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    En pleine crise du gaz, Poutine lie les énergies vertes à des politiques pro-LGBT

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 July - 10:11 · 3 minutes

Vladimir Poutine, le 19 juillet 2022 à Téhéran. Vladimir Poutine, le 19 juillet 2022 à Téhéran.

RUSSIE - Pour Vladimir Poutine, il y a un lien entre le développement des énergies renouvelables et la défense des droits des personnes LGBT . Alors que les livraisons de gaz russe vers l’Europe ont été réduites avec la guerre en Ukraine , le président russe a fustigé, ce mardi 19 juillet à Téhéran, le choix des Occidentaux de se tourner vers des “sources d’énergie non-traditionnelles”.

“Ce sont de grands experts dans le domaine des relations non traditionnelles”, a ajouté le président russe devant les journalistes. “Il ne fait aucun doute que nos partenaires rejettent ou essayent de rejeter toutes leurs propres erreurs sur la Russie et Gazprom ”, a-t-il poursuivi.

Vladimir Poutine dénonce régulièrement le “progressisme” des pays occidentaux . Soutenu par l’Église orthodoxe russe ultra-conservatrice, Le dirigeant russe mène, depuis des années, une offensive très dure contre les personnes luttant contre les discriminations subies par les personnes LGBT, faite d’arrestations et de censure. Une politique qu’il a nommée “valeurs traditionnelles”.

Poutine souffle le chaud et le froid sur la livraison de gaz

À Téhéran pour un sommet tripartite avec ses homologues iranien et turc, Vadimir Poutine a affirmé que “Gazprom est prêt à pomper autant que nécessaire”, indiquant que les Occidentaux étaient en difficulté car ils avaient pris des sanctions contre Moscou et “fermé” des canaux de livraison d’hydrocarbures.

L’entreprise russe a réduit ces dernières semaines de 60% les livraisons de gaz via Nord Stream, arguant de l’absence d’une turbine Siemens, en maintenance au Canada. Cette décision a été dénoncée comme “politique” par le gouvernement allemand, l’estimant motivée par une volonté de peser sur les Occidentaux dans le conflit en Ukraine.

L’UE à la recherche de nouveaux fournisseurs

De son côté, Vladimir Poutine a affirmé que Gazprom n’avait pas encore reçu “les documents officiels” pour faire venir cette turbine du Canada. Le géant gazier russe Gazprom a invoqué la “force majeure” pour s’exonérer de sa responsabilité vis-à-vis des baisses massives de ses livraisons de gaz à l’Europe. Invoquer “l’état de force majeure” permet de libérer une entreprise de ses obligations contractuelles en l’exonérant de toute responsabilité juridique.

Nord Stream est en travaux depuis le 11 juillet et cette maintenance de routine doit prendre fin jeudi. Mais l’Allemagne craint que Moscou ne reprenne pas ses livraisons de gaz, plongeant le pays et une grande partie de l’Europe dans une crise énergétique inédite. Berlin dépendait début juin à 35% du gaz russe pour ses importations, contre 55% avant la guerre en Ukraine.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, l’Union européenne met les bouchées doubles pour augmenter ses importations depuis d’autres sources que la Russie, comme les États-Unis, le Qatar, la Norvège, l’Algérie et, donc, l’Azerbaïdjan, pays autoritaire du Caucase. Lundi, l’UE a annoncé un accord avec l’Azerbaïdjan pour doubler en “quelques années” ses importations de gaz naturel.

Mais cette diversification prendra du temps et les pays européens restent à court terme dépendants ―à des degrés divers― de leurs importations de gaz russe qui se sont élevées l’an dernier à 155 milliards de mètres cube, soit près de 40% de leurs besoins.

À voir également sur Le HuffPost: La joueuse de tennis russe Daria Kasatkina fait son coming-out

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    Marina Ovsiannikova, la journaliste russe à la pancarte anti-guerre, a été interpellée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 17 July - 21:49 · 3 minutes

La journaliste russe Marina Ovsiannikova brandissant une pancarte anti-guerre en Ukraine, sur le plateau d’une chaîne de télévision pro-Kremlin pendant le JT, le 15 mars 2022. La journaliste russe Marina Ovsiannikova brandissant une pancarte anti-guerre en Ukraine, sur le plateau d’une chaîne de télévision pro-Kremlin pendant le JT, le 15 mars 2022.

