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    Fin des terrasses éphémères à Paris: une décision "cohérente"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 1 November, 2021 - 16:26 · 3 minutes

04 August 2020, France, Paris: Temporary outdoor terraces of restaurants secured with wooden pallets are located in the 2nd district of Paris. During the Corona crisis, the city had allowed restaurateurs to use public street space for their restaurants under certain conditions. Paris is currently more empty than ever. Whoever visits the metropolis does not have to wait in endless queues. However, the consequences of the Corona crisis are disastrous for the tourism industry.     (to dpa

RESTAURATION - L’été a pris fin depuis plus d’un mois, mais c’est ce 1er novembre qu’est entrée en vigueur à Paris la fin théorique des terrasses éphémères . Autorisées pendant la crise sanitaire pour éviter que les clients s’amassent dans les établissements là où le Covid-19 circule le plus, ces installations ont fleuri dans toutes les rues de la capitale .

Si des dérogations peuvent encore être accordées par la mairie de Paris, ordre a été donné aux responsables de bar et restaurants de les démonter jusqu’en avril prochain . Une consigne comprise par Frank Delvau, co-président de l’Umih en Île-de-France, la principale organisation patronale dans la région.

Auprès du HuffPost , il explique les enjeux de ce démontage et appelle les restaurateurs à respecter la consigne. L’objectif est clair: avoir le droit de réinvestir l’espace public au printemps 2022.

Que pensez-vous de la date du 1er novembre pour démonter les terrasses éphémères? N’était-ce pas trop tôt?

C’est une fausse polémique. On connaissait les dates de fin des terrasses estivales depuis le début, donc tout était très clair. Ce n’est pas une surprise dans le sens où l’on n’a pas appris hier qu’elles devaient être démontées le 1er novembre. On rentre également dans une période pluvieuse et froide. Quand on sait que les terrasses estivales ne peuvent être ni chauffées ni couvertes -sauf avec un parasol- et doivent fermer à 22 heures, c’est cohérent.

Des patrons d’établissement critiquent le coût de cette installation chaque année. Certains évoquent la somme de 5000 euros pour créer sa terrasse. Que leur dites-vous?

Ces terrasses ont sauvé la saison de nombreux établissements et ont donné aux Parisiens et aux touristes l’envie d’aller dîner en terrasse. Clairement, leur coût a été rentabilisé.

Votre organisation évoque environ 1500 demandes de pérennisation annuelle formulées auprès de la mairie de Paris. Selon l’AFP, une centaine seulement a été acceptée et 500 ont été refusées. Vous confirmez?

La mairie a en effet reçu 1500 demandes, dont une partie est encore en cours d’examen. Mais elles ne seront pas forcément toutes acceptées. Ceux dont la terrasse se trouvait sur une place de stationnement peuvent y prétendre, mais ça n’est pas possible pour les places de livraison par exemple. Pour ce qui est de la saison prochaine, la mairie a déjà reçu 7500 demandes de terrasse estivale.

Mais les délais sont justes. Que se passera-t-il pour ceux dont la demande est en cours et qui ne souhaitent donc pas encore retirer leur terrasse?

Si ces restaurateurs ont fait une demande, et qu’ils peuvent présenter un récépissé, je pense qu’il y aura une certaine tolérance de la part de la mairie. La majorité des restaurateurs comprend cette décision et suivra les règles et je rappelle aux autres qui ne souhaitent pas retirer leurs terrasses et qui n’auront plus le droit d’en bénéficier qu’ils devront payer les frais de démontage. J’ajoute qu’ils ne pourront plus profiter des terrasses estivales, en 2022, entre avril et octobre.

Par ailleurs, tous les cafés et restaurants qui ont une terrasse pérenne doivent désormais s’acquitter d’une redevance alors que la mairie de Paris les avait exemptés depuis le début de la crise. Comprenez-vous ce choix?

On aurait préféré que l’exemption du droit de terrasse soit maintenue, mais il faut être réaliste: on ne peut pas continuer à occuper l’espace public sans payer. Par ailleurs, le calcul est plutôt intéressant pour les restaurateurs. Car si le prix des redevances est toujours trop élevé, il est en rapport avec le chiffre d’affaires de l’établissement.

À voir également sur Le HuffPost: Les terrasses éphémères à Paris vont devenir “estivales” et payantes

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    Gaz, Waze, WhatsApp, terrasses... Ce qui change au 1er novembre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 31 October, 2021 - 17:42 · 5 minutes

Les prix du gaz sont gelés jusqu

VIE QUOTIDIENNE - C’est comme une ritournelle: le 1er novembre apporte encore une fois son lot de nouveautés qui affectent (en bien ou en mal) la vie quotidienne des Français.

