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    Puis-je n’en avoir rien à faire de GTA ?

    news.movim.eu / Numerama · Sunday, 7 August - 18:25

Le futur GTA VI devrait permettre d'incarner un personnage féminin. Si l'on peut se réjouir de cet effort d'inclusion de la part d'une licence aussi célèbre, on a aussi le droit de s'en désintéresser. La journaliste Lucie Ronfaut explique pourquoi dans la newsletter #Règle30 de Numerama. [Lire la suite]

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    Une mannequin française harcelée à cause de ses poils sur le ventre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 18 July - 14:31 · 2 minutes

HARCÈLEMENT - Les poils chez les femmes dérangent encore. Mara Lafontan, mannequin française de 27 ans, a été victime d’un harcèlement en ligne à cause d’une ligne de poil, allant de son nombril vers son pubis. C’est une photo en maillot de bain deux pièces qui laisse apparaître sa pilosité, publiée le 9 juillet par la marque de lingerie Passionata, qui a suscité une avalanche de critiques sexistes .

“Mais là en fait c’est dégueulasse. Prochaine étape retour à la nature... Arrêtons les brosses à dents et le dentifrice et ayons nos dents pourries!”, “Oh non! Là non ce n’est pas du tout vendeur. Je suis désolée, je suis pour l’inclusion mais là franchement non!”, “Quand il y a du foin sur l’échelle, c’est qu’il y en a sur le grenier”...

Celle qui a déjà travaillé pour Dior et Longchamp a décidé de prendre la parole sur son compte TikTok , comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus . “J’avais bien dit à Passionata que j’avais du duvet du nombril au pubis, et que je ne comptais pas l’enlever”, souligne la jeune mannequin.

Très poilue de nature, Mara a longtemps épilé ses poils , jusqu’au jour où ”[elle en a] eu marre”. “Aujourd’hui, je n’en ai plus rien à faire, précise-t-elle. Je m’épile quand je veux, et si je n’ai pas envie pendant trois mois, je ne m’épile pas pendant trois mois et ça ne m’empêche pas de sortir en robe. Et de temps en temps, je me dis ‘tiens, j’ai envie’, donc je m’épile. C’est aussi simple que ça!”.

Pour dénoncer le harcèlement dont elle a été victime dans les commentaires Facebook, elle a lu en vidéo, les commentaires haineux qui lui étaient destinés. Son objectif? Montrer que de garder ou d’enlever ses poils est un choix personnel qui n’appelle pas de commentaires.

@maralafontan

Parlons pilosite 🦁 #bodyinclusivity #pourtoi #bodypositive #readingcomments

♬ original sound - Mara Lafontan

La marque appuie également ce message et a pris la défense de Mara Lafontan. “Chez Passionata nous avons à cœur de célébrer les femmes telles qu’elles sont, de représenter tous les corps dans toute leur diversité. À travers nos campagnes nous honorons les choix de chacune, sans distinction”, peut-on lire en commentaire épinglé sous la publication.

À voir également sur Le HuffPost: Reine de beauté, Miss Bouthan défend la communauté LGBT+

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    Isabelle Rome, ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes face au "HuffPost"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 July - 04:45 · 8 minutes

POLITIQUE - Qui est Isabelle Rome, la nouvelle ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes? Nommée le 20 mai dernier dans le gouvernement d’ Elisabeth Borne , cette magistrate de 59 ans livre au HuffPost ses priorités dans le mandat qui s’ouvre et dont la grande cause est à nouveau l’ égalité entre les femmes et les hommes .

Plus jeune juge de France à 23 ans, Isabelle Rome a un long parcours de juge (aux affaires familiales, de l’application des peines, d’instruction) et a été présidente de cour d’assises. Elle a publié six livres, dont le dernier porte sur l’emprise et les violences au sein du couple (Dalloz, 2021). En 2018, elle est nommée haute fonctionnaire en charge de l’Égalité entre les hommes et femmes au ministère de la Justice où elle est aussi chargée du Grenelle des violences conjugales.

Désormais au gouvernement, elle affirme au cours d’un long entretien qu’elle nous a accordé ce mardi 12 juillet qu’elle mettra “toutes (s)es forces” pour inscrire l’ IVG dans la constitution et “faire baisser le chiffre morbide des féminicides”. Si le milliard d’euros réclamé par les associations pour réduire les violences faites aux femmes ne verra pas le jour sous ce quinquennat, la ministre déléguée loue le bilan du précédent mandat. Elle affirme même avoir eu “une conversation très positive avec Gabriel Attal”, le ministre des Comptes publics, pour augmenter son budget.

