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    Covid-19: Plus de 464.000 cas en France en 24h, un nouveau record

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 19 January - 03:34 · 1 minute

Des personnes attendant de se faire tester devant une pharmacie à Clermont-Ferrand, le 5 janvier 2022.

COVID-19 - Le nombre quotidien de nouveaux cas de contaminations au Covid-19 a franchi un nouveau cap ce mardi 18 janvier, s’élevant à 464.769. Il s’agit du record en France depuis le début de la pandémie.

Cela porte la moyenne sur les sept derniers jours à 309.433 cas quotidiens contre 281.965 la semaine précédente, selon les chiffres publiés ce mardi soir par Santé publique France.

Les services de soins critiques, qui accueillent les cas les plus graves, comptaient ce mardi 3894 malades du Covid (dont 366 nouvelles admissions), contre 3913 la veille et 3969 le mardi précédent.

Plus de 26.500 personnes hospitalisées

Le nombre total de malades hospitalisés atteint 26.593, dont 3503 ont été admis en 24h. Le mardi précédent, 23.371 personnes étaient hospitalisées.

L’épidémie a causé la mort de 289 personnes en 24 heures, selon les données des autorités publiées ce mardi, portant le nombre total de décès en France depuis le début de la pandémie, il y a presque deux ans, à 127.690.

Les infections ont connu une progression fulgurante sous la poussée du variant Omicron , extrêmement contagieux. Mais un espoir s’est confirmé ces dernières semaines: Omicron est moins dangereux que les précédentes incarnations du virus.

Il provoque moins d’hospitalisations, à la fois car les populations sont mieux vaccinées et car il est en soi moins virulent.

Sur le terrain de la vaccination , plus de 53,6 millions de personnes ont reçu au moins une injection (79,6% de la population totale) et plus de 52,3 millions ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,6% de la population totale). Quelque 32,4 millions de personnes ont reçu une dose de rappel.

À voir également sur Le HuffPost : Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Covid-19: désormais 12 cas du variant Omicron en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 3 December - 21:25 · 2 minutes

À l

OMICRON - Le nombre de cas d’infection au variant Omicron détectés en France se monte désormais à douze, selon le dernier bilan actualisé ce vendredi 3 décembre au soir par les autorités sanitaires.

“À 16h, trois 3 nouveaux cas confirmés d’infection par le variant Omicron ont été rapportés en France”, indique sur son site l’agence Santé publique France.

La France compte désormais 12 cas confirmés d’infection par le variant Omicron .

Jusqu’à présent, 9 cas avaient été détectés en France dans les territoires suivants: La Réunion, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France, Pays de la Loire et Région Grand Est.

“Dès que les résultats des tests RT-PCR des patients ont été connus, et avant même l’obtention des résultats du séquençage, les patients se sont isolés à leur domicile et les mesures d’identification et d’isolement des personnes contacts à risque ont été mises en œuvre”, selon la Direction générale de la santé.

Après La Réunion, les trois premiers cas détectés en France métropolitaine avaient été annoncés dans la journée de jeudi, en Île-de-France, dans le Haut-Rhin et en Vendée, à chaque fois chez des voyageurs rentrant d’Afrique.

Omicron a d’abord été repéré en novembre au Botswana et en Afrique du Sud , qui en a fait l’annonce le 25 novembre. À ce stade, il est présent dans une trentaine de pays sur tous les continents.

Un nombre inédit de mutations

Ce nouveau variant a fait souffler un vent de panique à travers le monde , mais il est trop tôt pour dire quel impact il aura sur la pandémie, s’accordent à dire les experts.

Sur le papier, le nombre inédit de mutations qu’il comporte laisse craindre qu’il soit plus transmissible et plus résistant aux vaccins.

Mais cela reste à confirmer et on ne sait pas s’il est en mesure de remplacer Delta, actuellement responsable d’une cinquième vague de l’épidémie en France, qui se traduit par une nette dégradation des indicateurs.

Ce vendredi, 49.858 cas ont été recensés, soit une moyenne quotidienne sur 7 jours de 38.890, contre moins de 6000 un mois auparavant.

Une hausse qui se répercute aussi sur l’hôpital. Quelque 11.103 malades du Covid-19 sont actuellement hospitalisés en France, dont 2058 dans les services de soins critiques, contre environ 6600 et 1000 un mois auparavant.

