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    Affaire PPDA: le point sur les plaintes et enquêtes visant le présentateur

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 15:10 · 3 minutes

Patrick Poivre d'Arvor est visé par plusieurs plaintes pour viols. Patrick Poivre d'Arvor est visé par plusieurs plaintes pour viols.

PPDA - Pour la première fois ce mardi 10 mai, 20 femmes réunies sur un même plateau vont témoigner, à visage découvert pour 18 d’entre elles, sur le site du média d’investigation Mediapart . Toutes accusent Patrick Poivre d’Arvor de viols, violences ou de harcèlement sexuels.

Parmi les participantes à l’émission se trouve Florence Porcel , dont la plainte déposée en février 2021 a fait éclater l’affaire PPDA. L’écrivaine de 38 ans accuse l’ancien présentateur du JT de TF1 de lui avoir imposé un rapport sexuel non consenti en 2004 et une fellation en 2009. Son témoignage a conduit le parquet de Nanterre à ouvrir une enquête préliminaire pour “viols” dans la foulée.

Depuis, les témoignages se multiplient contre l’ancienne star de TF1. En un an, plus de 20 autres femmes se sont manifestées à la police ou dans les médias pour raconter des faits similaires de viols, agressions ou harcèlement sexuels.

De nombreux faits sont prescrits

Dès l’enquête préliminaire suivant la plainte de Florence Porcel, 22 autres femmes ont témoigné devant les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Plusieurs en ont profité pour porter plainte à leur tour contre le présentateur, comme la journaliste Hélène Devynck qui sera aussi présente sur le plateau de Mediapart . Mais après quatre mois d’investigation, l’enquête est classée sans suite pour manque de preuve ou prescription.

À la suite de cette décision, Florence Porcel contre-attaque. En novembre 2021, elle se constitue partie civile afin de provoquer la saisine d’un juge pour enquêter de nouveau sur les faits de 2009, les seuls non prescrits et classés préalablement pour insuffisance de preuve. Une information judiciaire a été ouverte en décembre et l’enquête est toujours en cours.

En décembre toujours, deux nouvelles femmes ont porté plainte contre PPDA, l’une pour un viol datant de 1985 et l’autre pour agression sexuelle en 2013. Les faits sont en théorie prescrits, mais le parquet a ouvert une enquête préliminaire dans le cadre de la plainte pour viol, car il est “important d’effectuer des vérifications sur les faits avant de déterminer s’ils sont prescrits ou pas”, a déclaré à l’AFP une source proche du dossier. C’est donc la deuxième procédure judiciaire pour viol visant PPDA.

8 plaintes pour “viol” contre PPDA

Le dernier rebondissement dans cette affaire remonte à la fin avril et à la diffusion de Complément d’enquête sur France 2 qui a recueilli un nouveau témoignage à charge contre l’ancienne star du 20-Heures. “Mathilde” raconte avoir été agressée dans le bureau du présentateur en 1995. La veille de la diffusion de l’émission, elle a porté plainte pour viol à Paris contre Patrick Poivre d’Arvor.

Le 27 avril, l’association #MeTooMédias, qui vise à briser l’omerta dans ce milieu, précisait dans un communiqué que 26 victimes présumées s’étaient adressées aux autorités et 16 avaient déposé plainte, dont sept pour viol. Avec “Mathilde”, elles sont désormais une de plus.

De son côté, PPDA nie tous les faits qui lui sont reprochés. Il a d’abord porté plainte contre Florence Porcel pour dénonciations calomnieuses. Elle a été classée. Enfin, 48h avant la diffusion du Complément d’enquête, le présentateur a annoncé une nouvelle fois porter plainte avec constitution de partie civile contre 16 femmes qui ont témoigné contre lui lors de l’enquête préliminaire. D’après lui, les accusatrices sont des femmes ”éconduites ou ignorées”, nourrissant une “amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse ”.

