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    Mélenchon voit dans le discours de Macron une "Europe à la carte" sauf que...

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 14:08 · 5 minutes

Emmanuel Macron devant le Parlement européen de Strasbourg lundi 9 mai.  Emmanuel Macron devant le Parlement européen de Strasbourg lundi 9 mai.

POLITIQUE - “Macron déclare l’obsolescence des traités européens”. Sur son blog ce mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon ne boude pas son plaisir après le discours prononcé la veille par Emmanuel Macron devant le Parlement européen. Une allocation durant laquelle le chef de l’État s’est prononcé pour la révision des traités de l’Union européenne .

“C’est un désaveu cinglant pour tous ses propagandistes qui viennent de passer des jours entiers à expliquer sur tous les tons qu’être contre les règles européennes actuelles était être ‘anti-européen’. Leur argument principal contre la Nouvelle Union populaire s’effondre sous l’effet d’une déclaration de leur propre chef. Trop comique”, écrit le chef de file de la France insoumise, pour qui “Emmanuel Macron lui-même a explicitement plaidé pour une Europe à la carte”.

Une interprétation confirmée par Alexis Corbière: “La parole d’Emmanuel Macron valide le fait que les traités européens ne vont pas”, a-t-il soutenu sur France 2 , considérant que le locataire de l’Élysée est bousculé par les propositions de l’Union populaire à ce sujet.

Mais est-ce vraiment le cas? Emmanuel Macron a-t-il changé son discours, alors que la position européenne de la France insoumise a refait surface à l’aune de l’accord scellé par la NUPES ? Pas vraiment.

Lors de son discours de la Sorbonne prononcé en septembre 2017, et au cours duquel le chef de l’État a multiplié les propositions visant à renforcer l’intégration européenne , il était déjà question d’une révision des traités. “Je suis prêt à l’assumer”, affirmait-il , considérant que le changement des règles n’était pas “une fin en soi” mais “un instrument au service d’une ambition”.

Ce lundi, en s’appuyant sur les propositions formulées dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe , Emmanuel Macron a déclaré: “il faudra réformer nos textes, c’est évident. L’une des voies de cette réforme est la convocation d’une convention de révision des traités”. Soit un processus plutôt éloigné de “l’Europe à la carte” pour laquelle, selon Jean-Luc Mélenchon, le Président de la République a “implicitement plaidé”.

“Boîte de Pandore”

C’est en tout cas ce que rétorque aujourd’hui le gouvernement. “On peut nous targuer de beaucoup de choses, mais pas d’avoir varié sur le domaine de l’Europe. Dès 2017, pendant sa conférence à la Sorbonne, le président de la République a proposé cette révision des traités. Il a dit clairement que ce n’était ni un totem, ni un tabou”, a répliqué sur LCI ce mardi le secrétaire d’État aux affaires européennes, Clément Beaune.

Surtout, la Macronie fait valoir que réformer ne signifie pas désobéir. Dans une lettre ouverte adressée à Julien Bayou et Olivier Faure, coupables aux yeux de LREM d’avoir pactisé avec Jean-Luc Mélenchon, le président du groupe Renew au Parlement européen, Stéphane Séjourné, considère que “la désobéissance anti-européenne dans sa conceptualisation et son application n’est qu’un aveu d’égoïsme, de faiblesse et une terrible imposture”.

Selon lui, “quand on n’aime pas des règles démocratiquement adoptées, on se bat et on les change de l’intérieur”. Raison pour laquelle il considère que la désobéissance “créerait un précédent” qui pourrait s’appliquer sur des règles autres que budgétaires adoptées par les 27, ce qui conduirait à ouvrir “une boîte de Pandore” en Europe.

L’un des gros clivages pour les législatives

Des nuances de taille qui révèlent une différence d’approche: quand la Macronie entend réformer (ce que la France insoumise juge impossible au regard de l’inertie de l’UE) Jean-Luc Mélenchon entend désobéir (ce que LREM juge irresponsable compte tenu des risques que cette manœuvre implique).

Mais alors, si les différences sont si évidentes, pour Jean-Luc Mélenchon affirme que le discours du chef de l’État confirme sa position? La réponse tient en deux mots: élections législatives.

Comme expliqué précédemment, EELV et le PS ont été accusés par la Macronie (mais pas seulement) de renier leurs engagements européens en apposant leur signature sur un accord prônant la “désobéissance” à l’Europe. Des critiques qui s’accompagnent d’appels aux électeurs socialistes et écologistes à venir grossir les rangs de l’aile gauche de la majorité .

