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    Contre les violences domestiques, la Commission européenne veut des lois contraignantes - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 6 March - 07:32 · 4 minutes

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POLITIQUE - La violence à l’égard des femmes et la violence domestique sont des problèmes sociétaux généralisés qui touchent tous les groupes sociaux et sont très présents dans tous les pays de l’UE . Ces violences ont lieu dans les sphères publique et privée , ainsi que sur les plateformes en ligne. Selon Eurostat, pas moins de 178.000 crimes sexuels ont été enregistrés par la police dans l’UE en 2019, dont plus d’un tiers étaient des viols.

Lorsque la pandémie mondiale de COVID-19 a éclaté, nous avons pris conscience de l’existence d’une pandémie fantôme qui s’étendait rapidement: la montée des violences contre les femmes, qui a atteint 70% par rapport au précédent taux d’incidence enregistré (déjà élevé), par exemple dans la Région flamande (Belgique), au cours de la deuxième semaine du premier confinement.

Chaque victime est une victime de trop. Pourtant, en raison des réactions inadéquates aux violences à caractère sexiste et à la violence domestique, ainsi que des défaillances des systèmes existants, de nombreuses femmes et filles victimes de viol, si elles survivent, ne bénéficient d’aucun soutien ni d’aucune protection du système judiciaire.

Nous devons renforcer encore nos programmes de prévention et améliorer les services, en fixant des critères minimaux pour l’ensemble du territoire de l’UE. Helena Dalli, Commissaire européenne à l’égalité

Une législation européenne harmonisée est nécessaire

Il s’est avéré nécessaire de mettre au point de nouveaux outils de communication pour les victimes prises au piège avec leurs agresseurs durant les confinements. Les garanties institutionnelles essentielles ont dû être réinventées, ouvrant une réflexion sur la question de savoir si les nouvelles méthodes de fonctionnement devaient devenir une composante permanente de nos stratégies de lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

De nombreux États membres ont mis en place des lignes d’assistance 24 heures sur 24, lancé des campagnes de sensibilisation dans les pharmacies, augmenté la capacité d’accueil et déclaré que les services d’assistance étaient des services essentiels, garantissant ainsi la continuité de leur fonctionnement malgré les restrictions liées à la pandémie. Bien que ces mesures soient positives, nous devons renforcer encore nos programmes de prévention et améliorer les services, en fixant des critères minimaux pour l’ensemble du territoire de l’UE.

Dans le même temps, la violence en ligne à l’égard des femmes s’est propagée de manière exponentielle. Une récente enquête menée par Plan international auprès de 14.000 filles dans le monde a révélé que pas moins de 58 % d’entre elles avaient été victimes de harcèlement et d’abus en ligne. Souvent, ces actes sont sans conséquence pour les auteurs.

La convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe est l’instrument juridique international le plus efficace en vigueur. Au cours de la dernière décennie, elle a déclenché d’importantes réformes nationales. Six États membres de l’UE ne l’ont toutefois pas encore ratifiée. Si la Commission européenne reste déterminée à ratifier la convention, l’absence d’accord du Conseil sur cette perspective nous a incités à élaborer notre propre proposition législative pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Nous proposons que la violence à l’égard des femmes, y compris les actes de violence en ligne, et le viol qui inclut toute pénétration sans consentement, soient érigés en infraction pénale.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la Commission européenne adopte une proposition législative qui introduit des normes minimales communes pour tous les États membres en matière de prévention, de protection, d’aide aux victimes, d’accès à la justice, ainsi que de coopération et de coordination des services.

La violence à l’égard des femmes doit être une infraction pénale

Nous proposons que la violence à l’égard des femmes, y compris les actes de violence en ligne tels que le partage non consensuel d’images, de vidéos ou de fichiers audio intimes, ou des menaces en ce sens, ainsi que le viol, qui inclut toute pénétration sans consentement, soient érigés en infraction pénale.