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    "Mediapart" va diffuser les témoignages de 20 femmes accusant PPDA de violences sexuelles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 04:00 · 2 minutes

Les 20 femmes qui ont témoigné contre Patrick Poivre d'Arvor réunies sur le plateau de Les 20 femmes qui ont témoigné contre Patrick Poivre d'Arvor réunies sur le plateau de "Mediapart".

PPDA - Patrick Poivre d’Arvor a beau être en retrait de la vie des médias, “l’affaire PPDA” bat de nouveau son plein depuis le 28 avril avec le dépôt d’ une nouvelle plainte le visant pour un viol présumé il y a 27 ans , et la diffusion d’un Complément d’enquête sur France 2 comportant plusieurs témoignages l’accablant .

Un peu moins de deux semaines plus tard, ce mardi 10 mai, l’affaire va prendre un tournant médiatique important avec, pour la première fois, la prise de parole à visage découvert de 20 femmes qui ont témoigné dans l’enquête judiciaire contre l’ancien présentateur vedette de TF1 .

Celles-ci ont été réunies par Mediapart et s’exprimeront sur un plateau dans la rédaction du média d’investigation. L’émission, déjà tournée, sera diffusée à partir de 19h ce mardi sur le site de Mediapart .

“C’est un événement exceptionnel. Jamais les femmes dont vous allez entendre les récits n’avaient été réunies dans un seul et même plateau, dans une même émission. La plupart ne se connaissaient pas avant le début de l’affaire, certaines se rencontrent pour la première fois aujourd’hui”, annonce la journaliste Valentine Oberti en introduction d’ un extrait diffusé en avant-première par Mediapart ( voir la vidéo ci-dessous ), dans lequel chacune des 20 femmes se présentent et partagent un bref énoncé des faits accusant Patrick Poivre d’Arvor.

Selon Mediapart , ces femmes ont entre 28 et 63 ans, sont “journalistes, autrices, mais aussi employées de magasin, enseignante, conseillère aux entreprises, bibliothécaire”. Parmi elles, “certaines témoignent pour la première fois à visage découvert”, pour des faits remontant aux années 1980 ou à quelques années.

Le 26 avril, Patrick Poivre d’Arvor avait lui porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre 16 femmes ayant porté plainte contre lui pour violences sexuelles ou encore harcèlement sexuel.

À ses yeux, les 16 accusatrices sont des femmes ”éconduites ou ignorées”, nourrissant une “amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse”.

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    Amber Heard raconte un viol que lui aurait fait subir Johnny Depp en Australie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 03:30 · 4 minutes

Amber Heard, ici témoignant dans un tribunal de Fairfax, en Virginie, le 5 mai 2022. Amber Heard, ici témoignant dans un tribunal de Fairfax, en Virginie, le 5 mai 2022.

ÉTATS-UNIS - Amber Heard, en larmes, a raconté à la barre ce jeudi 5 mai les sévices d’une violence rare et le viol que lui aurait fait subir Johnny Depp , à la rage décuplée par l’alcool et la drogue, lors d’un séjour en Australie un mois seulement après leur mariage en 2015.

L’actrice de 36 ans , poursuivie pour diffamation par son ex-époux devant un tribunal américain, a expliqué avoir rejoint début mars 2015 l’acteur qui filmait le cinquième opus de la saga Pirates des Caraïbes .

Mais peu après son arrivée, une dispute éclate brusquement. “Comme on allume la lumière, il a commencé à hurler”, a-t-elle dit. Il lui lance des bouteilles et des canettes, l’attrape par le cou et menace de la défigurer avec une bouteille cassée, la cogne contre une paroi puis lui arrache sa chemise de nuit.

“Je suis contre le mur et il me hurle qu’il me hait, que j’ai ruiné sa vie”, a-t-elle raconté à l’audience, incapable de retenir ses larmes.

“Il m’a dit ‘Putain, je vais te tuer’”, avant de lui enfoncer une bouteille d’alcool dans le vagin.

“Tout ce que je sentais, c’est cette douleur”, a-t-elle poursuivi, affirmant être restée immobile car elle ne savait pas “si la bouteille avec laquelle il (l)’avait pénétrée était cassée”.

