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    Taylor Swift est désormais Docteure en beaux-arts de l'Université de New York

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 11:08 · 3 minutes

Taylor Swift a donné un discours aux étudiants de la NYU au Yankee Stadium, à New York le 18 mai 2022. Taylor Swift a donné un discours aux étudiants de la NYU au Yankee Stadium, à New York le 18 mai 2022.

MUSIQUE - Taylor Swift a reçu ce mercredi 18 mai un diplôme honorifique des Beaux-Arts par la prestigieuse université de New York (NYU). En lui remettant ce diplôme, la NYU souhaite mettre à l’honneur sa carrière qu’elle estime remarquable.

L’université présente notamment la chanteuse comme “l’une des artistes les plus prolifiques et les plus célèbres de sa génération”. Elle salue également le fait qu’elle soit la seule artiste féminine à avoir remporté trois fois le prix de l’album de l’année aux Grammy Awards .

Swift n’a “jamais eu d’expérience étudiante normale”

Durant la cérémonie de remise de diplômes qui se déroulait au Yankee Stadium, la chanteuse, désormais Docteure, a donné un discours inspirant à la promotion 2022. Vêtue d’une robe violette et d’un traditionnel chapeau universitaire, Taylor Swift s’est donc retrouvée devant un stade rempli d’étudiants, alors qu’elle n’a jamais eu d’“expérience étudiante normale”. De fait, après la sortie de son premier album à 17 ans, la chanteuse a enchaîné les tournées et les disques.

De quoi faire dire à Taylor Swift pendant sa remise de diplôme: “S’il vous plaît, gardez à l’esprit que je ne me sens en aucun cas qualifiée pour vous dire quoi faire”. “Vous avez travaillé, lutté, sacrifié, étudié et rêvé de votre chemin ici aujourd’hui et donc, vous savez ce que vous faites”, leur assure-t-elle après avoir donné quelques “astuces de vie”.

“N’ayez jamais honte d’essayer”, leur demande-t-elle. Elle a notamment mentionné la peur de l’échec, que les étudiants connaissent aussi bien qu’elle. “J’étais une adolescente exposée au public dans une période où notre société était obsédée par l’idée d’avoir de parfaits modèles féminins. (...) Alors je suis devenue adulte en pensant que si je ne faisais aucune erreur, tous les enfants deviendraient de parfaits petits anges. Tout était centré sur l’idée que l’erreur est forcément égale à l’échec. Finalement, cela revient à perdre toute chance de vivre une vie heureuse et gratifiante”, a-t-elle continué.

“J’espère que vous savez à quel point je suis fière de partager cette journée avec vous. Nous le faisons ensemble”, a-t-elle conclu.

La NYU a dédié un cours entier à Taylor Swift

Ce n’est pas la première fois que la chanteuse est mise à l’honneur par l’université de New York . De janvier à mars 2022, Taylor Swift a fait l’objet de tout un cours donné dans le prestigieux établissement.

L’enseignement était destiné à “analyser à la fois l’attrait et l’aversion que génère Taylor Swift, en étudiant en profondeur sa musique et ses prises de paroles publiques, qui rendent compte de sa propre évolution en tant qu’artiste et célébrité”, peut-on lire sur une brochure que Variety s’est procurée en février. Il explorait également “la représentation culturelle et politique de l’adolescence féminine dans la pop, les communautés de fans, et les médias”.

À voir également sur Le HuffPost : De retour aux Grammys, Taylor Swift réveille l’esprit de la forêt avec un décor épatant

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    Monsieur le Président, ne laissez plus les jeunes être les oubliés de la République

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 3 May - 09:12 · 4 minutes

Photo d'illustration prise à Nantes le 12 novembre 2019, lors d'une manifestation étudiante après qu'un étudiant s'est immolé pour dénoncer sa précarité financière.  Photo d'illustration prise à Nantes le 12 novembre 2019, lors d'une manifestation étudiante après qu'un étudiant s'est immolé pour dénoncer sa précarité financière.

