close
  • Hu chevron_right

    Covid-19: Ces restrictions toujours en vigueur pour lutter contre le virus

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 14:08 · 3 minutes

Le masque tombe dans les transports et dans l'avion au sein de l'UE, mais il faut rester vigilant car certaines destinations à l'étranger conservent le port du masque obligatoire. Le masque tombe dans les transports et dans l'avion au sein de l'UE, mais il faut rester vigilant car certaines destinations à l'étranger conservent le port du masque obligatoire.

COVID-19 - La situation épidémique s’améliore mais la vigilance reste toujours de mise. Alors que les Français tombent le masque dans les transports en commun depuis ce lundi 16 mai, il reste encore un certain nombre de restrictions sanitaires en vigueur dans l’Hexagone.

La levée de cette mesure sanitaire marque un vrai pas en avant, mais comme le rappelait Olivier Véran en Conseil des ministres mercredi 11 mai, “la pandémie n’est pas terminée” . C’est pour cette raison que certaines règles restent en vigueur jusqu’à nouvel ordre, notamment dans le milieu médical et le secteur des transports hors UE.

  • Masque et pass sanitaire obligatoires dans les établissements de santé

L’hôpital, les cliniques et les laboratoires médicaux sont désormais les derniers lieux où le masque est toujours obligatoire sans possibilité de déroger à la règle. Une mesure logique en raison du risque d’infection chez des personnes fragiles se trouvant déjà dans un établissement de santé.

Par ailleurs, le pass sanitaire conserve ses fonctionnalités dans ces lieux et tout particulièrement les maisons de retraite et les établissements accueillant des adultes en situation de handicap. En revanche, avec ou sans pass sanitaire, tous les Français peuvent recevoir des soins dans les établissements de santé.

  • Port du masque en vigueur pour certaines destinations à l’étranger

Si le port du masque a également été levé ce lundi pour les voyages en avion au sein de l’Union européenne , certaines destinations imposent encore de le conserver.

Pour connaître les destinations de voyage où le masque reste obligatoire, l’Agence européenne de la sécurité aérienne rappelait le 11 mai qu’il faut maintenant se fier aux compagnies aériennes qui communiquent au cas par cas sur l’obligation de port du masque, la règle pouvant varier d’un pays à l’autre.

Les voyageurs peuvent également se renseigner du côté de France Diplomatie , qui préconise certains conseils et certaines règles, dont le port du masque en fonction de la destination visée.

  • Isolement de 7 jours en cas de test positif

Si cinq jours après un test positif, il est possible de briser l’isolement en cas de test PCR négatif additionné à une absence de symptômes d’au moins 48 heures, Olivier Véran rappelait en Conseil des ministres mercredi que l’isolement reste “d’au moins sept jours”.

La durée de l’isolement peut monter jusqu’à dix jours pour les personnes non-vaccinés ou ayant un schéma vaccinal encore incomplet. Et comme pour un isolement de sept jours, il peut être rompu avant la date en cas de test PCR négatif et une absence de symptômes d’au moins 48 heures. L’isolement est alors réduit à 7 jours dans ce cas précis.

  • Vaccination obligatoire pour certains professionnels de la santé

Alors que la grande majorité de la population n’a plus recours au pass sanitaire, il reste toutefois en vigueur pour les professionnels de santé en contact direct avec des personnes à risques. Parmi elles, on compte notamment les soignants et les professionnels de santé, les personnes en charge des transports sanitaires et transports sur prescription médicale ou les professionnels du secteur médico-social, mais aussi les sapeurs-pompiers. La liste complète est détaillée sur le site du ministère de la Santé , en fonction de l’âge et du vaccin.

En cas de non-respect d’un schéma vaccinal complet, les professionnels risquent une suspension de salaire et une mise à pied en fonction des cas.

À voir également sur Le HuffPost: Un paquebot de croisière dans le port de Sydney après plus de deux ans

  • Hu chevron_right

    Confinement à Shanghaï: Des habitants hurlent leur frustration à leurs fenêtres

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 11 April - 15:22 · 4 minutes

Des habitants confinés hurlent leur frustration depuis leurs fenêtres à Shanghaï  (Photo de barres d Des habitants confinés hurlent leur frustration depuis leurs fenêtres à Shanghaï  (Photo de barres d'immeubles à Shanghaï pendant le confinement le 8 avril 2022 par Costfoto/Future Publishing via Getty Images)

COVID - Le confinement tape sur le système des Shanghaïens. Confrontée à la pire vague de Covid en Chine depuis le début de l’épidémie, Shanghai, la capitale économique du pays, est en confinement total ou partiel depuis deux semaines. En vertu de mesures sanitaires très strictes , les 25 millions de Shanghaïens sont contraints de rester chez eux.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que cet enfermement forcé et très, très strict , pousse les habitants de la capitale à bout. Dans une vidéo prise par l’un d’eux et diffusée samedi 9 avril, on peut entendre des dizaines, voire des centaines de personnes, hurler leur frustration et leur épuisement depuis leur fenêtre. Un moyen de relâcher la pression, certes mais aussi leur seul moyen de contestation face aux restrictions .

“Cette vidéo prise hier à Shanghaï, en Chine, par le père d’une de mes amies proches. Elle a vérifié son authenticité: les gens crient par la fenêtre après une semaine de confinement total, ne quittez pas votre appartement pour quelque raison que ce soit”, écrit en légende cet animateur radio. La vidéo a également été authentifiée par France Inter .