C’est pendant cette scène, dit-elle, que le comédien de 58 ans s’était entaillé un doigt. Il assure que c’est son ex-épouse qui l’a sectionné en lui lançant une bouteille, ce qu’Amber Heard dément.

Amour “toxique”

“J’aimais cet homme si fort mais c’était si toxique, je ne pouvais pas l’empêcher de me frapper”, a-t-elle expliqué, interrogée par son avocate sur la raison pour laquelle elle n’avait pas quitté son mari après ces trois jours d’enfer.

Le couple avait ensuite décidé d’entamer une thérapie de couple, mais les disputes émaillées de brutalités avaient continué jusqu’à ce qu’elle porte plainte pour violences conjugales en mai 2016. Elle avait abandonné ces charges lors de la procédure de divorce, conclue début 2017.

La comédienne a également affirmé que Johnny Depp, sous l’emprise de cannabis et d’alcool, l’avait frappée à coups de pied dans un avion privé entre Boston et Los Angeles, en l’accusant d’avoir eu une liaison avec l’acteur James Franco, avec qui elle tournait un film en mai 2014.

“Il haïssait, haïssait James Franco et m’accusait déjà d’avoir eu quelque chose avec lui” sur un film précédent, a-t-elle dit.

“Il m’a frappée dans le dos, personne n’a rien dit, personne n’a rien fait”, a-t-elle lancé en référence aux gardes du corps et aux accompagnateurs de la star à bord de l’appareil.

“Un million de promesses”

Au deuxième jour de son audition par le tribunal de Fairfax, près de Washington, elle a continué à raconter comment sa relation était devenue “toxique” avec son ex-époux, malgré les multiples objections et interruptions des avocats de Johnny Depp qui ont eu le don d’énerver la juge Penney Azcarate.

L’idylle née en 2009 avait selon elle rapidement laissé place à des crises de jalousie de l’acteur, culminant par des coups et alimentées par la consommation de drogues variées et d’alcool.

Malgré “un million de promesses de se soigner et d’être sobre”, Johnny Depp retombait régulièrement dans ses addictions, a-t-elle expliqué.

L’acteur de 58 ans a écouté avec attention son ex-épouse, réagissant parfois par de légers signes de dénégation de la tête ou en chuchotant avec son avocat.

Comme depuis le début du procès, il a évité au maximum le regard d’Amber Heard, qui doit poursuivre son témoignage à la reprise du procès le 16 mai.

Johnny Depp réclame 50 millions de dollars de dommages-intérêts à son ex-femme. Il l’accuse d’avoir ruiné sa réputation et sa carrière après avoir affirmé en décembre 2018 une tribune dans le Washington Post qu’elle avait subi des violences conjugales en 2016, sans toutefois citer son ancien mari.

L’acteur, qui a témoigné pendant quatre jours fin avril, nie avoir jamais levé la main sur Amber Heard et assure que c’était elle qui était violente. Il a admis une consommation importante de drogues et d’alcool, qu’il affirme avoir contrôlé la plupart du temps.

L’actrice, notamment à l’affiche de Justice League et d’ Aquaman , a contre-attaqué et réclame 100 millions de dollars.

À voir également sur Le HuffPost : Les dessins de Johnny Depp à son procès ne sont pas passés inaperçus

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    Emmanuelle Dancourt, victime présumée de PPDA, réagit, ciblée par sa plainte pour dénonciation calomnieuse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 30 April - 04:15 · 3 minutes

Patrick Poivre d Patrick Poivre d'Arvor, ici aux funérailles d'Étienne Mougeotte à l'église Saint-François-Xavier, à Paris, le 13 octobre 2021.

JUSTICE - Quelques jours avant la diffusion mardi de Complément d’enquête sur France 2, dans lequel Patrick Poivre d’Arvor est visé par une nouvelle plainte pour viol , celui-ci avait lui-même déposé une plainte avec constitution de partie civile pour dénonciation calomnieuse contre 16 femmes ayant auparavant porté plainte contre lui pour violences sexuelles ou harcèlement sexuel.

