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    Macron à Nice: ce qu'il faut retenir des annonces sur la sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 10 January - 14:12 · 5 minutes

Emmanuel Macron lors de son déplacement sur le thème de la sécurité à Nice, le 10 janvier 2022.

SÉCURITÉ - Un déplacement attendu. En visite ce lundi 10 janvier dans les Alpes-Maritimes, Emmanuel Macron était d’abord à Nice pour présenter ses propositions sur la sécurité , thème central à trois mois jour pour jour du 1er tour de l’élection présidentielle.

Depuis l’ex-hôpital Saint-Roch de Nice, site d’un futur “hôtel des polices”, Emmanuel Macron en a profité pour vanter son bilan quinquennal sur les questions sécuritaires : “Nous avons ces cinq dernières années, conformément à l’engagement que j’avais pris, réinvesti dans notre sécurité”, a-t-il lancé devant des élus, des associations, des membres de forces de l’ordre et des habitants.

Il a aussi déclaré avoir “réinvesti pour lutter contre l’immigration illégale” et contre la radicalisation et “mené une action nouvelle contre la drogue” avec la création d’un organisme central pour lutter contre les trafics et les points de deal. Il a aussi cité “trois milliards et demi d’augmentation du budget du ministère de l’Intérieur.

Et le chef de l’Etat, toujours pas officiellement candidat à sa réélection, a délivré plusieurs annonces que Le HuffPost vous résume ci-dessous:

  • 15 milliards en plus sur cinq ans pour la sécurité

Principale annonce de ce déplacement, Emmanuel Macron a affirmé que le budget de la sécurité serait accru de 15 milliards d’euros sur cinq ans, dans le cadre d’un projet de loi qui sera présenté en Conseil des ministres en mars. Cette “loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur” (Lopmi) - qui ne pourrait être votée qu’après l’élection présidentielle - rajoutera au budget de la sécurité 15 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans, soit une hausse de 25% par rapport au budget actuel. Cet effort budgétaire, qui serait historique, viendrait après celui du budget 2022 qui était déjà un record avec 1,5 milliard d’euros supplémentaire.

  • Doubler le nombre de policiers sur le terrain d’ici 2030

Lors de cette journée, Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement de “doubler les effectifs de police sur le terrain d’ici à 2030”, une mesure estimée possible grâce à la suppression de tâches annexes et par des réorganisations.

Pour parvenir à cet objectif dans les cinq prochaines années, la Lopmi mettrait “un terme aux tâches indues”, comme la garde des bâtiments publics, le transfert des détenus ou encore la police des audiences.

Au total, cela devrait permettre de dégager “3500 policiers et gendarmes” pour les mettre sur la voie publique. Cette mesure viendra en complément de la création des 10.000 postes de forces de l’ordre depuis le début du quinquennat, a précisé le président, qui avait déjà évoqué cette mesure à Roubaix en septembre dernier.

  • Augmentation de l’amende pour harcèlement de rue

Emmanuel Macron a aussi déclaré vouloir tripler à 300 euros l’amende pour harcèlement de rue, un acte qui sera dorénavant qualifié de “délit” et entend doubler la présence policière dans les transports, dans le cadre de la future Lopmi.

Ne pouvant être votée qu’après l’élection présidentielle, cette nouvelle loi devrait permettre au chef de l’Etat de “doubler la présence policière dédiée dans les transports en commun aux horaires où les agressions sont le plus constatées”.

Le président de la République a par ailleurs annoncé le doublement en 5 ans des enquêteurs dédiés aux violences intrafamiliales, portant le nombre à 4000 enquêteurs.

  • Brigades de gendarmerie et “force d’action républicaine pour les quartiers”

La future création de 200 brigades de gendarmerie en milieu rural et d’une “force d’action républicaine pour les quartiers” devrait permettre de “sécuriser” ces quartiers et d’“aider à démanteler” les principaux points de deal.

Ces brigades de gendarmerie en milieu rural pourront prendre la forme de nouveaux types d’implantations avec des expérimentations qui vont être lancées dans plusieurs départements”, a indiqué le président, “pour remettre de la tranquillité dans les quartiers les plus ruraux”. Un dispositif souhaité pour “rapprocher les forces de l’ordre de la population dans des territoires où l’empreinte des services publics est faible”, a précisé Emmanuel Macron.

