close
  • Hu chevron_right

    À Noël, cette année, je vais aider comme on a pu m'aider dans le passé - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 December - 09:30 · 3 minutes

Quand t’es <a href=mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-rich-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-credit="Mariza Buron-Ruiz" data-credit-link-back="" />

SOLIDARITE - Y a eu ces fois où le caddie n’était pas rempli. J’ai vu ma fille se rouler par terre parce que je pouvais pas dire oui. Y a eu les paquets de couches piqués à Leclerc. 3 ans plus tôt, welcome in galère .

Y a eu les vêtements que je pouvais pas acheter. Les fringues qu’on m’a données, faire un sourire gêné. J’ai connu les paiements refusés, le mytho à la caisse et partir la tête baissée. Y a eu des coups dans ma fierté.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

La double peine de la mère célibataire

Quand t’es mère, c’est le genre de merde que tu dois épargner à tes gosses, mais quand l’épargne à fondu, ils sont là et t’as vidé tes poches.

Quand t’es mère célibataire , tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti. Tu divises ton budget en cent, en mille, il n’y a jamais assez.

La vie s’est montré clémente, je peux le dire on s’en est sorti, les rencontres et l’amour ont été une chance aussi.

Cette année, on va donner parce que c'est un juste retour des choses.

Demander de l’aide n’est pas une honte

Noël arrive, mais je sais d’o ù on vient. Je sais aussi que la mode de la seconde main n’arrange rien. Je sais que quand t’es vraiment pauvre , l’occase se retrouve inaccessible. Cette année, on va donner parce que c’est un juste retour des choses.

Les jouets en bon état inutilisés ne feront pas la joie de mon banquier. Y aura surement une mère qui va me faire un sourire gêné, le même rictus pincé que j’ai pu arborer. Y aura un sapin qui ne sera pas vide. Des enfants avec un sourire et une mère soulagée. Demander de l’aide n’est pas un honte en recevoir non plus. Il y a une histoire derrière chaque galère, une souffrance derrière la misère.

Noël c’est les cadeaux, c’est aussi aider, c’est aussi aimer, c’est aussi réaliser la chance qu’on a au sein de nos foyers. Si vous tendez la main, on ne va pas vous l’arracher.

_________

Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram Callmequeenjosie , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’accord de son auteure.

_________

À voir également sur Le HuffPost: Pour Noël, des boîtes cadeaux sont conçues en confinement pour les plus démunis

  • Hu chevron_right

    La magie de Noël sur les réseaux sociaux nous a permis d'organiser un projet solidaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 December - 10:01 · 4 minutes

Certains colis commencent à arriver et la joie des familles à l’ouverture et en retour par message est la plus belle chose que nous puissions recevoir en retour de l’organisation de ce Noël solidaire. 

RESEAUX SOCIAUX - Nous avons ce point commun d’avoir été ou d’être encore mère célibataire et nous savons la difficulté encore plus importante pour les familles monoparentales notamment à pouvoir glisser quelques cadeaux sous le sapin.

Mais les difficultés se retrouvent également dans de plus en plus de foyers et nous avons souhaité essayer d’améliorer ce jour si particulier pour certaines familles en faisant tout simplement appel à la générosité des personnes qui nous suivent quotidiennement sur Instagram.

La côté magique des réseaux sociaux

Souvent décriés, les réseaux sociaux ont aussi ce côté magique rempli de solidarité et de sororité au quotidien qui se dégagent de nos deux communautés et c’est ce que nous souhaitions mettre en avant avec ce Noël solidaire . Tous les jours, nous discutons avec nos abonnés et nous échangeons autour d’histoires de vies toutes plus fortes les unes que les autres.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Les difficultés rencontrées par ces familles sont une réalité et on sait que beaucoup auront du mal à pouvoir se créer un moment magique autour des fêtes de fin d’années et de Noël en particulier. La plupart ont des enfants et c’est aussi à eux que nous avons souhaité penser en priorité.

