close
  • Hu chevron_right

    Yaël Braun-Pivet défend sa méthode de gestion de l'Assemblée, malgré les critiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 24 July - 10:44 · 3 minutes

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, lors du discours de politique générale de la Première ministre française Elisabeth Borne. Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, lors du discours de politique générale de la Première ministre française Elisabeth Borne.

POLITIQUE - Première femme au perchoir de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet souhaite instaurer une nouvelle méthode de travail dans l’hémicycle, comme elle le dévoile ce dimanche 24 juillet, dans les colonnes du Parisien .

La nouvelle présidente de l’Assemblée nationale a forte à faire depuis son arrivée fin juin au perchoir. Face à des députés souvent turbulents, l’élue des Yvelines a récemment écrit à la Première ministre pour instaurer un “changement de méthode dans les relations entre l’ Assemblée nationale et le gouvernement”.

Selon elle, “il ne faut pas concevoir l’Assemblée comme un lieu où le moindre comportement un peu turbulent ou un peu sonore doit être immédiatement sanctionné” et décrit sa manière de fonctionner: “La méthode Braun-Pivet, c’est écouter, dialoguer et décider ensemble”, assure-t-elle.

Elle ajoute qu’elle “ne veut pas d’une Assemblée qui soit trop lisse”.” Telle qu’issue du scrutin de juin dernier, elle est plus représentative des équilibres politiques du pays, mais aussi des tensions qui le traversent”, ajoute l’élue. Pour autant, “il faut que chacun respecte les règles du jeu, la dignité de sa fonction et les citoyens qu’il représente. Je n’hésiterai pas à sanctionner lorsque des propos vont trop loin ou lorsqu’il y a du chahut”, avertit-elle.

Une présidente pas toujours impartiale?

Depuis son arrivée et malgré une volonté de changement au sein de l’hémicycle, Yaël Braun-Pivet a ciblé par des critiques concernant des recadrages vis-à-vis de certains partis, notamment sur la part de rappel à l’ordre infligé à la France Insoumise et plus largement à la Nupes, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous .

Ce qui ne l’empêche pas non plus de prendre la défense des députés de gauches, qualifiés de “sales” par Renaud Muselier. “Je ne me permettrais jamais de parler des députés en utilisant ce vocabulaire”, dit-elle au Parisien .

Et sur le sujet de l’impartialité, l’ancienne avocate se défend. “Ma fonction m’impose d’être la plus équitable et la plus juste possible. C’est pour moi la seule boussole”, avance-t-elle, citant par exemple son rappel à l’ordre à Marine Le Pen , lors de la discussion générale, pour avoir largement dépassé son temps de parole.

Samedi, sur les bancs de l’Assemblée, la présidente a cependant une nouvelle fois fait tiquer une députée NUPES. Interrompue par le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal , la députée EELV Sandra Regol a stoppé sa prise de parole pour faire remarquer le manque de discipline du ministre. Mais Yaël Braun-Pivet a finalement mis un terme à l’intervention de la députée qui avait dépassé ses 2 minutes.

Un deux poids, deux mesures pour la députée écologiste, qui sur Twitter,  a repartagé des extraits de cette séquence.

À voir également sur Le HuffPost: “Qui a déjà touché 800 euros par mois ici?” L’intervention de cette députée n’a pas plus à tout le monde

  • Hu chevron_right

    Yaël Braun-Pivet préfère gronder Danielle Simonnet que Marine Le Pen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 July - 14:56 · 2 minutes

Yaël Braun-Pivet photographiée à l'Assemblée le 6 juillet Yaël Braun-Pivet photographiée à l'Assemblée le 6 juillet

POLITIQUE - Assemblée nationale, mardi 12 juillet, 15h04. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet , donne la parole à Marine Le Pen . “Une question pour Madame la Première ministre”, commence la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, avant de saluer les propos de Gérald Darmanin au sujet de l’expulsion d’étrangers “reconnu coupables d’un acte grave”. Ce qui constitue, selon elle, un “pas” du gouvernement vers le RN.