RUSSIE - La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue célèbre après son irruption en direct à la télévision avec une pancarte critiquant l’offensive de Moscou en Ukraine , a été interpellée ce dimanche 17 juillet en Russie , ont indiqué son entourage et son avocat.

Aucune déclaration officielle n’a été faite sur les raisons de son interpellation, mais celle-ci intervient quelques jours après que Marina Ovsiannikova a manifesté seule près du Kremlin en brandissant une pancarte critiquant l’intervention militaire en Ukraine et le président Vladimir Poutine .

“Marina a été arrêtée. Il n’y a aucune information sur l’endroit où elle se trouve”, indique un message publié par son entourage sur le compte Telegram de la journaliste.

Ce message est accompagné de trois photos sur lesquelles on voit Marina Ovsiannikova, 44 ans, être emmenée vers un fourgon blanc par deux policiers après avoir visiblement été stoppée alors qu’elle se déplaçait à vélo.

Son avocat, Dmitri Zakhvatov, a confirmé l’interpellation à l’agence de presse Ria-Novosti, disant ignorer où sa cliente a été emmenée.

“Je présume que cela est lié d’une manière ou d’une autre à son acte de protestation”, a-t-il ajouté.

Vendredi, Marina Ovsiannikova a en effet publié sur Telegram des images d’elle brandissant près du Kremlin une pancarte évoquant la mort d’enfants ukrainiens et qualifiant Vladimir Poutine de “tueur”.

Devenue mondialement célèbre à la mi-mars

De telles déclarations pourraient en théorie l’exposer à des poursuites pénales pour publication de “fausses informations” et “dénigrement” de l’armée, des chefs d’accusation passibles de lourdes peines d’emprisonnement.

Marina Ovsiannikova est devenue mondialement célèbre mi-mars après avoir surgi, en plein journal du soir, sur le plateau d’une chaîne de télévision pro-Kremlin pour laquelle elle travaillait alors avec une pancarte critiquant l’offensive en Ukraine et la “propagande” des médias contrôlés par le pouvoir.

Brièvement détenue dans la foulée, elle avait été relâchée avec une amende à payer .

Les images de son geste ont fait le tour du monde, de nombreuses personnes saluant le courage de la journaliste, dans un contexte de répression de toute voix critique en Russie.

Exemple parmi d’autres du climat répressif, le célèbre opposant russe Ilia Iachine a été placé mercredi en détention provisoire dans l’attente de son procès pour avoir critiqué l’opération en Ukraine.

Marina Ovsiannikova ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de l’opposition russe, certains continuant de lui reprocher les années passées à travailler pour la chaîne Pervy Kanal, porte-voix du Kremlin.

Après avoir travaillé pendant plusieurs mois à l’étranger, notamment pour le journal allemand Die Welt , la journaliste avait annoncé début juillet être rentrée en Russie pour régler un contentieux lié à la garde de ses deux enfants.

À voir également sur Le HuffPost : Guerre en Ukraine: nouvelles frappes russes mortelles, Zelensky condamne “un acte terroriste”

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    Guerre en Ukraine: Poutine met encore la pression sur l'UE

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 8 July - 07:53 · 4 minutes

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine, ici en 2019. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine, ici en 2019.

GUERRE EN UKRAINE - C’est en présence de la Russie, mise au ban de la communauté internationale depuis son invasion en Ukraine , que les ministres des Affaires étrangères des vingt plus grandes économies mondiales (G20) se sont rencontrés jeudi 7 juillet pour le début d’un sommet sur l’île de Bali , en Indonésie .

La tension est palpable sur place et l’Union européenne a prévenu qu’elle refusait que la Russie se serve de ce G20 comme d’“une plateforme pour sa propagande” sur le conflit en Ukraine. Preuve d’un climat tendu, le chef de la diplomatie ukrainienne a fait un discours ce vendredi 8 juillet, auquel n’a pas assisté le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov .

De son côté, Washington a prévu de faire campagne au cours de la réunion, qui est un prélude au sommet des chefs d’État du G20 en novembre, pour que la Russie reste isolée au maximum sur la scène internationale, notamment auprès des pays en développement comme l’Inde.

“Ils veulent nous vaincre? Qu’ils essaient”

Le ministre des Affaires étrangères américain Antony Blinken a déjà refusé de rencontrer son homologue russe en marge de ce sommet. “Ce n’est pas nous qui avons abandonné les contacts, ce sont les États-Unis (...) Nous n’allons pas courir après n’importe qui suggérant une rencontre”, a répliqué Sergueï Lavrov.