Nous avons proposé aux familles qui le souhaitaient de pouvoir donner un ou plusieurs objets qui ne leur étaient plus utiles en s’engageant à les envoyer aux familles qu’on leur désignerait. Sylvie et Mariza

Le principe du Noël solidaire

S’en sont ensuivi quelques discussions et nous avons créé deux formulaires que nous avons partagés sur nos réseaux. Nous avons proposé aux familles qui le souhaitaient de pouvoir donner un ou plusieurs objets qui ne leur étaient plus utiles en s’engageant à les envoyer aux familles qu’on leur désignerait.

Beaucoup de personnes ont des vêtements, des jouets, des livres à donner. D’autres ont proposé des cadeaux dématérialisés tels que des portraits de famille illustrés, des ateliers d’écriture, des posters à faire colorier aux enfants.

Les souhaits des familles qui se sont inscrites pour recevoir un don étaient parfois précis, mais finalement, la plupart avaient surtout besoin d’une attention pour leurs enfants en particulier afin que ceux-ci puissent recevoir au moins un cadeau à mettre sous le sapin.

Plus de 120 propositions en France, Suisse et Belgique

Nous avons reçu plus de 120 propositions de dons très variés de la part de nos abonnés en France, en Suisse et en Belgique.

Nous avons essayé de combler au mieux les souhaits des familles qui s’étaient inscrites et on a réussi à faire envoyer au moins deux dons par foyer.

Certains colis commencent à arriver et la joie des familles à l’ouverture et en retour par message est la plus belle chose que nous puissions recevoir en retour de l’organisation de ce Noël solidaire.

Même si nous avons fait ça avec plaisir et qu’une deuxième édition aura certainement lieu en 2022, nous ne pouvons oublier aussi la réalité de la précarité qui s’immisce dans de plus en plus nombreuses au fil des mois.

Transmettre le don et la solidarité aux enfants

Noël c’est avant toute une fête qui ne doit pas nous faire oublier que tout le monde n’a pas les mêmes possibilités. C’est aussi une façon de montrer à nos propres enfants qu’un tri de leurs jouets ou de leurs vêtements à ce moment-là peut apporter de la joie dans d’autres maisons.

Nous tenons à remercier encore une fois toutes les familles qui ont participé, car c’est grâce à elles et leur générosité que tout ceci a pu être mis en place aussi rapidement.

L’idée, c’était aussi de prouver que via les réseaux sociaux, il y a de belles choses qui peuvent émerger et que les élans de solidarité sont loin d’être quelque chose de vain en ces temps compliqués.

_________

Vous pouvez suivre Sylvie et Mariza sur leurs comptes Insragram La Gazette de Silvie et Callmequeenjosie .

_________

À voir également sur Le HuffPost: 5 conseils pour choisir ses cadeaux de Noël de seconde main

  • Hu chevron_right

    L’altruisme, l’entraide et la bienveillance sur les réseaux sociaux existent, j'en ai créé un - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 13 December - 09:44 · 3 minutes

Lancer un réseau social altruiste et sans but lucratif, oui, c’est utopique. Une utopie assumée, murie, réfléchie et menée par une équipe expérimentée.  Paradoxalement, c’est qui pourrait faire le succès de cette démarche.

RÉSEAUX SOCIAUX - Y a-t-il donc de la place pour l’altruisme, l’entraide, la bienveillance sur les réseaux sociaux ?

Il serait facile de nager dans le sens du courant et répondre non. En brandissant quelques pancartes bien connues: “données personnelles”, “ fake news ”, “addiction numérique”,…

J’ai été un acteur et un commentateur médiatique de la Modération sur les réseaux sociaux pendant plus de 10 ans; ces problèmes sont réels, sérieux et me sont familiers. Et pourtant, avec mon acolyte Yves Delnatte, nous avons lancé un réseau social sans but lucratif qui promeut l’ altruisme . Un brin utopique? Probablement, mais nous avions au moins cinq raisons de nous lancer dans cette aventure.