Deux minutes plus tard, alors que la présidente de l’Assemblée nationale se désaltère, Élisabeth Borne répond à la question de la députée du Pas-de-Calais. Rien à signaler, si ce n’est un échange classique dans le cadre des questions au gouvernement. 15h14, Yaël Braun-Pivet donne la parole à Danielle Simonnet.

La députée insoumise de Paris commence: “Ah... la République exemplaire tant vantée par Emmanuel Macron”. Puis l’élue d’enchaîner sur les “ Uber files ”, dans une question à laquelle répondra Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.

“Madame Simonnet, je vous parle”

Mais à la fin de son intervention, Danielle Simonnet est directement interpellée, par son nom et non par son titre, par la présidente de l’Assemblée nationale. “Madame Simonnet, Madame Simonnet, je vous parle... Je vous précise qu’avant toute prise de parole, il est d’usage de saluer la présidence dans cet hémicycle”, a grondé Yaël Braun-Pivet, provoquant une salve d’applaudissements sur les bancs du palais Bourbon.

Or, à peine 10 minutes plus tôt, la présidente -en congé- du Rassemblement national n’avait pas plus “salué la présidence” avant de poser sa question. Sans pour autant faire l’objet de cette même réprimande.

Sollicité par Le HuffPost sur les raisons expliquant cette différence de traitement entre les deux députées, l’entourage de Yaël Braun-Pivet n’a, pour l’heure, pas donné suite.

À voir également sur Le HuffPost: Il n’y a que deux chefs d’opposition que Borne n’a pas cité et ça en dit long

  • Hu chevron_right

    Remaniement au gouvernement: Abad, Schiappa... Qui sort, qui entre, qui bouge

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 4 July - 08:44 · 2 minutes

Ce lundi 4 juillet, un remaniement gouvernemental a été annoncé. Si Damien Abad (à gauche) quitte le gouvernement, François Braun et Marlène Schiappa, eux, y entrent. Ce lundi 4 juillet, un remaniement gouvernemental a été annoncé. Si Damien Abad (à gauche) quitte le gouvernement, François Braun et Marlène Schiappa, eux, y entrent.

POLITIQUE - C’est la conséquence attendue des dernières élections législatives. Ce lundi 4 juillet, un remaniement gouvernemental a été annoncé par l’exécutif, la suite logique des scrutins des 12 et 19 juin derniers ainsi que de l’élection de la désormais ex-ministre Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée nationale.

En effet, les défaites d’Amélie de Montchalin , Brigitte Bourguignon et Justine Bénin dans leur circonscription, mais aussi les accusations de viol portées contre Damien Abad et le nouvel équilibre précaire au palais Bourbon avaient rendu nécessaire une série de changements au sein du gouvernement d’Élisabeth Borne.

Et le principal enseignement de ce remaniement est justement que Damien Abad , comme la secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou , tous deux accusés de violences sexuelles, quittent le gouvernement.

Par ailleurs, plusieurs personnalités font leur entrée au gouvernement, à commencer par le médecin François Braun. Récemment chargé par Emmanuel Macron d’une “mission flash” , le président de Samu-Urgences de France devient ministre de la Santé à la place de Brigitte Bourguignon, battue de quelques dizaines de voix dans le Pas-de-Calais. Un homme qui a formulé de nombreuses recommandations pour faire évoluer le fonctionnement des urgences en France et qui n’a pas hésité à tacler le système concurrentiel mis en place depuis quelques années en matière de santé.

Marlène Schiappa de retour

De même, l’ex-préfet en Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon, Jean-François Carenco remplace Yaël Braun-Pivet aux Outre-mer, le maire d’Angers Christophe Béchu arrive à la Transition écologique, le député MoDem Jean-Noël Barrot devient ministre délégué au Numérique, le maire de Clichy-sous-Bois Olivier Klein arrive au Logement et l’édile de Beauvais Caroline Cayeux aux Territoires.