“Au début certains ont crié, puis brusquement, tout le monde s’est mis à crier. Car tous ces gens ne savent pas combien de temps ce confinement va durer et pourquoi la mesure a été décidée. Il n’y a pas d’explication. Nous sommes confinés depuis 7 jours. Non seulement on ne peut pas sortir de la résidence, mais même pas de nos appartements. Ça ne va pas, Si ça dure longtemps, il y aura des problèmes”, dit l’homme derrière la caméra.

Car les restrictions sont telles que les habitants n’ont même pas le droit de sortir acheter à manger et de plus en plus de gens se retrouvent avec le frigo vide. La plupart des supermarchés sont fermés et de nombreux livreurs sont empêchés de travailler.

Séparer les enfants positifs de leurs parents

Les autorités chinoises continuent de défendre leur stratégie “zéro Covid”, avec des confinements dès l’apparition de quelques cas. À Shanghai, elles ont mis en place un temps une politique très controversée consistant à séparer les enfants positifs au coronavirus de leurs parents testés négatifs, qu’elles ont assoupli face aux critiques.

La Chine mène une politique de confinement rapide, de tests de masse et de restrictions de voyages pour enrayer la propagation du virus. Shanghai, sous l’effet d’une vague alimentée par le variant Omicron, a fait état dimanche 10 avril d’un nombre record de 24.943 nouvelles infections, pour la plupart asymptomatiques, représentant plus de 90% du total national.

Les autorités ont préparé des dizaines de milliers de nouveaux lits dans plus de 100 hôpitaux de fortune dans le cadre d’une politique d’isolement de toute personne testée positive au virus, qu’elle présente ou non des symptômes. De nombreux habitants s’irritent des restrictions et expriment leur colère via les réseaux face aux pénuries de nourriture et aux mesures draconiennes prises pour endiguer l’épidémie.

Des assouplissements annoncés pour calmer la grogne

Ce lundi matin, face à la montée de la contestation, le gouvernement local a annoncé des mesures susceptibles d’assouplissement. Il autorisera progressivement les habitants des zones comptant le moins de contaminations à se déplacer en dehors de leur quartier, bien que l’on ne sache pas combien de personnes pourront sortir de chez elles ni quand.

Les responsables de Shanghai détermineront trois catégories de quartiers en fonction du taux d’incidence. Des mesures “différenciées de prévention et de contrôle” refléteront la situation “réelle” sur le terrain, a déclaré lundi un responsable municipal, Gu Honghui. Les habitants des zones “sous contrôle strict” et des “zones contrôlées” resteront confinés chez eux. Les habitants des quartiers où aucun cas n’a été enregistré au cours des deux dernières semaines seront autorisés à sortir de chez eux.

À voir également sur Le HuffPost: Ukraine: pourquoi les sceptiques du Covid sont aussi sceptiques de la guerre

  • Hu chevron_right

    Fin du masque et du pass vaccinal le 14 mars, annonce Jean Castex

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 3 March - 12:31 · 1 minute

Au travail ou pour faire ses courses, le port du masque c

COVID-19 - À certaines exceptions près, le port du masque ne sera plus obligatoire dans la plupart des lieux où il l’était jusqu’à alors. Même chose pour le pass vaccinal , dès la date du lundi 14 mars. Invité du JT de 13H de TF1 ce jeudi 3 mars, le Premier ministre Jean Castex a annoncé une nouvelle série de mesures allégeant encore les restrictions sanitaires liées au Covid-19 .

Décidées hier à l’Elysée, ces mesures ont été fixées en suivant le cadre des critères définis par Oliver Véran qui avait conditionné la fin du port du masque en intérieur au seuil de 1500 malades du Covid-19 en réanimation, comme l’a expliqué Jean Castex. ”La situation s’améliore grâce à nos efforts collectifs, c’est pourquoi j’annonce à partir du lundi 14 mars la suspension du pass vacinal partout où il s’applique”.

Le Premier ministre a également annoncé “la fin du port du masque obligatoire dans les lieux publics, sauf dans les transports collectifs de voyageurs, en raison de la promiscuité”.

Concernant le masque, il sera donc toujours obligatoire dans certains lieux comme les transports en commun, les hôpitaux ou les Ehpad mais va (progressivement) disparaître dans les commerces, les administrations et en entreprise. Le pass sanitaire, lui, restera en vigueur dans les établissements médicaux, tout comme l’obligation vaccinale qui s’applique aux soignants, a précisé le Premier ministre.

Une nouvelle vague d’allègement des restrictions après celle en vigueur depuis le lundi 28 février , qui concernait uniquement le port du masque dans les lieux clos dont l’accès était soumis au pass vaccinal, comme les cinémas, les musées ou les restaurants.

À voir également sur Le HuffPost: Les avantages et inconvénients des FFP2 face aux masques chirurgicaux

  • Hu chevron_right

    Les chiffres et cartes du Covid en France au 18 février 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 February - 05:32 · 11 minutes

Le pic de la cinquième vague de Covid-19 est atteint et tous les chiffres de suivi sont à la baisse.

CORONAVIRUS - Fixer des seuils. La levée des dernières mesures sanitaires dépendra notamment de deux critères: le nombre de personnes en réanimation et le taux d’incidence du Covid-19 , a annoncé Oliver Véran ce jeudi 17 février. Le ministre de la Santé donne une fourchette “entre 1000 et 2000 patients Covid en réanimation” pour alléger les restrictions, notamment le port du masque en intérieur.

