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    Automobile: La fin des ventes de voitures thermiques arrivera avant 2035

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 12:37 · 7 minutes

De nombreux constructeurs ont anticipé l'objectif zéro émission pour les voitures neuves en 2035 (photo d'illustration) De nombreux constructeurs ont anticipé l'objectif zéro émission pour les voitures neuves en 2035 (photo d'illustration)

AUTOMOBILE - Un engagement climatique imposé par l’UE pour dans 13 ans , mais une promesse déjà cochée à l’agenda de nombreux constructeurs. Le Parlement européen a approuvé, ce mercredi 8 juin, un texte visant le “zéro émission” pour les voitures et camionnettes neuves à horizon 2035. Cela alors que les véhicules représentent actuellement au moins 12% des émissions de CO2 de l’Union européenne.

Le texte a été voté par 339 eurodéputés (249 voix contre, 24 abstentions) après une âpre bataille. Un amendement du PPE (droite pro-européenne et première force au Parlement), finalement rejeté, proposait en effet de viser plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles d’ici à 2035. Une marge de manœuvre qui aurait permis de poursuivre la vente de voitures hybrides sur le sol de l’union.

Ce n’est pas le cas. Le texte n’autorise donc de facto que la vente de véhicules électriques sur le marché européen à compter de 2035 ( sauf une exception très symbolique ), même s’il doit encore être négocié avec les dirigeants des États membres de l’Union pour finaliser un compromis. “Nous fixons un cap clair à l’industrie en soutenant la fin des moteurs thermiques en 2035, une victoire importante et cohérente avec l’objectif de neutralité carbone pour 2050”, puisqu’une voiture roule en moyenne 15 ans, s’est félicité l’eurodéputé macroniste Pascal Canfin.

Un objectif de neutralité qui pourrait même arriver avant 2050, car une grande partie des principaux constructeurs mondiaux ont anticipé cette contrainte -ou cette nécessité commerciale et climatique - pour un horizon beaucoup plus court depuis l’annonce du projet européen en juillet 2021. Le HuffPost liste le calendrier des promesses des grandes marques et de leurs avancées en matière de transition électrique.

Les constructeurs qui ont pris de l’avance

- Avant 2030

- Peugeot, Fiat, Opel (désormais réunis dans le groupe Stellantis) ont promis de ne plus commercialiser des voitures à moteur thermique avant 2030. Parmi les plus gros constructeurs du groupe Opel est sans doute le plus ambitieux, le constructeur allemand prévoit que tous ses modèles en vente sur le marché européen seront électriques à partir de 2024.

Peugeot prévoit une gamme “intégralement électrique d’ici 2025”, avec les déclinaisons électriques de ses actuelles 208 ou 2008. La Peugeot e-308 est attendue en 2023. Les batteries de la marque seront produites, avec une filiale de Total, à Douvrin dans le Pas-de-Calais.

De son côté, Fiat a déjà amorcé sa transition électrique avec la sortie de la nouvelle Fiat 500e, 100% électrique, depuis septembre 2020. C’est d’ailleurs la voiture électrique la plus vendue en France en mai 2022 . Une nouvelle gamme de la voiture phare de la marque italienne est prévue pour 2027 et l’ensemble de ses ventes seront tout électriques d’ici à 2030.

- Mercedes est également présenté comme un bon élève chez les vendeurs généralistes. Le PDG du groupe -qui rassemble Mercedes, Smart ou Maybach- a assuré que tout le catalogue du groupe sera électrique à partir de 2030. Le constructeur prévoit également de réduire de 80% ses investissements dans le thermique d’ici à 2026 pour ne se concentrer que sur l’électrique et l’hybride rechargeable.

- Ford s’est fixé le même dernier délai de 2030 pour ses ventes sur le marché européen. Sa première voiture électrique compacte doit sortir en 2023, d’autres modèles 100% électriques doivent ensuite suivre. Le constructeur américain “proposera tous les modèles de voitures particulières en Europe à partir de la mi-2026 au moins dans une variante hybride rechargeable ou dans une variante électrique à batterie. À partir de 2030, notre gamme de voitures particulières en Europe sera composée uniquement de véhicules purement électriques”, a déclaré un porte-parole de l’entreprise. Reste à convaincre les acheteurs, après l’échec de la sortie des premiers modèles sur le marché européen.

