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    MMA: Paddy Pimblett livre un message puissant sur le suicide chez les hommes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 24 July - 13:31 · 2 minutes

Paddy Pimblett livre un message puissant sur le suicide chez les hommes à l'UFC Londres après le décès d'un ami, le 23 juillet 2022. Paddy Pimblett livre un message puissant sur le suicide chez les hommes à l'UFC Londres après le décès d'un ami, le 23 juillet 2022.

SPORT - “Les hommes doivent parler!” C’est un cri du cœur lancé par Paddy Pimblett. Après sa victoire par soumission, ce samedi 23 juillet, à l’UFC Fight Night de Londres -grand rendez-vous des fans de MMA -, le combattant anglais a livré un message puissant sur le suicide chez les hommes.

Après avoir été déclaré vainqueur face à l’Américain Jordan Leavitt, Paddy Pimblett a tenu à “dédier cette victoire à Baby Lee Hodgson [l’un de ses jeunes fans mort d’un cancer]. C’était un petit guerrier. Il était un battant, encore plus que nous tous réunis”. Il poursuit: “Vendredi, à 4h du matin, on m’a appris le suicide d’un ami. (...) Alors Ricky, cette victoire est pour toi!”

C’est dans ce contexte que le combattant de 27 ans a lancé un appel: “Il y a une stigmatisation dans ce monde, on pense que les hommes ne peuvent pas parler. Si vous êtes un homme et que vous avez du poids sur les épaules et si vous pensez que la seule façon de résoudre le problème est de vous tuer, parlez à quelqu’un. Parlez à n’importe qui! Je sais que je préfère qu’ils pleurent sur mon épaule plutôt que d’aller à ses funérailles la semaine prochaine. Débarrassons-nous de cette stigmatisation.”

Après son message, Paddy Pimblett, surnommé “The Baddy”, a salué les spectateurs et est descendu de sa cage en larmes. En fond, la musique du club de football de sa ville de Liverpool chantée par la foule, You’ll Never Walk Alone. Tu ne marcheras jamais seul.

À voir également aussi sur le Huffpost: Le combat Francis Ngannou-Ciryl Gane à l’UFC peut changer l’image du MMA en France

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    L'actrice Constance Wu a tenté de se suicider en 2019, à la suite de commentaires négatifs

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 July - 09:37 · 3 minutes

L'actrice Constance Wu assiste à la 29ème cérémonie des L'actrice Constance Wu assiste à la 29ème cérémonie des "Gotham Independent Film Awards", à New York, aux Etats-Unis, en 2019.

TENTATIVE DE SUICIDE - “Je n’ai pas été sur les réseaux sociaux depuis presque 3 ans. Pour être honnête, j’ai un peu peur [...]. J’étais effrayée de revenir parce que j’ai presque perdu ma vie à cause d’eux”. C’est avec ces mots forts que l’actrice Constance Wu a fait son retour sur Twitter ce jeudi 14 juillet, révélant avoir fait une tentative de suicide trois ans plus tôt, à la suite d’une vague de commentaires négatifs la concernant.

Vedette du film Crazy Rich Asians (2018) , l’actrice américaine avait fait face en 2019 à un torrent de critiques peu après la publication d’un tweet dans lequel elle avait exprimé sa peine concernant la reconduction, pour une sixième saison, de l’émission à succès Fresh Off the Boat dans laquelle elle jouait. Beaucoup d’internautes avaient déploré son manque de reconnaissance envers le succès de l’émission.

Pour l’actrice, cela voulait, au contraire, dire mettre ses autres projets en pause, ce qui l’avait “tellement bouleversée” au point de pleurer, avait-elle écrit sur Twitter. “Après une petite pause d’Hollywood et beaucoup de thérapie , je me sens suffisamment bien pour m’aventurer à nouveau ici”, a finalement annoncé l’actrice ce jeudi.

“L’impression que je ne méritais même plus de vivre”

Après l’avalanche de commentaires négatifs, “j’ai commencé à avoir l’impression que je ne méritais même plus de vivre. Que j’étais une honte pour les AsAms [“Asian Americans”, Américains d’origine asiatique], et qu’ils se porteraient mieux sans moi”, a débuté Constance Wu, mentionnant avoir reçu un message d’une “autre actrice asiatique” la qualifiant de “fléau pour la communauté américaine d’origine asiatique”.

“Avec le recul, c’est surréaliste que quelques DM m’aient convaincue de mettre fin à ma propre vie, mais c’est ce qui s’est passé. Heureusement, un ami m’a trouvé et m’a emmené immédiatement aux urgences”, a-t-elle poursuivi. Après cette tentative de suicide, l’actrice a mis sa carrière et ses réseaux sociaux entre parenthèses pour se concentrer sur sa santé mentale .

