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    La série Netflix "Heartstopper" s'offre deux nouvelles saisons

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 07:26 · 2 minutes

Nick et Charlie, héros de Nick et Charlie, héros de "Heartstopper" sur Netflix.

SÉRIES - Un succès immédiat qui ne restera pas sans lendemain. Bonne nouvelle pour les nombreux fans de la récente série britannique Heartstopper disponible sur Netflix depuis le 22 avril: Nick et Charlie seront de retour dans une saison 2 et une saison 3.

Alice Oseman, créatrice et scénariste de Heartstopper a confirmé la nouvelle ce vendredi 20 mai dans une vidéo . Celle qui est déjà à l’origine du roman graphique dont s’inspire la série a partagé un dessin de ses deux héros avec la mention “Deux saison de plus”.

“Nous avons été ravis de la réaction mondiale et nous avons hâte de continuer l’histoire avec deux saisons supplémentaires. Nous avons mis tellement d’amour dans la réalisation de Heartstopper, donc rassembler l’équipe pour deux saisons supplémentaires est un rêve devenu réalité”, a-t-elle ajouté.

Un succès immédiat

Un renouvellement précoce mais qui atteste du succès fulgurant de cette série qui traite avec sensibilité et réalisme d’amours adolescentes, sans oublier d’aborder avec justesse les violences envers de nombreux jeunes LGBT+ .

L’histoire est celle d’un jeune garçon du nom de Charlie (Joe Locke), un collégien britannique en classe de 3e, un brin gringalet et ouvertement gay. Le jour de la rentrée, il fait la rencontre de Nick (Kit Connor). Contrairement au premier, Nick est populaire, costaud et est le capitaine de l’équipe de rugby.

Dans cette série adolescente, on retrouve également l’actrice oscarisée Olivia Colman dans le rôle de Sarah, la mère de Nick. La série serait déjà l’un des dix show britanniques du géant du streaming les plus regardés dans le monde depuis sa mise en ligne selon le New York Times .

À voir également sur Le HuffPost: Le pape François demande aux parents d’enfants homosexuels de les soutenir

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    Contre l'homophobie, "Heartstopper" sur Netflix fait mieux que beaucoup de campagnes de prévention

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May - 04:00 · 3 minutes

Nick et Charlie, héros de Nick et Charlie, héros de "Heartstopper" sur Netflix.

SÉRIES - Exit les clichés. À l’heure de la journée mondiale contre l’homophobie , la transphobie et la biphobie, qui se tient ce mardi 17 mai, une série pour ados mise en ligne sur Netflix au mois d’avril dernier est particulièrement de circonstance. Elle s’intitule Heartstopper.

L’histoire est celle d’un jeune garçon du nom de Charlie (Joe Locke), un collégien britannique en classe de 3ème, un brin gringalet et ouvertement homosexuel. Le jour de la rentrée, il fait la rencontre Nick (Kit Connor). Contrairement au premier, Nick est populaire, costaud et est le capitaine de l’équipe de rugby.

Entre les deux ados, c’est un “match” amical. Et ce, d’entrée de jeu. Ils ne se quittent plus et ne manquent pas d’attentions l’un envers l’autre. De quoi laisser espérer à Charlie qu’une belle histoire d’amour avec Nick puisse être possible. Que lui aussi, peut-être, aime les garçons.

Des conversations tardives dans la nuit aux rapprochements, en passant par le premier baiser. Heartstopper laisse à voir une comédie romantique sensible, délicate et touchante, loin du trash, des drogues, des scènes de sexe et des personnages queers bodybuildés de beaucoup d’autres productions pour ados.

Un scénario réaliste

L’intrigue n’est pas très originale, mais elle n’est pas tirée par les cheveux. Ce n’est pas niais, c’est juste, notamment dans sa représentation du harcèlement à l’école, des difficultés à trouver sa place quand on est gay ou lesbienne, du sentiment de solitude et de la difficile acceptation de son homosexualité face aux stigmatisations et l’intolérance des autres. La série du réalisateur britannique Euros Lyn ne donne pas de leçons, elle est réaliste.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de Heartstopper :

Cette nouvelle production Netflix est d’ailleurs une adaptation d’un webcomic à succès, écrit par l’autrice britannique queer Alice Oseman. Aujourd’hui âgée de 27 ans, cette dernière a déjà publié quatre romans et deux courtes histoires à destination des jeunes adultes. Ses personnages sont attachants, ses histoires simples et sincères. On s’y reconnaît.

