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    Concessions autoroutières : l’ART lève les incompréhensions

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 5 February - 04:25 · 8 minutes

concessions autoroutières

Par Thierry Raynaud.

Depuis que l’État a confié la gestion des autoroutes à des sociétés concessionnaires d’autoroutes, ce mode de fonctionnement alimente de nombreux fantasmes et il n’est pas rare de voir circuler de fausses allégations dans les médias . Parmi les reproches souvent formulés, les détracteurs des SCA déplorent un manque de contrôle sur leurs activités. C’est oublier un peu vite travail de l’Autorité de Régulation des Transports.

S’il n’est pas rare que les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) soient les cibles d’attaques et de vives critiques, souvent fondées sur des préjugés ou une méconnaissance de leur fonctionnement , jusqu’à présent, jamais l’Autorité de régulation des transports (ART) n’avait été directement mise en cause.

Cette autorité indépendante, créée en 2009 pour accompagner l’ouverture à la concurrence du marché de transport ferroviaire, a vu ses missions étendues en octobre 2015 au transport interurbain par autocar puis, en février 2016, aux autoroutes sous concession.

Sur ce dernier point, la mission de l’ART est double :  vérifier que les concessionnaires d’autoroutes respectent les procédures de mise en concurrence pour l’attribution de leur marché et assurer le suivi des performances économiques et financières des SCA.

C’est dans le cadre de cette activité que l’ART a publié en juillet dernier son premier rapport sur l’économie des concessions autoroutières . Et visiblement, ce document n’a pas eu l’heur de plaire à Jean-Baptiste Vila, maître de conférences en droit public à l’université de Bordeaux, et à Yann Wels, chargé d’enseignement à Aix-Marseille Université, qui ont tous deux violemment attaqué le travail de l’ART dans des articles publiés dans La Semaine Juridique parue le 30 novembre 2020.

Une remise en cause qui a incité Bernard Roman, le président de l’ART, à sortir de sa réserve habituelle afin de répondre à ses deux détracteurs dans une lettre datée du 14 janvier 2021.

Un premier article auquel d’autres ont déjà répondu

D’emblée, le président de l’ART déplore que ces deux universitaires aient cédé à la tentation du « buzz médiatique » au détriment d’affirmations basées sur une argumentation solide, le tout sur un ton qu’il juge condescendant, « voire diffamant » vis-à-vis de l’ART.

Il faut dire que le premier des deux articles, qui remet en cause la légalité de certaines pratiques, notamment fiscales et comptables, observées dans le secteur des concessions autoroutières, portent de graves accusations qui justifieraient, selon leur auteur, que l’État puisse mettre fin aux conventions de délégation de manière anticipée sans débourser un centime.

Pourtant, le président de l’ART ne répond pas à ces allégations, sans doute parce que d’autres, avant lui, l’ont déjà fait, comme par exemple Noël Chahid-Nouraï, Jean-Luc Champy et Mikaël Ouaniche dans un article intitulé « Les concessions d’autoroutes : mythes et réalité » paru lui aussi dans La Semaine Juridique le 21 décembre 2020.

Une réponse argumentée point par point

Une fois le premier article écarté, Bernard Roman s’est donc concentré sur le second qui porte essentiellement sur deux aspects du rapport publié par l’ART : la rentabilité des concessions d’autoroutes et la définition du « bon état » applicable aux infrastructures restituées en fin de concession.

Bien décidé « à ne pas laisser sans réponse les graves erreurs d’analyse » que comporte cet article, le président de l’ART développe son argumentation en sept points, en commençant par expliquer la méthode utilisée par l’Autorité indépendante pour établir son rapport.

Il explique que « l’Autorité a construit son rapport selon une approche ouverte et méthodique, fondée sur une expertise reconnue et une robustesse des analyses » , prenant soin d’exposer « une présentation factuelle, précise et objective du secteur » .

Bernard Roman rappelle les valeurs d’indépendance, d’expertise, de transparence et de dialogue chères à l’Autorité et combien elles sont importantes pour traiter ce sujet où « tous les éléments sont réunis pour alimenter de potentielles controverses » .

À propos de controverses, justement, Yann Wels semble s’étonner que l’ART ait choisi le taux de rentabilité interne (TRI) pour analyser la rentabilité des concessions car cet indicateur serait, selon lui, source d’erreurs économiques.

Or, le TRI prend en compte tous les flux financiers entrants et sortants sur l’intégralité de la durée du contrat et est utilisé lorsque la rentabilité d’une activité économique ne peut pas être mesurée à un instant donné, mais qu’elle doit s’apprécier sur l’ensemble de sa durée de vie, ce qui est le cas des concessions autoroutières.