- Entre 2030 et 2035

- Renault s’est engagé en 2021 dans un changement de stratégie et ambitionne désormais une électrification de 90% à 100% de ses nouveaux modèles en 2030. Sa nouvelle berline, la Renault Mégane E-Tech , n’est disponible qu’en électrique alors que l’ensemble des “sportives” seront intégrées à la marque Alpine. La Renault R5 électrique doit, elle, remplacée la Zoé en 2024.

- Audi , la filiale de Wolkswagen, s’est également fixée une date concrète pour l’abandon du thermique. Son dernier modèle intégrant un moteur à combustion doit arriver sur le marché en 2026 pour être proposé jusqu’en 2033. Le groupe promet d’avoir plus de 20 voitures électriques (A3, A4, Q6 e-tron, puis Q3) dans son catalogue d’ici à 2025.

- Mini prévoit, elle, “une gamme exclusivement électrique au début des années 2030, même si un nouveau modèle de la marque avec un moteur à combustion doit sortir “pour la dernière fois” en 2025. Après la Cooper SE, la filiale de BMW promet une nouvelle génération de Mini Countryman électrique en 2023.

Les constructeurs qui vont devoir accélérer

- BMW justement est sans doute l’un des grands groupes internationaux à avoir pris le plus de retard. Même si le groupe a annoncé un changement de stratégie, c’est le seul grand groupe allemand qui n’a pour l’instant pas fixé d’agenda pour la sortie définitive de ses ventes de voitures thermiques. Il espère que 50% de ses ventes seront entièrement électriques en 2030 et s’est engagé à sortir une version électrique pour chaque nouveau modèle à venir.

- Citroën commercialise déjà des modèles électriques et prévoit le lancement de plusieurs véhicules utilitaires “zéro émission”. Mais la marque aux chevrons ne s’est pour l’instant engagée sur aucune date pour “le tout électrique”. Filiale de Stellantis comme Peugeot, la marque française devrait cependant suivre le calendrier fixé par le groupe.

- Wolkswagen (Seat et Skoda compris ) avance également pour se conformer à la future législation européenne et prévoit que “70% de ses nouvelles voitures en Europe” seront électriques en 2030. “Cela signifie que Volkswagen produira probablement les derniers véhicules à moteur à combustion pour les marchés européens entre 2033 et 2035″, a expliqué un porte-parole de Volkswagen. Mais le calendrier officiel reste flou. La firme allemande prévoit d’ailleurs de créer sa propre batterie pour ses voitures électriques avant la construction de six gigafactories sur le continent européen.

- Toyota et Lexus sont eux confrontés à une autre problématique. Le géant japonais a fait le pari commercial de l’hybridation et n’a réorienté sa stratégie vers le 100% électrique que fin 2021. Son premier modèle “zéro émission”, le SUV BZ4x, vient tout juste de sortir. Trente modèles, du petit crossover urbain proche de l’actuel Yaris à la sportive de chez Lexus, doivent suivre d’ici à 2030. Lexus doit d’ailleurs devenir une marque 100% électrique d’ici à 2030. Toyota, elle, attendra sans doute 2035.

- Dacia est, elle, confrontée à l’incompatibilité actuelle entre voitures pas chères et voitures électriques. La marque a cependant lancé son premier modèle électrique en 2020 avec la Dacia Spring. Une voiture, considérée comme la première voiture électrique low-cost du marché (moins de 20.000 euros hors bonus), qui enregistre de fortes ventes depuis le début de l’année 2022. La marque roumaine envisage également de sortir une version 100% électrique pour son modèle star, le Dacia Duster, mais estime que ses ventes de voitures électriques ne représenteront que 10% de ses ventes totales en 2030.

- Kia de son côté s’interroge toujours sur sa transition au tout électrique. “La question décisive est de savoir quand les conditions infrastructurelles seront créées pour pouvoir résoudre toutes les tâches de mobilité possibles et nécessaires de manière purement électrique”, a expliqué la marque coréenne pointant, comme Wolkswagen, le développement insuffisant des infrastructures de recharge. “Comme la demande est très influencée par des facteurs externes et donc sujette à des changements majeurs, nous ne voulons pas nous engager sur un pourcentage spécifique, mais nous nous attendons à ce que les modèles électrifiés représentent plus de 30% des immatriculations en 2030″.