Et d’ailleurs, sur Netflix, Heartstopper est un phénomène. D’après le New York Times , il s’agit d’un des dix shows anglophones les plus regardés dans le monde sur la plateforme depuis qu’il a été mis en ligne. Il n’a pas seulement ému sa cible, les ados. “De nombreux millenials queer plus âgés ont été éblouis par la série”, raconte le journaliste et auteur Owen Jones dans un édito du Guardian.

Une “bouée de sauvetage”

“Cependant, ils ont également un fort sentiment de deuil à l’égard de ce qu’ils n’ont, eux, jamais eu: l’acceptation par nos pairs hétéros ou une représentation aussi assumée sur nos écrans, précise-t-il. [...] Pour quelqu’un qui n’a fait son coming out qu’à 20 ans, ce qui était si terrifiant à l’adolescence, c’était la solitude pure et simple du placard.” À la télé, les programmes mettant en scène des homosexuels étaient si mauvais que cela a aggravé son sentiment de solitude.

“Les jeunes LGBT+ ont maintenant une série avec des personnages tendres et adorables qui font face à des difficultés, mais qui ont aussi la possibilité d’être heureux, ajoute le journaliste. Cette série a des chances d’être une bouée de sauvetage pour beaucoup.”

Ce lundi, un rapport du ministère de l’Intérieur indique que les plaintes pour crimes et délits commis envers les personnes LGBT+ ont augmenté de 28% en France, en 2021. Ce rapport rappelle que la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie n’est pas terminée. Même si, à elle seule, Heartstopper ne va pas endiguer le problème, la série a le mérite de mettre un peu de baume au cœur et de contribuer à l’effort de sensibilisation.

À voir également sur Le HuffPost : Censuré par son principal, ce lycéen gay ne s’est pas laissé intimider pour terminer son discours

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    "Black Mirror" de retour sur Netflix, trois ans après la saison 5

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 16:44 · 2 minutes

Affiche de la saison 5  de Black Mirror, sortie le 3 juin 2019 sur Netflix.  Affiche de la saison 5  de Black Mirror, sortie le 3 juin 2019 sur Netflix.

NETFLIX - Black Mirror prépare son retour. La série britannique aura bien droit à une saison 6, actuellement en production chez Netflix , annonce Variety ce lundi 16 mai. Le casting aurait même commencé, précise le magazine américain.

Le dernier épisode de la série d’anticipation diffusé sur la plateforme remonte à juin 2019 . Mais cette longue absence semble valoir le coup, avec à la clé un retour qui s’annonce grandiose. Chaque épisode durera plus d’une heure, et fera l’objet de “très gros coûts de production”, précise Variety . “La nouvelle saison sera encore plus ample et cinématographique, chaque épisode sera envisagé comme un film”, ajoute le magazine.

La suite de Black Mirror comptera plus d’épisodes que la cinquième saison, qui elle n’en est composée que de trois. On y retrouve notamment Andrew Scott, Anthony Mackie, Yahya Abdul-Mateen II, Topher Grace ou encore Miley Cyrus.

Une pause liée au Covid-19

Après cette dernière saison, Charlie Brooker a posé son stylo pendant trois ans. Et pour cause: pendant la pandémie de Covid-19 , le scénariste avouait que créer de nouveaux épisodes lui paraissait être une mauvaise idée dans une telle période de crise globale. “En ce moment, je ne sais pas qui voudrait regarder des histoires mettant en scène des sociétés en train de s’écrouler donc je ne travaille pas sur de nouveaux épisodes de Black Mirror ”, expliquait-il à Radio Times en mai 2022. À l’inverse, il déclarait se tourner vers l’écriture de scénarios à visée humoristique.

Dès ses débuts sur Channel 4 , la série dystopique a rencontré un grand succès en Grande-Bretagne à partir de 2014. Avec une troisième saison produite par Netflix en 2016, Black Mirror a ensuite signé un succès international.

Souvent sombres et satiriques, tous les épisodes sont indépendants les uns des autres, et se déroulent dans un futur proche. Ils explorent les possibles scénarios engendrés par notre obsession des écrans, et autres objets de technologie omniprésents dans notre quotidien.

En 2018, Charlie Brooker a également écrit un film interactif baptisé Black Mirror: Bandersnatch , dans lequel il a largement exploré le style cinématographique visé dans la prochaine saison. Un film pas comme les autres, puisque lors de leur visionnage, les téléspectateurs peuvent prendre des décisions pour le personnage, un jeune programmeur des années 80, et influencer le cours de l’histoire.

