close
  • Hu chevron_right

    L'Unef dénonce la forte hausse du coût de la vie étudiante sous le mandat Macron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 15 August, 2021 - 13:06 · 2 minutes

Le Crous de Caen, en Normandie, le 18 novembre 2019

ÉTUDIANTS - Le budget des étudiants a été durement touché par les réformes du gouvernement d’Emmanuel Macron , alors que le coût de la vie étudiante devrait encore augmenter à la rentrée 2021, selon l’enquête annuelle du syndicat Unef publiée ce dimanche 15 août.

Le syndicat estime a près de 40 euros “l’argent que les étudiant.e.s ont perdu chaque année en aides directes depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017”, alors que le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 10% sur la même période.

En cause, “près de 41,2 millions d’euros de coupures budgétaires” dans les aides directes aux étudiants entre 2017 et 2019, selon un calcul de l’Unef.

À titre de comparaison, le rapport cite l’impact des deux mandats présidentiels précédents sur le budget des étudiants : +45 euros par étudiant et par an pour celui de Nicolas Sarkozy et +92 euros par an pour celui de François Hollande.

En plus de la baisse des aides directes aux étudiants, l’Unef dénonce également “de multiples attaques sur le montant des APL” (aide personnalisée au logement) en citant la réforme qui s’applique depuis janvier 2021 et qui modifie leur mode de calcul.

En raison de la crise sanitaire, le gouvernement avait adopté en 2020 des mesures pour lutter contre la précarité étudiante, comme le gel des frais universitaires, reconduit pour la rentrée 2021 .

L’extension du dispositif des repas à 1 euro aux étudiants non-boursiers, décidée en janvier 2021, sera elle supprimée en septembre.

Pour l’année scolaire 2021-2022, l’Unef prévoit une augmentation moyenne du coût de la vie étudiante de 2,5% par rapport à 2020, soit 247 euros par an.

“Cette hausse résulte notamment de l’augmentation des loyers en province et en banlieue parisienne”, explique le rapport. Le logement reste le premier poste de dépense des étudiants.

Pour lutter contre la précarité étudiante, l’Unef demande une réforme du système des bourses pour augmenter leur montant, étendre le nombre des bénéficiaires et intégrer les étudiants étrangers.

Le syndicat prône également la mise en place d’une “allocation d’autonomie pour chaque jeune en formation, sans condition de ressources”.

À voir également sur Le HuffPost: Avec le Covid-19, la triste routine des files d’étudiants attendant l’aide alimentaire

  • chevron_right

    Les sénateurs adoptent un amendement permettant de dissoudre les associations faisant des réunions non-mixtes racisées

    CNT 31 · Friday, 2 April, 2021 - 14:21

Source : Le Monde et 20 Minutes

https://framapiaf.org/@borisschapira/105994543305217448

  • Les riches font des réunions non-mixtes.
  • Les ouvriers font des réunions non-mixtes.
  • Les femmes font des réunions non-mixtes.

Mais dès que les personnes victimes de racisme le font, on s'empresse de les faire taire. C'est ignoble.

#RéunionsNonMixtesRacisées #racisme #racismeDÉtat #racismeÉtat #RéunionsNonMixtes #MixitéChoisie #NonMixité #UNEF #France #fr

  • Hu chevron_right

    Un "amendement Unef" contre les réunions non-mixtes adopté au Sénat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 2 April, 2021 - 10:09 · 3 minutes

Le syndicat étudiant est sous le feu des critiques depuis le 17 mars dernier, date à laquelle sa présidente, Mélanie Luce, a confirmé la tenue de groupes de parole en non mixité, au sein de l

POLITIQUE - Ce n’est pas encore le coup de grâce pour le syndicat étudiant, mais symboliquement, celui-ci est fort. L’ Unef a désormais un amendement à son nom. Initié par Les Républicains, le texte adopté ce jeudi 1er avril par le Sénat, vise à permettre la dissolution d’associations interdisant la participation d’une personne à une réunion en raison de sa couleur ou son origine. Il s’inscrit dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, communément appelé “loi séparatisme” .

Initialement, l’amendement était plus large puisqu’il s’adressait à toutes associations organisant “des réunions syndicales ou publiques contraires aux principes républicains”, avant d’être modifié.

