close
  • Hu chevron_right

    Législatives 2022: Jérôme Peyrat reconnaît un "manque d'appréciation" sur sa candidature

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 09:53 · 2 minutes

Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022. Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022.

LÉGISLATIVES - Jérôme Peyrat, ex-candidat pour Ensemble! dans la 4e circonscription de Dordogne, aurait-il dû être investi alors qu’il avait été condamné en septembre 2020 pour violence sur son ex-compagne ? Au lendemain du retrait de sa candidature, l’intéressé reconnaît sur France Bleu ce jeudi 19 mai un “manque d’appréciation”.

La polémique autour de son investiture -qui embarrassait aussi certains membres de la majorité - a éclaté mercredi matin, après que Stanislas Guérini a apporté son soutien au candidat sur Franceinfo. Pour le patron de LREM, Jérôme Peyrat est un “honnête homme”, incapable “de violences sur les femmes”. Ces propos ont provoqué un tollé.

Malgré la vague de critiques venue de personnalités et de l’opposition, Jérôme Peyrat a assuré mercredi midi qu’il n’avait pas l’intention de renoncer... avant de faire marche arrière quelques heures plus tard. “J’ai pris la mesure dans l’après-midi du volume de réactions qu’il y avait, notamment sur les réseaux sociaux”, justifie ce proche d’Emmanuel Macron.

“Un malentendu”, selon Jérôme Peyrat

“J’ai pris la mesure qu’il y avait, beaucoup plus gravement que je ne pouvais le penser un malentendu, manifestement. Et que ma candidature, pour un certain nombre de choses sur lesquelles je peux revenir, était assimilée à celle de quelqu’un qui ne pouvait pas incarner ces valeurs-là”, poursuit-il.

Il fait référence au combat contre les violences faites aux femmes, l’un des piliers de la grande cause du premier quinquennat d’Emmanuel Macron consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes. Jérôme Peyrat assure “souscrire” à ce combat.

″À partir du moment où il pourrait y avoir, par rapport à cette cause-là qui est une grande cause, un malentendu, je pense que le meilleur service que je pouvais rendre à ma famille politique, c’est effectivement de retirer cette candidature parce que je ne voulais en aucun cas affaiblir ce combat-là et cette cause-là”, détaille-t-il.

Jérôme Peyrat a aussi été interrogé sur Jacqueline Dubois , la députée sortante qui n’avait pas été investie par LREM mais candidate avec le soutien de l’Alliance centriste, proche de la majorité. “Contrairement à ce qui a été dit par elle et d’autres commentateurs (...), je ne suis pas membre de la commission d’investiture. Je ne l’ai pas influencée pour qu’elle n’ait pas l’investiture et que je l’aie à sa place”, assure l’ex-candidat. Il n’a pas non plus indiqué s’il soutenait son ancienne adversaire, désormais seule représentante de la majorité dans la circonscription.

À voir également aussi sur le Huffpost: Le naufrage de cette candidate RN aux législatives n’est pas passé inaperçu

  • Hu chevron_right

    Législatives 2022: Stanislas Guérini soutient Jérôme Peyrat, candidat LREM, condamné pour violences conjugales

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 18 May - 09:14 · 4 minutes

Stanislas Guérini a défendu ce mercredi 18 mai l'investture LREM de Jérôme Peyrat, comdamné pour violences contre son ex-femme Stanislas Guérini a défendu ce mercredi 18 mai l'investture LREM de Jérôme Peyrat, comdamné pour violences contre son ex-femme

POLITIQUE - Défendre le condamné, telle était la mission de Stanislas Guérini ce mercredi 18 mai. Le premier marcheur a soutenu l’investiture, par LREM , de Jérôme Peyrat , condamné pour violences contre son ex-compagne, dans la 4e circonscription de Dordogne.

“Si j’avais la conviction –ou même le soupçon– qu’on ait affaire à quelqu’un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n’aurais accepté cette investiture”, déclare le délégué général d’En Marche sur franceinfo, à propos de Jérôme Peyrat. “C’est un honnête homme. Je ne le crois pas capable de violence sur les femmes”, répète-t-il sans sourciller, quelques minutes plus tard.

Mise à jour: depuis la publication de notre article, Jérôme Peyrat a annoncé retirer sa candidature aux législatives .