Concernant la saison 6 de la série, les éléments de scénarios, date de sortie et autres détails sont encore gardés secrets par le créateur.

À voir également sur Le HuffPost : Ce que Black Mirror nous dit de l’avenir

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    Une 4e saison de "Baron Noir"? C'est "très probable", affirme Kad Merad

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 07:05 · 2 minutes

Sur le plateau de Sur le plateau de "Clique", Kad Merad, qui campe le personnage principal de série "Baron noir", a laissé entendre qu'une quatrième saison du feuilleton politique de Canal+ pourrait voir le jour (image tirée de la série).

SÉRIES TÉLÉ - “Je m’avance, mais tant pis...” Alors que la bataille pour les élections législatives des 12 et 19 juin fait rage dans le monde réel, Kad Merad a dû faire très plaisir aux passionnés de politique-fiction en annonçant, samedi 14 mai, sur le plateau de “ Clique ” qu’une quatrième saison de “ Baron noir ” pourrait voir le jour.

Pourtant, en septembre 2020, Éric Benzekri, le créateur du feuilleton diffusé par Canal+ assurait sans détour que la troisième saison serait la dernière . Et donc que Philippe Rickwaert, le personnage campé par Kad Merad et tout juste devenu président de la République, ne serait donc jamais vu au pouvoir.

Une déception pour les très nombreux fans d’une série qui aura réussi à anticiper plusieurs faits politiques majeurs de ces dernières années, de la gifle reçue par Emmanuel Macron aux tractations à gauche en vue des législatives, en passant par le difficile choix d’appeler à faire barrage à l’extrême droite au second tour de la présidentielle face à un sortant décrié.

“Je ne vais pas aller en prison si ça ne se fait pas...”

Mais dans l’émission diffusée ce samedi, Kad Merad a donc ravivé l’espoir. “Après ’Pamela Rose’ (films qui vont avoir droit à une suite en série, ndlr ), il y a effectivement le projet d’une quatrième saison. C’est très probable”, a-t-il répondu à Mouloud Achour, qui l’interrogeait justement sur la résonance de la série avec la politique française.

Et de s’essayer à des explications un rien plus précises: “Il y a des chances (que cela se fasse), et puis la façon dont la saison va être amenée va être assez originale. Je ne peux pas en dire trop, mais...”, a ajouté celui qui a tenu à rappeler qu’il était effectivement devenu président au terme de la troisième saison.

“Il y a un projet”, a-t-il même affirmé, ”Éric Benzekri est en train de (réfléchir), il y a une envie, une intention.” Sans toutefois que Kad Merad ait pu lire, pour l’heure, la moindre ligne d’un futur scénario. “Je m’avance, mais tant pis. Je ne vais pas aller en prison si ça ne se fait pas... Enfin je vais peut-être me faire emmerder sur les réseaux sociaux.”

À voir également sur le HuffPost : Cette scène de “Baron Noir” dit (presque) tout du off en politique

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    La série "Oussekine" sur Disney+ rappelle que cette affaire est tout sauf un fait divers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 May - 17:00 · 5 minutes

Les acteurs Malek Lamraoui (Ben Amar),  Naidra Ayadi (Fatna), Hiam Abbass (Aïcha), Mouna Soualem (Sarah) et Tewfik Jallab (Mohamed) incarnent la famille de Malik Oussekine Les acteurs Malek Lamraoui (Ben Amar), Naidra Ayadi (Fatna), Hiam Abbass (Aïcha), Mouna Soualem (Sarah) et Tewfik Jallab (Mohamed) incarnent la famille de Malik Oussekine

SÉRIES - Malik Oussekine est devenu “une sorte d’icône de la contestation populaire”, pourtant depuis 35 ans “personne ne s’était vraiment penché sur lui pour raconter son histoire”. Le réalisateur et coscénariste Antoine Chevrollier s’y est attelé avec justesse et poids dans la mini-série Oussekine , dont les 4 épisodes d’une heure sont disponibles depuis ce mercredi 11 mai sur la plateforme de streaming Disney+ .

L’histoire, c’est celle de ce jeune étudiant de 22 ans, Français d’origine algérienne, mort sous les coups des policiers du “peloton voltigeur” dans le hall d’un immeuble du Quartier latin dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en marge des manifestations estudiantines contre le projet de loi Devaquet. Mais il serait bien trop réducteur de n’en dire que ça.

