close
  • Hu chevron_right

    Simon et Martin Fourcade au coeur d'une polémique sur les athlètes russes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 3 April - 16:44 · 4 minutes

Pourquoi Simon et Martin Fourcade se retrouvent-ils dans une polémique sur les athlètes russes? (Martin Fourcade et son frère Simon Fourcade le 11 mars 2012 par CHRISTOF STACHE / AFP)

SPORT - Les frères Fourcades sont pris dans une polémique sur fond d’invasion russe en Ukraine depuis quelques jours. À tel point que Simon Fourcade a dû poster un message sur les réseaux sociaux pour assurer qu’il ne soutient ni le Kremlin, ni la guerre en Ukraine. Il dénonce également un déferlement de messages haineux.

Tout a commencé lors des Mondiaux juniors de biathlon à Soldier Hollow, États-Unis, qui ont eu lieu entre le 23 février et le 2 mars, note l’ Équipe . Simon Fourcade, entraîneur des juniors français, s’était positionné contre l’exclusion des athlètes russes et biélorusses , après l’invasion de l’Ukraine. Le sportif a récidivé lors d’une interview au média russe Match TV, diffusée vendredi 1er avril. À cette occasion, Simon Fourcade a estimé que la décision d’exclure les athlètes russes des compétitions internationales était “contre-productive”.

Dans ce contexte de tensions internationales phénoménales, ses propos lui ont valu une avalanche de messages haineux l’attaquant lui, tout autant que son frère Martin, récemment élu à la Commission des athlètes du CIO . Pour essayer de calmer les tensions, l’ancien biathlète a posté un message sur son compte Instagram ce dimanche 3 avril.

Simon Fourcade pointe du doigt les fédérations internationales

“Je ne soutiens pas la guerre, ni le gouvernement russe”, martèle-t-il. “Oui, j’ai dit que je n’étais pas d’accord avec la décision d’exclure les athlètes russes des compétitions internationales, car je pense que c’est totalement contre-productif et une grosse hypocrisie. La plupart des athlètes russes sont contre la guerre, mais la réalité est qu’ils ne peuvent pas le dire!”

Il appelle également à laisser son frère en dehors de cette polémique: “J’ajouterai également que je suis assez âgé pour prendre ma propre position, il n’est donc pas nécessaire d’impliquer mon frère dans cette discussion. Alors, s’il vous plaît, laissez-le à côté de toute cette histoire”.

Simon Fourcade a ensuite taclé les fédérations internationales, rappelant que celles-ci ne se privent pas d’organiser des événements dans des pays qui ne respectent pas non plus les droits de l’Homme.

“C’est assez facile de (les) voir exclure d’une voix unie les athlètes russes quand, dans le même temps, elles attribuent des événements sportifs majeurs à des pays qui ne respectent pas la paix et les droits de l’Homme”. “Peut-être est-il temps d’arrêter de soutenir des régimes et des dictatures en leur donnant de tels événements et d’attendre des athlètes qu’ils prennent des décisions et des positions qu’elles-mêmes ne sont pas capables de prendre”, a-t-il dénoncé.

“Tout d’abord, Martin et Simon, allez au diable”

L’interview de Simon Fourcade auprès du média russe a notamment attisé la fureur du biathlète ukrainien Dmytro Pidruchnyi, qui s’est engagé dans l’armée pour défendre son pays. Sa réaction a été pour le moins véhémente puisqu’elle commence en ces termes: “Tout d’abord, Martin et Simon, allez au diable. J’espère que vos enfants ne ressentiront jamais la douleur que les enfants ukrainiens ont vécue”.

Disant “regretter” avoir “voté pour Martin à la commission des athlètes du CIO”, il l’insulte au passage et demande:

“Comment peut-on dire que le sport est en dehors de la politique, alors qu’il y avait beaucoup d’athlètes avec la lettre Z sur leurs vêtements lors d’un concert de soutien à la guerre à Moscou? Sont-ils si innocents et souffrent-ils à cause du gouvernement? Le sport a toujours été un outil de marketing pour n’importe quel pays”.

Et de poursuivre: “Pour moi, le silence des athlètes russes et biélorusses signifie qu’ils ont fait leur choix de soutenir la guerre. Je ne regrette pas du tout qu’ils ne soient présents à aucune compétition internationale, car je crois que tout le peuple de Russie et de Biélorussie est responsable de celui qu’il a élu et à qui il a pardonné les crimes d’avant”.

