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    Pass vaccinal: comment l'obtenir et qui va le contrôler avec son entrée en vigueur?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 17:58 · 5 minutes

Le pass vaccinal va remplacer le pass sanitaire à partir de lundi 24 janvier.

PASS VACCINAL - Longtemps évoqué par l’exécutif, le pass vaccinal entrera finalement en vigueur ce lundi 24 janvier , après avoir été examiné et validé ce vendredi 21 janvier par le Conseil constitutionnel. Cette nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement, pour lutter contre le Covid-19 et inciter les derniers récalcitrants à se faire vacciner, soulève un grand nombre de questions sur sa mise en place pratique. Le HuffPost fait donc le point sur ce qu’il faut savoir à partir de ce lundi.

Et dans les faits, cette transition ne devrait pas bousculer les habitudes de ceux qui ont déjà obtenu trois doses de vaccin. Le pass sanitaire, présent sous la forme d’un QR code dans l’application Tous Anti-Covid, deviendra alors un QR code du pass vaccinal .

Si vous n’avez pas l’application, vous obtiendrez le précieux en téléchargeant les nouveaux certificats de vaccination ou de rétablissement sur votre espace personnel Ameli.fr ou sur le portail des dépistages SIDEP . Cela pour une durée limitée si “ la situation sanitaire et hospitalière s’améliore” ou si une 4e dose est jugée nécessaire par les autorités sanitaires et le gouvernement.

Deux exceptions dans les transports

Concernant les lieux où ce nouveau pass sera effectif, peu de changements également. Le pass vaccinal vous sera demandé, au même titre que le pass sanitaire avant lui, partout où cela est nécessaire. Sont notamment concernés les bars et cafés, les restaurants, les cinémas, les rassemblements comme les salons, les foires ou les séminaires, les salles de spectacles ou encore les transports interrégionaux.

Dans le cas des transports , deux exceptions sont prévues: le pass ne sera pas demandé pour les trains courte distance, mais il sera en revanche obligatoire dans les TGV, sauf dans le cas d’un “motif impérieux”, où un test négatif pourra suffire.

Une autre exception concerne les personnes non-vaccinées qui pourront quand même se rendre dans les établissements médicaux dans le cadre d’une consultation ou d’une visite à un proche, à la seule condition de présenter un pass sanitaire validé par un test négatif.

Combien d’injections pour l’obtenir?

En dehors des trois doses de vaccin obligatoire pour obtenir le pass vaccinal, quelles sont les autres possibilités pour obtenir le fameux sésame? Avec une politique orientée vers la vaccination du plus grand nombre, une seule dose de vaccin ne sera par exemple pas suffisante pour avoir accès au QR code du pass vaccinal, sauf en cas d’une précédente infection par le Covid. Dans ce cas précis, le pass vaccinal peut être validé mais il faudra être rigoureux et se faire tester autant de fois qu’il le faudra avant d’obtenir la deuxième dose.

Pour le reste des cas, le schéma vaccinal est considéré comme complet à partir  d’une ou deux doses initiales, et d’un rappel, dès trois mois après la dernière injection. Ce rappel deviendra alors indispensable pour avoir son pass vaccinal et le conserver après les sept mois correspondant à la vaccination initiale. D’ailleurs, ce délai de sept mois sera raccourci à quatre mois à partir du 15 février prochain.

Pour celles et ceux qui ont déjà été infectés par le Covid-19, le pass vaccinal sera obtenu au onzième jour suivant le test positif et pourra être conservé pour une durée de six mois, que l’on ait déjà été vacciné ou non. Au-delà, le schéma vaccinal complet sera alors demandé pour conserver le pass vaccinal en l’état. Pour les non-vaccinés, il faudra attendre d’avoir une dose de vaccin trois mois après l’infection par le virus.

La question des mineurs

Concernant le cas des enfants , il existe trois situations différentes, en fonction de l’âge. Dès 16 ans, il faudra présenter un pass vaccinal dans tous les lieux évoqués plus tôt. Pour ce qui est des enfants entre 12 et 15 ans, un test négatif sera suffisant pour profiter des activités péri et extrascolaires. Il est d’ailleurs important de noter que ces tests sont toujours gratuits pour les mineurs.