Derrière le symbole Oussekine, la douleur

Une “tragédie générationnelle” pour l’acteur Slimane Dazi qui incarne le père de Malik Oussekine dans la fiction, un “fait de société majeur qui doit être considéré comme tel” pour Antoine Chevrollier, la série s’accorde à montrer à quel point l’affaire Malik Oussekine est tout sauf un fait divers. Elle est évidemment aujourd’hui indissociable du combat contre les violences policières, mais aussi intimement liée à l’histoire de l’immigration post-coloniale via la trajectoire de la famille Oussekine. Elle évoque aussi la situation politique de la France qui vivait une cohabitation ou encore le contexte social. Sans oublier le drame familial au cœur de ces quatre épisodes qui reposent sur un casting irréprochable.

“On voulait aller derrière le portrait figé qu’on a vu de Malik sur les pancartes des manifestations”, explique au HuffPost Faïza Guene, autrice et co-scénariste de la série aux côtés de Cédric Ido, Julien Lilti et Lina Soualem, “pour montrer que derrière le symbole, derrière le nom, il y a une histoire réelle, une douleur”. Pour y parvenir, le récit se découpe en trois strates distinctes qui cohabitent.

D’abord le temps présent, qui suit le combat de la famille de Malik jusqu’au procès des deux policiers, puis une autre se concentrant sur les dernières heures du jeune homme. Enfin, la dernière strate inscrit l’histoire individuelle de la famille Oussekine dans celle de la France, comme cette reconstitution poignante du massacre d’Octobre 1961 où des manifestants algériens sont jetés dans la Seine par des policiers.

La série n’omet pas non plus d’évoquer comment l’État français a menti sur les circonstances de sa mort et tenté de “justifier” les coups de ses policiers. “Attention, si on ne trouve rien [sur Malik Oussekine], il vont nous en faire un martyr”, lance le personnage Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité au moment des faits. C’est lui qui, trois mois après le drame, déclenchait une nouvelle polémique en déclarant à des journalistes du Monde que Malik Oussekine “n’était pas le héros des étudiants français qu’on a dit” et en ajoutant: “Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais de faire le con dans la nuit”.

Tout au long de l’écriture et même du tournage, Antoine Chevrollier a pu compter sur “la bénédiction” de Sarah, Ben Ammar et Mohamed Oussekine, sœur et frères du jeune étudiant battu à mort par des policiers en 1986. Grâce à de longs entretiens, mais aussi des rencontres avec certains des acteurs de la fiction, ils ont “permis de charger le récit de véracité”. Le réalisateur, à qui l’on doit des épisodes d’ Engrenages , du Bureau des Légendes ou de Baron Noir , s’est aussi entretenu avec l’avocat de la famille Oussekine, Georges Kiejman, le médecin réanimateur intervenu le soir du drame ou encore des policiers et journalistes qui ont suivi l’affaire.

Sayyid El Alami dans le rôle de Malik Oussekine, mort à 22 ans sous les coups de deux policiers dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 Sayyid El Alami dans le rôle de Malik Oussekine, mort à 22 ans sous les coups de deux policiers dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986

Et peu importe le niveau de lecture du récit auquel le spectateur sera le plus sensible, on ne peut que s’attacher au destin de cet étudiant de 22 ans, joué à l’écran par Sayyid El Alami. Avant de prendre de plein fouet l’injustice profonde de cette mort violente que la série ne se cache pas de montrer. “Pour accepter, il faut ressentir, et pour ressentir il faut voir. Alors il fallait aussi montrer cette violence”, souffle Antoine Chevrollet lorsqu’on l’interroge sur la difficulté de filmer la scène où Malik Oussekine est roué de coups par les policiers.

“La justice par la mémoire”

Les deux membres du “peloton voltigeur motocycliste”, le brigadier Jean Schmitt et le gardien Christophe Garcia, 53 et 23 ans à l’époque des faits, ont été jugés trois ans plus tard aux assises de Paris pour “coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Ils ont été condamnés le 27 janvier 1990 à des peines de prison avec sursis (cinq et deux ans respectivement).

À l’époque, ces condamnations marquent “une première”, se souvient auprès de l’AFP l’avocat Georges Kiejman, rappelant que jusqu’ici les policiers mis en cause dans ce genre de faits n’étaient jamais poursuivis. Mais pour la famille de Malik Oussekine et des milliers de Français, l’injustice est immense. Environ 2000 personnes ont manifesté le surlendemain du procès devant le Palais de Justice contre “ce verdict de clémence”.

