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    Tests Covid en pharmacie: la Cnil laisse un dernier délai à Francetest

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 13:36 · 2 minutes

La Cnil laisse un dernier délai à Francetest pour sécuriser les données de test Covid  (Photo prise en décembre 2020, devant une pharmacie parisienne avec une tente pour le dépistage Covid. Photo by Antoine Gyori /Corbis via Getty Images)

COVID - La Cnil, gendarme français des données personnelles, a annoncé ce jeudi 14 octobre avoir mis en demeure la jeune société Francetest, site transmettant les résultats de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale, pour “sécurisation insuffisante” des données de santé .

Cette décision fait suite à la révélation fin août d’une faille de sécurité ayant rendu accessible les données personnelles (noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de sécurité sociale et adresse e-mail) et les résultats de tests de milliers de personnes.

Deux mois pour “faire le nécessaire”

“La Cnil a constaté que la société avait pris certaines mesures pour remédier à la vulnérabilité à l’origine de la violation de données. Cependant, le service Francetest présente toujours plusieurs insuffisances en matière de sécurité de données”, a indiqué le régulateur dans un communiqué.

“En conséquence, la présidente de la Cnil a décidé de mettre la société en demeure de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des données de santé qu’elle traite pour le compte de centaines de pharmacies. La société dispose d’un délai de deux mois pour faire le nécessaire”, est-il ajouté.

Francetest est une société fondée en janvier dernier qui s’est spécialisée dans le transfert de données de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale SI-DEP.

300 officines concernées

Le SI-DEP (système d’informations de dépistage) est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats de tests Covid-19 afin “de s’assurer que tous les cas positifs sont bien pris en charge” et d’identifier les cas contacts, explique le  ministère de la Santé sur son site.

Résultat: nombre de pharmaciens ont recours à des intermédiaires pour rentrer les résultats des tests réalisés dans le SI-DEP. Francetest facture ainsi un euro par transmission, d’après le site d’information Mediapart , qui avait révélé la fuite de données.

“La société Francetest étant sous-traitante de centaines de pharmacies responsables de la réalisation opérationnelle des tests antigéniques, la Cnil a adressé un courrier à plus de 300 officines concernées”, a-t-elle encore indiqué, afin qu’elles vérifient leur conformité au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à l’obligation de sécurité.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi les tests Covid vont devenir payants à partir du 15 octobre

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    OTAN obsolète, défense européenne chimérique: quelle stratégie militaire pour la France?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 September - 09:08 · 7 minutes

Des Afghans font la queue et montent à bord d

Peu après la signature du traité du Conseil de l’Atlantique Nord en 1949, le déclenchement de la guerre de Corée précipite la création d’un commandement militaire intégré, qui devient l’organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) . Pourtant, dès 1950, la France s’oppose aux États-Unis . Hostile à l’adhésion de la RFA à l’organisation, elle milite pour la création d’une Communauté européenne de défense (CED) qui finalement ne verra pas le jour. Soucieux de retrouver l’indépendance nationale, le général de Gaulle claque la porte en 1966. Il faudra attendre 43 ans, en 2009, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, pour que la France rejoigne l’alliance. Depuis 70 ans, le pays oscille entre l’impossible exercice de sa souveraineté au sein d’une alliance dominée par les États-Unis et la tentation d’une défense européenne commune. L’OTAN, produit de la guerre froide, n’est plus adapté aux nouvelles réalités géostratégiques, et la défense européenne est une chimère. Pour réconcilier ses ambitions et les moyens de ses ambitions, la France doit maintenant poursuivre une voie originale.

L’OTAN est obsolète

Jugé en état de “mort cérébrale” par Emmanuel Macron en 2019, l’OTAN est pourtant en pleine santé. Avec près d’un trilliard de dollars de dépenses annuelles, c’est la plus formidable alliance militaire de l’histoire. Mais c’est aussi une organisation sans vision stratégique claire, sans volonté collective, un mastodonte démuni d’ambitions et de foi dans sa propre existence. Pour comprendre l’OTAN, il faut imaginer une collection de nations européennes heureuses de profiter du parapluie militaro-financier américain, et réticentes à assurer les frais de leur propre défense au nom d’une vision du monde caduque.