À noter par ailleurs que Marlène Schiappa , qui avait passé le premier quinquennat d’Emmanuel Macron au gouvernement (d’abord à l’Égalité femme-homme puis à la Citoyenneté), revient en responsabilité. Elle est désormais en charge de l’Économie sociale et solidaire et de la vie associative, ont révélé nos confrères BFMTV .

Enfin, Olivia Grégoire voit ses fonctions de porte-parole du gouvernement prendre fin de manière prématurée, moins de deux mois après avoir été nommée. Si elle retourne à Bercy avec un large portefeuille (PME, commerce, tourisme), elle est remplacée en tant que visage et voix du gouvernement par Olivier Véran. Aux relations avec le parlement, dans ce jeu de chaises musicales, c’est Franck Riester qui prend la place de ce dernier.

Autre évolution en interne: Clément Beaune, élu sur le fil député à Paris, passe des Affaires européennes aux Transports et voit l’économiste Laurence Boone, ancienne conseillère de François Hollande, lui succéder. Par ailleurs, Geneviève Darrieussecq, qui avait passé cinq ans au gouvernement durant le premier quinquennat fait son retour dans la nouvelle équipe. Elle hérite du rôle de ministre déléguée à l’Autonomie.

À voir également sur le HuffPost : Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

  • Hu chevron_right

    Assemblée nationale: Les 3 images historiques d'une première semaine sous tension

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 16:31 · 1 minute

POLITIQUE - “House of Bourbon”? L’Assemblée nationale a vécu sa première semaine, et ses premières intrigues , dans une ambiance digne des meilleures séries politiques pour élire son bureau et distribuer les postes clefs aux députés. Rarement les luttes pour les commissions, la questure ou le secrétariat n’ont suscité un tel engouement doublé de crispations.

C’est ainsi que Yaël Braun-Pivet, élue dans les Yvelines dès 2017, est devenue la toute première présidente de l’Assemblée nationale , au sein d’un hémicycle bien moins paritaire qu’auparavant . C’est également dans ce contexte, marqué par la recomposition du spectre politique que des députés de la majorité ont voté pour des élus du Rassemblement national afin de leur réserver deux postes de vice-présidents (sur six au total).

Au rayon des scènes marquantes, on pourrait aussi ajouter l’élection controversée de l’insoumis Eric Coquerel à la tête de la prestigieuse commission des finances. Un profil venu de la gauche radicale, qui tranche avec ceux qui ont occupé le poste avant lui.

Autant d’événements, riches en enseignements, que Le HuffPost vous propose de retrouver dans la vidéo en tête de l’article.

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi, malgré la dédiabolisation, Marine Le Pen et le RN restent d’extrême droite

  • Hu chevron_right

    Yaël Braun-Pivet bientôt première présidente de l'Assemblée: 5 choses à savoir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 June - 08:55 · 4 minutes

Yaël Braun-Pivet, devant Matignon le 21 juin 2022. REUTERS/Benoit Tessier Yaël Braun-Pivet, devant Matignon le 21 juin 2022. REUTERS/Benoit Tessier

POLITIQUE - Novice en politique il y a cinq ans, Yaël Braun-Pivet, 51 ans, est la grande favorite pour devenir la première femme présidente de l ’Assemblée nationale , ce mardi 28 juin. Désignée par le groupe Renaissance (ex-LREM) pour être candidate au perchoir, l’éphémère ministre des Outre-mer succédera à Richard Ferrand, battu aux législatives le 19 juin dernier , lors d’un vote organisé dans l’hémicycle.

Aux oppositions, l’élue disait, après la perte de la majorité absolue aux législatives : “Il va falloir qu’on travaille ensemble, il va falloir chercher des majorités d’idées [...]. On est tous comptables de cette action collectivement.”

Cette descendante de “l’immigration slave, juive polonaise et juive allemande, avec des grands-parents entrés en France avec des visas touristes” dans les années 1930, préfère les débats internes aux bras de fer publics. Si ses qualités humaines - “chaleureuse”, “pas tordue” - sont saluées, elle se voit parfois reprocher d’être trop “sympa”. “C’est pas mon truc d’être chiante et autoritaire”, réplique Yaël Braun-Pivet.

