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    Cette proposition de loi au Sénégal inquiète la communauté LGBT+

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 December - 20:50 · 1 minute

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LGBT+ - Un groupe de députés au Sénégal a déposé mercredi une proposition de loi visant à renforcer la répression de l’ homosexualité dans ce pays d’ Afrique de l’Ouest à majorité musulmane.

La proposition de loi est portée par les députés Mamadou Lamine Diallo, Cheikh Bamba Dièye, Aliou Souaré et Moustapha Guirassy, tous de l’opposition parlementaire.

Elle vise à modifier l’alinéa 3 de l’article 319 du code pénal pour punir “d’une peine de cinq à dix ans d’emprisonnement ferme et d’une amende d′1 million à 5 millions FCFA (1.500 à 7.625 euros) sans possibilité d’accorder des circonstances atténuantes quiconque aura été reconnu coupable d’actes contre nature”.

Une proposition “recevable”?

L’article que les députés cherchent à modifier stipule dans sa version actuelle que “sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs (152 à 2.286 euros), quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe”.

“Le bureau de l’Assemblée nationale va se réunir prochainement pour se prononcer sur la recevabilité” de la proposition, a dit le député Mamadou Lamine Diallo au cours d’une conférence de presse mercredi à Dakar.

Il a précisé que le collectif “And Samm Jikko” (Ensemble pour la sauvegarde des valeurs, en wolof) fondé par l’ONG islamique Jamra, à l’origine de cette proposition de loi, est composé “d’associations sénégalaises de tous bords qui ont pris leurs responsabilités”.

Le 23 mai, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés à Dakar pour demander au gouvernement d’adopter avec “urgence une loi criminalisant l’homosexualité”.

À voir également sur Le HuffPost: Le premier mariage pour tous a été célébré il y a 20 ans au Pays-Bas

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    La Belgique veut retirer les genres féminins et masculins des cartes d'identité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 December - 11:20 · 1 minute

La carte d

INTERNATIONAL - Petite carte mais grand changement. Plusieurs médias belges ont rapporté ce mardi 20 novembre que le gouvernement outre-quiévrain voulait faire disparaître la référence de genre féminin ou masculin sur ses cartes d’identité, selon une note politique pour 2022 soumise à la Chambre des représentants.

Cette mesure répond à l’annulation de certaines dispositions de la loi transgenre -qui permet notamment de changer l’enregistrement du sexe et du prénom sans raison médicale- par la Cour constitutionnelle.

Ces dispositions ont été jugées déraisonnablement contraignantes et donc discriminatoires en 2019. Le problème reposait principalement sur le maintien de seulement deux catégories pour qualifier une personne, femme ou homme.

Une mise en oeuvre rapide

Le gouvernement a d’abord envisagé d’ajouter un genre “X” , relaye la RTBF, avant finalement d’opter pour le retrait pur et simple de cette mention jugée personnelle qui avait fait son apparition en 2003 dans le pays. Le genre restera toutefois indiqué dans le registre national belge.

“Dès que les derniers aspects techniques seront clarifiés, nous souhaitons mettre cela en oeuvre rapidement”, a assuré dans De Standaard Jessika Soors, la porte-parole de Sarah Schlitz, Secrétaire d’État à l’égalité des genres et des chances et à la diversité. Parmi les points à régler, l’impact de cette décision pour les voyageurs belges et la distribution de ces nouvelles cartes.

Cette décision a déjà été prise en 2020 par les Pays-Bas , qui jugeaient cette mention inutile. Là-bas, le genre devrait disparaître des cartes d’ici à 2024. Les cartes d’identité allemandes n’affichent pas non plus le genre.

À voir également sur Le HuffPost: “Ma mère est revenue vers moi”: Comment la vie d’Olivia Ciappa a changé avec sa transition de genre

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    "Il est elle" sur TF1, un film sur une ado trans important mais "pas militant"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 1 November - 17:04 · 4 minutes

Andréa Furet dans le rôle d

TÉLÉFILM - “Au-delà d’un acte militant, le film raconte l’histoire incroyable d’une famille qui explose”, déclare Clément Michel, réalisateur du téléfilm Il est Elle , diffusé ce lundi 1er novembre sur TF1 . Avec l’actrice Andréa Furet, ils se sont livrés au HuffPost sur leurs volontés et leurs ressentis dans la création de ce film, le premier à aborder la question de la transition des personnes transgenres sur la Une.

Librement inspiré de Barricades , la bande dessinée de Charlotte Bousquet et Jaypee, Il est Elle raconte l’histoire d’Emma (Andréa Furet). Mal dans sa peau, elle grandit avec le prénom Julien tout en s’étant toujours sentie fille. Elle décide de l’annoncer à ses parents, joués par Odile Vuillemin et Jonathan Zaccaï . La nouvelle secoue la famille, qui se déchire sur l’accompagnement d’Emma dans sa transition.