Un temps qui lui a notamment permis d’écrire un livre intitulé Making a Scene , “pour aider les gens à parler de ce qui les met mal à l’aise afin de le comprendre, d’en tenir compte et d’ouvrir des voies de guérison”.

Des questions ”évitées”

Dans son message, Constance Wu encourage également ses compatriotes américains d’origine asiatique à parler davantage de santé mentale, mettant en avant que “les questions plus sensibles ou qui mettent mal à l’aise sont évitées au sein de notre communauté”.

“Même si j’ai peur, j’ai décidé que je me devais à moi-même d’être courageuse et de partager mon histoire pour que cela puisse aider d’autres personnes se trouvant dans cette situation”, a écrit l’actrice à la fin de son message sur Twitter. “Si nous voulons être vus, vraiment vus, nous devons laisser tout de nous-mêmes être vus, y compris les parties qui nous font peur ou dont nous avons honte”, a-t-elle également rappelé.

A voir également sur Le HuffPost: “La mère de Bilal Hassani raconte comment elle a aidé son fils à surmonter le harcèlement”

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    Face aux suicides dans la police, des "sentinelles" sont formées

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 4 June - 10:32 · 5 minutes

En octobre 2019, les policiers s'étaient mobilisés à Paris pour dénoncer l'inaction face aux suicides dans leurs rangs. Trois ans plus tard, des agents vont être formés à détecter les signaux avant-coureurs d'un passage à l'atcte. En octobre 2019, les policiers s'étaient mobilisés à Paris pour dénoncer l'inaction face aux suicides dans leurs rangs. Trois ans plus tard, des agents vont être formés à détecter les signaux avant-coureurs d'un passage à l'atcte.

SOUFFRANCE AU TRAVAIL - Une barbe mal rasée, une soudaine agressivité, des retards répétés.... Les premières “sentinelles” de la police , chargées de déceler ces “signaux d’alerte” chez leurs collègues en souffrance, commencent à être formées avec l’espoir d’enrayer enfin les vagues de suicides qui endeuillent l’institution depuis vingt-cinq ans .

Or comme l’ont déploré les syndicats policiers et les associations, la fin du mois de mai a effectivement été marquée par une succession de drames dans les rangs des forces de l’ordre, deux gendarmes et deux policiers se suicidant à quelques jours d’intervalle. Cela près de trois ans après une mobilisation historique des fonctionnaires pour réclamer davantage de moyens pour lutter contre le suicide, et un an après que le sujet a été remis sur la table à l’occasion du Beauvau de la sécurité .

Mais en ce début du mois de juin, pendant deux jours, treize policiers et agents administratifs (huit femmes, cinq hommes) ont suivi l’une des premières formations organisée à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, au siège de la direction zonale des CRS Paris.

CRS, sécurité publique, police judiciaire, DGSI... Les stagiaires représentent tous les métiers de la police: aucun n’est épargné par les suicides. Ils ont été “repérés comme ayant des profils empathiques et à l’écoute”, explique le policier Rafael Allard, co-animateur de la formation.

Un objectif de près de 2.000 “sentinelles” formées d’ici la fin de l’année

Parmi eux, Olivier s’est porté spontanément candidat. Ce major, en poste à Enghien-les-Bains, dans le Val-d’Oise, a connu il y a cinq ans un burn-out suivi d’une dépression. “J’ai eu deux affaires de viol sur des enfants de 4 ans en une semaine, ça m’a anéanti”, confie ce quinquagénaire. Il passe alors quatre mois au château du Courbat, en Indre-et-Loire, spécialisé dans l’accueil des forces de l’ordre en souffrance psychologique, et réussit à remonter la pente.

“Depuis mon passage, j’ai envoyé plusieurs collègues là-bas, j’ai déjà fait un peu la sentinelle”, glisse-t-il.

D’autres comme Marc, en poste dans une PJ de région parisienne, ont été proposés par leurs chefs de service. “Ils m’ont rassuré et m’ont dit que je ne serai pas responsable s’il devait se passer quelque chose”, raconte le policier, président de l’Amicale de son service.

Depuis 2001, 45 policiers se suicident en moyenne chaque année, sans que les dispositifs successifs de prévention ne parviennent à les endiguer. Depuis le début de l’année, la police nationale a déjà déploré 30 suicides, dont 12 pour le seul mois de janvier. En réaction, son patron Frédéric Veaux a annoncé vouloir former 1.950 “sentinelles” en 2022, soit une pour 70 à 80 fonctionnaires. Jusqu’à présent, 81 agents ont été formés, dont 52 depuis le 1er janvier.