Pneus neiges obligatoires en montagne, début de la trêve hivernale, fin des extensions de terrasse à Paris ou bien gel des prix du gaz , voici ce qui change au 1er novembre:

  • Les prix du gaz sont gelés

Les prix du gaz sont gelés alors qu’ils auraient dû augmenter d’environ 15%. Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé fin septembre “un bouclier tarifaire” avec le blocage du tarif réglementé du gaz pour répondre à la flambée générale des prix de l’énergie.

Ces tarifs, qui avaient augmenté de 12,6% en octobre, ne doivent plus bouger avant fin 2022.

  • Les pneus neige obligatoires dans certains territoires

Les automobilistes doivent équiper leurs véhicules en pneu neige ou bien détenir des chaînes à neige dans leur coffre dans tous les territoires montagneux du pays (Alpes, Corse, Massif central, Massif jurassien, Pyrénées, Massif vosgien).

Les préfets de 48 départements ont dû établir la liste des communes où ces équipements deviennent obligatoires. Dans le Cantal, la Haute-Loire, la Haute-Savoie ou le Puy-de-Dôme, la mesure concerne l’ensemble du territoire. Dans les Hautes-Pyrénées, 55 communes sur 469 sont concernées, situées au-dessus de 1.000 mètres d’altitude.

Le 4 octobre, le ministère de l’Intérieur avait annoncé une saison de tolérance pour cette année indiquant que les manquements ne seraient “pas sanctionnés cet hiver”.

  • Fin des signalements des contrôles routiers sur les applications

Toujours en voiture, les signalements des contrôles routiers indiqués sur les applications type Waze et Coyotte deviennent interdits. Concrètement, précise le décret paru au Journal officiel , “le préfet, sur proposition des officiers ou agents de police judiciaire et des agents de police judiciaire adjoints de la gendarmerie et de la police nationales”, pourra prendre la décision de suspendre la rediffusion des signalements qui permet aux conducteurs d’éviter de passer par la case contrôle de police (notamment dans le cas de contrôle d’alcoolémie ou de recherche de personne).

Dans certains cas, cette interdiction peut aussi être prise par le ministère de l’Intérieur.

Toutefois, selon le Parisien , le matériel de brouillage pour empêcher ces rediffusions n’est pas encore opérationnel...

  • La trêve hivernale débute

C’est le début de la trêve hivernale qui prendra fin le 31 mars 2022. Cela signifie que les locataires ne peuvent plus être expulsés de leurs logements.

La taxe d’habitation est également réduite de 30% pour les 20% de foyers qui sont encore redevables de cet impôt. Il sera définitivement supprimé pour tous en 2023.

  • L’aide psychologique est prolongée pour les enfants

Le dispositif “PsyEnfantAdo” qui permet aux enfants de 3 à 17 ans de consulter un psychologue gratuitement pendant dix séances est prolongé.

Il avait été lancé en avril dernier pour venir en aide aux enfants et adolescents souffrant de divers troubles ou de dépression en raison de la crise du Covid-19. Il est censé prendre fin le 31 décembre 2021.

  • Les retraites complémentaires sont revalorisées de 1%

Les retraites complémentaires du privé (Agirc-Arrco) sont revalorisées de 1%. La valeur de service du point passe de 1,27 à 1,28 euro. Une revalorisation inférieure à l’inflation qui plafonne à 1,5%.

Les retraites agricoles les moins élevées sont elles aussi revalorisées, de 75% à 85% du Smic agricole.

  • Fin de l’extension des terrasses à Paris

Les bars et restaurants parisiens qui avaient pu étendre leurs terrasses sur les trottoirs ou les places de stationnements à la faveur du Covid-19 pour favoriser les rassemblements en extérieur doivent plier bagage.

À partir de lundi, ces terrasses éphémères sont officiellement amenées à disparaître.

  • Début du mois sans tabac, 6e édition

Le “Mois sans tabac ”, une opération de santé publique menée chaque novembre en France pour encourager les fumeurs à s’arrêter, débutera aussi lundi 1er novembre, alors que les autorités sanitaires tentent de relancer une campagne qui s’essouffle, notamment face à la crise du Covid. Un peu moins d’une semaine avant le coup d’envoi, Santé publique France comptait 52.000 inscrits.

Le Mois sans tabac, lancé en 2016 en France sur le modèle d’une opération semblable au Royaume-Uni, propose un défi aux fumeurs: s’arrêter de consommer du tabac pendant tout novembre.