Un nouveau Conseil de défense sanitaire aura lieu lundi pour “voir s’il y a lieu de prendre des mesures complémentaires”, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex.

À voir également sur Le HuffPost : Variant Omicron: départs précipités à l’aéroport en Afrique du Sud

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    Covid-19: 37.000 cas positifs en 24h, un niveau plus atteint depuis 7 mois

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 27 November, 2021 - 22:05 · 1 minute

Un patient infecté par le Covid-19 au service de réanimation de l

COVID-19 - Alors que le variant Omicron du coronavirus commence à se propager en Europe , la situation épidémique se dégrade de jour en jour en France.

Selon les données de Santé publique France publiées ce samedi 27 novembre, 37.218 nouveaux cas positifs ont été enregistrés lors des dernières 24 heures par les autorités sanitaires, un niveau jamais atteint depuis sept mois.

La veille, on dénombrait 34.446 nouvelles contaminations, et 22.678 samedi dernier.

À l’ hôpital , 9271 malades du Covid-19 sont actuellement pris en charge. Ils étaient 9181 la veille et 7974 il y a sept jours.

Chez les patients gravement malades, 1617 personnes sont prises en charge dans les services de soins critiques. Elles étaient 1563 la veille et 1333 samedi dernier.

Par ailleurs, depuis le début de la campagne de vaccination , 51.905.296 personnes ont reçu au moins une injection (77% de la population totale) et 50.820.848 personnes possèdent un schéma vaccinal complet (75,4% de la population totale).

À voir également sur Le HuffPost : Covid: Le variant découvert en Afrique du Sud inquiète les chercheurs mais votre priorité est ailleurs

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    Consommation d'alcool: Un homme sur 3 dépasse les deux verres par jour

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 17:33 · 2 minutes

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SANTÉ - Buvez-vous plus de 10 verres par semaine? Selon une étude de Santé publique France (SpF) publiée ce mardi 9 novembre, en 2020, près d’un quart des Français (23,7%) entre 18 et 75 ans dépassait des repères de consommation d’alcool fixés à 10 verres par semaine et 2 par jour (avec des jours sans consommation ).

Cette proportion reste stable par rapport à la précédente étude de 2017. Elle établissait que 23,6% des Français dépassaient ces recommandations fixées avec l’Institut national du cancer (INCa).

En 2020, les hommes sont plus nombreux à avoir trop consommé d’alcool. 33,5% d’entre eux sont concernés contre 14,9% des femmes. Ces chiffres n’ont encore une fois que très peu évolué par rapport à 2017 (33,4% d’hommes et 14,3% de femmes).

SpF remarque également que “les plus jeunes dépassent plus fréquemment le seuil des deux verres par jour tandis que leurs aînés dépassent davantage
les cinq jours de consommation dans la semaine. Ce constat s’observe parmi les hommes comme parmi les femmes”.

40.000 morts en France chaque année

Les hommes sont les plus concernés par la consommation excessive l’alcool. Parmi les hommes dépassant les repères de consommation (68,1%, contre 42,5% de femmes), 47,7% n’avaient aucun diplôme ou un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat (33,4 pour les femmes), 25,6% avaient un revenu mensuel bas mais 37,6% avaient un revenu supérieur à 1800 euros (contre 34,2% chez les femmes). Enfin 9,4% étaient au chômage (7,2 pour les femmes).

De fait, l’étude remarque ainsi que “toutes  choses égales par ailleurs”, “les femmes ayant un diplôme élevé, les hommes au chômage et les personnes (hommes et femmes) ayant des revenus élevés avaient une probabilité plus grande de dépasser les repères”.

Ce ciblage permet à SpF de mieux diriger ses actions de prévention. Car, pointe l’organisme, “la consommation d’alcool a des conséquences sanitaires et sociales très importantes (...): elle est responsable de plus de 40 000 décès en France chaque année et coûterait 118 milliards d’euros par an”.

*Les données utilisées proviennent du Baromètre santé de Santé publique France 2020, enquête téléphonique sur échantillon aléatoire auprès de la population adulte résidant en France métropolitaine, menée entre janvier et mars, puis entre juin et juillet 2020, auprès de 14 873 individus.