“Un heureux hasard”

Il est Elle parle avec bienveillance de la transition des personnes trans, pour qui le genre qui leur a été assigné à la naissance ne correspond pas au genre qu’ils ressentent, qui forme leur identité intime. Mais si la thématique abordée dans le téléfilm est aujourd’hui un sujet de société, Clément Michel confie que ce n’est “pas un film militant”.

Celui qui n’a pas écrit le scénario raconte avoir avant tout été “plongé dans cette histoire, sans rien connaître du sujet”. Un thème qui est “un heureux hasard” pour Clément Michel mais également pour Andréa Furet puisque l’actrice de 19 ans n’a pas cherché à tout prix un rôle qui fasse écho à son histoire. “Je ne sais pas si c’est le destin ou le hasard”, assure-t-elle.

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Jeune comédienne, Andréa Furet a récemment obtenu le Prix d’interprétation féminine au Festival de Luchon pour son rôle dans Il est Elle . Elle-même transgenre, Andréa Furet a entamé sa transition à la fin de son adolescence.

Mais ce n’est pas pour cette raison qu’elle a été choisie pour le rôle. Clément Michel nous précise: “Je l’ai choisie non pas en fonction de ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle fait”. Une initiative que salue Andréa Furet, même si, pour elle, il est important de “laisser ce genre de rôle à des personnes concernées”. Et de confier qu’aujourd’hui elle souhaite être reconnue comme une comédienne femme et non pas catégorisée comme une actrice trans: “Trans n’est pas mon métier”.

“Informer, émouvoir et bouleverser”

Il est Elle raconte l’histoire de la transition d’Emma, mais dépeint également l’angoisse de sa mère, la peur de son père et la colère de sa sœur face à sa décision. Le film, présenté en deux parties, inscrit les personnages dans un petit village, où la question de la transidentité n’est pas commune. Il pose la question: comment comprendre quand il n’existe pas de modèle auxquels se référer?

Mais le film n’est pas “une histoire qui plombe”. Clément Michel indique avoir voulu apporter de la légèreté “en s’amusant avec les collégiens et les lycéens”, et ajouter “des pointes heureuses”. Andréa Furet a également été séduite par cette vision “teenage, high school”, où se mêlent histoires d’amour et groupe de rock .

Andréa Furet et Maxence Danet-Fauvel pour le téléfilm

Il est Elle porte un message fort de tolérance. Diffusé sur TF1 à une heure de grande écoute, le téléfilm est destiné à être regardé par plusieurs millions de téléspectateurs. “Je trouve ça génial que TF1 ait voulu s’emparer de ce sujet”, assure le réalisateur. Lui comme Andréa ont pleinement conscience de l’impact que peut avoir Il est Elle .

Transmettre un message sur les personnes trans n’est pas la raison première de leur implication dans la création du film. Mais Andréa Furet nous dit avoir tenté de “défendre au mieux cette thématique, informer, émouvoir, bouleverser les gens et aider les personnes dans cette situation pour les pousser dans leur démarche”.

Interrogée sur les réactions que le téléfilm pourrait engendrer, Andréa Furet nous confie être sereine, et ne pas appréhender. Clément Michel déclare quant à lui que le film “est là où il fallait qu’il soit”.

À voir également sur Le HuffPost: “Buzz l’Éclair”, spin-off de “Toy Story” se dévoile en bande-annonce

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    Naomi Osaka, Megan Thee Stallion et Leyna Bloom en Une de "Sports Illustrated" et c'est historique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 20 July, 2021 - 09:40 · 2 minutes

MAGAZINE - Le “Girl Power” s’exprime aussi dans le sport. Le magazine américain “ Sports Illustrated ” vient de dévoiler, ce 19 juillet, les 3 couvertures de son numéro pour l’été 2021. On y voit la mannequin Leyna Bloom , la joueuse de tennis Naomi Osaka mais aussi la chanteuse américaine Megan Thee Stallion .

Une couverture 100% féminine pour un numéro historique. En effet, Megan Thee Stallion est la première rappeuse à figurer sur la couverture du magazine. Elle est également la deuxième chanteuse à y apparaître après Beyoncé , qui avait été la première en 2007. L’interprète de “Body” a d’ailleurs posté la Une du magazine sur son compte Instagram : “Cela signifie énormément de choses pour moi d’être sur cette couverture. Un rêve devenu réalité”, écrit-elle en légende de sa publication.

Une première star transgenre en couverture

La rappeuse américaine n’est pas la seule à être surprise. “Sports Illustrated” publie sa première couverture avec une femme transgenre, la mannequin et actrice Leyna Bloom. Elle est également la première transgenre de couleur à apparaître dans les pages du magazine. La première était la mannequin Valentina Sampaio en juillet dernier, qui n’était toutefois pas apparue en Une du numéro.