  • Issue de la société civile

Yaël Braun-Pivet est avocate pénaliste de formation. Mais cette native de Nancy a mis sa “vocation” entre parenthèses pour suivre son mari, cadre chez L’Oréal, sept ans à Taïwan et au Japon, et élever leurs cinq enfants. De retour, elle s’investira aux Restos du cœur, créant des consultations gratuites d’avocats et un centre d’accueil dans les Yvelines.

En 2017, elle adhère à En Marche, après avoir “toujours voté PS”. C’est un “prolongement”, explique-t-elle aujourd’hui, qui lui permet d’être “dans l’action sans rester sur des postures”.

  • Présidente de la commission des Lois

Élue députée des Yvelines, elle est choisie pour présider de la commission des Lois. Ce poste, qu’elle occupera pendant cinq ans, fait d’elle une figure incontournable du Palais Bourbon. “J’ai tenu la barre face aux crises, du terrorisme à la pandémie”, les sujets de sa commission, fait-elle valoir. Et aussi aux critiques sur son “amateurisme”, venues des oppositions mais aussi d’élus de la majorité.

Elle vante aujourd’hui sa “nouvelle méthode de travail, faite d’écoute” et de “co-construction”, y compris avec les oppositions, dont elle a su se faire apprécier. Les femmes “doivent réussir en politique sans imiter ou s’adapter à un modèle masculin”, juge Yaël Braun-Pivet. Désormais face aux élus RN et LFI en force, “il faut quelqu’un de stable et expérimenté, avec un sens de la répartie”, relève un ministre qui la soutient.

  • Dans la tourmente de l’affaire Benalla

Yaël Braun-Pivet n’a pas été épargnée par l’affaire Benalla. À l’été 2018, la commission d’enquête sur l’ex-collaborateur du président, dont elle est co-rapporteuse, explose après le retrait de l’opposition. Plusieurs députés accusent Yaël Braun-Pivet de “protéger” l’Élysée, l’insoumis Alexis Corbière la qualifiant de “Benalla de l’Assemblée nationale”. Cible de menaces antisémites et d’injures sexistes sur les réseaux sociaux, Yaël Braun-Pivet dira quelques mois après que sa “position était intenable dès le départ”.

Ces critiques ne l’empêchent pas de briguer quelques mois plus tard le perchoir. Elle envisage de se présenter contre Richard Ferrand qui “n’incarne pas le renouvellement”, selon elle. Avant de changer d’avis et de retirer sa candidature . Quatre ans plus tard, “elle prend sa revanche”, glisse une source gouvernementale.

  • Éphémère ministre des Outre-mer

Habituée de l’hémicycle, Yaël Braun-Pivet l’a brièvement quitté pour entrer au gouvernement Borne. Nommée ministre des Outre-mer fin mai, elle n’aura passé qu’un mois et cinq jours rue Oudinot. Juste le temps d’un déplacement en Guadeloupe pour appeler à “regarder en face” l’histoire de l’esclavage. Elle a quitté samedi le gouvernement, s’attirant la colère de plusieurs élus de ces territoires .

  • Pour l’euthanasie mais contre l’IVG dans la Constitution (en 2018)

Yaël Braun-Pivet s’est fortement engagée l’année dernière en faveur de la proposition de loi d’Olivier Falorni autorisant l’euthanasie . Elle a aussi cherché à avancer dans la rénovation de la vie démocratique.

Son rejet, en 2018, de l’inscription du droit à l’avortement dans le préambule de la Constitution l’a rattrapée durant le week-end, après l’annonce d’une proposition de loi par la majorité en écho à la remise en cause du droit à l’IVG aux États-Unis. “Il n’est nul besoin de brandir des peurs” en France, assurait-elle alors. Ses propos ont été abondamment relayés par LFI ces derniers jours, dénonçant un revirement de la majorité... Première escarmouche avant même son accession à un poste par nature exposé.