À voir également sur Le HuffPost: Voici le bilan carbone du jet privé de Bernard Arnault (mais ce n’est pas le pire)

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    La fin de la voiture thermique ne concernera pas les Ferrari

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 09:11 · 2 minutes

L'Italie fait voter une exception à l'interdiction de la vente des voitures thermiques L'Italie fait voter une exception à l'interdiction de la vente des voitures thermiques

ENVIRONNEMENT - Une exception qui fait parler. Le Parlement européen a approuvé ce mercredi 8 juin, la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035, n’autorisant de facto que la vente de véhicules électriques ... à quelques exceptions près.

Déposé par les élus italiens issus du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR), “l’amendement Ferrari” a été adopté, rapporte Le Monde . Cet amendement introduit une exception très symbolique concernant l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves dans 13 ans, dénoncée notamment par la députée européenne LR Agnès Evren.

Une exception jusqu’en 2036

“Sur les moteurs à combustion, le Parlement européen refuse une marge de 10% pour les constructeurs de Clio, mais les Ferrari pourront continuer à rouler à l’essence”, a-t-elle fustigé. En effet avec l’amendement Ferrari, les voitures de luxe fabriquées à moins de 1000 exemplaires pourront continuer de rouler à l’essence jusqu’en 2036.

Mercredi, les eurodéputés, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont validé le texte sur la régulation des émissions de CO2 des voitures et camionnettes, qui s’inscrit dans l’ambitieux plan climat de l’Union européenne, par 339 pour (249 voix contre, 24 abstentions). Le texte adopté reprend les objectifs intermédiaires proposés par Bruxelles: réduction de 15% des émissions automobiles d’ici 2025 et de 55% en 2030.

Dans Le Parisien, Phuc-Vinh Nguyen, chercheur de l’Institut Jacques Delorsce et spécialiste de la politique énergétique de l’UE,  “La logique derrière est d’acter la disparition quasi totale des voitures thermiques des routes en 2050, leur durée de vie étant d’environ 16 ans”, explique au Parisien Phuc-Vinh Nguyen, chercheur de l’Institut Jacques Delors et spécialiste de la politique énergétique de l’UE.

À voir également sur Le HuffPost: Elon Musk inaugure une usine Tesla au Texas et voit les choses en grand

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    La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 19:12 · 3 minutes

La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans (Photo du Parlement européen le 8 juin 2022 par AP Photo/Jean-Francois Badias) La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans (Photo du Parlement européen le 8 juin 2022 par AP Photo/Jean-Francois Badias)

POLLUTION - Une décision historique pour le Parlement européen . Ce dernier a voté, ce mercredi 8 juin en session plénière, pour la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des voitures et camionnettes neuves à partir de 2035 .

Ainsi, seule la vente de véhicules électriques sera autorisée . Une décision qui ne concerne pas les ventes d’occasion et qui n’empêchera pas ceux qui auront acheté un véhicule neuf thermique de continuer à l’utiliser après 2035.

“La logique derrière est d’acter la disparition quasi totale des voitures thermiques des routes en 2050, leur durée de vie étant d’environ 16 ans”, explique au Parisien Phuc-Vinh Nguyen, chercheur de l’Institut Jacques Delorsce et spécialiste de la politique énergétique de l’UE.

Canfin dénonce une “radicalisation anti-Pacte vert”

Cette mesure a été adoptée à Strasbourg par 339 pour (249 voix contre, 24 abstentions).  Un vote serré en raison d’une farouche opposition de la droite, inquiète des conséquences pour l’industrie automobile, la première en termes d’emplois en Europe, et qui défendait plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles en 2035 (au lieu de 100%), permettant de continuer la vente de véhicules hybrides.

“C’est incompatible avec l’accord de Paris” et compromet l’objectif européen de neutralité carbone en 2050, avait tempêté Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission parlementaire de l’environnement, dénonçant la “radicalisation anti-Pacte vert” d’une droite victime du “lobbying intense” des industriels. Après le résultat, Pascal Canfin a salué “une victoire majeure” et “une décision historique qui nous mène vers une nouvelle ère, celle de la neutralité climat”.

