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    Judith Chemla sur France Inter, victime de violences conjugales: "Après c'est le féminicide"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 08:14 · 4 minutes

Judith Chemla témoigne des violences conjugales dont elle a été victime, sur France Inter le 6 juillet 2022 Judith Chemla témoigne des violences conjugales dont elle a été victime, sur France Inter le 6 juillet 2022

VIOLENCES CONJUGALES - “Les policiers m’ont dit: ‘Madame, il faut porter plainte, parce qu’après c’est le féminicide’”. Deux jours après avoir posté sur Instagram des photos de son visage tuméfié révélant avoir été victime de violences conjugales , la comédienne Judith Chemla a livré un témoignage bouleversant sur l’antenne de France Inter ce mercredi 6 juillet.

“Je n’ai pas du tout prémédité cette prise de parole, je n’ai jamais imaginé montrer ces photos”, évoque l’actrice interrogée par Léa Salamé pendant la matinale. Mais depuis les nombreuses réactions suscitées son premier message, Judith Chemla est convaincue de l’importance de prendre la parole et de raconter son histoire.

“J’étais sidérée”

Il y a un an, après cinq ans de vie commune avec le père de sa fille, celui-ci lui jette un téléphone au visage qui la blesse gravement. “Il y a un an mon visage a été blessé, du bleu, du violet sous mon œil, je me suis vue déformée. Il y a un an j’ai regardé mon visage dans la glace et j’ai su que je ne pourrai plus me voiler la face”, décrivait-elle sur Instagram.

C’est ce soir-là que les policiers appelés au théâtre du Rond-Point découvrent son visage en sang. “Les policiers m’ont dit: ‘Madame, il faut porter plainte, parce qu’après c’est le féminicide’”, se souvient très bien Judith Chemla. “Ils avaient trois appels en même temps à cette seconde-là de femmes victimes de violences conjugales”.

Pourtant, “je ne pouvais pas me dire que j’allais porter plainte, j’étais sidérée. Je ne me voyais pas porter plainte contre le père de ma fille”. C’est finalement le lendemain qu’elle aura “le déclic intérieur” pour déposer une plainte.

“Ne retirez jamais une plainte”

“Mesdames, n’ayez pas peur, ne retirez jamais une plainte que vous déposez”, appelle aujourd’hui Judith Chemla qui raconte recevoir beaucoup “de messages de soutien et de remerciements”. En évoquant médiatiquement les violences conjugales qu’elle a vécues, la comédienne espère pouvoir redonner “le courage de reprendre le combat” aux autres femmes victimes. “Le combat c’est de porter plainte”.

“Il est essentiel de porter plainte”, a réagi dans la foulée la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Isabelle Rome. Remerciant Judith Chemla pour son “témoignage poignant”, la ministre a rappelé à tous les victimes de violences les numéros d’appel d’urgences: le 17, le 3919, ou le 114 par SMS.

Près de 220.000 femmes déclarent chaque année subir des violences, mais seules 18% d’entre elles portent plainte. En 2021, 113 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.

L’homme qu’elle accuse, dont elle ne cite jamais le nom, a été condamné à “une peine de 8 mois de prison avec sursise”, assure-t-elle mais “continue à penser qu’il est une victime”. “Je voulais lui laisser une chance en tant que que père, en tant qu’homme, en tant qu’artiste. Il a bousillé ces chances les unes après les autres”, poursuit l’actrice vue notamment dans Camille Redouble en 2012.

Aujourd’hui, le combat de Judith Chemla est aussi pour protéger “la pensée, l’intégrité morale” de sa fille, victime collatérale de ces violences. “Moi un jour si quelqu’un me fait du mal, je ne demanderai pas à la justice de me protéger”, lui a récemment confié l’enfant de 5 ans. “Je me battrai pour qu’elle sache qu’elle doit se protéger et qu’elle protège ainsi d’autres femmes. Et lui qu’il comprenne que s’il ne change pas, sa fille sera une femme battue consentante”, conclut l’actrice avec force.