Parce que l’altruisme est la valeur partagée par tous ceux qui aspirent à changer d’époque

Il n’y a pas de définition simple de l’altruisme. Certains diraient que c’est l’inverse de l’égoïsme. Soit, mais ce serait négatif et réducteur. Pour Matthieu Ricard, il s’agit “d’une motivation à accomplir le bien du plus grand nombre d’être possible”. Quoi qu’il en soit, nous considérons que c’est probablement LA valeur commune à tous les actes positifs , qu’il s’agisse d’aider ses voisins ou de sauver les ours polaires, à l’autre bout du monde. Et que cette valeur se cultive et se partage, par le mimétisme social. C’est le propre de notre espèce de ne pas vouloir être mis de côté. Plus nous entendons de récits altruistes, plus nous sommes encouragés à agir de même.

Parce qu’il y a des dizaines de millions de bénévoles

On n’entend parler que des trains qui n’arrivent pas à l’heure, a-t-on coutume de dire. Et c’est vrai que les sujets positifs ou “de solutions” sont souvent coincés entre faits-divers et récits d’homicides.

Pourtant, rien qu’en France et selon l’Insee, il y aurait plus de 20 millions de participations bénévoles et 1,3 million d’associations. Au Québec, où je réside, c’est aussi très ancré culturellement. C’est cette majorité silencieuse qu’il convient de mettre sous les projecteurs.

Parce qu’il y a déjà des marques de soutiens d’un grand nombre de personnalités

Quelle initiative numérique peut se targuer d’avoir comme soutiens publics des personnalités aussi inspirantes ? Notamment Matthieu Ricard, le Chef étoilé Thierry Marx, le romancier Laurent Gounelle entre autres personnalités des médias (Jean-Dominique Siegel de WeDemain, David Creuzot de Konbini…), du monde associatif (Atanase Perifan, Nicolas Froissard, Frédérique Bedos, …), et des entrepreneurs engagés (Daniele Henkel, Ludovic Dujardin, Tristan Lecomte,…). Pardon aux nombreux que je ne cite pas ici. Ils apportent leur crédibilité et leur notoriété.

Parce qu’il faut s’appuyer positivement sur la puissance des réseaux sociaux

Il y a peu, Time Magazine consacrait sa couverture aux déboires de Mark Zuckerberg avec cette question provocatrice: “Faut-il définitivement ’supprimer’ Facebook ?”. C’est oublier trop facilement que les plateformes sociales connues permettent aussi de viraliser des contenus incroyablement positifs, rassembler les bonnes volontés, découvrir les meilleures initiatives. Des centaines de millions d’utilisateurs, au moins, sont dans cet état d’esprit positif.  Est-ce qu’on ferme les routes parce qu’il y a des accidents? Non, on œuvre à des routes plus sûres…

Parce que les gens aiment les utopies positives

Lancer un réseau social altruiste et sans but lucratif, oui, c’est utopique. Une utopie assumée, murie, réfléchie et menée par une équipe expérimentée.  Paradoxalement, c’est qui pourrait faire le succès de cette démarche. Car mettre en avant l’altruisme –une valeur magnifique –sans recherche de profit est ce qui a convaincu les personnalités qui nous poussent et nous soutiennent: « Il faut le tenter!

J’aime le concept de “murmuration”, quand des milliers d’étourneaux s’envolent dans le ciel dans chorégraphie bien orchestrée. Sans chef de bande, tous semblent coordonner leurs mouvements à chaque instant. C’est dans cet esprit qu’on a créé notre réseau social et on accueille avec plaisir l’engouement des premiers membres… qui ont dit we , avec nous.

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Baptiste Djebbari a encore fait l’unanimité sur Tiktok

  • Hu chevron_right

    Agnès B. et le Slip Français créent une collection avec des réfugiés et des migrants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 11 October - 11:00 · 5 minutes

La Fabrique Nomade lors du processus de création de la capsule avec le Slip Français et Agnès B.

MODE - Préserver et développer les savoir-faire. L’association solidaire, La Fabrique Nomade, qui agit pour l’insertion professionnelle des artisans d’art réfugiés et des migrants régularisés en France, en collaboration avec Le Slip Français , a lancé une collection de bandanas en voile de coton et de tabliers en toile de coton, disponible à la vente ce mercredi 13 octobre. La collection a obtenu le parrainage de la styliste Agnès B. qui a proposé d’illustrer la capsule aux couleurs des dessins de Jacques Floret.