Pendant que son ministre des Affaires étrangères se trouve en Indonésie, Vladimir Poutine continue de défier les alliés de l’Ukraine. Moscou n’a “pas encore commencé les choses sérieuses”, a affirmé le maître du Kremlin dans un discours retransmis à la télévision, alors que son armée redouble de bombardements sur les villes qui lui échappent encore dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine.

“Nous entendons qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire? Qu’ils essaient!”, a lancé Vladimir Poutine , s’adressant aux Américains et Européens qui ont accéléré les livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine pour l’aider à faire face à la guerre lancée le 24 février.

“En même temps, nous ne refusons pas les négociations de paix. Mais ceux qui les refusent doivent savoir que plus longtemps (ils refuseront), plus il leur sera difficile de négocier avec nous”, a-t-il ajouté dans ce discours prononcé devant les chefs des groupes parlementaires.

Objectif: occuper l’intégralité du Donbass

Sur le terrain, dans le bassin du Donbass où l’armée ukrainienne a ralenti avec acharnement la poussée russe ces dernières semaines, l’heure n’était pas à la négociation, mais aux frappes sur les villes encore aux mains des Ukrainiens. Les Russes affirment avoir pris il y a quelques jours le contrôle total de la province de Lougansk, l’une des deux formant le bassin minier. Ils “ne sont toujours pas parvenus aux limites de la région”, a démenti jeudi le gouverneur de la province, Serguiï Gaïdaï.

Situation en Ukraine au 7 juillet 2022. Situation en Ukraine au 7 juillet 2022.

Les forces de Moscou cherchent maintenant à conquérir l’autre province, celle de Donetsk, pour occuper l’intégralité du Donbass , que les séparatistes soutenus par Moscou contrôlent partiellement depuis 2014. Dans cette province, Sloviansk et Kramatorsk sont considérées comme les prochaines cibles des forces russes dans leur plan de conquête de la région.

Après plus de quatre mois de conflit, la Russie compte maintenant jouer la montre. De très nombreux observateurs estiment que plus la guerre s’inscrit dans la durée, plus le soutien occidental sera usé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d’ailleurs récemment insisté sur l’urgence de mettre fin au conflit avant l’hiver.

La Russie joue le temps pour exploiter la lassitude

L’appareil d’influence informationnelle russe est d’ailleurs déjà en ordre de marche pour exploiter les divisions à venir au sein des opinions publiques européennes sur le soutien à l’Ukraine, selon une étude d’un cabinet américain. Plus la guerre va durer, “plus il est probable que cela entraîne naturellement une érosion du soutien à la coalition occidentale, provoquée par la lassitude de la guerre et le peu d’enthousiasme pour subir des effets économiques de long terme”, estime le cabinet spécialisé dans le renseignement, Recorded Future.

Et “il est presque certain que les opérations informationnelles russes vont encore plus tenter d’exploiter cette opportunité pour retourner l’opinion internationale en leur faveur”, selon cette étude. Recorded Future affirme que la Russie est en train de mener une série d’opérations d’influence pour travailler sur les opinions publiques internationales sous plusieurs angles, ciblant particulièrement certains pays.

Ces opérations sont lancées par une multitude de vecteurs: des médias d’État russe comme RT , des sites suspectés d’être des couvertures des services, comme Southfront, ou des relais de désinformation et de propagande déjà connus, comme la chaîne Telegram de la ferme à troll Cyber Front Z.

À voir également aussi sur le Huffpost: Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

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    Guerre en Ukraine: Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 July - 13:04 · 2 minutes

Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine à la télévision (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP) Moscou n'a pas apprécié la diffusion d'un échange entre Macron et Poutine à la télévision (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

TÉLÉVISION - C’est l’un des moments les plus remarqués du documentaire Un président, l’Europe et la guerre , diffusé jeudi 30 juin sur France 2. La diffusion l’échange très tendu entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine fait polémique à Moscou. Sergueï Lavrov , le chef de la diplomatie russe, s’en est offusqué ce mercredi 6 juillet.

“L’étiquette diplomatique ne prévoit pas de fuites unilatérales de [tels] enregistrements”, a dénoncé le ministre Sergueï Lavrov, au cours d’un déplacement au Vietnam. Il a également ajouté que la Russie n’avait pas à rougir du contenu de la conversation entre les deux dirigeants.