À l’assertion de l’universitaire, Bernard Roman répond que l’ART n’a nullement fait ce choix seule, mais qu’elle s’est conformée à l’article L 122-9 de la voirie routière qui lui demande d’assurer « un suivi annuel des taux de rentabilité interne de chaque concession » . Le président explique que l’ART a pris le temps nécessaire pour collecter des données pertinentes, pour les expertiser et pour organiser des échanges contradictoires avec les parties prenantes afin de fiabiliser les mesures dans le but d’apporter une expertise fine et d’effectuer le calcul de la rentabilité à travers le TRI avec une grande rigueur.

« Ce travail de l’Autorité a été salué par nombre de juristes et d’économistes de renom » , écrit Bernard Roman, en réponse à l’universitaire pour qui « cinq ans d’attente pour une démarche déjà utilisée, pas seulement dans le secteur de l’autoroute, laisse pantois l’économiste et dubitatif le juriste » .

Des indicateurs chiffrés justifiés et approuvés

Outre le choix du TRI, l’universitaire marseillais remet en cause l’utilisation de la méthode du TRI « tronqué » employée par l’ART pour analyser la rentabilité des SCA. Cette critique est sans fondement selon le président de l’ART car, d’après lui, « la méthode du TRI « tronqué » permet, au contraire, malgré l’indisponibilité ou l’hétérogénéité de certaines données historiques, de tenir compte de toute la durée du contrat » .

Bernard Roman explique que la « troncature » reflète simplement « la nécessité de modéliser les flux financiers antérieurs à une certaine date » et précise par ailleurs que cette « méthode du TRI « tronqué » n’est pas un concept théorique, mais seulement l’une des solutions les plus abouties de praticiens qui rencontrent des difficultés concrètes pour rassembler des données correspondant à la profondeur temporelle de leurs analyses » .

Bernard Roman répond aussi à l’auteur de l’article paru dans La Semaine Juridique qui doute de la qualité des données utilisées par l’ART, tant en ce qui concerne le passé que le futur. S’agissant des chiffres antérieurs au rapport, le président de l’Autorité précise que les experts ont utilisé les comptes des SCA tels qu’ils ont été approuvés par les commissaires aux comptes.

Des données qui ne souffrent donc aucune contestation. Quant aux prévisions, il explique qu’elles sont, par nature, incertaines, mais que l’ART s’est attachée « à expertiser les données venant des sociétés concessionnaires » mais aussi à présenter aussi ses propres prévisions.

Désaccords et mises au point

Décidément très critique à l’égard de l’ART, Yann Wels regrette qu’elle n’ait pas reconnu « un profil de risque surévalué ». Selon lui, ce risque supporté par les SCA serait même inexistant ou parfaitement couvert.

Une idée reçue très répandue, mais que Bernard Roman ne partage pas. Outre le fait que c’est factuellement faux, car un contrat de concession entraîne un transfert total du risque à la société concessionnaire, le président de l’ART relève que l’auteur de l’article propose de mettre « de côté les événements imprévus et exceptionnels » , ce qui est pour le moins surprenant puisque ces aléas constituent une part importante du risque comme l’ont démontré les épisodes de 2008-2009 et de 2020.

Enfin, le chargé d’enseignement phocéen semble estimer que définir ce que doit être le « bon état » des infrastructures autoroutières au terme des concessions n’est pas un sujet digne d’intérêt. Selon lui, le « bon état » de restitution serait l’ « état normal de fonctionnement » .

Là-encore, Bernard Roman ne partage pas du tout son avis et estime que c’est méconnaître le sujet car ce n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Selon lui, « il ne fait aucun doute que cette approche n’est pas pertinente » , car elle ne prend pas en compte des équipements comme les bassins d’assainissement, qui représentent des enjeux financiers importants, ou encore la pérennité des chaussées d’autoroute.

« Pour l’Autorité, l’absence de précision des contrats en cours signifie que le « bon état » doit être entendu de façon absolue, c’est-à-dire en définissant un référentiel technique couvrant l’ensemble des aspects de l’infrastructure à restituer. Retenir une autre définition du « bon état » reviendrait en effet à renoncer à exiger que les concessionnaires réalisent les investissements de remise en bon état prévus par leurs contrats, alors que la trajectoire d’évolution des péages a très certainement été établie pour compenser les coûts correspondants » , écrit-il dans sa longue réponse aux deux universitaires.

Dans son rapport, l’ART préconise d’ailleurs que soit établie une définition exigeante du terme « bon état » afin de défendre au mieux les intérêts de l’État . Une analyse qui montre l’expertise dont fait preuve l’ART sur les spécificités du secteur des autoroutes concédées et, qu’aujourd’hui comme demain, elle compte bien jouer pleinement son rôle d’autorité de contrôle en toute indépendance et en toute transparence.