Orienter vers un professionnel, sans s’y substituer

“Le suicide, c’est très tabou, encore plus dans la police. On n’en parle que lorsque ça arrive, quand c’est trop tard”, dit Olivier, l’un des stagiaires. En poste à Sarcelles, également dans le Val-d’Oise, il a connu un épisode dépressif en 2021. “Personne n’est venu me voir, on manque de mains tendues”.

“Tendre des perches”, c’est le rôle attendu d’une “sentinelle”, martèle Rafael Allard. “Ne comptez pas sur vos collègues pour venir vers vous. Pour beaucoup, parler de ses problèmes est impudique”. Quels mots choisir ? “On peut avoir peur de se tromper”, souligne Séverine. “Poser la question des idées suicidaires n’induira pas de passage à l’acte”, rassure Laura Novack, co-formatrice et médecin au ministère de l’Intérieur.

“Il faut rester naturel, ne pas adopter une posture trop caricaturale de psy qui pourrait freiner les échanges”, conseille Rafael Allard.

Une “sentinelle” doit orienter vers un professionnel de santé, en toute confidentialité, mais jamais s’y substituer. “Votre mission à un moment doit s’arrêter. Ce n’est pas vous qui allez faire parler votre collègue 45 minutes chaque semaine, c’est le psy”, insiste le formateur.

Évaluer la concomitance des signaux d’alerte

Une grille d’évaluation, avec des drapeaux de couleur, aide les stagiaires à estimer l’intensité de la souffrance d’un collègue et, ainsi, ajuster l’attitude à adopter.

Quand le policier présente des troubles de l’appétit, devient irritable ou augmente sa consommation d’alcool, c’est un simple drapeau jaune. “Il faut s’inquiéter en cas d’accumulations, d’apparition soudaine de ces changements ou de leur survenue dans un contexte à risque”, comme des antécédents suicidaires dans la famille, explique Laura Novack.

En cas de propos suicidaires, même élusifs, c’est un drapeau rouge. “Les personnes en souffrance interpellent rarement de façon claire et explicite, d’où la possibilité de passer à côté”, souligne Rafael Allard.

Le drapeau noir, enfin, se lève à l’évocation d’un scénario, d’une date et de l’arme, annonçant un passage à l’acte imminent. Dans ce cas, la hiérarchie doit être immédiatement informée pour procéder au désarmement. Depuis 2000, en moyenne, 60% des policiers qui se suicident chaque année le font avec leur arme de service.

À voir également sur le HuffPost : À la Marche de la colère, les policiers rendent hommage à leurs collègues suicidés

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    Santé mentale: la Défenseure des droits demande un plan d'urgence pour les jeunes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 2 June - 09:52 · 2 minutes

Enfants, adolescents, jeunes adultes... La Défenseure des droits souligne la Enfants, adolescents, jeunes adultes... La Défenseure des droits souligne la "gravité de la situation" dans laquelle sont plongés de nombreux jeunes en France.

SANTE MENTALE - C’est une alerte qui sonne comme un rappel. La Défenseure des droits a appelé ce jeudi 2 juin la Première ministre, Élisabeth Borne, à mettre en place un “plan d’urgence” pour la santé mentale des jeunes face à “la gravité de la situation”.

“Alors que 2022 a été désignée année européenne de la jeunesse, la Défenseure des droits, Claire Hédon, et son adjoint le Défenseur des enfants, Éric Delemar, appellent la Première ministre (...) à agir rapidement pour que la santé mentale des jeunes soit une priorité”, a-t-elle indiqué dans un communiqué publié ce jeudi 2 juin 2022 .

La Défenseure des droits y estime en effet que les moyens déployés sont “largement insuffisants”, et enjoint le gouvernement à se saisir des “29 recommandations” qu’elle avait déjà formulées en novembre 2021 .

Faire face aux tentatives de suicide

Dans son communiqué, la Défenseure des droits met principalement en avant les risques de ce manque de moyens sur les tentatives de suicide . Alors que l’arrivée des enfants dans les structures pédopsychiatriques pour tentatives de suicides est un “moment décisif pour leur prise en charge”, elle souligne que “certaines structurent continuent de fermer des lits”.

“La Défenseure des droits a pu constater que certains enfants allant aux urgences après une tentative de suicide n’avaient pas de lits disponibles”, écrit-elle. Elle demande, par conséquent, que “le secteur de la pédopsychiatrie” soit considéré comme une “discipline prioritaire”.

Les effets de la crise sanitaire toujours visibles

La Défenseure des droits souligne par ailleurs avoir alerté sur les atteintes à la santé mentale des enfants “dès novembre 2021, dans son rapport annuel consacré aux droits de l’enfant ”. Depuis, “Santé Publique France lui a malheureusement donné raison”, appuie son communiqué.

