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    Guerre en Ukraine: Poutine met encore la pression sur l'UE

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 8 July - 07:53 · 4 minutes

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine, ici en 2019. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine, ici en 2019.

GUERRE EN UKRAINE - C’est en présence de la Russie, mise au ban de la communauté internationale depuis son invasion en Ukraine , que les ministres des Affaires étrangères des vingt plus grandes économies mondiales (G20) se sont rencontrés jeudi 7 juillet pour le début d’un sommet sur l’île de Bali , en Indonésie .

La tension est palpable sur place et l’Union européenne a prévenu qu’elle refusait que la Russie se serve de ce G20 comme d’“une plateforme pour sa propagande” sur le conflit en Ukraine. Preuve d’un climat tendu, le chef de la diplomatie ukrainienne a fait un discours ce vendredi 8 juillet, auquel n’a pas assisté le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov .

De son côté, Washington a prévu de faire campagne au cours de la réunion, qui est un prélude au sommet des chefs d’État du G20 en novembre, pour que la Russie reste isolée au maximum sur la scène internationale, notamment auprès des pays en développement comme l’Inde.

“Ils veulent nous vaincre? Qu’ils essaient”

Le ministre des Affaires étrangères américain Antony Blinken a déjà refusé de rencontrer son homologue russe en marge de ce sommet. “Ce n’est pas nous qui avons abandonné les contacts, ce sont les États-Unis (...) Nous n’allons pas courir après n’importe qui suggérant une rencontre”, a répliqué Sergueï Lavrov.

Pendant que son ministre des Affaires étrangères se trouve en Indonésie, Vladimir Poutine continue de défier les alliés de l’Ukraine. Moscou n’a “pas encore commencé les choses sérieuses”, a affirmé le maître du Kremlin dans un discours retransmis à la télévision, alors que son armée redouble de bombardements sur les villes qui lui échappent encore dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine.

“Nous entendons qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire? Qu’ils essaient!”, a lancé Vladimir Poutine , s’adressant aux Américains et Européens qui ont accéléré les livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine pour l’aider à faire face à la guerre lancée le 24 février.

“En même temps, nous ne refusons pas les négociations de paix. Mais ceux qui les refusent doivent savoir que plus longtemps (ils refuseront), plus il leur sera difficile de négocier avec nous”, a-t-il ajouté dans ce discours prononcé devant les chefs des groupes parlementaires.

Objectif: occuper l’intégralité du Donbass

Sur le terrain, dans le bassin du Donbass où l’armée ukrainienne a ralenti avec acharnement la poussée russe ces dernières semaines, l’heure n’était pas à la négociation, mais aux frappes sur les villes encore aux mains des Ukrainiens. Les Russes affirment avoir pris il y a quelques jours le contrôle total de la province de Lougansk, l’une des deux formant le bassin minier. Ils “ne sont toujours pas parvenus aux limites de la région”, a démenti jeudi le gouverneur de la province, Serguiï Gaïdaï.

Situation en Ukraine au 7 juillet 2022. Situation en Ukraine au 7 juillet 2022.

Les forces de Moscou cherchent maintenant à conquérir l’autre province, celle de Donetsk, pour occuper l’intégralité du Donbass , que les séparatistes soutenus par Moscou contrôlent partiellement depuis 2014. Dans cette province, Sloviansk et Kramatorsk sont considérées comme les prochaines cibles des forces russes dans leur plan de conquête de la région.

Après plus de quatre mois de conflit, la Russie compte maintenant jouer la montre. De très nombreux observateurs estiment que plus la guerre s’inscrit dans la durée, plus le soutien occidental sera usé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d’ailleurs récemment insisté sur l’urgence de mettre fin au conflit avant l’hiver.

La Russie joue le temps pour exploiter la lassitude

L’appareil d’influence informationnelle russe est d’ailleurs déjà en ordre de marche pour exploiter les divisions à venir au sein des opinions publiques européennes sur le soutien à l’Ukraine, selon une étude d’un cabinet américain. Plus la guerre va durer, “plus il est probable que cela entraîne naturellement une érosion du soutien à la coalition occidentale, provoquée par la lassitude de la guerre et le peu d’enthousiasme pour subir des effets économiques de long terme”, estime le cabinet spécialisé dans le renseignement, Recorded Future.