Comme le demande en titre de son dernier livre votre prédécesseure Marlène Schiappa, C’est une bonne situation, ça ministre? (L’Observatoire)

C’est avant tout pour moi une mission pour la République qui dépasse ma personne. Et un don que je fais à la République pour me dédier à la grande cause du quinquennat.

Vous aviez déjà imaginé être ministre?

Je n’ai jamais pensé être un jour ministre, mais je suis très heureuse de l’être et finalement c’est très cohérent par rapport à mon parcours de professionnelle comme magistrate. Toute ma vie, j’ai lutté pour la dignité humaine. J’ai jugé de nombreux viols et féminicides. J’ai été engagée pour l’égalité des chances et l’égalité entre les femmes et les hommes. Je lutterai contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme et les haines anti-LGBT.

Avez-vous vécu du sexisme, des agressions ou du harcèlement dans votre vie professionnelle passée?

Je ne m’estime pas avoir été vraiment victime de sexisme, mais, avec le recul, je me dis que j’ai dû en vivre. J’ai d’ailleurs écrit un livre “ Vous êtes naïve, Madame la juge ” (Editions du moment). C’est un commissaire de police qui me l’avait dit alors que j’étais jeune magistrate à propos d’un détenu récidiviste. Je suis sûre aujourd’hui qu’il n’aurait pas dit ça à un collègue masculin.

Le féminisme est un beau terme, éminemment républicain.

Depuis quand êtes-vous féministe?

Je porte le féminisme en moi depuis longtemps, peut-être sans en avoir pris conscience: dans ma jeunesse, j’étais féministe sans le savoir. Je suis formée à l’école de la République, avec les notions d’humanisme et des droits de l’Homme: le féminisme entre tout droit dans cette conception-là. Je le suis devenu, je le revendique et je n’ai pas peur de le dire. Je suis triste de voir que certains n’osent plus l’employer. C’est un beau terme, c’est une notion éminemment républicaine et c’est toute la noblesse de notre République que de le porter.

Vous êtes 19e dans l’ordre protocolaire du gouvernement, n’est-ce pas un peu inquiétant pour la “grande cause du quinquennat?”

C’est un ministère délégué et je pense qu’il a sa raison d’être en étant rattaché à la Première ministre, car c’est une politique transversale. Il n’aurait pas sa raison d’être s’il n’était pas interministériel. Être rattaché à Matignon montre que c’est une priorité gouvernementale.

Emmanuel Macron avait promis qu’il serait de plein exercice, vous regrettez qu’il n’ait pas tenu cette promesse?

Je ne la connaissais pas. C’est tout à fait normal que ce soit un ministère délégué, car c’est une grande cause gouvernementale et je travaille avec toutes les autres administrations. Hier, j’étais dans un comité de suivi des mesures du Grenelle des violences conjugales avec une dizaine d’administrations centrales. C’est comme ça qu’on agit. Je ne vais pas agir à la place des ministères de la Police, de la Justice, du Logement. Nous agissons ensemble.

C’est tout à fait normal que ce soit un ministère délégué rattaché à Matignon car c'est une grande cause gouvernementale. Je travaille avec toutes les autres administrations.

Beaucoup disent que ce gouvernement est une “parité de façade”, avec seulement 5 femmes sur les 16 ministres et 9 femmes secrétaires d’État pour un seul homme...

C’est facile de dire “façade”. Il est paritaire sur le plan des effectifs et la Première ministre a le poste le plus élevé. Nous avons une femme à la présidence du groupe LREM et de l’Assemblée nationale. Les femmes font leur entrée massivement dans ce quinquennat.

On est le 12 juillet, à la moitié de l’année on recense déjà près de 60 féminicides. 57 exactement au 10 juillet. Ça ne baisse pas. Comment faire?

Faire baisser le chiffre morbide des féminicides est une priorité. Peut-être même la première des priorités. Nous avons pu baisser ce chiffre en 2020, car les policiers faisaient des interventions, la justice fonctionnait, les associations et les pharmacies ont inventé des dispositifs de plainte pour éviter le pire pendant les confinements. On ne peut jamais se satisfaire de ces chiffres, mais la volonté est là.

