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    Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve est du harcèlement sexuel, juge un tribunal

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 19:52 · 2 minutes

Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal

ROYAUME-UNI - Dire à un homme qu’il est chauve relève du harcèlement sexuel . C’est la décision prise par un tribunal anglais -composé de trois hommes eux-mêmes atteints de calvitie - mercredi, ont révélé plusieurs médias britanniques dont le Guardian vendredi 13 mai.

Tony Finn, qui a donc perdu ses cheveux, a travaillé pendant 24 ans pour la British Bung Company, avant d’être viré en mai 2021. Après son licenciement, l’électricien a porté plainte contre l’entreprise et a affirmé qu’il avait été victime de harcèlement sexuel lors d’une dispute avec un collègue deux ans plus tôt. Ce dernier l’aurait qualifié de “connard chauve”. Tony Finn a déclaré au tribunal qu’il avait été plus blessé par le commentaire sur son apparence que par l’insulte.

La calvitie “intrinsèquement liée au sexe”

“Il est difficile de ne pas considérer que le supérieur hiérarchique du plaignant a prononcé ces mots dans le but de porter atteinte à sa dignité et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant pour lui”, a estimé le tribunal. Selon lui, le collègue de Tony Finn “a franchi une ligne rouge en faisant ces remarques sur l’apparence du plaignant”.

″(L’avocat de l’entreprise) avait raison de dire que les femmes, tout comme les hommes, peuvent être chauves. Toutefois, comme les trois membres du tribunal en attesteront, la calvitie est beaucoup plus répandue chez les hommes que chez les femmes. Nous estimons donc qu’elle est intrinsèquement liée au sexe”, a poursuivi le tribunal, pour qui un commentaire sur la calvitie d’un homme équivaut à une remarque du la taille de la poitrine d’une femme.

C’est pourquoi, le tribunal a jugé que l’insulte ”était une violation de la dignité du plaignant” qui “a créé un environnement intimidant pour lui”. Cette attaque ”était volontaire et faisait référence au sexe du plaignant”. Tony Finn a donc bien été victime de harcèlement sexuel. Il recevra une compensation financière à une date ultérieure.

À voir également aussi sur le Huffpost: L’ironie du Prince Harry vis-à-vis de sa calvitie naissante va parler à beaucoup d’hommes

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    Mathias Poujol-Rost ✅ · Sunday, 3 April - 07:21

    Le #tribunal administratif annule les #permis de construire et autorisation environnementale du 2e entrepôt Amazon de Fontaine !

Le tribunal administratif de Besançon annule les permis de construire et autorisation environnementale du 2e entrepôt Amazon de Fontaine !
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    Tony Vairelles et ses frères risquent dix ans de prison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 21 March - 08:22 · 3 minutes

Tony Vairelles, ancien international français de football, arrive à la cour d

JUSTICE - Plus de dix ans après les faits, l’ex-footballeur du RC Lens Tony Vairelles se retrouve devant la justice ce lundi 21 mars. Il est jugé, avec ses deux frères, pour “violences aggravées” après une bagarre qui a dégénéré devant une boîte de nuit d’Essey-lès-Nancy, dans la nuit du 22 au 23 octobre 2011.

Le Parisien et RMC rappellent les faits. Cette nuit-là, après un dîner d’anniversaire en famille, deux des frères Vairelles, Giovan et Jimmy, se rendent à la discothèque les “4 As”. Alcool et danse sur la piste sont de la partie, jusqu’à ce qu’un videur demande à Jimmy, alors âgé de 30 ans, de reposer le verre qu’il a amené sur le dance floor. Bien qu’agacé, il obtempère.

Puis tout bascule. D’après des témoins, un vigile commence à frapper Jimmy. Giovan, 19 ans, vient à la rescousse de son grand frère, mais est lui aussi pris à partie par la sécurité. Les deux sont finalement virés de l’établissement.

