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    Pourquoi les syndicats appellent à la grève et à manifester partout en France ce mardi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 October - 07:45 · 3 minutes

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MANIFESTATIONS - Salariés et chômeurs sont appelés à faire grève et à manifester mardi 5 octobre dans toute la France, pour exiger des “réponses urgentes”, notamment sur la question des salaires , et remettre les questions sociales au cœur du débat , à un peu plus de six mois de la présidentielle .

“On a besoin de réponses urgentes maintenant (...) Quand il y a du monde dans la rue cela pèse”, a déclaré le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur LCI lundi 4 octobre. Les mobilisations sociales sont aussi nécessaires “pour que les questions sociales (...) soient encore plus présentes” dans la campagne, a-t-il plaidé.

Quelque 200 points de rassemblement sont prévus partout en France, selon Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. “C’est une première indication qui est positive pour nous”, s’est-elle félicitée.

La grève s’annonce cependant assez peu suivie dans les transports , la SNCF prévoyant un trafic “normal” pour les TGV, et “quasi normal” pour les TER, sauf en Normandie où il sera “perturbé”.

À la RATP, “le trafic sera normal” sur les réseaux “métro, RER (A et B) et tramway, sauf le tramway T3 A qui sera très perturbé”, selon un porte-parole. La circulation des bus sera “légèrement perturbée”, a-t-il ajouté.

A Paris, où les tractations avec la préfecture ont été difficiles, le cortège partira de la place de la République à 14H00 en direction d’Opéra, avec une dispersion prévue à l’angle de la rue La Fayette et de la rue de la Chaussée d’Antin. “Plusieurs milliers de personnes sont attendues”, selon une source policière.

“Surenchère”

Les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, ainsi que les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et l’UNL, avaient appelé à cette journée interprofessionnelle de grève et de manifestation le 30 août.

Ils affirment dans un texte commun lundi “l’urgence de revaloriser les grilles de classifications des branches professionnelles, d’augmenter le Smic, le point d’indice de la fonction publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’étude”.

Réunis au siège de la CGT à Montreuil, cinq des neuf syndicats représentatifs de la fonction publique ont mis l’accent sur la question des salaires au cours d’une conférence de presse lundi. “On ne peut pas se permettre de prendre encore six mois pour réfléchir, il y a une urgence salariale dans la fonction publique et dans le monde du travail”, a jugé Gaëlle Martinez, la déléguée générale de Solidaires Fonction publique.

L’inflation (+2,1% sur un an en septembre selon une estimation provisoire de l’Insee jeudi) et les bons résultats des entreprises du CAC 40 au premier semestre, supérieurs à ceux de 2019, ont remis sur le haut de la pile cette question, souligne Céline Verzeletti.

Les rangs des manifestants seront grossis par les opposants à la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur vendredi, et qui aboutit à réduire les indemnités des chômeurs “permittents”, enchaînant contrats courts et périodes de chômage.

Inquiétudes sur l’âge de la retraite

L’ensemble des syndicats devraient déposer des recours contre la réforme cette semaine, et notamment le premier d’entre eux, la CFDT, qui n’a cessé de dénoncer la réforme mais ne se joindra pas aux manifestants mardi.

Autre point de vigilance, la question des retraites, qui continue de planer sur la fin de mandat d’Emmanuel Macron et sera un sujet incontournable de la campagne présidentielle.

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a ainsi plaidé pour repousser l’âge de départ ”à 65, 66 ou 67 ans”, dans un entretien à Challenges publié jeudi.

“Le 5 octobre, on a intérêt à donner un signal fort parce que je crains la surenchère pendant la période électorale”, a réagi vendredi Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière.

La question du pass sanitaire fera aussi partie des mots d’ordre. Même si la CGT n’a pas appelé à défiler au côté des opposants au pass lors de leurs manifestations du samedi, elle est hostile à cet instrument et à la vaccination obligatoire, des “mesures liberticides qui mettent à mal les garanties et les droits des travailleurs”, a accusé Céline Verzeletti.

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    Les allocations chômage vont augmenter de 0,6% à partir de juillet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 29 June - 18:49 · 1 minute

Les allocations chômage vont augmenter de 0,6% à partir de juillet (Photo prise en avril 2021 à Montpellier lors d

CHÔMAGE - Les allocations d’assurance chômage seront revalorisées de 0,6% à partir du 1er juillet, a annoncé l’Unedic dans un communiqué ce mardi 29 juin.