En janvier 2022, Santé Publique France avait en effet souligné “une augmentation des passages aux urgences pour geste suicidaire, idées suicidaires et troubles de l’humeur chez les enfants de 11-17 ans”. Les passages pour idées et gestes suicidaires aux urgences restant à des “niveaux nettement supérieurs” aux années précédents à la pandémie de Covid-19.

“La crise sanitaire a considérablement réduit les interactions sociales pourtant indispensables à la construction psychique des adolescents”, complète le communiqué de la Défenseur des droits, soulignant que le pic d’hospitalisations des adolescents “ne redescend pas”.

Parmi les 29 recommandations déjà transmises en novembre 2021, Claire Hédon demandait, entre autres, de renforcer le personnel médical en établissement scolaire et de développer les projets de création d’équipes mobiles de soignants à destination des adolescents.

À voir également sur Le HuffPost: ”‘Games of Thrones’: Kit Harington se confie sur sa santé mentale mise à rude épreuve”

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    Après le suicide de Jordan Michallet, sa femme alerte sur la santé mentale dans le rugby

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 7 March - 13:10 · 4 minutes

Pour le rugbyman Jordan Michallet (à droite de la photo), il

SANTÉ MENTALE - C’était il y a un mois et demi. Le rugbyman Jordan Michallet, demi d’ouverture du club de Rouen, se suicidait en chutant d’un immeuble en construction le mardi 18 janvier 2022.

“Aucun geste, aucune parole, aucune action ne pouvait présumer à ce tel geste parce que, vraiment, ce geste représentait l’inverse de Jordan”, a déclaré sa femme Noélie, invitée de l’émission Canal Rugby Club dimanche 6 mars. Elle s’est confiée dans un entretien disponible sur Canal + sur le décès de son mari avant de “dénoncer toutes les souffrances que les joueurs peuvent ressentir tout au long de leur carrière ou même après”.

“Impensable de lâcher l’équipe”

Jordan Michallet, qu’elle décrit comme quelqu’un de solaire, “traversait une petite semaine avec une baisse de morale, comme ça peut arriver à tout le monde” éclaire Noélie. Mais “il avait toujours ce sourire sur lui”, souligne-t-elle, notamment à l’idée qu’il allait devenir père .

“Très fatigué moralement et physiquement”, le demi d’ouverture n’a pas osé s’accorder une pause. “Il m’avait dit: “je n’ai pas le droit de lâcher l’équipe”. Pour lui, c’était impensable d’avoir ne serait-ce quelques jours de repos. Ça le rendait malade d’être affaibli, fatigué. Pour lui, c’était impensable de devoir abandonner ses coéquipiers, son équipe”, explique Noélie.

Si elle regrette que son mari n’ait pas osé en parler, elle souligne que “malheureusement un joueur a toujours honte d’avouer ses faiblesses, a toujours honte de dire qu’il va mal, a toujours honte de dire qu’il est fatigué. Je pense que, vraiment, il a eu peur du jugement”.

“Aucun joueur n’ose en parler”

Depuis la disparition de son époux, Noélie a reçu de nombreux témoignages de sportifs, français comme étrangers. “ Pas un ne m’a dit qu’il n’avait pas eu une dépression dans sa carrière”, insiste-t-elle, avant de poursuivre: “aucun joueur n’ose en parler [...] C’est un milieu où l’on doit toujours être fort, on doit toujours donner le meilleur de soi-même. On peut jouer avec des blessures mais on continue de jouer, on peut avoir des douleurs extrêmes pendant les matchs mais on ne s’autorise pas à sortir du match”.

Pour elle, il est “ essentiel d’avoir dans tous les clubs des personnes qui accompagnent, non pas pour avoir encore plus de performances, mais pour prévenir ce genre de drames”. Elle ne considère pas la dépression comme une faiblesse.

Les témoignages lui ont permis de comprendre “q u’il y n’a pas eu que Jordan et j’ai pu ressentir vraiment le mal-être de certains joueurs”. C’est en ce sens qu’elle souhaite à présent s’engager: “Si je peux trouver comme combat d’améliorer la santé morale des joueurs et que ça puisse m’aider à me lever tous les matins alors je le ferais”, conclut-elle.