Dans les commentaires, Martin Fourcade lui a répondu, assurant “comprendre sa colère et sa tristesse”. Il rétorque toutefois: “Cela ne te permet d’insulter quelqu’un parce que tu n’es pas d’accord avec ce que son frère a dit. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je m’appelle Martin et je n’ai pas donné d’interview dernièrement”.

À voir également sur Le HuffPost: Kiev libérée mais l’Ukraine découvre les massacres de Boutcha

  • Hu chevron_right

    À la Clusaz, le skieur Fred Frugen saute d'une montgolfière pour atterrir sur les pistes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 24 March - 10:10 · 1 minute

Fred Fugen saute d

SPORT - Skier ou sauter en parachute, pourquoi choisir quand on peut faire les deux? Le base-jumper français Fred Fugen a réalisé un nouvel exploit sportif . Dans une vidéo inédite réalisée par Red Bull et publiée ce mercredi 23 mars sur Instagram, l’habitué des défis extrêmes, perché à plus de 6500 mètres d’altitude , est confortablement installé dans un télésiège accroché à... Une montgolfière.

Il s’élance et entame alors une descente de 45 secondes au-dessus des Alpes . À près de 200 km/h, il enchaîne les figures dans les airs, et finit par déployer son parachute à 4000 mètres.

Mais ce n’est pas fini: chaussé de skis , il prolonge le défi avec du speedriving, -une activité qui consiste à skier avec une aile de parapente- ce qui lui permet de réaliser encore deux ou trois acrobaties en pleine descente.

Un hommage à Vincent Reffet

Ce projet a été initialement pensé à deux, avec Vincent Reffet, son confrère et ami de longue date, décédé en novembre 2020 à Dubaï lors d’un accident d’entraînement.

“On a imaginé ce projet ensemble (...) Je me devais d’achever cette ‘mission’ pour nous deux. C’était un rêve que l’on partageait, et je voulais le réaliser”, a exprimé Fred Fugen sur son compte Instagram.

Pour terminer sa prouesse, le skieur n’a pas choisi n’importe quelle piste de ski. Il a atterri à La Clusaz, en Haute -Savoie, qui est sa station de référence et son terrain de jeu depuis l’adolescence.

La vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux, et a déjà atteint 1,8 million de vues sur Instagram.

À voir également sur Le HuffPost: Pékin a clôturé les JO d’hiver 2022 avec un feu d’artifice dément

  • Hu chevron_right

    Ski Alpin: l'émotion de Tessa Worley au moment de son sacre en slalom géant

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 20 March - 13:04 · 2 minutes

L

SPORT - La Française Tessa Worley a remporté à 32 ans son deuxième petit globe de slalom géant à domicile après sa quatrième place du géant des finales de Coupe du monde de ski alpin remporté par l’Italienne Federica Brignone dimanche à Méribel.

Ce petit globe a été accueilli par des larmes dans le clan français, celle de son compagnon, l’ex-slalomeur Julien Lizeroux, mais aussi de sa coéquipière Clara Diez.

Après ses Jeux olympiques ratés à Pékin, marqués par une sortie de piste, la double championne du monde de géant (2013 et 2017) a fini la saison en trombe pour s’imposer une deuxième fois dans le classement général de la spécialité après 2017.

Depuis son immense déception en Chine pour ses derniers Jeux, la porte-drapeau a remporté le géant de Lenzerheide puis signé une quatrième place à Are et donc une nouvelle à Méribel dimanche, sous un soleil éclatant et une chaude ambiance à l’image des fumigènes dans l’aire d’arrivée.

La championne olympique Sara Hector, leader pour cinq points avant cette ultime étape, ne s’est classée que quatorzième à 1 sec 49/100. Une place rédhibitoire pour la Suédoise sortie de piste à domicile à Are lors du précédent géant.

Quant à Mikaela Shiffrin, leader après la première manche avec 82/100e de secondes d’avance sur sa première poursuivante Brignone, elle s’est effondrée, finissant seulement septième à 67/100e de l’Italienne.

L’Américaine, passée elle aussi à côté de ses Jeux, avait toutefois déjà remporté jeudi le gros globe de cristal récompensant la lauréate du classement général de la Coupe du monde.