Concernant la “force d’action républicaine pour les quartiers”, elle devrait accompagner “les préfets, dans des territoires exposés à une flambée de violence ou à un trafic de drogue important”, selon des sources concordantes. Elle sera principalement composée de policiers, d’officiers de police judiciaire, de fonctionnaires des finances, mais aussi de personnels éducatifs et de travailleurs sociaux. “Nous n’envoyons pas l’armée mais une aide sécurité/social”, selon ces mêmes sources.

  • 1500 cyberpatrouilleurs et un équivalent numérique du “17”

Emmanuel Macron a aussi annoncé la création de 1500 cyber-patrouilleurs supplémentaires et d’une école de formation cyber pour lutter contre les attaques numériques, dans le cadre d’un plan d’investissement d’un milliard d’euros.

“Il s’agit d’un effort spécifique qui peut être évalué à au moins 1.500 cyber-patrouilleurs supplémentaires - notamment réservistes - pour les prochaines années”, a indiqué l’Elysée.

L’école de formation sera créée au sein du ministère de l’Intérieur pour former les policiers, les gendarmes et les agents des services de renseignement “sur cette thématique en constante évolution”, selon l’Elysée.

En tout, il y aura un déploiement massif d’un milliard d’euros d’investissements, avec également un plan de recrutement “pour aller chercher les meilleurs profils issus de la société civile”.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’un équivalent numérique de “l’appel 17” afin que chaque citoyen puisse signaler en direct une cyberattaque (virus, piratage, etc.) et être mis immédiatement en relation avec un opérateur spécialisé.

À voir également sur Le HuffPost : Saint-Pierre-et-Miquelon: le député LREM Stéphane Claireaux agressé devant son domicile

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    Sécurité à Nice, reconstruction à la Roya: Macron dans les Alpes-Maritimes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 10 January - 08:01 · 4 minutes

Sécurité à Nice, reconstruction à la Roya: Macron dans les Alpes-Maritimes ce lundi (photo d

POLITIQUE - Le déplacement est stratégique, à quatre mois jour pour jour du premier tour de l’élection présidentielle. Emmanuel Macron se rend ce lundi 10 janvier à Nice pour parler police et sécurité, un thème très disputé par ses adversaires de droite . Il se rendra ensuite dans la vallée de la Roya, quinze mois après les inondations meutrières.

A Nice, le président de la République rencontrera les forces de sécurité et posera la première pierre du futur “hôtel des polices” qui doit réunir plusieurs forces de sécurité (police nationale et municipale, police des frontières, police judiciaire...) dans un commissariat doté de technologies de pointe, où travailleront à terme 2000 agents, une première en France.

Ce grand projet est porté par le maire Christian Estrosi - un ex-LR allié d’Emmanuel Macron - depuis plusieurs années. Cet “hôtel des polices” doit entrer en service fin 2025, selon la mairie de Nice. En juillet 2020, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé qu’il bénéficierait des fonds du plan de relance avec en outre le déploiement de 60 policiers.

Une vidéo de la ville de Nice, dévoilée en octobre, montre le futur “Centre d’hypervision urbaine et de commandement”, un centre de crise qui sera relié à des bornes d’appel d’urgence et au réseau de caméras de vidéo surveillance.

“Laisser aux Français une France Orange mécanique

Le déplacement du chef de l’Etat ne laisse pas de marbre les adversaires politiques à sa droite. Sur franceinfo, la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a ainsi raillé la visite d’Emmanuel Macron venu “poser la première pierre d’un commissariat qui n’a pas encore de permis de construire”.

Même son de cloche pour Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes qui boycottera le déplacement. Accusant Emmanuel Macron de vouloir “laisser aux Français une France Orange mécanique ”, il a dénoncé “une petite manœuvre électorale”. “Emmanuel Macron vient déposer la première pierre factice d’un commissariat dont les travaux ne commenceront pas avant deux ans et dont la demande de permis de construire n’est même pas déposée”, a fustigé l’élu dans Le Figaro . Il “est en train de dévoyer les institutions en faisant campagne avec les moyens de l’État de façon éhontée”, a ajouté l’ancien adversaire de Pécresse chez LR, désormais son conseiller en charge des questions “autorité”.

Pour rappel, la même Valérie Pécresse avait fait sa sortie “sécurité” quelques jours plus tôt dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Ressortant au passage le “Kärcher” de Nicolas Sarkozy , au prétexte de reprendre le “flambeau de la droite” sur ces questions.