Aujourd’hui, 3126 personnes sont en soin critiques dans les hôpitaux. A ce rythme, nous atteindrons les 1500 dans la deuxième moitié du mois de mars. Le ministre s’est aussi montré confiant sur la décrue du taux d’incidence: “il est divisé quasiment par deux chaque semaine donc dans quatre semaines, s’il continue sur cette dynamique, on sera revenu à un taux extrêmement faible nous permettant de lever les dernières mesures (...)”, a-t-il affirmé.

Oliver Véran rappelle que le choix de la date des allégements ne se fait pas “au hasard” et repose sur un principe: “plus aucun hôpital n’est obligé de déprogrammer des soins à cause du Covid”. Certains scientifiques avaient reproché au gouvernement de ne pas avoir fixé de seuils pour définir son calendrier de levée des restrictions.  L’entourage du ministre nous précise qu’un troisième critère, le nombre de déprogrammations de soins à cause du Covid devra également être maîtrisée.

Pour bien comprendre ce qu’il se passe au jour le jour en attendant la fin de la vague, Le HuffPost vous propose de regarder les derniers chiffres du Covid , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes . Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce vendredi 18 février sont ceux publiés la veille, jeudi 17 février.

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Les courbes nationales du Covid-19

Jeudi 17 février, la Direction générale de la Santé a recensé 92.345 cas positifs , contre 153.025 une semaine plus tôt.

Si l’on regarde la moyenne sur une semaine (la courbe bleue), on voit que la baisse est toujours forte, avec 99.480 cas recensés contre près de 337.000 dimanche 30 janvier. Une baisse qui ne montre pas de signe d’affaiblissement depuis la fin janvier.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats. Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

Le premier graphique ci-dessous permet de visualiser la part du variant Omicron et du variant Delta dans les cas positifs. Comme on peut le voir, Omicron s’est imposé, et si Delta n’a pas complètement disparu, il représente à peine 300 cas quotidiens au 13 février, contre plus de 114.000 pour Omicron, bien que ce dernier soit en baisse en chiffres absolus.

Les graphiques ci-dessous permettent de voir l’incidence, ainsi que d’autres indicateurs essentiels pour suivre l’évolution de l’épidémie.

On voit que la baisse des entrées en hospitalisation conventionnelle ainsi qu’en réanimation se confirme. Ces dernières étaient sur un plateau, alors même que l’incidence s’effondrait depuis plus d’une dizaine de jours. Le nombre de décès quotidien, qui arrive toujours avec un délai par rapport aux hospitalisations, semble également avoir atteint son pic.

Pour bien se rendre compte de l’évolution récente, voici les mêmes indicateurs, mais en se concentrant sur les deux derniers mois.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses. Pour autant, cette dynamique est rendue difficile à lire depuis la généralisation des autotests, non-comptabilisés.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

Dans une période si incertaine, il est important de regarder les tendances sur un temps plus long, et notamment la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers. Pour cela, il est intéressant de regarder l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

L’incidence continue sa nette décrue constatée depuis la fin janvier. Les entrées à l’hôpital, suivies des réanimations, ont quant à elles enfin entamé une décrue prononcée.

Toutes les barres pointant vers le bas, on peut dire que le pic de la 5e vague est véritablement atteint (à condition que cette baisse dure).

Le variant Omicron change la forme de la vague

Alors que l’incidence et la positivité ont explosé, il n’y a pas eu de saturation hospitalière aussi importante que dans les précédentes vagues. Pourquoi? Car le variant Omicron, aujourd’hui responsable de 99% des cas, change la donne avec sa sévérité moindre. Difficile de savoir à quel point cette baisse de virulence est liée à ses mutations ou au fait qu’il contamine des personnes vaccinées, et donc fortement protégées contre les formes graves.

Toujours est-il que le décrochage entre cas et hospitalisations ou réanimations est flagrant. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du nombre de cas, d’hospitalisations et d’entrées en réanimation en pourcentage par rapport au plus haut atteint lors de la seconde vague de Covid-19, en novembre 2020.

Comme on peut le voir, la différence entre les cas et les hospitalisations ou entrées en réanimations est flagrante avec Omicron. Avant cela, des divergences plus légères sont visibles entre les vagues. Elles sont difficiles à expliquer avec certitudes, mais plusieurs pistes peuvent être évoquées: la sévérité des variants Alpha et Delta, l’évolution de la campagne vaccinale, etc.

Et cette différence entre cas et formes graves est en réalité encore plus importante. Pour comprendre, il faut regarder le graphique suivant, qui montre les personnes entrées à l’hôpital à cause de la maladie Covid-19, ou pour une autre raison, mais qui sont par ailleurs positifs au coronavirus.

Avant le mois de janvier, la part de ces personnes hospitalisées avec Covid était faible, mais comme on le voit, elle a explosé avec la vague Omicron. Attention, le fait de ne pas être hospitalisé pour Covid ne veut pas dire que la maladie ne peut pas aggraver la situation du malade.

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que tous les départements métropolitains sont à la baisse. C’est dans les départements du nord-ouest que la diminution de l’incidence est la plus frappante, avec une chute de près de 50% dans une quinzaine de départements.