La hausse concerne l’allocation minimale, la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), le seuil minimum de l’ARE pour les allocataires effectuant une formation, et les salaires de référence servant au calcul de l’allocation, précise l’organisme qui gère le régime d’assurance chômage.

Seuls les allocataires indemnisés depuis plus de six mois bénéficieront de l’augmentation des salaires journaliers de référence, soit environ 2,1 millions de personnes. Pour environ 300.000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s’applique.

Une “revalorisation minimale nettement insuffisante”

Le coût pour l’Assurance chômage pour le deuxième semestre 2021 et l’année 2022 est de 210 millions d’euros.

La CFDT a affirmé dans un autre communiqué avoir “fait une proposition d’augmentation de +1% des allocations, au regard des dernières revalorisations du Smic (+0,99%) et des minima sociaux (+0,1%)”, et alors que les prix ont augmenté de 1,4% depuis un an.

“Le patronat a proposé, quant à lui, une revalorisation de +0,6%, adoptée par son seul vote (...) La CFDT s’est abstenue lors de ce vote, marquant ainsi son désaccord avec cette revalorisation minimale et nettement insuffisante”, a-t-elle ajouté.

À voir également sur Le HuffPost: La reforme de l’assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants

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    Assurance chômage: gauche et syndicats ravis du "stop" du Conseil d'État à l'"injuste" réforme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 June - 13:56 · 6 minutes

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ASSURANCE CHÔMAGE - Une “victoire” pour les syndicats, un revers pour le gouvernement. Le Conseil d’État a suspendu ce mardi 22 juin la réforme controversée de l’assurance chômage qui devait entrer en vigueur à compter du 1er juillet. Là où la ministre du Travail Elisabeth Borne évoque une simple question de “temporalité”, les syndicats saluent eux une “importante victoire”.

Saisie par les syndicats, opposés depuis le départ à cette réforme qu’ils jugent pénalisante pour les demandeurs d’emploi , la juge des référés de la plus haute juridiction administrative a suspendu les règles de calcul du montant de l’allocation chômage qui devaient entrer en vigueur dans dix jours, selon l’ordonnance rendue publique ce mardi.

“Un désaveu pour une réforme mal calibrée”

Sitôt la suspension annoncée, les syndicats et leurs leaders ont fait part de leur satisfaction:

“C’est une victoire pour les demandeurs d’emploi, qui auraient été durement sanctionnés par cette réforme”, a tweeté le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. Pour la centrale, “cette suspension sonne comme un désaveu pour une réforme mal calibrée”.

Pour FO, Michel Beaugas y a vu “un nouveau revers pour le gouvernement”, tandis que Laurent Escure (Unsa) a salué “une bonne nouvelle pour les travailleurs” et Solidaires relève “une défaite pour ce gouvernement antisocial”.

Les syndicats attaquent principalement la mesure phare de la réforme: le nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR), base de l’allocation. Ce nouveau mode va pénaliser les demandeurs d’emploi alternant chômage et activité, “les permittents”.

L’exécutif défend un “enjeu d’équité”, le système actuel étant plus favorable à ceux qui alternent contrats courts et inactivité qu’à ceux qui travaillent en continu.

Selon une évaluation de l’Unédic réalisée au printemps, jusqu’à 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant le 1er juillet auraient touché une allocation mensuelle plus faible (de 17% en moyenne), avec dans le même temps une “durée théorique d’indemnisation” allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

“Enorme claque au gouvernement qui voulait faire les poches des chômeurs”

Chez les politiques, de nombreux responsables de gauche n’ont pas manqué de se réjouir. Porte-parole du PCF et adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat évoque une ”énorme claque au gouvernement qui voulait faire les poches des chômeurs”.

Même réaction imagée pour Fabien Roussel, le patron du PCF, qui estime au sujet de cette réforme: “la dignité voudrait que le gouvernement la mette définitivement à la poubelle”.

Le compte Twitter du PS a aussi salué une “victoire importante”, appelant à continuer le combat. L’ancien socialiste Benoît Hamon ou encore l’écologiste Yannick Jadot ont également exprimé leur approbation.