À voir également sur Le HuffPost: Pour lutter contre l’alcool au volant pendant l’Euro, ce spot belge est redoutable

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    Le variant indien représente 0,5% des prélèvements en France, "malgré une augmentation récente"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 June, 2021 - 06:32 · 1 minute

CORONAVIRUS - Les chiffres sont rassurants, mais prudence. Le variant Delta, dit indien représente moins de 1% des contaminations du coronavirus en France, selon la dernière enquête de Santé Publique France sur la présence des variants.

Désormais dominant en Angleterre, le variant Delta est très loin de l’être en France pour l’instant. Cette enquête, repérée par BFMTV dans le point hebdomadaire de Santé Publique France,montre que le variant dit indien ne représente que 0,5% des cas sur 822 séquences disponibles au 8 juin 2021.

“Malgré une augmentation récente de la détection du variant VOC 21A/478K (B.1.617.2, Delta, ayant émergé en Inde) dans les prélèvements séquencés, aucun élément n’indique à ce jour une circulation importante de ce lignage sur le territoire”, note l’organisme de santé. Le variant prédominant en France reste 20I/501Y.V1, encore appelé Alpha ou variant britannique, qui représente 87,8% des séquences interprétables.

“Transmission autochtone” du variant Delta

Toutefois, pas question de relâcher la garde face à ce variant Delta possiblement plus transmissible et face auquel l’efficacité vaccinale reste questionnée.

Santé Publique France relève en effet “plusieurs clusters liés au variant Delta”, dans deux EHPAD en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui semblent désormais contenus; dans un hôpital en Loire-Atlantique et dans les Landes où “une transmission communautaire localisée” semble apparaitre.

C’est ce cluster des Landes qui est à ce jour le plus surveillé: “L’apparition de clusters avec transmission autochtone de ce variant indique qu’une telle
transmission a commencé en France et doit conduire à la plus grande vigilance, compte tenu de son lien avec un possible échappement vaccinal et des données en faveur d’une augmentation de sa transmissibilité”, avertit Santé Publique France.

Interrogé sur ce point quelques jours plutôt, Olivier Véran avait assuré qu’un “vrai travail d’enquête” était mené sur place pour comprendre et surtout limiter la diffusion du variant dans ce département.

À voir également sur Le HuffPost: Comment le Covid-19 s’échappe de votre masque et contamine tout l’open space

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    Des millions de masques FFP2 distribués aux soignants rappelés par l'ANSM

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 1 June, 2021 - 15:12 · 3 minutes

Des millions de masques FFP2 distribués aux soignants rappelés par l

CORONAVIRUS - Des masques pour protéger du Covid , mais qui pourraient présenter des risques pour la santé. Dans une note du 25 mai repérée par Mediapart lundi 31 mai, Santé Publique France a diffusé un rappel concernant 60,5 millions de masques FFP2 contenant du graphène, un matériau dont les risques sur la santé de l’homme sont encore à l’étude.

Début 2020, au début de la crise du coronavirus, la France est confrontée à une pénurie de masques, notamment des FFP2 réservés au personnel soignant. Le gouvernement en commande alors à tour de bras, y compris auprès du fabricant chinois Shandong Shengquan New Materials.

Une commande de 60,5 millions d’unités est passée et environ 16,9 millions sont distribués entre la réception et la fin 2020, “principalement aux établissements de santé, établissements médico-sociaux”, mais aussi à “des professionnels de santé du secteur ambulatoire”, précise l’ARS Île-de-France dans un courrier aux hôpitaux consulté par Mediapart .

Mais ces masques FFP2 ”‘Particle filtering half mask labellisés ‘Biomass Graphène’” font désormais l’objet d’une “action de sécurité de Santé Publique France”. Dans une note destinée aux hôpitaux , l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament recommande “par précaution” de ne plus les utiliser “dans l’attente de l’évaluation de l’éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques.”

Le graphène, un tueur d’organismes nuisibles encore à l’étude

Le graphène est un “cristal de carbone dont les atomes sont disposés dans un plan selon un motif hexagonal”, définit le Larousse, qui ajoute que “ses propriétés en font un matériau d’avenir, notamment pour l’électronique”. Un point appuyé par le CNRS qui a publié plusieurs articles sur le sujet dès 2014 .