Mais l’opération rencontre de moins en moins de succès, alors que le tabac reste la première cause de mortalité évitable en tuant 75.000 personnes en France chaque année. L’an dernier, à peine plus de 125.000 personnes se sont inscrites en ligne pour le Mois sans tabac, contre plus de 200.000 l’année précédente.

Par ailleurs, le prix de certains paquets de cigarettes doit en revanche augmenter de dix centimes environ.

  • WhatsApp devient obsolète sur les “vieux” smartphones

Utilisateurs de WhatsApp, attention. La messagerie a annoncé qu’”à partir du 1er novembre 2021, (l’application) ne prendra plus en charge les téléphones Android sous Android 4.0.4 et versions antérieures. Il est conseillé de passer à un appareil pris en charge ou de sauvegarder votre historique des discussions avant cette date”.

“Nous recommandons l’utilisation des appareils pris en charge suivants: Android sous Android 4.1 et versions supérieures (et) iPhone sous iOS 10 et versions supérieures”, précise le service de Meta (nouveau nom de l’entreprise Facebook).

Cela concerne, détaille la Dépêche , des versions datant de 8 ans pour Android et 5 ans pour iPhone et qui ne sont plus capables de supporter les nouvelles mises à jour. Au total, précise le quotidien, une quarantaine de smartphones sont concernés chez Apple, Samsung, Huawei et LG.

Cependant, concernant les téléphones Apple, certains appareils supportent la dernière mise à jour iOS 15, ajoute RTL . Ainsi, l’iPhone 6S et l’iPhone SE continueront de fonctionner normalement.

À voir aussi sur le Huffpost: Les terrasses éphémères à Paris vont devenir “estivales” et payantes

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    Terrasses payantes à Paris : coup dur pour les restaurateurs

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 12 June, 2021 - 03:00 · 5 minutes

terrasses

Par Claude Robert.

Victimes iconiques des confinements brutaux qui ont touché le pays, les restaurateurs ont subi les humeurs d’un gouvernement qui leur a successivement et à plusieurs reprises interdit d’exercer puis autorisé à recevoir des clients à l’extérieur. Mais à Paris, avant même qu’ils puissent se remettre d’aplomb, une mesure en forme de couperet administratif vient de leur tomber dessus.

D’abord le cataclysme gouvernemental

Après un premier confinement d’une rigidité absolue, le gouvernement avait accepté en juin 2020 l’installation de terrasses sur les trottoirs et les parkings. La mesure avait été perçue comme une véritable bouffée d’oxygène mais les dégâts étaient déjà considérables.

Faute d’avoir exigé des restaurants l’application de règles strictes en matière d’espacement des tables et de taux d’occupation, un peu comme cela se fait dans les cinémas, le secteur a subi un arrêt total de son activité.

Le gouvernement aurait également pu accepter ces terrasses bien plus tôt pour atténuer le choc. Sans compter la décision absurde de fermer un maximum de restaurants de routiers, au point d’entraver pendant un moment le secteur pourtant vital de l’approvisionnement de la population.

Bien sûr, à court terme, le paquet d’aides gouvernementales a permis d’atténuer la déflagration. Mais il n’aura aidé ni le secteur à s’assainir, ni les plus armés des artisans à conserver une activité digne de ce nom. Loin d’être basée sur la liberté individuelle et la confiance dans les acteurs économiques, la réaction gouvernementale a été au contraire uniforme et sans la moindre nuance.

Selon un économiste d’IHS Markit :

C’est dans le secteur des services que la baisse de l’activité a été la plus sévère, les entreprises de l’hôtellerie et de la restauration ayant été particulièrement touchées. – Capital du 3 décembre 2020

De leur côté, Gault & Millau et l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie estiment que respectivement 25 % et 40 % des bars et restaurants se trouvent en situation de quasi faillite .

Le gouvernement Macron a préféré mettre au tapis l’économie du secteur, quoi qu’il en coûte en aides qui seront forcément payées par les contribuables par la suite, plutôt que d’élaborer des règles d’activités de restauration réduite et de les imposer en pariant sur la capacité des acteurs à s’adapter.

On sent très bien que la mise en œuvre de protocoles sanitaires adaptés à une profession et de leurs contrôles effectifs sur le terrain ne sont pas la tasse de thé du gouvernement. Il aurait fallu un minimum d’empathie ainsi qu’un brin de réactivité et de compétences opérationnelles, ce qui n’est pas spécialement l’apanage de notre si haute fonction publique.