Idem du côté de la France Insoumise où Alexis Corbière incite à continuer la lutte “jusqu’au retrait total du texte”, tandis que Clémentine Autain, récemment ralliée à l’écolo Julien Bayou en vue du 2nd tour des régionales en Ile-de-France, se félicite de cette “excellente nouvelle”.

Décidée en juillet 2019 dans un marché de l’emploi alors dynamique, la réforme avait déjà été suspendue à plusieurs reprises par le gouvernement à l’aune de la crise du Covid-19 et a été amendée au vu du contexte.

“Après cette ordonnance rendue en urgence, les recours ‘au fond’ des syndicats contre le décret réformant l’assurance chômage seront jugés par le Conseil d’État d’ici quelques mois”, indique ce mardi la plus haute juridiction de l’ordre administratif.

“Les incertitudes sur la situation économique ne permettent pas de mettre en place” au 1er juillet les nouvelles règles, “qui sont censées favoriser la stabilité de l’emploi en rendant moins favorable l’indemnisation du chômage des salariés ayant alterné contrats courts et inactivité. En revanche, la juge ne remet pas en cause le principe de la réforme elle-même”, précise le Conseil d’Etat.

A voir également sur Le HuffPost: La reforme de l’assurance-chômage arrive au pire moment pour ces manifestants

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    Amazon reconnaît que certains employés sont contraints d'uriner dans des bouteilles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 3 April, 2021 - 18:48 · 5 minutes

Amazon reconnaît que certains de ses employés sont contraints d

INTERNATIONAL - Le géant du commerce en ligne Amazon s’est excusé vendredi 2 avril auprès d’un élu américain pour avoir nié l’existence d’une pratique à laquelle sont parfois forcés ses employés: uriner dans des bouteilles en plastique.

“Nous savons que nos chauffeurs peuvent avoir et ont des problèmes pour trouver des toilettes à cause de la circulation ou parfois de routes rurales, et cela a particulièrement été le cas avec le Covid, lorsque de nombreuses toilettes publiques ont été fermées”, a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

La polémique a démarré la semaine dernière, par un tweet d’un élu démocrate à la Chambre des représentants, Mark Pocan. “Le fait que vous payiez vos employés 15 dollars de l’heure ne fait pas de vous un ‘lieu de travail progressiste’”, accusait-il, “quand vous faites uriner vos employés dans des bouteilles en plastique”.

Un compte officiel d’Amazon avait alors directement répondu à l’élu sur ce même réseau social: “Vous ne croyez pas vraiment à cette histoire de pipi dans des bouteilles, quand même? Si c’était vrai, personne ne travaillerait pour nous.”

Mais plusieurs médias avaient par la suite rapporté de nombreux propos d’employés témoignant de l’existence de cette pratique, par ailleurs pas nouvelle. Fin mars, le média The Intercept avait également affirmé s’être procuré des documents internes attestant qu’elle était bien connue des responsables de l’entreprise.

Les témoignages pointent notamment le manque de temps pour aller aux toilettes à cause du rythme de travail imposé par Amazon.

“Nous devons des excuses au représentant Pocan”, a déclaré l’entreprise dans son communiqué. “Le tweet était incorrect. Il ne prenait pas en compte notre grand groupe de chauffeurs, et se concentrait à tort sur nos centres de distribution”, où les employés peuvent “s’éloigner de leur poste de travail à tout moment” pour se rendre dans “les dizaines de toilettes” à leur disposition.

Le problème concernant les chauffeurs d’Amazon est “ancien” et “généralisé à toute l’industrie”, a poursuivi l’entreprise. “Nous aimerions le résoudre. Nous ne savons pas comment mais nous allons chercher des solutions”, a-t-elle promis.

Les chauffeurs, seuls concernés?

Ces excuses n’ont cependant pas satisfait la plupart de leurs interlocuteurs. Car si Amazon a reconnu les faits dénoncés pour les chauffeurs, elle a exclu que les salariés travaillant en entrepôt soient concernés.

Ce qui est pourtant le cas, comme le soulignait déjà une enquête réalisée en 2018 au Royaume-Uni , et qui perdure, à en croire les témoignages récents recueillis par des journalistes: “Les excuses d’Amazon à Mark Pocan prennent soin de souligner que les chauffeurs sont les seuls à souffrir d’un manque d’accès aux toilettes; apparemment les employés en entrepôt sont dans de bonnes conditions. J’ai interrogé beaucoup de ces employés sur ces problèmes de toilettes; ils ne sont absolument pas dans de bonnes conditions”, a ainsi tweeté Kim Kelly, journaliste d’un média spécialisé sur les conditions de travail aux États-Unis.