Tout est parti du passage de Mélanie Luce, la présidente du syndicat étudiant, au micro d’Europe 1 le 17 mars dernier où elle défend l’organisation de groupes de parole en non-mixité par l’UNEF. Depuis, le débat public ne cesse de s’enflammer autour de cette thématique entre attaques de Jean-Michel Blanquer et Marine Le Pen ou défense d’ Audrey Pulvar .

Unef et Génération identitaire, même combat?

C’est donc pour rebondir sur cette polémique que l’amendement a été proposé. Il a pour but de dissoudre toutes les  associations “qui interdisent à une personne ou un groupe de personnes à raison de leur couleur, leur origine ou leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée de participer à une réunion.”

Le sénateur Stéphane Le Rudulier (LR) qui a déposé cet amendement le justifiait en faisant un rapprochement entre le syndicat étudiant et un groupuscule d’extrême droite récemment dissout. “Leurs positions (celles de l’Unef, ndlr) sont de plus en plus extrémistes, et je pèse mes mots. [...] Il faut prendre des mesures fermes, comme celles prises pour Génération identitaire . L’objet est différent, mais la cause reste identique. On promeut le communautarisme et on fait des groupes racialisés interdits aux blancs”, pointait-il du doigt.

C’est en adoptant cet angle que l’élu de droite a présenté cet amendement, rebaptisant les groupes de paroles en non-mixité par “les journées non mixtes interdites aux blancs”. L’exposé des motifs de l’amendement cible les  “associations racistes et dangereuses pour l’intérêt général” et les réunions “interdites aux blancs organisées par l’Unef” rapporte Le Monde .

Stéphane Le Rudulier, justifie la présentation de cet amendement comme un texte permettant de “combler [un] vide juridique” puisque, selon lui, cette actualité “a mis en exergue que les conditions de dissolution d’une organisation syndicale dans notre droit sont complexes.”

Si elle a jugé “l’amendement Unef” inconstitutionnel, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa ne s’est pas opposée à son adoption, d’après Le Monde .

“Comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister?”

Un discours qui passe mal pour certains élus de gauche. La communiste Laurence Cohen a pris la défense de l’Unef, en expliquant que ce qu’avait voulu organiser le syndicat, ”ça s’appelle des groupes de parole”. Elle a notamment rappelé les groupes de paroles féministes où “des femmes ont dit des choses qu’elles n’auraient pas pu dire ailleurs. Je peux comprendre qu’à un moment donné il y ait besoin, pour exprimer ce que l’on vit, d’avoir des groupes de parole.”

Une position appuyée par Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste), qui a soulevé une autre interrogation. “La question qu’on devrait se poser, c’est comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister.” Sur ce point, l’amendement ne dit rien.

A voir également sur Le Huffpost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

  • Hu chevron_right

    Réunions non-mixtes: la mise au point d'Audrey Pulvar

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 30 March, 2021 - 16:54 · 2 minutes

Audrey Pulvar lors d

POLITIQUE - La phrase, “malheureuse” selon le patron du PS, a agité la sphère politique. Il est temps désormais d’apaiser les esprits. C’est en tout cas l’intention d’ Audrey Pulvar qui publie ce mardi 30 mars au soir dans Le Monde une tribune titrée: “Je laisse les voix opportunistes et destructrices de la droite et de l’extrême droite à leurs bruyantes furies”.

La candidate du Parti socialiste à la présidence de la région Île-de-France veut couper court aux polémiques après avoir fait bondir une grande partie de la classe politique depuis samedi. Elle avait en effet estimé sur BFMTV qu’une personne blanche qui assistait à une réunion non-mixte devait d’abord rester “spectateur silencieux”.

″Écouter, entendre, partager ensuite”

Dans un tweet posté dans la foulée, Audrey Pulvar avait également précisé que “les réunions ‘non-mixtes’ ne portent pas que sur des questions de couleur de peau.” Et que “oui, dans une réunion non-mixte LGBTQI +, en tant qu’hétéro” elle se “tairait et écouterait.”

Là voilà qui revient donc une nouvelle fois, mais en longueur cette fois sur ses propos qu’elle estime mal compris. “J’ai utilisé le verbe ‘se taire’, parce que c’est généralement ce que l’on fait, quand on veut réellement écouter l’autre, avant ensuite de prendre la parole…”, écrit-elle avant d’ajouter “c’est ce que moi-même je fais, quand il m’arrive d’assister à des réunions de groupes de victimes de discriminations ne m’atteignant pas au premier chef.

