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    Présidentielle: Bertrand répond aux "postures martiales" de Macron sur la sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 September - 13:18 · 3 minutes

Xavier Bertrand photographié lors du déplacement d

POLITIQUE - Xavier Bertrand contre-attaque. Alors qu’Emmanuel Macron est venu sur ses terres des Hauts-de-France faire des annonces sécuritaires à l’occasion de la clôture du Beauvau de la sécurité mardi 14 septembre, le candidat déclaré à l’élection présidentielle a répliqué sur ce thème cher à la droite. L’occasion pour le président de région de fustiger les “postures martiales” et de promettre “la fin de l’impunité”.

Pour ce faire, Xavier Bertrand a dévoilé un arsenal de mesures ce mercredi 15 septembre et dit tout le mal qu’il pense des annonces présidentielles. “Nous ne relèverons pas la France si on ne met pas comme préalable la restauration de l’autorité dans notre pays”, a-t-il affirmé, estimant qu’“Emmanuel Macron l’a oublié”.

Car “sans expérience d’élu local, il est impossible de comprendre toutes les formes d’insécurité qui aujourd’hui fracturent notre pays” et de “ressentir ce que vivent les Français”, a-t-il affirmé, visant sans le nommer le chef de l’État, lequel avait annoncé la veille une rallonge budgétaire de 500 millions pour la police en 2022 et donné les grandes lignes de son action à venir, comme le doublement des effectifs policiers sur le terrain. Un “plan Marshall sans lendemain”, pour le candidat de droite.

″Éviter” la “guerre civile”

Se posant en défenseur des forces de l’ordre qui “sont devenues des cibles”, il a étrillé la proposition du chef de l’État, qui a annoncé un nouvel outil de contrôle des policiers. Un dispositif qui, selon lui, “participe à cette mise en cause généralisée des forces de l’ordre”. “L’heure est grave. J’entends l’exaspération et la colère de nos concitoyens. Demain, si l’on ne fait rien, certains se feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce serait la guerre civile. Le rôle d’un Président, c’est de tout faire pour l’éviter”, a-t-il affirmé.

Parmi ses axes de travail, il a assuré que “toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée”, avec diverses mesures: majorité pénale ramenée à 15 ans, peines minimales obligatoires pour les récidivistes, “un an de prison ferme” pour les agressions des forces de l’ordre...

Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine. Pour que les peines prononcées “soient vraiment exécutées”, il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d’expulser “systématiquement” les délinquants étrangers en fin de peine.

Pour les amendes pénales, il a proposé qu’elles “soient saisies directement sur les salaires ou, le cas échéant, sur certaines prestations sociales, comme le RSA”. Xavier Bertrand a également plaidé pour “lutter contre le phénomène des bandes qui installe l’ultra-violence au cœur de nos villes et, de plus en plus, de nos campagnes” en combattant le trafic de stupéfiants. Enfin “les auteurs d’attentats terroristes ne seront plus libérables avant 50 ans”, a-t-il affirmé, en appelant à “faire évoluer le droit pour combattre l’islamisme”.

À voir également sur Le HuffPost : À peine réélu, Bertrand a plus parlé ”à la France” qu’aux “Hauts-de-France”

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    Voici à quoi va ressembler la nouvelle tenue des policiers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 15:59 · 1 minute

POLICE - Nouveau look à venir pour les policiers. Polo modernisé manches longues ou courtes, calot au lieu de la casquette: le nouvel uniforme est attendu au premier trimestre 2022, a annoncé Emmanuel Macron ce mardi 14 septembre en conclusion du Beauvau de la Sécurité . Cette tenue fait partie “de la considération que nous vous devons”, a lancé le chef de l’État aux forces de sécurité présentes.

Selon le ministère de l’Intérieur contacté par Europe 1 , qui l’a révélée, il s’agit de “moderniser certains éléments de la tenue des policiers, pour mieux représenter une police ‘au service de la population’, contribuer à la fierté de l’exercice du métier et répondre aux besoins quotidiens des policiers en terme de confort, de facilité d’entretien et de compatibilité avec la présence sur la voie publique”.