L’élu Mark Pocan est lui aussi resté de marbre face aux excuses qui lui étaient adressées: “Soupir”, a-t-il tweeté. “Il ne s’agit pas de moi mais de vos employés — que vous ne traitez pas avec assez de respect et de dignité. Commencez par reconnaître les conditions de travail inappropriées que vous avez créées pour TOUS vos employés.”

Derrière la polémique, la création du 1er syndicat

Amazon est sous le feu des projecteurs aux États-Unis avec le vote, achevé cette semaine, sur la création d’un syndicat dans un entrepôt dans l’Alabama , qui serait le premier dans le pays. Les résultats n’ont pas encore été annoncés.

Les salariés pro-syndicats se plaignent de cadences infernales, du manque de temps pour aller aux toilettes ou pour manger, du manque de protections en matière de sécurité (notamment contre le Covid) et de salaires insuffisants par rapport au travail demandé.

Amazon insiste de son côté sur des revenus qui démarrent à 15 dollars de l’heure (plus du double du salaire minimum dans l’Alabama) et sur les avantages sociaux comme la couverture santé. Le groupe assure que ses employés disposent des pauses nécessaires.

La campagne a été marquée par une communication tendue, des rumeurs sur les tactiques de part et d’autre et des attaques de plus en plus directes sur Twitter la semaine dernière. “Nous nous attendons à ce qu’Amazon fasse tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher ses travailleurs d’avoir une voix au chapitre. Ils ont montré qu’ils étaient capables de tout”, a déclaré Joshua Brewer, le président local du RWDSU (le syndicat national de la distribution, NDLR) à l’AFP lundi.

À voir également sur Le HuffPost: Renvoyer un colis Amazon qui ne nous plait pas à un impact énorme sur l’environnement

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    Un "amendement Unef" contre les réunions non-mixtes adopté au Sénat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 2 April, 2021 - 10:09 · 3 minutes

Le syndicat étudiant est sous le feu des critiques depuis le 17 mars dernier, date à laquelle sa présidente, Mélanie Luce, a confirmé la tenue de groupes de parole en non mixité, au sein de l

POLITIQUE - Ce n’est pas encore le coup de grâce pour le syndicat étudiant, mais symboliquement, celui-ci est fort. L’ Unef a désormais un amendement à son nom. Initié par Les Républicains, le texte adopté ce jeudi 1er avril par le Sénat, vise à permettre la dissolution d’associations interdisant la participation d’une personne à une réunion en raison de sa couleur ou son origine. Il s’inscrit dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, communément appelé “loi séparatisme” .

Initialement, l’amendement était plus large puisqu’il s’adressait à toutes associations organisant “des réunions syndicales ou publiques contraires aux principes républicains”, avant d’être modifié.

Tout est parti du passage de Mélanie Luce, la présidente du syndicat étudiant, au micro d’Europe 1 le 17 mars dernier où elle défend l’organisation de groupes de parole en non-mixité par l’UNEF. Depuis, le débat public ne cesse de s’enflammer autour de cette thématique entre attaques de Jean-Michel Blanquer et Marine Le Pen ou défense d’ Audrey Pulvar .

Unef et Génération identitaire, même combat?

C’est donc pour rebondir sur cette polémique que l’amendement a été proposé. Il a pour but de dissoudre toutes les  associations “qui interdisent à une personne ou un groupe de personnes à raison de leur couleur, leur origine ou leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée de participer à une réunion.”

Le sénateur Stéphane Le Rudulier (LR) qui a déposé cet amendement le justifiait en faisant un rapprochement entre le syndicat étudiant et un groupuscule d’extrême droite récemment dissout. “Leurs positions (celles de l’Unef, ndlr) sont de plus en plus extrémistes, et je pèse mes mots. [...] Il faut prendre des mesures fermes, comme celles prises pour Génération identitaire . L’objet est différent, mais la cause reste identique. On promeut le communautarisme et on fait des groupes racialisés interdits aux blancs”, pointait-il du doigt.