Ensuite, le coup de grâce municipal sur les terrasses

Tandis que le secteur s’apprête à retrouver quelques couleurs ce mois-ci, pour ce qu’il en restera des vrais survivants, la mairie socialiste de Paris vient de sortir une botte imparable : les terrasses désormais renommées estivales seront payantes pour les restaurateurs et les bars à partir du 30 septembre ! Réflexe courtelinesque supplémentaire, leur utilisation sera même réglementée, puisqu’elles ne seront autorisées que du 1er avril au 30 octobre chaque année.

Cet acharnement municipal après celui du gouvernement ressemble à un coup de poignard. Comment une municipalité peut-elle oser concocter aussi rapidement ce type de mesure pour un secteur à ce point massacré ? Pourquoi ne pas avoir donné du temps à ces artisans afin qu’ils se refassent une santé ?

Sans surprise, les restaurateurs, que la mairie de Paris affirme avoir pourtant largement consultés, demandent un moratoire. Le directeur de l’UMIH, syndicat des professionnels de l’Île-de-France, souhaite la prolongation de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de 2021.

Franck Delvau explique :

Les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles – La Revue des comptoirs 27 avril 2021.

Certes, les négociations ne sont pas terminées. Mais elles ne devraient plus porter que sur le prix des loyers. Le cadre semble bel et bien définitivement posé…

Les socialistes et l’impensé de la création de richesses

Cette mesure injuste et déplacée qui sera vraisemblablement imposée sans la moindre pitié aux restaurateurs parisiens fournit une nouvelle illustration de cette fameuse incompréhension socialiste face aux mécanismes économiques . Aux antipodes de la liberté d’entreprendre et de la possibilité de s’enrichir pour chaque citoyen qui en a le talent et la volonté, les instances socialistes, qu’elles soient municipales ou gouvernementales, considèrent ce dernier comme une source de ses propres financements.

Que ce soit clair : la destinée de tout Français n’est bien évidemment pas de jouir de son indépendance et de s’enrichir comme bon lui semble, mais tout au contraire de parfaitement jouer son rôle de contribuable. C’est tout ce que le pouvoir socialiste attend de lui.

Dans la culture économique socialiste, culture terriblement rudimentaire s’il en est, les richesses d’un pays se trouvent dans la poche de ceux qui les possèdent. Sans voir plus loin que ce constat d’une terrible myopie, la richesse est un gâteau dans lequel on doit puiser.

Vouloir expliquer à un socialiste ce fameux processus de création de richesses et la non durabilité de ces richesses va à l’encontre d’un atavisme idéologique aussi solide que du béton. Il ne faut surtout pas rêver : nous sommes au service du pouvoir politique. Notre rôle est de lui fournir les moyens financiers de son développement compulsif. Nous sommes en France.

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    Le couvre-feu à partir de 23 heures, le bonheur retrouvé des célibataires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 10 June, 2021 - 01:58 · 4 minutes

Après de longs mois de solitude, boire un verre ou aller au restaurant jusqu

CÉLIBAT - Spontanéité, imprévu, légèreté, jeux de regards… Beaucoup restent persuadés que les meilleures rencontres se font au hasard d’une soirée, à la terrasse d’un bar ou de plusieurs.

“Alors, où est-ce qu’on va se voir ?” Cette question était devenue un véritable casse-tête pendant les confinements. En ce mercredi 9 juin , les Français retrouvent la possibilité de profiter des cafés et restaurants, en intérieur comme en extérieur, jusqu’à 23 heures. De quoi réjouir de nombreux célibataires.

“Depuis la réouverture des cafés jusqu’à 23 heures, j’ai déjà fixé deux rendez-vous pour voir une fille”, témoignage Amar, étudiant en droit et adepte de l’application Tinder. Pour lui, le bar est de loin le lieu de rencontre le plus adéquat pour un premier rencard. “C’est plus convivial, et je préfère mille fois voir la personne en face. C’est beaucoup plus spontané , je peux véritablement cerner la personne et sentir le feeling”, confie-t-il au HuffPost .

L’envie de rattraper le temps perdu

“Quand le couvre-feu était à 18 heures ou à 21 heures, j’ai déjà connu des moments d’hésitation, de type ‘je reste dormir chez toi parce qu’il y a le couvre-feu ?’, alors qu’en temps normal, ça n’aurait pas été aussi rapide”, témoigne Ludivine, étudiante à Brest, contactée par Le HuffPost. “En allant boire un verre à l’extérieur, on n’est pas pied et main liés à la personne. On peut facilement trouver une excuse bidon si l’on a envie de partir”, ajoute-t-elle.

L’envie est grande de rattraper le temps perdu. “Les gens oseront plus qu’avant la pandémie, car ce grand moment de creux a changé la donne, et certains se disent qu’il n’y a plus de temps à perdre avant inviter quelqu’un à boire un verre”, estime Estelle, auto-entrepreneuse de 24 ans, qui n’hésite plus à sauter le pas.