Avec près d’un trilliard de dollars de dépenses annuelles, c’est la plus formidable alliance militaire de l’histoire. Mais c’est aussi une organisation sans vision stratégique claire, sans volonté collective, un mastodonte démuni d’ambitions et de foi dans sa propre existence.

La fin du monde bipolaire a signé celle de l’OTAN. Non seulement, l’alliance a perdu sa raison d’être mais les ambitions des États membres n’ont jamais été aussi divergentes. Pour les États-Unis, c’est un “pied-à-terre armé” en Europe; pour le Royaume-Uni, c’est la formalisation militaire d’une “relation spéciale” avec Washington, condition sine qua non de leur place dans le monde, celle d’un cornac fictif de l’”éléphant” américain; pour l’Allemagne, c’est un certificat de bonne conduite; pour les pays baltiques et de l’est, c’est le bouclier indispensable contre la menace russe; pour l’Europe du sud, c’est une assurance-vie permettant le sous-investissement dans leur propre défense. Enfin, pour la Turquie d’Erdogan, c’est un objet de chantage militaire qui donne carte blanche à la réalisation de leurs ambitions néo-ottomanes en Afrique et au Moyen-Orient.

Mais pour la France, c’est un mariage de dupes, c’est-à-dire le déchirement entre la participation à une alliance incompatible avec ses velléités d’indépendance militaire et stratégique, et la tentation d’une défense européenne commune dont les Européens ne veulent pas. L’entretien de cette illusion est un frein à une politique extérieure cohérente et volontariste. Il est urgent de passer à autre chose.

Les crises se multiplient et ne se ressemblent pas

Donald Trump voulait sortir de l’OTAN . Son raisonnement était simple: les États-Unis payent pour la défense de l’Europe, c’est inacceptable. Contraint de maintenir le statu quo , il a passé ses sommets à bouder et à menacer ses alliés européens de représailles s’ils n’augmentaient pas leurs budgets de défense au niveau des 2% du PIB. Au même moment, Erdogan achète des systèmes de défense anti-aériens russes S-400, menace ses “alliés” grecs et chypriotes, et à plusieurs reprises évite l’incident militaire avec la France, tandis qu’en Libye, la DGSE soutient le même camp que les Russes, celui du maréchal Haftar, et que les Turcs et les Italiens apportent leur appui à Sarraj. Tout ceci n’a plus aucun sens.

L’élection du président Biden était censée rétablir un semblant de normalité au chaos laissé par l’administration Trump. Si ses six premiers mois ont démontré que l’arrivée d’ “adultes” à la Maison-Blanche suffisait à ramener les fauteurs de trouble (Poutine, Erdogan, Netanyahu, MBS) à plus de retenue, les événements des dernières semaines ont refroidi l’enthousiasme des chancelleries européennes.

D’abord, il y eut le retrait d’Afghanistan : aucune anticipation, pas d’écoute des hommes sur le terrain, pas de concertation avec les alliés, obligés comme à chaque fois de suivre dans des conditions humiliantes. Même les Britanniques, pourtant prêts à tout pour gagner les faveurs de Washington, se sont permis des critiques vis-à-vis des “cousins”. Ensuite, il y a eu la claque magistrale du 15 septembre: non seulement les Français perdent un contrat de 60 milliards de dollars , portant un coup dur à l’industrie militaire, mais de plus ils apprennent que la nouvelle administration Biden, les “Brexiteurs” d’outre-manche et le gouvernement australien de Morrison négocient derrière leur dos depuis 18 mois. Pour les Français, c’est la goutte d’eau qui fait couler l’alliance.