Selon le chef de la diplomatie russe, Moscou mène “toujours les négociations de telle manière à ce que nous n’ayons jamais à avoir honte”, ajoutant que les autorités russes disent “toujours” ce qu’elles pensent.  “Nous sommes prêts à répondre de nos paroles et à expliquer notre position”, a-t-il ajouté.

Un échange tendu de neuf minutes

La conversation téléphonique de neuf minutes entre Emmanuel Macron, dont un extrait a été diffusé sur France 2, a eu lieu quatre jours avant que Moscou lance son assaut sur l’Ukraine et au lendemain de la reconnaissance par son homologue russe des l’indépendance des territoires séparatistes du Donbass . Le documentaire retrace la médiation, vaine, du président français pour tenter d’empêcher l’embrasement du conflit en Ukraine.

Selon Franceinfo, le journaliste Guy Lagache, qui a réalisé Un président, l’Europe et la guerre , avait pour projet initial de suivre les débuts du chef de l’État à la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne avant que le conflit en Ukraine ne s’impose à l’agenda des dirigeants occidentaux.

“Je ne sais quel juriste pourra te dire que, dans un pays souverain, les textes de loi sont proposés par des séparatistes et pas par les autorités démocratiquement élues”, peut-on entendre Emmanuel Macron dire au président russe. À l’autre bout du téléphone, Vladimir Poutine estime que le pouvoir ukrainien “n’est pas un gouvernement démocratiquement élu”. “Ils ont accédé au pouvoir par un coup d’État sanguinaire, poursuit-il. Il y a eu des gens brûlés vifs, poursuit le dirigeant russe. C’était un bain de sang.”

Guy Lagache a déclaré que “c’est l’un des sujets les plus difficiles que j’ai réalisés dans ma vie”. “J’ai eu des accès, mais ce n’était pas open bar, a-t-il expliqué à quelques médias dont 20 Minutes , lors de la présentation de son documentaire”, a-t-il également déclaré.

À voir également sur Le HuffPost : Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

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    Pour Poutine, voir les dirigeants du G7 torse nu serait "un spectacle dégoûtant"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 06:16 · 1 minute

INTERNATIONAL - Vladimir Poutine a ironisé mercredi 29 juin sur les dirigeants du G7 qui se sont amusés récemment à moquer l’image virile affichée par le président russe , en estimant que les voir torse nu serait un “spectacle dégoûtant”. Une remarque qui fait suite à une boutade des membres du G7 dimanche, comme vous pouvez l e voir dans la vidéo en tête d’article .

“On garde les vestes? On les enlève? Pouvons-nous nous déshabiller?”, interrogeait alors le Premier ministre britannique Boris Johnson en s’asseyant à la table de travail au château d’Elmau en Allemagne où le chancelier Olaf Scholz accueillait les dirigeants des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de France, d’Italie, du Japon et de l’Union européenne.

“Nous allons avoir droit à la démonstration d’équitation torse nu”

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau , a suggéré alors d’attendre la photo officielle pour tomber la veste mais Boris Johnson a lancé à nouveau: “nous devons montrer que nous sommes plus forts que Poutine”.

“Nous allons avoir droit à la démonstration d’équitation torse nu”, a renchéri Justin Trudeau, se référant à une fameuse séance photo de Vladimir Poutine à cheval torse nu en 2009.

Ce dernier a ironisé lors d’une conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène: “Je ne sais pas s’ils voulaient se déshabiller jusqu’à la ceinture ou encore plus bas, mais de toute façon, cela aurait été un spectacle dégoûtant”.

À voir également sur Le HuffPost: Le Donbass ravagé par une bataille acharnée, Severodonetsk menacée

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    G7: Boris Johnson se moque de l'image virile de Poutine et fait rire l'assistance

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 26 June - 15:27 · 2 minutes

Boris Johnson et Justin Trudeau n'étaient pas les derniers pour ironiser sur la virilité du président russe Vladimir Poutine. Boris Johnson et Justin Trudeau n'étaient pas les derniers pour ironiser sur la virilité du président russe Vladimir Poutine.

GUERRE EN UKRAINE - Scène quelque peu cocasse au G7 . Les grands dirigeants mondiaux se sont amusés ce dimanche 26 juin à ironiser sur l’image virile affichée fréquemment par le président russe Vladimir Poutine , en se demandant s’ils pouvaient ôter leur veste à l’ouverture du sommet du G7 en Allemagne.