Pour rappel, le schéma vaccinal complet pour les moins de 18 ans est de deux doses ou d’une dose pour celles et ceux ayant été infectées par le Covid-19 avant la première injection. Il faudra ensuite patienter sept petits jours pour que le QR code soit validé.

Pour les enfants âgés de moins de douze ans, aucune contrainte. Ils ne sont pour l’heure pas concernés par le pass vaccinal, malgré la récente ouverture de la vaccination pour la tranche des 5-11 ans .

Outre cette catégorie d’âge, certaines personnes peuvent également être dispensées de vaccin sous certaines conditions. Il s’agit principalement des personnes présentant des antécédents d’allergie ou ayant vécu une réaction ou un effet indésirable suite à une dose de vaccin anti-Covid.

Dans ces cas précis, il faudra impérativement le signaler à un médecin. Ensuite, la décision devra être validée par un spécialiste ou par une équipe médicale pluridisciplinaire qui vous délivrera alors une attestation qui doit être adressée à l’Assurance maladie, afin de pouvoir obtenir un QR code valide.

Qui va le contrôler et que risquez-vous?

Afin d’éviter les fraudes au pass, le Conseil constitutionnel a tranché en faveur d’une mesure permettant de limiter cette pratique: un document officiel pourra donc vous être demandé pour prouver votre identité dans les lieux où le pass vaccinal s’applique. Ce document devra obligatoirement contenir une photo d’identité. Il pourra vous être demandé par les forces de l’ordre ou par les gérants des lieux et activités soumis au pass.

Pour les fraudeurs, l’addition sera encore plus salée, puisqu’une amende forfaitaire de 1000 euros entrera en vigueur dès ce lundi, contre 135 euros jusqu’alors. En cas de détention d’un ou plusieurs faux, la peine encourue est de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Mais il sera également possible de passer par la case “repentance”, à la condition de s’engager dans un parcours vaccinal . Dans ce cas, les sanctions pourront être annulées, un renvoi clair au concept d’“obligation vaccinale déguisée”, comme le qualifiait lui-même le ministre de la Santé Olivier Véran.

À voir également sur Le HuffPost : L’intégralité des annonces de Jean Castex et Olivier Véran sur la levée des restrictions

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    Covid-19: Où en est la vaccination des enfants?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 14:34 · 4 minutes

En France, la vaccination des enfants de 5 à 11 ans peine à décoller (photo d

CORONAVIRUS - “Nous devons en particulier faire progresser la vaccination des 5 à 11 ans.” Dans sa conférence de presse du jeudi 20 janvier, le Premier ministre Jean Castex a lancé un nouvel appel à la vaccination contre le covid-19 , reconnaissant notamment que la campagne a démarré “doucement” chez les enfants.

Depuis le 22 décembre , les 5-11 ans peuvent effectivement se faire injecter un vaccin dosé spécifiquement pour eux. Une idée notamment basée sur le fait que le sérum est bien toléré par l’organisme des enfants et que s’il est rare, le risque d’hospitalisation et de pneumonie grave chez l’enfant à cause du Covid est avéré. Surtout, comme le martèle Olivier Véran, le ministre de la Santé, les bénéfices du vaccin sont largement supérieurs au risque d’effets secondaires.

Mais c’est peu dire, pour reprendre Jean Castex, que la campagne débute tout de même “doucement”, comme le montre notre graphique ci-dessous .

Selon le ministère de la Santé et des Solidarités, à la date du jeudi 20 janvier, environ 3% seulement de la population éligible chez les 5-11 ans avaient reçu une date. Un mois donc après l’ouverture de la vaccination à leur classe d’âge seuls quelque 175.000 enfants avaient ainsi été vaccinés.

Localement, nos confrères de la presse régionale rapportent des chiffres similaires dans de nombreux endroits de France: moins de 4% des enfants vaccinés en Picardie au 18 janvier pour France Bleu , entre 3 et 4% du côté de la Marne le 20 janvier, rapporte L’Union .