Parmi ces femmes, Emmanuelle Dancourt, qui a porté plainte en 2021 contre PPDA pour une agression sexuelle dont elle aurait été victime en 2008, réagit ce vendredi 29 avril dans Le Parisien .

“Merci Patrick de nous offrir sur un plateau le procès qu’on n’avait pas le droit d’avoir pour cause de prescription. Il se tire une balle dans le pied”, affirme cette journaliste dans un témoignage vidéo publié sur le site du quotidien national ( à écouter plus bas ). “Avec un peu de chance ce procès aura lieu, et vous nous verrez les 16 victimes bras dessus bras dessous arriver au tribunal très très déterminées. Enfin on va pouvoir lui parler les yeux dans les yeux, s’il ose venir.”

“Moi j’appelle ça un pétard mouillé. Il me fait presque pitié en fait, parce qu’il n’a que ça: nous dénoncer, 16 personnes, 16 femmes pour dénonciation calomnieuse. Mais quelle pauvre défense...”, continue celle qui dit avoir été victime d’une agression sexuelle en 2008, suivie de plus d’une année de harcèlement de la part de l’ex-présentateur vedette de TF1. “Quelques femmes dans notre groupe de victimes ont été évidemment troublées, ont eu peur, avant de réaliser comme moi tout de suite qu’en fait, c’était une opportunité, et puis surtout que c’était totalement indécent.”

Une plainte de “43 pages”

“La plainte, je crois qu’elle fait 43 pages. Elle est d’une violence inouïe, pour les extraits que j’ai lus, on a l’impression d’avoir un discours des années 30-40. C’est violent, parce qu’il nous accuse de vouloir faire de la pub sur son dos. Mais qui voudrait être connue pour avoir été violée ou agressée par PDDA?”, se demande encore Emmanuelle Dancourt.

“Il dit aussi que nous nous sommes liguées contre lui, alors qu’aucune ne se connaissaient avant. La violence des propos dit exactement quel est le personnage. Ça dit tout de lui”, conclut-elle son témoignage.

Aux yeux de PPDA, les 16 femmes qui l’accusent aujourd’hui sont des femmes ”éconduites ou ignorées”, nourrissant une “amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse”.

“On ne peut pas accuser faussement et impunément”, avait commenté mercredi auprès de l’AFP Me Philippe Naepels, avocat de Patrick Poivre d’Arvor. Le journaliste avait déjà déposé une plainte similaire en février, classée sans suite.

Dans Complément d’enquête diffusé jeudi, Mathilde (prénom modifié), à l’origine de la nouvelle plainte contre PPDA, dénonce un viol dans les locaux de TF1 à Boulogne-Billancourt en février 1995 .

À l’époque âgée de 24 ans, journaliste tout juste diplômée, elle déclare avoir été invitée dans le bureau du présentateur où il l’aurait “embrassée” puis “basculée sur la moquette”. “Il a enlevé mon pantalon, il a enlevé son pantalon et il m’a violée. Je n’avais plus aucun réflexe”, décrit-elle. Celle qui est désormais quinquagénaire a porté plainte pour viol à Paris.

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    Viol au 36 quai des Orfèvres: les deux policiers acquittés en appel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 22 April - 13:34 · 2 minutes

Le 36 Quai des Orfèvres, situé à Paris, est le siège de la direction générale de la police judiciaire, et de la BRI (Brigade de Recherche et d Le 36 Quai des Orfèvres, situé à Paris, est le siège de la direction générale de la police judiciaire, et de la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention).

JUSTICE - Les deux policiers qui étaient jugés en appel pour le viol en réunion en 2014 d’une touriste canadienne au siège de la PJ parisienne, au 36 quai des Orfèvres , ont été acquittés ce vendredi 22 avril par la cour d’assises du Val-de-Marne.

Trois ans après leur condamnation en première instance à Paris à sept ans de prison , Antoine Quirin, 43 ans, et Nicolas Redouane, 52 ans, ont été déclarés innocents du viol d’Emily Spanton, 42 ans, et sont ressortis libres du palais de justice de Créteil où ils étaient jugés depuis trois semaines.