″Écouter, entendre, partager ensuite. C’est le principe même de fonctionnement de ces groupes où se retrouvent des victimes, quelles qu’elles soient”, précise cette proche d’Anne Hidalgo.

...Et assumer ses propos

La candidate PS aux régionales, s’excuse d’avoir été mal comprise, mais ne revient pas sur le fond de ses propos. “J’ai répondu, comme déjà plusieurs fois par le passé, que ces groupes n’avaient pas ma préférence”, explique-t-elle, “mais que je peux concevoir, entendre, la nécessité pour des personnes discriminées, en raison de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur orientation ou leur identité sexuelle, de se retrouver ‘entre elles’”.

Avant d’adhérer ensuite aux arguments de nombreuses femmes féministes et/ou racisées sur l’intérêt de la non-mixité pour les personnes discriminées. “Ces groupes existent depuis des décennies, ils ont permis l’émancipation de la parole, le réconfort pour des personnes en grande détresse, la sensation presque libératrice de se savoir soudain moins seule face à l’adversité quotidienne”, estime-t-elle. “Ils ont donné, à beaucoup, la force de regarder demain ”, écrit-elle encore.

À voir également sur Le HuffPost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

  • Hu chevron_right

    L'utilité des réunions non-mixtes expliquée par les féministes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 29 March, 2021 - 06:08 · 7 minutes

POLITIQUE - La pratique, bien que très ancienne dans le monde militant, continue d’alimenter le débat. Pour avoir justifié la tenue de groupes de parole non-mixtes organisés, ponctuellement, afin d’évoquer des discriminations sexistes ou racistes, la présidente du syndicat étudiant Unef , Mélanie Luce, s’est notamment attirée les foudres de Jean-Michel Blanquer .

La syndicaliste a eu beau préciser qu’il s’agit d’ateliers dédiés, environ deux fois par an, aux personnes se disant victimes de discriminations où “toutes les personnes qui veulent venir, peuvent venir”, le ministre de l’Éducation nationale reproche à l’Unef un projet ségrégationniste pouvant mener à “des choses qui ressemblent au fascisme”.

“Cela m’étonnerait qu’une personne sobre vient dans un groupe d’alcooliques anonymes et dise ‘je veux absolument parler’”, s’est étonnée la présidente de l’Unef interrogée par Médiapart le 23 mars, tandis Audrey Pulvar a estimé ce samedi 27 mars sur BFMTV qu’“on peut demander à une femme blanche ou à un homme blanc de se taire” lors d’“un groupe de travail consacré aux discriminations dont sont l’objet les personnes noires ou métisses”, déclenchant aussitôt un tollé à droite et à l’extrême droite.

Perçues par ses détracteurs français comme une rupture avec l’idéal universaliste et donc soupçonnées de visées séparatistes, ces réunions non-mixtes trouvent sans doute leur origine au XIXe siècle aux États-Unis où des ouvrières ont exprimé leur volonté de “rester entre elles pour prendre leurs affaires en main”, comme le rapporte sur Twitter l’historienne Ludivine Bantigny.

En France, la non-mixité s’est fait connaître via le MLF, le Mouvement de libération des femmes, au début des années soixante-dix. Créée dans la foulée de Mai-68 où la parole des hommes fut prépondérante, l’organisation féministe a voulu d’emblée réserver ses groupes de discussion aux femmes. Dans une archive de l’époque, on voit ainsi l’activiste Anne Zelensky demander à ses camarades hommes de quitter la salle.

“Une étape assez révolutionnaire”

“Tout simplement, ce qu’on aurait voulu, c’est que les mecs comprennent que leur place n’était pas là. Que dans ce premier temps de lutte pour la libération des femmes, la place des mecs est à la crèche ou en dehors”, prévient-elle, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête de cet article.

“Cela a été une libération de la parole du fait qu’il n’y avait pas les hommes pour nous expliquer la libération et la révolution et ce qu’était notre devenir”, expliquait la spécialiste de l’histoire des femmes, Marie-Jo Bonnet, en mai 2018 sur France 24 .