Faire baisser le chiffre morbide des féminicides est une priorité.

Les associations réclament 1 milliard d’euros, comme en Espagne pour lutter contre les violences faites aux femmes. L’obtiendront-elles?

On a 157.000 policiers et gendarmes formés, 417 intervenants sociaux pour accompagner les femmes quand elles portent plainte. 9000 places soit 80% de places d’hébergement d’urgences supplémentaires... On voit qu’il y a eu une explosion positive de la volonté et des moyens. Tous les ministères se sont engagés.

20 milliards d’euros pour le pouvoir d’achat, 15 milliards d’euros pour la police... C’est si compliqué de trouver 1 milliard pour le droit des femmes?

C’est une politique interministérielle. Il faut regarder ce que chaque ministère met dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Je prends les précautions d’usage, je suis en train de vérifier les chiffres, mais le milliard il y est si on fait la totalité. J’ai déjà eu une discussion avec Gabriel Attal plutôt positive, on peut espérer une augmentation du budget, mais il faut raisonner en interministérialité.

Isabelle Rome accompagnait la Première ministre Elisabeth Borne lors de son déplacement en juin dernier au siège du Planning Familial. Isabelle Rome accompagnait la Première ministre Elisabeth Borne lors de son déplacement en juin dernier au siège du Planning Familial.

Élisabeth Borne a fait de l’égalité salariale sa priorité. Toutes les lois existent, comment réduire l’écart de salaire de 20% entre les femmes et les hommes tous postes confondus?

La loi booste les mœurs. On a vu l’impact positif des lois qui féminisent les conseils d’administration, l’index Pénicaud, etc. Mais la loi ne peut pas tout. Il n’y a pas de remède miracle. Il y a l’éducation et la lutte contre les stéréotypes: pourquoi une fille sera attirée par une profession moins rémunératrice? Il faut agir très tôt et j’entends travailler avec le monde de l’entreprise pour agir sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

À ce sujet, le congé de paternité a été doublé par Emmanuel Macron. Il est de 28 jours, dont une semaine obligatoire. Faut-il aller plus loin?

Je pense qu’il n’est pas suffisamment pris. C’est un sujet que nous devons revoir en partant de l’existant. Je suis prête à rediscuter de cela avec les entreprises et les partenaires sociaux. Je suis pour la concertation.

Vous pourriez le rendre obligatoire dans une loi?

Je n’exclus rien.

De quelle mesure voulez-vous qu’on se souvienne après votre passage?

La mesure criante est la constitutionnalisation du droit à l’avortement. Il faut mettre le verrou de la Constitution pour garantir ce droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. Je mettrai toutes mes forces à porter cette réforme constitutionnelle.

Je pense que le congé paternité n'est pas suffisamment pris. C'est un sujet que nous devons revoir en partant de l'existant.

Damien Abad a été écarté du gouvernement Borne 2. On ne vous a pas entendu quand il était maintenu dans la première équipe. Vous étiez mal à l’aise?

Non, c’était plutôt lié à mon arrivée et à la feuille de route que je devais dessiner. La Première ministre a parlé d’exemplarité pour expliquer son choix. Je suis en phase avec sa décision.

Votre collègue Chrysoula Zacharopoulou , gynécologue de formation est visée par trois plaintes pour viol dans le cadre de ses fonctions. Elle a été maintenue au gouvernement. Est-ce un deux poids deux mesures?

Il faut être extrêmement prudent, il y a une enquête ouverte par le parquet, je ne souhaite pas m’exprimer sur le sujet.

Vous avez vu Emmanuel Macron en tête-à-tête depuis votre nomination?

Je l’ai vu au Conseil des ministres. Il a pu s’exprimer sur cette grande cause et sa priorité est de faire baisser les féminicides.

Élisabeth Borne a dédié sa nomination à Matignon à “toutes les petites filles”. Qu’avez-vous envie de leur dire?

Osez, ne vous résignez jamais et nous vaincrons

À voir également sur Le HuffPost: Le droit à l’avortement dans la Constitution? LREM rattrapée par ses anciens votes

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    Borne, Braun-Pivet, Panot… À l'Assemblée, le temps des femmes est venu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 July - 18:18 · 5 minutes

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale et Elisabeth Borne, Première ministre. Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale et Elisabeth Borne, Première ministre.

