxquels ils font face à la veille de la réouverture des salles”, après celle des terrasses, à l’issue de sept mois de fermeture, a expliqué l’Élysée. “L’un des enjeux majeurs est la tension sur la main d’œuvre” pour embaucher des cuisiniers ou des serveurs, selon la présidence.

Les professionnels du secteur, qui devront respecter une jauge de 50% de tables de six personnes au maximum en salle, s’inquiètent également de la fin programmée des aides de l’État alors qu’ils manquent de visibilité, en particulier sur le retour des touristes étrangers.

Emmanuel Macron sera accompagné par l’ex-chef de l’Élysée, Guillaume Gomez , qui est devenu en février son “représentant personnel” au service de “la gastronomie française”. Avec comme mission de lancer cet été “l’année de la gastronomie”, “symbole de l’excellence française”.

Il doit aussi débattre “avec des lycéens, apprentis et leurs encadrants, afin d’aborder les sujets du recrutement, de la formation, et du retour à l’emploi, au moment de la reprise du secteur”.

La Drôme, “un haut lieu de la gastronomie”

Selon l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (Umih), près de 140.000 salariés de l’hôtellerie-restauration ont changé de métier depuis le début de la crise sanitaire, dont plus de 30.000 uniquement en 2021.

La Drôme a été choisie pour cette visite car ce département “est un haut lieu de la gastronomie dans la vallée du Rhône”, “est en pointe dans la formation, notamment en œnologie”, et est “le deuxième de France pour l’agriculture biologique”, selon la présidence.

Valence est en particulier réputé pour le restaurant La Maison Pic, de la cheffe triplement étoilée Anne-Sophie Pic .

Emmnanuel Macron terminera son déplacement par une visite de l’Institut des vocations pour l’emploi (Live), créé par le groupe LVMH pour les jeunes adultes de 25 à 30 ans n’ayant ni formation, ni diplôme, ni emploi, et soutenu par son épouse Brigitte, qui sera présente. Cette dernière y a donné un cours de culture générale en avril après l’ouverture de cette deuxième antenne de Live après celle inaugurée en Seine-Saint-Denis en 2019.

“Dès le début du mois de juin, grâce au retour à une vie aussi normale que possible, je veux reprendre mon bâton de pèlerin et aller dans les territoires pour prendre le pouls du pays, aller au contact”, avait annoncé Emmanuel Macron à la presse régionale le 29 avril.

Avec ce “pèlerinage”, comme le surnomment des conseillers, à l’instar de son “ itinérance mémorielle ” dans le Nord et l’Est en 2018 et de son “Grand débat” en 2019, Emmanuel Macron tente à nouveau d’établir un dialogue personnel, sans intermédiaire, avec un pays qu’il sait divisé.

À voir également sur Le HuffPost : Sur les retraites, Macron annonce une réforme différente de celle d’avant le Covid-19

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    Philippe Etchebest n'ouvrira pas la terrasse de son restaurant le 19 mai

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 16 May, 2021 - 07:55 · 2 minutes

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CULTURE - Il n’y aura pas de service en terrasses au restaurant bordelais de Philippe Etchebest le 19 mai. À trois jours de la réouverture partielle des restaurants , le chef français explique ce dimanche 16 mai avoir fait le choix de ne pas rouvrir son établissement dans l’immédiat, se méfiant du “flou” des annonces politiques.

“On voit enfin le bout du tunnel!”. Comme de nombreux collègues, Philippe Etchebest se réjouit du calendrier annoncé pour le déconfinement . Mais il n’en reste pas moins très prudent, au point de décider d’attendre le 9 juin prochain pour rouvrir normalement son établissement culinaire “Le Quatrième Mur”.

Le 19 mai, “je continue la vente à emporter, et si les gens veulent s’asseoir, ma terrasse sera ouverte mais sans service”, a-t-il expliqué au Journal du Dimanche . “Je préfère attendre le 9 juin de pouvoir ouvrir à l’intérieur.”

La raison? Le chef, échaudé par les précédents depuis le début de la crise , reste dubitatif face aux mesures du gouvernement: “La jauge de 50% imposée aux terrasses ne veut rien dire, c’est flou. Rouvrir avec 1,50 mètre entre les tables, ce serait plus précis”, reproche-t-il, en dénonçant aussi une certaine injustice: ”à peine 40% des restaurateurs en France ont une terrasse.”