La nouvelle a été accueillie par les applaudissements des proches des deux accusés tandis que la plaignante a quitté le tribunal en larmes.

Mercredi, le ministère public avait requis une peine de sept ans de prison contre ces deux anciens agents de la prestigieuse BRI (Brigade de recherche et d’intervention) qui n’avaient cessé de proclamer leur innocence depuis le début de l’affaire.

La “crédibilité” de la plaignante remise en cause

Lors de la soirée du 22 avril 2014, Emily Spanton, touriste canadienne, avait fait la rencontre de plusieurs policiers de la BRI dans un pub irlandais situé en face du célèbre 36, quai des Orfèvres. Alors que l’ambiance était au flirt, les agents avaient proposé une visite de leurs locaux à Emily Spanton, très alcoolisée ce soir-là. Elle en était ressortie en état de choc, en dénonçant un viol en réunion .

“Lorsqu’ils étaient au pub, ils ne voulaient pas violer Emily Spanton”, avait estimé l’avocat général Christophe Auger lors de son réquisitoire. “Ils pensaient pouvoir avoir une relation sexuelle consentie avec elle. Mais elle ne veut pas. Alors on lui sert un verre de whisky pour forcer son consentement. Et il se passe ce qu’il se passe”.

Jeudi, lors de leurs plaidoiries, les avocats de la défense avaient demandé l’acquittement pour leurs clients, remettant en cause la “crédibilité” d’Emily Spanton et pointant du doigt des déclarations ”évolutives” et des “mensonges” de sa part.

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    Polytechnique visé par une enquête pour viols et agressions sexuelles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 April - 19:12 · 2 minutes

Près d Près d'une étudiante sur quatre à Polytechnique a été victime d'agression sexuelle. Une enquête a été ouverte.

VIOLENCES SEXUELLES - Une enquête préliminaire a été ouverte pour viols et agressions sexuelles après un questionnaire interne de l’école Polytechnique , selon lequel une étudiante sur quatre y a été victime d’ agression sexuelle depuis le début de sa scolarité, a déclaré ce jeudi 14 avril le parquet d’Évry à l’AFP, confirmant une information de France Inter.

Alors que onze élèves au total disent avoir été victimes de viol ou de tentatives de viols, cette ouverture d’enquête intervient sept mois après celle portant sur CentraleSupélec , où une étude interne avait également fait état d’une centaine de faits de harcèlements sexuels, agressions sexuelles ou viols pendant l’année universitaire.

Dans les deux cas, les directions des établissements avaient adressé un signalement au parquet d’Évry, ces écoles étant situées sur le plateau du Saclay, en Essonne.

Enquête après celle à CentraleSupélec

Selon le parquet, le signalement de Polytechnique a été reçu fin mars et a débouché sur l’ouverture mercredi de cette enquête, confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Palaiseau.

Le questionnaire, mené du 19 janvier au 6 février en concertation avec les étudiants, “fait suite aux agissements commis à CentraleSupélec”, a justifié la direction de Polytechnique.

“On a décidé de réagir immédiatement en lançant une enquête nous-mêmes pour savoir ce qu’il en était à l’école Polytechnique”, a expliqué mardi à l’AFP François Bouchet, le directeur général de la prestigieuse école d’ingénieurs.

A Polytechnique, le questionnaire a été rempli par environ 2.100 jeunes sur les 3.300 ayant intégré l’X entre 2018 et 2021, “soit plus de 60% de réponses, une très forte participation”, a noté le directeur général.

“On se doutait qu’il y aurait des cas de violences sexistes et sexuelles qui remonteraient, de harcèlement, d’exhibitionnisme, de contacts non souhaités, car on a aussi une cellule d’écoute qui avait été saisie de certains cas”, a souligné François Bouchet.

Les victimes sont majoritairement des femmes

Selon le sondage, 23% des élèves - très majoritairement des femmes - disent avoir subi une agression sexuelle lors de leur scolarité: on s’est frotté à elles, on a touché leurs seins, leurs fesses, on les a embrassées contre leur gré.