Au lendemain de l’élection présidentielle et de la campagne désastreuse qui l’a précédée, la FAGE, première organisation étudiante de France, interpelle le Président de la République réélu afin de ne pas retomber dans un quinquennat qui persévère dans la remise en cause des droits étudiants .

Dans une période qui nécessitait plus que jamais de voir les jeunes être mis au cœur des débats, les candidates et candidats ont sciemment décidé d’en écarter nos préoccupations, exacerbant alors le sentiment de défiance et le scepticisme des jeunes envers celles et ceux ayant la responsabilité de nous représenter. Il serait intéressant que la classe politique se questionne sur le danger de l’abstention massive de la jeunesse, à l’heure où 41% des 18-24 ans ont fait le choix de l’abstention pour ce second tour. Si nous sommes soulagés de ne pas voir la haine prétendre aux plus hautes fonctions de notre pays, il nous est impossible de nous défaire de la crainte de voir un second mandat à l’image de celui que nous venons de vivre.

Les nombreuses mesures prises “pour les jeunes” telles que le Plan Bienvenue en France, la mise en place du SNU ou encore la baisse des APL furent rétrogrades à bien des égards, et ça n’est pas sans compter le manque d’écoute des partenaires sociaux. C’est avec amertume que l’on pose le regard sur ce qui a pu être fait ou bien souvent ce qui n’a pas abouti lors de ces cinq dernières années concernant la jeunesse.

Il est vital d’agir non pas de manière palliative comme nous avons pu l’observer ces dernières années mais bien de façon durable afin d’anéantir la misère qui nous condamne aujourd’hui à un avenir sinistre.

Il sera nécessaire, et ce rapidement, que nos préoccupations soient entendues et que nous cessions d’être les oubliés de la République. Paul Mayaux, président de la FAGE

Le nouveau gouvernement doit être à la hauteur des enjeux sociaux, économiques et pédagogiques mais également environnementaux et sociétaux. Les jeunes ont enduré trop de difficultés pendant la crise et les politiques publiques trop d’écueils pour que nous ne puissions en tirer des enseignements.

Parce qu’un pays qui ne prépare pas sa jeunesse à son avenir est un pays qui se meurt , il est impératif de faire de celle-ci une priorité pour la nouvelle mandature.

Parce que les étudiants doivent pouvoir se nourrir, se loger, se soigner et étudier dignement , il est urgent de mettre en place cette réforme des bourses sur critères sociaux, maintes fois promise par Emmanuel Macron depuis 2017, afin d’en faire le dernier rempart face aux vulnérabilités sociales.

Parce que le sous-investissement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est que le symptôme d’un manque de considération de l’État envers sa jeunesse. Il est crucial de redonner les moyens suffisants à nos établissements d’enseignement supérieur afin de répondre à leur fonction première: permettre à chacun, sans barrière sociale, de suivre le parcours de son choix et de garantir la qualité de la formation.

Parce que s’émanciper en bonne santé doit également être permis par notre système social. La crise sanitaire a exacerbé notre souffrance physique et psychologique, et il est aujourd’hui nécessaire que l’État garantisse à tous l’accès aux soins.

Parce que notre réussite n’est pas qu’une question de moyens, mais aussi de volonté politique.

L’abstention historique de la jeunesse durant cette élection doit être un déclencheur d’une prise de conscience collective du faible intérêt que l’on porte à la jeunesse de ce pays. Il sera nécessaire, et ce rapidement, dans la campagne pour les élections législatives qui va s’ouvrir maintenant, que nos préoccupations soient entendues et que nous cessions d’être les oubliés de la République.

Nous envoyons aussi ce message d’espoir à cette génération qui se sent si peu considérée: exprimons notre voix, faisons porter nos sujets essentiels dans les isoloirs et votons pour les élections législatives les 12 et 19 juin 2022.

Monsieur le Président, ayez conscience de ce que ce vote vous oblige, pour les années à venir, et dès aujourd’hui: ne faites plus l’économie d’investir dans notre jeunesse.