Cassandra, 26 ans, se réjouit également de l’ouverture des bars et restaurants jusqu’à 23 heures. “Pendant les premiers confinements, je faisais mes ‘dates’ à la plage ou dans des parcs. C’est moins rassurant. L’avantage du restaurant, c’est qu’il y a du monde autour”, raconte la jeune femme au Huffpost .

Seuls, déprimés , mis de côté, les célibataires ont parfois le sentiment d’être les grands oubliés de la crise sanitaire. “Ce qui nous arrive est bien évidemment un coup de massue pour les célibataires, en marge de la norme sociale qu’est le couple”, observait le sociologue Jean-Claude Kaufmann en février dernier à l’occasion d’un entretien consacré à l ’Obs.

Et pour cause. “Le célibat choisi s’inscrit dans une socialisation liée aux amis et aux fêtes , qui constitue une alternative à la norme, une contre-culture, vivifiante pour ceux qui la vivent. C’est une vie plus loin du domestique et plus proche des contacts sociaux. Plus la vie sociale d’un célibataire est riche, mieux sera vécu cet espace de liberté encore marginalisé par nos sociétés qui ont fait du couple le modèle à suivre”, analyse le sociologue.

“Summer of love”

“En manque d’interactions sociales, les célibataires vont se rattraper. Ce sera le summer of love”, annonçait Leyla Guilany-Lyard, porte-parole de l’application Tinder , au Parisien . Beaucoup semblent d’accord avec cette prévision.

“Pendant le confinement, avec la solitude , on voulait vraiment quelqu’un de fixe, pour construire une vraie histoire et rompre avec la solitude, mais avec l’été qui arrive et les restaurants, on a aussi envie de rencontrer de nouvelles personnes, de draguer , mais pas forcément pour du sérieux”, témoigne Louise, étudiante en école de commerce à Paris.

Pour Marine Rivet, porte-parole de l’application Happn , le déconfinement est synonyme de renaissance pour les célibataires. “On a plus de la moitié des utilisateurs qui sont très motivés à l’idée de faire des rencontres . Plus que tout, ils désirent connaître de nouvelles personnes et peut être trouver l’amour”,a-t-elle déclaré à l’antenne de BFMTV .

Si les célibataires se réjouissent autant du recul du couvre-feu jusqu’à 23 heures, c’est aussi parce que beaucoup sont lassés des relations virtuelles. Swiper à gauche, à droite, consulter ses messages privés, essayer d’avoir une description fun mais aussi un peu sexy , choisir ses meilleures photos, se faire “ ghoster ” en permanence… C’est fatiguant.

“Les applis de rencontre, j’ai essayé mais c’est trop pour moi. Quand j’engage la conversation avec l’autre, on n’a rien à se dire puisqu’on ne se connaît pas. Ou sinon les questions reviennent en boucle, ‘tu habites où?’, ‘tu fais quoi dans la vie?’, ce n’est pas naturel...”, confie Juliette, étudiante en journalisme à Paris.

Les célibataires pourront encore plus se réjouir d’un retour à a liberté à la fin du mois. En effet, le 30 juin marquera une nouvelle étape dans le processus de retour à la vie normale avec la fin de la jauge de limitation dans les lieux accueillant du public, et surtout avec la levée totale du couvre-feu.

À voir également sur Le HuffPost : Les terrasses éphémères à Paris vont devenir “estivales” et payantes

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    Les terrasses éphémères à Paris vont devenir "estivales" et payantes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 7 June, 2021 - 08:21 · 2 minutes

Des clients attablés à la terrasse éphémère d

TERRASSES - Autorisées lors du déconfinement du printemps 2020 pour les bars et restaurants de Paris, les terrasses éphémères et gratuites ne le seront bientôt plus. Elles vont être pérennisées pour devenir “estivales” et payantes à partir du 30 septembre a annoncé Franck Delvaux , président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Paris-Île-de-France (UMIH) à France Bleu. La mairie de Paris présente ce lundi 7 juin sa réforme du règlement des étalages et des terrasses” (RET).

“Ces terrasses éphémères ne vont plus s’appeler éphémères, mais estivales, puisqu’une des annonces sera la pérennisation de ces terrasses pour cette année et les années suivantes” s’est félicité le président de l’UMIH. Il précise qu’elles pourront ouvrir “du 15 mars au 15 octobre chaque année” et seront contraintes de baisser le rideau chaque soir à 22 heures pour ne pas gêner les riverains.