Plusieurs points de blocage

Plusieurs éléments peuvent expliquer cela, à commencer par une défiance certaine des parents. Peu avant l’ouverture de la vaccination, un sondage livrait un chiffre édifiant: près de 7 parents sur 10 n’avaient pas l’intention de faire vacciner leur enfant, la plupart évoquant des doutes quant à de possibles effets secondaires à long terme et surtout sur les bénéfices réels de la vaccination. D’autant que cette vaccination n’est pas obligatoire et que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas soumis au pass vaccinal.

À cela se sont ajoutées des complexités logistiques liées au protocole d’administration, les lieux proposant la vaccination des plus jeunes étant largement inférieurs en nombre à ceux prenant les adultes en charge, tout comme les professionnels habilités à injecter le vaccin. Jusqu’à présent, seuls les centres de vaccination disposant des bons vaccins, les médecins généralistes, pédiatres et spécialistes pouvaient administrer le sérum.

Des ratés pour lesquels Jean Castex avait une réponse lors de sa prise de parole de jeudi. “Nous faciliterons la vaccination en autorisant davantage de lieux et de professionnels, y compris les pharmaciens et les infirmières, à réaliser ces injections”, a-t-il notamment déclaré. Et en effet, le nombre de centre de vaccination proposant aussi de prendre en charge les enfants a rapidement augmenté au cours des dernières semaines . Jean Castex a aussi tenté de rassurer les parents hésitants en ajoutant: Je veux leur dire que les autorités scientifiques sont très claires sur les bénéfices de cette vaccination.”

Accélération aussi pour les ados

Par ailleurs, le gouvernement compte aussi intensifier la campagne de vaccination chez les adolescents, en ouvrant la campagne de rappel à tous les 12-17 ans, et non plus aux seuls ados immunodéprimés ou souffrant de pathologies chroniques. “Je vous annonce que nous allons étendre cette possibilité de rappel pour tous, mais sans obligation, à compter de lundi prochain”, avait déclaré Jean Castex jeudi.

Une information confirmée par une note de la Direction générale de la Santé officialisant l’ouverture de la campagne de rappel à tous, sans obligation, à partir de ce lundi 24. Il est pour ce faire possible de prendre un rendez-vous dès ce samedi 22 janvier.

En revanche, au contraire des adultes, la dose de rappel peut être injectée six mois après la deuxième dose, et non pas trois comme pour les adultes. La DGS l’explique par une “décroissance plus lente des anticorps vaccinaux chez les adolescents que chez les adultes”.

À voir également sur le HuffPost : Face aux anti-vaccins, le sénateur Claude Malhuret a une suggestion

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    Face au variant Omicron, la protection des vaccins reste forte contre les formes graves mais faiblit contre les infections

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 09:55 · 3 minutes

Les données de près de 300.000 passages par les urgences, les cliniques de soins urgents et les hospitalisations ont été analysées aux États-Unis (photo d

CORONAVIRUS - Plus contagieux que le variant Delta, Omicron se propage très vite en France et un peu partout dans le monde, où il est désormais largement majoritaire. De nouvelles études publiées ce vendredi 21 janvier par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) , principale agence fédérale en matière de santé publique aux États-Unis, viennent confirer l’importance de la dose de rappel pour s’en protéger.

Les vaccins et doses de rappel contre le Covid-19 ont continué à avoir une efficacité très élevée contre les cas graves de la maladie pendant la vague provoquée par le variant Omicron, indique une première étude passant en revue les données de près de 300.000 passages par les urgences, les cliniques de soins urgents et les hospitalisations dans 10 États américains.

90% d’efficacité contre les hospitalisations après la 3e dose

Ces remontées ont été rassemblées du 26 août 2021 au 5 janvier 2022, alors que seulement 63% de la population américaine est à la date du 21 janvier totalement vaccinée aux Etats-Unis. Un chiffre inférieur à bon nombre de pays occidentaux, en raison de fractures politiques très marquées sur la question, malgré le décès de plus de 833.000 dans le pays depuis le début de l’épidémie.

Pendant la période durant laquelle le variant Delta dominait, l’efficacité du vaccin contre les hospitalisations dues au Covid-19 était de 90% entre 14 à 179 jours après la deuxième dose d’un vaccin. Elle est tombée à 81% plus de 180 jours après la deuxième dose et est montée à 94% 14 jours ou plus après la troisième.