Un uniforme créé après un appel lancé aux étudiants en école de design

Les matières premières de cet uniforme seront françaises, mais la production ne le sera pas intégralement, selon les informations de BFMTV . “L’objectif est néanmoins de parvenir à une fabrication entièrement française , précise Actu.fr .

Le site ajoute que l’entreprise Paul Boyé Technologies a été choisie pour la fabrication. Sur son site, la firme explique être “l’un des premiers fabricants européens d’uniformes, de tenues de combat, et d’équipements de sécurité (EPI)”.

Le modèle a lui été imaginé après un appel lancé en mars aux étudiants en design . Ces derniers avaient été mis à contribution pour imaginer une “apparence plus moderne”, avait indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dans un courrier et un cahier des charges adressé à 24 écoles.

L’uniforme actuel date de 2004 et avait été créé à l’époque par la maison Balenciaga .

À voir également sur Le HuffPost : Macron “souhaite” la mise en place des “plaintes en ligne dès 2023″

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    Présidentielle: Avec le Beauvau, Macron dévoile le volet "sécurité" de son programme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 14:09 · 3 minutes

Avec le Beauvau, Macron (ici le 14 septembre à Roubaix en train de serrer la main de Xavier Bertrand) dévoile le volet

POLITIQUE - Allô la police? Le président de la République a présenté les conclusions du “ Beauvau de la sécurité ” ce mardi 14 septembre à Roubaix, dans les Hauts-de-France, multipliant les promesses et autres preuves d’amour à l’égard des forces de l’ordre.

Rien d’inhabituel, en soit. Ce discours, organisé dans le fief, et en présence de Xavier Bertrand, l’un de ses principaux concurrents dans la course à l’Élysée , aura permis à Emmanuel Macron de marteler son plein soutien aux forces de l’ordre et de dévoiler les mesures qu’il entend mettre en place d’ici la fin de son quinquennat. Mais ce n’est pas tout.

S’exprimant pendant plus d’une heure, le chef de l’État a également donné sa vision à long terme des transformations ou des “révolutions” auxquelles gendarmerie et police nationale devront se plier. “On ne peut pas mener nos politiques de sécurité à l’embardée, aux émotions”, a-t-il ainsi fait valoir, insistant à plusieurs reprises sur le “temps long”.

Plusieurs chantiers pour une “police de 2030”

Un temps de second mandat et d’après 2022? Emmanuel Macron a en tout cas jeté les bases à Roubaix, de ce qui pourrait être le volet sécurité de son futur programme. Au-delà des mesures plus ou moins immédiates, comme la mise en circulation de nouveaux équipements, le renouvellement du parc automobile, la révision du schéma du maintien de l’ordre ou la généralisation des amendes forfaitaires, le locataire de l’Élysée a annoncé l’ouverture de plusieurs chantiers... dont les résultats ne sont pas attendus pour tout de suite.

Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti est ainsi chargé de se pencher sur une “simplification drastique” de la conduite des enquêtes, dans le cadre des États généraux de la justice -dont on ne connait pas encore la date de lancement. Il a 30 jours pour ”élaborer un bilan et faire des propositions pour améliorer le travail des enquêteurs et des magistrats.”

“Vous vous épuisez à respecter des procédures hors d’âge”, a lancé Emmanuel Macron à l’adresse du parterre de forces de l’ordre qui l’écoutait, annonçant qu’il allait proposer “d’ici trois mois”, des “ajustements concrets de ces procédures.” Une des revendications des syndicats.

Nous porterons une loi de programmation pour la sécurité intérieure qui couvrira tout le champ d'action de la Place Beauvau. Le but est de penser la police et la gendarmerie de 2030 Emmanuel Macron

Plus globalement, le chef de l’État a demandé à son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin de plancher sur une loi de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi). En d’autres termes: un texte qui permettra, selon ses mots, de “penser la police et la gendarmerie de 2030.”