Depuis l’histoire avait été trop peu racontée. Ni le cinéma, ni la télévision française ne s’en étaient emparés. Jusqu’à cette série du géant américain Disney+ en quatre épisodes, en ligne dans le monde entier ce mercredi 11 mai. Coïncidence du calendrier, Rachid Bouchareb présente le film Nos frangins, qui en est aussi inspiré, en avant-première au Festival de Cannes.

“Il était vraiment temps de faire une fiction basée sur ces faits réels”, insiste le comédien Slimane Dazi, “pour que la singularité de cette histoire familiale réveille l’inconscient collectif. C’est un pan de l’histoire qu’on doit faire revivre”. Pour “apporter d’une certaine façon de la justice par la mémoire”, complète l’interprète Sayyid El Alami. Et ne plus jamais oublier.

À voir également sur Le HuffPost: 30 ans après les émeutes de Los Angeles, le message de paix de la fille de Rodney King

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    La série "Oussekine" sur Disney+ rappelle que cette affaire est tout sauf un fait divers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 04:15 · 5 minutes

Les acteurs Malek Lamraoui (Ben Amar),  Naidra Ayadi (Fatna), Hiam Abbass (Aïcha), Mouna Soualem (Sarah) et Tewfik Jallab (Mohamed) incarnent la famille de Malik Oussekine Les acteurs Malek Lamraoui (Ben Amar), Naidra Ayadi (Fatna), Hiam Abbass (Aïcha), Mouna Soualem (Sarah) et Tewfik Jallab (Mohamed) incarnent la famille de Malik Oussekine

SÉRIES - Malik Oussekine est devenu “une sorte d’icône de la contestation populaire”, pourtant depuis 35 ans “personne ne s’était vraiment penché sur lui pour raconter son histoire”. Le réalisateur et coscénariste Antoine Chevrollier s’y est attelé avec justesse et poids dans la mini-série Oussekine , dont les 4 épisodes d’une heure sont disponibles depuis ce mercredi 11 mai sur la plateforme de streaming Disney+ .

L’histoire, c’est celle de ce jeune étudiant de 22 ans, Français d’origine algérienne, mort sous les coups des policiers du “peloton voltigeur” dans le hall d’un immeuble du Quartier latin dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en marge des manifestations estudiantines contre le projet de loi Devaquet. Mais il serait bien trop réducteur de n’en dire que ça.

Derrière le symbole Oussekine, la douleur

Une “tragédie générationnelle” pour l’acteur Slimane Dazi qui incarne le père de Malik Oussekine dans la fiction, un “fait de société majeur qui doit être considéré comme tel” pour Antoine Chevrollier, la série s’accorde à montrer à quel point l’affaire Malik Oussekine est tout sauf un fait divers. Elle est évidemment aujourd’hui indissociable du combat contre les violences policières, mais aussi intimement liée à l’histoire de l’immigration post-coloniale via la trajectoire de la famille Oussekine. Elle évoque aussi la situation politique de la France qui vivait une cohabitation ou encore le contexte social. Sans oublier le drame familial au cœur de ces quatre épisodes qui reposent sur un casting irréprochable.

“On voulait aller derrière le portrait figé qu’on a vu de Malik sur les pancartes des manifestations”, explique au HuffPost Faïza Guene, autrice et co-scénariste de la série aux côtés de Cédric Ido, Julien Lilti et Lina Soualem, “pour montrer que derrière le symbole, derrière le nom, il y a une histoire réelle, une douleur”. Pour y parvenir, le récit se découpe en trois strates distinctes qui cohabitent.

D’abord le temps présent, qui suit le combat de la famille de Malik jusqu’au procès des deux policiers, puis une autre se concentrant sur les dernières heures du jeune homme. Enfin, la dernière strate inscrit l’histoire individuelle de la famille Oussekine dans celle de la France, comme cette reconstitution poignante du massacre d’Octobre 1961 où des manifestants algériens sont jetés dans la Seine par des policiers.

La série n’omet pas non plus d’évoquer comment l’État français a menti sur les circonstances de sa mort et tenté de “justifier” les coups de ses policiers. “Attention, si on ne trouve rien [sur Malik Oussekine], il vont nous en faire un martyr”, lance le personnage Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité au moment des faits. C’est lui qui, trois mois après le drame, déclenchait une nouvelle polémique en déclarant à des journalistes du Monde que Malik Oussekine “n’était pas le héros des étudiants français qu’on a dit” et en ajoutant: “Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais de faire le con dans la nuit”.

