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    Victime de fraude ? Votre banque a l’obligation de vous rembourser

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Tuesday, 28 June - 16:30

boursorama-banque-livret-ldds-158x105.jpg Boursorama Banque LDDS

L'UFC-Que Choisir a saisi la justice cette semaine contre 12 banques qui refusaient de rembourser leurs clients après des cas d'arnaques bancaires.

Victime de fraude ? Votre banque a l’obligation de vous rembourser

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    L'UFC-Que Choisir porte plainte contre Back Market pour "pratiques commerciales trompeuses"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 08:46 · 2 minutes

L'UFC-Que Choisir porte plainte contre Back Market pour L'UFC-Que Choisir porte plainte contre Back Market pour "pratiques commerciales trompeuses", le 15 juin 2022.

JUSTICE - Un succès économique français dans le viseur d’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs va déposer plainte ce mercredi 15 juin contre la start-up Back Market , spécialisée dans la revente d’objets électroniques reconditionnés , en lui reprochant “de nombreuses entorses au droit de la consommation”, selon un communiqué.

La plainte pour “pratiques commerciales trompeuses” doit être déposée devant le Tribunal judiciaire de Paris, explique l’UFC-Que Choisir. Cette dernière explique que, “si l’économie circulaire doit être encouragée, encore faut-il que celle-ci respecte les droits fondamentaux des consommateurs”.

L’UFC-Que Choisir, pour qui les “prix (sont) trop beaux pour être vrais”, reproche plusieurs pratiques à l’entreprise française. Elle est par exemple accusée de faire croire aux clients qu’ils font une bonne affaire en affichant le prix de vente du produit reconditionné à côté du prix du produit neuf, alors que celui-ci n’est pas vendu sur le site. “Il ne s’agit pas de promotions”, souligne l’association.

Frais de service et garantie aussi dans le viseur d’UFC-Que Choisir

Elle dénonce en outre des “frais de service” systématiquement facturé aux consommateurs, pouvant atteindre 5,99 euros, et qui n’apparaissent “qu’à l’étape du paiement”.

Enfin, “Back Market propose aux consommateurs une garantie contractuelle de 12 mois, en laissant croire à un avantage considérable offert par l’entreprise”, alors qu’en réalité “cette garantie est imposée par la loi, mais surtout dure 24 mois, y compris pour les produits reconditionnés”.

Autre grief adressé au site, la réglementation des cookies, ces fichiers qui enregistrent vos passages et vos préférences sur un site Internet. “Notre équipe de juristes a constaté que des cookies de tracking étaient déposés alors même que l’internaute les avait refusés”, pointe UFC-Que Choisir.

L’association de défense des consommateurs précise qu’il s’agit de “la première plainte en Europe d’une association de consommateurs contre le géant du reconditionné”, même s’il a déjà été épinglé par d’autres associations, comme VZBV en Allemagne.

Back Market parmi les rares licornes françaises

Et le président de l’UFC-Que Choisir Alain Bazot, d’expliquer que l’association “souhaite que la ‘licorne du reconditionné’ continue de mettre des paillettes dans la vie des consommateurs, sans que sa communication ne soit que de la poudre aux yeux”.

La start-up Back Market, créée en 2014, s’est imposée depuis sa création comme la place incontournable de l’électronique reconditionné, un secteur en plein boom, porté par les discours écologique qui prônent une baisse de l’impact environnemental des produits électroniques.

En janvier dernier, elle avait annoncé avoir levé 450 millions d’euros, un tour de table qui la propulsait alors, avec une capitalisation de 5,1 milliards d’euros, sur le podium des licornes françaises. Elle comptait alors plus de 650 salariés et prévoyait d’en recruter 400 en 2022.

À voir également aussi sur le Huffpost: Macron célèbre la French tech et sa moisson de licornes

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    Présidentielle: sur le pouvoir d'achat, l'UFC-Que Choisir fait 22 propositions aux candidats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 09:47 · 2 minutes

(GERMANY OUT) Eine leere Geldbörse mit wenigen Euromünzen. Symbolphoto für Schulden und Armut.  (Photo by Wodicka/ullstein bild via Getty Images)

POLITIQUE - Comment faire pour que le pouvoir d’achat des Français augmente? L’association de consommateurs UFC-Que Choisir publie ce mercredi 16 février ses propositions aux candidats à la présidentielle, alors que le thème s’impose de plus en plus dans la campagne .