C’est en adoptant cet angle que l’élu de droite a présenté cet amendement, rebaptisant les groupes de paroles en non-mixité par “les journées non mixtes interdites aux blancs”. L’exposé des motifs de l’amendement cible les  “associations racistes et dangereuses pour l’intérêt général” et les réunions “interdites aux blancs organisées par l’Unef” rapporte Le Monde .

Stéphane Le Rudulier, justifie la présentation de cet amendement comme un texte permettant de “combler [un] vide juridique” puisque, selon lui, cette actualité “a mis en exergue que les conditions de dissolution d’une organisation syndicale dans notre droit sont complexes.”

Si elle a jugé “l’amendement Unef” inconstitutionnel, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa ne s’est pas opposée à son adoption, d’après Le Monde .

“Comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister?”

Un discours qui passe mal pour certains élus de gauche. La communiste Laurence Cohen a pris la défense de l’Unef, en expliquant que ce qu’avait voulu organiser le syndicat, ”ça s’appelle des groupes de parole”. Elle a notamment rappelé les groupes de paroles féministes où “des femmes ont dit des choses qu’elles n’auraient pas pu dire ailleurs. Je peux comprendre qu’à un moment donné il y ait besoin, pour exprimer ce que l’on vit, d’avoir des groupes de parole.”

Une position appuyée par Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste), qui a soulevé une autre interrogation. “La question qu’on devrait se poser, c’est comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister.” Sur ce point, l’amendement ne dit rien.

A voir également sur Le Huffpost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

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    Le syndicat Avenir lycéen visé par une enquête pour "détournement de biens publics"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 16 March, 2021 - 16:42 · 2 minutes

Jean-Michel Blanquer à l

ÉDUCATION - Le parquet de Paris enquête depuis le 1er décembre sur des soupçons de “détournement de biens publics” dans l’utilisation des subventions accordées à l’organisation lycéenne Avenir lycéen , a indiqué mardi une source proche du dossier à l’AFP.

Ce syndicat proche du gouvernement a été accusé à l’automne, dans des enquêtes de Mediapart et Libération, ainsi que par l’opposition, d’avoir dilapidé des subventions publiques et d’être téléguidé par le ministère de l’Éducation nationale pour soutenir les réformes du gouvernement.

Selon cette source proche du dossier, l’enquête se penche principalement sur le premier volet de ces accusations, c’est-à-dire éclaircir l’usage fait des subventions accordées. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la Direction régionale de la police judiciaire.

Mediapart avait affirmé mi-novembre qu’Avenir lycéen, créé fin 2018 et qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe.

Au lendemain de la parution de l’article de Mediapart, Avenir lycéen avait réagi sur Twitter en dénonçant des “faits non avérés” imputés aux “mandatures précédentes”, et annoncé la démission de huit de ses dirigeants. “Dans ce contexte, il ne nous est plus possible de représenter au mieux les intérêts de tous les lycéens”, avaient-ils écrit.

Des accusations sans fondement selon Blanquer

Libération avait ensuite assuré que cette structure “a germé Rue de Grenelle, dans l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer , pour servir la communication du ministre, et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens” opposés à ses réformes, notamment celle du bac.

Le ministère avait engagé une enquête administrative sur les subventions accordées à Avenir lycéen et s’était défendu, auprès de l’AFP, de tout favoritisme en assurant que ce syndicat faisait partie des organisations “représentatives”.

Mediapart et Libération “essaient de faire une affaire à partir de rien”, avait estimé Jean-Michel Blanquer. “Des affirmations dénuées de tout fondement”, l’avait défendu le Premier ministre Jean Castex devant l’Assemblée nationale.

Plusieurs organisations de jeunesse , dont la Confédération des jeunes engagés, ainsi que des syndicats lycéens rivaux, avaient annoncé des plaintes.

Les députés La France insoumise et plusieurs communistes avaient demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire et annoncé leur intention de saisir la justice.

En janvier, Jean-Michel Blanquer a saisi l’Inspection générale sur demande de la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), qui souhaitait que soit approfondie son enquête initiale sur l’utilisation des subventions publiques de l’ensemble des organisations lycéennes qui en bénéficient.

À voir également sur Le HuffPost: Blanquer promet que les enseignants ne feront pas les tests salivaires à l’école