Vers une nouvelle donne géostratégique

Après la guerre froide, suivie de 20 ans de lutte contre le terrorisme islamiste, la Maison Blanche est résolument tournée vers le Pacifique. La rivalité économique, militaire, culturelle avec la Chine est officiellement devenue l’axe principal de leur politique extérieure. Sorti de l’Union Européenne, le Royaume-Uni est à la recherche d’un rôle dans le monde et fera tout pour renforcer ses multiples partenariats avec les États-Unis pour se donner l’illusion d’être une “puissance globale”. Quant à l’Allemagne, ses intérêts sont résolument tournés vers l’est et vers les marchés asiatiques. La réalité, c’est que les enjeux extérieurs de l’Europe et des États-Unis ne sont plus alignés.

Nous entrons dans un monde plus complexe, multipolaire, de plus en plus imprévisible; une nouvelle ère de Realpolitik, avec des alliances mouvantes, qui réclament un alignement très clair des objectifs politiques et des moyens militaires mis à leur disposition. Dans ce nouvel environnement, la cohérence, le volontarisme et l’expérience militaire l’emportent sur la puissance économique et leur corollaire, la taille des budgets d’armement. Définir sa place dans le monde et ses objectifs devrait être le “brief” de la prochaine loi de programmation militaire, et pas le contraire. Si les États-Unis regardent avant tout vers la Chine, la Russie vers la reconstitution de son empire disparu et de ses zones d’influence, la France doit suivre sa propre vision stratégique, plutôt que de s’étioler dans le giron de l’OTAN ou s’épuiser à rêver d’une défense européenne commune.

La France doit suivre sa propre vision stratégique, plutôt que de s’étioler dans le giron de l’OTAN ou s’épuiser à rêver d’une défense européenne commune.

Mais quelle vision? Il y a la lutte contre le terrorisme intérieur, qui passe par la gestion des zones d’influence en Afrique et au Moyen-Orient, la relation avec la Russie, et la protection de ses territoires et de ses intérêts dans l’Indo-Pacifique. Pour développer les alliances traditionnelles tout en faisant face aux enjeux stratégiques actuels, il faut une diplomatie à géométrie variable, et des investissements à la mesure des objectifs: a) renégocier son statut au sein du commandement intégré de l’OTAN, b) malgré les tensions politiques, renforcer la coopération entre services de renseignement occidentaux, principalement dans la lutte contre le terrorisme, c) Encourager la création d’une force d’intervention rapide européenne (projet concret, très différent d’une illusoire armée intégrée), d) négocier un mécanisme de compensation avec l’UE qui subventionnerait l’augmentation des dépenses militaires françaises (si la France prend en charge une partie de l’indépendance militaire de l’Europe, alors les mécanismes de contrôle du déficit budgétaire doivent être revus), e) renforcer les bases militaires en Afrique et au Moyen-Orient et déployer des BAP temporaires pour contrer les efforts de déstabilisation russes et turcs, f) Développer de nouvelles alliances originales dans l’Indo-Pacifique (Inde, Japon) pour assurer de nouveaux débouchés et protéger ses territoires et ressortissants.

La mort annoncée de l’OTAN représente une formidable opportunité: l’établissement d’une politique extérieure cohérente, volontariste s’inscrivant sur la durée et qui s’adapte aux nouveaux risques stratégiques. Finalement, Macron devrait remercier les Américains.

“Code Némésis” de Phénix, éditions La Tengo, en savoir plus ici

À voir également sur Le HuffPost : Crise des sous-marins: le coup de fil entre Biden et Macron

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    Présidentielle: Bertrand répond aux "postures martiales" de Macron sur la sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 September - 13:18 · 3 minutes

Xavier Bertrand photographié lors du déplacement d

POLITIQUE - Xavier Bertrand contre-attaque. Alors qu’Emmanuel Macron est venu sur ses terres des Hauts-de-France faire des annonces sécuritaires à l’occasion de la clôture du Beauvau de la sécurité mardi 14 septembre, le candidat déclaré à l’élection présidentielle a répliqué sur ce thème cher à la droite. L’occasion pour le président de région de fustiger les “postures martiales” et de promettre “la fin de l’impunité”.

