close
  • Hu chevron_right

    Carrefour fait passer des entretiens d'embauche dans le métavers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 15:51 · 2 minutes

MÉTAVERS - C’est un nouveau processus de recrutement qu’a mis en pratique Carrefour . Pour embaucher ses futurs spécialistes de la donnée numérique (data analysts et data scientists), le groupe a fait passer des entretiens dans un métavers , comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Ce mercredi 18 mai, le PDG de Carrefour Alexandre Bompard a présenté, à travers son avatar, son métavers à plusieurs étudiants de Polytechnique ou de l’École des mines, également représentés par des avatars. Le leader de la grande distribution avait acheté en janvier dernier un terrain virtuel de 36 hectares sur le jeu The Sandbox.

Dans cet espace numérique, professionnels et particuliers acquièrent un emplacement plus ou moins grand pour en faire ce qu’ils désirent. Warner Music a par exemple acheté un bout de terrain pour créer un espace virtuel dédié à la musique. Pour son territoire, Carrefour a déboursé près de 300.000 euros selon Le Figaro .

L’enseigne souhaite avoir une équipe composée de 3000 spécialistes de la data d’ici 2026. Si le groupe compte bien séduire ses prochains employés avec cette nouvelle méthode, pour le moment les réactions sont mitigées entre ceux qui saluent l’effort d’innovation et les plus taquins.

Le métavers, un nouveau territoire pour les marques

Comme le souligne Le Monde , les marques ont à l’oeil cet univers virtuel. Ce monde du futur a fortement intéressé Facebook. Le géant du web a grandement investi dessus en 2021, au point de se renommer Meta en octobre de cette même année. Le projet du réseau social est d’améliorer les interactions en ligne grâce à ce monde virtuel dans lequel des personnes du monde entier pourront se retrouver.

Le métavers intrigue également d’autres milieux que celui de la tech. La mode cherche à s’installer dans ce monde de l’avenir. Dans un univers où l’on existe grâce à son avatar, chacun voudra imposer son style avec des “skins” plus ou moins originaux.

À voir également sur Le HuffPost : Pour le VI Nations, ce test de métavers par France TV n’a pas convaincu

  • Hu chevron_right

    Faire caca au travail? Les meilleures stratégies des Français

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 04:00 · 4 minutes

Les femmes ont plus de difficultés à faire leurs besoins au travail que les hommes. Les femmes ont plus de difficultés à faire leurs besoins au travail que les hommes.

BUREAU - Aller à un autre étage, “faire vite” ou se retenir: peut-être avez-vous déjà utilisé l’une de ces techniques, gêné, en voulant faire vos besoins au bureau. Vous êtes loin d’être le seul. Selon une étude de l’Ifop publiée ce jeudi 19 mai, “44% des salariés se retiennent d’aller à la selle sur leur lieu de travail ”.

Réalisée pour la société de nettoyage de l’extrême Diogène France, cette étude de l’Ifop s’intéresse en effet au “ poop-shaming ”, cette honte de faire la grosse commission en dehors de chez-soi, ici lorsqu’on est au bureau. Pour ce faire, 1003 salariés, représentatifs de la population française salariée et âgés de 18 ans et plus, ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne du 18 au 21 avril 2022.

“53% des salariés ont déjà ressenti de la gêne en déféquant sur leur lieu de travail” dévoile ainsi l’étude, qui souligne que le phénomène touche d’abord les femmes .

Un phénomène genré

L’étude montre en effet que 60% des femmes sont gênées d’aller à la selle au bureau contre 44% des hommes. C’est notamment chez les femmes de moins de 40 ans que cette incommodité est la plus partagée.

De la même façon, “une salariée sur deux [est] incapable de déféquer au travail” quand c’est le cas pour seulement 30% des hommes interrogés. L’âge, cette fois-ci, semble néanmoins accentuer cette gêne chez les femmes. En effet, si 69% des femmes âgées de 40 à 49 ans se disent incapables d’aller à la selle au bureau, seules 28% des femmes de moins de 30 ans le sont.

Ce phénomène genré s’observe également dans la proportion de chacun à se retenir. 57% des salariés hommes font leurs besoins dès qu’ils ont envie d’y aller, contre 38% des salariées femmes, indique l’étude. A contrario , “36% des hommes mais 50% des femmes se retiennent d’aller à la selle sur leur lieu de travail”. Parmi ces femmes, 15% ne font jamais la grosse commission au bureau.