À voir également sur Le HuffPost: Espagne-France en Ligue des nations: Les Bleus partagent leurs images de joie

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    À la Sorbonne, la manifestation contre Macron - Le Pen émaillée de tensions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 14:52 · 4 minutes

POLITIQUE - “On veut avoir un vrai choix, et ce ne sera pas celui de dimanche prochain.” Ce jeudi 14 avril, entre 200 et 300 étudiants se sont réunis devant l’université Paris I-Sorbonne pour protester contre l’affiche du second tour de la présidentielle . Une manifestation qui s’est déroulée dans le calme, malgré quelques moments de tensions avec les forces de l’ordre.

Le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen , identique à 2017, n’est pas accepté par une partie de la jeunesse. “Le message principal, c’est qu’on en a marre d’avoir un choix entre Macron qui va baisser nos APL, augmenter les frais d’inscription, sabrer le climat (...) et Marine Le Pen. Un pouvoir fasciste, ça ne nous intéresse pas”, explique l’une des manifestantes au micro du HuffPost . ”Aucune hésitation, non non non à Le Pen et Macron!” scandent les étudiants dans la rue et aux fenêtres.

La veille déjà, plusieurs centaines d’étudiants ont participé à une assemblée générale interfacs dans un amphithéâtre de la Sorbonne.

Ce jeudi, l’entrée de l’établissement a été bloquée par les forces de l’ordre. À la mi-journée, des chaises, des imprimantes, des bouteilles et des porte-manteaux ont été lancés depuis les fenêtres dans leur direction. Selon notre journaliste sur place, les manifestants cherchaient à pénétrer dans l’enceinte de l’université pour participer à une assemblée générale prévue à 13H. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les étudiants, mais un nouveau rassemblement est prévu à 18h.

“La jeunesse, on n’a pas le sentiment d’avoir été écouté. Les questions environnementales, on en a pas beaucoup parlé”, se désole au micro du HuffPost Côme, étudiant à la Sorbonne, ce jeudi. Les thèmes de justice sociale, d’écologie, d’égalité femmes-hommes et LGBTQ sont portés par les électeurs les plus jeunes. Ils sont nombreux à déplorer leur absence dans le premier tour de la campagne.

Selon une étude d’opinion réalisée en ligne le 10 avril 2022 par Harris Interactive , Emmanuel Macron est le premier bénéficiaire du vote des plus de 65 ans (37%). Marine Le Pen fait ses meilleurs scores parmi les 35-64 ans (entre 25,5% et 28,1%). Mais la jeunesse de 18 à 34 ans a massivement voté (entre 30,5% et 37,7%) pour Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième.

Science Po Paris bloqué

L’entrée de Science Po Paris dans le VIIe arrondissement a également été bloquée ce jeudi par 150 étudiants portant un message similaire. “Les équipes de Sciences Po ont constaté ce matin le blocage de l’accès au site du 27 rue Saint-Guillaume par un groupe d’étudiants portant des revendications liées à l’élection présidentielle. Les cours prévus aujourd’hui sur ce site ont été basculés en distanciel. Les autres sites de Sciences Po restent ouverts et fonctionnent normalement”, a déclaré Sciences Po à l’AFP.

“La jeunesse est face à un faux choix, deux options qui dans les deux cas lui sont néfastes, que ce soit face à la justice sociale, aux oppressions ou à l’urgence climatique”, a déclaré à l’AFP Baptiste, 22 ans, étudiant en 3e année syndiqué à Solidaires Sciences Po.

“Nous on est là principalement pour combattre l’extrême droite, parce qu’aujourd’hui on est effrayé par le pourcentage de votes qu’a fait Marine Le Pen à l’élection”, a renchéri Sarah Bonvalet-Younès, présidente de l’Unef Sciences Po.

Selon les premières enquêtes sur les intentions de vote du second tour , l’écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen pourrait être plus serré qu’en 2017, comme le montre notre compilateur ci-dessous.