À voir également sur Le HuffPost: Pékin a cloturé les JO d’hiver 2022 avec un feu d’artifice dément

  • Hu chevron_right

    Jeux paralympiques: Arthur Bauchet en or, l'argent pour le relais français en ski de fond

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 13 March - 08:01 · 2 minutes

Arthur Bauchet, lors de l

SPORT - Et de trois pour Arthur Bauchet . Le skieur français, âgé de 21 ans, a remporté ce dimanche 13 mars sa troisième médaille d’or aux Paralympiques de Pékin , sur le slalom (catégorie debout). Les fondeurs français Benjamin Daviet et Anthony Chalençon ont, quant à eux, décroché l’argent dans le relais de ski de fond.

Confirmant les espoirs placés en lui depuis plusieurs années, Arthur Bauchet, sur les pistes de Yanqing, en banlieue montagneuse de Pékin, a devancé le Chinois Liang Jingyi et le Néo-Zélandais Adam Hall.

C’est la quatrième médaille pour le sportif licencié au ski club de Briançon lors de ces Jeux. Arthur Bauchet à la jovialité communicative avait déjà remporté deux titres (descente et super combiné) ainsi que l’argent du slalom géant.

Sur les pistes du site nordique de Zhangjiakou, Benjamin Daviet et Anthony Chalençon ont apporté une nouvelle médaille à l’équipe de France, en prenant la deuxième place du relais de ski de fond. Les deux hommes, titrés à Pyeonchang en 2018, ont été devancés par l’équipe ukrainienne.

Quatrième médaille pour Benjamin Daviet

“C’était quand même une course de costaud. C’est juste incroyable” d’avoir obtenu l’argent, a déclaré Benjamin Daviet, qui obtient ainsi la dixième médaille paralympique de sa carrière.

“C’est une récompense” pour toute l’équipe impliquée dans la préparation des deux hommes, “pour tout leur travail investi pour les Jeux et pendant quatre ans”, a-t-il souligné. “On a tout donné. Je suis trop content”, a réagi de son côté Anthony Chalençon, 31 ans.

Il s’agit de la quatrième médaille à Pékin pour Benjamin Daviet. Le Haut-Savoyard de 32 ans, porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d’ouverture, avait déjà obtenu l’or en ski de fond (sprint) et biathlon (individuel), ainsi que l’argent en fond distance moyenne.

L’argent décroché sur ce relais open 4 x 2,5 km permet également à Anthony Chalençon, natif d’Evian, de repartir des Jeux de Pékin avec une médaille paralympique.

La France finit ces Jeux paralympiques avec 12 médailles, dont 7 en or. Elle est au quatrième rang du classement général, derrière la Chine, l’Ukraine et le Canada.

À voir également sur Le HuffPost: Pékin a clôturé les JO d’hiver 2022 avec un feu d’artifice dément

  • Hu chevron_right

    Arthur Bauchet décroche la 1re médaille d'or française aux Jeux paralympiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 5 March - 08:07 · 2 minutes

La délégation française déjà tout sourire grâce à la très belle descente du français Arthur Bauchet, récompensé d

JEUX PARALYMPIQUES - La première médaille d’or ne se sera pas fait attendre. Pour la deuxième journée des Jeux Paralympiques 2022 qui se déroulent du 4 au 13 mars à Pékin et dans les montagnes des alentours, la France est déjà couverte d’or (et de bronze).

Arthur Bauchet a décroché ce samedi 5 mars le titre paralympique de la descente de ski (catégorie debout) aux Jeux paralympiques de Pékin , offrant ainsi une deuxième médaille à l’équipe de France lors de la compétition.

Le sportif de 21 ans, originaire du Var et licencié au ski club de Briançon, a devancé l’Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer. Une belle confirmation pour Arthur Bauchet, déjà multiple champion du monde de ski et qui avait remporté quatre médailles d’argent lors des Paralympiques de Pyeongchang en 2018 .

“C’est fou! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça”, a réagi le jeune skieur. “C’était encore une belle bagarre aujourd’hui”.

“J’avais dit que je venais là pour me faire plaisir. Le plaisir il était à 100% sur la piste. Ce qui me manquait, c’était le résultat”.