Le Slip Français est une marque engagée dans la mode durable et locale. Elle soutient le savoir-faire français en faisant appel à ses partenaires en France pour fabriquer l’intégralité de ses produits. Guillaume Gibault, son fondateur, rencontre Inès Mesma en 2020, fondatrice de la Fabrique Nomade. Il ne faudra pas moins que cette rencontre pour mettre à jour l’évidence d’une collaboration.

En s’associant au projet, le Slip Français a promis de mettre à disposition de l’association son réseau de partenaires et à pratiquer un mécénat technique. La marque de sous-vêtements a également financé le projet solidaire en reversant 5% de ses bénéfices de vente de chaque vendredi à la Fabrique Nomade. À terme, le Slip Français s’est engagé à conclure un partenariat durable avec l’association.

Un échange de bons procédés pour le secteur du textile

“On voit bien que tout le monde a envie de fabriquer localement sauf qu’il n’y a pas cette capacité à fabriquer aujourd’hui : c’est 8000 offres d’emploi rien que sur le site de Pôle emploi dans le textile qui ne sont pas pourvues”, déclare Guillaume Gibault à France Info . La collaboration entre le Slip Français et la Fabrique Nomade vise à soutenir la formation et l’emploi de professionnels du textile, et l’occurrence des professionnels migrants et réfugiés.

“Ces personnes qui arrivent en France avec un métier; un savoir-faire qu’ils ont mis des années à acquérir, on ne le reconnait pas. La barrière de la langue, la méconnaissance du marché fait qu’ils vont être orientés vers des secteurs en tensions comme le ménage, la sécurité, le BTP, alors qu’ils ont un savoir-faire à faire valoir, à montrer et aussi à partager avec nos entreprises et participer ainsi à la richesse du pays”, assure Inès Mesma.

Créée en 2016, la Fabrique Nomade est une association qui œuvre à valoriser et favoriser l’insertion professionnelle des artisans migrants et réfugiés en France. Inès Mesma décide de créer cette association quand elle découvre que sa mère, qui a immigré en France, exerçait avant de venir dans l’hexagone le métier de brodeuse à Tunis. Un métier qu’elle n’a jamais exercé en France. Inès Mesma prend conscience de la difficulté pour les migrants et les réfugiés de faire valoir leurs compétences en France quand ils immigrent et décide de fonder la Fabrique Nomade pour abattre les barrières à l’emploi que rencontrent ces professionnels.

La Fabrique Nomade a mis en place une formation qui permet aux réfugiés et migrants de valoriser leurs compétences et les adapter aux marchés français. L’association a également créé la première certification professionnelle pour les artisans d’art migrants. Depuis 2016, la Fabrique Nomade a formé 50 artisans, venus de 28 pays du monde, et représentant plus de 20 métiers d’arts différents (bijoutiers, menuisiers, couturiers...).

L’association propose une formation de neuf mois aux métiers d’art et un chantier d’insertion avec un CDD d’un an, destiné aux couturiers. “Nous nous sommes rendu compte que sur le territoire il y a de vraies demandes des entreprises qui fabriquent des vêtements et peinent à trouver des couturiers” confie Ghaita Tauche-Luthi, la responsable communication de la Fabrique Nomade à France Info . Pour autant, “on ne va pas leur apprendre leur métier, ils le connaissent déjà, on va les accompagner pour monter en compétences et pour adapter leur métier à ce nouveau pays”, complète-t-elle.

La collection capsule est composée de quatre bandanas et d’un tablier. Les bénéfices de la vente de ces travaux seront reversés à l’association afin de soutenir développer leur projet.

Le Slip Français et Agnès B. ont apporté leurs conseils techniques et artistiques tout au long du processus de création. Agnès B., marraine de la capsule, oeuvre régulièrement en faveur de l’insertion et l’intégration des migrants et réfugiés en France. Déjà en 2016, elle avait mis à l’honneur des artistes étrangers dans une exposition d’art baptisée “Vivre!!” au Musée de l’histoire de l’immigration, à Paris.

Suite au démantèlement de la “jungle de Calais” en 2016, la styliste avait lancé, via l’AFP, un appel aux gouvernements français et britannique pour “faire un effort” et accueillir les migrants, et dénonçait les “discours qui ont ouvert des portes à la haine“. “Il faut réunir les familles! Il faut que le gouvernement britannique fasse quelque chose!”, avait déclaré Agnès B.