Sur Instagram, Leyna Bloom n’a pas hésité à commenter la couverture historique sur laquelle elle apparaît en maillot de bain une pièce: “Nous méritons ce moment, nous avons attendu des millions d’années pour nous montrer en tant que survivantes et être regardées comme des humains à part entière”, écrit-elle. La star n’a pas non plus oublié d’où elle vient, en parlant des “ballroom” de New York : “Ce moment historique est important pour les filles comme nous, car il nous permet de vivre et d’exister”.

Première athlète noire en Une

Après avoir quitté le tournoi de Roland-Garros à cause de son refus d’assister aux conférences de presse , la joueuse de tennis Naomi Osaka revient en force. Elle devient la première athlète noire à faire la couverture du magazine. Qualifiée de “l’une des meilleures athlètes du monde” par la rédactrice en chef de “Sports Illustrated”, la quadruple championne du Grand Chelem devra redoubler d’efforts pour décrocher des médailles lors des Jeux olympiques qui se passeront dans son pays natal, à Tokyo.

Les fans de la sportive n’ont pas hésité à la féliciter sous son post Instagram : “Magnifiques photos. Je suis fière de ce que tu as accompli sur le court de tennis, mais aussi en dehors. Tu es une jeune femme phénoménale”, écrit une de ses followers. D’autres ont néanmoins rappelé qu’elle n’avait pas voulu s’adresser à la presse dernièrement pour des raisons de santé mentale : “C’est magnifique, mais très contradictoire par rapport à sa volonté de ne pas avoir affaire aux médias”, commente l’un d’entre eux.

À voir également sur Le HuffPost: À l’Open d’Australie, ce papillon vole la vedette à Naomi Osaka

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    En Floride, le gouverneur interdit le sport scolaire aux femmes transgenres

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 June, 2021 - 07:32 · 2 minutes

ÉTATS-UNIS - Le gouverneur républicain de la Floride, Ron DeSantis, a signé mardi 1er juin une loi interdisant aux femmes et aux filles transgenres de participer à des compétitions féminines sportives dans des établissements publics. “Nous pensons qu’il est essentiel de préserver l’intégrité de ces compétitions”, a déclaré Ron DeSantis en signant la nouvelle loi, au moment où débute aux États-Unis le “ mois des fiertés ”, qui célèbre chaque année les droits des personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles et transgenres (LGBTQ).

“En Floride, les filles vont pratiquer des sports de filles, et les garçons des sports de garçons”, a-t-il assuré. “Nous allons nous baser sur la biologie et non pas sur l’idéologie quand il s’agit de faire du sport”, a-t-il poursuivi comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus . La mesure, qui entrera en vigueur le 1er juillet, impose aux filles et aux jeunes femmes d’indiquer leur sexe biologique, à l’aide de leur certificat de naissance, pour s’inscrire dans une équipe.

“Effroyable”, a réagi sur Twitter l’élu démocrate local Carlos Smith , qui se revendique homosexuel et latino. “Cela nourrit la transphobie et met en danger des enfants vulnérables sans raison”, a-t-il ajouté. “Les enfants transgenres sont des enfants; les filles transgenres sont des filles. Comme tous les enfants, elles méritent l’opportunité de faire du sport avec leurs amis et de faire partie d’une équipe”, a commenté Alphonso David, président de l’association de défense des droits des personnes LGBTQ The Human Rights Campaign. L’organisation a fait part de son intention de contester l’adoption de cette loi devant les tribunaux.

La Floride devient le dernier État en date à prendre ce type de mesures, des textes comparables ayant été introduits ces derniers mois dans une vingtaine d’États républicains. En parallèle, plusieurs États conservateurs, comme l’Arkansas, ont pris des mesures pour priver les mineurs transgenres des traitements hormonaux nécessaires à leur transition. Le président américain Joe Biden s’est positionné sur le sujet, promulguant au premier jour de son mandat un décret visant à “prévenir et combattre les discriminations sur la base de l’identité de genre ou l’orientation sexuelle”. En Californie, Caitlyn Jenner (candidate pour le post de gouverneure) s’était fermement opposée en public à l’inclusion des jeunes filles trans dans le sport féminin.

À voir également sur Le HuffPost: Les conseils de Lexie, militante trans, pour s’adresser correctement à une personne trans

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    Quand les enfants transgenres avaient moins besoin de psychologues que les psychologues eux-mêmes - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 17 May, 2021 - 08:45 · 11 minutes