Ce dont ne veut pas Jean-Luc Mélenchon, bien décidé à entraîner l’ensemble de la gauche derrière lui, en dépit de l’épouvantail du “Frexit” agité par la Macronie pour détourner les électeurs de écolos et socialistes de la NUPES.

D’où l’intérêt de faire du discours du chef de l’État une validation de la désobéissance, même si les deux méthodes n’ont absolument rien à voir si ce n’est la nécessité -évidente et partagée par l’ensemble des forces politiques- de faire évoluer l’Europe. Même la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, est favorable à une révision des traités. Et on peut difficilement la qualifier d’insoumise.

À voir également sur Le HuffPost: Comment prononcer NUPES? Ces militants ne sont pas (encore) d’accord

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    Au Parlement européen, avant le discours de Macron, ces jeunes ont "dansé l'Europe"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 13:28 · 2 minutes

Ursula Von der Leyen, Emmanuel Macron et Roberta Metsola regardent la Ursula Von der Leyen, Emmanuel Macron et Roberta Metsola regardent la "Danse de l'Europe" lors de la Conférence sur l'avenir de l'Europe ce lundi 9 mai 2022.

UNION EUROPÉENNE - En prenant la présidence de l’Union Européenne, la France a, comme le veut la coutume, offert une œuvre à l’UE . Pas un tableau, ni une sculpture, mais bien une danse, interprétée ce lundi 9 mai au Parlement européen avant la prise de parole d’ Emmanuel Macron .

Des danseurs du Centre Chorégraphique National - Ballet de Lorraine et des jeunes du collège de La Providence de Starsbourg ont ainsi interprété la “Danse de l’Europe”, une chorégraphie du Français Angelin Preljocaj sur une musique de Jeanne Added. Comme le montrent ces images d’un journaliste de LCI et d’une eurodéputée, le spectacle s’est déroulé dans les allées de l’hémicycle en clôture de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, une vaste consultation citoyenne à l’échelle de l’UE.

À l’occasion de la présidence française, “le ministère de la Culture et l’Elysée ont eu le désir d’offrir quelque chose de plus inclusif qui permet aux citoyens de l’UE de se l’approprier, donc ils ont décidé que ça serait une chorégraphie”, expliquait en février à l’Agence-France Presse Angelin Preljocaj.

“C’est une manière de se réapproprier son corps, quel que soit son niveau de danse ou son niveau sportif, tout âge confondu. Comme il n’y a pas de visuel, il n’y a pas d’autocritique, il faut laisser son imaginaire, précisait le chorégraphe. Ce qui est beau, c’est que, quand on a fait des tests, il y a eu des résultats différents”.

Le chorégraphe rêvait pour marquer la Journée de l’Europe ce lundi d’une “communion” de danseurs professionnels et amateurs à travers les 27 pays de l’UE. En France mais aussi en Italie, certains ont joué le jeu, comme le montrent les publications ci-dessous.

Initiateur de la conférence pour l’avenir de l’Europe en 2021, Emmanuel Macron a clos l’évènement ce lundi. Comme la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen, il s’est “favorable” à une “révision des traités” de l’Union européenne, en proposant que les dirigeants des 27 en discutent à leur sommet de juin.

La présidente de la Commission européenne s’est prononcée aussi pour l’abandon du vote à l’unanimité des 27 pays membres dans des domaines clés. “J’ai toujours soutenu que le vote à l’unanimité dans certains domaines clés n’a tout simplement plus de sens”, a déclaré Ursula von der Leyen au Parlement européen.

À voir également sur Le HuffPost: Devant le Parlement européen, Macron défend l’avortement et l’environnement

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    EN DIRECT. Suivez le discours d'Emmanuel Macron au Parlement européen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 11:58 · 1 minute

UNION EUROPÉENNE - Un calendrier qui tombe à pic pour un président qui a fait de l’Europe l’un de ses thèmes de prédilection en vue de sa réélection. A l’occasion de la Journée de l’Europe, Emmanuel Macron prononce au Parlement européen de Strasbourg, ce lundi 9 mai, le premier grand discours de son second mandat .

Celui qui préside le Conseil de l’Union européenne pour le premier semestre de l’année 2022 clôturera la “Conférence sur l’avenir de l’Europe”, une initiative lancée il y a un an sous l’impulsion d’Emmanuel Macron et à travers laquelle des contributions de 800 citoyens ont débouché sur 49 propositions concrètes pour l’Europe.