Ce 25 mars sur France 5 , la journaliste Laure Adler qui a participé à des réunions non-mixtes du MLF, a décrit le grand avantage d’échanger entre personnes subissant le même sort. “Quand on se retrouvait entre femmes uniquement, une autre parole surgissait, totalement inattendue. On ne parlait pas du tout de la même manière”, raconte celle qui y a trouvé “une écoute et une bienveillance qui n’existait pas” en dehors de ce cadre exclusivement féminin.

De cette libération de la parole, Marie-Jo Bonnet retient aussi “la nécessité d’aller trouver en nous-mêmes” des réponses que ces femmes n’auraient pas pu formuler sous des regards masculins. “C’est une étape assez révolutionnaire pour se comprendre soi-même et pouvoir articuler des principes de combat”, complète Laure Adler.

Dans le film “La Révolution du désir”, Catherine Deudon, une photographe qui a suivi les actions du MLF, raconte l’ambiance “survoltée” dans laquelle se déroulait ces groupes de parole. Et de se rappeler qu’à cette époque, la non-mixité du MLF ne faisait déjà pas l’unanimité. “Il y avait toujours une femme qui arrivait en disant ‘Il faudrait un homme ici. Pourquoi c’est non-mixte?‘. C’était un mouvement non-mixte mais qui a lutté pour la mixité”, témoigne-t-elle.

Ce que confirme la journaliste Laure Adler. “Nous rapportions tous les ans, à la Mutualité à Paris, devant des assemblées mixtes, le fruit de notre travail dans les groupes de paroles”, assure-t-elle. Une méthodologie assez proche finalement de celle pratiquée par l’Unef aujourd’hui. “Une fois qu’on a fait le constat sur ce qu’on a vécu, on discute ensemble, en cadre mixte, des moyens et des outils pour sortir des problématiques rencontrées”, explique sa présidente, Mélanie Luce.

Mais si Laure Adler reste convaincue, pour l’avoir vécu, de la pertinence d’un “outil” permettant de “se retrouver quand on subit une discrimination”, le feu nourri de critiques contre les groupes de parole organisés marginalement par l’Unef ne faiblit pas ces derniers jours.

“Pour lutter contre les discriminations, cette solution-là est une erreur (...) Il faut qu’on soit tous ensemble et pas qu’il y ait quelques uns qui soient les tenants de cette lutte”, a réagi Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, ce dimanche 28 mars au micro de France Inter , faisant particulièrement référence à la lutte pour le droit des femmes.

Plus féroce, Xavier Bertrand a dénoncé sur Europe 1 les “thèses racialistes” utilisées par “ceux qui mènent une attaque frontale contre les valeurs de la France”. Le président de la région Hauts-de-France perçoit d’autant moins l’utilité des réunions non-mixtes pour lutter contre les discriminations que, selon lui, “la France n’est pas un pays raciste”.

Pourtant, il paraît difficile de nier l’existence d’un racisme persistant, et documenté, dans la société française. Une étude publiée par l’ Insee en 2020 montre “d’importantes discriminations” dans l’accès au logement. Dans le marché locatif privé, une personne d’origine maghrébine a “26.7 % de chances en moins de voir ses démarches” aboutir qu’un demandeur d’origine présumée française.

Une discrimination “généralisée” et “massive” en matière d’emploi également: “20% de chances en moins de recevoir une réponse lors d’une candidature à une offre d’emploi et 30% de chances en moins d’être recontacté après une candidature spontanée” lorsqu’on porte un patronyme maghrébin, a conclu une campagne de testing menée entre novembre 2018 et janvier 2019 auprès de grandes entreprises. Une enquête du Défenseur des droits publiée en janvier 2017 constatait qu’un homme, jeune, perçu comme “non blanc” a “20 fois plus de risque d’être contrôlés” que le reste de la population par les forces de l’ordre. Même constat dressé en 2018.

En France, l’écart de rémunération entre les femmes et hommes varie, au détriment des salariées, selon le niveau d’étude de 15,8 % (sans le baccalauréat) à 29,4 % (Bac+ 3 et plus), selon l’Insee. Le mouvement #MeeToo, suivi par #BalanceTonPorc, a vu le déferlement par milliers de témoignages, allant du récit d’agressions sexuelles à des propos dégradants subis aussi bien au travail que dans les loisirs, les transports, etc.. D’après un recensement publié en 2019, en France, une femme meurt tous les 2 jours sous les coups de son conjoint.

