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    Pourquoi le Tour de France 2020 a été une belle réussite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 20 September - 01:52 · 9 minutes

Le peloton du Tour de France 2020 sur la 14e étape entre Clermont-Ferrand et Lyon le 12 septembre 2020.

TOUR DE FRANCE - “Personne ne sait ce qui va arriver, mais on va essayer d’arriver à Paris”, résumait avant le départ du 107e Tour de France Dave Brailsford, le patron de l’équipe Ineos Grenadier. Trois semaines plus tard, ce dimanche 20 septembre, le peloton arrivera bien sur les Champs-Élysées au terme de la 21e étape entre Mantes-la-Jolie et Paris, qui devrait sacrer -sauf chute ou blessure- la révélation slovène Tadej Pogačar (UAE Emirates) , qui fêtera ses 22 ans lundi.

Pour les différentes raisons listées ci-dessous , pari réussi donc pour cette Grande Boucle 2020, disputée hors vacances scolaires et en temps de Covid-19. Deux nouveauté et contraintes qui avaient suscité de nombreuses craintes avant le grand départ donné à Nice le 29 août.

La “bulle course” n’a jamais été percée

La principale inquiétude résidait dans celle de voir des coureurs ou équipes exclus de l’épreuve après des tests PCR positifs. Les équipes restaient en effet à la merci d’une exclusion pour deux cas de Covid dans leur effectif , encadrement compris -ce qui représente une trentaine de personnes par équipe.

Résultat: sur les quatre vagues de tests avant et pendant le Tour, aucun des coureurs n’a été positif. Lors de la première journée de repos le 7 septembre, seulement quatre personnes issues de l’encadrement de quatre équipes différentes (AG2R La Mondiale, Cofidis, Ineos, Mitchelton) ont obtenu un résultat positif et ont dû partir.

Testé positif (asymptomatique), le directeur du Tour, Christian Prudhomme, a lui aussi quitté l’épreuve au début de la deuxième semaine pour s’isoler durant sept jours. Il a pu reprendre sa place le 15 septembre après avoir subi un test négatif. Au final, seulement 5 cas positifs connus ont été enregistrés sur environ 2700 tests effectués sur 650 à 700 personnes dans la “bulle course”.

L’éloignement des médias, du public qui a été privé de selfies et d’autographes ou encore les protocoles de podiums avec distanciation physique sont des mesures semblent donc avoir été suffisantes.

Les spectateurs ont respecté les consignes

C’était l’une des autres grandes craintes de ce Tour: voir trop de monde sur le bord des routes sans masque sanitaire. Finalement, au gré des images diffusées par France Télévisions sur ces trois semaines, le port du masque, qui était de toute façon obligatoire suivant les différents arrêtés préfectoraux, a été très bien respecté par les spectateurs, même si on a pu voir par moments quelques personnes le visage nu, notamment dans les grands cols.

Des spectateurs sur la 14e étape du Tour de France entre Clermont-Ferrand et Lyon le 12 septembre 2020.

Par ailleurs, l’accès avait été restreint sur plusieurs grandes ascensions dans les Alpes, afin d’éviter des regroupements de public. Des restrictions là encore bien respectées comme on a pu le voir sur les images de France Télévisions.

Plusieurs étapes dans des départements en “zone rouge” (Rhône, Ain et Isère entre autres) ont aussi dû être adaptées, avec une présence limitée de spectateurs dans les zones de départ ou d’arrivée. Ce sera aussi le cas à Paris ce dimanche, département également en “zone rouge”, avec une présence limitée à 5000 spectateurs sur les Champs-Élysées .

Entre autres mesures, le paddock des équipes situé près de la place de la Concorde ne sera pas accessible et le public ne sera pas autorisé sur la partie du circuit final empruntant la rue de Rivoli, juste avant la ligne droite d’arrivée.