La suite est plus floue, et explique en partie pourquoi le procès se tient seulement onze ans après les faits. Giovan et Jimmy appellent leurs deux frères Vairelles, Tony le footballeur et Fabrice, qui les rejoignent à la boîte de nuit. Une bagarre éclate de nouveau avec coups de poings, gaz lacrymogène, matraque et pire, une arme à feu.

Coups de feu

Résultat, trois videurs -qui sont frères précise RMC - sont touchés, l’un dans le dos, l’autre à la main, un troisième à la cuisse. L’avocat des videurs Me Matthieu Schwarz affirme dans L’Équipe : “C’est simple, il y a eu une expédition punitive.” De leur côté, les frères Vairelles nient catégoriquement avoir tiré les coups de feu.

Aujourd’hui encore, impossible d’identifier qui a tiré et avec quelle arme. Les caméras de surveillance ne sont d’aucune aide puisqu’une cassette du concert des Enfoirés a été découverte dans le magnétoscope. Tony, interrogé par le Parisien en janvier 2018, déclarait: “J’ai fait l’erreur de foncer sur ce parking pour secourir mon petit frère qui avait été agressé, en pensant que la police serait déjà sur place. Pour le reste, je sais ce que j’ai fait- et surtout ce que je n’ai pas fait.”

“L’enquête n’apporte aucune preuve matérielle de ce qu’elle reproche à mes clients. On nous oppose qu’ils ont menti et se sont contredits, alors qu’il s’agit de points mineurs, quand les videurs, eux, sont incapables de situer la scène au même endroit. Ils ont même évoqué un tireur gaucher, alors que les Vairelles sont droitiers!”, défend l’avocate de la famille Me Virginie Barbosa au Parisien .

Au départ poursuivis pour “tentative d’assassinat”, les frères seront finalement jugés pour “violences volontaires aggravées”. Tony, aujourd’hui âgé de 48 ans, a déjà passé cinq mois en détention provisoire pour cette affaire. Il encourt jusqu’à dix ans de prison, tout comme Giovan et Jimmy. Fabrice, en récidive, risque le double. Le procès au tribunal correctionnel de Nancy doit durer jusqu’au vendredi 25 mars.

À voir également sur Le HuffPost: Arsenal va jouer en blanc contre Nottingham Forrest, et c’est plus que symbolique

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    Sophie Conrad, qui accuse Laurent Bigorgne de l'avoir droguée, témoigne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 8 March - 08:50 · 3 minutes

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FAITS DIVERS - “Je ne sais pas quelle est la motivation pour mettre de la drogue dans le verre d’une femme, autre de vouloir abuser d’elle ou de la violer.” Deux semaines après avoir été droguée par Laurent Bigorgne , ancien directeur de l’ Institut Montaigne , Sophie Conrad s’est exprimée pour la première fois sur RMC ce mardi 8 mars pour dénoncer les conclusions de l’enquête.

“J’ai été entendue quatre fois par la police et la dernière fois par la 3e DPJ. Quand je les ai quittés, ils étaient tous persuadés que l’enquête allait se poursuivre, ils étaient tous convaincus du motif sexuel de cette administration de drogue. Et j’ai découvert dans la presse que les faits avaient été sous-qualifiés”, dénonce-t-elle au micro de la journaliste Apolline de Malherbe .

L’ex-collaboratrice de ce soutien de la première heure d’Emmanuel Macron avait ingéré à son insu de la MDMA (aussi appelée ecstasy) alors qu’elle était au domicile de Laurent Bigorgne, le 22 février dernier. Elle a immédiatement porté plainte, lui a rapidement reconnu les faits et précisé qu’il avait pris de la cocaïne pendant cette soirée.

Mediapart a eu accès aux documents issus de la garde à vue de Laurent Bigorne. Il avoue devant les enquêteurs: “Oui, j’ai bien mis des cristaux de MDMA dans sa coupe de champagne, mais je précise que cela n’a jamais été à des fins sexuelles. Je pensais naïvement, stupidement, qu’on allait bavarder”, s’est-il justifié. Il sera jugé jeudi 10 mars au tribunal correctionnel de Paris pour “administration de substance nuisible suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours”.