Et “il est presque certain que les opérations informationnelles russes vont encore plus tenter d’exploiter cette opportunité pour retourner l’opinion internationale en leur faveur”, selon cette étude. Recorded Future affirme que la Russie est en train de mener une série d’opérations d’influence pour travailler sur les opinions publiques internationales sous plusieurs angles, ciblant particulièrement certains pays.

Ces opérations sont lancées par une multitude de vecteurs: des médias d’État russe comme RT , des sites suspectés d’être des couvertures des services, comme Southfront, ou des relais de désinformation et de propagande déjà connus, comme la chaîne Telegram de la ferme à troll Cyber Front Z.

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    Guerre en Ukraine: Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 July - 13:04 · 2 minutes

Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine à la télévision (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP) Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine à la télévision (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

TÉLÉVISION - C’est l’un des moments les plus remarqués du documentaire Un président, l’Europe et la guerre , diffusé jeudi 30 juin sur France 2. La diffusion l’échange très tendu entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine fait polémique à Moscou. Sergueï Lavrov , le chef de la diplomatie russe, s’en est offusqué ce mercredi 6 juillet.

“L’étiquette diplomatique ne prévoit pas de fuites unilatérales de [tels] enregistrements”, a dénoncé le ministre Sergueï Lavrov, au cours d’un déplacement au Vietnam. Il a également ajouté que la Russie n’avait pas à rougir du contenu de la conversation entre les deux dirigeants.

Selon le chef de la diplomatie russe, Moscou mène “toujours les négociations de telle manière à ce que nous n’ayons jamais à avoir honte”, ajoutant que les autorités russes disent “toujours” ce qu’elles pensent.  “Nous sommes prêts à répondre de nos paroles et à expliquer notre position”, a-t-il ajouté.

Un échange tendu de neuf minutes

La conversation téléphonique de neuf minutes entre Emmanuel Macron, dont un extrait a été diffusé sur France 2, a eu lieu quatre jours avant que Moscou lance son assaut sur l’Ukraine et au lendemain de la reconnaissance par son homologue russe des l’indépendance des territoires séparatistes du Donbass . Le documentaire retrace la médiation, vaine, du président français pour tenter d’empêcher l’embrasement du conflit en Ukraine.

Selon Franceinfo, le journaliste Guy Lagache, qui a réalisé Un président, l’Europe et la guerre , avait pour projet initial de suivre les débuts du chef de l’État à la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne avant que le conflit en Ukraine ne s’impose à l’agenda des dirigeants occidentaux.

“Je ne sais quel juriste pourra te dire que, dans un pays souverain, les textes de loi sont proposés par des séparatistes et pas par les autorités démocratiquement élues”, peut-on entendre Emmanuel Macron dire au président russe. À l’autre bout du téléphone, Vladimir Poutine estime que le pouvoir ukrainien “n’est pas un gouvernement démocratiquement élu”. “Ils ont accédé au pouvoir par un coup d’État sanguinaire, poursuit-il. Il y a eu des gens brûlés vifs, poursuit le dirigeant russe. C’était un bain de sang.”

Guy Lagache a déclaré que “c’est l’un des sujets les plus difficiles que j’ai réalisés dans ma vie”. “J’ai eu des accès, mais ce n’était pas open bar, a-t-il expliqué à quelques médias dont 20 Minutes , lors de la présentation de son documentaire”, a-t-il également déclaré.

À voir également sur Le HuffPost : Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

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    Guerre en Ukraine: une visite officielle russe en Serbie avortée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 June - 10:22 · 3 minutes

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, ici photographié descendant d'avion en Turquie en 2016, n'a pas pu se rendre en Serbie ce lundi 6 juin, les pays voisins ayant fermé leur espace aérien. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, ici photographié descendant d'avion en Turquie en 2016, n'a pas pu se rendre en Serbie ce lundi 6 juin, les pays voisins ayant fermé leur espace aérien.