L’Europe a imposé dès 2020 un plafond moyen de 95 grammes de CO 2 par kilomètre aux constructeurs automobiles, qui devait être encore abaissé de 37,5 % en 2030.

Les eurodéputés recalent un texte-clé du plan climat de l’UE

Les parlementaires se prononçaient sur 8 des 14 textes de la feuille de route proposée en juillet 2021 par la Commission européenne pour réduire de 55% d’ici 2030, par rapport à 1990, les émissions de gaz à effet de serre de l’UE. Ces votes déterminent les positions des eurodéputés avant leurs négociations avec les États membres.

Or, le texte central du plan, qui prévoit l’élargissement du marché des quotas d’émissions de CO2 et la suppression progressive des quotas gratuits aux industriels, a été rejeté par 340 voix (265 pour, 34 abstentions) . Il sera renvoyé en commission parlementaire pour être réexaminé.

“Coup de tonnerre ! La majorité doit revoir sa copie en raison de règles pas assez ambitieuses. Le climat n’attend pas”, s’est réjouie l’eurodéputée Karima Delli (Verts).

La proposition traduisait un compromis entre le PPE (droite pro-européenne, première force du Parlement) et Renew (libéraux) pour réduire de 63% d’ici à 2030, par rapport à 2005, les émissions des secteurs soumis au marché carbone: mieux que l’objectif de la Commission (-61%), mais en-deçà du vote en commission parlementaire Environnement (-67%).

Surtout, elle ajustait le calendrier pour éliminer les quotas d’émissions gratuits accordés aux entreprises européennes, à mesure que seront taxées les importations dans l’UE de secteurs polluants (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) sur la base du prix du CO2 européen.

À voir également sur Le HuffPost: Elon Musk inaugure une usine Tesla au Texas et voit les choses en grand

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    Tesla: Hertz fait une commande astronomique de 100.000 voitures

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 October, 2021 - 17:21 · 4 minutes

Tesla a dépassé les 1.000 milliards de dollars en Bourse le 25 octobre 2021.

ÉCONOMIE - Testa et Elon Musk entrent un peu plus dans l’histoire. La firme d’ Elon Musk , dopée à Wall Street par une méga-commande de 100.000 véhicules électriques du loueur Hertz d’ici fin 2022, est entrée lundi 25 octobre dans le club très sélect des entreprises valant plus de 1000 milliards de dollars en Bourse.

Les investisseurs ont fait peu de cas d’une nouvelle alerte émise par le bureau américain en charge de la sécurité des transports, le NTSB, qui a vertement reproché lundi au groupe d’avoir ignoré ses recommandations sur son système d’aide à la conduite.

L’action du groupe s’est envolée de 12,66%, terminant à 1.024,86 dollars à Wall Street, ce qui lui donne une capitalisation boursière de 1029 milliards de dollars. Elon Musk a d’ailleurs célébré la nouvelle sur Twitter. “Wild $T1mes” (littéralement “temps sauvages”), a-t-il publié, jouant avec les chiffres et les lettres pour écrire le montant, 1 trillion de dollars en anglais.

Seuls Apple, Microsoft, Google et Amazon valent actuellement plus chers sur la place de New York. Et Tesla y vaut 12 fois plus que le plus gros vendeur de voitures aux États-Unis, General Motors.

Cette flambée conforte aussi la place d’homme le plus riche au monde pour Elon Musk, qui selon le cabinet Factset, possède environ 17% des parts de l’entreprise.

L’action avait déjà grimpé après la publication la semaine dernière des résultats du constructeur, qui a encore connu au troisième trimestre des ventes et des bénéfices records, malgré les problèmes d’approvisionnement et de pénurie de semi-conducteurs qui affectent l’ensemble du secteur automobile. Autre bonne nouvelle, la Tesla Model 3 s’est classée en tête des meilleurs ventes européennes en septembre.

Les véhicules électriques en progression aux États-Unis

Pour le patron du loueur de voitures, Mark Fields, ces dernières “sont devenues des produits grand public” et ce n’est que le début.

Hertz mise beaucoup sur cette nouvelle stratégie, engageant même la star du football américain Tom Brady pour la promouvoir. Avec les Tesla, les voitures électriques devraient représenter plus de 20% de sa flotte.