“La campagne a commencé”

Présentée début 2022, la fameuse loi devrait recouper de nombreux sujets différents comme la cybercriminalité, les escroqueries digitales, ou le doublement -en dix ans- des effectifs policiers sur le terrain, selon le souhait du président de la République. Elle ne pourra, en revanche, pas être votée avant la fin du quinquennat, calendrier parlementaire oblige.

Une temporalité surprenante, électorale pour certains, qui n’a pas manqué de faire réagir les principaux intéressés, échaudés par les promesses politiques non-tenues. Invités des différentes chaines d’information dans la foulée du discours du président de la République, plusieurs responsables syndicaux étaient sur la même ligne: satisfaction, mais vigilance.

″Le temps de la campagne a commencé”, a ainsi ironisé Matthieu Valet, le porte-parole et secrétaire national adjoint du syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) sur BFMTV. Pour lui, “les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais elle prendront du temps”, et “les policiers ont si souvent été dupés qu’on sera très vigilant.”

Sans surprise, une partie des opposants au président de la République s’engouffre aussi dans ces critiques. “Miracle, à six mois des élections présidentielles (sic), Macron se rend compte que les policiers sont maltraités”, fustige ainsi l’eurodéputé d’extrême droite Gilbert Collard sur les réseaux sociaux quand l’Insoumis Ugo Bernalicis, estime, de son côté, que le chef de l’État agit “comme s’il était un candidat de l’opposition.” Président et prétendant en même temps.

À voir également sur Le HuffPost : Un fait divers, une visite ministérielle”: quand Darmanin copie-colle ses prédécesseurs

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    Suivez le discours de Macron à l'issue du Beauvau de la Sécurité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 10:16 · 1 minute

POLICE - Emmanuel Macron clôture ce mardi 14 septembre à l’école nationale de police de Roubaix, dans les Hauts-de-France, la vaste consultation du Beauvau de la sécurité . Selon l’Elysée, le discours du président , à partir de 12h30 ( à suivre dans la vidéo en tête d’article ), doit être l’occasion d’une série d’ annonces “substantielles” .

Parmi les mesures doivent figurer des annonces sur la vidéosurveillance, la formation et l’encadrement des forces de l’ordre, ou “l’attractivité” des fonctions d’agent de police judiciaire. Le président doit également annoncer un “contrôle externe et indépendant” de “l’action des forces de l’ordre”.

Dans l’assemblée: des policiers et gendarmes mais aussi un parterre d’élus de cette région, dont Xavier Bertrand, en tête des intentions de vote parmi les candidats de droite à l’élection présidentielle.

Le Beauvau, rythmé pendant sept mois par huit tables rondes - sur le thème de la formation, de l’encadrement ou encore de la captation vidéo - avait été lancé après le tabassage de Michel Zecler, producteur de musique noir, en novembre 2020 à Paris.

Après cette affaire, Emmanuel Macron avait reconnu l’existence de contrôles au faciès et des violences de la part des policiers. Des déclarations qui avaient fait hurler les syndicats de police. Le Beauvau avait été décidé pour répondre à leur colère.

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    Beauvau de la Sécurité: Les policiers craignent d'être instrumentalisés avant 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 September - 09:27 · 5 minutes

Ce mardi 14 septembre, Emmanuel Macron s

BEAUVAU DE LA SÉCURITÉ - Après huit de mois de consultations à travers la France, Emmanuel Macron s’empare du dossier. Ce mardi 14 septembre, le président de la République se déplace à Roubaix pour conclure le Beauvau de la Sécurité , ce sommet promis par le chef de l’État dans la foulée de plusieurs polémiques afin de “renouer le lien entre police et population”.

Un déplacement dont des sources à l’Élysée ont promis qu’il déboucherait sur des “annonces immédiates” et des “changements radicaux” dans le fonctionnement même de l’institution policière. La preuve, le président de la République cherchera à montrer que les objectifs d’échanges entre le grand public, les policiers de terrain , les élus et les organisations syndicales ont été atteints, conviant des représentants des forces de l’ordre, mais aussi des habitants, des commerçants et des associatifs à l’école de police de Roubaix (Nord).