Pour ce faire, Xavier Bertrand a dévoilé un arsenal de mesures ce mercredi 15 septembre et dit tout le mal qu’il pense des annonces présidentielles. “Nous ne relèverons pas la France si on ne met pas comme préalable la restauration de l’autorité dans notre pays”, a-t-il affirmé, estimant qu’“Emmanuel Macron l’a oublié”.

Car “sans expérience d’élu local, il est impossible de comprendre toutes les formes d’insécurité qui aujourd’hui fracturent notre pays” et de “ressentir ce que vivent les Français”, a-t-il affirmé, visant sans le nommer le chef de l’État, lequel avait annoncé la veille une rallonge budgétaire de 500 millions pour la police en 2022 et donné les grandes lignes de son action à venir, comme le doublement des effectifs policiers sur le terrain. Un “plan Marshall sans lendemain”, pour le candidat de droite.

″Éviter” la “guerre civile”

Se posant en défenseur des forces de l’ordre qui “sont devenues des cibles”, il a étrillé la proposition du chef de l’État, qui a annoncé un nouvel outil de contrôle des policiers. Un dispositif qui, selon lui, “participe à cette mise en cause généralisée des forces de l’ordre”. “L’heure est grave. J’entends l’exaspération et la colère de nos concitoyens. Demain, si l’on ne fait rien, certains se feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce serait la guerre civile. Le rôle d’un Président, c’est de tout faire pour l’éviter”, a-t-il affirmé.

Parmi ses axes de travail, il a assuré que “toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée”, avec diverses mesures: majorité pénale ramenée à 15 ans, peines minimales obligatoires pour les récidivistes, “un an de prison ferme” pour les agressions des forces de l’ordre...

Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine. Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine.

Pour les amendes pénales, il a proposé qu’elles “soient saisies directement sur les salaires ou, le cas échéant, sur certaines prestations sociales, comme le RSA”. Xavier Bertrand a également plaidé pour “lutter contre le phénomène des bandes qui installe l’ultra-violence au cœur de nos villes et, de plus en plus, de nos campagnes” en combattant le trafic de stupéfiants. Enfin “les auteurs d’attentats terroristes ne seront plus libérables avant 50 ans”, a-t-il affirmé, en appelant à “faire évoluer le droit pour combattre l’islamisme”.

À voir également sur Le HuffPost : À peine réélu, Bertrand a plus parlé ”à la France” qu’aux “Hauts-de-France”

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    Voici à quoi va ressembler la nouvelle tenue des policiers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 15:59 · 1 minute

POLICE - Nouveau look à venir pour les policiers. Polo modernisé manches longues ou courtes, calot au lieu de la casquette: le nouvel uniforme est attendu au premier trimestre 2022, a annoncé Emmanuel Macron ce mardi 14 septembre en conclusion du Beauvau de la Sécurité . Cette tenue fait partie “de la considération que nous vous devons”, a lancé le chef de l’État aux forces de sécurité présentes.

Selon le ministère de l’Intérieur contacté par Europe 1 , qui l’a révélée, il s’agit de “moderniser certains éléments de la tenue des policiers, pour mieux représenter une police ‘au service de la population’, contribuer à la fierté de l’exercice du métier et répondre aux besoins quotidiens des policiers en terme de confort, de facilité d’entretien et de compatibilité avec la présence sur la voie publique”.

Un uniforme créé après un appel lancé aux étudiants en école de design

Les matières premières de cet uniforme seront françaises, mais la production ne le sera pas intégralement, selon les informations de BFMTV . “L’objectif est néanmoins de parvenir à une fabrication entièrement française , précise Actu.fr .