Une fois adoptée, cette nouvelle législation exigerait la mise en place de lignes d’assistance téléphonique spécifiques pour les victimes de violences. Ces mesures seront encore renforcées grâce à un numéro harmonisé à l’échelle de l’UE – 116 016 – qui orientera les victimes vers les autorités et services compétents, où qu’elles se trouvent dans l’UE. Nous voulons faire en sorte qu’aucune victime ne doive faire face seule à des violences à caractère sexiste.

Je suis convaincue qu’avec la proposition présentée aujourd’hui, nous pouvons faire la différence pour les femmes dans toute l’UE. Cela nécessite bien entendu l’accord du Parlement européen et du Conseil. J’espère que la récente hausse des violences à caractère sexiste incitera les États membres à trouver rapidement un terrain d’entente, afin de protéger les femmes et les filles contre les comportements sexistes violents qui violent notre dignité et nos droits.

À voir également sur Le HuffPost : En larmes, Angelina Jolie appelle à une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes

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    Le policier soupçonné de féminicide a été interpellé, annonce Darmanin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 February - 10:11

Arnaud B. est toujours recherché par la police depuis la mort de sa compagne le 28 janvier à Paris.

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES - L’épilogue de trois semaines de traque. Ce mardi 22 février, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l’interpellation d’Arnaud B., policier de 29 ans soupçonné d’avoir tué Amanda, sa compagne , retrouvée morte à leur domicile le 28 janvier dernier.

Incapable de mettre la main sur le gardien de la paix, les autorités avaient lancé un appel à témoins il y une dizaine de jours, avant de diffuser de nouvelles photos du fugitif le 19 février.

Plus d’informations à suivre...

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    En larmes, Angelina Jolie appelle à une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 10 February - 00:10 · 2 minutes

ÉTATS-UNIS - En larmes, la star américaine Angelina Jolie a appelé ce mercredi 9 février le Congrès à adopter de toute urgence une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes, un fléau qui s’est “normalisé dans notre pays”.

Entourée d’élus, la comédienne a dévoilé un texte censé fournir aux victimes une assistance médicale et juridique ainsi qu’aider les enfants qui ont été exposés à ces violences.

“L’horrible vérité est que la violence dans les foyers s’est normalisée dans notre pays”, a-t-elle fustigé. ( à écouter ci-dessous en vidéo )

L’actrice de 46 ans accuse son ancien époux Brad Pitt d’avoir frappé intentionnellement leur fils Maddox , 15 ans à l’époque. Le comédien a été blanchi de ces allégations.

Le texte soutenu par des élus des deux partis

“Je pense aux enfants qui sont terrorisés et qui souffrent en ce moment, et aux nombreuses personnes pour qui cette loi arrive trop tard”, a déclaré Angelina Jolie la gorge nouée, exhortant le Congrès à faire de cette loi une priorité.

Depuis 1994, de nouvelles versions amendées d’une loi contre les violences faites aux femmes (“Violence Against Women Act”) ont été approuvées grâce au soutien des deux partis. Joe Biden , alors sénateur, fut l’auteur de la première version de ce texte.

Mais une mouture adoptée à la Chambre en 2019 avait été bloquée au Sénat, où les républicains, majoritaires à l’époque, avaient empêché qu’elle soit soumise à un vote.

Le texte dévoilé ce mercredi est lui soutenu par des élus des deux partis. Le président américain a “applaudi” ce mercredi la présentation de cette nouvelle version.

“Nous pouvons presque lâcher un ouf de soulagement”, a assuré l’élue républicaine Joni Ernst, elle-même victime de violences domestiques par le passé.