GUERRE EN UKRAINE - Interdit d’accès. En réponse à l’invasion de l’Ukraine , les pays européens situés autour de la Serbie ont fermé leur espace aérien à l’avion du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov , qui était attendu ce lundi 6 juin à Belgrade pour une visite officielle, a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

“Aujourd’hui (...), les pays entourant la Serbie, ont fermé le canal de communication, en refusant d’autoriser le survol de l’avion de Sergueï Lavrov, qui se rendait en Serbie”, a déclaré dimanche soir Maria Zakharova, citée par les agences de presse russes, à la chaîne de télévision italienne La7. “La délégation russe devait arriver à Belgrade pour des pourparlers. Mais les pays membres de l’UE et de l’Otan ont fermé leur espace aérien”, a-t-elle ajouté.

De son côté, le président serbe Aleksandar Vučić a confirmé dans une publication Instagram avoir reçu des explications quant à l’absence de Sergueï Lavrov de la part de l’ambassadeur de Russie dans son pays.

Selon le quotidien serbe Vecernje Novosti, il s’agit notamment des trois pays voisins de la Serbie: la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro.

Les Russes “n’ont pas appris à se téléporter”

La visite du ministre russe a ainsi été annulée, selon une source diplomatique russe citée par l’agence de presse Interfax. “La diplomatie russe n’a pas encore appris à se téléporter”, a expliqué cette source.

Sergueï Lavrov doit s’exprimer sur le sujet lors d’une conférence de presse, annoncée d’urgence pour en milieu de journée ce lundi. Le Kremlin a d’ores et déjà dénoncé un ”acte hostile” de la part des différents pays ayant interdit leur survol.

Pour sa part, le vice-président du Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, Konstantin Kossatchev, a dénoncé lundi matin cette fermeture de l’espace aérien comme une démarche dirigée “contre la Russie en tant qu’État et la Serbie en tant qu’État”.

“J’espère que la réaction sera commune et extrêmement sévère, non seulement sous forme de protestations diplomatiques, mais se traduira aussi par des actions pratiques, concrètes”, a écrit Konstantin Kossatchev sur sa chaîne Telegram, accusant l’Otan d’“ingérence directe” dans les relations entre la Russie et la Serbie.

Une décision conforme aux sanctions prises contre la Russie

Pour sa part, la diplomatie bulgare a défendu une décision “conforme au régime des sanctions de l’UE contre la Russie” en réponse à l’invasion de l’Ukraine par les troupes du Kremlin.

“Le ministère des Affaires étrangères de la République de Bulgarie (...) n’a pas donné l’autorisation diplomatique pour le survol du territoire bulgare pour les avions russes avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov” à bord, a indiqué la diplomatie bulgare dans un communiqué.

La cheffe du gouvernement serbe Ana Brnabic a déclaré dimanche que la situation autour de cette visite était “exceptionnellement compliquée” en raison de l’impossibilité de survol de certains pays et que le président serbe Aleksandar Vucic travaillait lui-même à l’organisation de la visite.

Sergueï Lavrov est visé depuis le 25 février, lendemain du début de l’offensive russe en Ukraine, par des sanctions de l’UE, tout comme le président russe Vladimir Poutine. Le chef de la diplomatie russe était censé rencontrer à Belgrade le président serbe, son homologue serbe Nikola Selakovic et le patriarche de l’Eglise orthodoxe serbe Porfirije.

Fin février, Sergueï Lavrov, qui devait participer au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU et à la Conférence du Désarmement à Genève, a déjà dû annuler sa venue en Suisse en raison des sanctions lui interdisent le survol de l’Union européenne.

À voir également sur le HuffPost : Total en Russie? On a interrogé les actionnaires sur l’invasion de l’Ukraine

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    Sergueï Lavrov dément que Vladimir Poutine soit malade

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 30 May - 04:30 · 1 minute

Vladimir Poutine, ici assistant à une réunion du Conseil économique suprême eurasien via une liaison vidéo à Moscou, en Russie, le 27 mai 2022. Vladimir Poutine, ici assistant à une réunion du Conseil économique suprême eurasien via une liaison vidéo à Moscou, en Russie, le 27 mai 2022.

RUSSIE - Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a démenti ce dimanche 29 mai que le président Vladimir Poutine soit malade, assurant qu’il n’en présentait aucun signe.

La santé du président Poutine comme sa vie privée sont des sujets tabous en Russie , presque jamais évoqués en public.