Stanislas Guérini assure avoir “pris son temps pour savoir si on pouvait avoir affaire à quelqu’un capable de violences volontaires. Je crois et je suis même infiniment convaincu que ce n’est pas le cas.”

La justice n’est pas du même avis. Jérôme Peyrat, ancien conseiller de l’Élysée, a été condamné en septembre 2020 à une amende de 3000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne. Selon France Bleu, cette femme avait pour sa part été condamnée à des amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à Jérôme Peyrat et des proches.

Dans ce contexte, comment justifier le soutien des cadres du parti présidentiel, alors qu’Emmanuel Macron a fait de l’égalité hommes-femmes la grande cause de ses deux quinquennats? Sans compter que cette investiture se fait aux dépens de la députée macroniste sortante Jacqueline Dubois.

“Je suis conscient du caractère symbolique et, par mes propos, je ne veux jamais donner l’impression qu’on pourrait empêcher la libération de la parole des femmes” ou “la minimiser”, a déclaré à plusieurs reprises Stanislas Guérini sur franceinfo.

Affaire “complexe” et pas d’inélégbilité: les arguments LREM

Le chef d’En Marche a malgré tout trouvé trois arguments pour justifier l’investiture de Peyrat. D’une part, la “complexité” de l’affaire, où les deux parties ont été condamnées. Puis, la condamnation en elle-même, où l’inégibilité n’a pas été prononcée. Enfin, la réélection de Jérôme Peyrat lors des municipales de mars 2020, preuve – selon lui – de la confiance que lui accord les électeurs. Le délégué général d’En Marche oublie cependant qu’au moment de ces élections locales, Jérôme Peyrat n’avait pas encore été condamné.

“Il se soumettra au jugement des Français, le seul qui vaille à travers une élection”, maintient Stanislas Guérini.

Auprès de l’AFP le 17 mai, Jérôme Peyrat a dit ne “pas penser” que cette affaire “mérit[ait] des amalgames et des généralisations”. ”Ça ne sert pas la cause, qui est de lutter contre les violences faites aux femmes.” “Le sursis, ça veut dire quelque chose. J’ai considéré que je ne devais pas faire appel et qu’il n’était pas impossible de continuer une vie publique”, poursuit l’ex-directeur général de l’UMP et actuel maire de La Roque-Gageac (Dordogne).

La défense hasardeuse de la majorité a immédiatement provoqué l’indignation des auditeurs et des personnalités engagées pour la lutte contre les violences conjugales. “14 jours d’ITT, alors ferme-la, merci”, a taclé Valérie Damidot, en référence à l’arrêt de travail prescrit à l’ex-compagne de Jérôme Peyrat.

Même au sein de la majorité, l’affaire crispe. Soutiens de Jacqueline Dubois, des militants locaux LREM ont diffusé, dimanche 15 mai, un communiqué de protestation. “Un candidat peut-il donner envie aux citoyennes de s’impliquer alors qu’il prend la place de la première femme élue députée de notre circonscription ? (...) Enfin, pourra-t-il défendre la grande cause du quinquennat, justement celle des femmes ?”, écrivent-ils.

Le cas Peyrat n’est pas une exception dans les candidatures LREM . Plusieurs autres investis sont empêtrés dans des situations pudiquement considérées comme “délicates”: mises en examen, harcèlement moral... Ce qui ne gêne pas en interne, comme le montre notre vidéo ci-dessous.

À voir également sur Le HuffPost: À Besançon, le boulanger Stéphane Ravacley en campagne pour les législatives

  • Hu chevron_right

    Le témoignage attendu d'Amber Heard face à Johnny Depp

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 May - 21:06 · 3 minutes

Amber Heard, ici témoignant dans un tribunal de Fairfax, en Virginie, le 4 mai 2022. Amber Heard, ici témoignant dans un tribunal de Fairfax, en Virginie, le 4 mai 2022.

ÉTATS-UNIS - L’actrice américaine Amber Heard a témoigné ce mercredi 4 mai au procès en diffamation intenté par son ex-époux Johnny Depp , en affirmant que c’était “la chose la plus douloureuse et difficile” qu’elle ait à subir.

“Je peine à trouver les mots pour décrire comme c’est douloureux, horrible pour moi d’être assise ici et de tout revivre”, a-t-elle expliqué au début de sa prise de parole.