À voir également sur Le HuffPost : Angelina Jolie très émue de laisser Maddox étudier en Corée

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    Mason Greenwood visé par des accusations de menaces de mort

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 1 February - 19:42 · 2 minutes

Le footballeur de Manchester United Mason Greenwood, déjà interpellé pour viol, est désormais visé par de nouvelles accusations de menaces de mort et d

FOOTBALL - Les accusations s’accumulent pour l’une des étoiles montantes du football anglais. L’attaquant de Manchester United Mason Greenwood , arrêté dimanche par la police pour viol, est visé par de nouvelles accusations d’agression sexuelle et de menaces de mort, ont rapporté les médias britanniques ce mardi 1er février.

La police du Grand Manchester, dans le nord de l’Angleterre, qui communique depuis dimanche sur les faits sans divulguer l’identité de l’individu concerné, a annoncé que l’homme âgé d’une vingtaine d’années arrêté dimanche pour viol, “a depuis été arrêté en outre pour suspicion d’agression sexuelle et de menaces de mort”.

Les enquêteurs ont en outre obtenu une prolongation de la garde à vue du jeune joueur âgé de 20 ans. “Son interrogatoire se poursuit après que des magistrats ont autorisé la prolongation de sa garde à vue jusqu’à demain, mercredi 2 février”, a ainsi annoncé la police.

Dans le communiqué diffusé ce mardi, la police du Grand Manchester écrit que “les enquêteurs ont obtenu davantage de temps pour parler à un homme d’une vingtaine d’années qui a été arrêté pour suspicion de viol et d’agression d’une femme”. ”À ce stade des investigations, il a été de nouveau arrêté pour suspicion d’agression sexuelle et de menaces de mort.”

Des photos et un enregistrement terrifiants

Mason Greenwood a été arrêté et placé en garde à vue dimanche après-midi pour des chefs de viol et agression. L’enquête de police avait été ouverte après la publication par une jeune femme, Harriet Robson, petite amie de longue date du joueur, sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos la montrant le visage en sang et des contusions sur son corps. On pouvait y lire la mention ”à tous ceux qui veulent savoir ce que Mason Greenwood me fait réellement”. La jeune mannequin avait également diffusé un enregistrement sonore dans laquelle on l’entendait refuser d’avoir un rapport sexuel malgré les menaces et les insultes d’un homme.

Dans les heures qui ont suivi les premières allégations contre lui, dimanche, Mason Greenwood, considéré comme une des étoiles montantes du football anglais, a été suspendu jusqu’à nouvel ordre d’entraînement et de compétition par son club. Une décision réitérée par Manchester United ce mardi après la nouvelle communication des forces de l’ordre.

L’équipementier Nike a annoncé de son côté qu’il avait suspendu le contrat le liant avec le joueur tandis que le géant du jeu vidéo EA Sports a fait savoir qu’il l’avait retiré des équipes actives du jeu FIFA 22.

À voir également sur le HuffPost : Au Sénat, Valérie Bacot témoigne sur le “syndrome de la femme battue”

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    Avec sa campagne sur les violences conjugales, Camaïeu accusée de "purple washing"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 27 January - 15:36 · 5 minutes

BAD BUZZ - En voulant s’engager dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Camaïeu ne s’attendait certainement pas à être accusée de “purple washing” ou “féminisme washing”. En cause, une campagne de la marque visant à sensibiliser ses clients aux violences conjugales en détournant quelques fiches produits. Sur celles-ci, des femmes apparaissent avec des ecchymoses sur le visage.

Conçue en collaboration avec l’association SOLFA et l’agence Buzzman, la campagne renvoie au numéro dédié aux victimes de violences conjugales, le 3919 , avec le message suivant: “1 femme sur 10 est victime de violences”.

Premier problème soulevé par les femmes interpellant l’enseigne de vêtements: en disséminant ces photos (qui peuvent choquer, qui plus est), l’entreprise interpelle les femmes plutôt que leurs agresseurs.

Campagne caricaturale

Par ailleurs, la campagne est accusée de représenter les violences conjugales de manière caricaturale, en maquillant de faux bleus, alors que de nombreuses violences sont invisibles.