À voir également sur Le HuffPost: Contre les violences conjugales, un numéro d’urgence joignable par SMS

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    Judith Chemla révèle avoir été victime de violences conjugales

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 13:20 · 2 minutes

Judith Chemla prise en photo le 9 juin 2022 à Paris. Judith Chemla prise en photo le 9 juin 2022 à Paris.

VIOLENCES CONJUGALES - Un témoignage bouleversant. Ce dimanche 3 juillet, l’actrice Judith Chemla a confié avoir été victime de violences conjugales de la part de son ex-compagnon. La comédienne a partagé sur Instagram une série de photos où elle apparaît le visage tuméfié . Des clichés accompagnés d’un long message, dans lequel elle ne cite jamais le nom de celui qu’elle accuse, et simplement désigné comme le “père de sa fille.”

“Il y a un an mon visage a été blessé, du bleu, du violet sous mon œil, je me suis vue déformée. Il y a un an j’ai regardé mon visage dans la glace et j’ai su que je ne pourrai plus me voiler la face, écrit-elle dans un premier temps. Le père de ma fille. Ceux qui sont capables de faire ça il faut qu’ils soient hors d’état de nuire. Mais comment ? Je n’ai pas honte de cette photo.”

L’actrice, vue notamment dans Camille Redouble en 2012, raconte ensuite que le concerné continue de lui nuire encore aujourd’hui. “Il devrait avoir honte aujourd’hui, un an après, au lieu de continuer à faire pression sur moi, de penser qu’il a encore les moyens de me manipuler, au lieu de pourrir la tête de mon enfant il devrait avoir honte et se faire discret, rechercher vraiment à être pardonné”, livre-t-elle.

“Je n’en peux plus. J’exige d’avoir la paix”

“Retourner au commissariat une 3e fois? Déposer une 3e plainte en 1 an? Être dans le milieu du cinéma, et avoir l’épée de Damoclès de 8 mois de prison avec sursis... ça ne suffit pas? (...) Que faut-il pour qu’il me laisse tranquille?”, se désespère-t-elle, se disant ”à bout”.

Elle surenchérit: “Aller vraiment en prison? Il jouera encore à la victime auprès de ma fille et elle souffrira de ne pas voir son père. Que je garde ça pour moi? Il se sentira encore au dessus des lois continuera de se plaindre et de contester les décisions de justice auprès de sa fille de 5 ans, qu’il voit pourtant comme un père normal qu’il n’est pourtant pas.”

“Il continuera de croire qu’il est en mesure de faire pression sur moi et de me harceler moralement. Je n’en peux plus. J’exige d’avoir la paix. C’est plus clair comme ça?”, conclut-elle.

Un message choc qui a très vite suscité de nombreuses réactions. Parmi lesquelles celles de plusieurs personnalités qui ont manifesté leur soutien à la comédienne de 37 ans. “Tu as tout mon soutien. Quel enfer”, commente la chanteuse Juliette Armanet. “Je t’aime ma poupée. Ma courageuse”, écrit de son côté l’actrice Géraldine Nakache. “Avec toi Judith”, lance l’humoriste Manu Payet. Reda Kateb, Céline Sallette, Zabou Breitman ou encore Frédérique Bel ont aussi réagi sous la publication.

À voir également sur Le HuffPost: Au Sénat, Valérie Bacot témoigne sur le “syndrome de la femme battue”

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    Changer de nom de famille devient possible, ces témoignages en montrent toute l'importance

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 05:00 · 7 minutes

À compter du 1er juillet, ce changement devrait être facilité. Porté par le collectif “Porte mon nom” et le député de l’Hérault Patrick Vignal (LREM), une loi permettra à chacun de changer son nom de famille une fois dans sa vie. À compter du 1er juillet, ce changement devrait être facilité. Porté par le collectif “Porte mon nom” et le député de l’Hérault Patrick Vignal (LREM), une loi permettra à chacun de changer son nom de famille une fois dans sa vie.