“Une commande de cette ampleur (...) met en évidence l’adoption progressive des véhicules électriques aux États-Unis”, remarque l’analyste Dan Ives de Wedbush. Le pays semble être en train de rattraper son retard sur la Chine et l’Europe, avance-t-il.

Même si les constructeurs traditionnels ont récemment mis l’accélérateur sur l’électrique, le groupe d’Elon Musk garde pour l’instant une longueur d’avance.  Non seulement la croissance de son chiffre d’affaires dans un contexte difficile pour le secteur automobile est “extraordinaire”, relèvent les analystes de Morgan Stanley. Mais l’entreprise est aussi l’une des plus rentables du secteur.

Elle va étendre sous peu ses capacités de production en ajoutant à ses usines de Fremont en Californie et de Shanghai en Chine, deux nouveaux sites, au Texas et à Berlin.

Craintes sur la conduite autonome

Tesla va aussi pouvoir compter de plus en plus sur des activités annexes, comme son réseau de bornes de recharge, ses assurances automobiles ou ses logiciels de conduite autonome , ajoutent les analystes de Morgan Stanley.

Sur ce dernier point, les régulateurs ne voient pas toujours d’un bon œil les avancées du groupe, à l’image de la lettre adressée lundi 25 octobre par le NTSB à Elon Musk.

L’agence, qui se dit “très inquiète”, lui reproche de n’avoir jamais expliqué comment il comptait mettre en œuvre les recommandations émises après un accident en 2016 alors même qu’il expérimente actuellement de nouvelles fonctionnalités en conditions réelles.

En plus du système Autopilot déjà proposé sur ses voitures, Tesla est en effet en train de tester depuis début octobre une nouvelle version de son système d’aide à la conduite, surnommée Full Self Driving Beta (ou FSD Beta), auprès d’un groupe de conducteurs sélectionnés par ses soins, sans en avoir auparavant référé aux autorités compétentes.

Défauts de conception

Ce test a encore connu un accro ce week-end, Tesla ayant retiré temporairement une nouvelle mouture de FSD Beta peu après son lancement pour des “problèmes” non précisées.

“Vous avez déclaré que ‘la sécurité est toujours la priorité dans la conception d’une Tesla’”, souligne la lettre. Or, “cette déclaration est complètement sapée par l’annonce selon laquelle les conducteurs de Tesla peuvent demander à utiliser FSD Beta aussi bien sur les autoroutes qu’en milieu urbain alors que vous n’avez pas remédié aux défauts de conception” à l’origine de plusieurs accidents, est-il ajouté.

Le NTSB a notamment préconisé à Tesla, ainsi qu’à cinq autres constructeurs automobiles , d’incorporer dans leurs systèmes d’aide à la conduite des outils limitant leur utilisation aux conditions pour lesquelles ils sont prévus. Elle a aussi recommandé de développer des applications permettant de déterminer les moments où le conducteur n’est plus suffisamment attentif.

Seul Tesla n’a jamais répondu, regrette le NTSB.

À voir également sur Le HuffPost : À bord d’une Tesla, il parcourt plus de 500 km sans toucher le volant

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    La future giga-usine Tesla d'Elon Musk à Berlin inaugurée en grande pompe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 10 October, 2021 - 11:52 · 4 minutes

TESLA - Opération séduction près de Berlin. Le constructeur américain Tesla a inauguré ce samedi 9 octobre sa future “giga-usine” , la première en Europe, espérant livrer ses premières voitures électriques en décembre.

Des milliers de personnes ont été accueillies pour une cérémonie festive, alors que l’entreprise n’a toujours pas reçu de permis de construire et que certains riverains s’opposent au projet.

Les participants ont été acheminés par des navettes spéciales à Grünheide, dans la banlieue de Berlin, formant de longues files d’attente pour accéder à la première usine européenne du groupe, devant laquelle des dizaines de chapiteaux blancs, une grande roue et des manèges avaient été installés, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

En fin d’après-midi, l’emblématique patron du groupe, Elon Musk, a fait une apparition, tentant de lire quelques phrases en allemand, avant de reprendre son discours en anglais.