Stratégies et techniques de dissimulation

Pour contrer cet embarras, les salariés mettent en place diverses techniques de dissimulation comme l’usage d’un spray désodorisant pour 16% d’entre eux ou le fait de craquer une allumette (9%) pour camoufler l’odeur. Un peu moins de 10% des collègues qui vous entourent transportent d’ailleurs actuellement un spray désodorisant avec eux.

La plupart des techniques développées restent néanmoins genrées. En effet, lorsque 44% des femmes “font vite” leurs besoins pour que leur passage aux toilettes apparaisse comme une “ pause pipi ”, seuls 33% des hommes prennent cette précaution.

Autre chiffre éloquent: 46% des femmes ont déjà renoncé à déféquer en voyant un collègue entrer aux toilettes au même moment, contre 35% des hommes. Enfin, 48% des femmes et 40% des hommes se sont retenus de faire leurs besoins car un collègue était présent au même moment aux toilettes.

En plus de ces techniques, les salariés utilisent des alternatives à l’usage des toilettes au bureau: 53% ont déjà été aux toilettes à domicile à la dernière minute, 36% ont utilisé d’autres toilettes de leur entreprise, à un autre étage par exemple, et 21% des toilettes en dehors de leur lieu de travail. Ici, ce sont les hommes qui ont majoritairement recours à ces alternatives. À noter que 21% des salariés interrogés sont déjà rentrés à la pause déjeuner ou ont terminé plus tôt leur journée afin d’éviter de faire leurs besoins au bureau.

Des toilettes rebutantes

L’étude s’intéresse enfin à la qualité des toilettes en entreprises . Celle-ci pourrait en effet expliquer la gêne des salariés à faire leurs besoins au travail. Parmi les 1003 répondants, un tiers des salariés n’a ainsi pas accès à des toilettes séparées. C’est majoritairement le cas pour les ouvriers et les employés.

Surtout, les toilettes en entreprises apparaissent comme “largement rebutantes”, appuie l’étude. 55% des salariés interrogés trouvent en effet que les toilettes sur leur lieu de travail sont sales, 45% les jugent insuffisamment isolées du reste des locaux, 42% nauséabondes, 36% insuffisamment équipées en papier toilette et 17% pas assez sûres. Les plus nombreux à se plaindre étant les dirigeants d’entreprise: 85% d’entre eux estiment que les toilettes de leur entreprise sont “sales”.

À voir également sur Le HuffPost: “Des vaches entraînées à uriner au petit coin pour réduire les gaz à effet de serre”

  • Hu chevron_right

    Le flicage des salariés en télétravail, 3e motif de plainte auprès de la Cnil

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 09:16 · 2 minutes

La surveillance des salariés (notamment en télétravail), 3e motif de plainte auprès de la Cnil La surveillance des salariés (notamment en télétravail), 3e motif de plainte auprès de la Cnil

TRAVAIL - Le développement du télétravail s’accompagne-t-il d’une surveillance accrue des salariés? Dans son dernier rapport annuel, dévoilé par Franceinfo , la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), met en garde les employeurs contre certaines dérives au sein des entreprises et à distance.

“Il s’agit pour nous de concilier le droit de l’employeur de contrôler l’activité de son salarié” et le droit à la vie privée de dernier, a indiqué la présidente de la Cnil Marie-Laure Denis, ce mercredi 11 mai sur Franceinfo . Pour cause, la surveillance des salariés -en télétravail et au sein de l’entreprise, via vidéosurveillance notamment- est “le troisième motif de plaintes” après les plaintes contre internet et les télécoms, et celles concernant les pratiques commerciales, sur les “14.000″ reçues chaque année par la Cnil, explique-t-elle.

Selon la Cnil , “83 % des plaintes reçues en 2021 relatives à la surveillance des salariés concernaient des dispositifs de vidéosurveillance au travail”. Marie-Laure Denis fait également état de cas “d’enregistreurs de frappe sur le clavier” pour surveiller l’activité des salariés à distance.

Dans son rapport , l’instance relève qu’une grande partie de ces plaintes “visent des entreprises de taille réduite qui ne disposent ni d’un service juridique ni du soutien d’un délégué à la protection des données”.

Les employeurs risquent des mises en demeure et des sanctions

“On ne peut pas tout faire et avoir une surveillance permanente des salariés”, explicite Marie-Laure Denis, qui rappelle qu’un employeur “ne peut pas [les] obliger à être en visioconférence ou à avoir une caméra allumée toute la journée”.