FAMILLE - Ce changement de nom, cela fait des années que Melody* en rêve. “Depuis la maternelle, je souhaite porter le nom de ma mère et pas celui de mon père, qui ne s’est jamais occupé de moi”, témoigne-t-elle. Comme elle, ils sont nombreux à avoir déjà tenté sans succès une demande de changement de nom . Le HuffPost a recueilli leurs témoignages.

À compter du 1er juillet, ce changement devrait être facilité. Porté par le collectif “Porte mon nom” et le député de l’Hérault Patrick Vignal (LREM), une loi permettra à chacun de changer son nom de famille une fois dans sa vie.

Une personne majeure pourra ainsi choisir de porter le nom de sa mère, de son père ou les deux. Un parent pourra aussi ajouter son nom, à titre d’usage, à celui de son enfant, en informant l’autre parent -auparavant, il fallait son autorisation. Si l’enfant a plus de 13 ans, son accord sera nécessaire.

“Le nom de mon père était lié à l’abandon et à la violence”

Le dossier de Melody, auxiliaire parentale 26 ans qui vit en Île-de-France, est prêt depuis des mois. Depuis qu’elle est toute petite, elle n’écrivait que le nom de sa mère lorsqu’on le lui demandait. “Le nom de mon père était lié à l’abandon et à la violence, confie-t-elle. À l’école, la plupart des gens ne connaissaient pas le nom de mon père.

“C’est en 2018, lorsqu’elle décide de se marier avec son conjoint, qu’elle entame des démarches officielles pour changer de nom. “Je ne me voyais pas dire ‘oui’ à la mairie sous un nom qui pour moi n’était pas le mien, estime-t-elle. Et transmettre ce nom à mes éventuels futurs enfants, qu’il figure dans le livret de famille .

“Elle initie alors une procédure de changement de nom. Les démarches sont longues et coûteuses: constitution du dossier, publication au Journal Officiel , envoi de la demande au garde des Sceaux... Elle réunit tous les documents dont elle dispose. Elle n’aura la réponse que deux ans plus tard.

Celle-ci s’avère négative. Le courrier qu’elle reçoit indique que les documents fournis sont “insuffisants” pour établir que son père aurait “gravement et durablement manqué à ses devoirs parentaux”. Les attestations produites, selon l’administration, “ne permettent pas d’établir un réel préjudice et suffisamment grave en lien avec le port de (son) nom.

“Melody vit très mal ce refus. “Je n’avais pas assez de justificatifs pour prouver son absence, le fait qu’il ne payait pas la pension alimentaire, reconnaît-elle. Mais pour moi, c’était un motif légitime: je n’avais pas de père, pourquoi je porterais son nom?”

“Un vrai parcours du combattant”

C’est également l’absence et la violence de son père qui ont conduit Thierry*, 32 ans, à vouloir prendre le nom de sa mère. “Les seuls moments où il a été présent, ça a été pour donner des coups, raconte au HuffPost ce salarié qui vit à Clermont-Ferrant. C’est une personne raciste, homophobe, tout l’opposé de ma mère, en fait.”

“Mes parents étaient mariés, on vivait ensemble, raconte-t-il. Mais pour tout ce qui était devoirs, repas, suivi scolaire, vie quotidienne, c’était ma mère. Il ne s’est jamais occupé de rien. Pour lui, les enfants étaient là quand il fallait mettre des coups de poing, des coups de pied, de bâton ou de martinet. Mais il n’y avait que ça.”

Cela fait une petite dizaine d’années qu’il souhaite prendre le nom de sa mère. Mais après s’être renseigné, il a été découragé par les démarches à effectuer. “C’était impossible, estime-t-il. La réponse, vous pouvez mettre jusqu’à 4 ans pour l’obtenir et dans 90% des cas elle est négative. C’est un vrai parcours du combattant.”

Lorsqu’en 2021, son envie de changement de nom devient une nécessité dans son esprit, il tombe sur le collectif “Porte mon nom”. “Cette loi est arrivée au bon moment”, se réjouit-il. Si son choix ne fait pas l’unanimité dans sa famille, en particulier du côté paternel, il va lui permettre de “passer à autre chose”.