Une aubaine pour les professionnel du secteur car “c’est vraiment l’art de vivre. C’est ce qui fait venir les touristes à Paris ”. “On a négocié depuis de nombreuses semaines, voire plusieurs mois, avec la mairie de Paris. On peut dire qu’on arrive à un résultat qui nous satisfait pleinement. Il y avait besoin de les réglementer”.

Redevance à partir du 30 septembre

Exonérés de droits cet été, les restaurateurs propriétaires de terrasses estivales et “historiques” devront s’acquitter d’une redevance à partir du 30 septembre. Cela “va permettre à la profession de travailler tout l’été avec des droits gratuits” se réjouit le représentant de la profession, alors que la mairie de Paris envisageait initialement le retour de cette redevance dès juillet, ce qui avait suscité de vives réactions.

Pour que le manque de place ne soit pas une contrainte, “le restaurateur aura plusieurs options. Il pourra peut-être y avoir une terrasse qui sera sur les places de stationnement, mais aussi ce qu’on peut appeler une contre-terrasse, entre deux arbres. Il va pouvoir aussi mettre des tables à côté de lui. Si par exemple, c’est un coiffeur qui ferme à 19 heures, si le coiffeur est d’accord, il pourra mettre quelques tables devant. Donc le tarif ne sera pas toujours le même. Cela va même permettre, quand on n’a pas de terrasse, de pouvoir exploiter durant l’été.”

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    Macron et Castex fêtent le déconfinement en terrasse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 19 May, 2021 - 07:52 · 2 minutes

Emmanuel Macron et Jean Castex en terrasse ce mercredi 19 mai pour fêter l

POLITIQUE - L’heure est à la fête pour de nombreux Français… mais aussi pour leur président et ses ministres. Dès ce mercredi 19 mai au matin, Emmanuel Macron et Jean Castex se sont affichés ensemble en terrasse pour marquer la réouverture partielle des bars et restaurants, attendue depuis des mois.

Partageant ce moment sur Twitter et devant les photographes, le président de la République a défendu sa méthode de déconfinement, estimant que “c’est ça bien gouverner, c’est faire des choix”.

Répondant aux critiques de certains scientifiques qui estiment ce déconfinement prématuré, le chef de l’État a jugé que “les chiffres sont bien orientés, nous avons fait des choix, ce n’est pas un pari.” “Il y a ce que dit la science, les réalités qu’on doit prendre en compte, nos enfants et leur éducation, (...) la santé mentale de celles et ceux qui sont isolés, la vie économique et sociale. Et tout cela étant posé, nous avons fait des choix. Et ces choix nous les avons à chaque fois adaptés avec pragmatisme, à chaque fois que nous avons dû le faire.”

Si Emmanuel Macron constate qu’aujourd’hui “le nombre de cas par jour a baissé”, il se montre toutefois prudent: “si dans 15 jours, 3 semaines, 1 mois, il se met à remonter dans tel ou tel endroit, on adaptera les choses.”

Le président et son Premier ministre n’ont pas été les seuls à profiter des premières terrasses. Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Lemaire, a lui aussi souhaité partager ce moment dans un café en bas de chez lui, tout en lisant L’Équipe.

Le ministre délégué chargé des Petites et moyennes entreprises Alain Griset a également tenu à partager son “immense bonheur” sur Twitter.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a lui poussé la logique jusqu’au bout en répondant aux questions de LCI depuis un bistrot. Ses collègues, Clément Beaune et Jean-Baptiste Djebbari, en ont profité pour poser avec des croissants.

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    Déconfinement du 19 mai: en terrasse, la folie des réservations

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 18 May, 2021 - 16:29 · 6 minutes

Au café du Trocadero, à Paris, les employés préparent la terrasse en vue de la deuxième étape du déconfinement, le 11 mai 2021, à Paris

DÉCONFINEMENT - “Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, j’y serai”. Sébastien, 42 ans, est inflexible: ce mercredi 19 mai, jour de la réouverture des terrasses et du décalage du couvre-feu à 21 heures, il boira des verres au P’tit Bouchon, bar- restaurant situé à Châteauroux (Centre-Val de Loire), de midi à 21 heures, où il a réservé sa table le week-end dernier.

Retrouver un goût de la vie d’avant , rattraper le temps perdu, sortir de chez soi... Les raisons ne manquent pas pour ces nombreux Français qui réservent depuis plusieurs semaines déjà pour prendre d’assaut les terrasses dès leur réouverture , avec une jauge de 50%.

Le jour des annonces d’Emmanuel Macron sur les dates du déconfinement, le 29 avril dernier, The Fork, plate-forme française de réservation de restaurants en ligne (ex La fourchette), a observé une hausse de 80% de la consultation sur son site internet. Dès le lendemain, le nombre de réservations avait été multiplié par dix.