Tout au long de l’écriture et même du tournage, Antoine Chevrollier a pu compter sur “la bénédiction” de Sarah, Ben Ammar et Mohamed Oussekine, sœur et frères du jeune étudiant battu à mort par des policiers en 1986. Grâce à de longs entretiens, mais aussi des rencontres avec certains des acteurs de la fiction, ils ont “permis de charger le récit de véracité”. Le réalisateur, à qui l’on doit des épisodes d’ Engrenages , du Bureau des Légendes ou de Baron Noir , s’est aussi entretenu avec l’avocat de la famille Oussekine, Georges Kiejman, le médecin réanimateur intervenu le soir du drame ou encore des policiers et journalistes qui ont suivi l’affaire.

Sayyid El Alami dans le rôle de Malik Oussekine, mort à 22 ans sous les coups de deux policiers dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 Sayyid El Alami dans le rôle de Malik Oussekine, mort à 22 ans sous les coups de deux policiers dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986

Et peu importe le niveau de lecture du récit auquel le spectateur sera le plus sensible, on ne peut que s’attacher au destin de cet étudiant de 22 ans, joué à l’écran par Sayyid El Alami. Avant de prendre de plein fouet l’injustice profonde de cette mort violente que la série ne se cache pas de montrer. “Pour accepter, il faut ressentir, et pour ressentir il faut voir. Alors il fallait aussi montrer cette violence”, souffle Antoine Chevrollet lorsqu’on l’interroge sur la difficulté de filmer la scène où Malik Oussekine est roué de coups par les policiers.

“La justice par la mémoire”

Les deux membres du “peloton voltigeur motocycliste”, le brigadier Jean Schmitt et le gardien Christophe Garcia, 53 et 23 ans à l’époque des faits, ont été jugés trois ans plus tard aux assises de Paris pour “coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Ils ont été condamnés le 27 janvier 1990 à des peines de prison avec sursis (cinq et deux ans respectivement).

À l’époque, ces condamnations marquent “une première”, se souvient auprès de l’AFP l’avocat Georges Kiejman, rappelant que jusqu’ici les policiers mis en cause dans ce genre de faits n’étaient jamais poursuivis. Mais pour la famille de Malik Oussekine et des milliers de Français, l’injustice est immense. Environ 2000 personnes ont manifesté le surlendemain du procès devant le Palais de Justice contre “ce verdict de clémence”.

Depuis l’histoire avait été trop peu racontée. Ni le cinéma, ni la télévision française ne s’en étaient emparés. Jusqu’à cette série du géant américain Disney+ en quatre épisodes, en ligne dans le monde entier ce mercredi 11 mai. Coïncidence du calendrier, Rachid Bouchareb présente le film Nos frangins, qui en est aussi inspiré, en avant-première au Festival de Cannes.

“Il était vraiment temps de faire une fiction basée sur ces faits réels”, insiste le comédien Slimane Dazi, “pour que la singularité de cette histoire familiale réveille l’inconscient collectif. C’est un pan de l’histoire qu’on doit faire revivre”. Pour “apporter d’une certaine façon de la justice par la mémoire”, complète l’interprète Sayyid El Alami. Et ne plus jamais oublier.

À voir également sur Le HuffPost: 30 ans après les émeutes de Los Angeles, le message de paix de la fille de Rodney King

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    La série “Parlement” illustre le poids des lobbies à Bruxelles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 16:30 · 6 minutes

SÉRIE TÉLÉ - Ce 9 mai est synonyme de journée de l’Europe... et surtout du retour de Parlement. La comédie sur les institutions européennes revient ce lundi avec une saison 2 disponible sur france.tv. Dans le même temps, France 5 diffuse à 21h00 la première saison de la série qui avait séduit plus de 2 millions de curieux sur la plateforme FranceTV Slash en avril 2020.

À cette occasion, Le HuffPost a proposé à Adrien Le Louarn, assistant parlementaire à Bruxelles de décrypter, dans une vidéo à voir en tête de cet article, la série qui met à l’honneur ce rôle crucial des travailleurs de l’ombre. Dans cette co-production franco-allemande, Samy (Xavier Lacaille) incarne un jeune assistant parlementaire du député Michel Specklin (Philippe Duquesne) qui semble tout aussi perdu au Parlement que son nouvel assistant.