Retour à la Roya

Le président Macron passera ensuite l’après-midi dans la vallée de la Roya, une zone alpine proche de l’Italie où il s’était rendu le 8 octobre 2020, une semaine après les crues catastrophiques qui avaient fait dix morts et huit disparus dans plusieurs vallées près de Nice et Menton. Il compte y faire l’état des lieux des chantiers de reconstruction et rencontrer des habitants et des élus mobilisés sur les travaux, précise l’Elysée.

Lors de sa première visite, il avait promis aux habitants de débloquer de gros moyens pour reconstruire “très vite” et s’était engagé ensuite à revenir sur place d’ici à la fin de l’année 2021. Depuis, sur un total évalué à au moins un milliard d’euros, les dégâts assurés pour les particuliers représentaient 217 millions d’euros en septembre.

L’enveloppe globale des aides publiques a atteint 572 millions d’euros, avec notamment 143 millions au titre de la dotation de solidarité, 59,3 millions de crédits du Fonds de solidarité de l’Union européenne et 50 millions réservés à l’accompagnement de projets de développement et d’attractivité pour les vallées, avait précisé à l’AFP en octobre le préfet spécial nommé par le chef de l’Etat pour superviser les travaux de reconstruction, Xavier Pelletier.

De nombreux ouvrages d’art et routes restent à reconstruire. Dans la vallée de la Roya, le hameau de Casterino est encore largement coupé du monde en raison d’une route qui ne sera pas rétablie avant la fin de l’été 2022, mettant en danger la survie de plusieurs établissements hôteliers.

À voir également sur Le HuffPost: Des manifestants anti-pass remobilisés après les propos de Macron

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    Après le "Kärcher", le porte-parole de Pécresse tance "ceux qui font semblant de ne pas comprendre"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 9 January - 16:22 · 6 minutes

Othman Nasrou

POLITIQUE - La campagne présidentielle 2007 2022 a bien démarré. À peine l’année débutée, Valérie Pécresse, a déjà formulé une proposition-choc: “ressortir le Kärcher” de la cave pour améliorer la sécurité dans les banlieues. Une expression vieille de dix-sept ans, empruntée à Nicolas Sarkozy lorsqu’il promettait de “nettoyer les quartiers”, qui a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique... Jusqu’au gouvernement.

Nadia Hai, la ministre de la Ville s’est émue, sur Le HuffPost , d’une sortie “humiliante” pour les populations qui vivent dans ces territoires. Une réponse “angélique”, révélatrice de “l’inaction” à l’œuvre depuis cinq ans, réplique ce dimanche 9 janvier, le porte-parole de la candidate des Républicains à la présidentielle .

Othman Nasrou, qui est également vice-président de la région Île-de-France et élu local à Trappes, assume les mots employés par la cheffe de file de la droite: “ils correspondent à une réalité”. “Tous ceux qui font semblant de ne pas comprendre sont complices de cette situation”, accuse celui qui défend tant bien que mal le bilan -contesté- de son propre camp sur ces sujets. Il l’assure: “Valérie Pécresse n’a pas la main qui tremble”. Entretien.

Le HuffPost: La ministre de la Ville juge“humiliante” pour les banlieues la sortie de Valérie Pécresse sur le “ Kärcher”. Que lui répondez-vous?

Othman Nasrou : Madame Hai, alors qu’elle est ministre, ne comprend pas que
s’attaquer à la délinquance, ce n’est pas s’attaquer aux habitants des quartiers, c’est même le contraire. Elle fait un amalgame douteux. Je constate aussi que la gauche n’est pas faible, comme on peut le dire en ce moment, elle est en réalité au pouvoir. Je retrouve dans les propos de la ministre le même tabou, le même angélisme caractéristique d’une certaine gauche. Cela explique sans doute l’inaction depuis cinq ans. Les problèmes de délinquance n’existent pas pour cette majorité. L’humiliation pour ces habitants, c’est plutôt ce déni de la réalité qu’ils vivent de la part d’une ministre.

Nadia Hai réagissait en particulier à l’expression “Kärcher”, que beaucoup ont raillée ou regrettée...

Cette expression ne me pose aucune difficulté, elle montre la détermination de
Valérie Pécresse à faire le nécessaire sur un sujet pour lequel aucun atermoiement n’est tolérable.