Le site ajoute que l’entreprise Paul Boyé Technologies a été choisie pour la fabrication. Sur son site, la firme explique être “l’un des premiers fabricants européens d’uniformes, de tenues de combat, et d’équipements de sécurité (EPI)”.

Le modèle a lui été imaginé après un appel lancé en mars aux étudiants en design . Ces derniers avaient été mis à contribution pour imaginer une “apparence plus moderne”, avait indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dans un courrier et un cahier des charges adressé à 24 écoles.

L’uniforme actuel date de 2004 et avait été créé à l’époque par la maison Balenciaga .

À voir également sur Le HuffPost : Macron “souhaite” la mise en place des “plaintes en ligne dès 2023″

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    Présidentielle: Avec le Beauvau, Macron dévoile le volet "sécurité" de son programme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 14:09 · 3 minutes

Avec le Beauvau, Macron (ici le 14 septembre à Roubaix en train de serrer la main de Xavier Bertrand) dévoile le volet

POLITIQUE - Allô la police? Le président de la République a présenté les conclusions du “ Beauvau de la sécurité ” ce mardi 14 septembre à Roubaix, dans les Hauts-de-France, multipliant les promesses et autres preuves d’amour à l’égard des forces de l’ordre.

Rien d’inhabituel, en soit. Ce discours, organisé dans le fief, et en présence de Xavier Bertrand, l’un de ses principaux concurrents dans la course à l’Élysée , aura permis à Emmanuel Macron de marteler son plein soutien aux forces de l’ordre et de dévoiler les mesures qu’il entend mettre en place d’ici la fin de son quinquennat. Mais ce n’est pas tout.

S’exprimant pendant plus d’une heure, le chef de l’État a également donné sa vision à long terme des transformations ou des “révolutions” auxquelles gendarmerie et police nationale devront se plier. “On ne peut pas mener nos politiques de sécurité à l’embardée, aux émotions”, a-t-il ainsi fait valoir, insistant à plusieurs reprises sur le “temps long”.

Plusieurs chantiers pour une “police de 2030”

Un temps de second mandat et d’après 2022? Emmanuel Macron a en tout cas jeté les bases à Roubaix, de ce qui pourrait être le volet sécurité de son futur programme. Au-delà des mesures plus ou moins immédiates, comme la mise en circulation de nouveaux équipements, le renouvellement du parc automobile, la révision du schéma du maintien de l’ordre ou la généralisation des amendes forfaitaires, le locataire de l’Élysée a annoncé l’ouverture de plusieurs chantiers... dont les résultats ne sont pas attendus pour tout de suite.

Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti est ainsi chargé de se pencher sur une “simplification drastique” de la conduite des enquêtes, dans le cadre des États généraux de la justice -dont on ne connait pas encore la date de lancement. Il a 30 jours pour ”élaborer un bilan et faire des propositions pour améliorer le travail des enquêteurs et des magistrats.”

“Vous vous épuisez à respecter des procédures hors d’âge”, a lancé Emmanuel Macron à l’adresse du parterre de forces de l’ordre qui l’écoutait, annonçant qu’il allait proposer “d’ici trois mois”, des “ajustements concrets de ces procédures.” Une des revendications des syndicats.

Nous porterons une loi de programmation pour la sécurité intérieure qui couvrira tout le champ d'action de la Place Beauvau. Le but est de penser la police et la gendarmerie de 2030 Emmanuel Macron

Plus globalement, le chef de l’État a demandé à son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin de plancher sur une loi de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi). En d’autres termes: un texte qui permettra, selon ses mots, de “penser la police et la gendarmerie de 2030.”

“La campagne a commencé”

Présentée début 2022, la fameuse loi devrait recouper de nombreux sujets différents comme la cybercriminalité, les escroqueries digitales, ou le doublement -en dix ans- des effectifs policiers sur le terrain, selon le souhait du président de la République. Elle ne pourra, en revanche, pas être votée avant la fin du quinquennat, calendrier parlementaire oblige.