Plutôt que de tout miser sur les revenus des Français , l’association recommande de faire baisser le coût de la vie. Pour cela, elle détaille 22 mesures qui permettraient d’économiser 15,3 milliards d’euros, soit 524 euros par ménage, “majoritairement sans impact sur les finances publiques.”

Certaines mesures ont un effet immédiat sur le portefeuille des Français: abolir la TVA sur les taxes, supprimer les frais d’intervention bancaire, rembourser automatiquement les doublons de frais de rejet de prélèvement, mieux encadrer les frais médicaux (dépassement d’honoraire) et le marché de l’électricité et ses coûts ou encore supprimer le seuil minimal de revente à perte dans la grande distribution.

Pour d’autres, l’impact est moins évident: par exemple l’obligation du Nutri-Score, la fin des publicités pour enfants pour des produits mauvais pour la santé, l’application stricte du système pollueur-payeur dans l’agriculture, la fin du démarchage téléphonique intempestif, améliorer la production nationale publique de médicaments...

Le pouvoir d’achat, thème majeur de la campagne

L’UFC-Que Choisir défend des mesures qui permettent de “consommer mieux”, en tenant compte des enjeux environnementaux notamment, grâce à “des outils pertinents et fiables permettant de le faire”. Le nutri-score par exemple, renforcé par des mesures pour encadrer le marketing sur les produits de “malbouffe”, doit permettre de lutter contre l’obésité infantile, ce qui induit des frais médicaux moindres.

Après les gilets jaunes, les Convois de la liberté sont venus rappeler la priorité de ce thème. Le pouvoir d’achat, via la hausse de carburant notamment, fait partie des revendications. Selon le baromètre de janvier OpinionWay-Kéa Partners pour Les Échos, 52% des Français interrogés présentaient le pouvoir d’achat comme un enjeu susceptible d’influer sur leur vote.

Les postulants à l’Élysée ont déjà tous ou presque dévoilé leurs ambitions améliorer le quotidien financier des Français: bloquer les prix sur les prix des produits de première nécessité, revaloriser les salaires et le SMIC (avec des méthodes différentes en fonction des sensibilités de chacun), réduire les cotisations, ou encore abaisser la TVA...

À voir également sur Le HuffPost: Manifs et grève du 27 janvier: le pouvoir d’achat au cœur des revendications

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    Pour lire les conditions générales de vente de la SNCF, 7h sont nécessaires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 February, 2022 - 09:46 · 3 minutes

10 minutes pour Netflix, plus de deux heures pour CDiscount: les CGU et CGV de nombreux sites ont été passés au peigne fin par UFC-Que Choisir.

CGU/CGV - Un total de 256 pages à déchiffrer. C’est l’un des chiffres frappants qui ressort d’une enquête menée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et consacrée au temps de lecture des fameuses conditions générales de vente (CGV) ou d’utilisation (CGU) lors de vos achats et inscriptions en ligne.

Voilà donc la curieuse, mais importante question que s’est posée l’Union fédérale des consommateurs-Que Choisir qui dévoile le temps réel dont vous auriez vraiment besoin pour lire ces petites lignes dont on est censé avoir pris connaissance avant d’ acheter un billet de train ou un vêtement, de s’inscrire sur Netflix ou simplement pour accéder à un site d’information.

3 minutes et 2 secondes pour la Caf

Dans cette enquête chronophage, l’association détaille aussi la raison des écarts de lecture parfois gigantesques entre certains sites liés à des organismes publics et ceux d’entreprises privées, où rentrent en compte les CGV (énumération des garanties, des règles liées à la livraison, à l’échange ou au remboursement…) et qui rallongent considérablement le temps de lecture total.

UFC-Que Choisir nous apprend donc qu’il vous faudra seulement 3 minutes et 2 secondes pour consulter les CGU de la Caisse d’allocations familiales (Caf.fr), le temps le plus court enregistré dans cette étude. Pour celui de Service-public.fr, le temps de lecture dépasse à peine les six minutes (6 minutes 9 secondes).