Le gouvernement n’a rien à répondre: ils n’ont pas de stratégie, si ce n’est la diabolisation et l’angélisme. Othman Nasrou, porte-parole de Valérie Pécresse

Ce mot renvoie à une réalité difficile qui n’est pas contestée par les habitants des quartiers populaires, au contraire. Je suis élu à Trappes, une ville à laquelle madame Hai fait référence. Beaucoup d’habitants s’y plaignent des trafics de drogue qui se font à la vue de tous sans que personne n’intervienne. Les occupations de halls d’immeubles, les gens qui rentrent la peur au ventre, qui se font dégrader leur voiture s’ils parlent à la police... C’est une réalité. Tous ceux qui font semblant de ne pas comprendre sont complices de cette situation, en particulier quand ils sont au pouvoir.

Au-delà de la phrase-choc, quelles sont les propositions de Valérie Pécresse sur ces questions sécuritaires?

Nous devons d’abord améliorer la réponse pénale, qui est l’un des principaux
manquements d’Emmanuel Macron, avec une incapacité à exécuter les peines. Les fameuses 15.000 places de prison promises sont très loin d’avoir vu le jour. Pour ne pas attendre leur construction, Valérie Pécresse veut utiliser des casernes de gendarmerie, ou des bâtiments publics désaffectés pour incarcérer des primo-délinquants en utilisant le bracelet électronique. Cela contribue d’ailleurs à la séparation des populations carcérales.

Nous avons également la volonté de faire travailler ensemble dans des
brigades ‘coup de poing’ tous les outils dont dispose l’État: la police, la
gendarmerie, l’armée, s’il faut sécuriser certaines opérations, et surtout le fisc et la cyberpolice. C’est très concret et pragmatique. Face à cela, le gouvernement n’a rien à répondre: ils n’ont pas de stratégie, si ce n’est la diabolisation et l’angélisme.

Quand la droite parle de sécurité, elle est souvent ramenée au quinquennat de Nicolas Sarkozy et aux suppressions de postes dans la police. Est-ce un héritage que vous assumez ?

Cela remonte à plus de dix ans maintenant, mais on a laissé dire des choses injustes sur le bilan de Nicolas Sarkozy. À l’époque, les indicateurs étaient bien meilleurs, qu’il s’agisse des atteintes aux biens ou aux personnes. Le risque terroriste n’était pas le même non plus. En somme, les questions sécuritaires ne se posaient pas comme aujourd’hui, et il n’est pas illogique d’adapter les moyens à la menace. On faisait mieux avec moins.

On a laissé dire des choses injustes sur le bilan de Nicolas Sarkozy. A l’époque, les indicateurs étaient bien meilleurs. Othman Nasrou

Si on parle de l’action récente et très directe de Valérie Pécresse, on peut évoquer ce qu’elle fait à la tête de l’Île-de-France. Jamais la région n’a autant investi dans la sécurité. Elle est allée bien au-delà de ses prérogatives pour pallier les manquements de l’État, sur la rénovation des installations pour la police nationale et la gendarmerie, sur les équipements, sur la vidéoprotection dans les transports, sur les brigades de sécurité dans les lycées. Son
bilan montre qu’elle n’a pas la main qui tremble.

Certains de vos adversaires, à l’extrême droite entre autres, estiment que beaucoup de sujets rapprochent Valérie Pécresse d’Emmanuel Macron. Il n’y a que la sécurité pour vous démarquer de la majorité ?

Les différences sont profondes, nombreuses, et pas uniquement sur le régalien. Ce ne sont pas des différences de degrés, mais de nature. La question de la maîtrise des flux migratoires, une des faiblesses majeures de ce quinquennat, en est une, mais il y a aussi la dépense publique, avec un ‘quoi qu’il en coûte’ qui n’explique pas à lui seul la montagne de dettes accumulées, ou encore l’absence de réformes structurelles comme celles de l’Etat ou des retraites sur ce quinquennat. Tous les déficits sont aujourd’hui abyssaux parce que les réformes structurelles n’ont pas été faites.

Les différences sont également sur l’idée que l’on se fait de la France. Je pense aux déclarations d’Emmanuel Macron selon lesquelles il n’existe pas de culture française ou l’idée qu’il faudrait déconstruire l’Histoire de France. Nous, nous croyons à la fierté d’être Français. Et ça explique pourquoi Valérie Pécresse est la seule en capacité de battre le président sortant. Elle incarne un véritable changement tout en étant crédible parce qu’elle a l’expérience des responsabilités et qu’elle porte un projet de gouvernement, pas seulement de contestation.