Un contexte marqué par la guerre en Ukraine

“C’est la première occasion pour le président de prononcer un discours européen non seulement depuis sa réélection, mais également depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février”, a fait savoir la présidence française en amont de ce déplacement. D’autant que sa prise de parole intervient quelques heures après celle de Vladimir Poutine à Moscou pour le défilé militaire marquant la victoire soviétique sur les Nazis.

La question de l’entrée dans l’UE de l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie doit aussi être “abordée par le président”, a assuré l’Élysée, alors que le conflit avec la Russie se poursuit. L’entourage d’Emmanuel Macron utilise le mot de “face à face” et confirme que l’objectif côté européen est de montrer “la force des démocraties libérales” contre “l’affirmation d’un modèle de révisionnisme historique qui, aujourd’hui, verse le sang sur la terre ukrainienne”. Une unité européenne qu’Emmanuel Macron veut également démontrer avec un déplacement à Berlin dans la foulée, aux côtés du chancelier Olaf Scholz.

Suivez le discours en direct sur le HuffPost avec la vidéo située en tête de cet article.

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    Emmanuel Macron choisit l'Europe pour les premiers déplacements de second mandat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 04:20 · 4 minutes

Quatre mois après son discours à Strasbourg, Emmanuel Macron revient dans la capitale de l'Europe pour la Journée de l'Europe. Quatre mois après son discours à Strasbourg, Emmanuel Macron revient dans la capitale de l'Europe pour la Journée de l'Europe.

POLITIQUE - Macron, l’Européen. Après une campagne de 2017, un quinquennat et une campagne de réélection imprégnés par les thèmes liés à l’Union européenne , Emmanuel Macron poursuit sur sa lancée à peine réélu et deux jours après sa cérémonie d’investiture .

Ce lundi 9 mai, date fondatrice de la construction européenne (le 9 mai 1950, Robert Schuman pose les fondations de l’UE), le président de la République se rend à Strasbourg pour célébrer la “Journée de l’Europe” et dans la foulée à Berlin pour rencontrer le chancelier allemand Olaf Scholz.

Défense, énergie et souveraineté

Ce sont ses deux premiers déplacements au plan international depuis sa réélection, le 24 avril dernier. À Berlin, le chef de l’État a prévu d’aborder “les questions liées à la guerre en Ukraine et les enjeux de souveraineté européenne”, a fait savoir l’Élysée, notamment sur “les aspects de défense et d’énergie”, alors que la crise ukrainienne est toujours au centre de l’actualité et face au risque de pénurie et de hausse du prix du gaz qui en découle.

L’objectif est aussi de poursuivre la consolidation du couple franco-allemand et de démontrer sa “force”, a fait savoir la présidence. Depuis Nicolas Sarkozy en 2007, la tradition des présidents élus est de se rendre en Allemagne, ce qu’avait fait le président Emmanuel Macron en 2017 avec une visite à Angela Merkel le lendemain de son investiture. Ce nouveau voyage -avec un nouveau chancelier- est l’occasion pour lui de marquer son attachement à l’Union européenne dont il assure encore la présidence tournante jusqu’au 30 juin et qu’il place au centre de son projet politique.

Face à face avec la Russie

Le même jour, la Russie a prévu son traditionnel défilé militaire pour célébrer le “Jour de la victoire” sur l’Allemagne nazie. Le 9 mai est férié en Russie et considéré comme l’un des plus importants jours de l’année. Beaucoup craignent que Vladimir Poutine profite de ces commémorations patriotiques pour annoncer de nouvelles offensives, déclarer officiellement la guerre à l’Ukraine, organiser un défilé à Marioupol ou relancer un autre point clé du conflit alors que la “star” de son défilé sera “ l’avion de l’apocalypse ”, censé l’accueillir cas de conflit nucléaire.

Côté européen, la célébration de la journée de l’Europe, 72 ans après la déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950 qui donne naissance un an plus tard à la CECA (confédération européenne du charbon et de l’acier), entend aussi être une réponse à cette démonstration patriotique russe.

Le président de la République prononcera à Strasbourg un discours en clôture de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe débutée il y a un an. “C’est la première occasion pour le président de prononcer un discours européen non seulement depuis sa réélection, mais également depuis le début de la guerre en
Ukraine le 24 février”, a fait savoir la présidence française en amont de ce déplacement.