Une temporalité surprenante, électorale pour certains, qui n’a pas manqué de faire réagir les principaux intéressés, échaudés par les promesses politiques non-tenues. Invités des différentes chaines d’information dans la foulée du discours du président de la République, plusieurs responsables syndicaux étaient sur la même ligne: satisfaction, mais vigilance.

″Le temps de la campagne a commencé”, a ainsi ironisé Matthieu Valet, le porte-parole et secrétaire national adjoint du syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) sur BFMTV. Pour lui, “les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais elle prendront du temps”, et “les policiers ont si souvent été dupés qu’on sera très vigilant.”

Sans surprise, une partie des opposants au président de la République s’engouffre aussi dans ces critiques. “Miracle, à six mois des élections présidentielles (sic), Macron se rend compte que les policiers sont maltraités”, fustige ainsi l’eurodéputé d’extrême droite Gilbert Collard sur les réseaux sociaux quand l’Insoumis Ugo Bernalicis, estime, de son côté, que le chef de l’État agit “comme s’il était un candidat de l’opposition.” Président et prétendant en même temps.

À voir également sur Le HuffPost : Un fait divers, une visite ministérielle”: quand Darmanin copie-colle ses prédécesseurs

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    Suivez le discours de Macron à l'issue du Beauvau de la Sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 10:16 · 1 minute

POLICE - Emmanuel Macron clôture ce mardi 14 septembre à l’école nationale de police de Roubaix, dans les Hauts-de-France, la vaste consultation du Beauvau de la sécurité . Selon l’Elysée, le discours du président , à partir de 12h30 ( à suivre dans la vidéo en tête d’article ), doit être l’occasion d’une série d’ annonces “substantielles” .

Parmi les mesures doivent figurer des annonces sur la vidéosurveillance, la formation et l’encadrement des forces de l’ordre, ou “l’attractivité” des fonctions d’agent de police judiciaire. Le président doit également annoncer un “contrôle externe et indépendant” de “l’action des forces de l’ordre”.

Dans l’assemblée: des policiers et gendarmes mais aussi un parterre d’élus de cette région, dont Xavier Bertrand, en tête des intentions de vote parmi les candidats de droite à l’élection présidentielle.

Le Beauvau, rythmé pendant sept mois par huit tables rondes - sur le thème de la formation, de l’encadrement ou encore de la captation vidéo - avait été lancé après le tabassage de Michel Zecler, producteur de musique noir, en novembre 2020 à Paris.

Après cette affaire, Emmanuel Macron avait reconnu l’existence de contrôles au faciès et des violences de la part des policiers. Des déclarations qui avaient fait hurler les syndicats de police. Le Beauvau avait été décidé pour répondre à leur colère.

À voir également sur Le HuffPost : Un fait divers, une visite ministérielle”: quand Darmanin copie-colle ses prédécesseurs

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    Beauvau de la Sécurité: Les policiers craignent d'être instrumentalisés avant 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 09:27 · 5 minutes

Ce mardi 14 septembre, Emmanuel Macron s

BEAUVAU DE LA SÉCURITÉ - Après huit de mois de consultations à travers la France, Emmanuel Macron s’empare du dossier. Ce mardi 14 septembre, le président de la République se déplace à Roubaix pour conclure le Beauvau de la Sécurité , ce sommet promis par le chef de l’État dans la foulée de plusieurs polémiques afin de “renouer le lien entre police et population”.

Un déplacement dont des sources à l’Élysée ont promis qu’il déboucherait sur des “annonces immédiates” et des “changements radicaux” dans le fonctionnement même de l’institution policière. La preuve, le président de la République cherchera à montrer que les objectifs d’échanges entre le grand public, les policiers de terrain , les élus et les organisations syndicales ont été atteints, conviant des représentants des forces de l’ordre, mais aussi des habitants, des commerçants et des associatifs à l’école de police de Roubaix (Nord).