“C’est la chose la plus douloureuse et difficile que j’ai eu à vivre”, a ajouté l’actrice, vêtue d’un costume trois pièces sombre et chemise bleu rayée de blanc et qui portait un maquillage léger.

Elle a évoqué les précédents témoins “certains que je connais, d’autres non, mon ex-mari avec qui j’ai partagé ma vie, parler de notre vie”.

Son témoignage était très attendu au 14e jour de ce procès ultra-médiatisé au tribunal de Fairfax, à proximité de la capitale américaine, retransmis en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Âgé de 58 ans, Johnny Depp affirme que son ex-femme a ruiné sa réputation et sa carrière après avoir écrit en décembre 2018 un éditorial dans le Washington Post , dans lequel elle affirmait avoir été victime de violences conjugales en 2016, sans toutefois citer son ancien mari.

Il réclame 50 millions de dollars de dommages-intérêts, qui correspondent aux revenus qu’il aurait engrangés de ses rôles s’il n’avait pas été écarté des studios de cinéma.

L’actrice de 36 ans, qui a joué dans les grosses productions hollywoodiennes Justice League et Aquaman , a contre-attaqué et réclame 100 millions de dollars.

“Crises de panique”

Elle affirme avoir subi “des violences physiques et des agressions” depuis leur première rencontre en 2009 et pendant leur mariage tumultueux qui n’a duré que deux ans, de 2015 à 2017.

Amber Heard souffre d’un syndrome de stress post-traumatique résultant des “violences intimes” infligées par Johnny Depp, avait affirmé mercredi matin une experte en psychologie qui a eu plusieurs entretiens avec l’actrice.

Ces symptômes constatés lorsqu’elle filmait Aquaman 2 en 2021 “interféraient avec sa capacité” à jouer dans le long-métrage, a expliqué mercredi Dawn Hughes, une psychologue clinicienne et médico-légale recrutée par l’équipe de défenseurs de la comédienne.

“Elle doit continuer à travailler même si elle a des crises de panique, des souvenirs gênants du traumatisme, des palpitations, des mains moites quand elle y pense”, a-t-elle raconté.

L’acteur, qui a témoigné pendant quatre jours fin avril, nie avoir jamais levé la main sur Amber Heard , assurant que c’était elle qui était violente. Il a admis une consommation importante de drogues et d’ alcool qu’il affirmait contrôler la plupart du temps.

Signe de la toxicité de leur mariage, il a notamment expliqué qu’ils avaient, chacun de leur côté, pris l’habitude d’enregistrer leurs altercations, dont de nombreux enregistrements ont été diffusés depuis le début du procès.

En 2016, elle avait poursuivi son mari en justice pour violences conjugales avant d’abandonner ces charges lors de la procédure de divorce.

En avril 2018, le tabloïd britannique The Sun avait accusé Johnny Depp d’être “un mari violent”. L’acteur avait poursuivi le journal et perdu deux ans plus tard à l’issue d’un procès qui avait exposé au grand jour ses abus de drogues et d’alcool.

À voir également sur Le HuffPost : Les dessins de Johnny Depp à son procès ne sont pas passés inaperçus

  • Hu chevron_right

    Johnny Depp se présente comme victime de violences conjugales à son procès

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 April - 08:23 · 3 minutes

Johnny Depp, ici au tribunal le 25 avril 2022, déclare être victime de violences conjugales dans son procès contre Amber Heard. Johnny Depp, ici au tribunal le 25 avril 2022, déclare être victime de violences conjugales dans son procès contre Amber Heard.

JUSTICE - L’acteur Johnny Depp a minimisé lundi 25 avril la cruauté de ses messages insultant Amber Heard , son ex-femme, qu’il a par ailleurs accusée de violences conjugales , dans le cadre du procès en diffamation qu’il intente contre elle.

“Qu’avez-vous répondu quand Mme Heard a déclaré ‘Dis au monde Johnny! Dis-leur: moi, Johnny Depp je suis victime de violences conjugales’?”, a questionné Jessica Meyers, une des avocates de l’acteur, après la diffusion d’un message audio dans lequel on entend le couple se disputer.

“J’ai répondu que oui, je le suis”, a lancé Johnny Depp, achevant par ces mots son témoignage qui s’est étalé sur quatre jours d’audience au tribunal de Fairfax, à proximité de la capitale américaine.