Mais en réponse à une question de la chaîne de télévision française TF1 , Sergueï Lavrov a déclaré dans un communiqué: “Je ne crois pas que quelqu’un qui ait toute sa tête puisse voir chez cette personne (Poutine) des signes d’une maladie ou d’une affection quelconques”.

Poutine apparaît en public “quotidiennement”

Sergueï Lavrov a souligné que Vladimir Poutine, qui aura 70 ans en octobre, apparaissait en public “quotidiennement”.

“Vous pouvez le voir à l’écran, lire ou écouter ses discours”, a-t-il ajouté. “Je laisse ceux qui répandent de telles rumeurs régler cela avec leur conscience, malgré les occasions quotidiennes qu’ils ont de vérifier ce qu’il en est”.

Vladimir Poutine, au pouvoir depuis plus de deux décennies, a déclenché le 24 février une offensive en Ukraine qui a tué des milliers de personnes, provoqué la plus grave crise de réfugiés en Europe depuis la Seconde guerre mondiale et entraîné des sanctions occidentales sans précédent contre la Russie.

À voir également sur Le HuffPost : Le Donbass ravagé par une bataille acharnée, Severodonetsk menacée

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    En Ukraine, la Russie ne veut pas terminer la guerre le 9 mai, assure Lavrov

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 2 May - 05:35 · 2 minutes

Face aux rumeurs, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que la Russie ne cherchait pas à terminer la guerre d Face aux rumeurs, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que la Russie ne cherchait pas à terminer la guerre d'ici au 9 mai, date symbolique dans l'Histoire russe (photo d'archive prise en avril à Borodyanka, près de Kiev).

GUERRE EN UKRAINE - Était-ce le plan de départ et s’agit-il d’un nouveau contrecoup pour les Russes en Ukraine ? Ce dimanche 1er mai, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a assuré que la Russie ne cherchait pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, une date majeure dans l’Histoire russe à laquelle est célébré le “Jour de la Victoire”. Une échéance où des analystes envisageaient pourtant une fin possible du conflit.

“Nos militaires n’ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le Jour de la Victoire”, a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien avec la télévision italienne Mediaset diffusé ce dimanche, en référence à cette date commémorant le 9 mai 1945 et la reddition des nazis face aux Alliés, dont l’Union soviétique.

“Le rythme de l’opération en Ukraine dépend, avant tout, de la nécessité de minimiser les risques éventuels pour la population civile et les militaires russes”, a-t-il ajouté.

Célébration solennelle

La Russie célèbre généralement le Jour de la Victoire en grande pompe, avec un grand défilé militaire dans le centre de Moscou et un discours du président Vladimir Poutine saluant le rôle de premier plan joué par le pays dans la défaite du fascisme en Europe.

Mais les célébrations de cette année auront pour toile de fond la campagne militaire de Moscou en Ukraine, que Vladimir Poutine a justifiée en affirmant notamment que l’ancienne république soviétique devait être “ dénazifiée ” et en faisant d’autres allusions à la Seconde Guerre mondiale.

“Nous célébrerons solennellement le 9 mai, comme nous le faisons toujours. Souvenons-nous de ceux qui sont tombés pour la libération de la Russie et d’autres républiques de l’ex-URSS, pour la libération de l’Europe du fléau nazi”, a déclaré Sergueï Lavrov.

Des milliers de civils ont été tués en Ukraine et des millions déplacés par l’invasion russe, qui a débuté le 24 février. Quant aux pertes militaires, Moscou a annoncé un bilan officiel d’un millier de morts parmi ses soldats. L’Ukraine affirme de son côté que les pertes de la Russie sont beaucoup plus élevées, un avis partagé par les observateurs occidentaux.

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    La Russie met en garde contre un danger "réel" d'une Troisième Guerre mondiale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 25 April - 22:15 · 2 minutes

Sergueï Lavrov, ici à la rencontre de hauts représentants des régions séparatistes de l Sergueï Lavrov, ici à la rencontre de hauts représentants des régions séparatistes de l'est de l'Ukraine, 0 Moscou en Russie, le 25 février 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Moscou va poursuivre les négociations de paix avec Kiev, a assuré ce lundi 25 avril le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, tout en accusant l’Ukraine de “faire semblant” de discuter et mettant en garde contre le danger “réel” d’une Troisième Guerre mondiale .