ujourd’hui, le sexe d’assignation peut être renégocié, afin d’éviter le désastre imaginaire consistant à se sentir appartenir de l’autre sexe avec l’obligation de le taire ou de le vivre de façon honteuse, pénible, par des voies détournées et taxées de perverses. Il y a une ouverture. Nous sommes à l’aube d’une reconnaissance pleine et entière de la question <a href=transgenre, à la lisière de tous les mystères de notre identité d’être humain, entre masculin et féminin, entre omnipotence et vulnérabilité." data-caption="ujourd’hui, le sexe d’assignation peut être renégocié, afin d’éviter le désastre imaginaire consistant à se sentir appartenir de l’autre sexe avec l’obligation de le taire ou de le vivre de façon honteuse, pénible, par des voies détournées et taxées de perverses. Il y a une ouverture. Nous sommes à l’aube d’une reconnaissance pleine et entière de la question transgenre, à la lisière de tous les mystères de notre identité d’être humain, entre masculin et féminin, entre omnipotence et vulnérabilité." data-rich-caption="ujourd’hui, le sexe d’assignation peut être renégocié, afin d’éviter le désastre imaginaire consistant à se sentir appartenir de l’autre sexe avec l’obligation de le taire ou de le vivre de façon honteuse, pénible, par des voies détournées et taxées de perverses. Il y a une ouverture. Nous sommes à l’aube d’une reconnaissance pleine et entière de la question transgenre, à la lisière de tous les mystères de notre identité d’être humain, entre masculin et féminin, entre omnipotence et vulnérabilité." data-credit="Vladimir Vladimirov via Getty Images" data-credit-link-back="" />

LGBT - Alors que certains psychologues rétrogrades alertent sur “l’épidémie de transgenres ” qui sévit dans le pays, il me semble important de revenir aux fondamentaux de la psychanalyse. Nos patients nous rappellent tous les jours que leurs symptômes sont ancrés dans les normes sociétales en vigueur, qu’ils changent au gré des injonctions extérieures. Ainsi, n’en déplaise à une cohorte de psys dépassés, les lignes bougent en matière de sexuation symbolique, dans un dépassement de plus en plus manifeste du code binaire, qui pareil au code noir, a induit des comportements limitants, aveugles, parfois tout à fait tyranniques. Hétéro/Homo, Actif/Passif, Homme/Femme…

Toutes ces constructions mentales tendent à décliner, emportant avec elles la suprématie du patriarcat et ces effluves machistes. Aujourd’hui, le sexe d’assignation peut être renégocié, afin d’éviter le désastre imaginaire consistant à se sentir appartenir de l’autre sexe avec l’obligation de le taire ou de le vivre de façon honteuse, pénible, par des voies détournées et taxées de perverses. Il y a une ouverture. Nous sommes à l’aube d’une reconnaissance pleine et entière de la question transgenre , à la lisière de tous les mystères de notre identité d’être humain, entre masculin et féminin, entre omnipotence et vulnérabilité. Vice-Président de PsyGAY.e.s, association regroupant des psys de toutes les obédiences et visant à accueillir inconditionnellement la parole des LGBTQIA+ , j’ai choisi d’illustrer la pensée de cette tribune par un cas clinique, rencontré dans mon cabinet libéral, qui sera, je l’espère, capable d’inviter à la réflexion, ces psys défensifs, parlés par la norme patriarcale, et surtout désireux de camper sur leur éducation, leurs certitudes, plutôt que sur leur analyse.

Aujourd’hui, le sexe d’assignation peut être renégocié

Samuel (le prénom a été changé) est un garçon de onze ans qui me consulte juste après la diffusion du documentaire d’Arte, “Petite fille”. Ses parents ont d’abord contacté le standard de PSYgay.es et ont été orientés vers moi, ces derniers habitant dans les Hauts-de-Seine.

Ils viennent tous les deux, un mercredi après-midi, avec un Samuel extrêmement mature pour son âge, s’exprimant dans un français châtié, une diction impeccable, autour de son désir de “ devenir une fille ”.

Samuel est face à moi; il est assis au milieu de ses deux parents, à l’écoute, souriants, visiblement détendus. Comme leur fils. “Je me suis toujours senti fille, j’ai attendu un peu pour en parler. Mais maintenant, je suis sûr de ce que je veux. Il n’y a donc plus du tout de problème”. Voilà comment cette consultation, la première, débute. Samuel me fait part d’une sorte de dénouement intérieur avant même de m’avoir parlé de lui et de sa jeune vie. À ce sujet, je ressens que du haut de ses onze ans, ce patient a écumé bien des pensées pour en arriver à ce constat. Il ne serait pas capable de s’exprimer avec un tel aplomb, une telle confiance, si ces choses étaient plaquées; ou pire, induites par la demande parentale.

Je choisis justement de ne pas me tourner vers les parents, lesquels me sollicitent pourtant fortement de leur regard.

“Et à onze ans, quelle expérience as-tu des filles et des garçons?

Je sais que je suis une fille, car je ne me suis jamais senti garçon. Pendant longtemps, j’ai essayé d’en être un. J’ai fait des efforts…

Des efforts pour qui?”

Samuel se retourne vers son père et lui sourit. Celui-ci lui prend la main et acquiesce d’un hochement de tête. L’enfant marque un long silence.

“Des efforts pour ma famille.

Ta famille voulait que tu sois un petit garçon?

Oui, je pense qu’elle voulait mon bonheur…

La mère, visiblement émue, interrompt Samuel.