Des faits similaires sur sa compagne?

Une qualification incompréhensible pour la plaignante, qui regrette une enquête bâclée. “Les policiers ont travaillé sous pression. L’enquête a duré moins de 90 heures. Il manque des choses. Par exemple, je n’ai pas été expertisée, ils ont retenu 0 ITT, aucun préjudice à mon endroit, alors que je suis incapable de retourner travailler depuis”, pointe-t-elle sur RMC.

Pourtant, ’“il y avait eu d’autres faits similaires”, rappelle Sophie Conrad sur RMC. En effet, Mediapart explique qu’un événement survenu en septembre 2021, lorsqu’il lui a proposé de la cocaïne mais qu’elle a refusé, l’a déjà mise en alerte. Mais aussi que la compagne actuelle de Laurent Bigorgne aurait été victime. À l’automne dernier, il lui aurait glissé de la drogue dans son thé, sans son consentement. Aux enquêteurs, l’ancien directeur de l’Institut Montaigne reconnaît également les faits: “Elle se réveille dans la nuit en panique, je lui explique ce que j’ai fait. On en rigole mais elle me dit de ne pas le faire sans son consentement.” Aucun lien n’a été fait entre ces deux affaires, regrette encore Sophie Conrad.

Pour Arié Alimi, l’avocat de la plaignante, “il apparaît évident que le parquet de Paris a délibérément écarté certaines qualifications pénales telles que la tentative de viol et l’administration à une personne, à son insu, d’une substance de nature à altérer le discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle et ce, aux fins de protéger une personne politique et, par là même, l’Institut Montaigne”.

À voir également sur Le HuffPost: Écarter les candidats auteurs de violences sexuelles? La base, pour ces manifestantes

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    Nordahl Lelandais filmé en vidéo illégalement lors de son procès

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 3 February, 2022 - 15:48 · 1 minute

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a filmé Nordahl Lelandais dans le box des accusés. 

AFFAIRE MAËLYS - Un acte passible d’une lourde amende. Durant les premiers jours du procès de Nordahl Lelandais qui s’est ouvert ce lundi 31 janvier à Grenoble, une vidéo filmant notamment le principal accusé dans le box des accusés a été enregistrée à l’intérieur de la salle d’audience de la cour d’assises de l’Isère.

Ce jeudi 3 février, le procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant, a été saisi, après la diffusion sur les réseaux sociaux de cette vidéo tournée pendant le procès du meurtrier de la petite Maëlys , tuée en août 2017 par Nordahl Lelandais durant un mariage. Éric Vaillant a annoncé au Dauphiné Libéré qu’il s’apprêtait à ouvrir une enquête préliminaire pour déterminer l’origine de cette vidéo et pour identifier son auteur.

4.500 euros d’amende pour les vidéastes

Dans un tribunal et “dès l’ouverture de l’audience des juridictions administratives ou judiciaires, l’emploi de tout appareil permettant d’enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l’image est interdite”, comme “la cession ou la publication, de quelque manière et par quelque moyen que ce soit, de tout enregistrement ou document obtenu en violation des dispositions”.

Ce type de délit est passible d’une amende de 4.500 euros et peut également entraîner la confiscation du matériel ayant servi à capturer des images d’un procès.

Le procureur général Jacques Dallest qui soutient l’accusation au procès de Nordahl Lelandais a d’ailleurs profité de cette occasion pour rappeler ce jeudi 3 février l’interdiction formelle de filmer l’intérieur d’une salle d’audience, mais sans évoquer à un seul moment l’affaire de la vidéo survenue en début de semaine dans la salle d’audience de la cour d’assises de l’Isère.