La santé mentale des sportifs de plus en plus mise en avant

Le témoignage de Noélie Michallet résonne avec d’autres déclarations. Au mois de juin 2021, la joueuse de tennis Naomi Osaka s’était retirée de Roland-Garros, pour se remettre de “longues périodes de dépression”. C’était ensuite la championne de gymnastique Simone Biles qui avait renoncé à plusieurs épreuves des Jeux Olympiques de Tokyo à l’été. “P our évoquer à nouveau la question de la santé mentale, je pense qu’il faudrait en parler beaucoup plus, surtout avec les athlètes”, avait-elle déclaré. Plus récemment, c’est le tennisman australien Nick Kyrgios qui a confié avoir eu “des pensées suicidaires” sur Instagram.

Fin 2020, une enquête menée par le Comité Ethique et Sport a montré que 80% des 1200 sportifs interrogés avaient déjà ressenti un manque d’énergie, de la tristesse ou un manque de confiance. La prise en compte de la psychologie dans le sport reste encore inégale en France. Dans un entretien au HuffPost en décembre 2021, le joueur de basket-ball Gary Florimont et la volleyeuse Myriam Kloster confiaient que “tout reste à faire” dans l’Hexagone.

L’ancien footballeur Thierry Henry appelle, lui, à définitivement briser le tabou dans les pages de L’Équipe ce lundi 7 mars: “On est en 2022, il faut s’ouvrir. Si un joueur a un problème mental ou autre, qu’il le dise [...]. Quand tout s’accumule, c’est très dur. Il faut que ce ne soit plus tabou. Parlez! ‘Je n’ai pas peur’, ‘je n’ai pas mal’, ce n’est pas vrai, ça n’existe pas”, affirme-t-il.

À voir également sur Le HuffPost: “Les soutiens à Simone Biles se multiplient après son retrait”

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    Suicide chez les agriculteurs: la ligne qui écoute leurs souffrances

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 February - 17:16 · 7 minutes

Un agriculteur dans ses champs à Hermies, dans le Pas-de-Calais, le 22 novembre 2021.

AGRICULTURE - Chaque jour, au moins un agriculteur se suicide en France. Ce chiffre, trop souvent oublié , date de 2016. Le suicide est la troisième cause de mortalité chez les agriculteurs. En 2014, un service d’écoute téléphonique, nommé Agri’Écoute , est créé pour permettre aux agriculteurs en détresse d’appeler à l’aide.

Le numéro (09.69.39.29.19) a été lancé avec le plan 2011-2014 de prévention du suicide, confié par le gouvernement à la MSA, la sécurité sociale agricole. Deux récents rapports parlementaires (en 2020 et 2021) ont conduit à l’élaboration en novembre 2021 d’une feuille de route pour la prévention du mal-être et l’accompagnement des agriculteurs en difficulté, qui prévoit notamment de renforcer Agri’Écoute.

Depuis début 2021, c’est le cabinet Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux au travail, qui gère les appels. Les règles de confidentialité rendant impossible la réalisation d’un reportage auprès des psychologues , sa responsable a bien voulu répondre aux questions du HuffPost .

300 appels par mois

La ligne d’écoute, derrière laquelle on retrouve une vingtaine de psychologues, est dédiée aux exploitants agricoles et aux salariés du milieu agricole. Elle parvient à répondre à 96% des 300 appels par mois. Les deux tiers sont des exploitants agricoles, souvent isolés.

“Ils sont très souvent seuls avec eux-mêmes, leurs difficultés, les charges administratives, la pression financière, les aléas climatiques... énumère Sophie Cot Rascol, psychologue responsable d’Agri’Écoute. Au bout d’un moment, ils se sentent tellement seuls qu’ils n’ont même plus la force d’aller chercher de l’aide.”

Une solitude qui a pu être accentuée, ces deux dernières années, par l’épidémie de Covid-19, “même si nous sommes revenus aux chiffres habituels”, précise la psychologue. C’est la tranche d’âge 51-60 ans qui sollicite le plus la plateforme (27% des appels), ce qui n’est pas surprenant, puisqu’un agriculteur sur quatre a plus de 60 ans. Juste derrière, ce sont les 41-50 ans qui téléphonent.

“C’est comme une spirale, tout se confond”

Les raisons qui poussent à composer le numéro sont “très imbriquées et très combinées”, selon la psychologue. “C’est comme une spirale, qui commence souvent par des difficultés financières, pas prises à temps, expose-t-elle. Elles prennent vite de la place et génèrent une dégradation sociale, puis familiale car cela crée des tensions... Et au final, on ne sait plus bien si c’est strictement pro ou perso, tout se confond.”

Leurs conditions de travail déjà difficiles sont aussi tributaires de la météo et de l’environnement. “On peut avoir une concentration d’appels quand il y a un aléa climatique grave, comme le gel des vignes en avril dernier dans le Sud”, se souvient la psychologue.