Dès lors, comment comprendre qu’en matière de violence et de discriminations, le mode de recueil de la parole des personnes se sentant victimes provoque dans le débat public français davantage de réprobation et d’indignation à n’en plus finir que les actes dénoncés, anonymement parfois, sur les réseaux sociaux ou dans des groupes d’expression non-mixtes?

À voir également sur Le HuffPost: Que manque-t-il pour faire une “vrai loi climat”? Ces manifestants répondent

  • Hu chevron_right

    Pour Mélenchon, les chefs du PS préparent "leur ralliement à Macron"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 28 March, 2021 - 19:57 · 2 minutes

Jean-Luc Melenchon, à l

DIALOGUE -  “Qu’ils changent d’attitude”. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a prévenu dimanche que “si les chefs du PS veulent le dialogue, qu’ils changent d’attitude”, notamment après les polémiques liées à l’Unef , dans un entretien à Libération .

Interrogé sur un dialogue possible entre LFI et le PS, auquel Jean-Luc Mélenchon a appartenu entre 1976 et 2008, ce dernier répond ”évidemment”, “mais pas au prix de la complaisance”.

“J’ai dit que je me sentais la vocation d’un candidat commun. Quelle a été la réponse du PS? Des insultes et la reprise des calomnies macronistes contre les insoumis. Ils s’en sont aussi pris à EELV. Vont-ils faire pareil contre Mme Pulvar qui refuse de jeter des pierres à l’Une ?”, interroge le député des Bouches-du-Rhône dans le quotidien national.

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure avait dénoncé mercredi la “dérive” du syndicat étudiant, longtemps lié à son parti, mais dont la tenue de réunions “non-mixtes”, c’est-à-dire réservées aux Noirs, a enflammé le débat public.

La polémique a rebondi dimanche lorsque la candidate PS pour les régionales en Ile-de-France, Audrey Pulvar, a estimé qu’une personne blanche pouvait assister à une réunion “non-mixte” mais en restant “spectateur silencieux”.

“Je dis aux dirigeants socialistes qu’ils sont irresponsables d’apporter de l’eau au moulin des mensonges sur l’Unef”, a taclé le patron de LFI, donnant en creux raison à Audrey Pulvar, dont il estime qu’elle a été lâchée de manière “ignoble” par le PS.

Faure et Hidalgo visés

“Si les chefs du PS veulent le dialogue, qu’ils changent d’attitude. Mais je crois qu’ils préparent surtout leur ralliement à Macron”, a considéré Jean-Luc Mélenchon, en estimant que “les socialistes authentiques et les républicains conséquents se sentent piégés” et “finissent de quitter le PS”. “Je les invite à continuer ensemble le combat”, a-t-il lancé.

Le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2012 et 2017 a en outre estimé que “l’extrême droite et les macronistes ont repris tel quel à l’extrême droite cette accusation absurde d’islamo-gauchisme”.

“Quand (les socialistes) Olivier Faure, Carole Delga ou Anne Hidalgo emboîtent le pas de Darmanin et Le Pen contre l’Unef le lendemain de l’attaque contre le conseil régional d’Occitanie , ils donnent le point à l’extrême droite”, a encore attaqué Jean-Luc Mélenchon qui avait accusé Mme Delga, présidente PS de la région Occitanie, d’être un “passe-plat” de l’extrême-droite.

“C’est pathétique. Se rend-il compte que l’hystérie et la violence verbale peuvent finir par faire tomber la République ?”, a réagi Carole Delga dimanche auprès de Libération, estimant que “Jean-Luc Mélenchon a basculé dans un monde parallèle où il se nourrit principalement de colère”.

À voir également sur Le HuffPost: Candidat en 2022, Mélenchon ne s’est “jamais senti aussi prêt à gouverner”

  • Hu chevron_right

    Réunions non mixtes: L'Unef répond aux critiques et défend sa "légalité"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 28 March, 2021 - 14:23 · 6 minutes

Le syndicat étudiant Unef dans le cortège de la manifestation contre la précarité étudiante, le 16 mars 2021.

POLITIQUE - Une pente “fasciste”, pour Jean-Michel Blanquer , une “dérive” pour le Parti socialiste, une demande de “dissolution” de la part d’Éric Ciotti chez LR ou encore une demande de suppression de leurs financements publics par Xavier Bertrand ce dimanche 28 mars.