POLITIQUE - “Je déclare ouverte la session extraordinaire.” L’image est inédite. Yaël Braun-Pivet au perchoir, Elisabeth Borne à la tribune. Jamais, dans l’Histoire, deux femmes n’ont, en même temps, occupé ces deux postes-clés de la République. Ce mercredi 6 juillet, à trois heures moins cinq, l’hémicycle de l’Assemblée nationale est plein à craquer.

À gauche, Alexis Corbière et Aymeric Caron discutent. Plus au centre, Valérie Rabault et Boris Vallaud côte à côte. À droite, Marc Le Fur, Annie Genevard et, pas loin, Éric Ciotti. Plus à droite encore, les 89 élus RN, habillés presque pareil. Costume cravate pour les hommes, vestes blanches pour les femmes. Sauf Marine Le Pen , la présidente du groupe. En veste noire, concentrée, elle annote son discours.

Cinq femmes se succèdent

Même attitude pour Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, penchée sur ses fiches. Après le discours d’Elisabeth Borne, c’est Aurore Bergé, présidente du groupe LREM, qui prend la parole. Le Pen et Panot suivent. Si l’on compte Yaël Braun-Pivet, ce sont cinq femmes qui se succèdent dans les prises de parole, pour plus de deux heures de temps programmé -elles n’utiliseront pas tout. Du jamais vu. “C’est presque la parité à l’envers”, sourit un élu MoDem, sans animosité.

Les temps ont changé à l’Assemblée. Il fut un temps -pas si lointain- où, dans l’hémicycle, les femmes se faisaient siffler comme dans la rue, étaient huées, insultées, moquées pour leur tenue ou pour leur voix. Cette fois, pas un dérapage. “On est en 2022 quand même, heureusement”, souffle Sandrine Rousseau, l’élu écologiste de Paris, très vigilante sur ces questions.

On progresse, on progresse! Sandrine Rousseau, députée EELV de Paris

Elle est l’une des seules membres de la Nupes à s’être levée pour applaudir Édith Cresson, citée par Elisabeth Borne dans son discours, son unique prédecesseure. “Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la tête de mes camarades, mais moi, je me suis levée immédiatement”, dit l’écoféministe à la sortie de l’hémicycle. Elle aime raconter qu’“Édith Cresson était critiquée pour sa voix trop ‘criarde’, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que les micros étaient réglés pour des hommes”. Et conclut: “On progresse, on progresse.”

Les socialistes se sont divisés entre ceux qui ont applaudi leur ancienne Première ministre, comme le jeune élu du Calvados Arthur Delaporte, et ceux qui sont restés de marbre. Du côté de LR, une attitude respectueuse domine, dans des rangs qui se sont illustrés pour leur sexisme dans les années passées. Le rajeunissement du groupe et l’époque jouent à plein.

“Je serai une combattante pour l’égalité entre les hommes et les femmes”, promet Elisabeth Borne, qui cite en priorité l’”égalité économique”. À la tribune, elle évoque, émue, les premières femmes parlementaires et Simone Veil, “dont la force et le courage m’inspirent à ce pupitre”. Applaudissements nourris, notamment chez LR et Eric Ciotti.

Des huées sur le fond

Les attaques contre Borne, nombreuses dans un hémicycle qui ne lui est pas acquis, n’ont porté que sur le fond de la politique qu’elle entend mener. Huées sur les bancs de droite? La Première ministre vient de parler de la dette publique qu’il faudra “réduire en 2026” . “Il fallait le faire avant”, intime un député.

Pupitres battus côtés insoumis ? Ils scandent “hypocrites” et refusent une nouvelle concertation sur les soignants en réclamant des “actes”. “On vote, on vote”, réclament les insoumis à la fin du discours pour réclamer -en vain- un vote de confiance.

“Je n’ai pas le complexe de la femme providentielle, mon parcours n’a eu qu’un fil rouge: servir”, déclare Elisabeth Borne, qui rappelle son CV de préfète, femme d’entreprise et directrice de cabinet. Elle cite ses prédécesseurs directs, Édouard Philippe et Jean Castex, puis cite Michel Rocard: “Ne perdons pas la volonté tenace de l’insertion”.  Lui non plus n’avait pas de majorité absolue.