Une fois Omicron devenu dominant, l’efficacité du vaccin contre les hospitalisations entre 14 à 179 jours après la deuxième dose a été estimée à 81%; elle était de 57% après plus de 180 jours après la deuxième dose, et de 90% 14 jours ou plus après la troisième.

La protection était plus grande encore pour les personnes ayant reçu une dose de rappel. En novembre, les personnes non vaccinées avaient 68 fois plus de risques de mourir du Covid que les personnes vaccinées et ayant reçu un rappel.

“Si seulement nous avions un moyen de réduire de 68 fois le risque de décès par Covid”, ironise sur Twitter le généticien américain, Éric Topol.

Une protection contre les infections qui baisse, mais une protection quand même

Une deuxième étude , basée sur des données provenant de 25 États américains et juridictions locales, publiée montre que l’efficacité du vaccin contre les infections est passée de 93%, avant Delta, à environ 80% une fois Delta devenu dominant. Mais la protection contre les décès est restée stable -et élevée- à 94%. Une étude publiée vendredi par la Drees en France montre également que le risque d’hospitalisation est très fortement réduit pour les personnes avec un schéma vaccinal complet.

L’efficacité contre les infections a, elle, chuté à 68% avec Omicron. Une troisième étude, publiée dans la revue médicale JAMA et portant sur près de 13.000 cas d’Omicron aux États-Unis, a révélé que les risques de développer une infection symptomatique étaient de 66% inférieurs pour les personnes qui avaient reçu un rappel par rapport à celles qui n’avaient reçu que deux injections.

Selon l’étude de la CDC, fin novembre, une personne non-vaccinée avait 13 fois plus de chance d’être testé positif qu’une personne avec un schéma vaccinal complet. Si vous ne comprenez pas pourquoi le vaccin ne protège pas plus efficacement contre une infection, regardez la vidéo ci-dessous. De nouveaux vaccins spécifiquement conçus contre le variant Omicron sont promis pour le mois de mars. Un vaccin muqueux permettant d’avoir une très forte résistance à la contamination n’est, lui, pas prévu avant 2023.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Vaccin: Vers une dose de rappel pour les 12-17 ans vivant avec une personne fragile

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 15:35 · 1 minute

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VACCIN - Vers un nouvel élargissement de la campagne de rappel contre le Covid-19 dès cette semaine. Le ministère de la Santé a annoncé ce mardi 18 janvier que le gouvernement allait ouvrir le rappel de vaccin contre le Covid-19 aux 12-17 ans vivant aux côtés de personnes fragiles.

Une nouvelle annonce qui fait suite à la recommandation faite la semaine dernière par la Haute autorité de santé (HAS), chargée de guider le gouvernement dans sa politique vaccinale. Dans cette optique, elle recommandait d’“administrer une dose de rappel chez les adolescents vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou de personnes vulnérables qui ne seraient pas vaccinées”.

“On va prendre en compte cet avis, probablement cette semaine”, a annoncé le ministère de la Santé lors d’un point presse. Jusqu’à présent, les rappels n’étaient possibles dans cette tranche d’âge que pour les adolescents à risque de faire des formes graves de la maladie .

Avant d’éventuellement généraliser le rappel à tous les 12-17 ans, le gouvernement attend de nouvelles recommandations des autorités sanitaires. Par ailleurs, environ 175.000 enfants de 5 à 11 ans ont reçu jusqu’à présent une dose de vaccin, soit 3% de la population éligible, a noté ce mardi le ministère.

“C’est de moins en moins difficile de trouver un créneau”, s’est également félicité le ministère, qui souhaite que “90% des centres de vaccination soient bientôt équipés d’une ligne pédiatrique” dédiée.

Ouverte dans un premier temps à la mi-décembre aux enfants de 5-11 ans susceptibles de faire des formes graves du Covid-19, la vaccination a quelques jours plus tard été élargie à tous les enfants de cette tranche d’âge. Mais celle-ci peine encore à décoller.