Il faut rappeler qu’en France métropolitaine, tous les départements se trouvaient jusqu’ici à des niveaux inédits d’incidence. Mais c’est désormais du passé puisque plusieurs départements sont repassés sous la barre des 1000 (la moyenne nationale est inférieure à 1400) . Certains départements, comme la Seine-Saint-Denis, approchent même désormais les 500 cas pour 100.000 habitants.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département (y compris dans les départements et régions d’outre-mer). Dans de nombreux départements, notamment en Île-de-France où Omicron est apparu plus tôt, l’incidence continue sa forte chute, suivie plus récemment du taux de positivité.

La carte du taux d’occupation en réanimation

Du côté des indicateurs hospitaliers aussi la baisse se perçoit dans tous quasiment toutes les régions. Si la tension reste très nette en Paca (84% d’occupation), on voit que l’on est descendu sous les 50% de taux d’occupation en Bretagne, Pays-de-la-Loire et en Normandie.

Une vaccination très efficace, mais qui patine

Comment expliquer cette cinquième vague? Difficile à dire tant le coronavirus réussit à déjouer les pronostics, mais il faut déjà rappeler qu’une hausse était prévisible dès le début de l’automne avec la dominance du variant Delta, bien plus contagieux. Depuis, le variant Omicron est venu jouer les trouble-fêtes.

Une hausse maîtrisée de l’épidémie en plein hiver, avec des mesures limitées (tel le pass sanitaire, le port du masque, l’aération des lieux clos, etc.), n’était possible que grâce à la vaccination. Si le vaccin ne protège pas à 100%, il réduit le risque d’infection et baisse drastiquement le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Aujourd’hui, 79% de la population est doublement vaccinée (et 57% triplement), comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous , avec des disparités entre les classes d’âge. Les enfants sont par exemple très, très, très peu vaccinés contrairement aux 70-80 ans qui sont 99% à avoir reçu une dose.

Mais on sait maintenant que l’efficacité du vaccin contre l’infection baisse avec le temps, notamment six mois après la vaccination, et encore plus avec le variant Omicron. La protection contre les formes graves de Covid-19 reste élevée, mais semble tout de même diminuer, notamment chez les personnes âgées.

C’est pour cela que de nombreux pays, dont la France, ont lancé une campagne de rappel. Dans ses prévisions de fin novembre, l’Institut Pasteur estime qu’une dose de rappel, en réduisant encore plus le risque d’hospitalisation des personnes les plus à risque et en diminuant le risque d’être infecté, peut faire baisser le pic des hospitalisations en théorie. Ainsi, un rappel pour les plus de 65 ans diminue la hauteur du pic de 20%, alors qu’un rappel pour l’ensemble des adultes le fait chuter de 44%.

La fulgurance du variant Omicron rend cette troisième dose encore plus indispensable.

Des vaccins toujours efficaces face au Covid-19

L’efficacité des vaccins et de la troisième dose se voient facilement si l’on analyse le nombre de personnes vaccinées ou non-vaccinées positives, hospitalisées ou en réanimation.

Il faut par contre faire attention: plus de 91% des adultes sont vaccinés. Il est donc logique qu’il y ait beaucoup de personnes vaccinées dans les hôpitaux. Mais si l’on compare à effectif égal (combien d’hospitalisés pour un million de vaccinés, versus combien d’hospitalisés pour un million de non-vaccinés), on voit bien que le vaccin est très efficace.

La preuve avec les graphiques ci-dessous . On y voit également que le rappel augmente encore plus l’efficacité du vaccin.

À voir aussi sur Le HuffPost: Variant Deltacron, mutations multiples... à partir de quand s’inquiéter?

  • Hu chevron_right

    Les chiffres et cartes du Covid en France au 17 février 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 February - 05:30 · 10 minutes

La fin de la cinquième vague de Covid-19 liée à Omicron est là, les courbes des contaminations et des hospitalisations continuent de fléchir.  

CORONAVIRUS - Enchaînement de bonnes nouvelles. Alors que les restrictions sanitaires sont levées les unes après les autres cette semaine, Olivier Véran annonce ce mercredi 16 février la fin du masque en intérieur “peut-être à la mi-mars”. Une mesure qui s’accompagnera d’un retrait du pass vaccinal (sauf en boîtes de nuit) si la circulation du virus continue de diminuer.

En Martinique aussi l’heure est aussi à la levée des restrictions. Le couvre-feu instauré en juillet est repoussé de deux heures dès ce vendredi 18 février. Il débutera à 22h au lieu de 20h. Les indicateurs épidémiologiques restent au-dessus des seuils d’alerte sur l’île, mais une nette amélioration de la situation sanitaire est observée. Le taux d’incidence, en baisse par rapport à la semaine précédente, s’établit à 2000 nouveaux cas de Covid-19 pour 100.000 habitants, contre environ 1400 cas pour 100.000 habitants en métropole.

Pour bien comprendre ce qu’il se passe au jour le jour en attendant la fin de la vague, Le HuffPost vous propose de regarder les derniers chiffres du Covid , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes . Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce jeudi 17 février sont ceux publiés la veille, mercredi 16 février.

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Les courbes nationales du Covid-19

Mercredi 16 février, la Direction générale de la Santé a recensé 98.735 cas positifs , contre 179.614 une semaine plus tôt.

Si l’on regarde la moyenne sur une semaine (la courbe bleue), on voit que la baisse est toujours forte, avec 108.148 cas recensés contre plus de 337.000 dimanche 30 janvier. Une baisse qui ne montre pas de signe d’affaiblissement depuis la fin janvier.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats. Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

Le premier graphique ci-dessous permet de visualiser la part du variant Omicron et du variant Delta dans les cas positifs. Comme on peut le voir, Omicron s’est imposé, et si Delta n’a pas complètement disparu, il représente 400 cas quotidiens au 13 février, contre plus de 130.000 pour Omicron, bien que ce dernier soit en baisse en chiffres absolus.

