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    L'Espagne envisage l'instauration d'un congé menstruel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 12:58 · 3 minutes

Une jeune femme souffrant de crampes d'estomac dans un bureau. Une jeune femme souffrant de crampes d'estomac dans un bureau.

RÈGLES - Déjà en place en Corée du Sud, au Japon, en Zambie et en Indonésie, le congé menstruel pourrait faire son entrée en Europe. L’Espagne envisage en effet d’en accorder un aux femmes souffrant de règles très douloureuses.

Cette mesure fait partie d’un projet de loi “pour la protection des droits sexuels et reproductifs” qui sera transmis à l’exécutif espagnol pour approbation mardi 17 mai. Selon El Pais , le texte prévoit l’instauration d’au moins trois jours de congé maladie par mois, avec possibilité de l’étendre jusqu’à cinq jours.

“Il est important de clarifier ce qu’est une menstruation douloureuse. Nous ne parlons pas d’inconfort léger, mais de symptômes graves tels que diarrhée, maux de tête sévères et fièvre, a expliqué Angela Rodriguez, secrétaire d’État espagnole à l’Égalité, dans les colonnes du journal El Periodico . Si quelqu’un a une maladie avec de tels symptômes, un handicap temporaire lui est accordé. Il devrait en être de même pour les menstruations.”

La santé menstruelle

La mise en place de ce congé ne sera pas la seule mesure discutée par les parlementaires espagnols, mardi prochain. Le texte de loi parle de “santé menstruelle” et précise que “les stéréotypes et mythes sur les menstruations qui existent encore et qui compliquent la vie des femmes, seront combattus”. Pour cela, plusieurs autres propositions seront débattues.

Parmi elles, la suppression de la TVA pour certains articles d’hygiène féminine, la gratuité des protections périodiques dans les centres de réinsertion, les prisons et, à plus long terme, toutes les instances publiques. Ces produits seront livrés à celles qui en ont besoin sans aucune médiation et seront ” éco-responsables et respectueux de la santé des femmes autant que possible”.

Au-delà de la thématique des menstruations, le texte de loi comprend des mesures concernant la reproduction. Par exemple, il est proposé que les mineures de 16 ans puissent avoir recours à l’ IVG sans autorisation de leurs tuteurs légaux.

La crainte d’une stigmatisation

Vraie bonne idée? Pour que ces politiques publiques soient utiles, les personnes concernées par le congé menstruel doivent se sentir libres de l’utiliser. Or, il pourrait être la cause d’une stigmatisation si les femmes en congé menstruel sont traitées différemment de leurs collègues qui n’en prennent pas.

Le texte de loi n’est pas définitif, assurait à l’agence Europa Press jeudi 12 mai, Nadia Calviño, première vice-présidente du gouvernement espagnol. D’autant plus que certaines organisations, dont le syndicat l’Union générale des travailleurs (UGT), s’inquiètent d’une possible “stigmatisation” des femmes.

“Ce gouvernement croit en l’ égalité des sexes et y est absolument attaché, et nous n’adopterons jamais de mesures qui pourraient aboutir à la stigmatisation des femmes”, a rassuré Nadia Calviño.

En France, le congé menstruel n’est pas encore un débat . Marginal, il se met doucement en place dans certaines entreprises. Depuis le mois de janvier 2021, La Collective, une coopérative montpelliéraine, propose à ses salariées de bénéficier d’un jour de congé par mois en cas de règles douloureuses. Un congé rémunéré sans qu’il y ait besoin d’un certificat médical. Cette initiative a également été entreprise le 8 mars 2022, journée internationale des droits des femmes , par Louis, une start-up toulousaine spécialisée dans la fabrication de mobilier en bois.

Selon un sondage Ifop réalisé en mars 2021 pour 20minutes , les Françaises sont 68% à approuver l’idée d’un congé menstruel généralisé dans toutes les entreprises.

À voir également sur Le HuffPost : Cette boulangère fait de l’art avec du pain au levain

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    Le manque de flexibilité au travail, une raison pour les femmes de quitter leur emploi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 06:00 · 3 minutes

38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité. 38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité.

TRAVAIL - Plusieurs facteurs peuvent entraîner un salarié à rédiger sa lettre de démission. Un salaire pas assez important, des horaires à rallonge ou une trop forte pression , par exemple. Mais pour de nombreuses femmes, c’est le manque de flexibilité de leur employeur qui leur donne des envies d’ailleurs.