Le combat continuera jusqu’à ce que l’égalité ne pose plus de questions. Elisabeth Borne, Première ministre

“Dans cette assemblée présidée par une femme pour la première fois, je crois à la force de l’exemple et le combat continuera jusqu’à ce que l’égalité ne pose plus de questions”, a conclu la Première ministre, parfois surprise par les applaudissements de sa -courte- majorité, régulièrement debout.

“Le temps des femmes est venu, et c’est historique. Le temps des femmes est venu et il durera”, lance Aurore Bergé, qui lui succède à la tribune. Dès le début de son discours, la cheffe de file du groupe majoritaire salue “l’œil bienveillant de la première présidente de l’Assemblée nationale” et les “deux femmes qui me succèderont”. “Quel symbole, au regard des quolibets qu’on a subis!”

Quel symbole, au regard des quolibets qu’on a subis! Aurore Bergé, présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale

Un peu plus loin, dans les jardins de l’Assemblée nationale, le groupe communiste fait une photo de groupe. Elsa Faucillon fait la tête. “Ça ne va pas?” Elles ne seront que deux femmes sur la photo, sur les douze élus que compte le parti de Fabien Roussel. Ce dernier arrive, il est au courant, mais ne veut pas s’attarder, tout comme le président du groupe André Chassaigne. “On en parlera une autre fois.”

Sur un banc, les jeunes insoumis Louis Boyard et Antoine Léaument se félicitent qu’il y ait des femmes à la tribunes. “C’est très bien. Mais n’oublions pas que dans les postes-clés du gouvernement, ce sont surtout des hommes . Et que si Christophe Castaner avait été élu, il serait président de groupe”.

A voir également su r Le HuffPost : “Oui, il faudra travailler un peu plus longtemps”: Élisabeth Borne annonce la réforme des retraites à l’Assemblée

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    Les réactions des gens lorsque je dis que je suis couturier amateur - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 June - 08:45 · 2 minutes

Même si on ne comprend pas, ne jugeons pas.Soyons ouverts. Même si on ne comprend pas, ne jugeons pas.Soyons ouverts.

SEXISME - “Mais pourquoi tu couds?” La question qu’on m’a souvent posée. Avec bienveillance souvent, mais pas toujours. Parce que oui, ça étonne encore certaines personnes.

Ceux qui pensent encore que des activités sont réservées aux filles ou aux garçons. Je ne savais pas qu’un vagin était nécessaire pour utiliser une machine à coudre

Le sexisme des réactions

En tout cas, pour ma part, j’ai déjà eu des remarques que je trouve hallucinantes:

• “Mais comment ça t’est venu, c’est pas naturel pour un homme?”
• “Non, mais c’est bizarre”
• “T’es féminin donc c’est normal”
• “Quoi? Tu fais de la couture ?! C’est pas ta femme?”
• “C’est pas un motif pour les filles? Ça fait gay!”

Je ne savais pas qu’un vagin était nécessaire pour utiliser une machine à coudre…


Je vous avais prévenus: ça ne vole vraiment pas haut!
Comme si dans leurs bouches, être féminin ou gay étaient des insultes.

Comme s’il fallait encore se justifier de ses choix.

Encore une fois, plus on rentre dans le moule et plus on ressemble à une tarte.
Donc non #jenesuispasunetarte et nous sommes tous libres de faire ce qui nous plait sans avoir à subir des jugements et des réactions d’un autre temps!

Heureusement ce n’est qu’une partie des réactions.

De la bienveillance et de l’indifférence

La majorité sont bien plus bienveillantes et ouvertes.
Et rassurez-vous, ça ne m’atteint pas du tout.
Je m’en tamponne le coquillage!

Il y a des choses bien plus graves, mais c’est un cheminement et une volonté d’offrir autre chose.

Montrer à nos enfants qu’ils sont libres de leurs choix et de leurs envies.

Être ce que l’on souhaite et non ce que les autres ont décidé pour nous.

Même si on ne comprend pas, ne jugeons pas.
Soyons ouverts.

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Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram de Monsieur Bretzel , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’accord de son auteur.

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À voir également sur Le HuffPost: Avez-vous essayé ce tuto de masque réalisé avec une chaussette?