Les graphiques ci-dessous permettent de voir l’incidence, ainsi que d’autres indicateurs essentiels pour suivre l’évolution de l’épidémie.

On voit que la baisse des entrées en hospitalisation conventionnelle ainsi qu’en réanimation se confirme. Ces dernières étaient sur un plateau, alors même que l’incidence s’effondrait depuis plus d’une dizaine de jours. Le nombre de décès quotidien, qui arrive toujours avec un délai par rapport aux hospitalisations, semble également avoir atteint son pic.

Pour bien se rendre compte de l’évolution récente, voici les mêmes indicateurs, mais en se concentrant sur les deux derniers mois.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses. Pour autant, cette dynamique est rendue difficile à lire depuis la généralisation des autotests, non-comptabilisés.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

Dans une période si incertaine, il est important de regarder les tendances sur un temps plus long, et notamment la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers. Pour cela, il est intéressant de regarder l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

L’incidence continue sa nette décrue constatée depuis la fin janvier. Les entrées à l’hôpital, suivies des réanimations, ont quant à elles enfin entamé une décrue prononcée.

Toutes les barres pointant vers le bas, on peut dire que le pic de la 5e vague est véritablement atteint (à condition que cette baisse dure).

Le variant Omicron change la forme de la vague

Alors que l’incidence et la positivité ont explosé, il n’y a pas eu de saturation hospitalière aussi importante que dans les précédentes vagues. Pourquoi? Car le variant Omicron, aujourd’hui responsable de 99% des cas, change la donne avec sa sévérité moindre. Difficile de savoir à quel point cette baisse de virulence est liée à ses mutations ou au fait qu’il contamine des personnes vaccinées, et donc fortement protégées contre les formes graves.

Toujours est-il que le décrochage entre cas et hospitalisations ou réanimations est flagrant. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du nombre de cas, d’hospitalisations et d’entrées en réanimation en pourcentage par rapport au plus haut atteint lors de la seconde vague de Covid-19, en novembre 2020.

Comme on peut le voir, la différence entre les cas et les hospitalisations ou entrées en réanimations est flagrante avec Omicron. Avant cela, des divergences plus légères sont visibles entre les vagues. Elles sont difficiles à expliquer avec certitudes, mais plusieurs pistes peuvent être évoquées: la sévérité des variants Alpha et Delta, l’évolution de la campagne vaccinale, etc.

Et cette différence entre cas et formes graves est en réalité encore plus importante. Pour comprendre, il faut regarder le graphique suivant, qui montre les personnes entrées à l’hôpital à cause de la maladie Covid-19, ou pour une autre raison, mais qui sont par ailleurs positifs au coronavirus.

Avant le mois de janvier, la part de ces personnes hospitalisées avec Covid était faible, mais comme on le voit, elle a explosé avec la vague Omicron. Attention, le fait de ne pas être hospitalisé pour Covid ne veut pas dire que la maladie ne peut pas aggraver la situation du malade.

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que tous les départements métropolitains sont à la baisse. C’est dans les départements du nord-ouest que la diminution de l’incidence est la plus frappante, avec une chute de plus de 50% dans une quinzaine de départements.

Il faut rappeler qu’en France métropolitaine, tous les départements se trouvaient jusqu’ici à des niveaux inédits d’incidence. Mais c’est désormais du passé puisque plusieurs départements sont repassés sous la barre des 1000 (la moyenne nationale est inférieure à 1400) . Certains départements, comme la Seine-Saint-Denis, approchent même désormais les 500 cas pour 100.000 habitants.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département (y compris dans les départements et régions d’outre-mer). Dans de nombreux départements, notamment en Île-de-France où Omicron est apparu plus tôt, l’incidence continue sa forte chute, suivie plus récemment du taux de positivité.

La carte du taux d’occupation en réanimation

Du côté des indicateurs hospitaliers aussi la baisse se perçoit dans tous quasiment toutes les régions. Si la tension reste très nette en Paca (84% d’occupation), on voit que l’on est descendu sous les 50% de taux d’occupation en Bretagne, Pays-de-la-Loire et en Normandie.

Une vaccination très efficace, mais qui patine

Comment expliquer cette cinquième vague? Difficile à dire tant le coronavirus réussit à déjouer les pronostics, mais il faut déjà rappeler qu’une hausse était prévisible dès le début de l’automne avec la dominance du variant Delta, bien plus contagieux. Depuis, le variant Omicron est venu jouer les trouble-fêtes.

Une hausse maîtrisée de l’épidémie en plein hiver, avec des mesures limitées (tel le pass sanitaire, le port du masque, l’aération des lieux clos, etc.), n’était possible que grâce à la vaccination. Si le vaccin ne protège pas à 100%, il réduit le risque d’infection et baisse drastiquement le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Aujourd’hui, 79% de la population est doublement vaccinée (et 57% triplement), comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous , avec des disparités entre les classes d’âge. Les enfants sont par exemple très, très, très peu vaccinés contrairement aux 70-80 ans qui sont 99% à avoir reçu une dose.

Mais on sait maintenant que l’efficacité du vaccin contre l’infection baisse avec le temps, notamment six mois après la vaccination, et encore plus avec le variant Omicron. La protection contre les formes graves de Covid-19 reste élevée, mais semble tout de même diminuer, notamment chez les personnes âgées.

