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    Aux États-Unis, des étudiants dénoncent la politique anti-LGBT de leur école

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 17 June - 14:32 · 2 minutes

SOLIDARITÉ - Ces étudiants américains ont habilement dénoncé la politique anti-LGBT+ de leur université, située à Seattle dans l’État de Washington. Lors de leur remise de diplôme, ils ont chacun tendu un drapeau de l a communauté LGBT+ au directeur de leur école, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. Rapidement, les images de leur action sont devenues virales, recueillant plusieurs millions de vues notamment sur TikTok.

Selon l’organisatrice, Chloe Guillot, interrogée par CNN, environ 40 à 50 diplômés ont participé à l’action collective lors de leur passage sur l’estrade, en refusant également de serrer la main du président de l’université Pete Menjares.

La Seattle Pacific University (SPU) est une école privée catholique affiliée à l’Église méthodiste libre des États-Unis , dont le règlement intérieur est discriminant pour les personnes LGBT+. Il interdit par exemple d’employer des personnes qui ont des relations extraconjugales ou avec des personnes du même sexe.

Les employés ou les futurs employés peuvent être sélectionnés sur critère religieux et doivent s’abstenir de certains comportements qui sont incompatibles avec la compréhension par l’université des normes bibliques.

Le conseil d’administration a décidé il y a plusieurs semaines de maintenir sa politique malgré l’opposition des étudiants et de certains professeurs. En réaction, les étudiants ont organisé un sit-in sur le campus et devant les bureaux de l’administration.

Une aide extérieure

Si ces protestations des étudiants interviennent en plein mois des fiertés LGBT+, l es diplômés sont bien décidés à continuer leur combat tant que la règle édictée par la SPU ne sera pas été abrogée. Il s ont d’ailleurs reçu le soutien de quelques professeurs de l’école.

Mais la SPU n’est pas la seule université dans ce cas . Selon une étude de 2019 publiée dans Sociological Spectrum , près d’un tiers des collèges et universités chrétiens des États-Unis interdisent des choses telles que les “actes homosexuels” ou le “comportement homosexuel.”

Ce mardi 14 juin, les étudiants campaient toujours sur les lieux, se relayant par équipes pour occuper les couloirs. Au minimum, il y a toujours trois personnes pour surveiller les lieux. Des espaces pour dormir et des toilettes non-genrées ont également été mises en place.

D’anciens étudiants ont également apporté une contribution en rejoignant les étudiants dans leur protestation depuis le mois dernier. L’organisatrice a déclaré qu’elle prévoyait de rester sur place jusqu’à l’été. Les étudiants ont donné à l’école jusqu’au 1er juillet pour annuler sa politique discriminatoire, sinon ils envisagent de la poursuivre en justice en faisant valoir que le conseil a manqué à son obligation fiduciaire. Le 13 juin, plus de 26.000$ avaient déjà été récoltés pour payer les frais liés au procès (ils prévoient de faire don de l’argent à l’école si la politique est modifiée avant la date limite).

À voir également sur Le HuffPost: L’art du découpage maîtrisé à la perfection par ce chef canadien

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    Borne choque avec cette réponse sur l'allocation adulte handicapé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 June - 16:36 · 5 minutes

La gauche abasourdie par cette réponse d'Élisabeth Borne à une personne en situation de handicap. La gauche abasourdie par cette réponse d'Élisabeth Borne à une personne en situation de handicap.

POLITIQUE - “Peut-être, ce n’est pas le moment d’en parler...” Invitée de France Bleu ce mercredi 7 juin, Élisabeth Borne a été interrogée par une personne en situation de handicap qui lui demandait si le gouvernement comptait déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés (AAH).

Cette mesure, portée par la droite comme par la gauche pour permettre le calcul de l’aide sans tenir compte des revenus du conjoint, s’est toujours heurtée à la réticence des troupes d’ Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale. Et si la nouvelle Première ministre, dans le sillage du chef de l’État, ne semble pas fermer la porte à cette refonte, c’est le début de sa réponse qui a installé un froid dans le studio... et sur les réseaux sociaux.