La question de l’entrée dans l’UE de l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie doit aussi être “abordée par le président lundi”, a assuré l’Élysée, alors que le conflit avec la Russie se poursuit. L’Élysée utilise le mot de “face à face” et confirme que l’objectif côté européen est de montrer “la force des démocraties libérales” contre “l’affirmation d’un modèle de révisionnisme historique qui, aujourd’hui, verse le sang sur la terre ukrainienne”.

Erasmus en médecine, protection de la biodiversité, droit à la déconnexion...

Cette conférence sur l’Avenir de l’Europe a été initiée par Emmanuel Macron dès 2019 et a débuté officiellement l’an dernier. L’idée était d’y associer un panel de 800 citoyens européens qui seront pour certains invités à intervenir lors de la journée du 9 mai.

Ils ont formulé plusieurs propositions au cours de l’année. Parmi elles, un Erasmus pour les étudiants de médecine, le droit à la déconnexion et surtout la protection du climat et de la biodiversité. L’Élysée en parle comme d’une “respiration démocratique” en marge des institutions plus traditionnelles de l’UE.

Emmanuel Macron qui a promis que son second quinquennat serait plus vert que le précédent pourrait en profiter pour affirmer sa volonté sur le sujet du réchauffement climatique au plan européen.

À voir également sur Le HuffPost : Toutes ces fois où Emmanuel Macron a promis de changer sa manière de gouverner

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    Législatives: "Baron noir" avait anticipé les discussions sur l'union de la gauche

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 13:59 · 4 minutes

Baron Noir avait aussi prévu les discussions sur l Baron Noir avait aussi prévu les discussions sur l'union de la gauche

POLITIQUE - Saurez-vous retrouver l’auteur de la phrase: “Votre histoire, c’est une aventure incontrôlée vers la sortie de l’Europe. Je vous préviens, ce sera sans moi”? Indice numéro 1: elle a été prononcée dans le cadre de discussions pour une union de la gauche aux législatives . Indice numéro 2: elle n’émane pas d’une personne réelle.

Vous donnez votre langue au chat? Vous gagnez le droit de regarder (encore) la série Baron noir . L’union de la gauche est à ce point fantasmée que Canal+ l’a incluse dans le scénario de sa série politique à succès. Une fois de plus , les scénaristes avaient vu juste en anticipant jusque dans les détails des négociations entre les différents partis.

Saison 3, épisode 6. Philippe Rickwaert (Kad Merad) se marie avec Naïma Meziani (Rachida Brakni). Initialement prévue en petit comité, la fête devient finalement prétexte à réunir les représentants des partis de gauche, du PS de Daniel Kahlenberg à la gauche radicale Debout le Peuple de Michel Vidal. Tout le monde répond présent, et le marié en profite pour leur présenter un programme commun - la “Plateforme du rassemblement de la gauche et des écologistes” - et essayer de sceller l’union.

Deux sujets vont susciter le débat: le nom du programme et la place de l’Europe. Soit deux des points qui font patiner aujourd’hui - et dans la vraie vie - les discussions entre LFI, EELV, le PCF et surtout le PS, à six semaines des législatives.

“Reste le gros point noir: l’Europe”

Ce vendredi 29 avril, la diffusion d’un socle de propositions PS à LFI a provoqué un tollé en interne . Les socialistes opposés à une alliance se sont arc-boutés, au point de provoquer à la mi-journée la suspension des discussions avec les insoumis. Dans Baron Noir , l’Europe était “le gros point noir” des discussions, dixit le premier secrétaire fictif du PS. C’est aussi le cas dans la réalité, selon un confrère de Libération.

Dans le document de travail, le Parti socialiste d’Olivier Faure reconnaît que “de nombreuses règles européennes sont en décalage avec les impératifs de l’urgence écologiste et sociale” et que “la mise en œuvre du programme conduira nécessairement (...) à ne pas respecter certaines règles”.

À la table des discussions dans Baron Noir , le socialiste Kahlenberg avait, lui, tapé du poing sur la table face à une proposition similaire. Le programme commun élaboré par Rickwaert proposait de “sortir les dépenses écologiques du calcul du déficit”. C’est-à-dire que la France s’affranchisse des règles européennes sur la dette dès qu’il s’agit d’œuvrer pour l’écologie. Daniel Kahlenberg s’étouffe. Inimaginable pour le patron socialiste de désobéir frontalement aux traités européens, même si l’urgence climatique est réelle. “Votre histoire, c’est une aventure incontrôlée vers la sortie de l’Europe. Je vous préviens, ce sera sans moi!”, menace-t-il.