C’est pour cela que de nombreux pays, dont la France, ont lancé une campagne de rappel. Dans ses prévisions de fin novembre, l’Institut Pasteur estime qu’une dose de rappel, en réduisant encore plus le risque d’hospitalisation des personnes les plus à risque et en diminuant le risque d’être infecté, peut faire baisser le pic des hospitalisations en théorie. Ainsi, un rappel pour les plus de 65 ans diminue la hauteur du pic de 20%, alors qu’un rappel pour l’ensemble des adultes le fait chuter de 44%.

La fulgurance du variant Omicron rend cette troisième dose encore plus indispensable.

Des vaccins toujours efficaces face au Covid-19

L’efficacité des vaccins et de la troisième dose se voient facilement si l’on analyse le nombre de personnes vaccinées ou non-vaccinées positives, hospitalisées ou en réanimation.

Il faut par contre faire attention: plus de 91% des adultes sont vaccinés. Il est donc logique qu’il y ait beaucoup de personnes vaccinées dans les hôpitaux. Mais si l’on compare à effectif égal (combien d’hospitalisés pour un million de vaccinés, versus combien d’hospitalisés pour un million de non-vaccinés), on voit bien que le vaccin est très efficace.

La preuve avec les graphiques ci-dessous . On y voit également que le rappel augmente encore plus l’efficacité du vaccin.

À voir aussi sur Le HuffPost: Variant Deltacron, mutations multiples... à partir de quand s’inquiéter?

  • Hu chevron_right

    Fin du masque en entreprise et dans les transports: Véran vise a minima la mi-mars

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 08:20 · 1 minute

Pour la fin du masque en entreprise et dans les transports, Véran vise a minima la mi-mars

COVID - Pouvoir respirer normalement au bureau ? Peut-être cela redeviendra-t-il possible dans un mois. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Santé, interrogé ce mercredi 16 février sur Franceinfo . Olivier Véran a évoqué une possible levée de l’obligation du masque en entreprise ou à l’école d’ici ”à la mi-mars”.

Évidemment, cette levée de restriction est soumise à conditions: que la situation sanitaire continue de s’améliorer et que les hôpitaux retrouvent un ″état de fonctionnement normal”. ”À la mi-mars, on pourrait commencer à se poser sérieusement la question du port du masque en intérieur et du pass vaccinal ”, a-t-il déclaré.

“Je ne dis pas qu’on allégera tout, on gardera peut-être une queue de comète”, précise le ministre de la Santé. En ce qui concerne le pass vaccinal, il pourrait être levé , mais persister au-delà de la mi-mars dans certains lieux “qui sont très à risques”, comme les discothèques. Pour ces endroits-là, il évoque plutôt une levée éventuelle “fin mars, début avril.

Olivier Véran explique notamment que le mois de mars est une bonne période pour lever les restrictions vis à a vis de la pression dans les hôpitaux, car “c’est la fin de la période hivernale et son cortège de grippes et de gastros qui conduisent beaucoup de gens à l’hôpital”, mais aussi la “fin du gros de la saison de ski , donc la fin des traumatismes qui prennent aussi de la place en réanimation”.

Le ministre de la Santé le rappelle toutefois: “ceci est conditionné et proportionné à l’évolution de la situation épidémique”.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi on continue à nettoyer les surfaces contre le Covid (alors que ça ne sert à rien)

  • Hu chevron_right

    Les discothèques rouvrent et ce n'est pas la seule restriction qui est levée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 05:15 · 3 minutes

Discothèques ouvertes, retour des concerts debout, fin de l

CORONAVIRUS - Enfin un peu de répit. L’épidémie de Covid-19 reflue très nettement depuis deux semaines. Les cas de contaminations et d’admissions à l’hôpital dégringolent. Et le taux d’incidence connait une chute vertigineuse, de plus de 40% en une semaine .

Des pans de la vie d’avant peuvent donc reprendre dès ce mercredi 16 février. Pas question encore de relâcher les gestes barrières ni de tomber le masque, mais la baisse de la pandémie est suffisamment durable pour que le gouvernement donne son feu vert à de nouveaux allègements des protocoles sanitaires. “Nous pouvons avancer comme prévu sur la levée des dernières restrictions”, a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Voici donc ce qui est autorisé de nouveau.

  • Les discothèques rouvrent

Après plus de deux mois de fermeture, les discothèques rouvrent enfin. La fermeture des boîtes de nuit a été annoncée le 10 décembre pour quatre semaines. Le gouvernement a finalement repoussé trois fois leur réouverture: le 3 janvier puis le 24 janvier. C’est finalement la date de ce mercredi 16 février qui a été retenue.

Pour passer la porte des établissements de nuit, il faut montrer son pass vaccinal. Et bonne nouvelle, vous pourrez tomber le masque dès l’entrée de l’établissement. Dans les autres lieux clos soumis au pass (restaurants, musées, cinémas...) à partir du 28 février. Mais avant cette date, la danse masquée reste de rigueur.

  • Les concerts debout reprennent

Les concerts debout peuvent reprendre dans le respect du protocole sanitaire. Comme dans les discothèques, le masque reste obligatoire jusqu’au 28 février. Le ministère de la Santé recommande toutefois de garder le masque “en cas de regroupement de personnes avec une forte densité”.