Un mal-être parfois accentué par “l’agribashing” dont ils estiment être la cible. “Ils peuvent se sentir pris en otage entre l’opinion publique et les réalités économiques de leur exploitation, qui ne permettent pas toujours le glissement vers un modèle de production moins intensif”, explique la psychologue.

La personne choisit un pseudonyme ou un identifiant, qui permettra de se souvenir que c’était, par exemple, "Petite fleur du 33". psychologue d'Agri'Écoute

Les agriculteurs qui composent le numéro d’appel sont directement mis en relation avec un psychologue de l’équipe, formé à la détection et gestion des risques suicidaires. L’entretien est strictement anonyme et confidentiel.

Il dure en général 45 minutes, après quoi les professionnels peuvent proposer un deuxième rendez-vous. Car si certaines fois, un appel unique suffit à soulager la personne et à désamorcer sa détresse, l’option d’être suivi sur plusieurs entretiens -jusqu’à cinq-, par le même psychologue, est possible, gratuitement.

“Pour cela, la personne choisit un pseudonyme ou identifiant, explique Sophie Cot Rascol, qui permettra de se souvenir que c’était, par exemple, ‘Petite fleur du 33’ . Ça se passe vraiment comme ça!”.

“La nuit, ce sont les appels les plus difficiles”

53% des personnes qui appellent sont des hommes, dans un milieu qui reste majoritairement masculin. 30% des “actifs permanents agricoles” comptabilisés sont des femmes, selon les chiffres du ministère.

La ligne d’écoute fonctionne 24h/24, tous les jours de l’année. Les agriculteurs appellent tout autant la semaine que le week-end, principalement entre 8h et 20h. Mais il arrive que certains appellent aussi en pleine nuit.

“Malheureusement, ce sont les personnes qui souvent sont dans un état de panique ou d’angoisse extrême. La nuit, ce sont les appels les plus difficiles”, témoigne la psychologue. En cas de risque “imminent”, les professionnels appellent les urgences. Un processus d’alerte déclenché cinq fois en 2021, selon la responsable de la plateforme.

"J'ai peur de faire une bêtise. Et j'ai d'autant plus peur que dans ma famille, on est marqué par trois ou quatre générations d'agriculteurs qui se sont suicidés." témoignage d'un agriculteur

Consulter un psychologue peut s’avérer difficile, car cela ne fait pas partie de la culture rurale. “On observe un peu moins de résistance chez les jeunes, note Sophie Cot Rascol. Mais le plus grand défi, c’est de les convaincre que ce n’est pas réservé à des situations de maladie.”

Pas l’habitude de demander de l’aide, de parler de soi, sentiment de honte ou de gêne... L’anonymisation des appels aide les agriculteurs à franchir le pas. “Dans les premières secondes de l’appel, en général, ils vérifient le caractère anonyme et confidentiel, souligne la psychologue. C’est ce qui libère la parole.”

Parfois, certains agriculteurs n’arrivent tout simplement pas à parler. “Cela peut arriver quand la personne a eu le réflexe d’appeler alors même qu’elle était en train de connaître une crise d’angoisse”, raconte Sophie Cot Rascol.

Le poids de l’héritage familial

Le suicide lui-même peut devenir une source d’angoisse, en particulier quand il fait partie de l’histoire familiale. “En tant que psychologue, on n’est jamais habitué à entendre, entre deux sanglots: ‘J’ai peur de faire une bêtise. Et j’ai d’autant plus peur que dans ma famille, on est marqué par trois ou quatre générations d’agriculteurs qui se sont suicidés’″, raconte-t-elle.

Pour la professionnelle, certains agriculteurs portent le poids des générations précédentes, pour qui le suicide était un tabou. “On en faisait un secret familial, avec tout le retentissement psychologique que ça génère pour toute la lignée familiale, explique Sophie Cot Rascol. Il y a comme une peur de contagion ou de fatalité.”

Souvent on entend dire: “On ne parle pas de ces choses-là chez nous. Parce que chez nous, on ne dit pas si ça va mal.” psychologue d'Agri'Écoute

Les agriculteurs qui appellent ne sont pas tous isolés socialement. Par tabou ou par pudeur, certains n’arrivent pas à verbaliser leurs angoisses, même avec leurs proches. “Souvent on entend dire: ‘On ne parle pas de ces choses-là chez nous. Parce que chez nous, on ne dit pas si ça va mal’″, relate la psychologue.

Les exploitations familiales se transmettent souvent de génération en génération, avec parfois l’impression de ne pas avoir le choix, le sentiment que ”ça ne peut pas être autrement”. Ce qui peut peser sur certains agriculteurs et venir s’ajouter à d’autres difficultés.