Rien d’insurmontable non plus lorsqu’on regarde de plus près des sites comme ceux de Netflix ou Jeuxvideo.com. UFC-Que Choisir décompte 10 minutes et 15 secondes pour lire entièrement les conditions sur la plateforme de streaming américaine contre 9 minutes et 15 secondes pour le site d’information consacré au jeu vidéo.

Les choses commencent réellement à se corser lorsque l’heure de lecture est passée. C’est le cas des CGU et CGV sur Leboncoin.fr, sur Fnac.com ou encore sur Cdiscount.com, chronométrés respectivement à 1 heure 21 minutes, 1 heure 53 minutes et quelque 2 heures et 8 minutes.

Le site de la SNCF bat tous les records

Pourtant, l’association a trouvé le maître en la matière. Avec un total avoisinant les sept heures de lecture, le site de la SNCF bat tous les records. Dans le détail, il vous faudrait 6 heures et 52 minutes pour arriver à bout des 256 pages de conditions générales de vente sur son site. Un vrai parcours du combattant qui explique sans doute en partie pourquoi nous sommes si peu à les lire, du moins dans leur intégralité.

D’ailleurs, dans le cadre de cette enquête, l’association semble avoir décelé avec son service juridique quelques irrégularités sur certains des sites lors de ces recherches: “Notre service juridique a d’ores et déjà relevé, sur plusieurs sites, des clauses visiblement trop déséquilibrées pour le consommateur”, précise l’association.

“Des dispositions qui pourraient être considérées comme étant abusives” et dont l’analyse est en cours. UFC-Que Choisir doit prochainement donner des nouvelles sur les suites possibles à ces découvertes avant d’éventuelles actions, notamment devant la justice.

Reste que le site dédié à la défense du consommateur ne s’est pas caché derrière cette enquête et en profite pour faire son propre bilan. Il vous faudra 23 minutes et 51 secondes pour lire l’entièreté des conditions générales d’UFC-Que Choisir, ce qui le situe “dans la catégorie des CGV et CGU plutôt synthétiques”.

À voir également sur Le HuffPost: Avec ‘Spider-Man: No Way Home’, comment éviter les spoilers sur Twitter

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    UFC-Que Choisir appelle à réformer l'indice de réparabilité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 December, 2021 - 11:20 · 2 minutes

UFC-Que Choisir appelle à réformer l

TECHNO - Défauts d’affichage, mode de calcul inefficace... l’indice de réparabilité, censé lutter contre le gaspillage en encourageant l’achat de produits plus réparables, ne tient à ce stade pas ses promesses, alerte l’UFC-Que Choisir dans un rapport publié ce mardi 14 décembre.

L’indice, mis en place en janvier 2021, pèche par son mode de calcul, comme dans son défaut de diffusion par les distributeurs, estime l’UFC, qui “tire la sonnette d’alarme” et “demande une réforme” de cet instrument “afin qu’il puisse être un outil utile” pour les acheteurs. “Pourtant bienvenu, il est, en l’état, loin de constituer une information pertinente”, pointe l’association.

L’UFC a analysé 330 produits et neuf sites de vente en ligne: une grande majorité de vendeurs ne répondent pas à leur obligation d’afficher l’indice, et seuls 42% des produits ont le logo visible près du prix. Plus précisément, Leroy-Merlin est à 100% ou Boulanger à 95%, quand d’autres comme Amazon sont à 22% voire 0% pour Carrefour.

L’indice, sous forme d’une note de 1 à 10, doit être apposé sur cinq types d’équipements, choisis par les pouvoirs publics comme produits pilotes: lave-linge, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon. Objectif: encourager l’achat de produits réparables et inciter les fabricants à l’écoconception.

Des “absurdités”

Sauf que “l’indice semble ainsi avoir été bâti pour donner aux fabricants un satisfecit artificiel”, critique l’UFC: la note repose sur des critères pesant chacun le même poids (documentation, facilité de démontage, disponibilité de pièces détachées, prix...), au détriment de critères déterminants tels que la disponibilité des pièces détachées.

Ce qui “aboutit à des absurdités”, avec par exemple les smartphones et les téléviseurs très bien notés quand ils sont pourtant sous la moyenne en termes de disponibilité de pièces, note encore l’UFC, qui demande aux pouvoirs publics de revoir le mode de construction de cette note et d’imposer l’affichage aux vendeurs (avec la grille de notation directement accessible aux consommateurs).