Son utilisation dans le secteur de la santé est aussi à l’étude, pour ses propriétés antivirales et antibactériennes. Comme le précise Mediapart , le graphène est considéré par l’ANSM comme un “biocide”, c’est-à-dire une substance “destinée à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes jugés nuisibles” comme les virus ou les bactéries.

À ce jour, les effets toxiques du graphène sur l’homme sont encore à l’étude en France, mais aussi à l’échelle européenne. Au Canada, premier pays à avoir interdit en avril les masques contenant du graphène, une “analyse préliminaire des études disponibles a révélé que l’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux”, indique une note des autorités, qui souligne aussi les nombreuses inconnues concernant des effets sur l’homme.

SPF plaide l’erreur

Or, “l’activité biocide était un critère d’exclusion dans le cahier des charges de SPF” pour l’acquisition des masques reconnait SPF, questionné par le site d’informations. Santé Publique France confirme que la mention “Biomass Graphène” apparaissait bien dans la commande, mais plaide la précipitation due à la période, ainsi qu’un manque de clarté: “Cette mention aurait pu sans doute nous apparaître plus évidente à SPF et à l’ANSM s’il avait été fait mention d’une revendication d’une activité biocide”, se justifie l’institution sanitaire française.

Après l’alerte canadienne, la Métropole du Grand Nancy avait cependant recommandé de ne plus utiliser les masques fournis par ses soins qui contenaient du graphène. Dans un communiqué, Mathieu Klein, maire de Nancy et président de la Métropole avait indiqué le 14 avril avoir “saisi le ministre de la Santé pour obtenir une information claire sur les masques en graphène.”

À voir également sur Le HuffPost: Le faux masque de ces influenceurs n’a pas plu aux autorités indonésiennes

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    Covid-19: le nombre de patients à l'hôpital passe sous les 20.000

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 22 May, 2021 - 19:27 · 1 minute

Des membres du personnel médical dans une unité de soins intensifs Covid-19, à l

COVID-19 - Le nombre de malades du Covid-19 dans les hôpitaux français est passé sous la barre des 20.000, un reflux observé également pour les malades en services de réanimation, selon les données publiées ce samedi 22 mai par Santé publique France.

Les hôpitaux de l’Hexagone accueillent actuellement 19.765 malades du Covid-19 , dont 468 admis ces dernières 24 heures. C’est la première fois depuis le 27 octobre dernier que ce nombre est inférieur à 20.000.

Vendredi, les hôpitaux comptaient 20.209 patients (dont 625 entrés les 24 heures précédentes).

Dans les services de soins critiques, qui abritent les malades les plus gravement atteints, on comptait 3544 patients (contre 3631 la veille), dont 115 récemment admis (139 la veille).

108.500 décès depuis le début de l’épidémie

Ce chiffre s’était maintenu aux alentours de 5900 à 6000 lors de la deuxième quinzaine d’avril, soit le pic de la troisième vague, avant de redescendre nettement depuis début mai.

Quatre-vingt-neuf personnes sont décédées de cette maladie à l’hôpital (111 selon les données publiées vendredi), portant à plus de 108.500 le bilan depuis le début de l’épidémie, début 2020.

Concernant la vaccination , 22.908.758 personnes ont reçu une première injection depuis le début de la campagne vaccinale, à la toute fin décembre, et 9.690.645 deux injections, selon la Direction générale de la Santé.

Le gouvernement vise 30 millions de premières injections à la mi-juin.

Après six mois de fermeture et un hiver gâché par le Covid meurtrier, la France a retrouvé une partie de ses loisirs (terrasses, cinéma, ouverture de tous les magasins), avec la fin d’une partie des restrictions.

À voir également sur Le HuffPost : Macron promet 30 millions de doses à Covax et aux pays pauvres

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    Pollution de l'air: au moins 40.000 morts par an entre 2016 et 2019

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 13 April, 2021 - 22:43 · 4 minutes

Une vue aérienne de Paris, en septembre 2020. (photo d

POLLUTION - Malgré l’amélioration de la qualité de l’air, 40.000 décès par an sont encore attribuables à l’exposition aux particules fines, selon Santé Publique France qui appelle à ne pas se satisfaire d’un léger mieux dans le bilan des victimes de cette pollution .