Ensemble, ils vont tenter de défendre un amendement interdisant le finning , le découpage d’ailerons de requin. Mais ils vont se frotter aux jeux de pouvoirs et à la pression des lobbies qui défendent des intérêts privés.

Les tractations au “Mickey Mouse Bar” du Parlement

La série rappelle déjà à quel point lobbyistes et parlementaires se côtoient quotidiennement puisque les groupes de pression ont accès au bâtiment s’ils sont inscrits sur le registre de transparence, une liste publique bien réelle qui répertorie les différents groupes de pression à Bruxelles. Ils sont peu plus de 12.000 en date du 9 mai 2022.

Si les rencontres ne se font jamais par hasard, comme c’est le cas dans la série avec Samy, elles se font bien à la cafétéria du Parlement, lieu majeur de l’institution qui porte un nom pourtant hautement improbable.

“Il y a un décalage complet puisque la cafétéria principale du Parlement européen s’appelle le ‘Mickey Mouse Bar’”, ironise Adrien Le Louarn, qui travaille pour la députée Manon Aubry, co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen. “Derrière ce nom enfantin et sympathique, ce lieu permet en fait à l’industrie du tabac de faire passer ses idées puisque c’est dans ces fauteuils multicolores que les lobbyistes vont discuter de sujets très importants avec les députés.”

“Les amendements clé en main” des lobbies

Dans Parlement , Guido Bonafide (Nicollo Senni), le lobbyiste qui défend les intérêts des pêcheurs, va jusqu’à rédiger des amendements à la place des députés, les soumettant directement à Samy l’assistant parlementaire. Là encore du déjà-vu à Bruxelles.

“Cette scène montre à quel point les lobbyistes sont déterminés pour défendre leurs intérêts en écrivant quand ils en ont besoin, des amendements clé en main à un paquet de députés”, explique Adrien Le Louarn, qui tempère toutefois en précisant que ces lobbies ne peuvent pas agir seuls. “Si ces amendements finissent par être présentés et adoptés, c’est grâce à la complicité de certains députés qui acceptent de les défendre. Sans ce relai dans l’hémicycle le pouvoir des lobbies est nul.”

Ce poids des lobbies sur les votes au Parlement a encore fait l’actualité le 3 mai dernier avec la polémique autour de l’interdiction de la pêche au chalut. L’eurodéputé LREM Pierre Karleskind, président de la commission de la Pêche du Parlement européen, a tout fait pour préserver cette pratique décriée, déposant un amendement visant à n’interdire les techniques de pêche destructrices que dans les zones de protection stricte... Ce qui est déjà le cas en France. Un amendement jugé “hypocrite” par l’ONG Bloom, estimant qu’il s’agissait typiquement ”de celui du lobby de la pêche industrielle chalutière bretonne.”

Le fléau des portes tournantes

Pour influencer la politique au niveau européen, les lobbies peuvent compter sur un levier d’action majeur: les portes tournantes. Une expression pour qualifier les anciens assistants parlementaires, députés ou commissaires européens qui finissent par passer de l’autre côté de la barrière, en devenant lobbyiste. C’est le cas de Rose (Lize Kingsman) dans Parlement , qui défend les intérêts des banques après avoir démissionné de son poste d’assistant parlementaire d’une députée britannique pro-Brexit.

Pour Adrien Le Louarn, ce phénomène est l’un des plus grands fléaux du Parlement à l’heure actuelle. “Ces gens-là sortent du public avec un carnet d’adresses et une expérience de comment fonctionne la machine bureaucratique. Ils vont pouvoir mettre au service des intérêts privés toutes ces compétences acquises, comme pour le lobby du tabac, ou des multinationales.”

C’est ainsi que Connie Hedegaard, ancienne commissaire européenne à l’Action pour le climat, a été recrutée par Volkswagen, ou que José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne a rejoint la banque Goldman Sachs . Le problème est tel que la médiatrice européenne a lancé une enquête autour de ce “pantouflage” à Bruxelles en mai 2021 . À l’heure actuelle les règles sont peu contraignantes et les institutions se reposent beaucoup sur la confiance en leurs commissaires à ne pas aller travailler pour ces groupes de pression.