À voir également sur Le HuffPost: Valérie Pécresse vante une équipe “totalement paritaire”, mais...

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    Pécresse ressort le "Kärcher", Bernalicis imite Sarkozy pour la moquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 January - 11:14 · 1 minute

Cet élu insoumis imite Sarkozy pour railler le

POLITIQUE - Appelez-le Ugo Bernakozy. Le député de la France insoumise Ugo Bernalicis n’a pu s’empêcher de livrer son imitation de Nicolas Sarkozy , ce jeudi 6 janvier au matin, sur BFMTV, pour railler Valérie Pécresse et sa proposition de “ressortir le Kärcher de la cave.”

“J’ai envie de dire à Valérie qu’il faudrait qu’elle se renouvelle un peu. Récupérer comme cela des anciennes phrases, sans faire de proposition, c’est un peu petit”, a ainsi lancé l’élu du Nord, caricaturant les mimiques et l’expression de l’ancien chef de l’État.

C’est lui qui avait utilisé le mot “Kärcher” , en 2005, comme ministre de l’Intérieur, laissant cette expression dans les annales politiques. Un terme que reprend aujourd’hui la candidate de la droite à l’élection présidentielle pour, dit-elle, dans le quotidien régional La Provence , “nettoyer les quartiers”, avec l’aide de “brigades coups de poing”, mais également de “l’armée, afin de sécuriser les périmètres d’intervention.”

Au-delà de l’imitation, plus ou moins réussie selon vos critères, Ugo Bernalicis fustige une idée “pitoyable”. “Elle est où par ailleurs la proposition de Valérie Pécresse? Elle est où? C’est pas une proposition le ‘Kärcher’. À l’époque, il y avait une proposition de monsieur Sarkozy, il avait liquidé la police de proximité. Et elle nous manque aujourd’hui, on la remettra en place”, a-t-il ainsi poursuivi sur un ton plus sérieux.

Ce n’est pas la première fois que le député se met dans la peau de l’ancien président de la République pour mieux critiquer la politique de ses adversaires. En 2019, il l’imitait déjà , à l’Assemblée nationale, pour féliciter -ironiquement- le ministre du Budget d’ Emmanuel Macron , Olivier Dussopt, “d’aller plus loin” que ce que la droite avait “pu faire” sur la réforme de la fonction publique.

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    Valérie Pécresse se donne 10 ans pour "détruire les quartiers ghettos"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 3 January - 15:36 · 1 minute

Valérie Pécresse se donne 10 ans pour

POLITIQUE - Détruire pour mieux rassembler. Voilà le projet de Valérie Pécresse dans les quartiers les plus difficiles. Interrogée au micro de RTL ce lundi 3 janvier sur la question du “lien social”, la candidate des Républicains à l’élection présidentielle s’est donné dix ans pour “détruire” ou “arrêter” ce qu’elle appelle les “quartiers ghettos”.

“On parle de lien social quand tous les voisins vivent ensemble en harmonie. Ce que je souhaite, c’est qu’on ait aujourd’hui des quartiers dans lesquels il y ait un plafond anti-ghetto de 30% de logement très social et qu’on puisse tous vivre ensemble avec toutes les classes sociales qui vivent dans le même quartier”, a ainsi expliqué la présidente de la région Île-de-France, comme vous pouvez le voir ci-dessous . (à partir de 13′30.)

La mère des batailles?

“Je souhaite que, dans les dix ans qui viennent, on se donne pour objectif de détruire les quartiers qui sont des quartiers ghettos dans lesquels on a beaucoup trop de logement social, beaucoup trop de détresse sociale”, a-t-elle encore précisé, en ajoutant: “et je veux qu’on les reconstruise”.

Selon elle, une telle stratégie “permettra de détruire petit à petit des quartiers qui sont devenus des quartiers d’enfermement dans lesquels on concentre des détresses sociales, l’économie souterraine, l’insécurité, le communautarisme et l’islamisme”.

La candidate LR, qui avait marqué les débats de la primaire de droite de ses phrases-choc, en a également profité pour revenir sur la polémique autour du drapeau européen placé sous l’Arc de Triomphe pour le début de la présidence française de l’Union européenne. Selon Valérie Pécresse, qui cherche à installer l’idée d’un duel avec le président de la République sortant, Emmanuel Macron a “un problème avec l’histoire de France.”