“La bonne volonté a ses limites. Et si elle n’est pas réciproque, cela ne contribue pas au processus de négociation”, a déclaré Sergueï Lavrov, cité par les agences de presse russes.

“Mais nous continuons de mener des négociations avec l’équipe déléguée par (le président ukrainien Volodymyr Zelensky), et ces contacts vont se poursuivre”, a-t-il assuré.

Sergueï Lavrov a accusé le président ukrainien - un ancien comédien élu à la présidence en 2019- de “faire semblant” de négocier.

“C’est un bon acteur (...), si on regarde attentivement et on lit attentivement ce qu’il dit, vous allez y trouver un millier de contradictions”, a affirmé le chef de la diplomatie russe.

Dans ce contexte de tensions sans précédent entre la Russie et les Occidentaux en raison de l’offensive russe en Ukraine, il a mis en garde contre le danger “réel” d’une Troisième Guerre mondiale.

“Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer”, a déclaré Sergueï Lavrov, cité par l’agence Interfax.

“Tout va bien sûr finir par la signature d’un accord”

Quant au conflit en Ukraine, il s’est dit confiant sur le fait que “tout va bien sûr finir par la signature d’un accord”.

“Mais les modalités de cet accord dépendront de la situation des combats sur le terrain, au moment où cet accord deviendra une réalité”, a ajouté Sergueï Lavrov.

Ces déclarations interviennent au lendemain de la visite à Kiev, où ils ont rencontré le président Zelensky, du chef du Pentagone Lloyd Austin et du secrétaire d’Etat Antony Blinken - la première de ministres américains depuis le début du conflit le 24 février. Au retour de cette visite, le chef du Pentagone a estimé que Kiev pouvait gagner la guerre.

“La première chose pour gagner, c’est de croire que l’on peut gagner. Et (les Ukrainiens) sont convaincus qu’ils peuvent gagner (...) Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien”, a déclaré ce lundi Llyod Austin.

Ce lundi soir, le président Zelensky a lui estimé que la victoire ukrainienne n’était qu’une question de temps.

“Grâce au courage, à la sagesse de nos défenseurs, grâce au courage de tous les Ukrainiens, de toutes les Ukrainiennes - notre État est un véritable symbole de la lutte pour la liberté”, a-t-il estimé dans son adresse du soir.

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    Fournir des batteries anti-missile à l'Ukraine? La Russie met en garde les pays de l'Otan

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 19 March - 12:52 · 5 minutes

Fournir des batteries anti-missile à l

UKRAINE - Alors que la Slovaquie a proposé à l’Ukraine de lui fournir des systèmes de défense aérienne, la Russie a mis en garde sur les conséquences que pourrait engendrer une telle aide dans le conflit , le vendredi 18 mars.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou “n’autorisera pas” le transfert de systèmes de missiles de défense aérienne S-300. Il a même déclaré que toute fourniture d’armes à l’Ukraine serait considérée par la Russie comme une “cible légitime”.

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov menace que tous les transporteurs susceptibles d’apporter des armes à l’Ukraine soient déclarés cibles militaires.

L’Ukraine avait une centaine de batteries S-300 avant l’invasion, et l’armée russe affirme en avoir détruit une quarantaine tout au début de son attaque le 24 février. Le pays est vaste et rien que pour protéger une ville, il en faut beaucoup, explique Brent Eastwood du site spécialisé 19FortyFive, à l’AFP. “Si je planifiais la défense ukrainienne, je voudrais quatre batteries S-300 aux quatre points cardinaux de Kiev . Je dormirais mieux la nuit.”

Les États-Unis veulent passer par la Slovaquie et la Bulgarie

Le président américain, qui veut soutenir militairement l’Ukraine sans entrer directement en conflit avec la Russie, cherche à fournir à l’armée ukrainienne de meilleures défenses contre l’artillerie russe qui pilonne les villes .

Joe Biden a ainsi promis d’aider l’Ukraine à se procurer des “systèmes de défense anti-aérienne de plus longue portée” que les Stingers portés à l’épaule, mais trouver les puissantes batteries anti-missile dont l’armée ukrainienne a besoin de toute urgence paraît plus facile à dire qu’à faire.