On veut encore ton bonheur, mon chéri.”

J’ai trouvé cette rectification extrêmement heureuse venant du parent. En effet, j’entends souvent dans les cures de parents d’enfants homosexuels ou transgenres: “Je voulais un enfant normal, car la norme, c’est le bonheur”. L’injonction normative vient justifier le tourment familial. Le parent peut alors regretter que son enfant soit homosexuel ou transgenre sans lui retirer son amour, en mettant son homophobie ou sa transphobie sur le compte du souci que sa progéniture soit “la plus heureuse possible”. Or, dans ce cas clinique, l’injonction normative a laissé place à une dynamique parentale attentive aux mouvements psychiques de l’enfant pris dans sa singularité.

“Nous ne voulions pas tomber dans le piège du “qu’en dira-t-on”. J’ai un frère trisomique et je sais très bien comme les gens sont cons et irrespectueux, m’expliquera le père.”

L’injonction normative vient justifier le tourment familial

Là encore, j’entends que les parents de Samuel refusent l’épinglage normatif visant à souffrir d’une différence, quelle qu’elle soit. La trisomie de l’oncle de Samuel avait permis au père de dépasser le seuil de la honte avant même de s’être confronté à l’identité de son propre fils. Ainsi, la stigmatisation dont il avait souffert (“Tu es le frère d’un triso”, avait-il longtemps entendu dans la cour de récré) servait de coupe-feu à la crainte du “qu’en dira-t-on”. Pour ainsi dire, la revendication de Samuel s’inscrivait sur le même chemin d’émancipation de la norme sociale, réclamant encore une sorte d’exigence éthique, par-delà les représentations normatives.

Et tu veux devenir une fille comment? Je veux dire jusqu’où?...

Je veux prendre un traitement hormonal le plus tôt possible.

Déjà?

Oui. Je ne veux pas que ça prenne du temps…”

Je suis peut-être psychanalyste gay, mais je n’en suis pas moins cisgenré et finalement assez effracté par la question transgenre, surtout quand elle concerne des enfants de onze ans. Je choisis assez spontanément de ne pas cacher mes résistances à mon jeune patient, de ne pas faire semblant en ce qui concerne mes questions de temporalité, d’opération chirurgicale, de prise hormonale, quitte à utiliser des formules maladroites, quitte à ne pas être au clair avec mes propres pensées. Je crois que le plus important est que le patient et sa famille sentent un engagement authentique de ma part, une dynamique transférentielle au service d’un éclaircissement, non d’un dogme (dans un sens ou dans l’autre). À ce moment-là, par exemple, je sais que l’usage du mot “fille” ou du mot “garçon” relève déjà d’une binarité que nous pourrons remettre en question plus tard avec Samuel, mais ce champ lexical me vient machinalement. Hésiter, contourner ces choses reviendrait à lui transmettre un malaise qui n’a pas lieu d’être, qu’il s’échine par ailleurs lui-même à dépasser.

La mère de Samuel m’interpelle:

“Pensez-vous que cela soit trop tôt pour le traitement?

Je n’ai pas dit ça. Je me demande juste si Samuel s’est assez ”éprouvé en garçon” pour avoir la certitude de vouloir devenir une fille, comme il vient de nous le formuler.”

L’enfant est sûr de lui:

“Oui, je vous ai dit que c’était sûr.”

Je poursuis:

“Et à l’école, comment ça se passe?

Bah, bien…

Il n’y a pas de moquerie des autres enfants…

Pourquoi?

Je ne sais pas… Ils ne te disent pas que tu es trop ceci, pas assez cela?…

Non! Jamais…”

Samuel n’est pas excessivement féminin. Aucun camarade, à ses dires, ne lui ferait de remarque sur son physique ou sa voix. Or, à onze ans, il semble avoir déjà pensé la question de sa transition de longues années, comme s’il avait eu, en latence, depuis sa naissance, ce que les psychiatres appellent aujourd’hui, en se référant au DSM, une “dysphorie de genre”.

De quel féminin parle-t-on exactement? Et de quel masculin d’ailleurs?

Samuel instaure un trouble en moi, à mesure que cette première séance se déroule. Pourquoi veut-il absolument quitter le genre auquel il a été assigné à la naissance s’il n’est précisément pas identifié à un genre particulier, si le regard de l’autre ne l’épingle pas à un stigmate?

Souvent, en ma qualité de psychologue LGBTQIA+, j’ai considéré que la souffrance identitaire des minorités sexuelles dans l’enfance et l’adolescence (dans le premier regard de cet environnement normatif) était telle qu’un changement de genre, quand celui-ci est désiré par le sujet, était préférable à un tel supplice. En quelque sorte, il pouvait mettre un terme à un supplice symbolique imaginaire en deux temps: l’affirmation de soi (la subjectivation de son genre dans son propre discours à l’endroit de son entourage, ses parents au premier chef) et la transformation physique (le renoncement à son genre d’origine par la prise d’hormones et/ou des opérations chirurgicales). Mais le cas de Samuel me permit également de comprendre que la violence de l’environnement immédiat n’était pas toujours le détonateur d’une telle décision, intime s’il en est.