À voir également sur Le HuffPost : Les réserves du Conseil scientifique sur la vaccination obligatoire des enfants

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    Vaccin: 230 000 Français ont reçu une primo-injection cette semaine, un record depuis septembre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 7 January - 19:43 · 2 minutes

Une enfant recevant une dose de vaccin anti-Covid à l

VACCIN - Alors que le nombre quotidien de contaminations au Covid-19 se maintient à un niveau très élevé, au-dessus de 300.000 ce vendredi 7 janvier, et les hospitalisations augmentent toujours, Olivier Véran a voulu mettre l’accent sur la vaccination dans un message vidéo publié sur son compte Twitter en début de soirée. Et plus particulièrement sur le nombre record de primo-injections cette semaine.

“Face à la vague épidémique qui parcourt tout le pays, près de 300.000 contaminations encore aujourd’hui (vendredi), notre meilleure arme, c’est la vaccination. Pour vous protéger, pour nous protéger et pour protéger la France”, déclare le ministre de la Santé en se filmant.

“Cette semaine, plus de 3,7 millions d’entre vous ont reçu une injection; 230.000 d’entre vous ont reçu une première injection, un record depuis le début du mois de septembre, parmi lesquels plus de 20.000 enfants âgés de moins de 12 ans”, annonce-t-il.

Près de 57.000 premières injections de vaccin ont été réalisées vendredi après 53.000 jeudi et 66.000 mercredi, selon les chiffres officiels publiés ce vendredi soir.

“N’hésitez pas à vous faire vacciner, protégez-vous, protégez-nous; plus de trois millions de créneaux vous attendent dans les centres, chez votre médecin, chez votre pharmacien”, conclut Olivier Véran ( à écouter ci-dessous ).

52 millions de Français ont un schéma vaccinal complet

Pour la journée de ce vendredi, 328.214 nouveaux cas positifs de Covid-19 ont été enregistrés. C’est plus que jeudi (261.484) et presqu’autant que mercredi (332.252), mais ces décalages quotidiens sont peu significatifs car ils peuvent être dus à des rattrapages statistiques.

Au-delà des cas de contamination, la vague continue de monter à l’hôpital, mais dans une proportion moindre que l’envolée du nombre de cas. 21.605 malades du Covid sont hospitalisés (436 patients admis en 24 heures), dont 3815 (+46 admissions) en soins critiques, réservés aux cas les plus graves.

L’épidémie a causé la mort de 193 ces dernières 24 heures, portant le total des décès à 125.206 depuis le début de la pandémie en France.

Au total, plus de 53 millions de personnes (53.180.572) ont reçu au moins une injection de vaccin (soit 78,9% de la population totale) et près de 52 millions (51.962.858) ont un schéma vaccinal complet (soit 77,1% de la population totale). Plus de 27,6 millions de personnes ont reçu une dose de rappel.

À voir également sur Le HuffPost : Macron “assume totalement” ses propos sur les non-vaccinés

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    Covid-19: Après votre 3e dose de vaccin, la surveillance de 15 minutes n'est plus obligatoire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 January - 16:57 · 2 minutes

Si tout s

VACCIN - L’attente est désormais facultative après deux doses depuis ce mercredi. Les personnes qui font leur dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 ne sont désormais plus obligées d’attendre sur place un quart d’heure après leur injection si les précédentes se sont passées sans problème, a indiqué ce jeudi 6 janvier le ministère de la Santé.

La suppression de ce délai de surveillance systématique “va permettre de fluidifier l’organisation des centres de vaccination dans le cadre de l a campagne de rappels ”, a estimé le ministère de la Santé dans une note envoyée aux professionnels.

Ce délai de sécurité est toujours appliqué pour les premières doses: la personne doit rester sur place 15 minutes, pour pouvoir recevoir une assistance médicale au cas où un problème surviendrait, notamment pour les réactions allergènes. Mais “si ça s’est bien passé” lors des premières injections, “il n’y a pas de raison de maintenir” ce délai lors du rappel, a-t-on commenté au ministère.

“Le risque que les personnes n’ayant pas fait de réaction allergique lors de leur primo-vaccination en fassent lors de leur dose de rappel est extrêmement faible”, fait valoir la Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère, dans la note envoyée aux professionnels.