“On peut vivre ensemble. On vit ensemble depuis toujours” affirmait-elle à l’époque. Cet engagement n’a pas changé. Pour elle, “les femmes et les hommes auront toujours besoin de s’exprimer avec leur culture, leurs traditions et leur savoir-faire” comme elle le confie à France Info .

À voir également sur Le HuffPost: Exilé en Allemagne, cet ex-ministre afghan est désormais livreur à vélo

  • Hu chevron_right

    Le Youtubeur "Hand Solo" créé une prothèse en Lego pour un petit garçon né sans bras

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 September - 10:45 · 3 minutes

SOLIDARITÉ - Il a fait de son handicap une force et désormais, il aide les autres. David Aguilar, atteint du syndrome de Poland et venu au monde sans avant-bras droit, a découvert les Lego à 5 ans, des jouets devenus un refuge face aux moqueries sur son handicap . Ingénieux, il construit, avec ces petites pièces, sa première prothèse à 9 ans . Aujourd’hui, il vient d’en faire profiter un autre enfant.

“Quand j’étais ado, j’ai continué à jouer aux Lego car c’était une manière d’oublier le harcèlement, cela m’aidait beaucoup à ignorer les moqueries”, explique-t-il dans sa résidence universitaire près de Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.

L’étudiant andorran âgé de 22 ans, fan de robots quand il était enfant , n’a plus beaucoup de temps libre: sur le point de terminer sa formation en bio-ingénierie, il donne des conférences sur la motivation, a publié un livre, participé à l’émission “Lego Masters” sur la chaîne française M6 et est même intervenu lors d’un colloque de la NASA sur l’innovation.

Durant ses années difficiles, David a mis au point, à 17 ans, une prothèse plus précise lui permettant de faire ses premières pompes avec les deux bras.

Et aujourd’hui, il présente fièrement la cinquième version de sa prothèse, la MK5, un bras en Lego d’aspect robotique avec des barres bleues faisant office de doigts que David active d’un mouvement de son moignon, grâce à un système de poulies motorisées.

Habitué à vivre sans son avant-bras droit, David ne l’utilise pas au quotidien mais il est conscient que de nombreuses personnes ont, elles, un besoin absolu de porter une prothèse qui peut coûter des milliers d’euros pour celles de dernière génération.

“Depuis la fabrication de ma première prothèse, j’ai réalisé que j’avais le pouvoir d’aider d’autres personnes et quand je me suis vu dans le miroir avec deux bras (grâce à la prothèse), j’ai pensé que d’autres personnes en auraient vraiment besoin”, dit-il.

Une prothèse pour Beknur, né sans bras

David a alors crée sa chaîne YouTube où il s’appelle “Hand Solo”, en référence au personnage de Star Wars, Han Solo.  Et rapidement, son histoire traverse les frontières.

C’est ainsi qu’il y a quelques mois, Zaure Bektemissova lui écrit car son fils de 8 ans, Beknur, né sans bras, ne peut pas porter de prothèse conventionnelle .

“Les prothèses sont pour la plupart grandes et lourdes, ce qui n’est pas bon pour sa colonne” vertébrale, explique cette Kazakhe, installée depuis deux ans à Strasbourg où son mari est diplomate au consulat général du Kazakhstan.

@beknurhandzero

The best #golfer ever! 😃⛳️ #tiktokgolf #golftiktok #golf #golfing #golfcourse #disabilitytiktok #nolimbsnolimits

♬ Mission Impossible Theme (Movie Trailer Mix) - Dominik Hauser

David lui promet alors d’essayer de construire une prothèse pour Beknur. Et fin août, le petit garçon et sa mère se sont rendus en Andorre pour essayer cette prothèse légère se terminant par une pince que Beknur contrôle grâce une corde reliée à son pied gauche.

“Maintenant, je peux attraper des choses, ce que je ne pouvais pas faire avant”, se réjouit Beknur, désormais capable de lancer une balle à son frère ou de prendre un petit ordinateur.