J’eus le réflexe dans la deuxième partie de la séance d’aller questionner ce fameux “désir de la mère”, en pensant à ce postulat psychanalytique selon lequel l’enfant vient souvent répondre à une demande maternelle inconsciente en adoptant un certain type de comportement ou en s’en défendant à outrance. Or, là encore, je ne pus que constater l’extrême souplesse psychique de cette femme, elle-même en analyse depuis de longues années, qui put tout à fait, devant son fils, évoquer ses représentations du masculin et du féminin, son regret de ne pas avoir été un garçon, mais sa joie d’être une femme, son envie de s’inscrire dans un féminisme radical, mais son admiration sans bornes envers son mari, “qui n’a rien d’un macho”… Tout, dans son propos, permettait à Samuel de s’arrimer à un genre, à un autre, ou à revendiquer sa non-binarité.

Quant au père de l’enfant, bien que moins aguerri à ce type de réflexions, il avait également un raisonnement adapté à ce sujet, en faisant part, entre autres, de son souhait d’avoir “un fils libre d’aimer ce qu’il veut et qui il veut”. Il affirma, en souriant, qu’il n’avait jamais rêvé d’un garçon footballeur ou rugbyman, alors que lui-même était féru de ballon rond et ovale. À ce sujet, Samuel m’expliqua presque immédiatement après qu’il aimait beaucoup le football… Mais le football féminin. Il lut sans doute ma grande surprise dans mon regard.

“Et puis-je te poser une question, Samuel?

Oui.

As-tu déjà une préférence entre les filles et les garçons?

Je savais que vous alliez me la poser, cette question. Non, je n’ai aucune préférence. J’aime vraiment les deux. Allez, peut-être une légère préférence pour les filles…

Tu es donc une fille au fond de toi, une fille qui préfère les filles?

On peut dire ça.”

Les parents de Samuel caressèrent chacun à leur tour, la tête de leur enfant tendrement après cette nouvelle affirmation souriante. Au terme de cet entretien clinique, je revis Samuel deux fois encore. À chaque fois, il fut question pour lui de réitérer son vœu de prendre des hormones le plus tôt possible. Il me parla de ses frasques scolaires, de sa passion pour l’équitation, des caprices de sa sœur aînée… Il y avait une véritable adaptation, qui ne me paraissait pas masquer une quelconque carence ni défaillance narcissique. Le projet de transition, verbalisé et intégré tant sur le plan individuel que familial, structurait la pensée de Samuel, lui donnant une assise et un sens profond. Il n’avait pas besoin de psychologue!

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    Caitlyn Jenner met les pieds dans le débat sur les sportives trans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 May, 2021 - 13:06 · 9 minutes

Caitlyn Jenner, candidate au poste de gouverneure en Californie, s

TRANSIDENTITÉ - De l’autre côté de l’Atlantique, c’est un sujet brûlant. Plusieurs États américains veulent interdire aux femmes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines . En Californie, une cour d’appel fédérale a examiné ce mardi 4 mai le recours de l’État de l’Idaho et de deux jeunes athlètes féminines cisgenres visant à rétablir une loi adoptée début 2020 par les élus républicains de cet état conservateur qui prévoit d’empêcher les étudiantes transgenres de participer aux épreuves féminines dans le sport scolaire et universitaire.

Quelques jours plus tôt, l’ancienne athlète de haut niveau, Caitlyn Jenner, icône transgenre et candidate au poste de gouverneure en Californie, s’était publiquement opposée à l’inclusion des jeunes filles trans dans le sport féminin à l’école. “C’est une question d’équité”, avait lancé à un journaliste la marathonienne républicaine, s’attirant par là même une pluie de critiques aux États-Unis.

“Un discours courant dans le milieu du sport”

Pour justifier cette prise de position, les opposants à l’inclusion des femmes trans dans les sports de compétition invoquent régulièrement les “avantages physiques” dont elles bénéficieraient.

“Les hommes ont naturellement des avantages athlétiques sur les femmes et leur identification (à un autre genre, NDLR) ne change rien au fait qu’ils ont en moyenne une plus grande force physique, une plus grande vitesse et une plus grande endurance, a ainsi assuré Christiana Holcomb, avocate de l’organisation chrétienne conservatrice Alliance Defending Freedom, qui soutient les deux jeunes sportives cisgenres qui ont contesté en appel le blocage de la loi dans l’Idaho.

Des arguments contestés par certains chercheurs. “C’est un discours courant dans le milieu du sport, estime Lucie Pallesi, doctorante en STAPS à l’université Paris-Saclay et autrice d’une thèse sur la transidentité et le sport de compétition qui évoque des “pseudo-arguments scientifiques sans fondements”. Pour cette dernière, les records des sportifs masculins s’expliquent plutôt par des raisons sociales que biologiques.