“On garde les vestes? On les enlève? Pouvons-nous nous déshabiller?”, interroge le Premier ministre britannique Boris Johnson en s’asseyant à la table de travail au château d’Elmau en Allemagne où le chancelier Olaf Scholz accueille jusqu’à mardi les dirigeants des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de France, d’Italie, du Japon et de l’Union européenne.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau , suggère alors d’attendre la photo officielle pour tomber la veste mais Boris Johnson lance: “nous devons montrer que nous sommes plus forts que Poutine”. Et la boutade en a inspiré d’autres, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Une photo de famille... en costume

“Nous allons avoir droit à la démonstration d’équitation torse nu”, renchérit alors Justin Trudeau, se référant à une fameuse séance photo de 2009, où l’on peut voir Vladimir Poutine à cheval torse nu dans les montagnes de la région sibérienne de Tyva pendant ses vacances.

“L’équitation, c’est ce qu’il y a de mieux”, réplique sobrement Ursula von der Leyen , la présidente de la Commission européenne -seule femme de cette réunion- sans apparemment se prononcer sur la question de l’habillement elle-même. Seul Joe Biden semblait rester impassible face aux boutades sur le chef du Kremlin.

“Nous devons leur montrer nos pectoraux”, insiste encore Boris Johnson, laissant esquisser un sourire à Emmanuel Macron . Mais c’est finalement en costume, ayant simplement tombé les cravates, que les sept dirigeants ont pris place sur le podium pour la traditionnelle photo de famille.

De gauche à droite, Justin Trudeau, Emmanuel Macron, Olaf Scholz, Joe Biden, Boris Johnson, Fumio Kishida et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen posent pour une photo de groupe, pendant le sommet du G7, au château d'Elmau à Kruen, en Allemagne. De gauche à droite, Justin Trudeau, Emmanuel Macron, Olaf Scholz, Joe Biden, Boris Johnson, Fumio Kishida et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen posent pour une photo de groupe, pendant le sommet du G7, au château d'Elmau à Kruen, en Allemagne.

Lors de l’ouverture du sommet, Joe Biden a annoncé que les pays membres du G7 allaient mettre en place un embargo sur l’or russe. “Ensemble, le G7 va annoncer que nous allons interdire l’or russe, une source d’exportation majeure, ce qui privera la Russie de milliards de dollars”, a tweeté le président américain Joe Biden.

Dans l’attente d’autres sanctions contre la Russie, les sept grandes puissances (Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) formaliseront leur engagement à l’issue de la réunion mardi, mais Washington, Londres, Ottawa et Tokyo s’y sont d’ores et déjà ralliés

A voir également sur Le HuffPost: Greenpeace interpelle les dirigeants du G7 depuis les montagnes en Allemagne

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    Guerre en Ukraine: un Vladimir Poutine miniature s'invite au jardin du Luxembourg

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 25 June - 19:37 · 2 minutes

L'artiste toulousain James Colomina a dévoilé une oeuvre sur la guerre en Ukraine dans le jardin du Luxembourg. L'artiste toulousain James Colomina a dévoilé une oeuvre sur la guerre en Ukraine dans le jardin du Luxembourg.

GUERRE EN UKRAINE - Le conflit entre l’Ukraine et la Russie trouve même un écho dans les bacs à sable parisiens. Depuis jeudi 23 juin, une œuvre représentant Vladimir Poutine trône dans le jardin du Luxembourg à Paris .

Cette sculpture est une création de l’artiste français James Colomina, qui a décidé d’installer sans autorisation -comme il en a l’habitude- ce “Vladimir” en résine entièrement rouge du chef du Kremlin, assis sur un char d’assaut miniature.

Visible pendant quelques heures seulement, avant d’être retirée, elle a néanmoins permis à l’artiste toulousain de faire passer son message. “Cette sculpture a pour but de dénoncer l’absurdité de la guerre”, a expliqué James Colomina , après l’installation dans ce parc pour enfants qui fait face au Sénat, “l’un des symboles du pouvoir”.

“Un dialogue avec les enfants”

S’il a choisi le Jardin du Luxembourg, c’est pour une bonne raison. Ce street-artiste habitué des endroits incongrus pour ses œuvres a décidé de placer “Vladimir” dans ce parc pour bambins pour établir “un dialogue avec les enfants”. Un dialogue qui serait terminé par “une confrontation face à un bébé déterminé”, selon l’artiste qui s’est confié aux médias présents.