Le syndicat étudiant classé à gauche Unef, déjà sous le feu des critiques dans l’affaire des professeurs de l’IEP de Grenoble affichés pour “islamophobie” , est désormais vilipendé à cause des réunions non mixtes qu’il organise afin, selon ses dirigeants, de “lutter contre les discriminations”.

Ce week-end, Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, les a critiqués après l’intrusion de son conseil régional par l’Action française pendant qu’ Audrey Pulvar , candidate à la région Île-de-France, soutenue par le PS, a défendu sur BFMTV le droit de “demander à des personnes blanches de se taire”, lorsqu’elles participent à ces ateliers. Une polémique qui dure et s’envenime et à laquelle le vice-président du syndicat, Adrien Liénard, répond, ce dimanche 28 mars dans les colonnes du HuffPost .

On continue à propager de fausses informations sur l'Unef. On ne fait rien d'illégal

Le HuffPost : Comment réagissez-vous à cette polémique qui dure depuis une dizaine de jours autour des réunions non mixtes que vous organisez?

Adrien Liénard : On a déjà expliqué les choses. Ce sont des groupes de parole, pas des cadres décisionnels, l’idée c’est simplement de libérer la parole. On continue à propager de fausses informations sur l’Unef, que ce soit de la part des dirigeants d’extrême droite, de membres du gouvernement ou de responsables du parti socialiste.

Il y a une volonté de ne pas comprendre. Beaucoup de féministes engagées au MLF dans les années 1970 ont expliqué qu’elles faisaient la même chose avec les femmes à l’époque et il n’y a pas eu autant de réactions.

Carole Delga vous a nommément cité après l’intrusion de l’Action française dans son conseil régional. La présidente d’Occitanie vous conseille de “rassembler les Français sur le droit et les valeurs de la République”. Que lui répondez-vous?

Pour une certaine partie de la classe politique, il y aurait les racistes et les antiracistes qui feraient du racisme. Nous sommes en désaccord. La République est une construction collective, à laquelle on participe. La République n’est pas figée dans le temps.

Carole Delga nous compare à un groupe d’extrême droite qui est contre la République et qui souhaite le rétablissement de la monarchie. C’est dangereux. Nous, on considère que l’universalisme est un objectif politique et qu’il faut reconnaître qu’il existe des discriminations. Il faut nommer ces discriminations pour pouvoir les combattre.

L’universalisme, ce n’est pas seulement dire “tout le monde est égaux”, il faut aussi regarder les faits. Ce n’est pas parce que la loi dit qu’on est égaux qu’on l’est: c’est vrai pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et pour le racisme. Les deux sont interdits par la loi, mais ce n’est pour ça que ça que ça n’existe pas.

L’universalisme, ce n’est pas seulement dire “tout le monde est égaux”, il faut aussi regarder les faits.

Audrey Pulvar a déclaré samedi sur BFMTV qu’“on peut demander à une personne blanche de se taire” au cours d’ateliers de lutte contre les discriminations. Cela vous a-t-il choqué?

Non. Cela ne nous choque pas. Ce qu’on met en place à l’Unef ce sont des groupes de parole pour que les personnes discriminées puissent parler entre elles. Pour les femmes, par exemple, elles ne veulent pas que des hommes viennent relativiser ce qu’elles vivent et souhaitent éviter que leur parole soit remise en question.

C’est la même chose sur le racisme, même si c’est moins bien accepté dans la société. On soutient Audrey Pulvar qui est harcelée sur les réseaux sociaux, comme Mélanie Luce avant elle. Elles n’ont pas à se faire harceler sur ces questions.

Certains vous reprochent de trier les gens en fonction de leur couleur de peau dans ces réunions. Que répondez-vous?

Comment se passent ces groupes de parole: chaque personne qui estime subir une discrimination peut y venir. L’antisémitisme aussi est un racisme. On ne fait pas de tri, ça marche sur le volontariat pour les personnes qui s’estiment discriminées.

Craignez-vous une dissolution?

Non. C’est une question posée par des élus de droite. On ne fait rien d’illégal. C’est un outil militant privé et interne à notre organisation qui sert à combattre les discriminations. On nous instrumentalise pour combattre la liberté syndicale et la liberté d’organisation politique. Nous pointer du doigt permet d’éviter de parler de nos autres combats, la précarité étudiante et le financement de l’enseignement supérieur public qui est sous-financé.