Les Français se sont (un peu) montrés

Les coureurs français avaient particulièrement été en vue lors de l’édition 2019: Julian Alaphilippe (Deceuninck Quick Step) avait passé 14 jours en jaune, Romain Bardet avait décroché le maillot à pois et 5 Français avait terminé dans le top 15. Cette année, cela ne s’est pas passé exactement de la même façon pour le cyclisme tricolore. Le premier français, Guillaume Martin (Cofidis) finit 11e à près de 17 minutes du maillot jaune. Warren Barguil (Team Arkea - Samsic) est, lui, 14e à 31 minutes.

On a quand même connu quelques satisfactions, même si Thibaut Pinot a déçu et termine “un tour tracé pour ses qualités de grimpeur” relégué à la 29e place à près de 2 heures de Tadej Pogačar. Le leader français de la Groupama - FDJ a eu le malheur de chuter dès la première étape à Nice . Julian Alaphilippe a de nouveau endossé le maillot jaune, mais pour trois jours seulement. Il a aussi remporté la deuxième étape à Nice , tandis que Nans Peters (AG2R La mondiale) a lui pris celle de Loudenvielle dans les Pyrénées .

Julian Alaphilippe, ici maillot jaune après la 4e étape entre Sisteron et Orcières-Merlette le 1er septembre 2020.

Un tour très montagneux avec une belle découverte

Huit étapes de montagne, 3 étapes “accidentées”, 29 cols et 4 arrivées au sommet... Le tracé particulier de cette 107e édition, qui a fait râler les sprinteurs , a permis de dynamiter la course dans les massifs montagneux, délivrant un beau duel entre les Slovènes Primoz Roglic (Jumbo Visma) et Tadej Pogacar jusqu’à l’avant dernier jour, saupoudré de coups de panache des coureurs colombiens comme Daniel Felipe Martinez (EF Pro Cycling) ou Miguel Angel Lopez (Astana), tous les deux vainqueurs d’étape.

Lors de la 18e étape du Tour de France entre Méribel et La Roche-sur-Foron, le 17 septembre 2020.

Mais c’est bien le col savoyard de la Loze, qui a secoué les favoris dans les proportions espérées, qui a beaucoup fait parler de lui le 16 septembre. Avec le spectacle offert et la victoire de Miguel Angel Lopez, l’attraction a pris rendez-vous pour d’autres éditions.

Convaincu de sa trouvaille -21,4 km de montée avec une pente moyenne de 7,8%- avant même la 17e étape, le directeur du Tour Christian Prudhomme l’avait annoncé: “Le col de la Loze, qui est extraordinaire, prendra sa place assez régulièrement dans le Tour de France.”

Les organisateurs ont peut-être trouvé la clef au verrouillage de la course par les armadas du peloton avec un cadenas qui tenait toujours de plus en plus près de l’arrivée sur les étapes traditionnelles.

Mercredi, le groupe de favoris, qui s’étire d’ordinaire façon collier de perles jusqu’aux derniers 500 mètres, a cassé cette fois à 4 kilomètres de la ligne. Pour plus d’un quart d’heure de montée à grand spectacle entre coureurs éparpillés comme des billes sur un toboggan géant.

Des audiences télé qui ont cartonné

Habitués aux après-midis de juillet, les téléspectateurs du Tour ont dû se familiariser avec celles de septembre. Ce nouveau calendrier a très bien fonctionné: au 15 septembre, France 2 réunissait 3,4 millions de téléspectateurs en moyenne pour 36% de part d’audience chaque après-midi. Pour les débuts d’étape, France 3 captivait 2,2 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 20% de part d’audience. La première semaine du Tour a été la meilleure première semaine en audiences depuis l’édition 2013, notait L’Équipe le 9 septembre .

De belles audiences qui s’expliquent par plusieurs critères, selon Laurent-Eric Le Lay, patron des sports de France Télévisions, interviewé par Europe 1 : “L’ensemble des Français aiment le Tour de France et pour eux, de revoir le Tour de France, c’était une forme de renaissance. Et de voir cet événement vivant passer tout au long des routes françaises était une manière de voir le pays revivre”, estime-t-il, mettant aussi en avant “la période du mois de septembre (...) extrêmement favorable” pour les audiences et la bonne première semaine des coureurs français. Le Tour de France et le cyclisme ne restent cependant pas au goût de tout le monde .