La crise est proche, jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé par le redoutable Baron Noir: désobéir aux traités sur l’écologie mais payer l’amende quand elle tombera. “On sort de la logique du traité, mais pas du traité”. L’argument imparable fait mouche.

“Populaire, sociale et écologiste” ou “populaire, écologiste et sociale”?

Voilà pour le fond, mais il ne faut pas oublier la forme. En politique, quand il s’agit de réunir des partis - et les égos qui vont avec - les deux sont importants. “C’est pas si mal, sauf le titre qui sent très fort la naphtaline”, lançait le radical Michel Vidal en découvrant le nom proposé par Rickwaert pour le rassemblement. Le chef de Debout le Peuple, l’équivalent de Jean-Luc Mélenchon, propose “Pour une Fédération populaire”. Les écologistes puis les communistes s’agacent: “Il n’y a pas le mot écologiste alors que c’est censé être le ciment de notre union!”, déplore une participante. “Il n’y a même pas le mot gauche!”, souligne un autre. In fine, tout le monde se met d’accord sur “Pour une fédération populaire, sociale et écologiste” - pardon, ”écologiste et sociale” sous la pression écolo. Tout cela vous semble anecdotique? Et pourtant....

Le parti bien réel La France Insoumise a proposé que les candidats du front uni se réunissent sur la bannière “Union Populaire”, nom de la campagne de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Ce qui ne passe pas. Mercredi 27 avril, EELV a expliqué que les discussions patinaient avec la formation Insoumise, notamment sur la question du “label commun” , qui ne peut pas être selon eux uniquement celui de LFI. Selon Public Sénat , ils ont plaidé pour “Front populaire écologique et social”, en vain. Le lendemain, les communistes en rajoutaient une couche. Eux plaident pour “Union populaire – gauche et écologistes rassemblés”, afin de mettre en valeur toutes les sensibilités. L’union se cache dans les détails.

À voir également sur Le HuffPost: À peine les résultats révélés, les élections législatives sont sur toutes les lèvres

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    Que va changer l'accord européen signé contre les dérives numériques?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 April - 12:54 · 4 minutes

Les GAFAM sont particulièrement visés par le Les GAFAM sont particulièrement visés par le "Digital Services Act" qui compte réguler les dérives numériques à l'échelle européenne.

TECHNOLOGIE - Mieux lutter contre les appels au meurtre, les images pédophiles, les campagnes de désinformation ou les produits contrefaits... L’UE a conclu ce samedi 23 avril une nouvelle législation “historique” pour ramener l’ordre dans le “Far West de l’Internet”.

Le texte, discuté depuis près d’un an et demi, doit responsabiliser les très grandes plateformes du numérique, comme Facebook ou Amazon, en les contraignant à supprimer les contenus illégaux et à coopérer avec les autorités. “Cet accord est historique”, s’est félicitée la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen sur Twitter, “nos nouvelles règles vont protéger les utilisateurs en ligne, assurer la liberté d’expression et des opportunités pour les entreprises”.

Ce texte “est une première mondiale en matière de régulation du numérique”, a souligné le Conseil de l’UE, qui représente les 27 États membres, dans un communiqué. Il “vient consacrer le principe que ce qui est illégal hors ligne doit également être illégal en ligne”.

Le “Digital Services Act” va faire la chasse aux contenus illicites

Le règlement sur les services numériques (“Digital Services Act”, DSA) constitue l’un des deux volets d’un plan d’envergure présenté en décembre 2020 par la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, et son homologue au Marché intérieur, Thierry Breton. Le premier volet, le règlement sur les marchés numériques (“Digital Markets Act”, DMA), qui s’attaque aux pratiques anticoncurrentielles, a été conclu fin mars.

Le DSA, lui, met à jour la directive e-commerce, née il y a 20 ans quand les plateformes géantes étaient encore embryonnaires. L’objectif étant de mettre fin aux zones de non-droit et aux abus sur internet. “Avec le DSA , le temps des grandes plateformes en ligne se comportant comme si elles étaient ‘trop grandes pour s’en soucier’ touche à sa fin”, a réagi Thierry Breton après la signature de cet accord.