Johnny Depp nie avoir frappé Amber Heard

Signe de la toxicité de leur mariage, l’acteur de 58 ans avait précédemment expliqué qu’ils avaient, chacun de leur côté, pris l’habitude d’enregistrer leurs altercations.

Dans un autre extrait audio, présenté cette fois par les avocats d’Amber Heard, on entend l’actrice de 36 ans accuser son conjoint de l’avoir “rouée de coups”.  Johnny Depp a nié de son côté avoir jamais frappé Amber Heard ou tout autre femme au cours de sa vie.

Mariés de 2016 à 2018, les anciens conjoints s’accusent mutuellement de diffamation lors de ce procès, très suivi et en partie retransmis sur les chaînes d’information américaines.

Parmi les enregistrements audio produits par les avocats d’Amber Heard, on entend Johnny Depp hurler “tais-toi gros tas” à celle qui était alors son épouse.

De l’“humour”, se défend Depp après des propos violents

Dans des messages envoyés en 2013 à des amis, l’acteur écrivait vouloir “brûler Amber” et “baiser près coup son cadavre brûlé, pour (s)’assurer qu’elle était morte”. Johnny Depp a minimisé la cruauté de ces propos en parlant de “malentendu”.

“C’est juste de l’humour irrévérencieux et abstrait”, a expliqué la star hollywoodienne. “C’est une référence au Monty Python”, a-t-il ajouté pour se justifier.

Le huitième jour d’audience du procès a été l’occasion de longues passes d’armes entre avocats. L’équipe juridique de Johnny Depp a largement contesté la pertinence de messages privés, échangés entre l’acteur et ses proches, que la défense a tenté de verser comme preuves au dossier.

Entre autres éléments à charge, Benjamin Rottenborn, qui représente Amber Heard a présenté au jury divers titres de presse magazine qui détaillaient les abus d’alcool de la star de Pirate des Caraïbes .

Depp dit avoir” tout perdu” depuis les accusation d’Amber Heard

Alors que l’actrice avait déjà obtenu, en 2016, une ordonnance qui interdisait à son ex-mari de l’approcher à moins de 100 mètres, M. Rottenborn a voulu savoir pourquoi Johnny Depp avait attendu la publication de la tribune signée par son ex-femme pour porter plainte.

D’un ton las, la vedette a répondu avoir été fatiguée de constater que “son acharnement contre (lui) ne s’arrêtait pas”.

Dans le texte, publié en 2018 par le Washington Post , Amber Heard ne citait pas nommément Johnny Depp, mais elle évoquait les accusations de violences conjugales qu’elle avait portées contre son mari en 2016.

La semaine dernière l’acteur avait assuré avoir “tout” perdu à cause des accusations de violence de son ex-femme.

À voir également sur Le HuffPost: Johnny Depp se lance sur Instagram et se montre bien loquace

  • Hu chevron_right

    Johnny Depp rejette au tribunal les accusations "odieuses" d'Amber Heard

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 22:53 · 3 minutes

Johnny Depp, ici témoignant lors d Johnny Depp, ici témoignant lors d'une audience au tribunal de circuit du comté de Fairfax, en Virginie, le 19 avril 2022.

ÉTATS-UNIS - L’acteur hollywoodien Johnny Depp a catégoriquement balayé ce mardi 19 avril devant un tribunal américain les accusations de violences formulées par son ex-femme Amber Heard , des affirmations qui l’auraient “profondément choqué”.

“Je n’ai jamais frappé Mlle Heard ou toute autre femme de ma vie”, a affirmé la vedette , d’un ton lent et grave.

Les allégations d’Amber Head sont “odieuses et dérangeantes” et “fondées sur aucune sorte de vérité”, a-t-il insisté au début de son témoignage.

L’ancien couple s’accuse mutuellement de diffamation lors de ce procès qui se tient à Fairfax , près de Washington, à la suite d’une tribune publiée dans le Washington Post en 2018.

Dans ce texte, l’actrice de 35 ans ne citait pas nommément Johnny  Depp, 58 ans, qu’elle avait épousé en 2015. Mais elle évoquait les accusations de violences conjugales qu’elle avait portées contre son mari en 2016.

Questionné par l’un de ses avocats, Johnny Depp a assuré ce mardi avoir porté plainte pour “rétablir les faits”, se déclarant “obsédé par la vérité”.