Du bronze pour ouvrir le compteur tricolore

Peu de temps avant, la France avait déjà réussi à ouvrir son compteur de médailles par l’intermédiaire de Hyacinthe Deleplace et son guide Valentin Giraud-Moine dans la catégorie déficient visuel.

Déjà couronné du titre de champion du monde en janvier, le Haut-savoyard décroche ainsi sa toute première médaille dans des Jeux d’hiver.

“J’aurais voulu faire mieux. Seulement, je n’ai pas mis tous les ingrédients que j’avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements). Et ça se ressent direct”, a réagi Hyacinthe Deleplace après la course.

Les plus observateurs l’avaient déjà vu concourir pour la délégation française en 2012 en athlétisme lors des Jeux de Londres. Il avait alors fini à la 7e place du 400m, l’une de ses spécialités.

Pour cette reconversion dans les sports d’hiver, Hyacinthe Deleplace aura encore l’occasion de faire grimper son compteur dès dimanche avec l’épreuve reine du Super-G.

À voir également sur Le HuffPost: Pékin a clôturé les JO d’hiver 2022 avec un feu d’artifice dément

  • Hu chevron_right

    JO de Pékin: Le pénis du skieur Remi Lindholm a gelé à la mass start

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 20 February - 14:48 · 1 minute

Remi Lindholm, ici sur l

SPORT - Les athlètes et journalistes s’en sont plaints à maintes reprises, le froid sur les sites de compétition aux Jeux olympiques de Pékin était mordant. À tel point que samedi 19 février, à l’avant-dernier jour des JO, le pénis du skieur finlandais Remi Lindholm a gelé pendant l’épreuve des 30 kilomètres.

Dès la veille de la course, les organisateurs ont raccourci la course au vu des conditions météo extrêmes, avec des rafales de vent et un froid glacial. Malgré cette précaution, le corps du skieur n’a pas supporté de rester 1h16 dehors, où le ressenti était de moins 20 degrés Celsius.

“Vous pouvez imaginer quelle partie de mon corps était un peu gelée quand j’ai fini... C’était l’une des pires compétitions auxquelles j’ai participé. Le but était juste de lutter”, a raconté Remi Lindholm à un média finlandais, selon Reuters .

Après la course -où il a fini 28e- le skieur de fond a dû être escorté jusqu’aux vestiaires et a pu récupérer une poche chauffante. “Quand mon corps a commencé à se réchauffer après la fin de la course, la douleur était insupportable”, a-t-il commenté.

Ce n’est pas la première fois que Remi Lindholm a le pénis gelé lors d’une compétition. D’après Reuters, il a connu la même mésaventure il y a un an en Finlande, à la coupe du monde Ruka.

À voir également sur Le HuffPost: Ces athlètes des JO de Pékin s’entraînent sans neige mais avec beaucoup d’imagination

  • Hu chevron_right

    Pourquoi au ski, le casque n'est-il pas encore obligatoire?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 19 February - 06:45 · 6 minutes

Selon un sondage YouGov pour <i>Le HuffPost</i>, 86% des Français seraient favorables à cette obligation pour les adultes. C’est plus que les 69% qui se prononcent pour l’obligation du casque à vélo. Et ce chiffre est encore plus important lorsqu’il s’agit des enfants; 94% se prononcent alors en faveur d’une telle obligation.

SPORT - Il n’est plus du tout l’équipement marginal qu’il a pu être. Sur les pistes de ski, le casque est désormais sur la grande majorité des têtes des skieurs et snowboardeurs . Mais certains événements tragiques comme le décès de Gaspard Ulliel relancent les discussions autour de son port obligatoire.

Selon un sondage YouGov pour Le HuffPost , 86% des Français sont favorables à cette obligation pour les adultes. C’est plus que les 69% qui se prononcent pour l’obligation du casque à vélo . Et ce chiffre est encore plus important lorsqu’il s’agit de la sécurité des enfants; 94% se prononcent alors en faveur d’une telle obligation.

Mais les différents interlocuteurs avec lesquels nous avons discuté sont unanimes: l’obligation, ce n’est pas pour tout de suite, et mieux vaut miser sur la prévention. “Le casque est un outil de prévention majeur et il faut communiquer sur l’importance de le porter et continuer à inciter les usagers à le faire. Ce qui n’interdit pas, à moyen terme, d’avoir une réflexion plus poussée sur le sujet”, nous explique-t-on au ministère des Sports.