Une belle note d’espoir pour l’avenir du sport sous Covid-19

“Le Tour de France doit être le signe que nous pouvons continuer à vivre, c’est le signe de la résilience de la société”, avait déclaré Olivier Véran avant l’épreuve. Le message du ministre de la Santé trouve donc un bel écho trois semaines plus tard, ce Tour 2020 inédit ayant démontré qu’une compétition d’envergure mondiale, de longue durée, avec du public, pouvait se tenir et se terminer sans accroc en temps de pandémie.

Malgré l’accélération du virus, les grands rendez-vous sportifs et culturels doivent se tenir à chaque fois que c’est possible, a lui plaidé Emmanuel Macron en visite sur le Tour le 15 septembre. “Il était extrêmement important dans ce contexte de montrer qu’il faut vivre avec le virus (...) Pendant des mois le virus sera là. Cela veut dire que tout ce qu’on peut faire avec de bonnes règles on doit essayer de le tenir”, a-t-il martelé.

Désormais, tous les regards se portent à nouveau sur la France avec le tournoi de Roland-Garros qui débute le 27 septembre. Un nouveau gros test pour une compétition d’envergure mondiale, qui, on l’espère, obtiendra le même succès sanitaire et populaire que le 107e Tour de France.

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    Tour de France: plus de Français dans le top 10

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 September - 19:50 · 3 minutes

Romain Bardet, ici lors de l

TOUR DE FRANCE - Le feu jailli de l’ancien volcan du Puy Mary a anéanti les espoirs des Français au classement général.

Ni Guillaume Martin, ni Romain Bardet n’ont participé à l’éruption finale. Les deux tricolores, vite lâchés, ont été rejetés hors du top 10 du Tour de France , si bien qu’au soir de ce vendredi 11 septembre, aucun cycliste français ne figure dans ce top 10.

“Je suis très loin maintenant.” Dépité, Romain Bardet se retrouve désomais 11e du classement, relégué à 3 minutes du maillot jaune Primoz Roglic.

“C’est dommage parce que tout se déroulait bien jusqu’ici”, se mord les doigts le leader d’AG2R La Mondiale, diminué par une chute brutale en milieu d’étape.

Dès le col de Neronne, l’avant-dernière montée de la journée, le grimpeur français, deux fois sur le podium du Tour (2e en 2016, 3e en 2017), a été décroché quand se sont présentés les pourcentages les plus brutaux.

Encore quatrième au matin, à 30 secondes du leader slovène, l’Auvergnat, sur ses terres, nourrissait d’autres plans. “Mon rêve est de porter le maillot jaune”, avait annoncé Romain Bardet deux jours avant le Grand départ du Tour à Nice. “J’ai fait cinq fois dans les dix premiers du Tour de France. Hormis les podiums (en 2016 et 2017), personne ne s’en souvient”.

L’occasion d’enfiler l’étoffe dorée, il l’a peut-être laissé passer à Laruns dimanche où il a concédé 8 secondes sur ‘Rogla’ qui a en plus grapillé 11 secondes de bonifications.

“J’ai été maudit”

Déjà mis en difficulté par une chute, le vice-champion du monde 2018 a subi un nouveau coup du sort sur la route vers le Puy Mary: il a été projeté à terre à 90 kilomètres de l’arrivée, dans une courbe en descente.

″Ça ne pouvait pas plus mal se passer aujourd’hui, je suis tombé à 65 km/h, détaille-t-il. J’ai buté et j’ai tapé la tête. J’ai eu du mal à retrouver mes esprits sur le coup. J’ai des grosses douleurs à la jambe droite. J’ai perdu toutes mes sensations dans ma chute, j’ai été maudit aujourd’hui”.

Pas question pour lui désormais de lutter pour une place d’honneur, dont “personne ne se souvient”: “Je vais récupérer et revenir pour des victoires d’étape”, affiche-t-il.

“C’est un débours qui ne se rattrape pas”, confirme son équipier Mikaël Cherel, désabusé surtout par la chute de son leader.