“C’est étrange comment un jour, vous êtes Cendrillon, pour ainsi dire, et, en un quart de seconde, vous êtes Quasimodo”, a déploré l’acteur qui a ajouté vouloir “défendre (ses) enfants”, exposés aux médias suite à ces accusations.

Des violences physiques et psychologiques que sa mère lui a infligées durant son enfance jusqu’aux conséquences que sa célébrité aurait eues sur sa vie privée, l’acteur de 58 ans a longuement témoigné ce mardi, semblant parfois chercher ses mots.

Amber Heard, présente dans la salle d’audience, impassible

Souriant en de rares occasions, quand il évoquait des épisodes de son parcours professionnel, Johnny Depp, cheveux tirés en catogan, vêtu d’un costume sombre et d’une cravate jaune pâle, a gardé un visage grave.

Amber Heard, présente dans la salle d’audience, a écouté avec attention et le visage impassible le récit de celui qui a été son mari durant deux ans.

Invité par l’une de ses avocats à évoquer sa consommation de drogues, Johnny Depp a narré comment ses addictions ont débuté à l’âge de 11 ans, avec des calmants que prenait sa mère.

“C’était pour échapper à la nature chaotique de ce que nous vivions”, a confessé l’acteur qui s’est défendu d’avoir “jamais été un cinglé qui avait besoin d’être défoncé tout le temps”.

S’il a admis avoir été pendant plusieurs années dépendant aux opiacés, avant sa relation avec Amber Heard, il a expliqué à la cour avoir pris ces drogues comme “automédication” et n’avoir “jamais perdu le contrôle”.

“La caractérisation par Mlle Heard de ma soi-disant toxicomanie est grossièrement exagérée et, je suis désolé de le dire, mais une large partie est tout simplement fausse”, a critiqué Johnny Depp.

Au tribunal la semaine dernière, les avocats de son ex-femme ont décrit Johnny Depp comme un “monstre” quand il buvait ou prenait de la drogue, le poussant à des accès de colère qui culminaient par des violences physiques et sexuelles.

À voir également sur Le HuffPost : Amber Heard prend la parole contre les violences faites aux femmes

  • Hu chevron_right

    Avec "Elle m'a sauvée", M6 veut sensibiliser aux violences conjugales

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 29 March - 16:00 · 2 minutes

Lio, ici, dans le rôle de Maître Nathalie Tomasini, avocate de Laura Rapp.

TÉLÉVISION - Comment sensibiliser les Français, hommes et femmes, aux violences conjugales ? Voilà une question à laquelle M6 veut tenter de répondre, ce mardi 29 mars, en organisant pour la première fois une grande soirée sur le sujet, mêlant fiction, débats et documentaire.

Elle commence à 21h10 avec le téléfilm choc Elle m’a sauvée . Suivi d’un débat, il est inspiré de faits réels, de deux histoires: celles de Julie Douib et Laura Rapp.

La première, maman de deux jeunes enfants, a été abattue par son ex-compagnon en mars 2019, alors même qu’elle avait porté plainte contre lui plusieurs fois. Son meurtre a été très médiatisé, il a déclenché le Grenelle des violences conjugales, qui s’est tenu quelques mois après le féminicide.

La seconde, également au cœur d’un documentaire diffusé sur la même chaîne à 23h25, mène, elle, un combat devant la justice contre son ex-partenaire depuis le mois d’avril 2017, après qu’il a tenté de l’étrangler sous les yeux de leur fille de 2 ans. Un an de détention provisoire pour tentative d’homicide plus tard, il a été remis en liberté dans l’attente du procès.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de “Elle m’a sauvée”:

21 féminicides en 2022

“J’appréhendais un peu, mais ce film m’a bouleversée, confie Laura Rapp à 20 Minutes . La performance de Juliette [Roudet] est exceptionnelle et retranscrit une bonne partie de mon histoire. Tout ceci est très fidèle.” Et ce, jusque dans les dialogues. “La plupart des répliques, notamment ce que les avocats disent devant la cour d’assises, sont vraies”, ajoute-t-elle dans les colonnes du Parisien .

Elle déclare aussi: “J’ai espoir que cette fiction sauvera des vies. Ça m’apaiserait. Il faut que la société ouvre les yeux, qu’on arrête de minimiser les violences, qu’on protège enfin les enfants et que les politiques réagissent.”