“Ils se sont amusés avec l’œuvre, en mettant les doigts dans les oreilles ou le nez de Vladimir Poutine, c’était magique...”, a réagit l’artiste après avoir vu plusieurs enfants interagir avec son œuvre. Cette dernière représente également “le courage des enfants face aux situations violentes et catastrophiques qu’ils n’ont pas déclenchées”.

Auprès de France 3 , James Colomina confie d’ailleurs que son “Poutine au bac à sable” pourrait voyager à travers la France pour continuer à sensibiliser sur la question de lu conflit en Ukraine car “la guerre continue”.

Par le passé, il s’est plusieurs fois fait remarqué pour ses sculptures rouges à la fois attendrissante mais souvent forte de sens, comme avec cette représentation d’ Emmanuel Macron dans une tente de sans-abris fin 2020.

En mars, l’artiste Big-One s’était déjà essayé au street-art sur le président russe avec son œuvre “L’Ogre”, représentant Vladimir Poutine arrachant la tête d’une colombe. Le tout, affiché juste au-dessus du panneau de la Place de la Paix, à Lyon.

À voir également sur Le HuffPost: Pendant la guerre en Ukraine, ce couple s’est marié sur la ligne de défense à Kiev

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    Guerre en Ukraine: Guy Lagache dévoile un échange Macron-Poutine juste avant le début du conflit

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 June - 10:14 · 3 minutes

Guy Lagache dévoile cette discussion lunaire entre Macron et Poutine (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP) Guy Lagache dévoile cette discussion lunaire entre Macron et Poutine (Entretien vidéo entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 26 juin 2020 par Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

INTERNATIONAL - “Je ne sais pas où ton juriste a appris le droit, mais moi, je regarde les textes et j’essaie de les appliquer!”. Cette phrase, c’est Emmanuel Macron qui l’adresse à Vladimir Poutine lors d’un de leurs entretiens téléphoniques , le 20 février dernier, quelques jours avant l’invasion russe en Ukraine, comme le dévoile une séquence inédite, diffusée dans “C à vous” ce jeudi 23 juin.

Elle est extraite du documentaire de Guy Lagache, Un président, l’Europe et la guerre , qui sera diffusée sur France 2 le jeudi 30 juin, à 21h10. Un documentaire qui permet au public de découvrir le cœur de la cellule diplomatique de l’Elysée et d’assister aux prémices de l’escalade diplomatique entre l’Europe et la Russie et à l’explosion du conflit.

Après cette première saillie, Emmanuel Macron ajoute d’ailleurs: “Je ne sais pas quel juriste pourra te dire que dans un pays souverain les textes de loi sont proposés par des groupes séparatistes et pas par les autorités démocratiquement élues”.

La réponse de Vladimir Poutine est, elle, intéressante à plus d’un titre puisqu’il déroule alors déjà l’ensemble de la propagande employée par la Russie depuis le début du conflit. ”Ce n’est pas un gouvernement démocratiquement élu. Ils ont accédé au pouvoir par un coup d’Etat sanguinaire. Il y a eu des gens brûlés vifs. C’était un bain de sang. Et Zelensky est l’un des responsables”, répond ainsi Vladimir Poutine au président français.

Selon l ’Opinion qui a pu voir d’autres extraits du documentaire, le chef du Kremlin, voulant jouer la provocation, aurait répondu un peu plus tard: “J’aurais bien passé quelques coups de fil mais j’avais prévu d’aller jouer au hockey sur glace”. Au bout d’une heure et quarante-cinq minutes de conversation, Vladimir Poutine aurait également précisé même qu’il avait passé cet entretien depuis sa salle de sport.

L’un des sujets les plus difficiles de Lagache

Pour ce reportage, Guy Lagache, qui est aussi derrière la caméra, s’est immergé dès le mois de janvier dans les coulisses de l’Élysée. Au départ, le but était de raconter de l’intérieur, ”à hauteur humaine”, la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Il a finalement assisté au début d’une guerre.

“C’est l’un des sujets les plus difficiles que j’ai réalisés dans ma vie. J’ai eu des accès, mais ce n’était pas open bar, a-t-il expliqué à quelques médias dont 20 Minutes , lors de la présentation de son documentaire. Tout a été négocié avec eux, jour après jour, heure après heure. Une fois que vous entrez le premier jour, il ne faut pas croire que le deuxième est acquis. Tout est à recommencer”.

Si Emmanuel Bonne, le chef de la cellule diplomatique française a eu droit à un visionnage “technique”, Emmanuel Macron n’a, lui, pas encore vu ce documentaire.

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