Parler aux lobbies, une vraie stratégie

Adrien Le Louarn avoue ne pas beaucoup fréquenter de lobbies. Déjà pour une raison très simple: “Je travaille pour un groupe de gauche radicale (...) Les lobbies sont des professionnels, quand il doivent faire passer leurs idées, ils savent qu’ils doivent aller vers ceux qui sont le plus à même de les défendre. Quand on est un lobby de la pêche, on va essayer d’aller voir les groupes libéraux plutôt que ceux de la gauche ou les écologistes.”

Tenter de “draguer” des députés européens c’est aussi se risquer d’être décrédibilisé en public. Manon Aubry répertorie publiquement sur Twitter ce qu’elle appelle les “liaisons dangereuses” avec ces lobbies. Elle avait d’ailleurs lancé en novembre 2021 son “Prix des lobbies”, un prix parodique pour dénoncer les pratiques au niveau du parlement européen. Une récompense décernée à des lobbyistes qui avaient tenté de séduire la députée... en vain.

Toutefois fréquenter les lobbies peut s’avérer être très stratégique. “Parler à des lobbies qui défendent des intérêts opposés aux nôtres est intéressant, car cela nous permet parfois de découvrir l’argumentaire des adversaires et ainsi de mieux nous préparer pour les contrer”, explique Adrien Le Louarn.

Derrière l’étiquette de lobby ne se cachent pas uniquement les multinationales. De nombreuses ONG défendant les droits des femmes ou de l’environnement sont également inscrites sur le registre de transparence. C’est le cas de Greenpeace ou WWF notamment. “On fait une différence entre ceux qui font du lobbyisme et du plaidoyer: ceux qui défendent des intérêts privés et l’intérêt commun”, conclut l’assistant parlementaire, estimant qu’il ne faut pas mettre tous les groupes de pression dans le même panier.

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    Laurent Kerusoré en larmes pour la fin de "Plus Belle la vie"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 12:28 · 2 minutes

Laurent Kerusore à la cérémonie d'ouverture du 60e Festival de télévision de Monte-Carlo, le 18 juin 2021 Laurent Kerusore à la cérémonie d'ouverture du 60e Festival de télévision de Monte-Carlo, le 18 juin 2021

SÉRIES TÉLÉ - Ça y est, c’est la fin de “notre chère et tendre série”. Laurent Kerusoré, l’un des acteurs phares de Plus Belle la Vie , a partagé un message ému, suite à l’annonce de la fin du programme , après 18 ans d’antenne.

Dans une vidéo publiée sur Instagram ce vendredi 6 mai, l’acteur s’adresse directement aux téléspectateurs qui ont suivi la série. Il exprime notamment sa fierté d’avoir participé à “la plus belle histoire de la télé en France”. Pendant ces “18 ans de bonheur”, l’acteur a interprété le personnage de Thomas Marci, présent dès les premières saisons diffusées en 2005.

“Je suis ému parce que dans quatre mois Thomas Marci va disparaitre des écrans. Le mistral aussi. Ce personnage va me suivre encore longtemps me poursuivre même”, explique-t-il. “Je l’ai tellement aimé ce personnage...” ajoute-t-il. Le discours d’adieu dure plus de trois minutes, et rend d’ailleurs l’acteur particulièrement émotif, lui qui s’était “promis de ne pas pleurer”.

Émotion collective chez les acteurs de la série

Laurent Kerusoré n’est pas le seul comédien de Plus Belle La Vie à avoir partagé son émotion suite à cette annonce. Jérôme Bertin, qui interprète le policier Patrick Nebout, s’est également exprimé sur Instagram.

“Clap de fin pour ce couple Nebout”, déclare-t-il à propos du duo amoureux qu’il forme avec Babeth (Marie Réache) dans la fiction. “Ma plus belle histoire d’amour à la télé avec ma génialissime partenaire Marie Réache. Merci à vous tous de nous avoir aimés toutes ces années. Ça me fend le cœur d’imaginer que tout ça va s’arrêter bientôt”, a-t-il précisé.

Rebecca Hampton, qui joue le rôle de Céline Frémont, a elle aussi utilisé les réseaux sociaux pour dire au revoir à la série et à son fidèle public. “Le livre se referme, le livre d’or dort.... Merci à vous téléspectateurs pour ces 18 ans de fidélité, de confiance et d’amour!”, écrit-elle.

Plus belle la vie prendra définitivement fin en novembre 2022. Mais avant cela, France Télévisions a programmé les retrouvailles de ses acteurs phares dans un épisode spécial, tout sobrement intitulé “Retrouvailles”, et prévu pour juillet 2022. L’occasion de revoir certains personnages majeurs, comme Ninon et Rudy.

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