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    On nous refait le « coup du diesel » avec les SUV

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 29 January - 04:00 · 6 minutes

les SUV

Par Philbert Carbon
Un article de l’Iref-Europe

Le « coup du diesel », vous connaissez ? C’est une manœuvre de l’État qui consiste à accorder des avantages à un produit ou un service puis, une fois qu’une grande partie de la population a été convaincue de les adopter, à décréter leur caractère néfaste ou dangereux. Les consommateurs sont alors orientés vers de nouveaux produits ou services, qui sont à leur tour subventionnés, tandis que les anciens se voient davantage taxés, voire interdits.

Le meilleur exemple en la matière est celui du diesel. Les automobilistes ont été longtemps encouragés à choisir cette motorisation. Les ventes de voitures diesel ont représenté 64 % du marché des véhicules particuliers en 2014 pour tomber à 34 % en 2019. Puis petit à petit, comme nous l’avons expliqué dans un article de février 2019 , de nouvelles réglementations sont venues rendre le diesel moins attractif, et les consommateurs sont désormais incités à acheter des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Cependant, comme nous l’avons montré dans un article de décembre 2020 , la fin des subventions à la voiture électrique est déjà programmée et il est probable que de nouvelles taxes sur l’électrique apparaissent prochainement, à l’instar de ce qui se passe en Australie.

Haro sur les SUV

Aujourd’hui, les SUV sont dans le collimateur des pouvoirs publics et des écologistes . La Convention citoyenne pour le climat a, par exemple, proposé de renforcer très fortement le malus sur les véhicules polluants et d’introduire le poids comme un des critères à prendre en compte. Le gouvernement a repris l’essentiel des propositions de la Convention, et les véhicules neufs de plus de 1,8 tonne seront soumis à un malus de 10 euros par kilogramme excédant ce seuil de 1800 kg à partir du 1er janvier 2022.

Certains veulent même interdire purement et simplement les SUV des villes, comme David Belliard, candidat écologiste à la Mairie de Paris en mars 2020, et aujourd’hui adjoint au maire chargé « de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie ».

Apparu dans les années 1990, ce Sport Utility Vehicule ressemble à un 4 x 4 de par sa carrosserie, mais n’est pas à proprement parler un véhicule tout-terrain (il n’est pas systématiquement équipé de quatre roues motrices par exemple). Il a rapidement eu les faveurs des automobilistes et ses ventes n’ont cessé de croître.

Aujourd’hui, avec une part de marché de 40 % en France en 2020 (contre 6 % en 2009), les SUV grignotent celle de tous les autres types de véhicules (monospaces, berlines familiales, véhicules haut de gamme, et même citadines).

Les SUV : Trop gros, trop polluants, trop chers

La popularité du SUV ne le met pas à l’abri des critiques. Il serait d’abord trop gros pour la ville : plus haut, plus long (de 26 cm en moyenne par rapport à un véhicule standard), plus large (de 10 cm), plus lourd (de 205 kg), plus puissant (de 26 cv), le SUV représenterait un danger pour les piétons et les cyclistes. Selon l’European New Car Assessment Program (Euro NCAP), un organisme qui teste la sécurité des voitures, « plus l’avant du véhicule est haut et vertical, plus il sera dangereux pour les usagers vulnérables de la route ».

Deux études, présentées par WWF France en fin d’année dernière, indiquent par ailleurs que les SUV sont une « catastrophe climatique » et un « gouffre pour le budget des ménages » . Pour l’association de défense de l’environnement, un SUV émet 20 % de CO2 de plus qu’un véhicule standard lorsqu‘il roule. Il pollue aussi fortement lors de sa fabrication puisque son « empreinte carbone » serait 1,3 fois supérieure à celle d’un véhicule standard. Pour le WWF , avec un marché des SUV en croissance, la France ne pourra respecter ses engagements climatiques. Même avec des SUV électriques.

Les SUV sont également mauvais pour les ménages puisque, en moyenne, ils coûtent 30 % plus cher qu’une voiture de moyenne gamme et consomment 20 % de carburant de plus. Le WWF a calculé que les ménages modestes, qui s’équipent en automobiles essentiellement sur le marché de l’occasion, pourraient voir leur budget auto augmenter de 13 % (soit 408 euros par an). Et l’association de souligner que c’est trois fois plus que l’augmentation des prix des carburants qui, en 2018, a précipité les Gilets jaunes sur les ronds-points.

Pour Isabelle Autissier, présidente du WWF France, « les SUV pourraient représenter deux tiers des ventes en 2030 et renforcer les fractures sociales et les inégalités d’accès à la mobilité » . Elle soutient donc les propositions de la Convention citoyenne pour le climat visant à détourner les Français de ce type de véhicules.

Et tant pis si les Français, y compris les plus modestes, aiment les SUV !

Pourquoi les SUV se vendent-ils autant ?