Il faut au contraire “poursuivre, voire renforcer les efforts visant à réduire ce fardeau”, plaide Sébastien Denys, un responsable de l’agence, qui souligne l’impact significatif sur la santé d’une baisse de la pollution, même à court terme.

Preuve en est l’impact du premier confinement du printemps 2020 qui a permis d’éviter plus de 2000 décès liés à la pollution de l’air, selon les chiffres publiés ce mercredi 14 avril.

En 2016, Santé Publique France, se basant sur la période 2007-2008, avait estimé à 48.000 le nombre de décès prématurés par an liés aux concentrations de particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 microns), matières microscopiques en suspension dans l’air qui pénètrent dans les ramifications des voies respiratoires et dans le sang.

La nouvelle estimation suggère “une tendance à la baisse”: près de 40.000 décès par an attribuables aux PM2,5 entre 2016 et 2019, soit 7% de la mortalité totale sur cette période, contre 9% en 2007-2008.

L’exposition à ces particules, qui peuvent provoquer cancer, asthme, allergies ou maladies cardio-vasculaires, réduit aussi de huit mois l’espérance de vie d’un adulte à partir de 30 ans.

“On peut se satisfaire de la légère diminution. Mais d’un point de vue de santé publique, ce qui nous inquiète, c’est une estimation de 40.000 décès évitables. Et j’insiste sur ce terme évitable: des actions sont possibles pour réduire cet impact”, souligne Sébastien Denys.

Le nombre de décès annuels attribués au dioxyde d’azote (NO2), calculé pour la première fois, est de 7000. Mais on ne peut pas additionner intégralement ces morts à celles liées aux PM2,5, insiste l’agence de santé publique, une partie non déterminée des décès étant liée à l’action conjointe des deux polluants.

La baisse de l’impact sanitaire depuis l’étude de 2016 s’explique par des modèles d’exposition différents mais aussi par l’amélioration de la qualité de l’air.

“Enseignements” à tirer

Ainsi, selon le bilan 2019, les émissions de PM2,5 ont baissé de 61% entre 2000 et 2019 et celles des oxydes d’azote de 56%, même si l’État a été condamné en justice pour n’avoir pas réduit suffisamment certains polluants dans certaines villes.

La pollution a aussi largement diminué lors du premier confinement de 2020 imposé pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 , surtout dans les zones urbaines.

Cette amélioration a été particulièrement sensible pour le NO2, essentiellement lié au trafic routier, à l’arrêt, mais moins pour les PM2,5 issues aussi d’autres sources (épandages agricoles, chauffage...) Cela a malgré tout permis d’éviter 2300 décès en lien avec l’exposition aux particules fines, plus nocives, et 1200 décès liés au dioxyde d’azote (les chiffres ne sont pas additionnables).

“Evidemment, nous ne recommandons pas la mise en œuvre de conditions aussi drastiques”, note Sébatien Denys.

Mais cela permet de tirer certains “enseignements”, en termes d’actions publiques, comme la réduction de la circulation routière dans les zones urbaines ou des émissions industrielles, insiste Santé Publique France.

Ainsi qu’en termes de changements comportementaux, comme le télétravail .

D’autres pistes doivent également être poursuivies, en particulier “l’amélioration des pratiques du chauffage au bois”, sur lequel le gouvernement s’apprête à adopter un “plan d’action”, et le développement de bonnes pratiques agricoles, note l’agence. Des secteurs qui avaient continué à émettre même pendant le confinement.

Les nouvelles estimations de Santé Publique France sont bien en deçà d’autres recherches internationales.

Par exemple, une étude publiée en février dans Environnemental Research estimait que la pollution aux particules fines provoquée par la combustion des énergies fossiles était responsable d’un décès sur cinq dans le monde, soit plus de 8 millions de morts en 2018, dont près de 100.000 en France.

Des écarts liés à des différences méthodologiques et des données plus précises sur la France, explique Santé Publique France. Et dans tous les cas, il s’agit de “plusieurs milliers de morts”, ce qui prouve un “fardeau lié à la pollution atmosphérique “très important”, répond Sébastien Denys.

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