Une plateforme de tchat

Si le téléphone est “le cœur du réacteur”, Agri’Ecoute se décline aussi depuis décembre 2021 sur Internet. “Certaines personnes ont besoin d’encore plus de discrétion et le format écrit peut leur convenir davantage”, explique la responsable. Il est possible d’y discuter avec un psychologue, poser une question par e-mail, prendre un rendez-vous téléphonique ou accéder à des fiches conseil.

À l’issue de l’appel, les personnes peuvent aussi être orientées vers l’une des trente-cinq “cellules pluridisciplinaires de prévention”, gérées par les caisses de la sécurité sociale agricole et réparties sur tout le territoire. Les agriculteurs peuvent y trouver, répartis localement, assistants sociaux, médecins, conseillers techniques, médiateurs... En fonction de leur situation.

“Souvent, au téléphone, une fois que la pression est un peu retombée, les gens nous avouent qu’ils avaient très peur de parler à un psychologue ou qu’ils n’en voyaient pas trop l’utilité, concède Sophie Cot Rascol. Et finalement, ils raccrochent avec des pistes de solutions et se sentent moins seuls.”

Le service “Agri’écoute” est joignable au 09.69.39.29.19, 24h/24 et 7j/7 au prix d’un appel local (gratuit depuis une box). Il existe également une plateforme agriecoute.fr qui permet de tchatter, prendre rendez-vous avec un psychologue ou consulter des fiches et conseils sur la santé mentale. À noter aussi l’existence du 3114, numéro national de prévention du suicide mis en place par le ministère de la Santé.

À voir également sur Le HuffPost : Les viticulteurs se démènent pour empêcher leurs vignes de geler et c’est spectaculaire

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    Face aux suicides dans la police, le protocole "6C" comme solution

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 February - 05:45 · 5 minutes

Pour lutter contre le syndrome de stress post-traumatique, largement responsable des suicides dans la police, certaines associations plaident pour l

POLICE - C’est une méthode qui a fait ses preuves à l’étranger, et que les associatifs veulent voir adoptée en France. Alors que ce début d’année est marqué par une vague inquiétante de suicides dans les rangs de la police nationale , le protocole “6C” est vu par certains connaisseurs du problème comme une solution qui mérite d’être essayée.

Parmi eux l’association Pep’s (pour Police entraide prévention et lutte contre le suicide), dont le HuffPost vous a raconté les débuts en 2019 , et qui a rencontré la direction de la police nationale courant janvier. Les policiers qui constituent la direction de ce groupe de soutien à destination de leurs collègues désemparés se sont formés à cette méthode venue d’Israël.

“Chez nous, la première cause d’appel de policiers, c’est soit parce qu’une intervention les a traumatisés, soit du fait de l’usure du métier et de l’accumulation des traumas, explique Christophe Girard, vice-président et porte-parole de Pep’s. Or le protocole 6C permet de diminuer de moitié le stress post-traumatique dans ses formes graves, et il est encore plus efficace contre les formes légères.”

Mais comment fonctionne cette méthode, mise au point par le maître de conférences à l’Université de Tel-Hai Moshe Farchi, et aujourd’hui approuvée et utilisée par l’armée et le Samu israéliens, l’US Army ou les militaires allemands?

Ne pas céder au traumatisme

L’idée générale est d’activer, après un drame ou un événement choquant, par un processus neuroscientifique les réactions naturelles du corps les plus utiles pour ne pas céder au traumatisme et ne pas se laisser déborder par ses émotions. Voilà pour la théorie.

Après une agression, un viol, un accident de la route ou une autre tragédie du même acabit, la réaction naturelle peut-être l’hystérie, la sidération ou d’autres comportements contre-productifs qui laissent la détresse et l’incapacité à agir prendre le dessus sur l’être humain, expliquait récemment au micro de Sud Radio Emmanuelle Halioua , la seule formatrice agréée en France.

Dès lors, l’enjeu du protocole 6C est de former les professionnels intervenant dans ces situations (pompiers, urgentistes, policiers...) à casser ce schéma de réaction chez les victimes et les témoins. Et chez leurs propres coéquipiers. Toujours avec cette idée de les faire passer de l’état de sidération à celui d’individu actif capable d’aider et de gagner la lutte interne contre le trauma.

Moins d’empathie, plus de “recrutement”

C’est à ce moment-là qu’interviennent les fameux six “C”. Six mots commençant par la lettre C donc, dont certains sont en anglais: Commitment (engagement), Cognition , Challenge (éprouver), Contrôle , Continuité et Communication . Soit les piliers de ce qui n’est pas un traitement, mais plutôt une méthode de réaction qui s’utilise à chaud et dans les 48 heures qui suivent le drame.