Élisabeth Borne est alors questionnée par Dolorès, une femme qui se “retrouve en fauteuil”, ne “peut plus travailler”, après un “très grave accident”. “J’ai fait la demande d’AAH mais dans la mesure où mon époux touche 1800 euros par mois, on me dit que je n’ai droit à rien car il dépasse le plafond”, raconte-t-elle, avant d’ajouter, la voix serrée: ”J’ai rien. Si je n’ai pas mon époux aujourd’hui, je serais dans la rue quoi.”

“Vous savez, quand vous êtes en fauteuil...”

Une émotion “entendue” par la cheffe du gouvernement qui a tenu, d’abord, à parler de l’existence d’allocations ou d’aides sans plafond, pour toutes les personnes en situation de handicap. Jusque-là, rien de dérangeant pour les oppositions... c’est la suite, et le conseil ministériel pour retrouver un emploi, qui leur pose problème. Une réponse indécente pour certains, maladroite pour d’autres.

“Ensuite, il y a la façon dont on peut vous accompagner pour que vous puissiez peut-être reprendre une activité professionnelle, j’imagine que c’est quelque chose que vous pourriez souhaiter... et il y a des structures dont c’est la responsabilité”, a ainsi ajouté la locataire de Matignon, entre quelques hésitations, avant que Dolorès, l’auditrice de France Bleu fasse entendre son désarroi.

“J’adore quand Madame le Premier ministre dit de reprendre une vie professionnelle... Vous savez, quand vous êtes en fauteuil...”, a-t-elle souhaité répondre, avant de s’arrêter, trop émue pour poursuivre, comme vous pouvez le voir dans la séquence (en intégralité) ci-dessus . Et Élisabeth Borne d’en convenir: “Peut-être ce n’est pas le moment de parler de cette hypothèse de reprise de l’activité professionnelle.”

Une sorte de mea-culpa immédiat... mais trop tard malgré tout. Les images restent et celles-ci peuvent être délicates pour la Première ministre dont les premiers jours à Matignon sont marqués par une forme d’atermoiement . Dans ce contexte, et à quelques encablures du premier tour des législatives, les oppositions de gauche et de droite n’ont pas attendu longtemps pour s’emparer de la vidéo.

“Techno”, “insensible”, “glacial”... l’opposition embraye

“Techno dans toute sa splendeur”, a ainsi réagi le député Insoumis François Ruffin sur Twitter, à l’image de son collègue Bastien Lachaud ou de Clémence Guetté. Le patron des écolos Julien Bayou, celui des socialistes Olivier Faure, ou le chef de file des communistes Fabien Roussel ont, eux aussi, répliqué sur les réseaux sociaux. “Glacial”, résume ce dernier dans un message, en évoquant une Élisabeth Borne “insensible”, et sans manquer de rappeler que la déconjugalisation de l’AAH figure dans le programme de la NUPES, l’union des gauches pour ces élections.

Même procès à droite. “Par 3 fois lors du dernier quinquennat, la majorité LREM a rejeté la proposition de déconjugaliser l’AAH”, rappelle ainsi le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont, dans un message relayé par plusieurs de ses collègues et le compte officiel des Républicains sur Twitter. Pour lui, “ce nouveau quinquennat commence” comme s’est “terminé le précédent: dans l’indignité.”

Reste, au-delà de ces attaques sans doute motivées par le contexte électoral, une question: que veut faire le gouvernement avec cette fameuse allocation? Force est de constater qu’Élisabeth Borne était moins claire, ce mercredi, sur France Bleu que le président de la République sur franceinfo mi-avril.

“Faites le choix de l’amour”, répondait alors le président-candidat dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, à une jeune femme qui lui expliquait qu’elle hésitait à se marier car elle perdrait son allocation et deviendrait “un boulet, dépendante physiquement et financièrement” de son mari. Le chef de l’État s’était alors engagé à “bouger” sur l’individualisation de cette aide . Un mois et demi plus tard, la Première ministre promet désormais de “regarder ce sujet.” Peut-être, le moment est venu d’en parler.