Sébastien reconnaît qu’il a eu “de la chance” de connaître le patron du P’tit Bouchon pour y réserver une table tout l’après-midi, jusqu’au soir. “Je suis un habitué, j’y traîne tout le temps en temps normal”, précise au HuffPost l’éducateur sportif, qui a demandé à un collègue de le remplacer au travail, la nuit de mercredi à jeudi, pour ne pas rater une minute de cette “ambiance si particulière” propre aux terrasses de café.

Trouver coûte que coûte une place en terrasse

Théo, consultant en stratégie immobilière de 26 ans, a, lui aussi, anticipé l’affluence et réservé une table pour cinq personnes à Montmartre (Paris) dans son restaurant italien préféré. C’était il y a trois semaines, lorsque l’établissement a annoncé rouvrir le 19 mai. ”J’ai entendu tous mes amis parler de leurs réservations et j’ai compris qu’il fallait s’y prendre tôt si on voulait être sûrs de trouver une table, confie-t-il au HuffPost . Lui aussi, connaissait le patron, “un ami”. “Je pense que ça a aidé”.

Pour ceux qui s’y sont pris trop tard, la tâche a été plus complexe, comme pour Manon, étudiante en philosophie de 25 ans. Si tous les bistrots et restaurants n’acceptent pas les réservations, selon la logique du “premier arrivé, premier servi”, la jeune femme a, elle, préféré “assurer ses arrières”, et trouver “coûte que coûte” une place en terrasse, en amont. “C’était très pénible, j’ai dû appeler pas mal de restaurants avant d’en trouver un qui acceptait de réserver une table. Les autres étaient soit complets, soit sans réservation”, souffle la Parisienne. Pas question, donc, de se faire avoir une deuxième fois: à l’avenir, elle qui d’habitude “ne réserve jamais”, s’y prendra toujours ”à l’avance” pour tous les autres moments qu’elle partagera avec des amis en terrasse.

Un quart d'heure après la fin du discours, ça a commencé à sonner Julien, patron du P’tit Bouchon

Une tactique nécessaire, à en croire certains restaurateurs, débordés d’appels depuis l’annonce de la réouverture. “Un quart d’heure après la fin du discours, ça a commencé à sonner. On est presque complets tous les matins et tous les soirs pendant une semaine”, confirme Julien, patron du P’tit Bouchon auprès du HuffPost, qui précise que s’ils ne réservent pas, les clients risquent de ne pas trouver de place. Pour faire face à l’affluence, ce restaurateur compte néanmoins organiser des roulements, afin d’accueillir “le plus de monde possible”.

De son côté, Christophe, le chef du restaurant gastronomique 2 étoiles au guide Michelin La Maison d’à Côté, situé à Blois (Centre-Val de Loire), est, lui aussi, débordé de demandes depuis l’annonce du calendrier de déconfinement, autant par téléphone que sur son site internet. “On prend des réservations 24 heures sur 24. En deux jours, tout était plein”, se réjouit-il. Certains clients ont même posé des jours de congés pour venir profiter d’un déjeuner dans son établissement. Difficile, alors, de cacher sa légère crainte de ne pas être à la hauteur face à l’engouement: “C’est stressant, il faut avoir un œil sur tout, le site, les réseaux sociaux, le téléphone, en permanence.”

Dans l’hôtel-restaurant Le Chateaubriand, à Saint-Malo, certains clients ont rusé pour s’assurer une place en terrasse. ”Un couple a réservé une chambre la journée dans l’hôtel alors qu’ils habitent à Saint-Malo même, pour être certains de s’asseoir à la table du restaurant, à midi”, s’amuse Jean-Philippe Roy, patron du Chateaubriand, qui ne prend pas de réservations pour les clients qui ne logent pas dans l’hôtel. “Nous avons beaucoup de demandes mais nous préférons attendre que les choses se calent avant d’accepter les réservations. Il faut trouver le bon équilibre entre sécurité et convivialité”, pointe celui qui a pris pour seule réservation hors hôtel, un mariage de vingt-cinq personnes en terrasse, ce vendredi. “On sent la frénésie dans les échanges avec les clients,”, jubile-t-il.