Onze personnes se sont déclarées victimes d’une tentative de viol ou d’un viol pendant leurs années à Polytechnique.

“On est sous le choc, je ne pensais pas que ce questionnaire allait mener jusqu’à recenser des tentatives de viol ou des viols”, a ajouté M. Bouchet.

“Ces faits révélés d’une grande gravité sont inacceptables. On doit se mobiliser pour que la parole se libère et améliorer encore notre plan d’actions lancé en 2017”, a-t-il dit. “Des ateliers sur les violences sexistes et sexuelles vont être rendus obligatoires pour tous les élèves dès juin prochain”.

À voir également aussi sur le Huffpost: #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

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    Charlotte Arnould, qui accuse Depardieu de viols, a eu "la sensation d'être morte"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 9 March - 09:22 · 2 minutes

Gérard Depardieu, ici en 2016, est accusé par Charlotte Arnould de viols.

JUSTICE - L’affaire concerne l’un des plus grands acteurs du cinéma français. Accusé de viols par l’actrice Charlotte Arnould, Gérard Depardieu est mis en examen depuis décembre. Cette affaire, complexe, est détaillée ce mercredi 9 mars par L e Parisien , qui a pu obtenir les déclarations des deux parties aux enquêteurs.

Les faits présumés se sont déroulés le 7 août 2018. Gérard Depardieu, un ami de longue date de la famille de Charlotte Arnould, lui propose une rencontre dans son hôtel particulier pour parler de son métier. La jeune fille d’alors 22 ans rêve en effet de devenir actrice. “Nous avons discuté professionnellement comme cela cinq minutes, avant qu’il me dise de m’approcher de lui pour qu’il regarde le maquillage de mes yeux”, a raconté Charlotte Arnould aux policiers, selon Le Parisien . Puis, les attouchements auraient débuté, auxquels se seraient ajoutées des questions très personnelles sur sa sexualité.

Plus tard ce même jour, les deux se retrouvent dans une chambre dans laquelle Charlotte Arnould aurait de nouveau été victime d’attouchements sexuels . Elle raconte aux enquêteurs: “J’ai eu la sensation d’être morte. J’ai regardé le plafond, je n’ai rien senti (…). Je ne me possédais plus, j’étais incapable de bouger.” L’actrice, qui a souffert d’anorexie, pèse alors 40 kilos alors que Gérard Depardieu en fait trois plus, souligne Le Parisien .

“Je suis hypnotisée, tétanisée sous son emprise”

Interrogé par la police judiciaire, ce dernier reconnaît les attouchements mais Charlotte Arnould était selon lui “pleinement consentante”. “J’ai senti dans son regard et son comportement une curiosité et une entente qui m’ont poussé à aller plus loin. Il va de soi que si j’avais senti la moindre résistance ou opposition, elle n’aurait pas eu besoin de dire un mot, j’aurais arrêté immédiatement”, affirme l’acteur de 73 ans.

Ils reprennent contact quelques jours plus tard et se revoient. “Mon intention de me rendre chez lui, c’était de lui dire ma façon de penser et mon dégoût de son comportement”, précise la jeune femme. Pourtant, ce jour-là encore elle aurait subi un viol digital. Et elle raconte encore une fois son impuissance: “J’étais comme un robot, (…) une loque sans réaction. Devant lui, je suis hypnotisée, tétanisée sous son emprise.”

Charlotte Arnould porte plainte le 25 août. Toutefois, les enquêteurs s’interrogent sur des messages qu’elle aurait envoyés à l’acteur peu après le deuxième viol, toujours selon les informations du Parisien . Elle l’appelle alors “mon doux Gérard” ou partage son envie de travailler avec lui. Ces messages, assure-t-elle, sont “l’inverse de sa pensée”. “J’étais dans le déni, la sidération, la dissociation. Je n’ai pas pris conscience de la gravité des faits”, selon la jeune femme.

Gérard Depardieu nie toutes les accusations et a demandé à la justice d’annuler sa mise en examen pour “viols” et “agressions sexuelles”. La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision ce jeudi 10 mars.

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