À voir également sur Le HuffPost: Carburant, énergie: le chèque inflation du gouvernement ne convainc pas

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    À Noël, cette année, je vais aider comme on a pu m'aider dans le passé - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 December, 2021 - 09:30 · 3 minutes

Quand t’es <a href=mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-rich-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-credit="Mariza Buron-Ruiz" data-credit-link-back="" />

SOLIDARITE - Y a eu ces fois où le caddie n’était pas rempli. J’ai vu ma fille se rouler par terre parce que je pouvais pas dire oui. Y a eu les paquets de couches piqués à Leclerc. 3 ans plus tôt, welcome in galère .

Y a eu les vêtements que je pouvais pas acheter. Les fringues qu’on m’a données, faire un sourire gêné. J’ai connu les paiements refusés, le mytho à la caisse et partir la tête baissée. Y a eu des coups dans ma fierté.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

La double peine de la mère célibataire

Quand t’es mère, c’est le genre de merde que tu dois épargner à tes gosses, mais quand l’épargne à fondu, ils sont là et t’as vidé tes poches.

Quand t’es mère célibataire , tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti. Tu divises ton budget en cent, en mille, il n’y a jamais assez.

La vie s’est montré clémente, je peux le dire on s’en est sorti, les rencontres et l’amour ont été une chance aussi.

Cette année, on va donner parce que c'est un juste retour des choses.

Demander de l’aide n’est pas une honte

Noël arrive, mais je sais d’o ù on vient. Je sais aussi que la mode de la seconde main n’arrange rien. Je sais que quand t’es vraiment pauvre , l’occase se retrouve inaccessible. Cette année, on va donner parce que c’est un juste retour des choses.

Les jouets en bon état inutilisés ne feront pas la joie de mon banquier. Y aura surement une mère qui va me faire un sourire gêné, le même rictus pincé que j’ai pu arborer. Y aura un sapin qui ne sera pas vide. Des enfants avec un sourire et une mère soulagée. Demander de l’aide n’est pas un honte en recevoir non plus. Il y a une histoire derrière chaque galère, une souffrance derrière la misère.

Noël c’est les cadeaux, c’est aussi aider, c’est aussi aimer, c’est aussi réaliser la chance qu’on a au sein de nos foyers. Si vous tendez la main, on ne va pas vous l’arracher.

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Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram Callmequeenjosie , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’accord de son auteure.

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À voir également sur Le HuffPost: Pour Noël, des boîtes cadeaux sont conçues en confinement pour les plus démunis

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    La magie de Noël sur les réseaux sociaux nous a permis d'organiser un projet solidaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 December, 2021 - 10:01 · 4 minutes

Certains colis commencent à arriver et la joie des familles à l’ouverture et en retour par message est la plus belle chose que nous puissions recevoir en retour de l’organisation de ce Noël solidaire. 

RESEAUX SOCIAUX - Nous avons ce point commun d’avoir été ou d’être encore mère célibataire et nous savons la difficulté encore plus importante pour les familles monoparentales notamment à pouvoir glisser quelques cadeaux sous le sapin.

Mais les difficultés se retrouvent également dans de plus en plus de foyers et nous avons souhaité essayer d’améliorer ce jour si particulier pour certaines familles en faisant tout simplement appel à la générosité des personnes qui nous suivent quotidiennement sur Instagram.

La côté magique des réseaux sociaux

Souvent décriés, les réseaux sociaux ont aussi ce côté magique rempli de solidarité et de sororité au quotidien qui se dégagent de nos deux communautés et c’est ce que nous souhaitions mettre en avant avec ce Noël solidaire . Tous les jours, nous discutons avec nos abonnés et nous échangeons autour d’histoires de vies toutes plus fortes les unes que les autres.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Les difficultés rencontrées par ces familles sont une réalité et on sait que beaucoup auront du mal à pouvoir se créer un moment magique autour des fêtes de fin d’années et de Noël en particulier. La plupart ont des enfants et c’est aussi à eux que nous avons souhaité penser en priorité.