Car, même si les constructeurs automobiles poussent à l’achat de SUV, concentrant leurs actions marketing et commerciales sur ces modèles, le boom des ventes s’explique avant tout parce que ces véhicules attirent les automobilistes. Ces derniers apprécient l’habitacle vaste et lumineux, la position de conduite haute qui fait dominer la route et permet d’anticiper les dangers, le sentiment de sécurité procuré par une voiture lourde voire imposante.

Mais les pouvoirs publics, et plus particulièrement la Commission européenne, ne sont pas non plus étrangers à leur succès, comme l’explique Samuel Klebaner , maître de conférences en économie (Université Sorbonne Paris Nord). Les SUV ont, en effet, bénéficié d’un « terrain réglementaire favorable à leur développement ».

Il y a d’abord le règlement (CE) n° 78/2009 du Parlement européen et du Conseil du 14 janvier 2009 « relatif à la réception par type des véhicules à moteur au regard de la protection des piétons et autres usagers vulnérables de la route », qui demande un rehaussement des pare-chocs et donc favorise les SUV.

Par conséquent, il est curieux d’entendre l’Euro NCAP, cité plus haut, critiquer les SUV sur le plan de la sécurité des piétons. C’est au contraire parce qu’ils satisfaisaient aux nouvelles normes que les SUV ont été développés par tous les constructeurs.

La prolifération des SUV les plus gros a également été aidée par les normes sur les gaz à effet de serre (NOx) et les particules qui, jusqu’en 2005, ne s’appliquaient pas aux véhicules de plus de 2,5 tonnes. Les constructeurs avaient donc intérêt à développer ces modèles. Depuis, de nouvelles normes de pollution (Euro 6) sur le diesel sont apparues qui favorisent le système SCR ( selective catalytic reduction ). Celui-ci consiste à injecter de l’ammoniac dans la ligne d’échappement pour créer une réaction chimique et transformer les NOx en azote et vapeur d’eau. Pour cela, il est nécessaire d’avoir un réservoir d’urée que seuls les véhicules les plus spacieux peuvent accueillir.

Enfin, le mode de calcul des émissions de CO2 par les constructeurs favorise les véhicules lourds, autorisés à émettre davantage de CO2 que les petites voitures. Les constructeurs, pour tenir les objectifs qui leur sont assignés et éviter les conséquentes amendes prévues, ont donc intérêt à vendre leurs voitures les plus lourdes.

L’alourdissement des véhicules et le développement des SUV ne sont donc pas que le fruit d’une stratégie commerciale des constructeurs et du désir des automobilistes. Ils sont aussi largement le fait des normes et règlements.

En taxant davantage les SUV à partir du 1er janvier 2022, les gouvernants se comportent, une fois de plus, comme le sapeur Camember qui creuse un trou pour pouvoir reboucher celui qu’il avait précédemment formé.

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    Covid-19: les pénibles auto-tests des routiers venus du Royaume-Uni

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 January - 10:04 · 2 minutes

À la frontière entre le Royaume-Uni et la France, les routiers doivent désormais présenter un test négatif au covid-19 aux autorités françaises (image d

CORONAVIRUS - Depuis la dernière allocution de Jean Castex, c’est désormais la règle: pour pénétrer sur le territoire français , il faut présenter un test négatif au covid-19 . Et cela vaut même pour les routiers en provenance du Royaume-Uni, un pays où le variant local du virus fait des ravages .

Fin décembre, les autorités britanniques avaient mis en place des points de contrôle à l’approche du tunnel sous la Manche, ce qui a créé des embouteillages monstres et considérablement perturbé le trafic. Mais désormais, ce sont des dispositifs d’auto-test qui sont distribués aux chauffeurs avant qu’ils se dirigent vers le continent.

Résultat: les routiers sont obligés de multiplier les tests, s’enfonçant régulièrement des écouvillons dans les narines, seuls ou avec l’aide d’un collègue, parfois assis à même le bitume sur un bord d’autoroute . “On se retrouve avec des saignements de nez, d’autres se retrouvent avec des irritations nasales assez désagréables, d’autres éternuent”, racontait à France 2 un chauffeur habitué du trajet entre la Grande-Bretagne et la France. Ce que confirme un de ses collègues à La Voix du Nord , expliquant avoir saigné après un geste maladroit d’un confrère.

La “dignité” oubliée des chauffeurs

Une situation qui irrite au plus haut point Frédéric Cuvillier, le maire de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, et ancien ministre des Transports sous Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. “Comment accepter que ces travailleurs soient dans l’obligation de se tester par leur propre moyen soit par eux-mêmes ou en faisant appel à un collègue volontaire?”, s’interroge-t-il, dans un communiqué envoyé à la presse le 21 janvier.

“Je réclame avec force que la dignité humaine des routiers soit respectée de la part des autorités britanniques”, ajoute-t-il. Et de demander “en urgence au gouvernement britannique la mise en place d’un accompagnement sanitaire dans les tests que sont obligés de faire eux-mêmes les routiers”.