“Elon Musk est ici et il parle allemand”

“Nous sommes prêts à démarrer la production d’ici quelques mois, en novembre ou décembre, pour livrer, espérons-le, nos premières voitures en décembre”, a-t-il déclaré.

“Avec cette usine, nous voulons produire des voitures électriques peu chères et en grande quantité (...) afin d’accélérer la transition énergétique”, a également lancé Elon Musk, sous les applaudissements.

La cérémonie s’est déroulée au fil de concerts de musique électro, visites de l’usine et “food trucks” végétariens, pour une journée que le groupe américain voulait à l’image de Berlin, capitale européenne de la fête.

Séduire les locaux

À travers ces “portes ouvertes”, le constructeur américain veut montrer patte blanche auprès des habitants, après plusieurs mois de polémiques. Tesla a en effet bénéficié d’une procédure exceptionnelle et controversée d’autorisation préalable, qui lui a permis de débuter les travaux dès 2019, avant d’avoir un permis de construire.

Aucun agrément définitif n’a depuis été délivré par les autorités locales, qui évaluent encore l’impact de l’usine sur l’environnement. Les travaux sont pourtant presque terminés. Ce régime d’exception -et la situation administrative qui en découle- a suscité la colère de certains riverains, inquiets pour les ressources en eau et la biodiversité de la région.

“Stop Tesla”, “l’eau et la forêt ne sont pas pour le profit privé”: certains d’entre eux s’étaient rassemblés samedi matin à une centaine de mètres de l’usine pour exprimer leur rejet du projet. “Il est incroyable de pouvoir construire une telle usine sans autorisation!”, s’est indigné Gurdrun Lübeck, militante associative locale de 69 ans.

Manifestations, recours en justice, lettres ouvertes... des opposants, soutenus par des associations, se sont mobilisés ces derniers mois pour retarder le projet. L’an dernier, la justice a même contraint Tesla à suspendre son chantier en raison du risque de destruction d’habitat naturel d’espèces protégées de lézards et de serpents.

Une consultation publique, prévue dans le cadre de la procédure d’obtention du permis, est ouverte jusqu’au 14 octobre. Une autorisation définitive ne devrait pas être accordée avant cette date. Celle-ci est indispensable pour que l’usine lance la production.

“Aucune date n’est encore fixée” pour délivrer cette autorisation, a assuré à l’AFP le ministère de l’Environnement du Brandebourg, la région où est implantée l’usine.

Parmi les invités à la fête, pour la plupart des habitants de la région, on ne trouvait pas que des soutiens inconditionnels de l’entreprise. “Je suis critique, en quelque sorte. Il n’y a pas assez de routes, de place, pour une telle usine ici”, estime Marlen Winkler, 35 ans.

Un objectif de 500.000 Tesla produites chaque année

L’usine, annoncée en grande pompe en novembre 2019, s’étendra sur 300 hectares, pour une production de 500.000 véhicules électriques par an. Beaucoup craignent l’insuffisance des infrastructures pour accueillir une telle installation, dans cette ancienne région d’Allemagne de l’Est.

L’usine doit bénéficier des technologies dernier cri, avec notamment “la plus grande machine de moulage de pièces détachées au monde”, note Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile et directeur de l’institut allemand Center Automotive Research.

Elon Musk prévoit également d’y construire “la plus grande fabrique de batteries au monde” . Le groupe devra démonter l’usine à ses frais si aucun permis de construire ne lui était délivré. Une issue jugée “improbable” par Ferdinand Dudenhöffer, en raison du “soutien politique” au projet. “L’ensemble des partis politiques y sont favorables”, rappelle l’expert.

Mais des “modifications de l’édifice” pourraient être demandées, retardant l’ouverture. Celle-ci était initialement prévue en juillet.

À voir également sur Le HuffPost: Thomas Pesquet vous présente son garde-manger dans l’ISS et c’est en partie appétissant

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    Voitures électriques: vous n'avez rien compris au débat sur l'automobile et l'écologie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 7 October, 2021 - 08:36 · 1 minute

ÉCOLOGIE - La voiture thermique pollue et il faut en finir avec ce mode de transport. Ce constat est évident d’un point de vue environnemental. Mais il n’y a pas de remède miracle, de solution unique pour remplacer ce qui a révolutionné notre vie depuis plus d’un siècle et a redéfini notre rapport aux distances. C’est ce qu’on vous explique dans cet épisode de L’enver(t) du décor, le podcast environnement du service science du HuffPost .