Ces S-300 pourraient venir de certains pays de l’ex-bloc soviétique qui en possèdent encore, notamment la Slovaquie et la Bulgarie, où le ministre américain de la Défense Lloyd Austin s’est justement rendu ces derniers jours.

Mais ces pays dépendent encore du S-300 pour leur propre sécurité et réclament un substitut -en clair, des Patriots- avant de les donner à l’Ukraine. “Nous sommes prêts à le faire immédiatement lorsque nous aurons une (solution de) remplacement appropriée”, a déclaré jeudi à la presse le ministre slovaque de la Défense, Jaroslav Nad.

De leur côté, les Pays-Bas ont aussi annoncé vendredi qu’ils déploieraient une batterie Patriot sur la base militaire de Sliac, dans le centre de la Slovaquie, et l’Allemagne a confirmé qu’elle en enverrait deux autres dans le pays, ce qui pourrait faciliter le transfert de l’unique batterie S-300 slovaque à l’Ukraine.

Mais les Patriot allemands et néerlandais n’arriveront pas immédiatement en Slovaquie -les Pays-Bas tablent sur le 15 avril- et le temps presse pour l’armée ukrainienne.

Le Patriot américain, à la rescousse de l’Ukraine

L’idéal pour aider l’Ukraine serait des batteries anti-aériennes mobiles comme le Patriot, dont l’efficacité a été largement démontrée ces dernières années en Irak et dans le Golfe. Chargé sur des camions, le Patriot est composé d’un radar capable de détecter et intercepter automatiquement un avion, un drone ou un missile dans un rayon de plus de 100 km , d’un poste de surveillance tenu par trois soldats et d’une batterie de missiles intercepteurs.

Mais les militaires ukrainiens ne sont pas formés au maniement de cet armement américain sophistiqué. En revanche, ils savent utiliser le système anti-aérien S-300, concurrent russe de première génération du Patriot américain, dont le rayon d’action est plus limité mais qui serait suffisant pour protéger Kharkiv ou Kiev, deux villes proches de la frontière russe d’où sont tirés la plupart des missiles qui les pilonnent.

En outre si plusieurs pays semblent prêts à fournir à Kiev des missiles de rechange pour le S-300, l’Ukraine a besoin de beaucoup de systèmes complets ― radars et poste de surveillance compris. “Un S-300, c’est mieux que rien, mais ce n’est pas assez”, indique Brent Eastwood.

Difficultés logistiques pour acheminer le Patriot à bon port

Deux autres pays de l’Otan, la Bulgarie et la Grèce, disposent de S-300, mais des remplacements devront là aussi être offerts. Or même si l’armée américaine, dont l’inventaire en Patriot est relativement limité, décidait de prêter les siens à ces pays, il faudrait plusieurs semaines pour qu’ils parviennent à destination. Washington cherche à convaincre ses alliés dans d’autres régions de prêter les leurs, mais là encore, ce n’est pas facile.

Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, pourrait avoir demandé de l’aide au Japon jeudi. Il a téléphoné à son homologue japonais pour discuter de “la situation actuelle dans le Pacifique et de l’invasion russe de l’Ukraine”, selon un compte-rendu succinct de leur conversation publié vendredi par le Pentagone.

Les pays du Golfe possèdent de nombreuses batteries anti-aériennes pour se protéger des missiles iraniens, mais ils ne paraissent pas pressés de voler au secours de l’Ukraine. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui figurent parmi les plus grands exportateurs de pétrole brut au monde et qui ont tous deux des liens importants tant avec les Occidentaux qu’avec Moscou, ont jusqu’ici évité de prendre position contre la Russie.

À voir également sur Le HuffPost: Comment Zelensky utilise l’Histoire pour demander l’aide internationale

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    Ukraine: Lavrov attaque Macron en citant le passage d'une journaliste française sur CNews

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 3 March - 15:58 · 4 minutes

Sergueï Lavrov, le 21 février 2022 à Moscou.