Quelques pièces de ce jeu de construction qui lui ont changé la vie. “Il a plus confiance en lui”, souligne Zaure, dans un grand sourire.

Dans la tête de David, les projets fusent. “Si je l’ai fait pour Beknur, pourquoi pas pour un garçon ou une fille à qui il manque une jambe?”

À voir également sur Le HuffPost: Cette cigogne vit avec une prothèse de patte imprimée en 3D

  • Hu chevron_right

    Le débat sur la réforme des retraites revient: que dit la Macronie?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 6 June, 2021 - 11:33 · 4 minutes

Une réforme

POLITIQUE - Préparer le terrain. C’est le président de la République, lui-même, lors de la première étape de son “pèlerinage” dans les territoires qui a replacé le débat au centre du jeu. Loin d’être remisée aux oubliettes, la réforme des retraites -sur pause depuis le début de la crise sanitaire- pourrait faire son grand retour dans les mois à venir.

L’avait-il en tête, au moment d’évoquer, à nouveau, d’éventuelles “ décisions difficiles ” à prendre au coeur de l’été? Rien n’est moins sûr, mais “tout est ouvert” selon les mots d’Emmanuel Macron le 3 juin depuis le village médiéval de Martel dans le Lot.

Depuis cette sortie et à l’heure où le chef de l’État veut “prendre le pouls des Français” pour savoir ce qu’ils sont prêts à accepter à un an de l’élection présidentielle, les prises de positions se multiplient en Macronie. Et si certains, comme le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand , estiment qu’une tel chamboulement ne constitue pas franchement la priorité en pleine pandémie de covid-19, la petite musique dominante semble être celle d’une réforme “indispensable” ou “inéluctable.” Pour la fin de mandat?

“Une priorité” pour Bruno Le Maire

S’il se refuse à se prononcer clairement sur le calendrier, Bruno Le Maire voit ce chantier comme une “priorité” et ne veut pas “perdre de temps.” Pour revenir ”à la normale”, selon les mots du ministre de l’Économie dans le Journal du Dimanche , “le moyen le plus efficace reste la croissance, qui passe par des investissements massifs, prévus dans France Relance (...) Puis poursuivre les réformes structurelles: la priorité, ce sont les retraites.”

“Nos compatriotes ont parfaitement compris que l’avenir de notre système de répartition en dépendait”, insiste-t-il dans cette interview publiée ce dimanche 6 juin, avant de reconnaître: “Le président de la République a été clair: la réforme des retraites ne peut pas être reprise en l’état. Ce qui n’exclut pas de tenir compte de la situation individuelle de ­chacun.”

Quelques jours auparavant, le ministre issu des rangs de la droite disait déjà au Figaro sa conviction que le pays “doit travailler davantage”, jugeant “indispensable”, une refonte “structurelle.” “Il faudra, le moment venu, c’est le président de la République qui le décidera, une réforme des retraites qui s’inscrira dans une augmentation globale du volume de travail français”, expliquait-il le 1er juin. Question timing, “moi, je suis favorable à ce qu’on ne perde pas de temps.”

“Travailler plus longtemps”, pour Édouard Philippe

Une position logiquement partagée par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe. Celui qui est redevenu maire du Havre a rappelé, au micro de LCI, son rôle quant à ce projet de réforme alors qu’il était en dédicace de son livre Impressions et lignes claires , coécrit avec Gilles Boyer, dans une librairie à Paris samedi 5 juin: “Nous avons insisté pour qu’il y ait, à l’intérieur de cette réforme, des mesures qui permettent de garantir l’équilibre du système.”

En d’autres termes: ”Évidemment, cela veut dire qu’il faut travailler progressivement plus longtemps. Ce n’est pas forcément très agréable à entendre.” Pour l’ancien chef du gouvernement, “le sujet est sérieux, il faut penser à l’équilibre des retraites et oui, on devra prendre des mesures qui seront peut-être impopulaires.”

“Inéluctable”, pour François Bayrou

“Indispensable” ou “prioritaire”, pour Bruno Le Maire, la réforme est “inéluctable”, pour le président du Modem François Bayrou, qui estime qu’elle sera “au cœur de la campagne présidentielle”, donc remisée à l’après-2022.