Nous avons proposé aux familles qui le souhaitaient de pouvoir donner un ou plusieurs objets qui ne leur étaient plus utiles en s’engageant à les envoyer aux familles qu’on leur désignerait. Sylvie et Mariza

Le principe du Noël solidaire

S’en sont ensuivi quelques discussions et nous avons créé deux formulaires que nous avons partagés sur nos réseaux. Nous avons proposé aux familles qui le souhaitaient de pouvoir donner un ou plusieurs objets qui ne leur étaient plus utiles en s’engageant à les envoyer aux familles qu’on leur désignerait.

Beaucoup de personnes ont des vêtements, des jouets, des livres à donner. D’autres ont proposé des cadeaux dématérialisés tels que des portraits de famille illustrés, des ateliers d’écriture, des posters à faire colorier aux enfants.

Les souhaits des familles qui se sont inscrites pour recevoir un don étaient parfois précis, mais finalement, la plupart avaient surtout besoin d’une attention pour leurs enfants en particulier afin que ceux-ci puissent recevoir au moins un cadeau à mettre sous le sapin.

Plus de 120 propositions en France, Suisse et Belgique

Nous avons reçu plus de 120 propositions de dons très variés de la part de nos abonnés en France, en Suisse et en Belgique.

Nous avons essayé de combler au mieux les souhaits des familles qui s’étaient inscrites et on a réussi à faire envoyer au moins deux dons par foyer.

Certains colis commencent à arriver et la joie des familles à l’ouverture et en retour par message est la plus belle chose que nous puissions recevoir en retour de l’organisation de ce Noël solidaire.

Même si nous avons fait ça avec plaisir et qu’une deuxième édition aura certainement lieu en 2022, nous ne pouvons oublier aussi la réalité de la précarité qui s’immisce dans de plus en plus nombreuses au fil des mois.

Transmettre le don et la solidarité aux enfants

Noël c’est avant toute une fête qui ne doit pas nous faire oublier que tout le monde n’a pas les mêmes possibilités. C’est aussi une façon de montrer à nos propres enfants qu’un tri de leurs jouets ou de leurs vêtements à ce moment-là peut apporter de la joie dans d’autres maisons.

Nous tenons à remercier encore une fois toutes les familles qui ont participé, car c’est grâce à elles et leur générosité que tout ceci a pu être mis en place aussi rapidement.

L’idée, c’était aussi de prouver que via les réseaux sociaux, il y a de belles choses qui peuvent émerger et que les élans de solidarité sont loin d’être quelque chose de vain en ces temps compliqués.

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Vous pouvez suivre Sylvie et Mariza sur leurs comptes Insragram La Gazette de Silvie et Callmequeenjosie .

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À voir également sur Le HuffPost: 5 conseils pour choisir ses cadeaux de Noël de seconde main

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    L’altruisme, l’entraide et la bienveillance sur les réseaux sociaux existent, j'en ai créé un - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 13 December, 2021 - 09:44 · 3 minutes

Lancer un réseau social altruiste et sans but lucratif, oui, c’est utopique. Une utopie assumée, murie, réfléchie et menée par une équipe expérimentée.  Paradoxalement, c’est qui pourrait faire le succès de cette démarche.

RÉSEAUX SOCIAUX - Y a-t-il donc de la place pour l’altruisme, l’entraide, la bienveillance sur les réseaux sociaux ?

Il serait facile de nager dans le sens du courant et répondre non. En brandissant quelques pancartes bien connues: “données personnelles”, “ fake news ”, “addiction numérique”,…

J’ai été un acteur et un commentateur médiatique de la Modération sur les réseaux sociaux pendant plus de 10 ans; ces problèmes sont réels, sérieux et me sont familiers. Et pourtant, avec mon acolyte Yves Delnatte, nous avons lancé un réseau social sans but lucratif qui promeut l’ altruisme . Un brin utopique? Probablement, mais nous avions au moins cinq raisons de nous lancer dans cette aventure.

Parce que l’altruisme est la valeur partagée par tous ceux qui aspirent à changer d’époque

Il n’y a pas de définition simple de l’altruisme. Certains diraient que c’est l’inverse de l’égoïsme. Soit, mais ce serait négatif et réducteur. Pour Matthieu Ricard, il s’agit “d’une motivation à accomplir le bien du plus grand nombre d’être possible”. Quoi qu’il en soit, nous considérons que c’est probablement LA valeur commune à tous les actes positifs , qu’il s’agisse d’aider ses voisins ou de sauver les ours polaires, à l’autre bout du monde. Et que cette valeur se cultive et se partage, par le mimétisme social. C’est le propre de notre espèce de ne pas vouloir être mis de côté. Plus nous entendons de récits altruistes, plus nous sommes encouragés à agir de même.