Enfin, la campagne est accusée de ne pas prendre en considération les potentielles victimes de violences conjugales qui pourraient très mal vivre la vue de ces images alors qu’elles viennent simplement faire leur shopping sur un site. C’est ce que souligne l’association Les Lionnes: “vous provoquez chez les anciennes victimes ‘des flashs’ qui leur feront revivre leur enfer à la vue de ces photos. Or personne ne souhaite subir cela de la part de Camaïeu. C’est violent et inapproprié”, souligne-t-elle sur Twitter.

S’accaparer une cause

Plus globalement, Camaïeu est accusée de “purplewashing”, ou encore de féminisme washing.

La journaliste Mathilde Meslin écrit ainsi: “Camaïeu poursuit son opération de ‘purple washing’ autour des violences faites aux femmes en mettant en scène des mannequins maquillées de façon grossière. Pour rappel les violences conjugales ne sont pas forcément de gros coquards et surtout pas un outil de com”.

À l’image du “ green washing ” pour l’écologie, qui consiste à se donner une image d’entreprise vertueuse pour l’environnement, le “purple washing” est une manière de paraître soucieuse de la défense des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sans que cela soit suivi d’actions concrètes. Ou plus simplement: quand les entreprises récupèrent la cause des droits des femmes, que les valeurs affichées publiquement ne sont pas celles véhiculées au sein de l’entreprise.

Dans cet article, Le Monde donne l’exemple de la SNCF, qui organisait chaque année un “Girl’s day”, une journée de la mixité, alors même qu’en dix ans, le nombre de femmes dans l’entreprise n’était passé que de 16 à 20%.

Plus récemment, la journalise Léa Lejeune avait enquêté sur ces entreprises à travers un livre intitulé: Féminisme Washing - Quand les entreprises récupèrent la cause des femmes . “C’est une expression que j’ai inventée en la dérivant de ‘green washing’. Cela correspond à l’ensemble des pratiques de communication et de marketing utilisées par les entreprises pour faire croire qu’elles sont féministes, qu’elles respectent l’égalité hommes-femmes, alors qu’en interne, elles n’ont pas fait le travail pour changer leur production ou mieux traiter les femmes salariées”, explique-t-elle à Europe1 . Parmi les marques épinglées par la journaliste, Dior, McDonald’s, H&M ou encore Amazon.

En ce qui concerne l’enseigne de fast-food, elle donne l’exemple du “M” de McDonald’s détourné en “W” pour “Women” à l’occasion du 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes. “Une manière de dire que McDonald’s est féministe et s’occupe vraiment des femmes. Sauf que McDonald’s a été épinglé plusieurs fois pour des discriminations sexistes ou du harcèlement sexuel, et moi je révèle dans mon enquête des écarts de salaire importants dans l’entreprise”, explique la journaliste.

En ce qui concerne Camaïeu, d’autres sont de l’avis de Mathilde Meslin:

Pour l’instant, l’entreprise de distribution de prêt-à-porter n’a pas réagi à ces accusations.

À voir également sur Le HuffPost: Comment cette serrurière aide les femmes à se sentir en sécurité chez elles

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    Face à Bourdin, Pécresse promet d'emblée "la fin de la loi du silence"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 18 January - 20:58 · 2 minutes

Face à Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle, Valérie Pécresse a pris la défense des femmes.

POLITIQUE -  La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a assuré mardi que sur les violences faites aux femmes, “la loi du silence, c’est fini”, au début de la nouvelle émission de Jean-Jacques Bourdin, qui fait l’objet d’ une plainte pour soupçons d’agression sexuelle depuis ce mardi 18 janvier.

Soulignant qu’elle s’était “clairement posé la question” de sa participation à l’émission “la France dans les yeux”, Valérie Pécresse a assuré que “c’est bien sûr à la justice de trancher” en ajoutant: “je respecte la présomption d’innocence à laquelle chacun de nos compatriotes a le droit”.