Parmi les réussites de son quinquennat en matière de sécurité qu’Emmanuel Macron tentera de mettre en avant, on retrouvera plusieurs points-clés: les recrutements engagés dans la police nationale, les 36 attentats terroristes déjoués depuis 2017 par les services de renseignement, les moyens alloués sur le terrain (rénovation du parc immobilier, remplacement d’une partie des véhicules...) ou encore la création de l’Office anti-stupéfiants (combat chéri par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ).

Pas “les faire-valoir” de la future campagne d’Emmanuel Macron

Du côté des fonctionnaires et des délégués syndicaux interrogés par Le HuffPost ces derniers jours, on se méfie surtout du timing de ces annonces. D’autant -et l’Élysée est contraint de le reconnaître-, que tous les indicateurs sont loin d’être au beau fixe depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. La montée des violences intrafamiliales et en particulier des violences conjugales, la violence permanente dans certains quartiers, la hausse inquiétante de la délinquance numérique... sont autant de sujets qui inquiètent les fonctionnaires.

Alors que la multiplication des candidats de tous bords en vue de la prochaine présidentielle met forcément la pression sur le chef de l’État , beaucoup, au sein des forces de police, s’inquiètent d’une possible “instrumentalisation”. Une critique de longue date, notamment relayée au début du sommet par le syndicat Alliance qui a plusieurs fois menacé de quitter la table des négociations en l’absence d’avancées concrètes.

“On craint d’être utilisés politiquement, d’être instrumentalisés par le gouvernement”, nous rapporte une source syndicale à quelques heures du discours de clôture d’Emmanuel Macron. Refusant d’être montrés “comme des animaux de cirques à quelques mois de la présidentielle”, cette même source ajoute craindre que les policiers ne soient “que les faire-valoir d’une campagne présidentielle” macroniste qui ne dit pas son nom.

Une personnalité associative au contact quotidien des forces de l’ordre poursuit: “L’idée de ce Beauvau a été de retrouver de la sérénité en vue de 2022, au milieu d’un moment de brouille entre la police et la population” (du fait de l’affaire Michel Zecler, de la mort de Cédric Chouviat , du mouvement “Black Lives Matter” qui essaimait en France, etc.). Elle continue: “Le but désormais est de montrer aux citoyens que l’on a planché sur la question de la police, que le climat est apaisé et de donner l’impression aux policiers que l’on s’intéresse à eux. Mais quels seront les résultats concrets que l’on nous promettait?”

L’Élysée se défend en évoquant “du court terme”

Des attaques contre lesquelles l’Élysée se défend en expliquant ne pas être là “pour faire la police de dans cinquante ans”. En dépit de la proximité du scrutin présidentiel, la présidence évoque un” besoin d’adaptation permanent” aux nouveaux défis sécuritaires (et de citer entre autres le recours à la vidéosurveillance, la création de relais sur le terrain plus nombreux, un effort dans la formation...), d’où cette promesse de prendre des “décisions budgétaires à très court terme”. Sans les chiffrer précisément, une source élyséenne promet ainsi “des annonces substantielles”.

Du côté de l’Élysée, on promet que l’objectif n’est pas de proposer ce mardi aux policiers de France un programme les concernant en vue de 2022. Car si Gérald Darmanin avait garanti une grande loi de programmation -qui, compte tenu des délais trop courts avant la présidentielle, n’aurait pu être votée qu’en cas de réélection d’Emmanuel Macron-, le palais présidentiel promet que des mesures à beaucoup plus court terme seront faites, en passant par des textes législatifs, du réglementaire et même du catégoriel (c’est-à-dire des évolutions dans le statut des fonctionnaires).Charge à Emmanuel Macron de préciser tout cela dans son discours.

Et l’Élysée l’assure en sus: Emmanuel Macron est concentré sur la suite de son mandat. “Ce serait fou de se dire qu’il ne reste que quelques mois et donc qu’on ne fait plus rien”, explique la présidence. Et de conclure: ”À ce jour, il ne vous aura pas échappé que le président est président de la République, et qu’il n’est pas candidat. Donc on ne parle absolument pas d’établir un programme et de lister des mesures qui en feraient partie.”