Parce qu’il y a des dizaines de millions de bénévoles

On n’entend parler que des trains qui n’arrivent pas à l’heure, a-t-on coutume de dire. Et c’est vrai que les sujets positifs ou “de solutions” sont souvent coincés entre faits-divers et récits d’homicides.

Pourtant, rien qu’en France et selon l’Insee, il y aurait plus de 20 millions de participations bénévoles et 1,3 million d’associations. Au Québec, où je réside, c’est aussi très ancré culturellement. C’est cette majorité silencieuse qu’il convient de mettre sous les projecteurs.

Parce qu’il y a déjà des marques de soutiens d’un grand nombre de personnalités

Quelle initiative numérique peut se targuer d’avoir comme soutiens publics des personnalités aussi inspirantes ? Notamment Matthieu Ricard, le Chef étoilé Thierry Marx, le romancier Laurent Gounelle entre autres personnalités des médias (Jean-Dominique Siegel de WeDemain, David Creuzot de Konbini…), du monde associatif (Atanase Perifan, Nicolas Froissard, Frédérique Bedos, …), et des entrepreneurs engagés (Daniele Henkel, Ludovic Dujardin, Tristan Lecomte,…). Pardon aux nombreux que je ne cite pas ici. Ils apportent leur crédibilité et leur notoriété.

Parce qu’il faut s’appuyer positivement sur la puissance des réseaux sociaux

Il y a peu, Time Magazine consacrait sa couverture aux déboires de Mark Zuckerberg avec cette question provocatrice: “Faut-il définitivement ’supprimer’ Facebook ?”. C’est oublier trop facilement que les plateformes sociales connues permettent aussi de viraliser des contenus incroyablement positifs, rassembler les bonnes volontés, découvrir les meilleures initiatives. Des centaines de millions d’utilisateurs, au moins, sont dans cet état d’esprit positif.  Est-ce qu’on ferme les routes parce qu’il y a des accidents? Non, on œuvre à des routes plus sûres…

Parce que les gens aiment les utopies positives

Lancer un réseau social altruiste et sans but lucratif, oui, c’est utopique. Une utopie assumée, murie, réfléchie et menée par une équipe expérimentée.  Paradoxalement, c’est qui pourrait faire le succès de cette démarche. Car mettre en avant l’altruisme –une valeur magnifique –sans recherche de profit est ce qui a convaincu les personnalités qui nous poussent et nous soutiennent: « Il faut le tenter!

J’aime le concept de “murmuration”, quand des milliers d’étourneaux s’envolent dans le ciel dans chorégraphie bien orchestrée. Sans chef de bande, tous semblent coordonner leurs mouvements à chaque instant. C’est dans cet esprit qu’on a créé notre réseau social et on accueille avec plaisir l’engouement des premiers membres… qui ont dit we , avec nous.

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Baptiste Djebbari a encore fait l’unanimité sur Tiktok

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    Agnès B. et le Slip Français créent une collection avec des réfugiés et des migrants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 11 October, 2021 - 11:00 · 5 minutes

La Fabrique Nomade lors du processus de création de la capsule avec le Slip Français et Agnès B.

MODE - Préserver et développer les savoir-faire. L’association solidaire, La Fabrique Nomade, qui agit pour l’insertion professionnelle des artisans d’art réfugiés et des migrants régularisés en France, en collaboration avec Le Slip Français , a lancé une collection de bandanas en voile de coton et de tabliers en toile de coton, disponible à la vente ce mercredi 13 octobre. La collection a obtenu le parrainage de la styliste Agnès B. qui a proposé d’illustrer la capsule aux couleurs des dessins de Jacques Floret.