Les dérives des réseaux sociaux ont souvent défrayé la chronique, comme l’assassinat du professeur d’histoire Samuel Paty en France, après une campagne de haine en octobre 2020. Tout comme l ’assaut de manifestants sur le Capitole aux États-Unis en janvier 2021, en partie planifié grâce à Facebook et Twitter.

La face sombre d’internet concerne aussi les plateformes de vente envahies de produits contrefaits ou défectueux, qui peuvent s’avérer dangereux à l’instar des jouets d’enfants ne respectant pas les normes de sécurité.

Le nouveau règlement stipule l’obligation de retirer “promptement” tout contenu illicite (selon les lois nationales et européennes) dès qu’une plateforme en a connaissance. Il contraint les réseaux sociaux à suspendre les utilisateurs violant “fréquemment” la loi. Le DSA obligera ainsi les sites de vente en ligne à contrôler l’identité de leurs fournisseurs avant de proposer leurs produits.

Il interdit aussi les interfaces trompeuses (“dark pattern”) qui poussent les internautes vers certains paramétrages de compte ou certains services payants.

Les GAFAM dans le viseur de l’UE

Au cœur du projet, de nouvelles obligations imposées aux “très grandes plateformes”, celles comptant “plus de 45 millions d’utilisateurs actifs” dans l’UE, soit autour d’une vingtaine d’entreprises, dont la liste reste à déterminer mais qui incluront les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), ainsi que Twitter, et peut-être TikTok ou Booking.

Ces acteurs devront évaluer eux-mêmes les risques liés à l’utilisation de leurs services et mettre en place les moyens appropriés pour retirer des contenus problématiques. Ils se verront imposer une transparence accrue sur leurs données et algorithmes de recommandation et seront audités une par fois an par des organismes indépendants. Ils pourront également être placés sous la surveillance de la Commission européenne, qui se réservera le droit d’infliger des amendes en cas d’infractions répétées.

L’ancienne secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton , avait demandé jeudi soir à l’UE d’adopter cette nouvelle législation pour “soutenir la démocratie mondiale avant qu’il ne soit trop tard”. “Pendant trop longtemps, les plateformes technologiques ont amplifié la désinformation et l’extrémisme sans avoir à rendre de comptes”, avait-elle souligné.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et des campagnes de désinformation qu’elle favorise, les législateurs ont ajouté “un mécanisme de réaction en cas de crise”, a indiqué le Conseil européen. Activé sur décision de la Commission, il permettra de prendre des mesures “proportionnées et efficaces” à l’égard des très grandes plateformes qui contribueraient à répandre de fausses nouvelles.

À voir également sur Le HuffPost: L’Europe va acheter le gaz comme elle a acheté les vaccins

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    Le Pen soupçonnée d'avoir détourné 137.000 euros d'argent public, selon un rapport européen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 16 April - 19:26 · 3 minutes

Marine Le Pen, le 13 avril 2022. Marine Le Pen, le 13 avril 2022.

ENQUÊTE - Marine Le Pen et ses proches sont accusés par l’office européen de lutte antifraude d’avoir détourné environ 600.000 euros d’argent public européen au cours de leurs mandatures d’eurodéputés, selon un nouveau rapport de 116 pages révélé, ce samedi 16 avril, par Mediapart et remis à la justice française.

Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a confirmé avoir reçu le 11 mars ce rapport, en cours d’analyse. Les faits mis au jour par l’office européen de lutte antifraude ( Olaf ) “sont susceptibles de donner lieu à des poursuites pénales contre les anciens députés”, souligne le rapport.

Ce nouveau rapport de l’Olaf, dont Mediapart publie des extraits, concerne les frais que peuvent utiliser les groupes politiques dans le cadre de leur mandat de député européen. Selon le document, Marine Le Pen et ses proches auraient utilisés à des fins de politique nationale, pour des dépenses personnelles ou pour des prestations au profit de sociétés commerciales proches du Rassemblement national et du groupe parlementaire d’extrême droite Europe des nations et des libertés (ENL).

Plus de 303.000 euros réclamés à Jean-marie Le Pen

L’Olaf met en cause Marine Le Pen, trois autres anciens députés européens -son père Jean-Marie Le Pen , son ancien compagnon Louis Aliot et Bruno Gollnisch , membre du bureau national du RN-, et l’ENL.