À voir également sur le HuffPost : Dans leurs vœux pour 2022, les candidats ont tous leur manière de dire au revoir à Macron

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    Des migrants attaqués au sabre à Paris, "une attaque raciste" selon la mairie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 December - 16:21 · 2 minutes

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PARIS - Mercredi 8 décembre, une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire après l’agression d’au moins deux migrants , plus tôt en matinée, sur le campement parisien où ils vivaient. Vers “8 heures, deux hommes soudanais ont été attaqués au sabre au parc de Bercy” et transportés à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, a annoncé Ian Brossat, l’adjoint de la maire de Paris en charge de l’accueil des réfugiés.

Une personne a été interpellée dans cette affaire, a confirmé le parquet de Paris, précisant qu’une enquête avait été ouverte pour tentative d’homicide volontaire, confiée à la police judiciaire parisienne (2e DPJ).

“Une attaque raciste”

Selon une source proche du dossier, l’homme interpellé et trois autres personnes ont été hospitalisés. L’une des victimes se trouve “dans un état grave”, a-t-elle ajouté.

“Il s’agirait d’une attaque raciste”, a repris Ian Brossat , dont les équipes d’assistance aux sans-abri (UASA) maraudaient sur le petit campement d’une vingtaine de tentes et ont rapporté les faits. “Voilà où conduit la banalisation de la parole raciste”, a ajouté l’élu sur son compte Twitter.

L’agresseur aurait “commencé à lacérer des tentes et s’en serait suivie une bagarre avec des exilés”, a également indiqué Kerill Theurillat, un responsable parisien de l’association Utopia 56 , qui intervient sur ce camp où vit une cinquantaine de personnes.

Lundi 6 décembre, plusieurs collectifs d’aide aux personnes exilées réclamaient une fois de plus, dans une tribune publiée par Libération , la mise à l’abri inconditionnelle des exilés vivant dans les rues de la capitale ou à sa marge, de manière à protéger une “population contrainte de survivre dans des conditions indignes et de grande vulnérabilité.”

À voir également sur Le HuffPost : Dans les Alpes, les migrants face à une police aux frontières renforcée

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    Guadeloupe: Pourquoi Lecornu ne va pas sur place "dès maintenant"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 November - 11:04 · 2 minutes

Pourquoi Lecornu (ici le 11 août 2020) ne va pas

POLITIQUE - Sébastien Lecornu n’a pas envie “d’aller s’agiter devant les caméras.” Invité de la matinale de France 2 ce mardi 23 novembre, le ministre des Outre-mer a expliqué pourquoi il ne se rendait pas en Guadeloupe à l’heure où le territoire est livré à une situation “très explosive”, selon les mots d’ Emmanuel Macron .

Une question de sécurité, avant tout, alors qu’un déplacement a été envisagé en fin de semaine dernière “dès vendredi”, avec Gérald Darmanin et Olivier Véran. Avant d’être finalement repoussé.

“Après avoir échangé avec les autorités locales, la préfecture, les forces de police, de gendarmerie, les élus locaux, il est apparu qu’aller sur place dès maintenant présentait une surcharge particulièrement importante pour les forces de l’ordre”, a ainsi avancé Sébastien Lecornu, comme vous pouvez le voir ci-dessous, (à partir de 1′), “je ne veux absolument pas que les forces de l’ordre soient détournées de leurs missions premières que sont la protection des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.”

“De toute façon, on va y aller en Guadeloupe...”

La veille, son cabinet évoquait déjà, au HuffPost , un déplacement qui “aurait été davantage un poids qu’une aide”. “Les formations politiques, les élus locaux, les maires, les parlementaires ne demandent pas un déplacement du ministre dans la minute”, ajoutait Sébastien Lecornu sur France 2.

Une façon de répondre aux critiques -venues de la droite- qui tombent sur le gouvernement pour son prétendu laxisme ou attentisme face à la situation. “De toute façon, on va y aller en Guadeloupe. A chaque fois qu’il y a une crise d’importance en Outre-mer, j’y vais”, a finalement lâché le ministre, sans donner d’horizon précis.

Dans cette île, où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté (selon l’Insee), les violences ont débuté après plusieurs jours de mobilisation syndicale pour contester l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers. Dans ce contexte, Sébastien Lecornu “conteste” une “espèce de politicaillerie spectacle dans lequel il faut aller s’agiter devant les caméras sur place.” Une ligne de conduite qui n’a pas toujours été celle du gouvernement .