Le Slip Français est une marque engagée dans la mode durable et locale. Elle soutient le savoir-faire français en faisant appel à ses partenaires en France pour fabriquer l’intégralité de ses produits. Guillaume Gibault, son fondateur, rencontre Inès Mesma en 2020, fondatrice de la Fabrique Nomade. Il ne faudra pas moins que cette rencontre pour mettre à jour l’évidence d’une collaboration.

En s’associant au projet, le Slip Français a promis de mettre à disposition de l’association son réseau de partenaires et à pratiquer un mécénat technique. La marque de sous-vêtements a également financé le projet solidaire en reversant 5% de ses bénéfices de vente de chaque vendredi à la Fabrique Nomade. À terme, le Slip Français s’est engagé à conclure un partenariat durable avec l’association.

Un échange de bons procédés pour le secteur du textile

“On voit bien que tout le monde a envie de fabriquer localement sauf qu’il n’y a pas cette capacité à fabriquer aujourd’hui : c’est 8000 offres d’emploi rien que sur le site de Pôle emploi dans le textile qui ne sont pas pourvues”, déclare Guillaume Gibault à France Info . La collaboration entre le Slip Français et la Fabrique Nomade vise à soutenir la formation et l’emploi de professionnels du textile, et l’occurrence des professionnels migrants et réfugiés.

“Ces personnes qui arrivent en France avec un métier; un savoir-faire qu’ils ont mis des années à acquérir, on ne le reconnait pas. La barrière de la langue, la méconnaissance du marché fait qu’ils vont être orientés vers des secteurs en tensions comme le ménage, la sécurité, le BTP, alors qu’ils ont un savoir-faire à faire valoir, à montrer et aussi à partager avec nos entreprises et participer ainsi à la richesse du pays”, assure Inès Mesma.

Créée en 2016, la Fabrique Nomade est une association qui œuvre à valoriser et favoriser l’insertion professionnelle des artisans migrants et réfugiés en France. Inès Mesma décide de créer cette association quand elle découvre que sa mère, qui a immigré en France, exerçait avant de venir dans l’hexagone le métier de brodeuse à Tunis. Un métier qu’elle n’a jamais exercé en France. Inès Mesma prend conscience de la difficulté pour les migrants et les réfugiés de faire valoir leurs compétences en France quand ils immigrent et décide de fonder la Fabrique Nomade pour abattre les barrières à l’emploi que rencontrent ces professionnels.

La Fabrique Nomade a mis en place une formation qui permet aux réfugiés et migrants de valoriser leurs compétences et les adapter aux marchés français. L’association a également créé la première certification professionnelle pour les artisans d’art migrants. Depuis 2016, la Fabrique Nomade a formé 50 artisans, venus de 28 pays du monde, et représentant plus de 20 métiers d’arts différents (bijoutiers, menuisiers, couturiers...).

L’association propose une formation de neuf mois aux métiers d’art et un chantier d’insertion avec un CDD d’un an, destiné aux couturiers. “Nous nous sommes rendu compte que sur le territoire il y a de vraies demandes des entreprises qui fabriquent des vêtements et peinent à trouver des couturiers” confie Ghaita Tauche-Luthi, la responsable communication de la Fabrique Nomade à France Info . Pour autant, “on ne va pas leur apprendre leur métier, ils le connaissent déjà, on va les accompagner pour monter en compétences et pour adapter leur métier à ce nouveau pays”, complète-t-elle.

La collection capsule est composée de quatre bandanas et d’un tablier. Les bénéfices de la vente de ces travaux seront reversés à l’association afin de soutenir développer leur projet.

Le Slip Français et Agnès B. ont apporté leurs conseils techniques et artistiques tout au long du processus de création. Agnès B., marraine de la capsule, oeuvre régulièrement en faveur de l’insertion et l’intégration des migrants et réfugiés en France. Déjà en 2016, elle avait mis à l’honneur des artistes étrangers dans une exposition d’art baptisée “Vivre!!” au Musée de l’histoire de l’immigration, à Paris.

Suite au démantèlement de la “jungle de Calais” en 2016, la styliste avait lancé, via l’AFP, un appel aux gouvernements français et britannique pour “faire un effort” et accueillir les migrants, et dénonçait les “discours qui ont ouvert des portes à la haine“. “Il faut réunir les familles! Il faut que le gouvernement britannique fasse quelque chose!”, avait déclaré Agnès B.