″Ça fait plus d’un an qu’on est tous pendus aux lèvres des membres du gouvernement. On a vu qu’entre les annonces à la télé et la sortie du décret officiel il y avait toujours un paragraphe en plus, non prévu. Les modalités changent tout le temps, donc moi, je reste extrêmement prudent”, fustige le chef.

Favorable au pass sanitaire

Le “Quatrième mur” retrouvera donc son fonctionnement normal le 9 juin sans doute avec le pass sanitaire - à condition qu’il soit validé par le Sénat - auquel le chef étoilé n’est pas opposé. “Moi, ça ne me choquerait pas: nous avons tous un portable qui sait où nous sommes et ce que nous faisons, alors...”, avance-t-il pour balayer les critiques sur les atteintes aux libertés.

Pour Philippe Etchebest, ce pass et surtout le vaccin contre le Covid-19 sont au contraire des outils nécessaires pour éviter une nouvelle vague de l’épidémie. Mais avant même les réouvertures partielles des restaurants, le juré de l’émission “Top Chef” met en garde collègues comme pouvoirs publics:

“Il va nous falloir faire attention à bien gérer les choses, pour ne pas être montrés du doigt”, souligne celui qui a déjà vivement dénoncé la “stigmatisation” des restaurants lors des vagues de l’épidémie. “Lors du premier déconfinement, tout le monde s’est rué dans les restaurants, c’était la foire! Seuls, les restaurateurs ne peuvent pas tout surveiller, les gens doivent se discipliner. Il ne faudrait pas que l’épidémie remonte en flèche après l’été par manque de rigueur. Mais je veux croire que la vaccination va s’accélérer et nous éviter ce scénario”, ajoute Philippe Etchebest, lui-même récemment vacciné.

À voir également sur Le HuffPost: “Toutes les terrasses n’ouvriront pas”: avant le 19 mai, l’enthousiasme prudent des restaurateurs

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    Contre les restaurants clandestins, Philippe Etchebest pour un coup de gueule

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 5 April, 2021 - 09:12 · 2 minutes

Philippe Etchebest, ici photographié dans son restaurant bordelais en septembre 2020, s

RESTAURANTS CLANDESTINS - “Lamentable et débile.” Ce lundi 5 avril, c’est un Philippe Etchebest “très en colère” qui est apparu sur BFMTV pour commenter l’une des polémiques du weekend pascal , à savoir les images d’exubérants dîners clandestins à Paris auxquels pourraient avoir participé des personnalités publiques et des ministres.

Le chef cuisinier et juré de l’émission “Top Chef” dénonce ainsi la “poignée d’individus qui salissent l’image” d’une profession tout entière. “Avec quelle image est-ce que l’on va ressortir de ça, nous restaurateurs?”

Le meilleur ouvrier de France regrette surtout que les restaurants, qui ont lutté pendant des mois pour obtenir des aides et survivre à la crise du covid-19, et qui espèrent désormais une réouverture à la mi-mai (comme l’a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution du 31 mars ), pâtissent d’une telle séquence. “Il y en aura toujours qui essaieront de tricher, mais il faut les dénoncer et qu’ils soient punis!”

En attendant, le combat de Philippe Etchebest est donc avant tout celui de réouverture des restaurants. S’il juge le calendrier évoqué par le président de la République “très optimiste”, le chef a “envie d’y croire”. Et espère surtout que le cycle du “stop and go” (comprendre le fait de rouvrir un temps, avant de refermer quand la situation sanitaire se dégrade, puis de rouvrir et ainsi de suite) prenne fin définitivement avant l’été.

“Il a falloir rouvrir par phases, en arrivant au plus vite au moment où tout le monde pourra rouvrir”, plaide-t-il donc, car “rouvrir les terrasses, ça va concerner à peine 40% des restaurateurs”. Il compte ainsi sur un premier pallier aussi bref que possible, avant ensuite de passer à 50% de la capacité des salles des restaurants -avec un maintien de mesures sanitaires bien sûr-, puis finalement une réouverture totale. “Il faut réagir, ça commence à devenir très très dur parmi nous, mais aussi pour les Français qui aspirent à retrouver une vie normale”, termine Philippe Etchebest.

À voir également sur le HuffPost : Menacés de fermeture par le Covid-19, les restaurateurs font du bruit