L’enjeu n’est pas mince: aujourd’hui, seul un tiers des 16 millions d’appareils de gros électroménager tombés en panne chaque année sont réparés, et le rachat d’un produit neuf reste l’option majoritaire, relève l’UFC. Ce taux est similaire pour l’ensemble des appareils électriques et électroniques.

L’objectif de l’État, avec cet indice, est d’atteindre 60% de taux de réparation des produits électriques et électroniques. L’outil doit être dans un second temps étendu à d’autres produits, et même devenir un “indice de durabilité” à partir de 2024.

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    L'UFC-Que Choisir dénonce des frais bancaires de succession exorbitants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 October, 2021 - 10:16 · 2 minutes

Une femme avec un stylo, une calculatrice et des billets de banque (image d

SUCCESSION - L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce vendredi 29 octobre, l’association de consommateurs dénonce l’opacité des frais bancaires de succession .

Comme le rappelle l’association, ces frais interviennent pour clôturer le compte de la personne décédée. “Ils rémunèrent le traitement des opérations administratives jusqu’au transfert des avoirs aux héritiers (principalement la réception de l’acte de décès, l’inventaire des fonds et la gestion des mouvements post-mortem sur le compte)”, indique-t-elle dans le texte.

Ces frais atteignent en moyenne 233 euros, révèle l’UFC Que-Choisir , qui ajoute le “marché global pour les banques est estimé à 150 millions d’euros”.

Problème: ces montants sont très variables d’une banque à l’autre. Ils varient du simple -120 euros au Crédit mutuel Centre Est Europe- au quadruple -527 euros chez LCL- selon les établissements”, indique l’association.

Des frais qui diffèrent selon les pays

Des tarifs très élevés si on les compare à ceux de certains de nos voisins européens. Ainsi, les frais bancaires en France sont deux fois supérieurs à ceux pratiqués en Belgique ou en Italie (respectivement 107 euros et 112 euros) et trois fois plus élevés qu’en Espagne (80 euros).

Comme le précise l’UFC-Que Choisir, l’Allemagne a de son côté déclaré que ces frais étaient illégaux.

Et ça ne s’arrête pas là. Selon l’association de consommateurs, “les frais de succession peuvent également dépasser les seules clôtures de compte”.

“Un quart des banques n’hésite ainsi pas à rogner davantage les fonds s’ils sont destinés à alimenter des comptes détenus chez la concurrence”, assure l’UFC-Que Choisir. Ainsi, si la personne qui hérite n’est pas client de la banque de la personne décédée, les virements sont facturés à 145 euros en moyenne. Un service “habituellement gratuit pour les vivants”, précise l’association.

L’association de consommateurs estime ne pas être la seule à s’interroger sur ces questions. Dans son communiqué, elle rappelle que 33 parlementaires ont déjà interrogé le gouvernement sur ces frais bancaires, sans avoir encore obtenu gain de cause.

À voir également sur Le HuffPost: Ne pas faire les soldes en soutien aux Ouïghours? Pas si facile pour ces consommatrices

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    Pourquoi les prix de électricité aussi risquent d'augmenter

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 September, 2021 - 10:27 · 4 minutes

ÉCONOMIE - La facture va être salée, et encore plus si l’hiver est rude. Les prix de l’électricité “risquent d’exploser” début 2022, alerte l’UFC Que Choisir qui évoque une hausse de 150 euros par ménage et par an.

“Sur la base de la méthodologie officielle de calcul du tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE), l’UFC-Que Choisir a procédé à une estimation de son évolution tarifaire qui devrait être annoncée en janvier 2022”, explique l’association dans un communiqué publié ce lundi 20 septembre.

“L’UFC-Que Choisir estime que la hausse du TRVE au début de l’année 2022 atteindra 11,3% HT, soit près de 10% TTC”, prenant en compte dans son estimation “le degré d’exposition du TRVE aux prix sur les marchés de gros, et le niveau de ces prix sur les marchés de gros d’ici à la fin de l’année”. “Concrètement, cela représentera une augmentation moyenne de 150 € sur la facture annuelle d’électricité d’un ménage l’utilisant pour le chauffage”, alerte encore l’association. Soit une facture de l’ordre de 1700 euros par an contre 1550 euros par an.