Depuis la mort de Julie Douib, plus de 350 femmes ont été victimes de féminicides en France, dont 21 depuis le début de l’année 2022. Les associations de lutte contre les violences faites aux femmes dénoncent régulièrement les dysfonctionnements du système judiciaire.

“On se rend compte de la gravité”

Soutenu par les familles des victimes, le film de Ionut Teianu a été récompensé du prix du public au dernier Festival de télévision de Luchon. Les images sont fortes, parfois violentes.

“Il faut choquer pour mieux faire comprendre. C’est comme quand on voit des images de guerre, des corps explosés, qu’on entend les détonations: on se rend compte de la gravité”, commente, au Parisien , Me Nathalie Tomasini, l’avocate de Laura Rapp aux assises, qui a également défendu Jacqueline Sauvage par le passé. La spécialiste, dont le rôle est interprétée par Lio, attend “davantage de cette fiction que du Grenelle”.

À voir également sur Le HuffPost : En larmes, Angelina Jolie appelle à une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes

  • Hu chevron_right

    Contre les violences domestiques, la Commission européenne veut des lois contraignantes - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 6 March - 07:32 · 4 minutes

Photo d

POLITIQUE - La violence à l’égard des femmes et la violence domestique sont des problèmes sociétaux généralisés qui touchent tous les groupes sociaux et sont très présents dans tous les pays de l’UE . Ces violences ont lieu dans les sphères publique et privée , ainsi que sur les plateformes en ligne. Selon Eurostat, pas moins de 178.000 crimes sexuels ont été enregistrés par la police dans l’UE en 2019, dont plus d’un tiers étaient des viols.

Lorsque la pandémie mondiale de COVID-19 a éclaté, nous avons pris conscience de l’existence d’une pandémie fantôme qui s’étendait rapidement: la montée des violences contre les femmes, qui a atteint 70% par rapport au précédent taux d’incidence enregistré (déjà élevé), par exemple dans la Région flamande (Belgique), au cours de la deuxième semaine du premier confinement.

Chaque victime est une victime de trop. Pourtant, en raison des réactions inadéquates aux violences à caractère sexiste et à la violence domestique, ainsi que des défaillances des systèmes existants, de nombreuses femmes et filles victimes de viol, si elles survivent, ne bénéficient d’aucun soutien ni d’aucune protection du système judiciaire.

Nous devons renforcer encore nos programmes de prévention et améliorer les services, en fixant des critères minimaux pour l’ensemble du territoire de l’UE. Helena Dalli, Commissaire européenne à l’égalité

Une législation européenne harmonisée est nécessaire

Il s’est avéré nécessaire de mettre au point de nouveaux outils de communication pour les victimes prises au piège avec leurs agresseurs durant les confinements. Les garanties institutionnelles essentielles ont dû être réinventées, ouvrant une réflexion sur la question de savoir si les nouvelles méthodes de fonctionnement devaient devenir une composante permanente de nos stratégies de lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

De nombreux États membres ont mis en place des lignes d’assistance 24 heures sur 24, lancé des campagnes de sensibilisation dans les pharmacies, augmenté la capacité d’accueil et déclaré que les services d’assistance étaient des services essentiels, garantissant ainsi la continuité de leur fonctionnement malgré les restrictions liées à la pandémie. Bien que ces mesures soient positives, nous devons renforcer encore nos programmes de prévention et améliorer les services, en fixant des critères minimaux pour l’ensemble du territoire de l’UE.

Dans le même temps, la violence en ligne à l’égard des femmes s’est propagée de manière exponentielle. Une récente enquête menée par Plan international auprès de 14.000 filles dans le monde a révélé que pas moins de 58 % d’entre elles avaient été victimes de harcèlement et d’abus en ligne. Souvent, ces actes sont sans conséquence pour les auteurs.

La convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe est l’instrument juridique international le plus efficace en vigueur. Au cours de la dernière décennie, elle a déclenché d’importantes réformes nationales. Six États membres de l’UE ne l’ont toutefois pas encore ratifiée. Si la Commission européenne reste déterminée à ratifier la convention, l’absence d’accord du Conseil sur cette perspective nous a incités à élaborer notre propre proposition législative pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Nous proposons que la violence à l’égard des femmes, y compris les actes de violence en ligne, et le viol qui inclut toute pénétration sans consentement, soient érigés en infraction pénale.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la Commission européenne adopte une proposition législative qui introduit des normes minimales communes pour tous les États membres en matière de prévention, de protection, d’aide aux victimes, d’accès à la justice, ainsi que de coopération et de coordination des services.