Et cela prend des formes parfois contre-intuitives. L’empathie n’est ainsi pas franchement au cœur du protocole. A l’inverse, il cherche à activer l’adrénaline, cette hormone sécrétée par le corps et qui permet une transmission d’information plus rapide qu’en temps normal et donc une faculté à agir décuplée lorsqu’elle est bien cadrée.

En ce sens, les personnes formées apprennent à créer rapidement un lien personnel avec la victime du traumatisme pour la sortir de sa torpeur en lui posant des questions et en la mettant en action. Sur un accident de voiture, “recruter” un rescapé en lui demandant de compter les victimes ou de distribuer des couvertures interdit à la sidération de s’installer et transforme l’individu en soutien supplémentaire.

Empêcher des troubles chroniques de s’installer

De la même manière, aider la personne à reconstruire la chronologie de ce qu’il vient de se passer pour la faire parvenir par elle-même à la conclusion que la menace est écartée participe à faire disparaître le sentiment d’impuissance ou de détresse, et à plus long terme à lutter donc contre le syndrome de stress post-traumatique si pénible à vivre.

En effet, ces troubles qui se créent, comme leur nom l’indique, à partir d’un traumatisme extrême, peuvent avoir des conséquences à très long terme. Pertes de mémoire, troubles anxieux et dépressifs, flashes-back récurrents, pensées intrusives, hypervigilance ou troubles de l’humeur font partie des symptômes les plus fréquents. Et peuvent se manifester de manière chronique pendant des années.

En théorie, le protocole pourrait être enseigné à n’importe quel individu, mais on comprend bien pourquoi les professionnels les plus exposés à des situations de danger imminent pourraient en être les premiers bénéficiaires. C’est la raison pour laquelle les associations de lutte contre le suicide dans les rangs des forces de l’ordre veulent le faire reconnaître médicalement de manière à ce qu’il devienne une pratique admise et encouragée au sein de la police et de la gendarmerie. Avec à terme la volonté d’en faire un outil qui serait utilisé après des interventions particulièrement difficiles, de manière à endiguer l’émergence possible d’un syndrome de stress post-traumatique.

Et en attendant cet éventuel agrément pour ce qui est des forces de l’ordre, il est déjà présenté en France. En Charente par exemple, les sapeurs-pompiers ont récemment été formés, comme l’a raconté France Bleu . Avec pour objectif donc d’apprendre à agir plutôt qu’à subir, et cela en mobilisant le cortex préfrontal, cette zone du cerveau qui permet à l’humain de planifier ses actions, plutôt que l’amygdale cérébrale, siège des émotions pouvant être surchargées dans le cas d’un traumatisme. En clair de quitter le registre émotionnel pour mobiliser les capacités de réflexion et d’action.

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    Suicide du maire de Rezé: enquête ouverte pour harcèlement moral

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 14 February - 18:58 · 1 minute

Hervé Neau, 58 ans, était maire de la ville de Rezé depuis juillet 2020 (photo Twitter).

POLITIQUE - Une enquête pour “harcèlement moral” a été ouverte après le suicide vendredi du maire de Rezé (Loire-Atlantique), qui avait récemment reçu des courriers malveillants, a-t-on appris ce lundi 14 février auprès du procureur de la République de Nantes .

Le corps de Hervé Neau, maire de cette commune de 42.000 habitants de la métropole de Nantes, avait été découvert vendredi à l’intérieur de la mairie.

“Au regard des premiers éléments réunis tout au long de la journée de vendredi”, le procureur Renaud Gaudeul a indiqué avoir “estimé nécessaire d’ouvrir dès samedi une enquête du chef de harcèlement moral”, confirmant des informations de la presse régionale.

Hervé Neau n’avait pas porté plainte

Le procureur précise avoir confié cette enquête à la direction territoriale de la police judiciaire à Nantes, mais souligne “ne pas pouvoir communiquer à ce stade sur le contenu de cette enquête”.

Vendredi, le magistrat avait indiqué que le suicide de l’élu ne faisait “aucun doute”. Le maire de Rezé avait “laissé des lettres pour ses proches et des instructions pour les obsèques”.

Le procureur avait précisé que le chef de cabinet du maire avait aussi pris contact avec le parquet “trois jours” avant les faits, afin de signaler que l’édile et “plusieurs membres de son entourage”, avaient récemment reçu des courriers malveillants “relatifs pour l’essentiel à sa vie privée et pouvant être considérés comme diffamatoires”.

L’édile n’avait finalement pas déposé plainte, avait indiqué le procureur vendredi.

Hervé Neau, 58 ans, avait été élu maire de Rezé en juillet 2020, après avoir conduit la liste “Rezé citoyenne”.

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