L’office les accuse d’avoir détourné environ 600.000 euros, dont il préconise le remboursement. “L’Olaf a conclu que le comportement des quatre anciens députés du Parlement européen [...] a mis en péril la réputation des institutions de l’Union”, écrivent les auteurs du rapport. La candidate du Rassemblement national aurait personnellement détourné environ 137.000 euros d’argent public du Parlement de Strasbourg quand elle était eurodéputée entre 2004 et 2017.

L’Olaf réclame un peu plus de 303.000 euros à Jean-Marie Le Pen, environ 43.000 euros à Bruno Gollnisch et près de 2500 euros à Louis Aliot , rapporte le site d’informations en ligne. Environ 131.000 euros sont réclamés au groupe ENL.

Parmi les dépenses suspectes relevées par l’office: 23 100 euros d’objets promotionnels qui ont été livrés au siège du FN et qui “semblent avoir été achetés pour le congrès” du parti organisé à Lyon en 2014 ou encore plus de 4000 euros dépensés pour l’achat de bouteilles de vin et qui ont été “distribuées par Bruno Gollnisch au même congrès”, détaille Médiapart.

Des “faits anciens de plus de dix ans” pour certains

“Je m’étonne du timing toujours fort à propos de la révélation” et de son “instrumentalisation”, a réagi auprès de l’AFP Me Rodolphe Bosselut, l’avocat de Marine Le Pen, en campagne pour le second tour de l’élection présidentielle.

L’avocat se dit par ailleurs “consterné par la façon dont agit l’office européen de lutte antifraude, sans caractère contradictoire” et sur des “faits anciens de plus de dix ans” pour certains.

Marine Le Pen “n’a pas été convoquée par quelque autorité judiciaire française que ce soit”, a-t-il ajouté, déplorant par ailleurs que ni lui ni sa cliente n’aient été destinataires du rapport final. Selon lui, l’enquête de l’Olaf est ouverte depuis 2016 et la députée d’extrême droite a été interrogée par courrier en mars 2021.

D’après Médiapart, la députée RN indique dans une réponse écrite à l’Olaf que le comptable belge Charles Van Houtte, “pilier du système frontiste au Parlement européen”, l’aurait laissée “dans l’ignorance de ses activités extérieures”. Elle dit ignorer “les montages de sociétés, les relations entre celles-ci, l’existence ou non en leur sein de personnels, leur objet social”.

Depuis juin 2017, Marine Le Pen est par ailleurs poursuivie dans l’enquête menée à Paris sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen d’assistants du parti. Elle est mise en examen pour “détournement de fonds publics” et “complicité” de ce délit dans le cadre de cette information judiciaire.

À voir également sur Le HuffPost: Ces Marseillais ne veulent pas de Macron, mais ils feront barrage à Le Pen

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    "L'UE arrive dans le débat présidentiel, mais les approximations sont trop nombreuses"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 16 April - 07:00 · 5 minutes

Photo d Photo d'illustration d'un drapeau français orné des étoiles européennes, devant le chateau de Versailles le 10 mars 2022, l'occasion du sommet européen.

INTERNATIONAL - L’Europe sera un des thèmes du débat de la présidentielle . Enfin. À commencer par la question budgétaire. Hélas. Tant les approximations voire les tromperies sont nombreuses de part et d’autre.

Le point de départ est la participation française au budget de l’Union européenne. Une contribution que Marine Le Pen veut réduire tant elle a dérivé.

L’essentiel du financement du budget européen de 170 milliards d’euros repose des contributions nationales. Il est exact que la contribution française a beaucoup augmenté au cours des cinq dernières années passant de 16,4 à 26, 4 milliards d’euros entre 2007 et 2022 soit + 61 %. 108 milliards sur cinq ans.

Ce transfert du budget national vers le budget européen est calculé à partir du revenu national brut (RNB) et de la TVA mais il est financé par les impôts courants des Français. La contribution représente 390 euros par habitant. Une somme que les Français payent sans le savoir puisqu’il n’y a pas d’impôt européen proprement dit. Sur chaque euro d’impôt payé, une part va à l’UE. Sur un plein d’essence de 100 euros, 5 euros vont au budget de l’UE par exemple.

Faire croire qu’il suffira de réduire la contribution française à l'UE pour financer les dépenses est une tromperie. Nicolas-Jean Brehon

Il s’agit de la contribution brute au budget de l’UE. Mais il est aussi d’usage de calculer la contribution nette, c’est-à-dire la contribution brute diminuée des dépenses effectuées dans le pays sous forme de dépenses agricoles, régionales, etc… La différence entre ce qu’un État verse au budget européen et ce qu’il reçoit de ce dernier détermine le solde net. Un calcul critiquable (l’appartenance à l’UE ne saurait être évaluée au seul critère comptable) et politiquement délicat (en remettant en cause le principe de solidarité) mais une donnée basique de toute évaluation budgétaire.