À gauche, les candidats déçus Anne Hidalgo et Yannick Jadot ont appelé à voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à l’extrême droite. Au soir du premier tour, le troisième homme de la course Jean-Luc Mélenchon, a martelé devant ses supporters qu’“aucune voix ne devait aller à madame Le Pen”. Il a  réservé sa consigne de vote au résultat de la consultation interne de 315.000 adhérents.

À voir également sur Le HuffPost: Présidentielle 2022: Les trois leçons du premier tour

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    Vidal annonce le gel des frais d'inscription à l'université 2022-2023

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 17:14 · 1 minute

FAC - À trois semaines de la présidentielle, le gouvernement fait un nouveau geste pour les étudiants. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé, ce jeudi 17 mars, le gel des droits d’inscription à l ’université pour la rentrée 2022-2023. Ce gel concerne également les loyers des centres régionaux des œuvres universitaires ( CROUS ).

Ces décisions ont été prises alors que la hausse des prix frappe le portefeuille des ménages français, y compris celui des étudiants. “Dans un contexte d’inflation, la ministre Frédérique Vidal annonce le gel des droits d’inscription à l’université pour la rentrée 2022-2023”, peut-on lire dans le communiqué publié ce jeudi.

Pour la quatrième année consécutive, les étudiants devront débourser 170 euros pour une inscription en licence, 243 euros pour un master et 380 euros pour un doctorat. Les étudiants boursiers restent exonérés des droits d’inscription. Les loyers des CROUS seront également gelés pour la rentrée 2022-2023 “pour la 3e année consécutive”.

Selon les syndicats et les associations, la précarité étudiante s’est aggravée avec la crise du Covid-19. Lors de la rentrée 2021-2022, l’Unef et la FAGE avaient déploré la hausse du coût de la vie étudiante.

À voir également sur Le HuffPost: Avec le Covid-19, la triste routine des files d’étudiants attendant l’aide alimentaire

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    Les discriminations à la fac moins nombreuses qu'au travail

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 14:29 · 2 minutes

S’il s’agit d’un master juridique, parmi les plus demandés, on passe à 30% de chances en moins d

RACISME - Les étudiants ont-ils tous les mêmes chances de s’inscrire à des masters? Non. Le risque d’être discriminés à cause d’un nom nom à consonance maghrébine est de 12% par rapport aux autres noms.

Ce chiffre , nous le devons aux chercheurs de l’Observatoire national des discriminations et de l’égalité dans le supérieur, nouvellement créé, qui ont fait appel à la méthode du “testing”, utilisée par SOS Racisme pour d’autres enquêtes du même ordre.

Les chercheurs ont fait parvenir 3 mails aux responsables de 607 masters, chacun signé d’une personne fictive différente: l’un précisant qu’il est en fauteuil roulant, l’autre signé Thomas Legrand et le dernier disant s’appeler Mohamed Messaoudi.

On répond moins souvent aux étudiants d’origine supposée maghrébine

Les mails étaient plus ou moins identiques et demandaient des renseignements sur les masters et les procédures d’inscription.

Si aucune différence de traitement pour les étudiants qui mentionnent un handicap n’a été trouvée, ceux supposés d’origine maghrébine sont pénalisés par rapport aux deux autres. “On leur répond moins souvent en leur indiquant la marche à suivre pour s’inscrire”, précise l’un des chercheurs, Yannick L’Horty , sur France Inter.

Le pire: les masters juridiques

Ainsi, les candidats d’origine maghrébine ont 12% de chances en moins de recevoir une réponse à leur demande. Encore pire, s’il s’agit d’un master juridique, parmi les plus demandés, on passe à 30% de chances en moins. Pour les scientifiques, c’est 20% et pour les lettres, les arts et les sciences humaines, on tombe à 7%.

En ce qui concerne l’emploi, le risque de se faire discriminer à l’embauche est de 25% pour une personne au nom ou d’origine maghrébine. Dès lors, l’université s’avère moins discriminante.

Mais d’après Yannick L’Horty, cité par Le Monde , le fait qu’il existe une potentielle discrimination à ce stade a des conséquences sur le devenir des étudiants qui sont encore plus dommageables, parce que plus précoces que celles liées à l’emploi. “Les étudiants, souligne-t-il, doivent alors redoubler d’efforts ou bien réduire leurs ambitions.”