La ministre déléguée Roxana Maracineanu a récemment convoqué une réunion avec tous les acteurs de la montagne autour du casque et plus généralement de la sécurisation des espaces de pratique, à la suite du décès de l’acteur Gaspard Ulliel , mais aussi de celui d’une petite fille de 5 ans à quelques jours d’intervalle.

Recommander et inciter

“Je ne crois pas qu’il faille rendre le casque obligatoire, mais son port est fortement recommandé. C’est d’ailleurs déjà largement répandu: selon les professionnels, 70% des skieurs le portent. Il est essentiel de rester prudents, et cela passe bien sûr par les équipements, mais aussi par des comportements responsables sur les pistes”, avance son collègue Jean-Baptiste Lemoyne en charge du Tourisme.

En effet, selon une étude du Système national d’observation de la sécurité en montagne (SNOSM) menée en 2019, 73% des skieurs français adultes, et 97% des enfants de moins de 12 ans, portent un casque. Pour Ludovic Richard, responsable de ce syndicat, ces chiffres seraient encore plus élevés si la même étude était réalisée aujourd’hui. “La prévention fonctionne globalement bien, et des accidents emblématiques incitent encore plus les gens à s’équiper”, souligne-t-il.

La prévention, c’est l’axe principal sur lequel misent le gouvernement et les différents acteurs de la montagne depuis plusieurs années. Alors qu’en 2013, la sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger interpellait la ministre des Sports quant au fait d’envisager l’obligation du port du casque, l’accent était déjà mis sur l’incitation, et semblait porter ses fruits. Entre 1995 et 2011, le port du casque chez les enfants avait bondi de 15 à 95%. La prévention permet “une modification profonde des mentalités chez l’adulte, où l’on observe un taux d’équipement croissant chaque année. Il paraît donc souhaitable de privilégier cette approche préventive, souhaitée par de nombreux acteurs de la montagne, avant éventuellement de légiférer sur ce sujet”, expliquait alors le ministère .

Campagnes de prévention

“La montagne reste un espace de liberté et la méthode douce telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui porte ses fruits”, ajoute Ludovic Richard. Au début de la saison 2021-2022, le SNOSM a d’ailleurs relancé une campagne de prévention composée d’affiches, d’un mémento des bonnes pratiques ou encore de vidéos pour se préparer aux vacances d’hiver. “Je mets mon casque comme 73% des skieurs”, peut-on lire sur les différentes affiches.

De son côté, la députée des Hautes-Alpes Pascale Boyer se demande tout de même sur la possibilité d’aller plus loin que la prévention. “Actuellement, ce n’est pas dans les tuyaux, mais pourquoi pas une réflexion et une obligation à moyen ou long terme? Faut-il se caler sur l’exemple de la loi LOM , qui oblige désormais les enfants de moins de 12 ans à porter un casque sur un vélo?, s’interroge-t-elle. On commence par la prévention en espérant que ça aboutisse à plus de gens qui en portent, mais il faut peut-être aller plus loin que ça, en discutant avec toutes les parties prenantes.” Selon elle, le port du casque serait bénéfique, ne serait-ce que pour les collisions qui se produisent souvent en bas des pistes à l’arrêt. Mais aussi pour habituer les plus petits à voir le casque comme faisant partie d’un équipement standard.

Le casque ne fait pas tout

Par ailleurs, il faut savoir que le port du casque à lui tout seul ne pourra jamais empêcher les accidents graves ou mortels. L’acteur Gaspard Ulliel n’en portait pas, mais à ce stade, rien n’a permis d’assurer qu’un casque aurait changé l’issue de cet accident. “Le casque n’offre qu’une protection partielle, notamment contre des chocs mineurs, mais sa protection est plus limitée en cas de choc important, avec des lésions traumatiques sévères comme des commotions cérébrales”, nous indique-t-on du côté de la ministre des Sports. “Le casque protège moyennement dès lors qu’il y a de la vitesse ou contre des obstacles”, précise Ludovic Richard.

Une étude canadienne de 2010 montre que le port du casque réduit le risque de traumatisme crânien de 35%, et même de 61% chez les enfants.