La violence à l’égard des femmes doit être une infraction pénale

Nous proposons que la violence à l’égard des femmes, y compris les actes de violence en ligne tels que le partage non consensuel d’images, de vidéos ou de fichiers audio intimes, ou des menaces en ce sens, ainsi que le viol, qui inclut toute pénétration sans consentement, soient érigés en infraction pénale.

Une fois adoptée, cette nouvelle législation exigerait la mise en place de lignes d’assistance téléphonique spécifiques pour les victimes de violences. Ces mesures seront encore renforcées grâce à un numéro harmonisé à l’échelle de l’UE – 116 016 – qui orientera les victimes vers les autorités et services compétents, où qu’elles se trouvent dans l’UE. Nous voulons faire en sorte qu’aucune victime ne doive faire face seule à des violences à caractère sexiste.

Je suis convaincue qu’avec la proposition présentée aujourd’hui, nous pouvons faire la différence pour les femmes dans toute l’UE. Cela nécessite bien entendu l’accord du Parlement européen et du Conseil. J’espère que la récente hausse des violences à caractère sexiste incitera les États membres à trouver rapidement un terrain d’entente, afin de protéger les femmes et les filles contre les comportements sexistes violents qui violent notre dignité et nos droits.

À voir également sur Le HuffPost : En larmes, Angelina Jolie appelle à une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes

  • Hu chevron_right

    Les violences conjugales ont touché plus d'un quart des femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 February - 11:32 · 2 minutes

Des femmes participent à une manifestation contre les féminicides et les violences conjugales à Istanbul, en Turquie, le 5 août 2020.

SOCIÉTÉ - Des chiffres alarmants. Selon une étude publiée dans la revue The Lancet , ce jeudi 17 février, plus d’un quart des femmes âgées entre 15 et 49 ans dans le monde ont été victimes de violences physiques et sexuelles commises par leur partenaire.

D’après l’étude conduite entre 2000 et 2018 et basée sur des données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), repérée par Le Monde , 27 % des femmes entre 15 et 49 ans ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur partenaire masculin. 13% des femmes interrogées avaient été victimes de ces violences au cours des douze mois qui ont précédé les sondages. En tout, ce sont 2 millions de femmes, habitant dans 161 pays et régions du monde qui ont été interrogées.

En décembre, une enquête révélait l’ampleur des violences conjugales chez les 12-24 ans en France. Cette étude publiée dans The Lancet rappelle qu’il s’agit d’un phénomène mondial. Ainsi, 24% des femmes âgées entre 15 et 19 ans disent avoir subi des violences d’un conjoint, un chiffre qui monte à 26% chez les 19-24 ans.

En 2018, près de 492 millions de victimes

“La prévalence des violences contre des adolescentes était plus élevée dans les pays au revenu bas et moyen inférieur, où le mariage précoce est plus répandu, où les filles ont moins accès à une éducation […] et où les inégalités de genre sont susceptibles de prévaloir”, expliquent les autrices de l’étude, Claudia Garcia-Moreno et Lynn Sardinha.

Convenant que leurs calculs ne sont que partiels, les données étant basées notamment sur du déclaratif, les autrices de l’étude rapportent que sur l’année 2018, près de 492 millions de femmes entre 15 et 49 ans ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles, c’est-à-dire une femme sur sept.

L’étude met aussi en avant des disparités régionales, avec les pourcentages les plus élevés relevés en Océanie (49%) et en Afrique centrale subsaharienne (44%), tandis que l’Asie centrale (18%) et l’Europe centrale (16%) sont moins touchées. “Cela peut être associé à des sociétés dites ‘plus traditionnelles, patriarcales’, où ce type de violence est perçu comme plus acceptable”, estiment les chercheuses, pour qui l’accès aux études secondaires et supérieures, à un travail rémunéré, à des lois de protection, entre autres, peuvent permettre de réduire ces violences.

À voir également sur Le HuffPost: Au Sénat, Valérie Bacot témoigne sur le “syndrome de la femme battue”