En parallèle, elle déclare que le salarié ne peut pas refuser d’allumer sa caméra dans certaines circonstances telles qu’“un entretien RH”, “un rendez-vous avec un client” ou encore “l’accueil de nouveaux salariés au sein de l’entreprise”, tout en demandant aux entreprises de donner la possibilité “de flouter” l’arrière-plan.

En février, la CNIL assurait qu’il était “aujourd’hui nécessaire de vérifier sur le terrain la conformité des pratiques des employeurs”. En cas de non-respect de la loi et du règlement général sur la protection des données (RGPD), l’instance indique sur son site que les employeurs risquent des mises en demeure et des sanctions, qui peuvent être financières.

À voir également sur Le HuffPost: Du télétravail accroché à une falaise, le bureau insolite de cet Écossais

  • Hu chevron_right

    Le manque de flexibilité au travail, une raison pour les femmes de quitter leur emploi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 06:00 · 3 minutes

38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité. 38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité.

TRAVAIL - Plusieurs facteurs peuvent entraîner un salarié à rédiger sa lettre de démission. Un salaire pas assez important, des horaires à rallonge ou une trop forte pression , par exemple. Mais pour de nombreuses femmes, c’est le manque de flexibilité de leur employeur qui leur donne des envies d’ailleurs.

Selon une étude réalisée par LinkedIn en France, que Le HuffPost dévoile en exclusivité ce jeudi 5 mai, 38% des femmes interrogées ont quitté ou envisagent de quitter leur poste en raison de ce manque de flexibilité (flex office, horaires modulables, travail hybride, télétravail, etc.). Pour arriver à ce constat, 1173 professionnels et 501 employeurs ont été interrogés par l’institut de sondage Censuswide entre le 21 janvier et le 2 février.

Le travail flexible comprend plusieurs possibilités. Parmi celles dont les femmes sont le plus au fait, on retrouve d’abord la possibilité de travailler à temps partiel, connue par 30% d’entre elles, le télétravail (25%), ou encore la gestion de ses propres horaires (24%).

S’il est aujourd’hui devenu si important, c’est évidemment en raison de la pandémie , qui a accéléré toutes ces pratiques, mais aussi tout simplement car son objectif est l’adaptation du travail aux besoins individuels des personnes.

De cette étude, il ressort que le manque de flexibilité peut avoir un impact de taille sur la carrière des femmes. Parmi celles qui ont quitté leur emploi pour cette raison, quatre sur dix ont entrepris de faire une pause dans leur carrière et 14% déclarent qu’elle a été entravée. Le problème, c’est que ces interruptions de carrière sont toujours perçues comme stigmatisantes, c’est en tout cas l’avis de deux tiers de ces femmes (64%).

Réduction de salaire

Pour éviter cela, plus de la moitié d’entre elles (57%) ont accepté une baisse de salaire afin de pouvoir travailler de manière plus flexible. “Il peut encore exister un décalage entre ce que les entreprises proposent et ce que les femmes souhaitent et trouveraient le plus utile dans leur quotidien”, note Fabienne Arata, Country Manager chez LinkedIn France.

L’étude fait également le constat que les femmes sont moins nombreuses à travailler de manière flexible que les hommes. Elles sont une sur deux (50%) contre près de deux tiers des hommes (63%) à le pratiquer.

Pourtant, l’impact financier se fait plus ressentir sur celles-ci. 57% d’entre elles ont accepté une réduction de salaire pour plus de flexibilité, alors que 35% de ces dernières travaillent le même nombre d’heures. L’impact social et émotionnel n’est pas non plus à négliger. 31% des femmes estiment qu’elles s’épanouiraient plus si elles pouvaient bénéficier d’une plus grande flexibilité au travail et un quart que cela améliorerait leur santé mentale. 18% estiment que la possibilité de travailler de manière flexible est encore stigmatisée. À tel point que 34% des femmes qui en bénéficient le cachent à leurs collègues, clients ou amis.

Quelles solutions à ce problème? Des horaires de travail flexibles et une augmentation des congés annuels pour, respectivement, 73 et 70% des femmes. Vient ensuite la semaine de travail de quatre jours.

À voir également sur Le HuffPost: Être salarié et ne trouver aucun sens à son travail, la dure réalité des bullshit jobs

  • Hu chevron_right

    Harcèlement sexuel: deux cadres de Havas accusés se mettent en retrait

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 2 May - 14:02 · 2 minutes

Le groupe Havas est dirigé par Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré qui contrôle le groupe Vivendi. Le groupe Havas est dirigé par Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré qui contrôle le groupe Vivendi.