Pendant la campagne, “chacun viendra et dira si oui ou non il est déterminé à assumer cette réforme pour une seule raison, c’est que les pensions continuent à être payées”, a ainsi fait valoir le Haut-Commissaire au Plan, chef de l’un des trois piliers de la majorité parlementaire, samedi 5 juin sur BFMTV, en ajoutant: “si on va dans le sens des bras ballants et de se désintéresser du sujet, un jour -peut-être prochain- ce sont les pensions qui seront en question.”

Que dit Emmanuel Macron?

Même pour l’aile gauche de la majorité, que l’on dit la plus réticente à remettre, pour l’instant, le dossier sur la table, tout n’est qu’une question de temps. “La crise n’a pas du tout invalidé l’intérêt d’une réforme des retraites”, assurait par exemple la ministre du Travail Elisabeth Borne dans l’émission “Questions politiques”, sur France Inter et franceinfo dimanche 30 mai. Pour elle, “on a aujourd’hui un système avec 42 régimes, auquel personne ne comprend rien, qui est par ailleurs injuste.”

Quant au contenu, “rien n’est exclu”, selon les mots d’Emmanuel Macron dans le Lot, à l’heure où une source gouvernementale évoque auprès de l’AFP une décision en “juillet prochain.”

Mais la réforme “très ambitieuse”, “porteuse d’inquiétudes” avec son ”âge pivot” pour inciter à travailler plus longtemps, qui était sur les rails avant d’être fauchée net par la crise du Covid, ne pourra pas être “reprise en l’état”. En cause: la pandémie et la crise économique et sociale, mais aussi le risque de remettre le feu dans le pays, à moins d’un an de l’élection présidentielle, sur un terrain peut-être préparé, mais toujours aussi miné.

À voir également sur Le HuffPost: Sur les retraites, Macron annonce une réforme différente de celle d’avant le Covid-19

  • Hu chevron_right

    Place de la République, un nouveau campement de migrants s'installe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 25 March, 2021 - 18:32 · 2 minutes

Environ 400 tentes installées place de la République à Paris jeudi 25 mars 2021.

MIGRANTS - C’est une opération choc. Plusieurs centaines d’exilés se sont rassemblés et ont installé ce jeudi 25 mars des tentes Place de la République à Paris . Vers 18h30, peu avant l’entrée en vigueur du couvre-feu , ce sont près de 400 tentes qui ont été déployées sur la place, avec l’aide de plusieurs associations de soutien aux migrants dont Utopia56.

A l’occasion de la “Nuit de la solidarité”, une opération de recensement des sans-abri, ces associations, regroupées dans un “collectif réquisitions”, accompagnaient les migrants “pour demander leur hébergement immédiat, stable et décent”, ont-elles conjointement affirmé dans une déclaration.

Ces exilés à la rue se tournent “chaque soir” vers les associations “en quête d’une tente ou d’un hébergement, tandis que de nombreux citoyens leur ouvrent chaque soir leur porte”, ont-elles déploré. “Ce n’est pourtant pas aux associations ni aux habitants de mettre en place des hébergements pour faire face à l’aggravation de la crise du logement, c’est à l’Etat, car c’est la loi”.

Une opération similaire en novembre dernier

Une opération similaire, organisée par la même association avait déjà eu lieu le 23 novembre dernier. L’évacuation de ces tentes par la police et les violences survenues en marge de leur démantèlement (usage de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement ou journaliste molesté) avaient suscité une vive émotion, jusqu’au sein du gouvernement.

Le soir-même, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait évoqué des “images choquantes” et demandé un “rapport circonstancié” au préfet de police de Paris. L’IGPN, la “police des polices”, et le parquet de Paris avaient dans la foulée ouvert une enquête sur ces violences .

Les occupants de la Place de la République ont prévenu ce jeudi 25 mars qu’ils resteraient “pacifiquement sur place jusqu’à la mise à l’abri de toutes les personnes sans-abri présentes”.