“Celui qui a été un géniteur n’est pas pour moi un père, puisqu’un père c’est quelqu’un à qui on porte de l’amour et surtout pas de la colère”, ajoute-t-il. Sa mère vient tout juste de divorcer de ce dernier, encouragée par ses trois enfants. Elle a également repris son nom de jeune fille.

“Remettre l’Église au milieu du village”

À l’origine du collectif “Porte mon nom”, Marine Gatineau Dupré s’est battue au départ pour ses enfants. Car comme plus de 80% des enfants nés en France (selon les chiffres de l’INSEE pour 2019), ils ont pris uniquement le nom de leur père à la naissance. Auquel elle souhaite ajouter le sien, chose impossible avant la loi sans l’autorisation de l’autre parent.

Alexandra, 45 ans, assistante RH à Epinal, vit une situation similaire. À la naissance de sa fille, il y a 18 ans, la question du nom se pose mais est évacuée rapidement avec son ex-conjoint. “On n’était ni mariés ni pacsés, raconte-t-elle. On s’est dit: ’Bof, on ne va pas mettre les deux noms, à quoi ça sert? On venait de faire un enfant, on ne pensait pas du tout qu’un jour on se séparerait.” Ce qui se produira pourtant finalement 3 ans et demi plus tard.

Le fait qu’elle ne porte pas le même nom que sa fille devient rapidement une source de frustration. ”À l’aéroport, j’étais sans cesse obligée de me justifier, j’étais sans cesse confrontée à des questions de type ‘Mais vous êtes la maman? Vous avez votre livret de famille pour le prouver?’, raconte-t-elle. L’école avait tendance à appeler le parent qui porte le même nom....”

À son désir d’être “reconnue comme maman” s’ajoute un élément qui provoque chez elle un “déclic”: le jour où son ex se marie avec une autre femme, qui décide de prendre le nom de son mari. “Elle s’appelle donc aujourd’hui comme ma fille, résume Alexandra. Elle n’a jamais à justifier qu’elle n’est pas la mère ou non. Elle peut partir avec ma fille sans qu’on lui demande quoi que ce soit. Ça a été vraiment dur.

“Comme sa fille vient d’avoir 18 ans, elle va faire la démarche de changement de nom elle-même. Elle va ajouter le nom de sa mère après celui de son père. ”Ça va remettre l’Église au milieu du village, remettre les choses carrées, souligne sa mère. Elle est née d’un père et d’une mère et elle aura le nom de son père et de sa mère.”

“Je n’arrivais pas à lui dire comment il s’appelait”

Sonia, dans les Hauts-de-France, ne s’est pas non plus posé la question du nom à la naissance de son fils. En cours de divorce, cette assistante maternelle de 42 ans a “vécu un enfer pendant cinq ans” de vie commune avec son futur ex-mari.

“Il m’a fait subir toutes les violences qui puissent exister: physiques, sexuelles, financières, économiques, expose-t-elle. En 2018, un drame déclenche leur séparation. “La reconstruction est très lente et difficile. “Jusqu’à l’âge de 3 ans et son entrée à l’école, je n’arrivais pas à lui dire comment il s’appelait, raconte-t-elle. Je ne l’appelais que par son prénom.”

Alors que son fils vient d’avoir 4 ans, elle souhaite qu’il porte les deux noms, mais le père refuse de donner son accord. “Je veux lui donner l’opportunité de pouvoir adopter mon nom définitivement à sa majorité s’il le souhaite, sauf s’il préfère garder les deux”, explique-t-elle.

Ce 1er juillet, elle va entamer la démarche de changement de nom pour son fils.

*Les prénoms avec des astérisques ont été modifiés à la demande des personnes interviewées.

À voir également sur Le HuffPost: Le double nom de famille à la naissance, le combat du collectif “Porte mon nom”

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    Violences conjugales: un site en 16 langues pour les femmes immigrées en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 13:46 · 4 minutes

Le portail d’information multilingue sur les violences conjugales est disponible à l'adresse www.womenforwomenfrance.org Le portail d’information multilingue sur les violences conjugales est disponible à l'adresse www.womenforwomenfrance.org

VIOLENCES CONJUGALES - “C’est un peu comme une check-list. Avec notre site, les femmes victimes de violences conjugales se disent ‘si je fais ça, puis ça et ça, j’obtiens tel résultat’”. Fondatrice de l’association Women for Women France, Sarah McGrath pourrait parler pendant des heures du portail d’information multilingue sur les violences conjugales lancé par son association.