D’autant que la question de la validité de ces tests, réalisés dans des conditions pour le moins pénibles et par des gens non formés, se pose nécessairement.

“Les chauffeurs ne sont pas traités pour ce qu’ils sont”, s’agace de la même manière Olivier Arrigault, secrétaire général de la Fédération nationale des transports routiers du Nord. “Les autorités considèrent trop souvent que les camions transportent des marchandises, en occultant le côté humain.” Ce qui pousse plusieurs syndicats à agiter la menace d’un droit de retrait, soutenue par Frédéric Cuvillier, faute de réaction des autorités britanniques.

À voir également sur le HuffPost : À Douvres, les traversées reprennent au compte-goutte pour les routiers désespérés

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    À bord d'une Tesla, il parcourt plus de 500 km sans toucher le volant

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 January - 21:20 · 1 minute

TESLA - Cet assistant de conduite vient de sortir et il ravit déjà les utilisateurs de voitures autonomes . Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus , ce test réalisé pendant plus de 500 km par un youtubeur californien a quelque chose de surréaliste.

Dans une vidéo publiée lundi 4 janvier sur YouTube, l’internaute californien “ Whole Mars Catalog ” a en effet pu tester la fonction baptisée FSD (“Full-Self Driving”) de la Tesla Model 3. Cette évolution de l’autopilotage dirige seule le véhicule, en ville comme sur autoroute, avec une facilité déconcertante.

Le youtubeur, habitué des trajets tests de ce type, a ainsi parcouru 576 kilomètres sans quasiment toucher au volant. Il a publié en accéléré une vidéo de son voyage de près de 6 heures à l’intérieur de ce qui apparaît être une voiture au conducteur fantôme.

Cette option FSD est proposée par Elon Musk sous forme d’abonnement mensuel. Il faut compter 10.000 dollars aux États-Unis pour en bénéficier (7500 euros en France). Son concepteur propose même les trois premiers mois gratuits . Avis aux amateurs, à condition de garder ses réflexes de conducteur pour réellement éviter l’accident , tant que ces voitures ne seront pas totalement autonomes.

À voir également sur Le HuffPost : Elon Musk danse objectivement mal, et ses salariés ont adoré

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    Voitures électriques : attention à la taxe qui se profile !

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Thursday, 24 December - 03:50 · 6 minutes

Voitures électriques

Par Philbert Carbon.
Un article de l’ Iref-Europe

L’Australie a déjà sauté le pas. Il serait surprenant que la France ne l’imite pas.

Jusqu’à 12 000 euros d’aides pour l’achat des voitures électriques

Le gouvernement veut chasser les moteurs thermiques de nos routes. Ceux-ci sont en effet considérés comme les principaux responsables de l’émission de CO2, nouvel ennemi public numéro un. Le ministère de la Transition écologique estime que les voitures individuelles sont responsables d’environ 60 % des émissions totales de CO2 du transport routier en Europe. Il s’agit donc de développer « une mobilité propre en encourageant l’acquisition de véhicules peu polluants […] , levier essentiel pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et réduire la pollution atmosphérique. »

Afin d’encourager les Français à adopter cette mobilité propre, des aides ont été mises en place au niveau national : la prime à la conversion et le bonus écologique.

La prime à la conversion s’adresse à ceux qui achètent un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un ancien véhicule. Elle peut monter jusqu’à 5000 euros si le nouveau véhicule est électrique ou hybride. Le bonus écologique est une aide à l’achat d’un véhicule neuf, électrique ou hybride rechargeable émettant moins de 50 grammes de CO2 par kilomètre. Le bonus est au maximum de 7000 euros ; il baissera à partir du 1er juillet 2021.

Les deux dispositifs sont cumulables et l’aide de l’État peut donc atteindre 12 000 euros pour l’achat d’une voiture particulière électrique neuve. Ils sont également cumulables avec les aides des collectivités locales. En Ile-de-France par exemple, la métropole du grand Paris soutient les particuliers achetant un véhicule électrique, hydrogène et hybride essence rechargeable neuf ou d’occasion de moins de 5 ans à hauteur de 50 % du prix d’achat du véhicule dans la limite de 6000 euros ; et la ville de Drancy alloue 1500 euros pour l’achat d’une voiture électrique neuve. En région Rhône-Alpes-Auvergne, la métropole de Grenoble distribue aux particuliers mettant à la casse un utilitaire avec vignette Crit’Air 3, 4, 5 de 1500 à 12 500 euros pour l’acquisition, la location ou l’adaptation d’un utilitaire électrique, hydrogène, GNV ou GPL.