À voir également sur Le HuffPost: Covid en Guadeloupe: les CHU et les services de réanimation saturés

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    Avant le débat LR, Darmanin et Attal jouent l'offensive sécuritaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 21 November - 14:59 · 3 minutes

Avant le débat LR, le gouvernement joue l

POLITIQUE - Une histoire à deux voix. Gabriel Attal et Gérald Darmanin occupent le terrain médiatique ce week-end pour parler bilan et perspectives à cinq mois de l’élection présidentielle . Le porte-parole du gouvernement a promis, ce dimanche 21 novembre, de discuter “contrat social” et “immigration” dans la campagne présidentielle, affirmant “entendre” l’attente d’un “projet de société” sur les thèmes régaliens.

Quelques heures plus tôt, le ministre de l’Intérieur s’attachait à vanter le bilan sécuritaire, mais pas seulement, du quinquennat dans les colonnes du Parisien . Une façon de faire parler Emmanuel Macron, qui n’est pas encore officiellement entré dans la course à sa réélection, ou du moins son gouvernement, à l’heure où ces thèmes, déjà -très- présents dans le débat public, sont plus que jamais investis par les candidats des Républicains et de l’extrême droite. Ils devraient encore occuper une bonne partie du troisième débat organisé ce dimanche entre les différents prétendants au Congrès LR.

Darmanin en défense

Gérald Darmanin ne s’est d’ailleurs pas privé pour démolir les inclinations de son ancienne famille politique dans son interview dominicale. Le locataire de la Place Beauvau regrette que les candidats” calent leurs pas, non pas sur ceux de leurs pères, mais sur les pas de la droite extrême.”

Dans ces conditions, ajoute-t-il, “celui qui peut le plus inspirer l’électorat de droite, c’est Emmanuel Macron.” Car pour celui qui incarne la fermeté du gouvernement face aux “violences inacceptables” en Guadeloupe, le président de la République, pilonné par les candidats LR sur ces sujets-là, n’a pas à rougir de son bilan en matière de sécurité. Bien au contraire.

“Il n’y a pas de cocorico à faire mais je constate que la délinquance générale a baissé depuis 5 ans”, a ainsi fait valoir le ministre de l’Intérieur au Parisien , avant d’énumérer les chiffres: “25% de cambriolages en moins, deux fois moins de vols avec arme que sous les deux derniers quinquennats (...) 11% de moins de feux de véhicules cette année par rapport à une année 2020 qui, confinement oblige, avait déjà été extrêmement calme sur ce front.”

Un petit satisfecit, qui laisse de côté les mauvais indicateurs, sur la hausse des règlements de compte, par exemple, partagé par le porte-parole du gouvernement. “On aura des choses à dire et à proposer, et aussi, un bilan sur lequel on pourra s’appuyer”, expliquait-il, ce dimanche matin sur Europe 1, CNews et Les Échos . Selon lui, le gouvernement “a engagé sur ces sujets d’immigration, de sécurité, d’autorité, des mesures très fortes qui commencent déjà à produire leurs effets”.

Attal en attaque

Et ce n’est pas fini... Pour les “choses à proposer”, Gabriel Attal a évoqué l’enjeu “du renouvellement de notre contrat social” en évoquant “des tensions sur la question de l’autorité, depuis l’école jusqu’à des actes de délinquance que l’on constate dans un certain nombre de territoires.” “Évidemment que cette question-là sera au cœur de l’élection présidentielle”, a-t-il assuré, insistant également sur le thème de l’immigration.

“J’entends parfaitement que les Français déplorent que depuis un certain nombre d’années (...) on a du mal en France à faire appliquer nos règles en matière d’immigration”, a-t-il ainsi estimé, avant d’ajouter: “Nos règles, c’est quoi? C’est tout bête: c’est de dire que les personnes qui ont vocation à être accueillies en France doivent être intégrées. C’est-à-dire qu’elles doivent parler la langue, qu’elles doivent respecter nos lois et qu’elles doivent travailler, et que les personnes qui n’ont pas vocation à rester en France, elles soient reconduites à la frontière”.

Un discours de fermeté propice à rassurer ou convaincre la droite? Ses candidats rivalisent, depuis le début de leur campagne interne, de propositions radicales en la matière, entre moratoire, immigration zéro ou suppression du “droit du sol.”

À voir également sur Le HuffPost: Un candidat unique de la droite et du centre pour 2022? On cherche toujours le centre