“Quand je suis arrivé sur l’arrière du peloton, il était par terre, raconte-t-il. J’ai eu très peur de le voir se relever et retomber. Il me semblait qu’il ne réussissait pas à tenir debout. C’est déjà compliqué de lutter contre ces avions à l’avant...”

La vitesse de croisière des Jumbo a aussi été fatale à Guillaume Martin. Podium surprise du Tour de France jusqu’à vendredi, le leader de Cofidis (3e) a été distancé lui aussi dans le col de Neronne.

“J’étais occis”

“L’avant-dernière montée m’a été fatale, le tempo était vraiment trop élevé pour moi, livre le Normand. J’ai été lâché”.

Isolé, il a laissé beaucoup d’énergie dans les six kilomètres de transition avant les dernières pentes: “J’ai fait toute la vallée en prise à 15 ou 20 secondes du premier groupe. Du coup dans la montée finale, j’étais occis”, confie le grimpeur, lui aussi tombé sur ce Tour, mardi lors de l’étape des îles.

“Une chute n’est jamais anodine. Le lendemain de l’étape, ça l’a gêné un petit peu mais sans plus”, évacue son équipier Nicolas Edet.

“Trois minutes sur un Grand tour, ce n’est pas grand-chose non plus”, préfère relativiser Guillaume Martin, qui, à la différence de Romain Bardet, ne s’est jamais hissé dans le top 10 du Tour. Son meilleur résultat est sa 12e place en 2019.

“Je ne vais pas d’un coup abandonner le classement général”, annonce-t-il, “déçu mais certainement pas abattu”.

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    Une triathlète agressée par un automobiliste en pleine rue

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 September - 13:21 · 2 minutes

AGRESSION - Alors qu’elle roulait à vélo, Wendy Bru, une jeune triathlète de 18 ans, a été agressée par un automobiliste le 8 septembre. La scène a été filmée par un témoin. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article , l’homme descend subitement et s’en prend à la jeune sportive. Il met un violent coup de pied dans son vélo et la menace. Wendy Bru ne se laisse pas faire et se défend. Le conducteur lui serre alors le cou en plein trafic.

“Il s’est mis juste en face de moi pour me mettre la pression. Je lui ai fait remarquer qu’il n’avait pas de masque et je lui ai demandé de reculer, vu les circonstances actuelles. Là, il s’est énervé et m’a mis un coup de pied dans mon vélo. Le guidon m’a tapé le genou et fait un gros hématome.” a-t-elle confié à ActuBordeaux .

Le conducteur lui “a coupé la route puis serré contre le terre-plein” précise la jeune athlète sur Instagram. Elle est alors dans “l’obligation de hurler pour (se) faire remarquer avant de (se) faire renverser.” Ce cri c’est l’élément déclencheur de cette altercation. “Il n’a pas aimé qu’une fille lui crie dessus. Il n’a pas arrêté de me répéter : ‘Ton père ne t’a pas éduqué, toi !’”, explique Wendy Bru à ActuBordeaux .

La vidéo a suscité de nombreuses réactions de la part de cyclistes qui n’ont pas hésité à montrer leur mécontentement. “C’est vraiment devenu monnaie courante d’être à 2 doigts de se faire renverser en vélo et derrière de se faire insulter, voir violenter par les chauffeurs!” commente l’un d’entre eux. La cohabitation entre cyclistes et automobilistes n’a jamais été aussi tendue.

Pour sécuriser les parcours en deux-roues, à Bordeaux, toujours en Gironde, le maire écologiste Pierre Hurmic envisage des zones 20 km/h, dans lesquelles les piétons et cyclistes seraient prioritaires au détriment des automobilistes.

En juillet dernier, 29 cyclistes ont été tués sur les routes de France.

À voir également sur Le HuffPost : Vous allez au travail à vélo ? ces gestes simples peuvent vous aider quand il fait très chaud

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    Masque et vélo, le combo qu'ils ont détesté

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 28 August - 13:26 · 3 minutes

SANTÉ - Un changement de dernière minute. Ce jeudi 27 août, la préfecture de police de Paris annonçait le port du masque obligatoire pour tous les piétons de de la capitale et de la petite couronne, mais aussi pour les vélos .