La pénalisation des véhicules à moteur thermique

Parallèlement, les Français peuvent être pénalisés s’ils achètent des véhicules à moteur thermique classique. Nous le savons tous, après avoir délibérément soutenu les véhicules diesel, les pouvoirs publics ont décidé de les éliminer. Cela passe par un alignement de la fiscalité du gasoil sur celle de l’essence entre 2018 et 2021, provisoirement suspendue suite au mouvement des Gilets jaunes. Mais l’essence n’est pas oubliée puisque la taxe carbone (ou contribution climat énergie) visant à pénaliser les énergies fossiles va également s’envoler dans les années à venir.

Il existe, par ailleurs, un malus écologique frappant l’achat de véhicules neufs émettant plus de 138 gCO2/km, et qui peut atteindre 30 000 euros (à partir de 219 gCO2/km).

Enfin, sans prétendre à l’exhaustivité, il nous faut mentionner les politiques anti-voitures qui fleurissent dans la plupart des agglomérations, et qui peuvent se traduire par la réduction de l’espace réservé à la voiture, ou l’interdiction des véhicules diesel comme le prévoit Paris en 2024.

Voitures électriques : des recettes fiscales compromises

Cette politique en faveur des véhicules alternatifs fragilise l’industrie automobile française qui, jusqu’à présent, n’était que peu présente sur ce créneau de marché. Bernard Jullien , maître de conférences à l’université de Bordeaux et expert du secteur, estime que 67 % des voitures électriques et 83 % des hybrides rechargeables sont importés. En mai 2020, Emmanuel Macron a présenté un plan de relance pour la filière automobile et annoncé que les constructeurs français produiraient ainsi un million de voitures électrifiées en 2025. Nous en sommes encore loin puisque la production ne s’élevait qu’à 250 000 véhicules en 2019. Par conséquent, en favorisant l’achat de véhicules produits à l’étranger, l’État se prive des recettes fiscales que la production en France lui aurait données.

Surtout que, dans le même temps, la production de véhicules classiques chute. Selon le cabinet Inovev , elle aurait baissé de 43 % sur les dix premiers mois de l’année 2020. La crise de la Covid-19 a bien évidemment joué un rôle dans cette situation, mais la raison principale en est la délocalisation de la fabrication à l’étranger par les constructeurs français eux-mêmes du fait de politiques publiques inadaptées comme nous l’avons expliqué dans un article précédent . Résultat : l’automobile a accusé un déficit de 15 milliards d’euros en 2019 alors qu’elle contribuait positivement à la balance du commerce extérieur jusqu’en 2007.

Mais si les moteurs thermiques sont de moins en moins nombreux, la consommation de carburants devrait baisser et amoindrir les recettes tirées de leur taxation. Or celle-ci a rapporté plus de 31 milliards d’euros en 2019, dont une vingtaine de milliards pour l’État, le reste allant principalement aux régions et aux départements. Et ce sans compter la TVA.

C’est dire si l’État ne peut se passer de cette rente, tout comme il ne peut se passer, par exemple, des taxes sur le tabac qui rapportent, bon an mal an, 5,5 % des recettes fiscales avec 16 milliards d’euros annuels. Par conséquent, si la lutte contre le tabagisme était vraiment efficace, elle priverait l’État d’une manne considérable. De même, si la politique anti-carbone produit ses effets, il faudra trouver d’autres recettes fiscales puisque la réduction des dépenses publiques n’est pas à l’ordre du jour.

La solution ? La taxation des voitures électriques

En matière fiscale, nos gouvernants savent anticiper. En 2011, conscients des conséquences de la politique anti-pétrole, ils ont transformé la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TICPP) en taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui s’applique désormais aussi sur des sources d’énergie qui ne sont pas d’origine pétrolière, comme les biocarburants. Il serait aisé d’étendre la taxe au kWh électrique destiné à un usage routier. Les nouveaux compteurs Linky permettent facilement de tracer les sources de consommation de l’électricité.

Par ailleurs, e gouvernement a choisi d’augmenter la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) en 2021, prétendument pour harmoniser les taux qui diffèrent selon les communes et les départements. Une harmonisation qui se fait, bien évidemment, à la hausse. Ce n’est sans doute qu’un début et l’électricité laisse, en ce domaine, le choix puisqu’elle subit, outre la TCFE et la TVA, la CSPE (contribution au service public de l’électricité) et la CTA (contribution tarifaire d’acheminement).

Deux États australiens (Victoria et Australie méridionale) viennent de mettre en place une taxe sur les voitures électriques et hybrides rechargeables, respectivement de 2,5 et 2 cents (environ 0,12 et 0,15 euro) par kilomètre parcouru. Les autres États australiens regardent cette initiative avec intérêt. Nul doute que les fonctionnaires de Bercy aussi.

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    Ces drones taxi devraient arriver à Séoul dès 2025

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 November - 09:02 · 1 minute

INTERNATIONAL - Un espace urbain qui ressemble de plus en plus à ce que l’on imaginait des villes futuristes. Des engins volants surplombant les rues, filant sans bruit au-dessus des voitures, se glissant entre les buildings... À Séoul , c’est (presque) comme si c’était fait.