“C’était un projet logique pour nous. Dans l’association, on est toutes des immigrées, issues de pays différents”, explique au HuffPost celle qui est aussi porte-parole de Women for Women France.

Disponible en ligne depuis le 27 juin, le portail a pour but d’aider les femmes d’origine étrangère confrontées à des violences conjugales. Pour ce faire, le contenu du portail est disponible en 16 langues, de l’anglais au mandarin, en passant par l’arabe et le tamil. Il est présenté sous forme de 90 guides pratiques. Ces derniers regroupent tous les renseignements nécessaires pour aider les victimes de violences conjugales à faire valoir leurs droits et à retrouver leur indépendance, étape après étape.

Parmi les services de la plateforme, il existe par exemple une lettre à présenter à la police , co-écrite avec la gendarmerie et la police française. “Cela aide à communiquer en franchissant la barrière de la langue mais ça permet aussi de rappeler que ces femmes ont des droits, comme celui d’avoir un interprète”, appuie Sarah McGrath.

Une “double peine”

Au total, l’association a fait appel à une trentaine d’experts extérieurs pour son projet. “On a travaillé durant un an, depuis juillet 2021, avec des survivantes de violences conjugales, issues de pays et de situation différentes, sur deux points. D’abord, sur la vulnérabilité dans le couple et ensuite - c’est ce qui nous a le plus alarmés - sur le fait que lorsque la femme veut trouver de l’aide, c’est là où elle est le plus en situation de précarité”, explique Sarah McGrath.

Pour l’association, être victime de violence et être étrangère est en effet une “double peine”. “La violence conjugale existe dans toutes les cultures, mais les histoires les plus choquantes qu’on a entendues, c’était des agresseurs français avec des femmes immigrées, car il y a cette dynamique de pouvoir qui s’ajoute en plus dans le couple”, raconte la porte-parole de l’association.

“Le après est terrible ensuite, parce que le partenaire violent parle mieux français, utilise les préjugés existants pour décrédibiliser la victime lorsqu’il y a une alerte”, poursuit Sarah McGrath. La fondatrice de Women for Women Safe cite également d’autres obstacles, comme la barrière de la langue, la complexité du système français, le manque de suivi ou les pratiques discriminatoires de certains professionnels.

Dans son communiqué de presse, l’association rappelle par ailleurs que la France compte aujourd’hui plus de 3,5 millions de femmes immigrées. “Mais si on aide les femmes immigrées, notre portail est aussi une ressource pour toutes les Françaises”, met en avant Sarah McGrath.

Des informations concrètes

Sur le site, les 90 guides pratiques sont regroupés en six thèmes, allant du logement à la garde d’enfants, en passant par le droit au séjour en France. “C’est en fait la partie la plus importante pour les victimes de violences conjugales car les auteurs de violences créent un manque d’autonomie économique, social et administratif”, souligne Sarah McGrath.

La fondatrice de l’association met ensuite en avant: “Notre démarche est pragmatique, parce que les femmes victimes de violences conjugales souffrent de traumatismes: ce n’est pas à elles de devoir aller chercher les informations. Et avant d’appeler, de réfléchir à ce qu’elles veulent faire, elles ont aussi besoin d’avoir toutes les réponses”.

En plus des ressources transmises, l’association se montre également “réaliste” sur les “dysfonctionnements du système français”, précise la porte-parole. “On indique les obstacles et les difficultés que les femmes peuvent rencontrer”, signale-t-elle.

Premier des trois projets nationaux du programme que Women for Women France prévoit de déployer jusqu’à 2023, le portail d’information multilingue continuera d’être enrichi. “On va poursuivre la mise à jour du portail régulièrement et ajouter de nouvelles langues dès qu’on aura le budget pour”, précise en effet Sarah McGrath.