Et ce vendredi matin, dans un nouvel arrêté, la préfecture a rétropédalé en expliquant que le port du masque obligatoire ne concernait finalement plus les cylistes et joggueurs.

Résultat des courses: le masque obligatoire pour les activités physiques n’aura duré qu’une heure.

Avec ces changements de dernière minute, certains Parisiens ont tout de même tester l’expérience du vélo avec un masque... Et ce n’était pas une partie de plaisir.

Beaucoup de cyclistes se sont plaints du masque, qui rend l’activité physique plus compliqué.

Pour les personnes à lunettes, l’effet buée “tait au rendez-vous, rendant les trajets plus périlleux :

À voir également sur Le HuffPost : Le port du masque va devenir obligatoire dans tout Paris, annonce Castex

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    Tour de Lombardie: Maximiliam Schachmann percuté par une voiture extérieure à la course

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 August, 2020 - 17:26 · 1 minute

CYCLISME - Le champion d’Allemagne de cyclisme, Maximiliam Schachmann (Bora-Hansgrohe), a été percuté par une voiture extérieure à la course dans le final du Tour de Lombardie ce samedi 15 août, mais a pu remonter sur son vélo et a terminé septième de la course.

Dans un virage en descente à quelques kilomètres de l’arrivée, une voiture entrée sur le parcours a coupé la route de Maximiliam Schachmann, qui n’a pu l’éviter et a chuté, se blessant à l’épaule ( voir les images ci-dessous ).

Après l’arrivée, l’Allemand s’est longuement tenu l’épaule, visiblement endolorie.

On a appris dans la soirée qu’il s’était fracturé la clavicule.

La course a également été marquée par l’impressionnante chute du prodige belge Remco Evenepoel (Deceuninck), qui a basculé au-dessus d’un parapet dans une descente. Le Belge, grand favori de l’épreuve, a été évacué en ambulance vers l’hôpital Sant’Anna de Côme.

À voir également sur Le HuffPost : Route d’Occitanie: Froome n’a pas apprécié les sifflets de ce spectateur et lui fait savoir

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    Tour de Lombardie: Remco Evenepoel chute par-dessus un pont

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 August, 2020 - 15:36 · 1 minute

CYCLISME - Les images sont impressionnantes.

Le Belge Remco Evenepoel, grand favori de l’épreuve, a été victime d’une très impressionnante chute ce samedi 15 août lors du Tour de Lombardie, basculant au-dessus d’un parapet et dans le vide dans une descente ( voir les images dans la vidéo ci-dessous ).

Des images prises par un photographe de l’AFP montrent le jeune Belge (20 ans) conscient et grimaçant, en contrebas du pont duquel il a chuté.

Une vingtaine de minutes après sa chute, il a été évacué en ambulance, dans laquelle il a été porté sur un brancard. Il portait une minerve autour du cou.

Remco Evenepoel, transporté sur une civière par les secours après sa chute depuis un pont sur le Tour de Lombardie, le 15 août 2020.

Remco Evenepoel, le plus grand espoir du cyclisme mondial, faisait partie d’un groupe de sept coureurs restés seuls en tête en haut du terrible mur de Sormano, à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée du Tour de Lombardie.

La descente se faisait à grande vitesse sous l’impulsion de Vincenzo Nibali et Remco Evenepoel était au moment de sa chute très légèrement décroché.

Le cycliste belge souffre d’une fracture du bassin et d’une contusion pulmonaire, a annoncé son équipe en début de soirée.

Il “sera indisponible jusqu’à nouvel ordre”, a ajouté Deceuninck dans un communiqué. Cela pourrait remettre en cause sa fin de saison, notamment sa participation au Tour d’Italie (3-25 octobre), qui aurait dû être son premier Grand tour.