Le ministère sud-coréen des Transports et la ville de Séoul ont procédé à un essai d’un drone taxi , capable de transporter deux personnes avec une manifestation à Séoul mercredi 11 novembre. Le lancement de ce service de mobilité aérienne urbaine est espéré pour 2025.

Un test prévu en France pour les JO de 2024?

Un décollage et un atterrissage verticaux du drone `` EH216 ″ de la société chinoise EHang, transportant 80 kg de sacs de riz au lieu d’un passager, a survolé le centre-ville de Séoul à une altitude de 50 mètres pendant environ sept minutes, selon le gouvernement métropolitain de Séoul.

En juin, le ministère sud-coréen des terres, des Infrastructures et des Transports a dévoilé la feuille de route de la mobilité aérienne du pays, qui vise à soulager la congestion du trafic grâce à une énergie électrique respectueuse de l’environnement et à un faible bruit par rapport aux hélicoptères.

Le gouvernement métropolitain de Séoul a ajouté que la ville prévoyait d’utiliser des drones lors des opérations de sauvetage des pompiers à partir de 2023, avant son service commercial pour le public en 2025.

En France, un service similaire pourrait être testé à l’occasion des JO de 2024. Et les premiers tickets commercialisables pourraient voir le jour en 2030.

À voir également sur Le HuffPost: Au Turkménistan, le président inaugure une statue en or géante à l’effigie de son chien fétiche

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    Radars locaux : les maires transformés en informateurs et collecteurs

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Monday, 9 November - 04:40 · 5 minutes

radars

Par Yannick Harrel.

Est-ce du cynisme politique ? Du réalisme fiscal ? Voire les deux ? Toujours est-il que la proposition du ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin publiée dans l’édition du 4 novembre dans Ouest France risque bien de jeter de l’huile sur le feu et placer les élus locaux dans une position inconfortable.

Concrètement que propose le ministre ?

Les maires autorisés à installer des radars sur leur commune

Il propose d’intégrer un amendement autorisant les maires à se passer de l’accord préalable du préfet pour faire installer un radar, de quelque nature que ce soit (autonome ou fixe, verbalisant l’excès de vitesse, de pollution ou de bruit), sur leur commune.

L’initiative ministérielle serait validée avec le vote des parlementaires lors du débat sur la loi dite Sécurité globale , dont l’étude accélérée est prévue le 16 novembre 2020 (et qui on le devine, va être un embrouillamini de dispositions variées).

Pourquoi est-ce du cynisme politique ?

Parce qu’il vise à donner d’une main ce que l’on reprend d’une autre et ensuite à placer les maires face à une décision que l’on sait impopulaire.

L’État donnera d’une main et reprendra de l’autre : c’est une pression fiscale supplémentaire évidente que ces radars vont générer par leur multiplication à des endroits dont le déterminant sera moins le facteur accidentogène que celui du volume de fréquentation.

Et dont le principal effet sera de compenser les pertes enregistrées par les contrôles automatisés depuis 2018 , pour cause de crise des Gilets jaunes puis de crise du coronavirus.

Certes une partie des recettes fiscales provenant de ces automates va bénéficier aux collectivités territoriales, mais très partiellement et loin d’être la fraction substantielle du gâteau : selon les chiffres de 2019 publiés en octobre 2020 , régions, départements et communautés de commune perçoivent 15,7 % du total des recettes.

Le reste est attribué comme suit : 13,2 % des recettes sont consacrés au désendettement, 33,9 % aux infrastructures de transport via l’AFITF, et enfin 37,2 % sont dévolus à l’entretien des radars automatisés et à la gestion du système de permis à points. Précisons encore que sur ces 120 millions d’euros actuels en faveur des collectivités, la ventilation doit ensuite s’effectuer entre les différents acteurs territoriaux, ce qui signifie qu’une commune qui penserait décrocher le jackpot devra en réalité apprendre à partager les miettes.

Le cynisme ensuite c’est faire croire que l’on considère enfin (!) les doléances des maires réclamant davantage de décentralisation en leur offrant un moyen d’action sur les modalités de circulation sur leur commune.

En réalité, c’est leur laisser plonger la main dans un panier d’osier rempli de serpents venimeux autour d’une pièce d’or. Car cette mesure est hautement impopulaire et viserait à réduire l’attachement positif des Français à leurs élus de proximité, bien que celui-ci s’érode comme l’ont démontré les dernières élections municipales, même en prenant en considération la situation sanitaire dans laquelle elles se sont déroulées.

Ces mêmes représentants qui avaient été délibérément ignorés lors du controversé passage aux 80 km/h deviennent soudainement dignes d’intérêt pour l’État : comment ne pas subodorer un subterfuge bien grossier ?