Malgré cette bonne nouvelle, les professionnels du secteur restent prudents. Daniel Colling, président des sociétés d’exploitation des Zénith de Paris, Nantes et Toulouse, évoque à l’AFP une “chute” de la fréquentation “de 20-25 %”. En cause: des spectateurs qui réservent puis annulent par “peur du virus”.

  • Le popcorn de retour au cinéma, le sandwich dans le train

Dans les stades, cinémas, transports, vous pouvez de nouveau boire et manger. Cette interdiction inédite prise le 3 janvier en avait étonné plus d’un. Elle prend fin ce mercredi, mais attention dans les transports, après avoir bu votre café ou avalé votre sandwich, il faudra remettre le masque. Dans les bars, la consommation debout est de nouveau possible.

A noter enfin que la fin du masque dans les lieux clos soumis au pass vaccinal (cinémas, théâtres, musées...) qui entrera en vigueur le 28 février ne concernera pas les transports.

Nouvelles règles lundi à l’école

Bonne nouvelle pour les enfants: au retour des vacances d’hiver (21 février pour la zone B, 28 février pour la zone A et 7 mars pour la zone C), plus de masques à la récré dans les écoles et pour les activités sportives, même en intérieur. Le ministre de l’Éducation nationale Jean Michel Blanquer l’a annoncé vendredi 11 février en même temps qu’un allègement des “règles de brassage” des élèves. Les enfants pourront jouer ou rejoindre à la cantine des camarades de leur niveau et non plus seulement de leur classe.

D’autres réjouissances sont à venir: le masque en classe ne sera “vraisemblablement” plus obligatoire en classe dans le courant du printemps, espère Jean-Michel Blanquer. Les élèves cas contact ne devront plus faire qu’un seul autotest au lieu de trois dès le 28 février. Enfin, les déclarations sur l’honneur des tests demandées par l’école seront supprimées le 21 février.

Il sera alors temps de prévoir la fin du pass vaccinal pour renouer définitivement avec nos quotidiens d’avant Covid-19. Le “Monsieur vaccin” du gouvernement Alain Fischer a donné son top le 9 février pour une levée du pass. Envisagée pour l’instant “fin ou mars ou début avril” si, et seulement si, les indicateurs continuent de chuter.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

  • Hu chevron_right

    Les chiffres et cartes du Covid en France au 16 février 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 04:30 · 10 minutes

Le pic de la cinquième vague de Covid-19 est atteint et tous les chiffres de suivi sont à la baisse.

CORONAVIRUS - Aucun changement dans le calendrier de levée des restrictions . Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l’a confirmé à l’issue du Conseil des ministres ce mardi 15 février. C’est donc dès ce mercredi que les Français peuvent renouer avec leurs habitudes d’avant Covid-19: danser en boîte de nuit, se mettre debout en concert ou grignoter dans le train.

La prochaine étape sera l’allégement du protocole sanitaire dans les écoles. Dès la rentrée des vacances d’hiver, les enfants n’ont plus à porter leur masque à la récré ou lors des activités sportives.

Cette levée des restrictions est rendue possible par des chiffres du Covid-19 qui continue de diminuer en France. Une baisse de plus en plus en visible dans les hôpitaux. 2102 personnes ont été admises à l’hôpital le 14 février, soit plus de 600 personnes de moins qu’il y a une semaine. Parmi elles, 244 personnes ont été admises en réanimation, c’est 20% de moins que la semaine dernière.

Pour bien comprendre ce qu’il se passe au jour le jour en attendant la fin de la vague, Le HuffPost vous propose de regarder les derniers chiffres du Covid , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes . Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce mercredi 16 février sont ceux publiés la veille, mardi 15 février.

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Les courbes nationales du Covid-19

Mardi 15 février, la Direction générale de la Santé a recensé 142.253 cas positifs , contre 235.267 une semaine plus tôt.

Si l’on regarde la moyenne sur une semaine (la courbe bleue), on voit que la baisse est toujours forte, avec 119.702 cas recensés contre plus de 211.716 dimanche 30 janvier. Une baisse qui ne montre pas de signe d’affaiblissement depuis la fin janvier.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats. Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

Le premier graphique ci-dessous permet de visualiser la part du variant Omicron et du variant Delta dans les cas positifs. Comme on peut le voir, Omicron s’est imposé, et si Delta n’a pas complètement disparu, il représente 400 cas quotidiens au 12 février, contre plus de 133.000 pour Omicron, bien que ce dernier soit en baisse en chiffres absolus.

Les graphiques ci-dessous permettent de voir l’incidence, ainsi que d’autres indicateurs essentiels pour suivre l’évolution de l’épidémie.

On voit que la baisse des entrées en hospitalisation conventionnelle ainsi qu’en réanimation se confirme. Ces dernières étaient sur un plateau, alors même que l’incidence s’effondrait depuis plus d’une dizaine de jours. Le nombre de décès quotidien, qui arrive toujours avec un délai par rapport aux hospitalisations, semble également avoir atteint son pic.

Pour bien se rendre compte de l’évolution récente, voici les mêmes indicateurs, mais en se concentrant sur les deux derniers mois.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses. Pour autant, cette dynamique est rendue difficile à lire depuis la généralisation des autotests, non-comptabilisés.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

Dans une période si incertaine, il est important de regarder les tendances sur un temps plus long, et notamment la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers. Pour cela, il est intéressant de regarder l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

L’incidence continue sa nette décrue constatée depuis la fin janvier. Les entrées à l’hôpital, suivies des réanimations, ont quant à elles enfin entamé une décrue prononcée.