GUERRE EN UKRAINE - “La Russie n’est pas agressée, elle est l’agresseur”, a lancé, ce mercredi 2 mars, Emmanuel Macron lors d’une allocution télévisée sur la guerre en Ukraine . Mais pour le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov , la vérité est ailleurs.

Lors d’une conférence en ligne, ce jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères a accusé les pays occidentaux de penser à une guerre nucléaire - alors que Vladimir Poutine a dit “mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat” le 27 février - et critiqué la vision française du conflit entre la Russie et l’Ukraine, notamment dans la région du Donbass .

“Le président Macron s’est exprimé et il a dit qu’il ne fallait pas accuser Zelensky [le président ukrainien]”, a déclaré Sergueï Lavrov avant de faire référence, sans la citer à la journaliste Anne-Laure Bonnel. “Une journaliste française […] qui s’est rendue au Donbass a publié ses observations des pilonnages des écoles, des meurtres de deux femmes qui travaillaient dans ces écoles et a appelé les Occidentaux à regarder la vérité en face, a-t-il affirmé. Elle n’a pas eu le droit de faire sa publication.”

Mardi, Anne-Laure Bonnel a pourtant fait une intervention remarquée, accompagnée d’images violentes, sur le plateau de Pascal Praud sur CNews , Comme l’explique Arrêt sur images cette séquence a été massivement relayée sur les réseaux sociaux, beaucoup de comptes la relayant avec “les vérités qu’on nous cache”.

“Je ne défends pas Poutine”

“Regardez cette institutrice, vous la voyez, là, coupée en deux? Ça, ce sont les forces ukrainiennes”, affirme la journaliste, qui s’est rendue dès 2015 dans la région du Donbass, pour couvrir le conflit entre le régime ukrainien d’un côté et les pro-séparatistes pro-Russes et Moscou de l’autre.

Le conflit dans cette région situation à l’extrémité est de l’Ukraine dure depuis 2014 et l’annexion de la Crimée par la Russie. Avant les combats de ce mois de février, il a fait plus de 14.000 morts, 25.000 blessés et 1,5 million de déplacés, selon les chiffres de l’ONU. De son expérience sur le terrain, Anne-Laure Bonnel a tiré le film-documentaire Donbass .

En visioconférence depuis le Donbass, la journaliste affirme n’avoir “aucun message politique”, puis déclare que “depuis une semaine on parle de ce conflit mais il dure depuis 8 ans”. “Je ne défends pas Poutine, indique Anne-Laure Bonnel, se disant “au plus près des civils”.

“Sincère mais dramatiquement naïf”

Pour Benoît Vitkine, correspondant à Moscou du journal Le Monde , dans son intervention la journaliste explique que ce conflit n’a pas été caché ou occulté aux populations occidentales. ”Évidemment qu’il y a une guerre dans le Donbass depuis 8 ans, elle est plutôt bien documentée”, commence-t-il dans un thread sur Twitter. “Ceux qui la découvrent seulement aujourd’hui ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.” En effet, que ce soit dans Le Monde , Libération , Le Figaro ou encore Arte, plusieurs reportages et enquêtes ont été menés sur le conflit armé au Donbass, où la population est prise en étau depuis 2014.

“Depuis [2014], il y a des bombardements des deux côtés, raconte Benoît Vitkine. Les civils souffrent et meurent des deux côtés. Probablement un peu plus coté séparatiste, plus urbanisé.” Ne remettant pas en cause les propos d’Anne-Laure Bonnel sur l’existence d’un conflit qui a fait des morts, il précise toutefois avoir “un problème avec AL Bonnel”, qui aurait un traitement partial et orienté du conflit dans le Donbass.

Pour le prix Albert Londres 2019 , le documentaire Donbass , sorti en 2017, est “sans doute sincère mais dramatiquement naïf”. Il évoque une Anne-Laure Bonnel “trimballée dans les territoires séparatistes par… des responsables de ces mêmes territoires [...] que l’on entendait, dans le film, poser des questions aux témoins, pas la journaliste”.

De plus, les témoignages de “femme enceinte décapitée, retraités aux oreilles coupées, exécutions de masse...” ont "été démontées à maintes reprises”, explique-t-il, décrivant “des fables concoctées par la TV russe et que les guides d’AL Bonnel lui mettaient magiquement sous le nez”.

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