À voir également sur Le HuffPost: Les images de la salle d’audience du procès du 13 novembre

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    Procès des sondages de l'Elysée: Sarkozy sera présent mardi au tribunal

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 October, 2021 - 09:29

Nicolas Sarkozy au tribunal de Paris pour son procès le 1er mars 2021.

PROCÈS - L’ex-chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, sommé de venir témoigner mardi 2 novembre au procès à Paris de ses anciens proches dans l’affaire des sondages de l’Elysée , a confirmé sa présence au tribunal, a appris l’AFP de sources proches du dossier.

Nicolas Sakorzy a informé le tribunal de sa venue mardi à 13h30 et qu’il était inutile de faire appel à la force publique, selon ces sources.

Le tribunal de Paris a délivré, ce mardi 19 octobre, un mandat d’amener à l’encontre de Nicolas Sarkozy, qui ne souhaitait pas venir.  Les juges ont effectivement estimé que l’immunité présidentielle , dont il bénéficie depuis l’ouverture du dossier, n’empêche en rien son audition comme témoin.

Plus d’informations à suivre

À voir également sur Le HuffPost: Malgré les condamnations, ces fidèles de Sarkozy toujours au rendez-vous

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    Le "faux neveu" de Brigitte Macron condamné à un an de prison ferme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 28 October, 2021 - 06:04 · 2 minutes

Brigitte Macron, ici au mois de janvier 2021, à l

PROCÈS - Un homme qui s’était fait passer pour le neveu de Brigitte Macron afin d’obtenir des avantages et privilèges auprès d’établissements de luxe, de sociétés ou d’institutions, a été condamné à un an de prison ferme, mercredi 27 octobre à Paris.

Aujourd’hui âgé de 35 ans, il effectuera sa peine de prison ferme sous un régime de surveillance électronique à domicile. Il fera en outre l’objet d’un suivi médical obligatoire.

Cet usurpateur qui avait déjà fait l’objet de 17 condamnations pour des faits similaires ou proches a comparu mardi et mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris, qui l’a finalement condamné à 30 mois d’emprisonnement dont 18 assortis du sursis renforcé.

“Le tribunal a fait le choix de sanctionner la gravité des faits (...) et de prendre en compte votre volonté d’être pris en charge et de bénéficier d’un suivi qui s’inscrit dans la durée”, a déclaré la présidente de la 13e chambre correctionnelle.

Par le biais d’une fausse adresse mail, dircab@présidence-france.fr, l’homme sollicitait des prestations spécifiques, prétendument pour le neveu de la Première dame: un accueil VIP dans un hôtel de luxe au Maroc, des places pour un grand prix de Formule 1 à Melbourne ou encore une carte Club 2000 auprès d’Air France.

Ces demandes étaient signées des noms de Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron, et de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, qui s’étaient constitués partie civile. Il devra leur verser un euro de dommages et intérêts.

Sa complice a été condamnée à douze mois de prison dont neuf avec sursis.

Il dit avoir agi “pour le statut, le prestige, les privilèges”

Le ministère public avait requis 28 mois d’emprisonnement dont 16 de prison ferme, à l’encontre du prévenu, en pointant une “atteinte forte à l’image de la France”.

Un argument également évoqué par Me Ennochi, avocat de Pierre-Olivier Costa et Patrick Strzoda. “On présente la France comme une République bananière”, a-t-il tancé.

Le prévenu a assuré qu’il n’avait pas agi “pour l’argent” ou “pour faire du tort”, mais pour “le statut, le prestige, les privilèges”.

Il avait été qualifié, dans le rapport psychologique, de “menteur pathologique” et de “mythomane affabulateur”, sans pour autant conclure à un trouble psychiatrique avéré.

A l’audience, Me Zagury, avocat de la défense, a regretté l’absence d’une expertise psychiatrique approfondie, plaidant notamment la nécessité de “s’interroger sur le pourquoi”. “Le risque de réitération ne dépend pas de la reconnaissance des faits. Il dépend de la compréhension de la mécanique du passage à l’acte”, a-t-il plaidé.