À voir également sur Le HuffPost: “A Cuba, les rares femmes DJ se fraient un chemin dans une île empreinte de sexisme”

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    Le judoka Alain Schmitt, accusé de violences conjugales par Margaux Pinot, relaxé en appel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 June - 12:29 · 3 minutes

Le judoka Alain Schmitt, ici en décembre 2021, était accusé par sa compagne Margaux Pinot de violences conjugales. Le judoka Alain Schmitt, ici en décembre 2021, était accusé par sa compagne Margaux Pinot de violences conjugales.

JUSTICE - L’entraîneur de judo Alain Schmitt a été de nouveau relaxé ce vendredi 10 juin par la cour d’appel de Paris de faits de violences conjugales sur son ancienne compagne judoka, la championne olympique Margaux Pinot .

Les deux sportifs se déchirent depuis six mois sur les bancs des tribunaux et par médias interposés au sujet d’une violente altercation survenue en novembre 2021 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), pour laquelle le technicien avait déjà été relaxé en avril par le tribunal correctionnel de Bobigny.

La judoka de 28 ans assure avoir reçu de nombreux coups au visage par Alain Schmitt, ce que son ex-compagnon, 38 ans, a toujours démenti. La première relaxe de Alain Schmitt avait suscité des indignations dans le judo français et sonné le coup d’envoi d’une bataille médiatique entre les athlètes.

“Je suis content que les magistrats aient fait preuve de bon sens (...) Je vais pouvoir peut-être vivre normalement”, a réagi Alain Schmitt, souriant mais très ému, à l’issue de l’audience. “C’était beaucoup d’attente, beaucoup de doutes, beaucoup de paroles à encaisser, des choses que j’ai eu beaucoup de mal à encaisser et aujourd’hui je suis soulagé”, a-t-il ajouté.

Margaux Pinot n’était pas présente à l’audience. Elle n’a pas souhaité réagir à cette décision, a indiqué son avocat Rachid Madid.

Une violente dispute de couple

Lors des deux procès, l’un à Bobigny en décembre, le second à Paris en avril, les deux athlètes n’ont pas modifié leur ligne de défense, livrant des récits contradictoires des événements survenus au domicile de la judoka.

Liés sur les tatamis par une relation d’entraîneur à athlète au club de l’Étoile sportive du Blanc-Mesnil, Alain Schmitt et Margaux Pinot, entretiennent depuis 2017 une liaison amoureuse confidentielle.

Pour, d’après lui, fuir cette relation “fusionnelle, destructrice”, selon les termes de l’avocat général, Alain Schmitt a accepté un poste d’entraîneur de l’équipe nationale féminine d’Israël. La nuit des faits, il doit prendre l’avion pour partir vers cette nouvelle vie.

Après une soirée avec des amis, l’ex-membre de l’équipe de France se rend vers deux heures du matin au domicile de Margaux Pinot. Dans ce huis clos intime, le couple se dispute, s’insulte mutuellement.

Il décrit une femme folle de rage et de jalousie qui se jette sur lui puis une bagarre comme une “tornade”, à base de prises de judo. Le duo se cogne violemment contre les murs et des objets de l’appartement, selon son récit. Il dément avoir porté le moindre coup à sa compagne.

Le visage tuméfié de Margaux Pinot a fait scandale

La scène s’est joué de manière bien différente d’après Margaux Pinot qui narre un déferlement de violence de la part de son entraîneur d’alors, des cheveux tirés, une pluie de coups et une tentative d’étranglement. De nombreuses ecchymoses avaient été constatées les jours suivants sur les deux protagonistes.

La judokate avait posté des photos de son visage tuméfié sur les réseaux sociaux, provocant un scandale et la propulsant en victime emblématique des violences conjugales impunies.

À la suite de cette affaire, Alain Schmitt n’a pas pu faire aboutir son projet en Israël. Il a néanmoins rebondi: il entraîne désormais les équipes de judo de Bulgarie.

Quant à Margaux Pinot, elle a décroché fin avril une médaille de bronze aux championnats d’Europe de judo, à Sofia, en Bulgarie.