Un délai d’attente maintenu dans certains cas

Lors du rappel, il est également maintenu pour certaines personnes. Parmi elles, celles qui avaient d’abord été vaccinées avec un vaccin autre que Pfizer ou Moderna, celles qui ont “un terrain allergique connu” ou “un risque accru de faire un choc anaphylactique”, les femmes enceintes, les “personnes fragilisées par des maladies chroniques ayant des difficultés éventuelles de mobilité” ou encore celles qui présentent “une anxiété à la vaccination”.

Jusqu’à présent, aucun “cas concernant des effets indésirables graves” n’a jamais été signalé aux autorités sanitaires “dans la période de surveillance de 15 minutes post-vaccination”, selon la note de la DGS.

Par ailleurs, le ministère a modifié le délai entre les deux premières injections du vaccin pour les enfants. Si l’intervalle de 21 jours reste “optimal”, il est désormais possible de prendre rendez-vous “de 18 à 24 jours entre la première et la deuxième dose”. Une manière de “faciliter l’organisation pratique de la vaccination pédiatrique et notamment la prise de rendez-vous”, selon cette même note de la DGS.

À voir également sur Le HuffPost: Sommé de s’excuser pour Macron à l’Assemblée, Castex assume et presse les députés

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    Pourquoi le débat sur la réanimation des non-vaccinés est plus complexe qu'il y paraît

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 January - 05:30 · 9 minutes

Sollicité sans interruption depuis près de deux ans, le personnel soignant subit de plein front la cinquième vague de Covid liée au variant Omicron. Au point qu

CORONAVIRUS - Sous différentes formes, le débat revient inlassablement depuis le début de l’épidémie de Covid , alimenté en ce début d’année par la sortie choc d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés. Face à l’engorgement des services d’urgence et de réanimation, cela fait bientôt deux ans que les soignants sont contraints de faire des choix: déprogrammer telle ou telle opération, tenter de sauver un patient plutôt qu’un autre, consacrer ou non des moyens humains et matériels à un cas désespéré...

Ces interrogations prennent une nouvelle dimension alors que la proportion de personnes non vaccinées est toujours aussi importante parmi les malades nécessitant des soins lourds. À tel point qu’une question est posée par certains soignants: faut-il continuer à permettre aux non-vaccinés de bénéficier de soins prioritaires par rapport aux malades souffrant d’autres pathologies que le coronavirus?

Un dilemme résumé par le professeur André Grimaldi, fondateur du collectif inter-hôpitaux qui alerte depuis des années sur la déliquescence de l’hôpital public. Dans une tribune publiée par Le JDD le 2 janvier, il pose cette question: “Les non-vaccinés doivent-ils assumer aussi leur libre choix de ne pas être réanimés?” Une manière de dire qu’en refusant de recevoir le vaccin contre le coronavirus, les citoyens exercent certes un choix libre, mais qu’il ne faut pas oublier qu’ils prennent en même temps et en conscience le risque accru de développer une forme grave de la maladie.

De moins en moins d’empathie pour les non-vaccinés

Une critique qui a pris une dimension nationale lundi 3 janvier lors des débats à l’Assemblée  sur le pass vaccinal . Le ministre de la Santé Olivier Véran a fustigé ceux qui “brandissent de grands principes et revendiquent la liberté” au service d’un “combat minuscule”, méconnaissant “profondément des principes élémentaires pour vivre-ensemble, pour faire société”. Et d’ajouter au sujet de ces individus qui refusent le vaccin “que derrière un discours sur la prétendue liberté se cache trop souvent un égoïsme ou un repli sur soi”.

Or il est nécessaire de le dire d’emblée en évoquant ces questions: l’idée même de retarder la prise en charge des certains malades au motif qu’ils ne seraient pas vaccinés est contraire au serment d’Hippocrate et à toute éthique médicale. Ce que résume le docteur Patrick Bouet , président du Conseil national de l’Ordre des Médecins dans une tribune à La Croix , écrivant qu’il serait “impardonnable” de faire “le tri entre vaccinés et non-vaccinés”. Des propos dans la lignée de ceux tenus à l’Assemblée par Olivier Véran.