À voir également sur Le HuffPost : Route d’Occitanie: Froome n’a pas apprécié les sifflets de ce spectateur et lui fait savoir

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    Les vélos et joggeurs concernés par le masque est obligatoire en Île-de-France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 10 August, 2020 - 09:50 · 2 minutes

Depuis ce lundi 10 août à 8h, le port du masque en extérieur est obligatoire dans une centaine de rues, quais ou marchés très fréquentés de Paris, ainsi que dans plusieurs zones d

PORT DU MASQUE - Depuis ce lundi 10 août à 8h, le port du masque en extérieur est obligatoire dans 105 rues, quais ou marchés très fréquentés de Paris, ainsi que dans plusieurs zones de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. Et cet impératif concerne les piétons, mais aussi les joggeurs et les cyclistes.

Signalée par un panneau à l’entrée “des zones où le respect de la distanciation est rendu difficile par la forte fréquentation”, cette nouvelle règle est en vigueur pendant un mois minimum, de manière renouvelable. En cas de non-respect du port du masque, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros.

Alors que le pays fait face à une période de canicule, il n’est pas recommandé d’aller faire du vélo dans les zones où porter un masque est obligatoire. Exit donc de faire une promenade sur son deux-roues sur les quais de Seine ou le long du canal Saint-Martin.

Voici la carte (non exhaustive et en cours d’actualisation des secteurs concernés dans la petite couronne).

Attention cependant car, comme le rappelle le “ Guide de recommandations des équipements sportifs, sites et espaces de pratiques sportives”, en date du 16 juillet 2020, le port du masque est déconseillé lors d’une activité sportive intense. C’est d’ailleurs pour cela que le port du masque n’est pas obligatoire pour ceux qui pratiquent l’exercice physique dans les salles de sport.

Préparer son itinéraire

Faire du vélo masqué, en particulier en période de fortes chaleurs , pourrait être dangereux pour la santé. “Quand vous inspirez fort, vous vous rendez compte que le masque rentre dans votre bouche et vous ressentez une gêne. Si vous faites un sport relativement intense, cela va devenir impraticable et vous risquez de vous retrouver en manque d’oxygène”, confie le médecin hygiéniste et infectiologue Stéphane Gayet, du CHU de Strasbourg, au Parisien .

Pédaler requiert un effort intense sous 35 degrés, et “le masque chirurgical perdrait vite ses capacités filtrantes en raison de l’humidité générée par l’hyperventilation”, expliquait au HuffPost le docteur Roland Krzentowski, président de Mon Stade, un centre d’expertise en santé, sport et performance à Paris, dans cet article . La transpiration générée par la respiration pourrait faire glisser le masque, et le remettre avec les mains n’est pas recommandé.

Il est donc recommandé de faire du vélo dans les zones non concernées par le port du masque obligatoire en extérieur, et surtout de pédaler tôt le matin ou tard le soir, pour que les températures soient supportables.

À voir également sur Le HuffPost: Ils refusent de porter un masque et provoquent une bagarre en plein vol

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    Tenté par la voiture ou le vélo électriques? Ce qui peut encore vous freiner (ou pas)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 July, 2020 - 08:30 · 4 minutes

La crise sanitaire actuelle est l’occasion pour les Français d’interroger leurs habitudes et d’initier des changements en matière de modes de vie et de déplacement. Du changement volontaire aux modifications contraintes, par crainte de promiscuité et par prudence, la mobilité des Français se retrouve aujourd’hui chamboulée. Qu’en restera-t-il demain et après-demain?

S’agissant de l’ automobile , avant la crise, le marché du véhicule électrique était entravé par plusieurs freins. Il répondait en partie aux aspirations symboliques des conducteurs, au travers de son innovation et de ses vertus pour la planète. Pour autant, nombreux ne parvenaient pas à trouver voiture à leur pied parmi les modèles existants, notamment pour des raisons fonctionnelles. Habitabilité insuffisante, style loin d’être au goût de tous, ou perception d’un usage trop court et citadin… les raisons de freiner s’additionnaient.