Un engagement mis à mal par les informations relayées par nos confrères de Politico ce mardi, qui assurent que le pouvoir veut se positionner fermement et asphyxier ses rivaux toujours plus nombreux sur la scène sécuritaire, avec les candidatures à droite et au-delà. Selon la publication, Emmanuel Macron aurait déjà les yeux tournés vers l’après-2022 et il préparerait effectivement une LOPPSI (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) qui serait présentée au Conseil des ministres en début d’année prochaine afin de pouvoir être votée dès le début du prochain quinquennat. En cas de réélection d’Emmanuel Macron bien sûr.

À voir également sur le HuffPost : À Marseille, Macron promet des renforts humains et matériels pour la police

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    Macron promet 500 caméras contre le trafic de drogue à Marseille

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 September - 22:20 · 2 minutes

Macron annonce 500 caméras contre le trafic de drogue à Marseille.

POLITIQUE - On ne lâchera rien” dans la lutte contre le trafic de drogue, a promis ce mercredi 1er septembre le président devant les policiers d’un commissariat des quartiers du nord de Marseille frappés par ce fléau.

“On a des résultats croissants, on va continuer et aller au bout, en créant l’irréversibilité de la fermeture des points de deal”, a affirmé Emmanuel Macron , en annonçant l’accélération de l’arrivée des moyens supplémentaires et des financements pour des caméras vidéo.

“Les consommateurs de drogue sont des complices”, a-t-il fustigé, comme l’avait déploré le ministre de l’Intérieur lors d’une visite en août, le lendemain de la mort d’un adolescent de 14 ans tué par balles près d’un point de deal.

“Il n’y a aucun endroit dans Marseille où la police ne rentre pas. Ça n’existe pas”, a martelé le président, en réponse aux critiques de la droite et de l’extrême droite après un reportage de “Quotidien” qui montre des dealers contrôler les entrées d’une cité.

“La police seule n’y arrivera pas”

“Il faut traiter les symptômes”, “parce que les habitants des quartiers demandent le droit de vivre tranquilles et dans la sécurité. Ils ne nous écouteront pas sur tout le reste si nous ne réussissons pas sur la sécurité”, a ajouté le chef de l’État.

Il a annoncé des financements pour 500 caméras vidéos -un outil qui fait débat dans la ville- et assuré que 200 policiers supplémentaires promis par le ministre de l’Intérieur arriveront avec un an d’avance d’ici la fin 2022.

Quant aux tribunaux, “nous répondrons à due proportion aux besoins évoqués”, a insisté Emmanuel Macron, soulignant qu’après le renforcement des moyens de la police il ne fallait pas créer “un effet de thrombose” au niveau des tribunaux.

“Il faut aller bien au delà des 300 policiers supplémentaires pour avoir une police efficace”, a commenté de son côté Yannick Ohanessian, adjoint au maire à la sécurité. “Il faut taper sur les consommateurs, ça ne suffira pas à lutter contre le trafic”, a estimé pour sa part Rudy Mana, responsable du syndicat Alliance.

“On ne va pas se plaindre qu’il met 150 millions d’euros pour le commissariat. On a envie d’y croire. Mais les promesses on en a eu tellement que c’est difficile à croire”, a-t-il ajouté. “La police seule n’y arrivera pas, il faut arrêter de l’envoyer au casse-pipe”. En mars, le président du tribunal Olivier Leurent avait dénoncé le manque de salles d’audiences -il en manque 10- et estimait qu’il faudrait 125 à 130 magistrats du siège (contre 114 à l’effectif actuellement) pour “tourner.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron à Marseille, “insupportablement monarchique” pour Jean-Luc Mélenchon

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    Darmanin annonce des arrestations après ce sujet de Quotidien

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 August - 17:06 · 3 minutes

POLITIQUE - Réaction immédiate. Mardi 31 août, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sur Twitter “une importante opération anti-drogue” à la cité des Flamants à Marseille, dans la foulée d’un reportage choc diffusé la veille par Quotidien .