Il n’en reste pas moins qu’au moment de faire un choix entre deux patients -un exercice régulier pour les médecins réanimateurs- et alors que le vaccin est disponible depuis plus d’un an en France, le dilemme se présente de plus en plus fréquemment pour le personnel soignant, comme le racontaient La Croix fin décembre ou Le Parisien en ce début janvier. Et avec la 5e vague qui déferle, l’agacement grandit parmi les soignants vis-à-vis de la population refusant le vaccin.

Au moment du premier confinement, alors que les plans blancs avaient déjà été déclenchés avec pour conséquence la déprogrammation de très nombreux actes médicaux, c’était sur des critères objectifs que se faisait le choix de la prise en charge: âge, chances de survie, comorbidités... Mais deux ans plus tard, des médecins sont rattrapés par un constat pesant: s’ils étaient vaccinés, certains malades n’en seraient pas là. De quoi, si l’on en croit les témoignages, perdre en empathie.

Conjuguer liberté et responsabilité

Surtout qu’à l’heure des plans blancs de ce début d’année 2022, des médecins doivent apprendre à leurs patients non-Covid que leurs opérations sont déprogrammées pour la troisième ou la quatrième fois; cela réduit de fait leurs chances de guérison, voire de survie. Le tout en contraignant des soignants à se concentrer sur des patients qui, s’ils avaient accepté le vaccin, se seraient donnés les chances de ne pas être admis en soins intensifs.

C’est l’angle par lequel Emmanuel Hirsch approche la question morale qui se pose ici. Le professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Saclay signe sur The Conversation un texte dans lequel il interroge la “responsabilité” de ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner. S’appuyant sur une vision de la liberté comme étant ce qui “permet de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui”, le professeur d’éthique écrit: “Le principe de liberté vaccinale n’est en soi respectable que si cette dernière s’avère conciliable avec l’attention bienveillante accordée à autrui.”

Or à cet égard, il constate qu’aucun chantre de la non-vaccination ne s’est prononcé sur la future priorisation en réanimation entre une personne ayant reçu le vaccin et une autre l’ayant refusé. Et d’ajouter: “Entraver les missions imparties aux professionnels de santé par des traitements lourds, pourtant évitables, relève de l’inconséquence.”

Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen Emmanuel Macron, dans "Le Parisien", mardi 4 janvier.

En ce sens, l’universitaire juge “irrespectueux” ces comportements ayant pour conséquences directes de mobiliser des personnels de santé déjà éreintés tout en privant d’autres patients d’accès aux soins. À ce sujet, on peut citer entre autres une modélisation du centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy qui avait estimé à entre 2 et 5% la surmortalité liée aux cancers du fait de la première vague et du manque de place pour les patients atteints de ces maladies. À l’époque, le vaccin n’était pas disponible et les arbitrages avaient été faits au mieux. Mais la donne est-elle la même aujourd’hui avec des sérums qui offrent une protection scientifiquement prouvée ?

Sur ce point, le président de la République Emmanuel Macron, dans son interview du 4 janvier au Parisien , a fait montre d’un avis très tranché, parlant de “l’immense faute morale des antivax”. Et d’ajouter: “Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen.”

Le risque d’une discrimination

Il n’en reste pas moins que de nombreux médecins veulent se tenir à l’écart de ce débat politique sur la vaccination, qu’ils jugent déplacé. “Que le statut vaccinal -qui n’est pas un critère médical- devienne un élément de choix serait une discrimination”, s’insurge par exemple un urgentiste interrogé dans l’article de La Croix . Dans un contexte de pénurie, le critère d’admission, c’est l’urgence. Que le patient se soit lui-même mis en danger ou pas.”

Et de poursuivre cette démonstration en grossissant le trait, dressant un parallèle avec les fumeurs qui ne seraient plus prioritaires s’ils développaient un cancer, comme les automobilistes accidentés parce qu’ils auraient bu avant de prendre volant. En l’occurrence, de manière moins caricaturale certes, Emmanuel Hirsch rappelle que les candidats à une greffe ayant des comportements contre-indiqués (comme de trop boire d’alcool par exemple) n’ont pas la priorité.

Au-delà des critères médicaux, une priorisation qui se baserait sur un critère de mérite (les vaccinés seraient plus méritants que les non vaccinés) sort du champ médical et serait discriminatoire Extrait d'un communiqué de la Société française d’Anesthésie et de Réanimation.