Même si c’était possible, remplacer toutes les autos par des voitures électriques ne fonctionnerait pas. Et les modes de déplacements alternatifs, du vélo aux transports en commun, ne suffiront pas non plus. Face à une solution unique (mais aux conséquences dramatiques) qui a façonné notre monde, il convient d’inventer de multiples solutions à faire fonctionner de concert très vite. Reste à savoir comment financer une telle révolution.

Apple Podcasts
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Les sources utilisées :

  • L’ article de Jean-Claude Raoul sur l’évolution de nos mobilités
  • L’ évolution des émissions de CO2 par secteur en Europe
  • Le bilan carbone de la voiture électrique en cycle de vie complet par l’Ademe ( ici et )
  • Une analyse de Carbon Brief sur le temps nécessaire pour “rentabiliser” en termes climatique l’achat d’un véhicule électrique
  • Des données officielles sur l’évolution des transports et de leurs émissions en France
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    Après la claque des régionales, Emmanuel Macron sur le terrain pour promouvoir la marque France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 27 June, 2021 - 21:05 · 4 minutes

Emmanuel Macron, ici au Touquet le 27 juin 2021.

ÉCONOMIE - Deux milliards d’euros d’investissement, 1000 emplois créées d’ici 2024: pour son premier déplacement après la défaite cinglante de son parti aux régionales , Emmanuel Macron doit formellement annoncer ce lundi 28 juin dans le Nord l’implantation d’une usine sino-japonaise de batteries pour voitures électriques, la présentant comme un symbole de l’attractivité française.

AESC, filiale japonaise de batteries du groupe chinois de technologies vertes Envision, fabriquera des batteries près de l’usine Renault de Douai (Nord), pour les gammes compactes du Losange et pour d’autres marques.

Cette future giga-usine est seulement la seconde annoncée en France après celle de Stellantis (le groupe né du mariage de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler) et de TotalEnergies à Douvrin (Nord).

Envision prévoit d’investir deux milliards d’euros durant la décennie dans cette future usine. Le projet aura deux phases: la construction du site entre 2022 et 2024 avec 1000 emplois créés, près d’usines Renault existantes dont les véhicules intègreront les batteries, puis une extension de la capacité de production à l’horizon 2030.

L’usine Envision sera ainsi la pièce maîtresse du pôle “ElectriCity” que Renault va lancer dans le Nord. Les batteries, ajoutées à l’assemblage de la Mégane et de la R5 électriques, doivent donner un nouveau souffle aux usines de Douai, Maubeuge et Ruitz.

“De par sa localisation au centre de l’Europe, le nord de la France a le potentiel de devenir un centre mondial de premier plan pour la production de batteries et également en raison du prix très compétitif” de l’énergie nucléaire, dit à l’AFP Lei Zhang, le PDG d’Envision.

Le Losange a également annoncé avoir signé un protocole d’accord en vue de devenir actionnaire à hauteur de “plus de 20%” de la start-up grenobloise Verkor, qui cherche à implanter une troisième usine de batteries en France d’ici 2024.

Déjà soutenue par Schneider Electric et CapGemini, la startup composée notamment d’anciens de Tesla et de Northvolt vise une production de 40 à 50 GWh d’ici à 2030. Renault va travailler avec Verkor sur le co-développement et la fabrication d’une batterie haute performance pour ses véhicules haut de gamme.

L’attractivité tricolore

En visitant l’usine Renault de Douai ce lundi, Emmanuel Macron souhaite “illustrer l’attractivité de la France dans le secteur industriel, sur des segments d’avenir, et ses retombées pour les territoires, en particulier en matière d’emplois”, souligne l’Élysée.

Les projets de Renault et d’Envision devraient recevoir au total environ 200 millions d’aides publiques, entre État et collectivités, selon l’Élysée, et entre 60 et 100 millions de fonds européens, selon le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand .

Avec l’électrification éclair du marché automobile, les pays européens se battent pour accueillir ces usines de batteries qui devraient remplacer à moyen terme une partie des usines d’automobiles. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Norvège ont quelques usines d’avance.