“Tous les records olympiques sont le fait d’hommes, reconnaît la socio-historienne du sport Anaïs Bohuon. Mais ces records s’inscrivent dans une histoire et ne sont pas la résultante de quelque chose de naturel”.

Elle rappelle ainsi que les femmes ont historiquement été “limitées à certaines pratiques sportives qui ne sollicitaient pas la robustesse et la force, mais plutôt la grâce et l’élégance” dans le but, notamment de ne “pas mettre en danger leurs organes reproducteurs”. Résultat: les femmes ont “un siècle de retard sur les hommes”.

“Aucune preuve (...) que des femmes trans ont écarté des femmes cisgenres”

“Il est évident que quand on demande aux grandes joueuses de tennis de faire deux sets plutôt que trois comme les hommes, ou quand les poids, les distances sont allégés et réduits, elles ne vont pas s’entraîner ou se muscler de la même manière et n’auront pas la même endurance”.

Et d’abonder: “Un avantage physique dans le monde du sport est indéfinissable. Outre l’aspect génétique et physiologique qui entre forcément en compte, personne ne le nie, il y a aussi tout un ensemble de facteurs qui peuvent jouer comme la socialisation ou les composantes familiales, environnementales ou économiques. Mais c’est un ensemble indissociable.”

Un avis partagé par le professeur de civilisation américaine à l’Université de Rouen et spécialiste de l’histoire du sport Peter Marquis qui confirme “qu’on ne sait pas expliquer la performance sportive”.

“Certes en moyenne les femmes ont moins de muscles et sont moins rapides, mais ce ne sont pas les moyennes qui font les performances”, ajoute-t-il, estimant que “le sport moderne, né au XIXe siècle, repose sur une vision sexiste de l’humanité”. Pour lui, ce qui explique le mieux ces différences pourrait être “l’investissement financier”, en référence à l’argent investi pour les compétitions masculines en comparaison avec les féminines.

Au sujet des athlètes trans précisément, le professeur assure d’ailleurs qu’il “n’existe par exemple aucune preuve scientifique ou statistique que des femmes trans aient écarté des femmes cisgenres”.

“Au niveau élite, les championnats du monde, les compétitions olympiques... les sportives transgenres ne remportent pas plus” de médailles, balaie auprès de l’ AFP Éric Vilain, expert auprès du Comité international olympique.

“Il y a énormément de facteurs qui entrent dans la fabrique d’un athlète, détaille ce professeur de génétique humaine. Une athlète transgenre qui va faire du basket sera en moyenne plus grande donc ça peut être un avantage, mais en gymnastique elle sera peut-être trop grande.”

Les conditions du CIO

Le comité olympique (CIO) s’était d’ailleurs penché sur cette question dès 2003. Dans leur rapport , les médecins du CIO se prononcent pour la participation des personnes transgenres aux compétitions sportives correspondant à leur genre vécu, sous trois conditions: que des changements anatomiques aient été réalisés, le changement de sexe à l’état civil et que les traitements hormonaux puissent être vérifiés pour “minimiser les avantages liés au genre dans les compétitions sportives”.

Ces recommandations ont ensuite évolué en novembre 2015 juste avant les Jeux olympiques de Rio, avec une spécificité: les hommes trans peuvent désormais participer sans restriction aucune aux compétitions masculines, mais les femmes trans doivent en revanche se soumettre à des tests pour prouver que leur taux de testostérone ne dépasse pas un certain seuil (10 nmol/L de sang), au moins un an avant la date de la compétition. Des règles qui auront également cours lors des Jeux de Tokyo , qui devraient se tenir du 23 juillet au 8 août 2021.

Mais la testostérone impacte-t-elle réellement la performance physique? Rien ne le prouve selon les experts interrogés par Le HuffPost .

“Il n’est pas prouvé quelle serait la molécule clé de la réussite sportive et de la performance”, assure Anaïs Bohuon. On produit plein d’autres hormones qui peuvent contribuer à un avantage physique. Il faut aussi prendre en compte le rythme cardiaque, la taille, l’élasticité musculaire, etc.”

La question du taux de testostérone est régulièrement invoquée dans le cas des athlètes hyperandrogènes, comme la Sud-Africaine Caster Semenya, interdite notamment de concourir aux Mondiaux d’athlé de Doha . Il était demandé aux athlètes hyperandrogènes de suivre un traitement pour faire baisser leur taux de testostérone afin de pouvoir concourir sur des distances allant du 400 mètres au mile (1609 m).

“Michael Phelps, le nageur américain, produit naturellement moins d’acide lactique qu’une personne lambda, ce qui lui permet de s’entraîner pendant des heures sans se sentir fatigué, notait Selaelo Mametja, de la World medical association, en mai 2019 pour le média Sciences et Avenir . Cela lui donne un avantage dans les compétitions, mais pour autant, la Fédération internationale de natation ne lui demande pas de modifier ses hormones. Nous admirons Michael Phelps pour sa singularité, pourquoi pas Caster Semenya?”.