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    Marie-Charlotte Garin porte la robe à fleurs de Cécile Duflot, huée il y a 10 ans à l'Assemblée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 June - 14:56 · 2 minutes

Marie-Charlotte Garin devant l'Assemblee Nationale le 21 juin 2022 Marie-Charlotte Garin devant l'Assemblee Nationale le 21 juin 2022

POLITIQUE - Après dix ans, la robe la plus célèbre de l’Assemblée nationale y fait son grand retour ce mardi 28 juin. Sur les bancs de l’hémicycle , la députée écologiste Marie-Charlotte Garin a partagé une photo de sa tenue du jour: la robe blanche à fleurs bleues portée par Cécile Duflot en 2012 et qui lui avait valu une avalanche de remarques sexistes des députés UMP de l’époque.

“Un parfum de transmission dans l’air”, tweete Marie-Charlotte Garin, élue NUPES de la 3e circonscription du Rhône, en partageant une photo de la première séance de la XVIe législature. Cécile Duflot, contactée par Le HuffPost , confirme qu’il s’agit bien de sa tenue. “C’est la plus jeune des députés écologistes, je lui avais promis pendant la campagne que je lui prêterais si elle était élue”, nous confie l’ancienne ministre.

En 2012, dans une Assemblée nationale très masculine, Cécile Duflot à l’époque ministre de l’Égalité des territoires avait été accueillie par des quolibets émanant des rangs des députés UMP lors d’une séance de Questions au Gouvernement. Pour ses propos ou ses décisions de ministre? Non. Pour sa tenue.

L’épisode est resté dans les mémoires comme une preuve des attitudes machistes au sein de l’Assemblée. En 2016, Cécile Duflot a prêté sa robe à une exposition du Musée des Arts décoratifs consacrée aux vêtements qui ont fait scandale. Avant de la prêter ce mardi à Marie-Charlotte Garin.

Au HuffPost , la jeune députée explique que porter cette robe permet de faire passer “plusieurs messages”, dont un hommage “aux femmes qui sont venues en politique avant nous” et pour qui c’était “plus difficile”. “Il s’agit aussi de dire que les féministes seront au rendez-vous, on exigera le milliard que réclament les associations. Et on attend des positions claires contre les ministres accusés de viol”, détaille Marie-Charlotte Garin.

“C’est aussi un message pour tous les éventuels élus du RN misogynes et sexistes, leur dire que cet espace n’est pas à vous”, ajoute-t-elle.

Ce mardi, sauf retournement de situation, Yaël Braun-Pivet devrait être élue à la présidence de l’Assemblée nationale . Ce sera une première, ce poste de pouvoir ayant jusqu’alors été exclusivement détenu par des hommes.

À voir également sur Le HuffPost: Après les législatives, Emmanuel Macron défie les oppositions

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    À Cuba, les rares femmes DJ se fraient un chemin malgré le sexisme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 14:06 · 2 minutes

CUBA - Sur le toit d’un restaurant au cœur de La Havane , le duo Pauza mixe sons traditionnels cubains et rythmes électroniques, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Dans une ambiance chic qui contraste avec la pauvreté du quartier, les clients - principalement des Cubains issus d’une nouvelle classe moyenne au meilleur pouvoir d’achat - se déhanchent face aux deux jeunes femmes de 29 ans, reconnaissables à leurs longs cheveux noirs, tenues et chapeaux identiques.

Les deux amies ont découvert le métier de DJ il y a dix ans, dans “un cours destiné uniquement aux filles”, se rappelle Zahira. Pendant quatre mois, elles y apprennent les bases. “Au début, c’était juste un passe-temps , mais on a commencé à vraiment aimer ça”, raconte Paula. Très vite, elles prennent leur décision: “On va être le premier et seul duo de femmes DJ à Cuba!”

Le succès est au rendez-vous. Celles qu’on surnommait au départ “les filles aux chapeaux” animent désormais nombre de soirées cubaines et ont été invitées à jouer en Turquie et au Mexique.

“Plus d’efforts qu’un homme”

“On n’a jamais senti de pression machiste ”, assure Paula. Évidemment, les femmes DJ, il n’y en a pas beaucoup à Cuba ni dans le monde, c’est une scène surtout d’hommes, mais je pense que, comme on est peu nombreuses, cela nous rend spéciales!”