Mais “très clairement ces accusations, si elles sont avérées, sont graves et doivent être condamnées”, a ajouté la candidate à la présidentielle en assurant que le combat contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes était “un combat personnel”.

“Trop longtemps, la société a regardé ailleurs, a fermé les yeux” et “trop de femmes ont eu peur de porter plainte”, a-t-elle ajouté. Mais “la loi du silence c’est fini”, a ajouté Valérie Pécresse qui a promis que, présidente, elle ne laisserait “aucune femme avoir peur de porter plainte ”.

“Pour que la parole se libère, il faut que les femmes se sentent soutenues. Avec moi, elles le seront”, a-t-elle promis. Visiblement ému, Jean-Jacques Bourdin a assuré qu’il avait décidé “de ne pas (s)’exprimer à ce sujet”. “Mais je conteste les faits rapportés par la presse et je laisse la justice faire son travail”, a-t-il ajouté en conclusion.

Valérie Pécresse avait en effet conditionné sa participation à un “propos introductif” en début d’émission, une demande accepté par la chaîne BFMTV ce mardi suite à l’ouverture d’une enquête pour des soupçons d’agression sexuelle après une plainte déposée par une ancienne journaliste de BFMTV/RMC contre le journaliste vedette de la chaîne.

À voir également sur Le HuffPost: alérie Pécresse vante une équipe “totalement paritaire”, mais...

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    Après deux féminicides présumés, Macron sommé d'agir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 1 January - 20:20 · 4 minutes

Après ce qui semble être les deux premiers féminicides de l

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES - Déjà deux drames et des associations qui somment Emmanuel Macron d’agir pour la “ grande cause du quinquennat ”. Ce samedi 1er janvier, plusieurs ONG ont interpellé les autorités après que les corps de deux femmes ont été retrouvés, semblant présager des deux premiers féminicides de 2022.

Deux hommes soupçonnés d’avoir tué leur conjointe ont effectivement été placés en garde à vue ce samedi, en Meurthe-et-Moselle et dans le Maine-et-Loire. Des tragédies qui ont suscité la colère de collectifs féministes dénonçant “deux premiers féminicides de l’année en 12 heures”.

Dans le Maine-et-Loire, c’est un militaire de 21 ans qui est soupçonné d’avoir tué à coups de couteau sa compagne de 27 ans, militaire elle aussi, du camp de Fontevraud. Le jeune homme a été placé en garde à vue, a annoncé samedi soir la procureure de la République de Saumur, Alexandra Verron.

Une jeune militaire poignardée à plusieurs reprises

Les faits se sont produits à Chacé, commune déléguée de Bellevigne-les-Châteaux, près de Saumur vers 5 heures du matin ce 1er janvier. Le corps de la jeune femme a été retrouvé sur le palier d’un petit immeuble, dans les parties communes.

“Un homme âgé de 21 ans a tué sa compagne âgée de 27 ans de plusieurs coups de couteau”, a indiqué dans un communiqué la procureure Alexandra Verron, précisant que la victime et le mis en cause étaient “tous les deux militaires de carrière affectés dans deux régiments distincts”.

D’après les premières auditions, le couple séjournait depuis plusieurs jours au domicile du frère du mis en cause, qui était également présent au moment des faits. “Après une consommation importante d’alcool, le mis en cause est brusquement devenu agressif et violent à l’égard de son frère et de la victime”, précise la procureure.

Une quinquagénaire tuée près de Metz

Alors que son frère prévenait les services de gendarmerie à l’extérieur du domicile, l’homme a violemment sorti sa conjointe de l’appartement et lui a donné plusieurs coups de couteau sur le palier, poursuit le communiqué. Il a été interpellé à quelques centaines de mètres du lieu des faits et placé en garde à vue pour homicide volontaire par concubin aux alentours de 11 heures.

Interrogée par l’AFP, la procureure a précisé que la garde à vue de l’auteur présumé avait été prolongée jusqu’à dimanche matin. L’autopsie de la victime aura lieu dimanche à 9H30.