S’il convient évidemment de ne pas confondre la situation des athlètes transgenres et hyperandrogènes, certaines questions se croisent tout de même. Pour Anaïs Bohuon, on rejette “les femmes de ces compétitions sportives pour des raisons philosophiques, parce que ça remet en cause nos définitions de la binarité et de ce que ça veut dire que d’être une ‘vraie femme’ autorisée à concourir”.

Des évolutions législatives

Si le débat est encore marginal en France, il a été abordé début mars lors de l’examen de la proposition de loi visant à démocratiser le sport. Les députés ont adopté deux dispositions en faveur de l’inclusion des personnes trans dans le domaine du sport. La première vise à réaffirmer l’égalité de l’accès à la pratique sportive, indépendamment du sexe, l’identité de genre, l’orientation sexuelle, l’origine, etc.

Le deuxième confie aux conférences régionales du sport la mission de promouvoir l’accès au sport pour les personnes trans.

Concrètement, ces conférences qui réunissent tous les acteurs impliqués dans les politiques sportives au niveau local (club, collectivité etc.) devront identifier les leviers afin de promouvoir la pratique sportive chez les trans. Par exemple en réfléchissant à la question des infrastructures, en promouvant des formes de pratiques adaptées ou en soutenant des expérimentations sur le modèle de ce que fait l’association Acceptess-T à la piscine des Amiraux, à Paris, qui veut réinitier les personnes trans au sport pour se réapproprier leur corps.

Un groupe de travail au ministère des Sports

Sollicité par Le HuffPost , le cabinet de la ministre des Sports Roxana Maracineanu assure d’emblée ne pas avoir “vocation à entrer dans les règlements sportifs et les taux (de testostérone, NDLR) qui donnent droit ou pas à des athlètes de participer à certaines compétitions”, évoquant “un sujet complexe”.

Un groupe de travail sera prochainement mis en place sur la question de l’inclusion des athlètes trans dans les compétitions sportives et réunira des parlementaires, des spécialistes médicaux, des chercheurs ou encore des associations.

Selon le ministère, il aura pour but “d’éclairer la ministre” sur le sujet avant de prendre d’éventuelles positions. “Cela pourrait conduire à la création de dispositions pour rénover le code du Sport et à des engagements forts que l’on pourrait demander aux fédérations de prendre dans un enjeu d’inclusion et de diversité”.

Le cabinet de la ministre assure toutefois que si les clubs et fédérations sont dans “l’obligation de ne pas discriminer”, le gouvernement n’est pas “compétent pour imposer aux fédérations de devoir par exemple intégrer les personnes trans dans telle ou telle équipe”.

Selon nos informations, la première réunion à ce sujet, en lien avec le ministère de l’égalité femmes-hommes d’Élisabeth Moreno, devrait se tenir le 12 mai prochain.

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    Elliot Page dénonce des lois "cruelles" visant les personnes transgenres aux États-Unis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 18 April, 2021 - 20:50 · 1 minute

TRANSGENRE - Via son compte Instagram, Elliot Page a dénoncé ce week-end comme “bouleversante, cruelle et épuisante” une vague de projets de loi visant la communauté transgenre aux États-Unis .

Les politiciens de l’Alabama et du Dakota du Nord viennent par exemple d’approuver l’interdiction pour les femmes et les filles transgenres de jouer dans des équipes sportives correspondant à leur identité de genre.

En Arkansas , il est désormais interdit aux mineurs qui ne se reconnaissent pas dans leur genre de naissance l’accès à des traitements hormonaux ou à des opérations .

L’acteur, qui s’est révélé transgenre en décembre , exhorte ses abonnés à interpeller les politiciens et à exprimer leur opposition à ces nouvelles lois.

“En regardant le mouvement de ces projets de loi attaquant les jeunes trans à travers les États-Unis, en particulier cette semaine en Floride, en Alabama, au Texas et dans le Dakota du Nord, je pense à mes frères et sœurs trans et à la douleur collective que notre communauté doit endurer pour se battre encore et encore pour notre droit d’exister”, écrit Elliot page, qui partage une photo de lui-même tenant une pancarte indiquant “Protégez les enfants trans”.

“Ces lois sont bouleversantes, cruelles et épuisantes. Appelez vos représentants. Dites-leur de s’opposer à une législation qui nous discrimine. Dites-leur que notre accès aux soins de santé est un droit humain inaliénable. Dites-leur de laisser les enfants trans faire du sport”, demande Elliot Page, vu dans “Juno” et “Umbrella Academy” et anciennement connu sous le nom d’Ellen Page.

À voir également sur Le HuffPost : Les conseils de Lexie, militante trans, pour s’adresser correctement à une personne trans