Malgré l’émergence encore timide du “as a service”, la question du prix restait épineuse, tout comme celle encore plus complexe de la recharge, en particulier pour ceux vivant en copropriété. Si les intentionnistes pensaient à une simple prise, c’est souvent avec surprise qu’étaient découvertes les problématiques de bornes. Puissance, vote en assemblée générale, financement et délai d’installation déboulaient alors dans le rétro d’un circuit client que l’on rêvait moins sinueux.

Pourtant aujourd’hui, tout semble indiquer que le véhicule électrique va bondir . Deux axes forts qui touchent à des leviers essentiels sur ce marché sont bien en train de prendre de la vitesse. Les signaux tarifaires, s’ils restent bien moins forts que chez les précurseurs norvégiens qui continuent de limoger le thermique à marche forcée via de lourdes taxes (à l’achat, en ville, en matière de parking…), notre pays fait le choix de signaux positifs et d’encouragements encore plus nombreux, cumulables et significatifs.

Les infrastructures: le plan 100.000 bornes prévoit quant à lui de tripler le nombre de points de recharge d’ici à 2021, ainsi qu’un fonds pour mutualiser les investissements en copropriété. Cela sera-t-il suffisant pour démocratiser pleinement ce type de véhicule? La crise jouera-t-elle jusqu’au bout son rôle d’accélérateur de tendances? Il est certain que ceux qui hésitent à embrayer trouveront moins de raisons structurelles à invoquer, mais cela sera-t-il suffisant pour faire réellement basculer massivement les comportements d’achat?

Quant aux solutions de mobilité alternative, elles conduisent à toutes les promesses. Déjà largement amorcées dans les grandes agglomérations et partout en France au travers du co-voiturage notamment, il y a fort à parier que les Français vont poursuivre l’adoption des modes alternatifs. Dans la capitale, les usagers nous le disent: l’idée de prendre le métro masqué et bondé rebute encore certains, alors que l’offre d’alternatives se dévoile, toujours plus riche. La RATP elle-même a franchement encouragé les reports sur d’autres modes, tandis que l’Etat mise sur le forfait mobilité durable.

Dernier né en date et non moins remarqué, l’Angell bike qui veut aussi tirer son épingle du jeu, y compris hors des grandes agglomérations, où les ventes de vélo électriques se développent d’ores et déjà. Il prend lui aussi à bras le corps les freins de son marché grâce à la technologie. Anti-vol et facilitation des usages du vélo pour les moins sportifs d’entre nous. Même pari, à Paris, chez Veligo, qui veut nous mettre le pied à la pédale, via la location.

Mais les vélos électriques tiendront-ils, quant à eux, la distance une fois l’hiver venu? En outre, le développement des infra structures -ici les pistes cyclables– s’avère tout comme sur le marché du véhicule électrique une dimension fondamentale de l’équation. Rappelons-nous la disparition des vélos jaunes de la marque Ofo pourtant si prometteurs, tandis que l’on a vu exploser le nombre de trottinettes électriques sur nos trottoirs.

Côté conducteurs et usagers… Du vélo électrique à l’auto partage, en passant par le véhicule électrique et/ou autonome et les nouveaux transports de masse ou encore LE MAAS… C’est bien à l’échelle de systèmes d’offres que les Français devront désormais arbitrer. En complément des usages, c’est aussi les systèmes de valeur, les freins et les leviers d’adhésion aux nouvelles solutions qui doivent être regardés pour décrypter et prédire ce que seront les nouveaux comportements. Tout comme l’étude en profondeur des parcours clients. Jusqu’à présent, lors de nos enquêtes sur les véhicules électriques, nous rencontrions surtout des détenteurs urbains, masculins, aguerris, à l’aise financièrement, à la recherche d’un véhicule compact, et très déterminés à prendre cette route. Des éclaireurs en somme, des persévérants de l’électrique. Ou encore, des conducteurs moins singuliers, mais drivés par un employeur incitatif et très aidant.

Si observer l’évolution de ces profils et parcours avec davantage d’acuité semble désormais essentiel, tout laisse à penser que tous les signaux sont au vert pour voir émerger d’autres profils, d’autres usagers de la mobilité électrique.

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