Clients et restaurateurs jubilent d’impatience

Nul doute que l’enthousiasme sera au rendez-vous pour ce premier jour de réouverture, autant du côté des restaurateurs que des clients. “Rattraper le temps perdu et retrouver la vie d’avant, c’est bien ce qui a poussé Sébastien à réserver une table au P’tit Bouchon jusqu’au soir. “J’ai peur d’un quatrième confinement, concède-t-il, alors je me presse”. Pour Manon, il s’agit également “de lancer 2021” avec les personnes qu’elle aime le plus, “de marquer le coup, la fin d’une période”. Quant à Théo, il pense tous les jours au plaisir de “retrouver les gens à l’extérieur” et a même noté symboliquement le rendez-vous sur son agenda. “Même s’il pleut, j’irai, ce n’est pas ça qui va m’arrêter”, poursuit le jeune homme.

Même entrain chez certains patrons de bars, de bistrots et de restaurants qui, eux non plus, ne craignent pas les aléas de la météo. “La pluie ne me fait pas peur, je sais que les clients seront là”, rit Julien, du P’tit Bouchon. S’il sait qu’avec la jauge de 50% imposée et les mesures de distanciation sociale, son chiffre d’affaires ne sera pas très élevé, il s’en moque. “ Ce qui compte, c’est de retrouver les clients, de renouer avec la vie d’avant”. Christophe, qui a continué à travailler sur des plats inédits pendant toute la période du confinement et même embauché de nouveaux employés pour préparer la réouverture, se dit “prêt”: ”On a tous hâte de ce grand moment. C’est comme revivre une première ouverture”.

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    Quelle météo pour le 19 mai et le déconfinement des terrasses?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 17 May, 2021 - 15:05 · 2 minutes

CORONAVIRUS - Dans l’air du temps. À 48 heures d’une nouvelle étape de déconfinement qui prévoit notamment la réouverture des terrasses et un couvre-feu repoussé à 21 heures , certains guettent les cieux, mi-téméraires, mi-inquiets.

Après sept mois de fermeture pour cause de pandémie de Covid-19 , les retrouvailles avec le café ou le déjeuner en terrasse pourraient néanmoins se voir chambouler par la persistance de la pluie. Tout du moins seulement sur une partie du territoire puisque les bonnes nouvelles n’arrivant jamais seules des éclaircies devraient se frayer un chemin.

“En matinée, on prévoit un axe d’averse entre la Normandie, les Hauts-de-France, et le bassin parisien. Ensuite cette perturbation instable se décalera sur tout le quart nord-est, jusqu’au Rhône-Alpes, où il faudra garder le parapluie toute la soirée”, prévient François Jobard, prévisionniste chez Météo France, contacté par Le HuffPost . Il pourra même neiger en fin de journée à plus de 1600 mètres.

La météo de mercredi matin

La météo du 19 mai en France, le matin

De fait, si cela risque de complique r les déjeuners en terrasse, les flâneurs normands et parisiens de la fin de l’après-midi auront plus de chance. “Pour la Normandie et l’île-de-France, après ce passage plus marqué en matinée, vous retrouvez normalement des éclaircies à la mi-journée, avec encore un petit risque d’averse qui s’effacera complètement le soir aux. Si bien qu’à partir de 18heures ça sera un temps sec. Avec un soleil qui se couche à 21h30, ça laisse de quoi profiter de la soirée”, précise encore François Jobard. Rappelons que le couvre-feu sera décalé à 21 heures à partir de ce mercredi.

La météo de mercredi après-midi

La météo du 19 mai en France, l

Les plus chanceux de cette journée de déconfinement restent les habitants de la Bretagne, du Sud-ouest, de Paca et de Corse. “ll y aura beaucoup de soleil mais aussi beaucoup de vent”, précise le prévisionniste.

Côté température, si la façade ouest et le quart sud-est continueront de profiter de conditions clémentes avoisinant les 20°degrés, pour le reste du territoire, il faudra en revanche continuer à bien se couvrir. “On attend une moyenne de 16 degrés au nord au milieu de la journée. Pour une normale de 19/20 à cette époque. Ca reste frais”, détaille François Jobard.

La météo de mercredi soir

La météo du 19 mai en France, en soirée

Des conditions météorologiques qui obligeront donc les téméraires à se munir d’un parapluie et d’un pull bien chaud: selon les termes du protocole sanitaire , les terrasses doivent rester ”à l’air libre”, et ne peuvent pas être ”à la fois closes et couvertes”. Tout cloisonnement latéral empêchant le “renouvellement de l’air naturel” ou bâche pour protéger les clients de la pluie, sont proscrits.

La bonne nouvelle toutefois pour les habitants du quart nord-est, c’est que la journée de jeudi s’annonce idéale. “Au niveau national, ce sera la journée la plus douce de la semaine après presque pas d’averse, moins de vent et des températures qui tendent plutôt à s’adoucir”, ajoute le prévisionniste.

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