En Meurthe-et-Moselle, une femme de 56 ans a également été retrouvée morte samedi matin dans le village de Labry et son conjoint a été placé en garde à vue après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Ce sont des voisins qui ont donné l’alerte après avoir entendu des bruits de dispute au domicile du conjoint, selon le parquet de Val-de-Briey. Une enquête a été ouverte pour meurtre par concubin.

Selon un bilan du ministère de l’Intérieur, 102 hommes ont tué leur conjointe ou ex-conjointe en 2020. Ils étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021. ″Emmanuel Macron, 2 féminicides en 12 heures. Recommencer ce décompte est insupportable, agissez”, a tweeté samedi le collectif.

Pas suffisamment de prévention

Interrogée sur franceinfo , Marylie Breuil, membre de #NousToutes, a fustigé un ”énorme décalage entre les dispositifs mis en place et le nombre de femmes victimes de violences conjugales”, dénombrant 379 bracelets anti-rapprochement en septembre 2021 et plus de 200.000 femmes victimes de violences conjugales.

“Les violences envers les femmes ne s’arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que les féminicides sont seulement le haut de l’iceberg et qu’il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme”, a-t-elle déclaré sur franceinfo.

Selon cette militante féministe, “le nombre de féminicides toutes les années ne faiblit pas, et c’est très grave”.

“La plupart des politiques publiques mises en place par le gouvernement sont des politiques de répression, elles viennent punir les violences”, a-t-elle estimé. Elle demande “des politiques de prévention pour éradiquer le problème à la source, des mesures d’éloignement dès que les femmes prennent contact avec la justice, et beaucoup de formation de tous les personnels en lien avec des victimes de près ou de loin”.

À voir également sur le HuffPost : Après le féminicide de Mérignac, Éric Dupond-Moretti rappelé à l’ordre au cours d’un échange tendu au Sénat

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    Je suis une femme, une mère, et je n'en peux plus de devoir me battre au quotidien en 2021 - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 08:00 · 4 minutes

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis <a href=noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-rich-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-credit="@alexandramurciaphotographe" data-credit-link-back="" />

FEMMES - Chers Adrien Taquet, Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno.

Je m’appelle Anaïs, je suis mère, et chaque jour, mes espoirs d’ équité et de renforcement de la protection des femmes, s’amenuisent. Je me bats au quotidien, vous savez, contre mon idéal de mère qui assure sur tous les fronts.

Celle à qui l’on demande de travailler comme si elle n’avait pas d’enfant, et à qui l’on demande aussi d’élever son enfant , comme si, elle n’avait pas d’emploi. Pourquoi n’en demandons-nous pas autant, aux hommes?

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire Anaïs G.

Je me bats contre des injonctions dont je suis consciente, mais qui malgré tout, polluent mon cerveau au quotidien. Je me bats, parce qu’on me demande tous les jours d’aller au front, alors que le gouvernement ne me donne, que des armes factices, pour me défendre.

On ne me protège pas

Je suis donc mère et je suis vulnérable. Je porte des armes factices au quotidien, alors que j’ai besoin d’être armée, pour affronter les challenges de notre pays gangrené, par les inégalités.

Je suis vulnérable, car on ne me protège pas lorsque j’allaite en public pour nourrir mon enfant. On ne me protège pas au travail, lorsque mon employeur, a la possibilité et la liberté, de me discriminer, en toute impunité.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire . Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue , ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis.

Ce que je désire, ce n’est pas une box pour bébé, mais bel et bien la box de la liberté. Celle qui m’informe de mes droits et qui me protège des discriminations, car sur ces aspects-là, chers membres du gouvernement, vous avez un poids, et surtout, un devoir. Je suis une femme, je suis une mère, et je souhaite que le gouvernement devienne l’arsenal, dont ont besoin les femmes et les mères, pour combattre le patriarcat, dans toutes les sphères.

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