Selon une étude réalisée par LinkedIn en France, que Le HuffPost dévoile en exclusivité ce jeudi 5 mai, 38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité (flex office, horaires modulables, travail hybride, télétravail, etc.). Pour arriver à ce constat, 1173 professionnels et 501 employeurs ont été interrogés par l’institut de sondage Censuswide entre le 21 janvier et le 2 février.

Le travail flexible comprend plusieurs possibilités. Parmi celles dont les femmes sont le plus au fait, on retrouve d’abord la possibilité de travailler à temps partiel, connue par 30% d’entre elles, le télétravail (25%), ou encore la gestion de ses propres horaires (24%).

S’il est aujourd’hui devenu si important, c’est évidemment en raison de la pandémie , qui a accéléré toutes ces pratiques, mais aussi tout simplement car son objectif est l’adaptation du travail aux besoins individuels des personnes.

De cette étude, il ressort que le manque de flexibilité peut avoir un impact de taille sur la carrière des femmes. Parmi celles qui ont quitté leur emploi pour cette raison, quatre sur dix ont entrepris de faire une pause dans leur carrière et 14% déclarent qu’elle a été entravée. Le problème, c’est que ces interruptions de carrière sont toujours perçues comme stigmatisantes, c’est en tout cas l’avis de deux tiers de ces femmes (64%).

Réduction de salaire

Pour éviter cela, plus de la moitié d’entre elles (57%) ont accepté une baisse de salaire afin de pouvoir travailler de manière plus flexible. “Il peut encore exister un décalage entre ce que les entreprises proposent et ce que les femmes souhaitent et trouveraient le plus utile dans leur quotidien”, note Fabienne Arata, Country Manager chez LinkedIn France.

L’étude fait également le constat que les femmes sont moins nombreuses à travailler de manière flexible que les hommes. Elles sont une sur deux (50%) contre près de deux tiers des hommes (63%) à le pratiquer.

Pourtant, l’impact financier se fait plus ressentir sur celles-ci. 57% d’entre elles ont accepté une réduction de salaire pour plus de flexibilité, alors que 35% de ces dernières travaillent le même nombre d’heures. L’impact social et émotionnel n’est pas non plus à négliger. 31% des femmes estiment qu’elles s’épanouiraient plus si elles pouvaient bénéficier d’une plus grande flexibilité au travail et un quart que cela améliorerait leur santé mentale. 18% estiment que la possibilité de travailler de manière flexible est encore stigmatisée. À tel point que 34% des femmes qui en bénéficient le cachent à leurs collègues, clients ou amis.

Quelles solutions à ce problème? Des horaires de travail flexibles et une augmentation des congés annuels pour, respectivement, 73 et 70% des femmes. Vient ensuite la semaine de travail de quatre jours.

À voir également sur Le HuffPost: Être salarié et ne trouver aucun sens à son travail, la dure réalité des bullshit jobs

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    Le fondateur de Airbnb estime qu’aller au bureau n’a plus de sens

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 10 May - 05:28

télétravail

Brian Chesky, le PDG de la célèbre plateforme de location de logements, a décidé d'instaurer une forme de télétravail permanente et sans frontières pour ses employés. [Lire la suite]

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    Ils ont quitté leur travail en plein Covid, beaucoup le regrettent déjà

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 15:02 · 2 minutes

Les salariés français sont ceux qui éprouvent le plus de regrets, puisque 6 sur 10 déclarent qu’ils étaient mieux lotis dans leur premier emploi. Les salariés français sont ceux qui éprouvent le plus de regrets, puisque 6 sur 10 déclarent qu’ils étaient mieux lotis dans leur premier emploi.

PANDÉMIE - Les champions de la nostalgie. Une étude révèle que deux tiers des Français (63 %) ayant quitté leur travail pendant la pandémie de Covid-19 affirment avoir démissionné trop rapidement. Alors que l’enquête a été menée en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Mexique, c’est en France que ce chiffre est le plus élevé.

Selon Morning Consult, qui a récolté les données en décembre 2021 et janvier 2022 en France pour le compte d’Ultimate Kronos Group (UKG), les Français ayant quitté leur travail pendant la pandémie ont jugé cette prise de décision ardue (13 % seulement la disent “très facile”), à la différence de leurs homologues européens.