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    Macron nie avoir proposé de rendre l'université payante

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 24 January - 16:17 · 2 minutes

Macron (ici le 20 janvier 2022) nie avoir proposé de rendre l

POLITIQUE - Quand c’est flou, il faut rattraper le coup. Interpellé par des jeunes dans la Creuse, Emmanuel Macron, qui n’a toujours pas voulu officialiser sa candidature à la présidentielle , est revenu ce lundi 24 janvier sur sa récente allusion au fonctionnement et aux coûts des facultés. Les oppositions l’accusent de vouloir augmenter le prix d’inscription , ce qu’il dément.

La scène initiale s’est déroulée le jeudi 13 janvier, lors de la clôture du Congrès de la Conférence des présidents d’universités. Le chef de l’Etat juge alors intenable un système d’études supérieures “sans aucun prix” pour les étudiants mais avec un taux d’échec massif.

“On ne peut pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants , où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers, et où pourtant il y a tant de précarité et une difficulté à financer un modèle qui est beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde”, avait-il lancé, assumant de parler avec “clarté et franchise” , sans toutefois donner davantage de détails sur la refondation “structurelle” qu’il appelle de ses vœux.

Universités gratuites, formations payantes

Une sortie qui, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et dans un contexte de précarité étudiante galopante , a suscité les critiques de ses adversaires, à droite, comme à gauche. A tel point qu’elle est revenue sur la table, ce lundi, à Ahun, lors d’un échange avec des jeunes creusois. Et selon le chef de l’Etat, ses détracteurs lui ont fait dire l’inverse de ce qu’il pense vraiment.

“Contrairement à ce que j’ai pu lire partout dans la presse, je n’ai jamais dit ça”, s’est ainsi écrié Emmanuel Macron, comme vous pouvez le voir ci-dessous , en assurant qu’il ne voulait pas “faire payer” les étudiants mais au contraire lutter contre la précarité. “Je défie qui que ce soit de retrouver cette phrase qui est sortie partout. Il paraît qu’on est en campagne, et donc apparemment beaucoup de gens dans ce cas-là sortent des choses et vous font dire le contraire”, a-t-il regretté, dans un demi-sourire.

“Ce que j’évoquais, c’est plutôt des formations professionnelles tout au long de la vie, que les universités vont devoir mettre en place et qui, elles, ont vocation à être payantes. Et qui vont permettre aux universités d’avoir ainsi des revenus et de fonctionner en se donnant plus de moyens”, a-t-il expliqué, en reprenant peu ou prou les arguments de sa ministre de l’Education supérieure, la semaine dernière.

Frédérique Vidal avait effectivement déjà tenté d’éteindre la polémique face au tollé grandissant. Après une réponse à l’Assemblée, elle avait donné un long entretien à Libération , jeudi 20 janvier, dans lequel elle certifiait: “Il n’a pas dit qu’il voulait augmenter les frais d’inscription. Il n’y a pas d’agenda caché, ni pour maintenant ni pour plus tard.” Comprendre: pas même pour le printemps 2022... pour ce sujet-là, en tout cas.

À voir également sur Le HuffPost: Endométriose: la résolution Autain adoptée à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement

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    Macron accusé de vouloir rendre l'université payante avec sa réforme "systémique"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 14 January - 14:43 · 4 minutes

Dans sa réforme

UNIVERSITÉS - Au lendemain des annonces du président sur sa volonté d’une réforme “systémique” des universités françaises , la pilule ne passe pas, surtout à gauche . Exposée ce jeudi 13 janvier par Emmanuel Macron , cette réforme “systémique” aura pour but de rendre les universités plus “professionnalisantes”, pour mettre fin à un système actuel qu’il juge “révolu”.

Le chef de l’État s’est également exprimé sur l’“intolérable gâchis” de l’échec en première année à l’université. Et pour cela, il pense avoir une solution pour se débarrasser d’un système d’études supérieures au taux d’échec massif et “sans aucun prix” pour les étudiants.