À voir également sur Le HuffPost: Brigitte Macron ne fait pas politique, vraiment?

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    Migrants bloqués en mer: le procès de Salvini s'est ouvert... en prison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 October, 2021 - 12:56 · 3 minutes

Matteo Salvini devant le tribunal de Palerme, en Sicile, le 23 octobre 2021. 

INTERNATIONAL - Le procès du dirigeant italien d’extrême droite Matteo Salvini, accusé d’avoir bloqué illégalement en mer 147 migrants en 2019 lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a démarré ce samedi 23 octobre à Palerme, en Sicile . Il est accusé de séquestration de personnes et d’abus de pouvoir.

L’audience, à laquelle assiste Matteo Salvini, se déroule pendant que 406 migrants, sauvés lors de plusieurs opérations au large de la Libye par le navire allemand Sea Watch 3 de l’ONG Sea Watch , sont arrivés dans le port sicilien de Pozzallo pour désembarquer, selon l’agence italienne AGI.

“Voici le tribunal de la prison de Palerme”, a tweeté depuis la salle d’audience Matteo Salvini avec une photo de lui-même debout devant une cellule réservée à certains accusés. “Le procès voulu par la gauche et les fans de l’immigration illégale commence: combien cela va-t-il coûter aux citoyens italiens?”.

Le procès s’était ouvert le 15 septembre mais avait été renvoyé immédiatement. L’audience de samedi devrait être largement procédurale, le juge Roberto Murgia devant décider de la recevabilité des témoins présentés. Matteo Salvini encourt jusqu’à 15 ans de prison.

Matteo Salvini, 48 ans, est le chef de La Ligue, parti anti-migrants d’extrême droite qui appartient à la coalition actuellement au pouvoir dirigée par Mario Draghi.

Des migrants à la dérive

Il avait refusé pendant six jours d’accorder un port sûr au navire de l’ONG espagnole qui mouillait au large de la petite île italienne de Lampedusa (au sud de la Sicile) alors que les conditions à bord s’aggravaient.

Les migrants n’avaient été autorisés à débarquer que grâce à une ordonnance émise par la justice sicilienne après une inspection à bord qui avait confirmé la gravité de la situation sanitaire sur le navire surpeuplé.

Connu pour ses déclarations controversées, notamment sur l’immigration, Matteo Salvini a été vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur dans le premier gouvernement de Giuseppe Conte, de juin 2018 à septembre 2019.

Il assure avoir agi pour le bien de l’Italie et pour dissuader les migrants de s’embarquer sur les côtes africaines pour une dangereuse traversée de la Méditerranée, soulignant que la décision avait été validée par le gouvernement de l’époque et Giuseppe Conte.

L’accusation a demandé que ce dernier figure sur la liste des témoins, ainsi que Luciana Lamorgese et Luigi Di Maio actuellement respectivement ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

“Sauver des gens n’est pas un crime mais une obligation”

Devant le tribunal, le fondateur et directeur d’Open Arms, Oscar Camps, a assuré aux journaliste que le procès n’avait pas de motivation politique. “Sauver des gens n’est pas un crime mais une obligation, non seulement pour les capitaines mais pour l’État tout entier”, a-t-il déclaré.

Vingt-trois parties civiles, dont neuf migrants qui se trouvaient à bord, sont représentées au procès.

Le Sénat a voté l’an dernier la levée de son immunité parlementaire, ouvrant ainsi la voie à la tenue du procès de Matteo Salvini.

Dans une autre affaire similaire, le tribunal de Catane, également en Sicile, avait ordonné l’abandon des poursuites contre Matteo Salvini, mis en cause pour avoir bloqué en mer une centaine de migrants sauvés par le navire “Gregoretti” des garde-côtes italiens, toujours durant l’été 2019.

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