À voir également aussi sur le Huffpost: Au Sénat, Valérie Bacot témoigne sur le “syndrome de la femme battue”

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    Johnny Depp sort gagnant de son procès en diffamation contre Amber Heard

    news.movim.eu / Mediapart · Thursday, 2 June - 07:09

Après 13 heures de délibération, les jurés américains ont conclu que les deux acteurs américains s’étaient mutuellement diffamés par voie de presse. Mais les dommages et intérêts qu’Amber Heard devra verser à son ex-mari sont bien supérieurs à ce qu’elle touchera de la part de ce dernier.
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    Aux États-Unis, la diffamation pourrait devenir une arme contre #MeToo

    news.movim.eu / Mediapart · Saturday, 21 May - 08:24

Le procès en diffamation qui oppose depuis plusieurs semaines Johnny Depp à son ex-épouse, l’actrice Amber Heard, ne cesse de susciter le malaise. Outre le côté spectacle, la diffamation apparaît ici détournée de son objectif premier. Au risque de bâillonner de potentielles victimes dans d’autres affaires.
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    Législatives 2022: Jérôme Peyrat reconnaît un "manque d'appréciation" sur sa candidature

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 09:53 · 2 minutes

Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022. Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022.

LÉGISLATIVES - Jérôme Peyrat, ex-candidat pour Ensemble! dans la 4e circonscription de Dordogne, aurait-il dû être investi alors qu’il avait été condamné en septembre 2020 pour violence sur son ex-compagne ? Au lendemain du retrait de sa candidature, l’intéressé reconnaît sur France Bleu ce jeudi 19 mai un “manque d’appréciation”.

La polémique autour de son investiture -qui embarrassait aussi certains membres de la majorité - a éclaté mercredi matin, après que Stanislas Guérini a apporté son soutien au candidat sur Franceinfo. Pour le patron de LREM, Jérôme Peyrat est un “honnête homme”, incapable “de violences sur les femmes”. Ces propos ont provoqué un tollé.

Malgré la vague de critiques venue de personnalités et de l’opposition, Jérôme Peyrat a assuré mercredi midi qu’il n’avait pas l’intention de renoncer... avant de faire marche arrière quelques heures plus tard. “J’ai pris la mesure dans l’après-midi du volume de réactions qu’il y avait, notamment sur les réseaux sociaux”, justifie ce proche d’Emmanuel Macron.

“Un malentendu”, selon Jérôme Peyrat

“J’ai pris la mesure qu’il y avait, beaucoup plus gravement que je ne pouvais le penser un malentendu, manifestement. Et que ma candidature, pour un certain nombre de choses sur lesquelles je peux revenir, était assimilée à celle de quelqu’un qui ne pouvait pas incarner ces valeurs-là”, poursuit-il.

Il fait référence au combat contre les violences faites aux femmes, l’un des piliers de la grande cause du premier quinquennat d’Emmanuel Macron consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes. Jérôme Peyrat assure “souscrire” à ce combat.

″À partir du moment où il pourrait y avoir, par rapport à cette cause-là qui est une grande cause, un malentendu, je pense que le meilleur service que je pouvais rendre à ma famille politique, c’est effectivement de retirer cette candidature parce que je ne voulais en aucun cas affaiblir ce combat-là et cette cause-là”, détaille-t-il.

Jérôme Peyrat a aussi été interrogé sur Jacqueline Dubois , la députée sortante qui n’avait pas été investie par LREM mais candidate avec le soutien de l’Alliance centriste, proche de la majorité. “Contrairement à ce qui a été dit par elle et d’autres commentateurs (...), je ne suis pas membre de la commission d’investiture. Je ne l’ai pas influencée pour qu’elle n’ait pas l’investiture et que je l’aie à sa place”, assure l’ex-candidat. Il n’a pas non plus indiqué s’il soutenait son ancienne adversaire, désormais seule représentante de la majorité dans la circonscription.

À voir également aussi sur le Huffpost: Le naufrage de cette candidate RN aux législatives n’est pas passé inaperçu