Sur les pistes de ski, 94% des blessures consécutives d’une chute solitaire. Et 5,5% seulement des blessures sont liées à une collision, dont 67% ont eu lieu sur une piste bleue . Selon des chiffres de l’association Médecins de montagne sur l’accidentologie des sports d’hiver au cours de la saison 2019-2020, les diagnostics en ski alpin concernent la tête dans 6% des cas, et 5% en snowboard. “Plus d’un quart des blessures à la tête, dont les traumatismes crâniens, ont été occasionnées lors de collisions”, note l’association.

Maîtriser la vitesse et autres règles de sécurité

En outre, de nombreux accidents pourraient certainement être évités si d’autres règles de sécurité étaient connues de tous. Par exemple: le skieur en aval a la priorité sur le skieur en amont.

“On voit beaucoup de comportements non maîtrisés, surtout au niveau de la vitesse”, fait remarquer Pascale Boyer. “Au moindre obstacle, ils n’ont pas le temps de réagir et, dans certains cas, ça peut créer des drames”, appuie Ludovic Richard. “C’est comme sur l’autoroute, on n’est pas tout seul, il faut respecter des règles de sécurité”, poursuit-il.

C’est pourquoi les campagnes de prévention portent sur le casque, mais pas que. “On va mener une grande campagne de sensibilisation dans les stations de ski aux comportements à adopter sur les pistes, et l’incitation au port du casque en fera partie”, ajoute Pascale Boyer.

Aujourd’hui, le casque est obligatoire sur les pistes de ski dans certains pays, mais uniquement pour les enfants. C’est par exemple le cas de en Autriche, en Italie, en Espagne ou encore aux États-Unis. En France, seules les écoles de ski comme l’ESF obligent les enfants à le porter. C’est également le cas en compétition, quel que soit le niveau.

À voir également sur Le HuffPost: Pendant les JO de Pékin 2022, ces sports qui ont disparu des Jeux d’hiver

  • Hu chevron_right

    Quentin Fillon-Maillet finit 4e de la mass-start aux JO de Pékin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 February - 10:47 · 2 minutes

Quentin Fillon-Maillet rate une sixième médaille aux JO de Pékin sur la mass-start, le 18 février 2022.

JEUX OLYMPIQUES - Petite déception pour le camp français. Quentin Fillon-Maillet, qui a déjà gagné cinq médailles dont deux en or, n’a pas réussi à monter sur le podium de la mass-start, dernière course de biathlon des Jeux olympiques de Pékin ce vendredi 18 février.

Il termine quatrième de la course de 15km, derrière le champion olympique norvégien Johannes Boe, le Suédois Martin Ponsiluoma et un autre Norvégien, Vetle Christiansen. Irrésistible sur les skis, Johannes Boe s’est imposé sans trembler malgré deux fautes sur son dernier tir debout (4 au total), alors qu’un fort vent a perturbé l’ensemble des participants. “Les émotions m’ont rattrapé et ça a été plus compliqué que prévu. Je m’en veux un peu”, a réagi le Français après la course.

Une sixième médaille historique tendait pourtant les bras à Quentin Fillon Maillet au moment d’attaquer son dernier tir debout, aux côtés du Suédois Ponsiluoma, derrière Boe mais loin devant les autres concurrents. Ses trois premières balles ratées (5 au total sur la course) ont permis le retour de Christiansen.

Boe (28 ans) et Fillon Maillet (29 ans) repartent donc des Jeux de Pékin avec cinq médailles chacun: quatre titres pour le Norvégien, également en bronze sur l’individuel; deux pour le Français en individuel et en poursuite, ainsi que trois médailles d’argent en sprint, relais mixte et relais homme . Une réussite historique.

Quelques minutes plus tôt, la France s’est toutefois parée d’or dans la course féminine, grâce à la première place de Justine Braisaz-Bouchet . C’est la 14e médaille pour la France dans ces Jeux, la 5e en or. C’est aussi la 7e médaille rien qu’en biathlon . La discipline réalise là son meilleur total, devant les six médailles de Vancouver en 2010, tiré par la locomotive Quentin Fillon Maillet.

La France n’est plus qu’à une médaille de son record aux Jeux d’hiver de Sotchi et de Pyeongchang (15 médailles).

À voir également sur Le HuffPost: Ces athlètes des JO de Pékin s’entraînent sans neige mais avec beaucoup d’imagination