À 23 ans, Sally Beltran dit avoir rencontré plus d’embûches sur son chemin, dans cette île encore empreinte de sexisme et où la salsa est le genre musical dominant. “Il y a beaucoup de machisme et très peu de femmes DJ à Cuba, donc on exige toujours plus quand tu es une femme DJ, on doit faire plus d’efforts qu’un homme”, souligne-t-elle.

Lassé de voir ce secteur “gouverné par des hommes”, Alexander Leal, dit Xander.Black, anime un cours de DJ réservé aux femmes, sur un toit de La Havane. “Dans le monde, il doit y avoir environ 70 % d’hommes DJ et 30 % de femmes. À Cuba, 90 % d’hommes et très peu de femmes”, affirme le DJ de 46 ans. Cet atelier de deux mois forme dix femmes et a pour but de féminiser la profession sur l’île.

À voir également sur Le HuffPost: “J’ai appris que j’étais forte”, Aïcha, rare femme éboueure à Paris se confie

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    Les femmes préhistoriques aussi ont souffert de nos préjugés sexistes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 22 May - 09:30 · 3 minutes

PRÉHISTOIRE - On sait depuis une poignée d’années que le squelette qu’on a longtemps appelé “l’homme de Menton” découvert en 1872 est en fait “la Dame de Cavillon”. Mais combien y’a-t-il eu d’autres raccourcis ou erreurs de ce type ? Le documentaire Les femmes préhistoriques , diffusé ce dimanche 22 mai à 21h sur National Geographic et mené par Chlotilde Chamaussy (à la tête de la chaîne Passé sauvage sur Youtube), enquête sur les traces des femmes depuis le paléolithique jusqu’à la protohistoire . Et déconstruit au passage quelques préjugés .

Pendant trop longtemps, on a imaginé les hommes préhistoriques occupés à la chasse, à la cueillette ou à la peinture tandis que les femmes, frêles, étaient recluses au fond des grottes. Sauf que de récentes études font voler ces archétypes en éclat, à l’image de celle publiée dans Science en 2018; elle avance qu’entre 30 et 50 % des chasseurs “de gros gibiers” auraient été des femmes. À travers des cas d’école comme “La Dame du Cavillon” ou “La Dame de Vix”, le documentaire entend donner de nouveaux éléments de réponse sur qui furent les femmes préhistoriques et leur rôle véritable.

“Ils se sont dit que ça ne pouvait être qu’un homme”

“Les chercheurs de l’époque n’avaient pas vraiment essayé de comprendre le sexe de l’individu, déjà trop époustouflés par le découverte de cette sépulture”, raconte la paléoanthropologue Marie Antoinette de Lumley à qui l’on doit les travaux sur la “Dame du Cavillon”. La taille des os de son bassin ne laisse pourtant pas de place au doute, mais comme le squelette, orné d’une coiffe en coquillage, semblait être celui d’un personnage important, “ils se sont dit que ça ne pouvait être qu’un homme”.

Et cela n’a rien d’un cas unique, relève la préhistorienne Marylène Patou Mathis. “À partir du moment où un squelette était robuste, ou qu’il avait une parure témoignant de son importance ou de sa richesse, on l’attribuait forcément au genre masculin”, explique l’autrice de L’homme préhistorique est aussi une femme lors d’une avant-première du documentaire organisée à l’Institut de paléontologie humaine.

Des femmes très robustes

Chlotilde Chamaussy a d’ailleurs mené une étude très instructive; en comparant la densité de leurs os à celle de championnes de l’équipe de France d’aviron, elle a montré que les femmes du néolithique étaient plus robustes que ces athlètes de haut niveau. Preuve qu’elles étaient soumises à des activités physiques intenses comme le broyage du grain (qui rappelle le mouvement des rameuses) et ont largement participé à l’essor de l’agriculture notamment.

Alors si les scientifiques, archéologues et autres chercheurs ont longtemps plaqué sur la Préhistoire les clichés de leur époque, les points de vue sont en train de changer. “Parce que la société s’interroge aujourd’hui, les chercheurs sont poussés à le faire à leur tour. À enlever leur a priori et à changer leur perspective”, assure encore Marylène Patou Mathis.

Fruit d’un travail d’enquête de deux ans qui parcourt plusieurs sites archéologiques français, mais aussi au Pérou ou aux États-Unis, le documentaire Les femmes préhistoriques est diffusé sur la chaîne National Geographic ce dimanche 22 mai à 21h puis disponible pendant 30 jours en replay sur MyCanal.

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