Les combats de la jeunesse ont changé. Les étudiants sont conscients des problèmes de discrimination

Une note ministérielle dévoilée par Europe 1 décrit votre association comme étant proche du mouvement des Étudiants musulmans de France “considéré comme radical”, d’après nos confrères. Qu’en dites-vous?

Il y a quelques mois, à Lyon, une liste commune a été faite avec les Étudiants musulmans de France, mais il n’y a pas d’accord national avec eux. Localement, on travaille ensemble sur les distributions alimentaires. On essaie de nous catégoriser comme “islamistes”. On fait des distributions avec le Secours catholique personne ne nous a jamais rien dit! On a déjà été sur des listes avec l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). On applique la laïcité, mais on ne refuse pas de travailler avec des associations confessionnelles à partir du moment où elles ne font pas de prosélytisme.

Vous avez été un syndicat proche du PS dont certains dirigeants actuels vous critiquent. Comment l’expliquez-vous?

Quand je vois Jean-Christophe Cambadélis, ancien président de l’Unef qui demande la dissolution de la direction, ça nous fait rire jaune alors qu’il a justement perdu un congrès sur la question de l’indépendance de l’Unef face au parti socialiste, à laquelle il s’opposait. Ceux qui étaient à l’Unef dans les années 1990 ou 2000 disent que ce n’est pas leur combat, mais c’est parce que les combats de la jeunesse et des étudiants ont changé.

Nous sommes une organisation de jeunesse, le renouvellement est très rapide. On est en phase avec notre génération. Les étudiants sont conscients des problèmes de discrimination. On peut comprendre le désaccord sur les groupes de paroles, mais de là à hurler avec les loups ou à adopter des positions caricaturales, ce n’est pas raisonnable.

À voir également sur Le HuffPost : On a suivi HK & Les Saltimbanks, le groupe derrière l’hymne anti-confinement “Danser encore”

  • Hu chevron_right

    Unef: Xavier Bertrand veut le retrait de leurs subventions publiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 28 March, 2021 - 14:20 · 2 minutes

Xavier Bertrand a estimé que l

POLITIQUE - C’est au tour de Xavier Bertrand de s’attaquer à au syndicat étudiant. Ce dimanche 28 mars, le président de la région Hauts-de-France et candidat à l’élection présidentielle de 2022 a estimé dans Le Grand rendez-vous Europe 1 - “Les Échos” - CNews, que les subventions publiques pour l’Unef devraient être retirées, en pleine polémique autour de réunions non mixtes tenues par le syndicat étudiant.

“L’Unef ne devrait plus avoir de financements publics et ne devrait pas siéger dans des institutions politiques”, a estimé Xavier Bertrand . Et d’ajouter: “J’ai moi-même écrit à mon préfet pour lui demander que la place de l’UNEF au sein du Conseil économique et social régional ne soit plus une évidence. J’attends du gouvernement qu’il dise la même chose”.

Le président des Hauts-de-France a également dénoncé les “thèses racialistes” de l’Unef ainsi que “la cancel culture”. “Ceux qui propagent cette culture et utilisent ces thèses racialistes mènent un combat idéologique et une attaque frontale contre les valeurs de la France. J’en ai assez. Ça suffit! La France n’est pas un pays raciste, pas un pays d’injustice”, s’est-il encore insurgé.

Polémique sur les réunions non mixtes racisées

Ces propos s’inscrivent dans une polémique qui dure depuis plusieurs jours, après que la présidente du syndicat, Mélanie Luce, a affirmé sur Europe 1 que l’Unef organisait des réunions une à deux fois par an, en incluant exclusivement “les personnes touchées” (en l’occurrence les femmes et personnes non blanches) qui y échangent sur leur expérience du sexisme ou du racisme.

De quoi faire réagir de nombreux élus au sein de la majorité mais aussi à droite et dans une partie de la gauche. Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a notamment jugé que ces réunions pourraient mener à “des choses qui ressemblent au fascisme”.

Des propos condamnés par 250 anciens dirigeants de l’Unef, dont Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qui ont dénoncé lundi dans une tribune “l’outrance injurieuse des termes employés” par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer à l’encontre du syndicat étudiant et “s’opposent à toute volonté de dissolution”.

À voir également sur Le HuffPost: Un jour de manif avec une responsable de l’Unef