HARCÈLEMENT SEXUEL - Les témoignages affluent contre le PDG et le directeur de la création de l’agence de communication Havas Paris. Les deux hommes ont d’ailleurs décidé de se mettre “en retrait” de leurs fonctions après des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles , a confirmé ce lundi 2 mai l’un des dirigeants du groupe à l’AFP.

Havas, filiale de Vivendi , a également lancé un audit après la publication d’une vingtaine de témoignages anonymes par le compte Instagram “Balance Ton Agency”, qui dénonce depuis près d’une semaine l’ ambiance sexiste régnant de longue date au sein de l’agence et met en cause ces deux responsables.

Aux manettes depuis une dizaine d’années de l’agence dont ils sont aujourd’hui coprésidents, Julien Carette et Christophe Coffre sont accusés d’avoir cherché à “embrasser” ou “toucher” à de multiples reprises des collaboratrices parfois stagiaires, dans les locaux d’Havas Paris ou lors d’événements extérieurs.

“JC c’est un type brillant mais il a la sexualité d’un ado. (...) Sous couvert d’être saoul, après deux verres, il saute sur tout ce qui bouge. Pareil pour le DC (directeur de création) d’Havas Event. Je me souviens de prévenir les stagiaires de ne surtout pas les approcher lors des soirées agence”, selon l’un de ces témoignages.

“Commentaires sur toutes les tenues vestimentaires, mains sur l’épaule et la taille, bises très proches de la bouche, je l’évitais et ne redoutais qu’une chose, me retrouver face à lui”, raconte une ex-collaboratrice à propos de Christophe Coffre. D’autres se souviennent à son propos d’un geste simulant un acte sexuel, et de propos déplacés.

“Depuis MeToo, ils se sont calmés”

Les faits remontent selon les cas à deux-trois ans et jusqu’à 10 ans et ont parfois conduit à des départs associés à des accord de non-divulgation, indique à l’AFP Anne Boistard, créatrice en 2020 du compte Balance Ton Agency pour dénoncer les dérives des agences de communication. “Tout le monde le savait et tout le monde le sait”, poursuit-elle, évoquant “une trentaine” de victimes, même si “depuis MeToo ils se sont calmés.”

Les deux dirigeants continuent de travailler pour l’agence, a précisé le dirigeant d’Havas à l’AFP. Mais “ils n’animent pas de réunions et sont en retrait pour tout ce qui est management de l’agence”, a-t-il poursuivi. “On parle d’une vingtaine de personnes qui se sont exprimées dans une agence qui a vu passer près de 4.000 salariés”, a-t-il indiqué.

Havas Paris est l’une des trois plus grandes agences de communications de Paris, avec quelque 600 collaborateurs. Le groupe Havas est dirigé par Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré qui contrôle le groupe Vivendi.

À voir également sur Le HuffPost: Ces manifestantes #NousToutes font le bilan de la “grande cause du quinquennat” de Macron

  • Hu chevron_right

    Ils ont quitté leur travail en plein Covid, beaucoup le regrettent déjà

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 15:02 · 2 minutes

Les salariés français sont ceux qui éprouvent le plus de regrets, puisque 6 sur 10 déclarent qu’ils étaient mieux lotis dans leur premier emploi. Les salariés français sont ceux qui éprouvent le plus de regrets, puisque 6 sur 10 déclarent qu’ils étaient mieux lotis dans leur premier emploi.

PANDÉMIE - Les champions de la nostalgie. Une étude révèle que deux tiers des Français (63 %) ayant quitté leur travail pendant la pandémie de Covid-19 affirment avoir démissionné trop rapidement. Alors que l’enquête a été menée en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Mexique, c’est en France que ce chiffre est le plus élevé.

Selon Morning Consult, qui a récolté les données en décembre 2021 et janvier 2022 en France pour le compte d’Ultimate Kronos Group (UKG), les Français ayant quitté leur travail pendant la pandémie ont jugé cette prise de décision ardue (13 % seulement la disent “très facile”), à la différence de leurs homologues européens.

Ceux qui ont quitté leur emploi étaient peu enthousiastes à démissionner (seulement 16% “très enthousiastes”), et sont généralement moins satisfaits (24% “extrêmement satisfaits”) de leur décision aujourd’hui que dans les autres pays sondés.