Toutes les barres pointant vers le bas, on peut dire que le pic de la 5e vague est véritablement atteint (à condition que cette baisse dure).

Le variant Omicron change la forme de la vague

Alors que l’incidence et la positivité ont explosé, il n’y a pas eu de saturation hospitalière aussi importante que dans les précédentes vagues. Pourquoi? Car le variant Omicron, aujourd’hui responsable de 99% des cas, change la donne avec sa sévérité moindre. Difficile de savoir à quel point cette baisse de virulence est liée à ses mutations ou au fait qu’il contamine des personnes vaccinées, et donc fortement protégées contre les formes graves.

Toujours est-il que le décrochage entre cas et hospitalisations ou réanimations est flagrant. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du nombre de cas, d’hospitalisations et d’entrées en réanimation en pourcentage par rapport au plus haut atteint lors de la seconde vague de Covid-19, en novembre 2020.

Comme on peut le voir, la différence entre les cas et les hospitalisations ou entrées en réanimations est flagrante avec Omicron. Avant cela, des divergences plus légères sont visibles entre les vagues. Elles sont difficiles à expliquer avec certitudes, mais plusieurs pistes peuvent être évoquées: la sévérité des variants Alpha et Delta, l’évolution de la campagne vaccinale, etc.

Et cette différence entre cas et formes graves est en réalité encore plus importante. Pour comprendre, il faut regarder le graphique suivant, qui montre les personnes entrées à l’hôpital à cause de la maladie Covid-19, ou pour une autre raison, mais qui sont par ailleurs positifs au coronavirus.

Avant le mois de janvier, la part de ces personnes hospitalisées avec Covid était faible, mais comme on le voit, elle a explosé avec la vague Omicron. Attention, le fait de ne pas être hospitalisé pour Covid ne veut pas dire que la maladie ne peut pas aggraver la situation du malade.

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que tous les départements métropolitains sont à la baisse. C’est dans les départements du nord-ouest que la diminution de l’incidence est la plus frappante, avec une chute de plus de 50% dans une quinzaine de départements.

Il faut rappeler qu’en France métropolitaine, tous les départements se trouvaient jusqu’ici à des niveaux inédits d’incidence. Mais c’est désormais du passé puisque plusieurs départements sont repassés sous la barre des 1000 . Certains départements, comme la Seine-Saint-Denis, approchent même désormais les 500 cas pour 100.000 habitants.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département (y compris dans les départements et régions d’outre-mer). Dans de nombreux départements, notamment en Île-de-France où Omicron est apparu plus tôt, l’incidence continue sa forte chute, suivie plus récemment du taux de positivité.

La carte du taux d’occupation en réanimation

Du côté des indicateurs hospitaliers aussi la baisse se perçoit dans tous quasiment toutes les régions. Si la tension reste très nette en Paca (87% d’occupation), on voit que l’on est descendu sous les 50% de taux d’occupation en Pays-de-la-Loire et en Normandie.

Une vaccination très efficace, mais qui patine

Comment expliquer cette cinquième vague? Difficile à dire tant le coronavirus réussit à déjouer les pronostics, mais il faut déjà rappeler qu’une hausse était prévisible dès le début de l’automne avec la dominance du variant Delta, bien plus contagieux. Depuis, le variant Omicron est venu jouer les trouble-fêtes.

Une hausse maîtrisée de l’épidémie en plein hiver, avec des mesures limitées (tel le pass sanitaire, le port du masque, l’aération des lieux clos, etc.), n’était possible que grâce à la vaccination. Si le vaccin ne protège pas à 100%, il réduit le risque d’infection et baisse drastiquement le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Aujourd’hui, 79% de la population est doublement vaccinée, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous , avec des disparités entre les classes d’âge. Les enfants sont par exemple très, très, très peu vaccinés contrairement aux 70-80 ans qui sont 99% à avoir reçu une dose.

Mais on sait maintenant que l’efficacité du vaccin contre l’infection baisse avec le temps, notamment six mois après la vaccination, et encore plus avec le variant Omicron. La protection contre les formes graves de Covid-19 reste élevée, mais semble tout de même diminuer, notamment chez les personnes âgées.

C’est pour cela que de nombreux pays, dont la France, ont lancé une campagne de rappel. Dans ses prévisions de fin novembre, l’Institut Pasteur estime qu’une dose de rappel, en réduisant encore plus le risque d’hospitalisation des personnes les plus à risque et en diminuant le risque d’être infecté, peut faire baisser le pic des hospitalisations en théorie. Ainsi, un rappel pour les plus de 65 ans diminue la hauteur du pic de 20%, alors qu’un rappel pour l’ensemble des adultes le fait chuter de 44%.

La fulgurance du variant Omicron rend cette troisième dose encore plus indispensable.

Des vaccins toujours efficaces face au Covid-19

L’efficacité des vaccins et de la troisième dose se voient facilement si l’on analyse le nombre de personnes vaccinées ou non-vaccinées positives, hospitalisées ou en réanimation.

Il faut par contre faire attention: plus de 91% des adultes sont vaccinés. Il est donc logique qu’il y ait beaucoup de personnes vaccinées dans les hôpitaux. Mais si l’on compare à effectif égal (combien d’hospitalisés pour un million de vaccinés, versus combien d’hospitalisés pour un million de non-vaccinés), on voit bien que le vaccin est très efficace.

La preuve avec les graphiques ci-dessous . On y voit également que le rappel augmente encore plus l’efficacité du vaccin.