Les calculs de solde font apparaître le même glissement. Le solde net moyen s’est considérablement creusé après l’adhésion de dix nouveaux Etats membres en 2004/2007, beaucoup moins riches que les anciens de telle sorte que les dépenses de cohésion ont été accrues mais réorientées vers l’Est. Le solde s’est à nouveau creusé en 2020, dernière année connue, pour s’établir entre 8 et 9,5 milliards selon la méthode de calcul, faisant dire à la présidente du Rassemblement national qu’il y a eu un doublement de la contribution nette entre 2007 et 2020.

Ces évolutions vont se poursuivre. La contribution brute “s’installera durablement à des niveaux jamais atteints dans le passé, au-delà des 26-28 milliards d’euros” et la contribution nette devrait atteindre 11,5 milliards € par an en moyenne sur la période 2021-2027 analyse la Cour des comptes, dans une note d’analyse de l’exécution budgétaire 2020.

Mais faire croire qu’il suffira de réduire cette contribution pour financer les dépenses est une tromperie.

Il y a d’abord une raison pratique. Les dispositions budgétaires sont ultra sensibles pour les gouvernements. Elles sont négociées âprement dans le cadre de la négociation du cadre financier pluriannuel (CFP) qui, en l’espèce, couvre la période 2021-2027. La négociation dure plus de deux ans et est arbitrée au plus haut niveau lors d’un Conseil européen.

En pratique, tout est marchandé pour parvenir au consensus, les dépenses comme les recettes, les aménagements de programmes comme les compensations. Car le Brexit n’a pas supprimé les rabais et plusieurs pays (Allemagne, Pays Bas, Suède, Autriche Danemark) ont fait valoir que leur niveau de contribution nette imposait des aménagements, c’est-à-dire, pour être clair, des réductions. C’est un système comparable qui est évoqué par la candidate. La preuve que l’on peut réduire sa contribution sans nécessairement se retirer de l’Union. Mais revoir le financement réouvrirait la négociation budgétaire. Illusoire.

Revoir le financement supposerait un accord unanime de tous les États membres (...) Croit-on que les partenaires de la France y seraient disposés surtout s’il s’agit de réduire la contribution française?

Ensuite, il y a le verrou juridique du traité. Revoir le financement supposerait un accord unanime de tous les Etats membres et même la ratification par les parlements nationaux. Croit-on que les partenaires de la France y seraient disposés surtout s’il s’agit de réduire la contribution française?

Une renégociation du financement sera peut-être possible, mais pas avant 2027. Pour la prochaine négociation budgétaire du CFP et pour la prochaine présidence. Faire croire le contraire est une tromperie.

Cet accord sur le financement a été adopté parce que la France misait sur un autre chantier beaucoup plus important: l’emprunt européen. La Commission a été autorisée à emprunter des fonds sur les marchés de capitaux au nom de l’UE à hauteur de 750 milliards d’euros. Une somme répartie entre Etats et entre subventions (en cours de versements) et prêts (encore potentiels). La France recevra à ce titre 40 milliards € de subventions soit 40% de son plan national de relance. Un appui considérable évoqué par le président candidat. En oubliant un détail: le remboursement prévu à partir de 2028.

L’UE envisage la levée d’une batterie de nouvelles taxes pour le financer: une taxe carbone aux frontières, une taxe sur les multinationales, une taxe sur le numérique, une taxe européenne sur les transactions financières… Combien verront le jour? Leur rendement sera-t-il suffisant? En l’absence de nouvelles ressources, le remboursement sera assuré par les contributions additionnelles des États membres. Chaque pays ne rembourse pas ce qui lui a été attribué (40 milliards pour la France soit 12,8% du total des subventions du plan européen) mais une fraction du plan total calculé sur la base de la part de chaque État dans le RNB total de l’UE. Pour la France, avec une clé RNB de 17%, la contribution additionnelle serait de l’ordre de 2,5 milliards d’euros par an à compter de 2028.

Une bombe à retardement pour les finances publiques des Etats. Le rappeler aurait été plus sérieux que ces fanfaronnades budgétaires de l‘entre deux tours.

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