Parmi les Français ayant démissionné depuis le début de la pandémie, près de la moitié (49%) ont également décidé de démissionner une deuxième fois, de leur nouveau poste, durant cette période, soit plus de deux fois le taux des autres pays européens interrogés. Seuls seul un tiers d’entre eux ont retrouvé un nouveau poste .

Pourquoi les Français ont démissionné

Chez les chefs, même sentiment de regret: près de trois quarts (74%) des managers français réembaucheraient leurs employés qui sont partis pendant la pandémie. Cela dit, seul un sur cinq les réembaucherait tous.

C’est tout de même en France que le taux de “boomerangs” est le plus faible: les managers y sont les moins enclins à envisager le ré-embauchage d’ex-employés. Les employés français sont plutôt prêts à revenir si c’était possible (65 %).

Selon cette étude, la France est le seul pays où les frustrations causées par le management sont en tête de liste des raisons des départs. Le manque de valorisation est la première justification invoquée par les Français qui quittent leur emploi.

Ils ne sont que 46% en Allemagne, 39% au Royaume-Uni et 34% aux Pays-Bas à regretter leur choix de mobilité professionnelle. Seuls 24% des Français estiment être pleinement satisfaits, soit le taux le plus bas des pays étudiés.

Cette enquête a été menée auprès de deux groupes distincts: 1 950 employés qui ont volontairement démissionné ou changé d’emploi au moins une fois depuis le début de la pandémie en mars 2020 (à l’exclusion de ceux qui ont démissionné pour cause de discrimination), et 1 850 managers qui occupent leur poste depuis au moins six mois et dont au moins un employé de leur équipe a démissionné pendant la pandémie.

À voir également sur Le HuffPost : Pendant le ramadan 2022, il aide des inconnus à trouver du travail

  • Hu chevron_right

    Les femmes peu qualifiées travaillent plus en horaires décalés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 April - 10:25 · 2 minutes

La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées. La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées.

TRAVAIL - Ce sont les moins qualifiées qui travaillent le plus en horaires décalés. L’exposition des femmes aux horaires “atypiques” , en particulier le travail habituel le samedi et le dimanche, a progressé entre 2013 et 2019 pour les moins qualifiées alors qu’elle a diminué pour les cadres, selon une étude publiée le 27 avril par l’Institut national d’études démographiques (Ined).

“La part des femmes cadres en horaires atypiques diminue de 23% entre 2013 et 2019 tandis qu’elle augmente de 11% pour les ouvrières non qualifiées. Chez les hommes, la polarisation sociale est moins marquée. La part des cadres diminue de 14% tandis que celle des ouvriers non qualifiés stagne”, constate l’étude, réalisée à partir des enquêtes “Conditions de travail” de la Dares .

Métiers féminisés

Dans l’étude, un salarié est dit en horaires atypiques “s’il déclare travailler habituellement selon au moins l’une des modalités suivantes: tôt le matin (5h-7h), tard le soir (20h-0h), la nuit (0h-5h), le samedi, le dimanche”.

Les femmes peu qualifiées sont surreprésentées dans les métiers du commerce où le travail dominical a progressé (vendeuse, agent de nettoyage...) ainsi que dans les métiers des services à la personne (aide-soignante, aide à domicile, aide-ménagère), “où les horaires atypiques sont structurels”, explique l’étude.

En 2019, 36% des salariés travaillent habituellement en horaires atypiques. Cette fréquence, qui situe la France dans la moyenne européenne, apparaît stable au cours de la dernière décennie.

“Toutefois, tandis que le travail du soir et de nuit a légèrement reculé entre 2013 et 2019, le travail du samedi, du dimanche et du matin (de 5h à 7h) a augmenté pour certaines catégories de salariés”, selon l’étude, qui y voit une conséquence des lois qui ont étendu le recours dérogatoire au travail dominical et favorisé la modulation du temps de travail.

Les femmes travaillent plus le week-end

Les femmes sont désormais proportionnellement plus nombreuses que les hommes à travailler avec des horaires atypiques (37% contre 35%). Elles travaillent plus souvent le samedi et le dimanche. Les hommes restent proportionnellement plus nombreux à travailler tôt le matin, le soir et surtout la nuit, mais leur exposition tend à se réduire.