Les maires réduits au rôle d’informateurs et de collecteurs avec les radars

En définitive, comme pour les entreprises, l’État central veut utiliser, ou plutôt transformer, les maires en informateurs et collecteurs. Le procédé est matois puisque le pouvoir central a bien retenu qu’ils sont les plus à même de savoir où implanter de tels dispositifs pour en optimiser les recettes.

En adoubant cette mesure, les maires risquent d’y perdre crédibilité et popularité pour des gains budgétaires fortement aléatoires.

Nul doute cependant que de nombreux élus vont franchir le pas comme ils l’ont déjà fait pour toutes les infrastructures transformant leur circonscription en un parcours d’obstacles . Mais oseront-ils se poser la question de savoir si l’opprobre généralisé qui va croître envers les derniers représentants élus épargnés par la défiance populaire en vaudra fondamentalement le prix ?

Pourquoi exposer dorénavant les maires à une nouvelle crise sociale et économique ? Lorsque l’on se souvient que les Gilets jaunes ont ciblé nombre de ces postes de contrôle, symbole honni d’une fiscalité inique, on devine que cette mesure risque fort de nourrir à leur encontre un rejet très fort.

Rappelons que depuis l’introduction des radars en 2003, la courbe de décès sur les routes s’est non seulement tassée au fil des ans, mais a même accusé un regain de 2014 à 2016 , attestant des limites de la politique de la trique, qui n’est pas sans évoquer la courbe de Laffer sur l’effet contre-productif de l’excès des impositions.

Car au fond, pourquoi ne pourrait-on pas aller plus vite quand les axes et les conditions de circulation le permettent ? Là est en filigrane la vraie question : pourquoi ne pas avoir investi dans des infrastructures permettant de circuler plus loin et plus vite en lieu et place d’une bride permanente généralisée et injustifiée ?

Les chiffres démontrent que les autoroutes sont les voies les plus sûres alors qu’elles sont pourtant les plus rapides, désavouant aisément le slogan martelant que la vitesse tue.

Étrange gouvernement qui s’emporte lorsque des édiles sont contraints de défendre les forces vives de leur territoire tout en les incitant à implanter d’impopulaires bornes automatisées fiscales pour promouvoir une décentralisation punitive.

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    Les SUV ne sont pas des voitures à part

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Sunday, 11 October - 03:30 · 2 minutes

SUV

Par Charles Boyer.

Il semble se développer dans notre pays la détestation des modèles de voiture de type SUV, ou sport utility vehicule . Ce sont des véhicules de loisir ayant l’esthétique d’un 4X4. Il s’agit de breaks hauts, plus volumineux et lourds, munis d’un hayon vertical et éventuellement dotés de 4 roues motrices.

Les ventes et les parts de marché des SUV se portent bien par rapport aux autres modèles. Leur hauteur les rend plus facilement accessibles au conducteur et aux passagers, facilite leur chargement (siège bébé, courses, bagages). Par ailleurs, leur conduite haute offre une meilleure visibilité. Et ils peuvent séduire par leur image jeune et sportive combinée à un usage familial sécurisant.

Leurs caractéristiques rendent leur consommation en carburant supérieure au modèle berline équivalent ou à un break classique. Il leur est donc reproché d’être davantage polluants et émetteurs de CO2.

Sur ce dernier point, il serait peut-être bon d’envisager une pause dans l’hystérie qui règne. Pour toute personne intéressée par la nuance plus que la panique, deux livres récents expliquent en détails pourquoi il n’y a pas lieu de s’alarmer : Apocalypse Never de Michael Shellenberger, un environnementaliste militant convaincu de longue date et False Alarm de Bjorn Lomborg.

En fin de compte, aucune des catastrophes climatiques annoncées par James Hansen il y a maintenant 34 ans ne s’est réalisée. Bref, il est prouvé que l’alerte est largement exagérée. Pour plus de détails sur cette question, on gagnera à consulter ici cette présentation entièrement sourcée.

Notons enfin que les détracteurs des modèles SUV passent complètement à côté de l’évolution du marché automobile qui a accompagné leur popularité, à savoir la quasi disparition du monospace : l’Espace de Renault, le Scenic, la Peugeot 806, la Citroën Évasion, et des douzaines d’autres modèles de même catégorie. Les familles avaient déjà et depuis longtemps adopté ces véhicules plus lourds et moins aérodynamiques que les berlines car ils correspondaient davantage à leurs besoins et attentes.

Alors non, les SUV ne remplacent pas tous les berlines mais bien des véhicules de poids et formes similaires. La différence est d’ordre simplement esthétique, le monospace étant doté d’une image plus familiale.

Le rejet du SUV n’a pas grand sens. Laissons chacun vivre sa vie et faire ses propres choix. Protéger l’environnement ne peut se faire qu’ à partir de l’humain .