“On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’ enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde”, a-t-il exprimé.

“Je dis les choses avec la clarté et la franchise que vous me connaissez” car “si nous ne réglons pas ces problèmes structurels, nous nous mentirions à nous-mêmes”, a ainsi déclaré Emmanuel Macron.

Une gauche soudée contre l’université payante

Depuis ces déclarations faites lors du Congrès de la Conférence des présidents d’universités, les propos tenus par le président de la République laissent perplexe. Certains pensent que le président, pas encore officiellement candidat à sa réélection en 2022, envisage de rendre l’université payante, sous couvert de l’argument d’une trop grande précarité chez les étudiants. Surtout à gauche, où ça ne passe pas.

Pour Ian Brossat, directeur de campagne du candidat communiste Fabien Roussel, les annonces d’Emmanuel Macron sont une “avalanche de mots et de moulinets avec les bras pour au final proposer une université... payante”. Le tout, selon lui, au nom de la lutte “contre la précarité étudiante”.

Un non-sens pour Fabien Roussel également qui compare l’idée au modèle universitaire aux États-Unis: “La fac réservée aux gosses de riches, c’est le modèle américain”. Le candidat du PCF ajoute que la France a “besoin d’élever le niveau de formation et de qualification de toute la génération qui vient”.

Même son de cloche pour Alexis Corbière sur le plateau de CNews ce vendredi 14 janvier. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon a répondu à la logique prônée la veille par Emmanuel Macron selon laquelle il fallait rendre l’université payante pour la rendre plus sélective.

“Si vous faites payer l’université vous créez nécessairement une barrière, ou alors vous endettez des étudiants” a-t-il réagi avant d’ajouter sur Twitter qu’il refuse “un système à l’américaine avec des dettes étudiantes insoutenables” et “la mise en place d’une sélection par l’argent dans l’enseignement supérieur”.

Pour Gabrielle Siry-Houari, maire-adjointe du 18e arrondissement de Paris et porte-parole du Parti socialiste, “cette volonté du Président de détruire tout ce qui fait le système français est véritablement déprimante”.

Une forme d’union sacrée de la gauche, alors que de l’autre côté de l’échiquier, les réactions étaient plutôt discrètes ou inexistantes après les déclarations du président.

À voir également sur Le HuffPost: Endométriose: la résolution Autain adoptée à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement

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    Les partiels de janvier maintenus en présentiel, des reports "au cas par cas"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 December - 09:58 · 1 minute

La ministre Frédérique Vidal, le 14 janvier 2021 à Paris. 

FAC - Les étudiants passeront bien leurs partiels en présentiel en janvier, a annoncé ce mercredi 29 décembre la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal , chez France Info, alors que le variant Omicron déferle sur la France . La veille, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait indiqué qu’ils se dérouleraient en “physique”.

Selon Frédérique Vidal, le maintien en présentiel des examens “est la demande majoritaire des étudiants”. “Les établissements ont tout mis en place pour que tout se passe le mieux possible, a assuré la ministre, ajoutant que “des reports peuvent être envisagés au cas par cas”.

Pas de jauge dans les amphis

“C’est aussi un facteur de stress en moins que d’arriver à maintenir ces examens en présentiel”, d’après la ministre, qui a également écarté l’introduction de jauge dans les amphithéâtres. “Non seulement les étudiants sont vaccinés à deux doses, mais ils sont pour plus de 30% d’entre eux déjà vaccinés à trois doses”, a-t-elle avancé. Les étudiants “sont vaccinés à plus de 92%”, a-t-elle assuré.

Frédérique Vidal a également fait savoir qu’“il y aura des processus de rappel sur les campus”, et précisé les règles dans le cas où un étudiant a été en contact avec une personne malade du Covid-19. “Lorsqu’ils sont cas contact et vaccinés, ils peuvent se rendre aux examens, puisqu’ils ne sont plus considérés comme cas contact car leur vaccination est complète”.

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