Néanmoins, à l’heure actuelle, il n’existe pas de preuve scientifique que la vaccination “donne plus de chance de survie (en termes de quantité de vie et de qualité de vie)” entre deux patients aussi gravement atteints et qui nécessiteraient un passage en réanimation, comme l’a rappelé fin décembre la SFAR , Société française d’Anesthésie et de Réanimation.

Résultat, sans preuve scientifique permettant de soutenir qu’une personne vaccinée devrait être soignée, à gravité égale, avant une qui ne le serait pas, la SFAR conclut: “Au-delà des critères médicaux, une priorisation qui se baserait sur un critère de mérite (les vaccinés seraient plus méritants que les non-vaccinés) sort du champ médical et serait discriminatoire.” Sur ce point, l’association ajoute que même si la vaccination était imposée par la loi, les médecins ne pourraient éthiquement pas invoquer l’illégalité de la non-vaccination pour prioriser leurs choix de prise en charge.

Alors, comment convaincre les réfractaires?

À ces réflexions scientifiques, Emmanuel Hirsch ajoute une dimension psychosociale: comment imputer à toutes les personnes non vaccinées une même responsabilité alors qu’il n’est pas toujours possible de faire une distinction entre ceux refusent le vaccin “par conviction, et ceux influencés par un discours qu’ils ne sont pas en mesure d’analyser”?

Surtout que les textes fondateurs de la société française (l’universitaire cite le Code de la santé publique et la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’Homme ) protègent tous les individus contre des discriminations dans l’accès au soin. “Pour quelque motif que ce soit.” C’est la raison pour laquelle, le 21 décembre dernier, un collectif de médecins signait dans Le Monde une tribune dans laquelle ils l’affirmaient sans détour: “La solution de ne pas admettre en réanimation les personnes ayant fait le choix de ne pas se vacciner n’est pas envisageable.” Une idée avec laquelle Emmanuel Macron -s’il clame vouloir “emmerder” autant que possible les non-vaccinés avec leur vie sociale- admet être d’accord: “Un soignant, il regarde quelqu’un qui est malade et il ne regarde pas d’où il vient, ce qu’il est.”

De nombreux médecins ne souhaitent de toute façon pas que le débat sur le fait de ne pas soigner les non-vaccinés donne lieu à des actes allant dans ce sens. Ils espèrent plutôt que le fait de mettre ce questionnement au cœur de la discussion fasse réfléchir les intéressés, et que cela leur permette de prendre conscience de la portée de leur choix, tant sur les autres malades que sur les soignants et le système de santé.

À voir également sur le HuffPost : Plus de lits en réanimation, illusoire? Les soignants répondent à Castex

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    En Allemagne, même ces moutons sont pour la vaccination

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 5 January - 10:50 · 1 minute

ANIMAUX - En Allemagne, tout est bon pour faire la promotion de la vaccination contre le covid. Y compris les animaux! En ce début d’année, des bergers ont choisi de faire passer le message avec leurs troupeaux de moutons et de chèvres.

Pas moins de 700 d’entre eux ont été amenés dans un champ, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Des morceaux de pain avaient été disposés en forme de seringue. Les animaux se sont précipités sur la nourriture, formant vue du ciel une aiguille géante de 100 mètres de long.

Choisir des moutons et des chèvres pour ce type de communication est loin d’être anodin. “Les moutons sont populaires auprès de la population et véhiculent un message émotionnel positif. Donc peut-être que certaines personnes peuvent être atteintes émotionnellement lorsque la logique et le raisonnement scientifique ne fonctionnent pas”, indique à Reuters Hanspeter Etzold, organisateur de team-building avec des moutons.

L’Allemagne fait partie des pays européens ayant un faible taux de vaccination. Selon l’Institut allemand Robert Koch pour les maladies infectieuses (RKI), 71,3% de la population allemande avait reçu deux doses du vaccin COVID et 39,3% avaient reçu des injections de rappel en ce début d’année.Près de 5 à 10% des Allemands seraient farouchement opposés à la vaccination, le reste étant encore indécis, selon des données recueillies par le RKI.

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