Au lendemain de la débâcle du parti présidentiel aux régionales, Emmanuel Macron veut donner la priorité à l’économie pour se relancer en vue de la présidentielle de 2022.

Xavier Bertrand, un de ses adversaires annoncés pour 2022, lui avait d’ailleurs grillé la politesse vendredi en confirmant le projet.

Dans la foulée de sa visite à Douai, le chef de l’État se rendra ce lundi au sommet “Choose France”, qui réunira à Versailles plus d’une centaine de dirigeants d’entreprises étrangères.

L’objectif est de faire le “portrait d’une France plus compétitive et innovatrice que jamais”, argue-t-on au ministère du Commerce extérieur, en rappelant que le pays est resté en 2020 pour la deuxième année consécutive le plus attractif pour les investisseurs étrangers en Europe, selon le baromètre du cabinet EY publié début juin.

Renault face à la transition

Pour Renault, l’implantation d’Envision est stratégique au moment où le marché automobile se convertit à l’électrique, face au spectre d’une interdiction prochaine des moteurs à essence en Europe.

Volkswagen a investi dans le pionnier suédois Northvolt et prévoit de construire cinq autres usines. Stellantis doit préciser son plan début juillet.

Avec cette usine, Renault est le troisième constructeur le mieux placé dans la transition vers l’électrique, derrière Volvo et Volkswagen, selon l’ONG Transport & Environnement.

Le groupe compte fabriquer 500.000 véhicules dans son ElectriCity, soit un sixième de sa production de l’année 2020. L’implantation de l’usine d’Envision et le partenariat avec Verkor doivent générer près de 4500 emplois directs en France d’ici 2030.

Le projet a été approuvé début juin par tous les syndicats du constructeur, même si certains redoutent que tous les salariés ne se retrouvent pas dans le nouveau pôle.

À voir également sur Le HuffPost : Une usine Lubrizol prend feu aux États-Unis, 20 mois après la catastrophe de Rouen

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    Selon Tesla, un conducteur était "probablement" au volant lors de l'accident mortel au Texas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 27 April, 2021 - 02:38 · 2 minutes

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ÉTATS-UNIS - Tesla s’est défendu ce lundi 26 avril après un accident mortel au Texas , assurant qu’il était “probable” qu’une personne était bien au volant au moment de la collision et maintenant que son logiciel d’aide à la conduite n’était pas enclenché.

Cet accident avait braqué les projecteurs sur les systèmes d’assistance à la conduite que le groupe propose, la police locale ayant assuré que selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y avait apparemment pas de conducteur lorsque le véhicule s’est écrasé contre un arbre à Spring, dans la banlieue de Houston, le 17 avril.

Tesla coopère avec les différentes enquêtes en cours sur l’événement, a assuré un spécialiste de l’ingénierie du groupe, Lars Moravy, lors d’une conférence téléphonique ce lundi.

Il a été “constaté que le volant était déformé, ce qui implique la probabilité que quelqu’un était sur le siège du conducteur au moment de la collision, et toutes les ceintures ont été retrouvées après l’accident non accrochées”, a-t-il déclaré.

Elon Musk a pour sa part répété, comme il l’avait déjà dit dans un tweet ce lundi dernier, que le logiciel Autopilot n’était pas en cause.

De nombreuses réactions sur les réseaux sociaux

La fonction de direction automatique “n’était pas et ne pouvait pas être enclenchée dans ces conditions de route”, a aussi relevé Lars Moravy.

Il n’a en revanche pas encore été possible de récupérer les données de la voiture au moment de l’impact, recueillies sur une carte informatique, a-t-il souligné. “Mais les autorités locales y travaillent et nous attendons leur rapport.”

Selon un responsable de la police du comté de Harris, Mark Herman, les autorités n’ont retrouvé que deux victimes, l’une à la place du passager et l’autre sur le siège arrière.

L’agence américaine de la sécurité routière, la NHTSA tout comme le Bureau national des transports et de la sécurité des États-Unis (NTSB) ont ouvert leurs enquêtes.

Les circonstances de l’accident ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, relançant les interrogations sur les capacités des logiciels d’aide à la conduite développés par Tesla.

Sur son site internet, le constructeur prévient que ses systèmes ne rendent pas le véhicule autonome et que la supervision active d’un conducteur reste nécessaire.

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