Parmi les réussites de son quinquennat en matière de sécurité qu’Emmanuel Macron tentera de mettre en avant, on retrouvera plusieurs points-clés: les recrutements engagés dans la police nationale, les 36 attentats terroristes déjoués depuis 2017 par les services de renseignement, les moyens alloués sur le terrain (rénovation du parc immobilier, remplacement d’une partie des véhicules...) ou encore la création de l’Office anti-stupéfiants (combat chéri par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ).

Pas “les faire-valoir” de la future campagne d’Emmanuel Macron

Du côté des fonctionnaires et des délégués syndicaux interrogés par Le HuffPost ces derniers jours, on se méfie surtout du timing de ces annonces. D’autant -et l’Élysée est contraint de le reconnaître-, que tous les indicateurs sont loin d’être au beau fixe depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. La montée des violences intrafamiliales et en particulier des violences conjugales, la violence permanente dans certains quartiers, la hausse inquiétante de la délinquance numérique... sont autant de sujets qui inquiètent les fonctionnaires.

Alors que la multiplication des candidats de tous bords en vue de la prochaine présidentielle met forcément la pression sur le chef de l’État , beaucoup, au sein des forces de police, s’inquiètent d’une possible “instrumentalisation”. Une critique de longue date, notamment relayée au début du sommet par le syndicat Alliance qui a plusieurs fois menacé de quitter la table des négociations en l’absence d’avancées concrètes.

“On craint d’être utilisés politiquement, d’être instrumentalisés par le gouvernement”, nous rapporte une source syndicale à quelques heures du discours de clôture d’Emmanuel Macron. Refusant d’être montrés “comme des animaux de cirques à quelques mois de la présidentielle”, cette même source ajoute craindre que les policiers ne soient “que les faire-valoir d’une campagne présidentielle” macroniste qui ne dit pas son nom.

Une personnalité associative au contact quotidien des forces de l’ordre poursuit: “L’idée de ce Beauvau a été de retrouver de la sérénité en vue de 2022, au milieu d’un moment de brouille entre la police et la population” (du fait de l’affaire Michel Zecler, de la mort de Cédric Chouviat , du mouvement “Black Lives Matter” qui essaimait en France, etc.). Elle continue: “Le but désormais est de montrer aux citoyens que l’on a planché sur la question de la police, que le climat est apaisé et de donner l’impression aux policiers que l’on s’intéresse à eux. Mais quels seront les résultats concrets que l’on nous promettait?”

L’Élysée se défend en évoquant “du court terme”

Des attaques contre lesquelles l’Élysée se défend en expliquant ne pas être là “pour faire la police de dans cinquante ans”. En dépit de la proximité du scrutin présidentiel, la présidence évoque un” besoin d’adaptation permanent” aux nouveaux défis sécuritaires (et de citer entre autres le recours à la vidéosurveillance, la création de relais sur le terrain plus nombreux, un effort dans la formation...), d’où cette promesse de prendre des “décisions budgétaires à très court terme”. Sans les chiffrer précisément, une source élyséenne promet ainsi “des annonces substantielles”.

Du côté de l’Élysée, on promet que l’objectif n’est pas de proposer ce mardi aux policiers de France un programme les concernant en vue de 2022. Car si Gérald Darmanin avait garanti une grande loi de programmation -qui, compte tenu des délais trop courts avant la présidentielle, n’aurait pu être votée qu’en cas de réélection d’Emmanuel Macron-, le palais présidentiel promet que des mesures à beaucoup plus court terme seront faites, en passant par des textes législatifs, du réglementaire et même du catégoriel (c’est-à-dire des évolutions dans le statut des fonctionnaires).Charge à Emmanuel Macron de préciser tout cela dans son discours.