Pour sa rentrée, l’émission présentée par Yann Barthès a suivi un groupe de jeunes qui contrôlent arbitrairement la circulation près des points de deal d’un quartier de la cité phocéenne, notamment à l’aide d’une barrière levante pour filtrer les voitures.

“C’est un comme le télépéage”, s’amuse un jeune au visage masqué devant la caméra des reporters de TMC, avant d’ajouter avec aplomb: “Vous voyez Macron? Les Français lui obéissent. Bah ici c’est pareil: les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent”.

“Aucune zone de non-droit sur le territoire de la République, à Marseille comme ailleurs”, a réagi mardi Gérald Darmanin sur son compte Twitter, reprenant à la volée les termes de Marine Le Pen prononcés plus tôt dans la journée.

“Quand un quartier entier vit sous la coupe de dealers qui imposent leurs règles au détriment des lois communes, c’est bien, @GDarmanin, ce qu’on appelle une “zone de non-droit”, avait interpellé précédemment la présidente du Rassemblement national.

Sur les réseaux sociaux, le reportage avait suscité aussi les réactions du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, pressenti pour une candidature à la présidentielle , ou encore du Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN). “La police rentre partout et intervient partout. Ce n’est pas une barrière tenue par des petits guetteurs prétentieux devant des journalistes qui l’en empêche”, s’est insurgé ce dernier.

Selon le ministre de l’Intérieur, quatre personnes ont été interpellées mardi, en plus de la saisie de drogue et d’argent liquide. “D’autres opérations suivront”, a-t-il ajouté.

Mercredi 1er septembre, Emmanuel Macron entame justement une visite de trois jours à Marseille, deux semaines après qu’ un commando armé d’une kalachnikov a semé la désolation à la cité des Marronniers , sur fond de trafic de drogue. Le président de la République devrait annoncer un grand plan d’aide à la ville contre l’insécurité et le logement insalubre, ainsi que pour la rénovation des écoles et les transports publics.

À voir également sur Le HuffPost : En Espagne, des trafiquants de drogue arrêtés grâce à... des baigneurs

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    Rouler sur la voie centrale de l'autoroute: une passion française

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 21 August - 05:45 · 5 minutes

SÉCURITÉ - Un de nos lecteurs belges nous a dit les appeler “les centristes”. Ces amoureux de la vitesse “moyenne”, qui, sur l’autoroute ou le périphérique, ont pris la fâcheuse habitude de rester camper sur la voie du milieu, au lieu de se rabattre dès qu’ils en ont l’occasion. Ces mêmes qui, par leur conduite, poussent les conducteurs de la file de droite, excédés, à commettre la faute en les doublant.

A l’heure du retour des vacances et en ce nouveau week-end de chassé croisé - ce samedi 21 août est classé rouge par Bison Futé -, on ne manquera pas d’en rencontrer. Cette pratique, très répandue en France, est pourtant risquée et interdite par le Code de la route, comme le rappelle chaque année la Sanef.

Mais la majorité des conducteurs le savent-ils seulement? Rien n’est moins sûr. Au HuffPost , au-delà de la méconnaissance de ce que dit le Code de la route, on s’est demandé - après des échanges passionnés entre les pro “voie du milieu” et les anti - ce qui encourageait ces automobilistes de la voie centrale à y rester. Alors on a tout simplement posé la question à nos lecteurs, via nos réseaux sociaux.

“Je roule au milieu parce que c’est la voie qui offre le plus de solutions”, justifie Vincent. “ Pour éviter un accident , je peux accélérer, ralentir, aller à droite ou à gauche, tout en roulant à la vitesse qui me convient, ni trop vite, ni trop lentement”, détaille le conducteur.

Comme lui, plus d’un tiers des automobilistes Français (37% selon l’Observatoire de la Sanef) utilise excessivement la voie centrale de l’autoroute. “La nuit, c’est un conducteur sur deux qui roule excessivement sur la voie du milieu”, précise Pascal Contremoulins, responsable de la sécurité du groupe Sanef .