L’association entre les horaires atypiques et le sexe varie à la fois selon la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité. “Les ouvrières non qualifiées travaillent fréquemment comme agentes d’entretien tandis que les hommes sont plus souvent manœuvres dans le BTP où les heures diurnes et en semaine sont plus fréquentes”, cite en exemple l’étude.

Outre ces horaires atypiques, les ouvrières et employées non qualifiées font aussi plus souvent face à des journées discontinues (périodes de travail séparées d’au moins 3h) et des horaires imprévisibles (connus un jour à l’avance ou moins). Selon l’étude, ce groupe des “petits temps fragmentés et horaires imprévisibles” rassemble 18% des salariés.

À voir également sur Le HuffPost : Parler d’argent avec et pour les femmes, une priorité pour cette journaliste

  • Hu chevron_right

    Voitures: 82% des conducteurs sont toujours seuls le matin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 April - 13:29 · 3 minutes

Des voitures sur l Des voitures sur l'autoroute A10 près de Saint-Arnoult-en-Yvelines le 8 août 2020

AUTOMOBILE - Le comportement des automobilistes français de nouveau dans le viseur. Alors que plus d’un tiers des conducteurs avouent rouler sur la voie centrale de l’autoroute sans jamais se rabattre à droite, plus de huit automobilistes sur dix continuent de se déplacer seuls dans leur voiture le matin.

Sur 1,5 million de véhicules analysés par le gestionnaire d’ autoroute Vinci à l’automne 2021 à proximité de grandes agglomérations, entre 8h et 10h en semaine, 82,6% ne transportaient qu’une personne à l’avant, indique une étude publiée le 20 avril. Le gestionnaire d’autoroute a analysé les données fournies par des caméras sur ses autoroutes.

“L’autosolisme” connaît un pic à 8h, heure de pointe des déplacements domicile-travail, avec 89% de personnes seules. Il diminue ensuite pour passer sous les 75% vers 10h, explique l’étude.

Les taux varient également selon les villes. Il y a plus de conducteurs seuls sur l’A11 au nord de Nantes, sur l’A10 à Tours ou sur l’A62 à Toulouse, que sur l’A83 au sud de Nantes ou sur l’A8 entre Nice et Aix-en-Provence.

Ces villes où les conducteurs sont le plus souvent seuls au volant de leur voiture le matin Ces villes où les conducteurs sont le plus souvent seuls au volant de leur voiture le matin

Les autoroutes représentent un quart des émissions de CO2 des transports

La lutte contre “l’autosolisme”, notamment via le covoiturage, est une des pistes principales du gouvernement pour limiter le trafic et donc la pollution atmosphérique . Les autoroutes représentent 1% du réseau routier français, mais 30% des distances parcourues et 25% des émissions de CO2 des transports, selon l’Union routière.

“Même si l’autosolisme est très majoritaire”, cette étude “montre que la pratique de la mobilité partagée et son potentiel de développement restent sous-évalués, y compris dans le cadre des trajets du quotidien”, souligne Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes.

En 2019, le gouvernement s’était donné pour objectif en 2019 de tripler en cinq ans la part du covoiturage domicile-travail, pour passer à trois millions de covoitureurs. Soit faire rouler un million de voitures en moins par jour sur les routes françaises.

La loi permet depuis 2019 de réserver des voies au covoiturage, comme il en existe depuis de nombreuses années en Amérique du Nord ou ailleurs.

Multiplication des voies réservées aux VR2+

Plusieurs voies réservées aux “VR2+” (véhicules transportant à minima 2 occupants, transports en commun, les taxis, véhicules à très faibles émissions) ont été mises en service à Lyon, Grenoble, Strasbourg, Bordeaux ou en région parisienne, selon le Centre national d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).

La multiplication de ces voies réservées passe par “un contrôle performant du nombre d’occupants”, souligne le Cerema. Plusieurs dispositifs ont été testés, comme à Rouen ou à la douane franco-suisse de Thônex-Vallard.

Certains appareils de comptage apparaissent suffisamment fiables pour afficher des messages pédagogiques, mais pas assez pour permettre des sanctions automatisées. L’homologation d’une solution de contrôle automatisé n’est pas attendue avant fin 2023, a indiqué le Cerema, mais des solutions de vidéo-verbalisation assistées par ordinateur pourront être mises en œuvre avant cette date.

Vinci, qui commercialise sa solution de comptage via sa filiale Cyclope.ai, compte publier une mise à jour de son baromètre en juin.

À voir également sur Le HuffPost: Un iceberg grand comme Paris se détache de l’Antarctique