Ceux qui ont quitté leur emploi étaient peu enthousiastes à démissionner (seulement 16% “très enthousiastes”), et sont généralement moins satisfaits (24% “extrêmement satisfaits”) de leur décision aujourd’hui que dans les autres pays sondés.

Parmi les Français ayant démissionné depuis le début de la pandémie, près de la moitié (49%) ont également décidé de démissionner une deuxième fois, de leur nouveau poste, durant cette période, soit plus de deux fois le taux des autres pays européens interrogés. Seuls seul un tiers d’entre eux ont retrouvé un nouveau poste .

Pourquoi les Français ont démissionné

Chez les chefs, même sentiment de regret: près de trois quarts (74%) des managers français réembaucheraient leurs employés qui sont partis pendant la pandémie. Cela dit, seul un sur cinq les réembaucherait tous.

C’est tout de même en France que le taux de “boomerangs” est le plus faible: les managers y sont les moins enclins à envisager le ré-embauchage d’ex-employés. Les employés français sont plutôt prêts à revenir si c’était possible (65 %).

Selon cette étude, la France est le seul pays où les frustrations causées par le management sont en tête de liste des raisons des départs. Le manque de valorisation est la première justification invoquée par les Français qui quittent leur emploi.

Ils ne sont que 46% en Allemagne, 39% au Royaume-Uni et 34% aux Pays-Bas à regretter leur choix de mobilité professionnelle. Seuls 24% des Français estiment être pleinement satisfaits, soit le taux le plus bas des pays étudiés.

Cette enquête a été menée auprès de deux groupes distincts: 1 950 employés qui ont volontairement démissionné ou changé d’emploi au moins une fois depuis le début de la pandémie en mars 2020 (à l’exclusion de ceux qui ont démissionné pour cause de discrimination), et 1 850 managers qui occupent leur poste depuis au moins six mois et dont au moins un employé de leur équipe a démissionné pendant la pandémie.

À voir également sur Le HuffPost : Pendant le ramadan 2022, il aide des inconnus à trouver du travail

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    Les employés d'Airbnb vont pouvoir télétravailler et vivre où ils veulent

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 09:19 · 2 minutes

“Aujourd’hui, nous annonçons que les employés d’Airbnb peuvent vivre et travailler n’importe où”, a écrit Brian Chesky, cofondateur et directeur général du site, sur Twitter.  “Aujourd’hui, nous annonçons que les employés d’Airbnb peuvent vivre et travailler n’importe où”, a écrit Brian Chesky, cofondateur et directeur général du site, sur Twitter.

BUREAU - Les employés d’Airbnb doivent se réjouir de la nouvelle. Jeudi 28 avril, la plateforme de location de logements particuliers a annoncé la possibilité de télétravailler de manière permanente, et du lieu de son choix.

“Aujourd’hui, nous annonçons que les employés d’Airbnb peuvent vivre et travailler n’importe où”, a écrit Brian Chesky, cofondateur et directeur général du site sur Twitter.

Il précise ensuite les cinq caractéristiques de cette nouveauté:

  • Les employés peuvent choisir de travailler de chez eux ou au bureau

  • Ils peuvent travailler n’importe où aux États-Unis

  • Ils peuvent travailler et vivre dans 170 pays différents, jusqu’à 90 jours par an dans chaque endroit

  • Des événements d’équipe seront régulièrement organisés afin que les employés se retrouvent sur leur lieu de travail

  • Une feuille de route pluriannuelle sera instaurée pour assurer un fonctionnement optimal de cette nouvelle organisation du travail

“Le monde du travail est devenu plus flexible”

Un communiqué de presse a été publié pour détailler le contenu de cette nouvelle formule de travail. “Le monde du travail est devenu plus flexible. Notre entreprise ne se serait pas remise aussi vite de la pandémie sans les millions de personnes travaillant dans des Airbnbs”, explique Brian Chesky. Il note toutefois les difficultés que peut poser ce système: “les connexions les plus importantes se font en personne. Zoom, c’est super pour maintenir des relations, mais ce n’est pas le meilleur moyen de les approfondir. Et le travail créatif est meilleur quand il est fait dans la même pièce”, tempère-t-il, pour préciser qu’Airbnb essayerait de combiner le meilleur des deux mondes, télétravail et présentiel.