“En restant à droite, je me sens souvent en danger car je colle de près les voitures qui roulent à 60 km/h”, estime Sarah, 33 ans. “Je me retrouve donc à dépasser puis à me rabattre sans cesse sur le trajet et ce slalom est très dangereux”, selon l’automobiliste.

Le choix de la facilité

Outre les dépassements incessants, c’est le système de conduite qui peut aussi encourager cette pratique. “Je préfère me reposer sur la conduite automatique, sans changements de vitesse majeurs et sans intervention pendant des centaines de kilomètres. Ces technologies modernes de pilotage semi-autonome m’ont rendu fainéant et m’incitent à rester au milieu”, reconnaît Benjamin.

Brice partage le même avis. “Rester au régulateur au milieu est pour moi plus pratique et plus économique et écologique, ça m’évite de donner un coup d’accélérateur puissant”, estime le jeune homme de 29 ans.

Pourtant, l’article R412-9 du Code de la route est très clair à ce sujet: “En marche normale, tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que le lui permet l’état ou le profil de celle-ci.”

En d’autres termes, sur l’autoroute ou le périphérique , la voie du milieu et la file de gauche ne sont à utiliser qu’en cas de dépassement. On pourrait alors se demander: pourquoi existe-t-il deux voies de dépassement dans ce cas? La réponse est pour permettre aux véhicules de doubler un poids lourd alors que ce dernier double un autre poids lourd. Mais une fois le dépassement effectué, le camion doubleur et la voiture, doivent se rabattre sur la voie de droite.

Une pratique dangereuse

Souvent jugée, à tort, comme étant un comportement sans danger, l’utilisation excessive de la voie centrale présente en réalité de nombreux risques. “Sur l’autoroute, beaucoup de gens se collent sur la voie du milieu, ce qui oblige des véhicules plus rapides à la doubler par la gauche, ce qui est une autre infraction”, prévient Laurence Guillerm, directrice de la communication de l’Association des sociétés françaises d’autoroute (ASFA) auprès de BFMTV .

“Outre le risque du dépassement par la droite, il peut y avoir un problème au niveau de la répartition des voies. Il faut rappeler que la voie de droite n’est pas réservée aux poids lourds”, rappelle Pascal Contremoulins. Mais la règle semble encore assez méconnue des conducteurs . “Les forces de l’ordre sanctionnent cette pratique, mais en général les conducteurs ne comprennent pas leur faute.”

Mais pour Amélie, habituée au périphérique parisien, le manque de courtoisie des automobilistes rend impossible le respect de cette règle. “Si l’on roule sur la voie de droite, rares sont les véhicules du milieu qui vont ralentir pour vous laisser dépasser” explique la jeune femme. Et d’assurer: “Rouler au milieu  protège aussi de ceux qui forcent le passage quand ils s’insèrent sur la route.”

Pourtant, il n’est pas rare de voir sur les autoroutes des panneaux d’avertissement et messages de mise en garde de type: “Je double, je me rabats.”

35 euros d’amende

Si le nombre exact d’accidents liés à cette pratique est difficile à définir, on peut noter que “les manœuvres dangereuses et les inattentions représentent 32% des causes d’accidents sur l’autoroute”, déclare Pascal Contremoulins.

Interrogé par Le Parisien , le psychologue Jean-Pascal Aissailly, auteur de “Homo automobilis ou l’humanité routière” (Ed. Imago), évoque une autre raison qui justifie cette pratique: l’individualisme à la française, illustrée par la fameuse phrase “si d’autres le font, alors pourquoi pas moi?” Pour lui, cela se traduit par “un manque de citoyenneté et de partage”: “En restant au milieu, on réduit l’espace à deux voies au lieu de trois pour un motif individualiste, personnel.”

Pour rappel, une conduite “abusive” sur la voie du milieu est passible de 35 euros d’amende . Réglée immédiatement, elle est alors minorée à 22 €. En revanche, elle peut grimper à 150 € en cas de paiement tardif. Les automobilistes qui doublent par la droite, eux, risquent trois points en moins sur leur permis et 135 euros d’amende.

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