Peu d’offres pour une demande en augmentation

La consommation française en électricité a chuté à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2020, selon le bilan annuel du gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité (RTE). Elle a atteint 460 TWh (tétrawattheure), soit une baisse de 3,5% par rapport à 2019 qui s’explique “du fait de la crise sanitaire entraînant une baisse de l’activité de l’industrie et de nombreux secteurs de l’économie.”

Mais alors que la sortie de crise sanitaire se profile doucement, la consommation devrait repartir à la hausse rapidement. Or, l’offre ne suit pas et les conséquences sont déjà visibles à l’échelle européenne. En Espagne, les prix ont bondi de près de 35% cet été, pour atteindre 187,18 euros/MWh; idem au Royaume-Uni avec une augmentation de près de 300% en un mois.

La raison a été pointée du doigt en septembre par la banque Goldman Sachs; elle a pointé du doigt les niveaux de stockage “exceptionnellement bas” en Europe, malgré la prévision d’un hiver froid. Une baisse de la production avait déjà été constatée en France en 2020: -7% par rapport à 2019, soit le “plus bas niveau depuis 20 ans” selon RTE. Mais elle intervenait dans un contexte de baisse de la demande, qui n’est plus d’actualité aujourd’hui.

Mécaniquement, moins d’offres pour une demande (et des prévisions de demande) en augmentation entraîne une hausse des prix sur les marchés. “Les prix du marché sont en explosion en ce moment, puisqu’on est passé en quelques mois de 40 euros (du MWh) à 72 euros”, expliquait déjà en juin Frank Roubanovitch, président du Comité de liaison des entreprises consommatrices d’électricité (CLEEE) à l’AFP. La tendance n’a fait que se confirmer par la suite: mi-septembre, un pic à 196euros/MWh a été atteint, rappelle Le Parisien .

Mieux gérer l’électricité nucléaire

Ces prix sur le marché reflètent aussi l’évolution des prix du carbone et de certaines matières premières comme le gaz qui a déjà augmenté dès ce mois de septembre . Idem pour le carburant dont les prix ont aussi augmenté, de 13% à 15% depuis début 2021 pour le gazole et le super sans plomb 95 E10, soit les deux plus consommés en France.

Et même si la France produit principalement son électricité avec ses centrales nucléaires, les répercussions sont  notables sur le portefeuille. Pour faire baisser la facture, UFC-Que Choisir mise d’ailleurs sur le nucléaire. Ou plus précisément, sur une meilleure gestion de l’électricité produite par ce biais. L’association de consommateurs demande au gouvernement le relèvement du mécanisme qui permet aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à un prix régulé.

“Il y a une exposition de plus en plus importante des fournisseurs alternatifs aux prix du marché plutôt qu’au nucléaire, ce qui entraîne des hausses quasi structurelles”, déplorait Antoine Autier, responsable des études de l’association, en juin. “Les concurrents d’EDF ont en effet accès à l’électricité nucléaire produite par l’acteur historique à un prix fixe et plutôt bon marché (42 euros par MWh). Mais ce mécanisme est plafonné et représente moins de 30% de la production d’EDF. Une augmentation de ce plafond ferait “baisser les prix mécaniquement”, selon lui. UFC-Que Choisir demande aussi la baisse de certaines taxes alourdissant la facture des consommateurs d’électricité.

En Espagne, le gouvernement envisage de baisser temporairement l’impôt sur l’électricité pour limiter la casse. Mais une autre mesure plus choc est à l’étude, rapporte RFI : la limitation des bénéfices des compagnies d’électricité,  qui permettrait de réduire les coûts de plus de 20% pour les ménages. En France, le gouvernement ne cesse de mettre en avant l’augmentation de 100 euros du chèque-énergie . Mais comme le souligne l’UFC-Que Choisir, ce petit geste ne couvrira pas la hausse attendue, d’autant plus que les prix du gaz et des carburants ont aussi augmenté. Sans oublier que le chèque énergie ne concerne que 6 millions de Français.

À voir également sur Le HuffPost: Des scientifiques alertent sur la consommation actuelle des énergies fossiles