“On peut vivre ensemble. On vit ensemble depuis toujours” affirmait-elle à l’époque. Cet engagement n’a pas changé. Pour elle, “les femmes et les hommes auront toujours besoin de s’exprimer avec leur culture, leurs traditions et leur savoir-faire” comme elle le confie à France Info .

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    Le Youtubeur "Hand Solo" créé une prothèse en Lego pour un petit garçon né sans bras

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 September, 2021 - 10:45 · 3 minutes

SOLIDARITÉ - Il a fait de son handicap une force et désormais, il aide les autres. David Aguilar, atteint du syndrome de Poland et venu au monde sans avant-bras droit, a découvert les Lego à 5 ans, des jouets devenus un refuge face aux moqueries sur son handicap . Ingénieux, il construit, avec ces petites pièces, sa première prothèse à 9 ans . Aujourd’hui, il vient d’en faire profiter un autre enfant.

“Quand j’étais ado, j’ai continué à jouer aux Lego car c’était une manière d’oublier le harcèlement, cela m’aidait beaucoup à ignorer les moqueries”, explique-t-il dans sa résidence universitaire près de Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.

L’étudiant andorran âgé de 22 ans, fan de robots quand il était enfant , n’a plus beaucoup de temps libre: sur le point de terminer sa formation en bio-ingénierie, il donne des conférences sur la motivation, a publié un livre, participé à l’émission “Lego Masters” sur la chaîne française M6 et est même intervenu lors d’un colloque de la NASA sur l’innovation.

Durant ses années difficiles, David a mis au point, à 17 ans, une prothèse plus précise lui permettant de faire ses premières pompes avec les deux bras.

Et aujourd’hui, il présente fièrement la cinquième version de sa prothèse, la MK5, un bras en Lego d’aspect robotique avec des barres bleues faisant office de doigts que David active d’un mouvement de son moignon, grâce à un système de poulies motorisées.

Habitué à vivre sans son avant-bras droit, David ne l’utilise pas au quotidien mais il est conscient que de nombreuses personnes ont, elles, un besoin absolu de porter une prothèse qui peut coûter des milliers d’euros pour celles de dernière génération.

“Depuis la fabrication de ma première prothèse, j’ai réalisé que j’avais le pouvoir d’aider d’autres personnes et quand je me suis vu dans le miroir avec deux bras (grâce à la prothèse), j’ai pensé que d’autres personnes en auraient vraiment besoin”, dit-il.

Une prothèse pour Beknur, né sans bras

David a alors crée sa chaîne YouTube où il s’appelle “Hand Solo”, en référence au personnage de Star Wars, Han Solo.  Et rapidement, son histoire traverse les frontières.

C’est ainsi qu’il y a quelques mois, Zaure Bektemissova lui écrit car son fils de 8 ans, Beknur, né sans bras, ne peut pas porter de prothèse conventionnelle .

“Les prothèses sont pour la plupart grandes et lourdes, ce qui n’est pas bon pour sa colonne” vertébrale, explique cette Kazakhe, installée depuis deux ans à Strasbourg où son mari est diplomate au consulat général du Kazakhstan.

@beknurhandzero

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♬ Mission Impossible Theme (Movie Trailer Mix) - Dominik Hauser

David lui promet alors d’essayer de construire une prothèse pour Beknur. Et fin août, le petit garçon et sa mère se sont rendus en Andorre pour essayer cette prothèse légère se terminant par une pince que Beknur contrôle grâce une corde reliée à son pied gauche.

“Maintenant, je peux attraper des choses, ce que je ne pouvais pas faire avant”, se réjouit Beknur, désormais capable de lancer une balle à son frère ou de prendre un petit ordinateur.

Quelques pièces de ce jeu de construction qui lui ont changé la vie. “Il a plus confiance en lui”, souligne Zaure, dans un grand sourire.

Dans la tête de David, les projets fusent. “Si je l’ai fait pour Beknur, pourquoi pas pour un garçon ou une fille à qui il manque une jambe?”

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