D’autres entreprises, comme Zillow, une entreprise immobilière américaine, ou PwC, entreprise internationale de missions d’audit, sont passées au “full remote” (travail entièrement à distance), comme le souligne le New York Times . En France, la start-up de cartes postales numériques Fizzer, avait expliqué en février 2021 avoir également adopté ce mode de travail.

À voir également sur Le HuffPost: Du télétravail accroché à une falaise, le bureau insolite de cet Écossais

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    Les femmes peu qualifiées travaillent plus en horaires décalés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 April - 10:25 · 2 minutes

La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées. La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées.

TRAVAIL - Ce sont les moins qualifiées qui travaillent le plus en horaires décalés. L’exposition des femmes aux horaires “atypiques” , en particulier le travail habituel le samedi et le dimanche, a progressé entre 2013 et 2019 pour les moins qualifiées alors qu’elle a diminué pour les cadres, selon une étude publiée le 27 avril par l’Institut national d’études démographiques (Ined).

“La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées. Chez les hommes, la polarisation sociale est moins marquée. La part des cadres diminue de 14% tandis que celle des ouvriers non qualifiés stagne”, constate l’étude, réalisée à partir des enquêtes “Conditions de travail” de la Dares .

Métiers féminisés

Dans l’étude, un salarié est dit en horaires atypiques “s’il déclare travailler habituellement selon au moins l’une des modalités suivantes: tôt le matin (5h-7h), tard le soir (20h-0h), la nuit (0h-5h), le samedi, le dimanche”.

Les femmes peu qualifiées sont surreprésentées dans les métiers du commerce où le travail dominical a progressé (vendeuse, agent de nettoyage...) ainsi que dans les métiers des services à la personne (aide-soignante, aide à domicile, aide-ménagère), “où les horaires atypiques sont structurels”, explique l’étude.

En 2019, 36% des salariés travaillent habituellement en horaires atypiques. Cette fréquence, qui situe la France dans la moyenne européenne, apparaît stable au cours de la dernière décennie.

“Toutefois, tandis que le travail du soir et de nuit a légèrement reculé entre 2013 et 2019, le travail du samedi, du dimanche et du matin (de 5h à 7h) a augmenté pour certaines catégories de salariés”, selon l’étude, qui y voit une conséquence des lois qui ont étendu le recours dérogatoire au travail dominical et favorisé la modulation du temps de travail.

Les femmes travaillent plus le week-end

Les femmes sont désormais proportionnellement plus nombreuses que les hommes à travailler avec des horaires atypiques (37% contre 35%). Elles travaillent plus souvent le samedi et le dimanche. Les hommes restent proportionnellement plus nombreux à travailler tôt le matin, le soir et surtout la nuit, mais leur exposition tend à se réduire.

L’association entre les horaires atypiques et le sexe varie à la fois selon la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité. “Les ouvrières non qualifiées travaillent fréquemment comme agentes d’entretien tandis que les hommes sont plus souvent manœuvres dans le BTP où les heures diurnes et en semaine sont plus fréquentes”, cite en exemple l’étude.

Outre ces horaires atypiques, les ouvrières et employées non qualifiées font aussi plus souvent face à des journées discontinues (périodes de travail séparées d’au moins 3h) et des horaires imprévisibles (connus un jour à l’avance ou moins). Selon l’étude, ce groupe des “petits temps fragmentés et horaires imprévisibles” rassemble 18% des salariés.

À voir également sur Le HuffPost : Parler d’argent avec et pour les femmes, une priorité pour cette journaliste

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    Travailler en étant malade est un vrai problème

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 26 April - 10:15

Continuer à travailler alors qu'on est malade apporte plus d'inconvénients que d'avantages, même au long terme. Il s'agit là d'un vrai enjeu de santé publique sur lequel les managers doivent évoluer, comme le montrent des travaux sur le sujet. [Lire la suite]

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    Deliveroo est bien coupable de travail dissimulé, selon la justice

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 19 April - 14:55

Deliveroo

375 000 euros d'amende infligés à Deliveroo, quelques centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts à verser aux syndicats, et trois ex-dirigeants condamnés. La justice a sanctionné lourdement la plateforme pour du travail dissimulé. [Lire la suite]

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