A voir également sur Le HuffPost: Un camp de migrants démantelé à République, Darmanin évoque des images “choquantes”

  • Co chevron_right

    Crise du Covid et fonds de solidarité : l’État distribue notre argent à l’aveugle

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 19 March, 2021 - 04:40 · 3 minutes

Fonds de solidarité

P ar Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Une enquête du Canard enchaîné du 10 mars a apporté, comme on pouvait le prévoir, quelques révélations.

Créé en mars 2020 par l’État, le fonds de solidarité était à l’origine destiné aux petites entreprises et aux indépendants pour faire face aux mesures exceptionnelles prises à cause de la pandémie. Il a été élargi aux PME des secteurs du tourisme, de la restauration et de la culture. Environ deux millions d’entreprises ont perçu, en dix mois, quelque 15 milliards d’euros. Avec le temps, le confinement, la persistance de la crise, le système a encore pris de l’ampleur.

Selon Bercy, sont distribués actuellement à peu près 4,5 milliards d’euros par semaine. Dès le début, les demandes ont été traitées à grande vitesse et les aides sont arrivées en express. Sans le moindre contrôle et sous 72 heures. Il suffisait de prouver que le chiffre d’affaires avait baissé.

C’est la raison pour laquelle la DGFIP (Direction générale des finances publiques) estime aujourd’hui, selon le Canard enchaîné , qu’environ 30 ou 40 % des fonds auraient été distribués sans raison valable.

Fonds de solidarité, aides sans contrôle, accordés à des entreprises déjà en faillite

Dès la fin du mois de mars, l’IREF lançait une mise en garde : il existe deux risques lorsque les États s’empressent d’intervenir pour aider le secteur économique .

D’abord, que cela dure et mène à une vraie collectivisation ; ensuite, qu’énormément d’argent public soit gaspillé car distribué sans tenir compte des besoins des entreprises réellement en difficulté. L’arrosage intensif et à l’aveugle de l’économie avec l’argent des contribuables fausse inévitablement ses rouages.

En juillet dernier, l’IREF a publié un autre article mentionnant une étude du cabinet Altares. Elle nous apprenait que le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi bas depuis 30 ans. Alors que nous traversons une crise majeure, il y a de quoi être étonné.

Ce sont environ 10 000 entreprises qui, au premier semestre de l’année, ont échappé au redressement judiciaire ou à la liquidation. Pour la plupart d’entre elles, sans doute artificiellement, grâce aux aides de l’État. Dans ce cas, c’est de l’argent purement et simplement jeté par les fenêtres. Il n’aura servi qu’à repousser une échéance qui aurait de toute façon fini par arriver.

Toujours à la fin du mois de juillet, la DGFIP a effectué un contrôle auprès d’un échantillon de 92000 entreprises : environ un tiers avait fraudé pour recevoir des aides. Cela n’a pourtant pas coupé le tuyau d’arrosage…

L’État devait agir en assureur et laisser faire les entrepreneurs

Pourquoi faire bien quand on peut faire mal ?

C’est sûrement la devise de l’État français. Il eût été plus intelligent – l’IREF l’a proposé en mars et en mai, avec une série de mesures concrètes – que l’État agisse comme un assureur en estimant d’abord les dégâts et les secteurs les plus touchés, puis en distribuant des aides ciblées, organisées au niveau local.

L’État était responsable car c’est lui qui avait pris la décision de boucler l’économie. Il lui incombait la mission d’aider ceux qui étaient les plus impactés. Puis, de vraies réformes s’imposaient : baisses d’impôts et de taxes, suppression de réglementations, liberté et responsabilité accordées aux individus et à l’initiative privée. L’économie fonctionne ainsi que moins on l’entrave, plus on l’aide. Aux entrepreneurs de la remettre sur pied.

Comme pour la fraude sociale , l’État a été incapable d’éviter la fraude aux aides accordées par le fonds de solidarité. Le bon sens populaire dit que le mieux est l’ennemi du bien.

Afficher une générosité compassionnelle envers tous, multiplier les aides tous azimuts, réglementer jusqu’à la maniaquerie (voir, dans un autre domaine, l’article de l’IREF sur les donations ) mais contrôler au petit bonheur la chance, ce comportement erratique conduit sans surprise au blocage.

Stop ! Le système a fait son temps, il faut changer de logiciel.

Sur le web