Et l’Élysée l’assure en sus: Emmanuel Macron est concentré sur la suite de son mandat. “Ce serait fou de se dire qu’il ne reste que quelques mois et donc qu’on ne fait plus rien”, explique la présidence. Et de conclure: ”À ce jour, il ne vous aura pas échappé que le président est président de la République, et qu’il n’est pas candidat. Donc on ne parle absolument pas d’établir un programme et de lister des mesures qui en feraient partie.”

Un engagement mis à mal par les informations relayées par nos confrères de Politico ce mardi, qui assurent que le pouvoir veut se positionner fermement et asphyxier ses rivaux toujours plus nombreux sur la scène sécuritaire, avec les candidatures à droite et au-delà. Selon la publication, Emmanuel Macron aurait déjà les yeux tournés vers l’après-2022 et il préparerait effectivement une LOPPSI (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) qui serait présentée au Conseil des ministres en début d’année prochaine afin de pouvoir être votée dès le début du prochain quinquennat. En cas de réélection d’Emmanuel Macron bien sûr.

À voir également sur le HuffPost : À Marseille, Macron promet des renforts humains et matériels pour la police

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    Macron promet 500 caméras contre le trafic de drogue à Marseille

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 September - 22:20 · 2 minutes

Macron annonce 500 caméras contre le trafic de drogue à Marseille.

POLITIQUE - On ne lâchera rien” dans la lutte contre le trafic de drogue, a promis ce mercredi 1er septembre le président devant les policiers d’un commissariat des quartiers du nord de Marseille frappés par ce fléau.

“On a des résultats croissants, on va continuer et aller au bout, en créant l’irréversibilité de la fermeture des points de deal”, a affirmé Emmanuel Macron , en annonçant l’accélération de l’arrivée des moyens supplémentaires et des financements pour des caméras vidéo.

“Les consommateurs de drogue sont des complices”, a-t-il fustigé, comme l’avait déploré le ministre de l’Intérieur lors d’une visite en août, le lendemain de la mort d’un adolescent de 14 ans tué par balles près d’un point de deal.

“Il n’y a aucun endroit dans Marseille où la police ne rentre pas. Ça n’existe pas”, a martelé le président, en réponse aux critiques de la droite et de l’extrême droite après un reportage de “Quotidien” qui montre des dealers contrôler les entrées d’une cité.

“La police seule n’y arrivera pas”

“Il faut traiter les symptômes”, “parce que les habitants des quartiers demandent le droit de vivre tranquilles et dans la sécurité. Ils ne nous écouteront pas sur tout le reste si nous ne réussissons pas sur la sécurité”, a ajouté le chef de l’État.

Il a annoncé des financements pour 500 caméras vidéos -un outil qui fait débat dans la ville- et assuré que 200 policiers supplémentaires promis par le ministre de l’Intérieur arriveront avec un an d’avance d’ici la fin 2022.

Quant aux tribunaux, “nous répondrons à due proportion aux besoins évoqués”, a insisté Emmanuel Macron, soulignant qu’après le renforcement des moyens de la police il ne fallait pas créer “un effet de thrombose” au niveau des tribunaux.

“Il faut aller bien au delà des 300 policiers supplémentaires pour avoir une police efficace”, a commenté de son côté Yannick Ohanessian, adjoint au maire à la sécurité. “Il faut taper sur les consommateurs, ça ne suffira pas à lutter contre le trafic”, a estimé pour sa part Rudy Mana, responsable du syndicat Alliance.

“On ne va pas se plaindre qu’il met 150 millions d’euros pour le commissariat. On a envie d’y croire. Mais les promesses on en a eu tellement que c’est difficile à croire”, a-t-il ajouté. “La police seule n’y arrivera pas, il faut arrêter de l’envoyer au casse-pipe”. En mars, le président du tribunal Olivier Leurent avait dénoncé le manque de salles d’audiences -il en manque 10- et estimait qu’il faudrait 125 à 130 magistrats du siège (contre 114 à l’effectif actuellement) pour “tourner.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron à Marseille, “insupportablement monarchique” pour Jean-Luc Mélenchon