À voir également sur Le HuffPost: Les formations climat ont-elles eu autant de succès à gauche qu’à droite ?

  • Hu chevron_right

    Ces votes à l'Assemblée nationale promettent une semaine de haute lutte politique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 04:00 · 5 minutes

Les enjeux d'une semaine explosive de distribution de postes à l'Assemblée Les enjeux d'une semaine explosive de distribution de postes à l'Assemblée

POLITIQUE - Un autre coup de Bourbon? Moins de dix jours après le résultat des élections législatives et la rentrée des classes dans l’hémicycle, les députés se répartissent les postes clefs au sein de l’Assemblée nationale , avec la gauche et le Rassemblement national en embuscade.

Sauf improbable retournement de situation, une femme va s’installer, pour la toute première fois, au Perchoir tandis que les oppositions promettent une rude bataille pour les présidences de commission ou la questure. En résumé, la semaine qui s’ouvre promet d’être ”épique”, selon une source parlementaire

Alors que les macronistes ont perdu la majorité absolue il y a une semaine, la Première ministre Élisabeth Borne va poursuivre en parallèle ses échanges avec les groupes parlementaires afin de former un “gouvernement d’action” pour “début juillet”, comme voulu par Emmanuel Macron.

Mardi: Braun-Pivet, une femme au Perchoir

Pour la première fois en France, une femme devrait accéder au perchoir, Yaël Braun-Pivet, qui était ministre des Outre-Mer depuis un mois et est sortie du gouvernement ce week-end. Encore novice en politique en 2017, l’ex-présidente de la commission des Lois de l’Assemblée réélue députée des Yvelines a été investie mercredi par la majorité présidentielle et devrait ainsi succéder à Richard Ferrand (LREM), un proche d’Emmanuel Macron défait au second tour des législatives.

L’ensemble des députés, réunis par ordre alphabétique à partir de 15 heures pour la première fois dans l’hémicycle, afin de lancer la XVIe législature, vont se prononcer lors d’un vote à bulletin secret à la tribune.

Se présentent également Annie Genevard, une ex-vice-présidente LR de l’Assemblée, et le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu. Un candidat de l’union de la gauche devrait également concourir. Si la majorité absolue des suffrages exprimés n’a pas été obtenue aux deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au troisième tour, ce qui devrait garantir sauf accident l’élection de Yaël Braun-Pivet.

Autre singularité: Cette séance inaugurale sera présidée par le doyen des députés, José Gonzalez membre du Rassemblement national, 79 ans -un nouvel élu, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’alors.

Mardi: Combien de députés manquants pour la majorité?

Les groupes doivent remettre à la présidence de l’Assemblée leurs déclarations politiques avant mardi 18 heures, accompagnées de la liste de leurs membres et des députés apparentés. Les groupes politiques peuvent le cas échéant se déclarer d’opposition. La liste sera publiée le lendemain mercredi au Journal officiel.

L’échéance est importante car elle va permettre d’établir quel est le rapport de force dans la nouvelle Assemblée. La majorité compte 252 députés, a indiqué jeudi la cheffe de gouvernement: il lui manque donc 37 élus pour la majorité absolue. Les téléphones chauffent chez les députés de la droite et de la gauche dites “modérées”, et les “pressions” sont fortes, témoigne un député à l’AFP.

À ce stade, on s’achemine vers 10 groupes politiques au total, soit le record déjà atteint en 2020: trois groupes de la majorité (LREM rebaptisé Renaissance, MoDem et Horizons), quatre à gauche (LFI, PS, PCF, écolo), les groupes LR et RN, et sans doute les UTiles. Ce dernier groupe, composé notamment de députés d’Outre-mer, entend être “indépendant” et plutôt dans “l’opposition propositionnelle”.

Mercredi: Questeurs et vice-présidents

Nouvelle séance mercredi à 15h: seront nommés, éventuellement par scrutin s’il y a pluralité de candidats, les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sorte de conseil d’administration de l’institution.

Il s’agit en premier lieu des six vice-présidents de l’Assemblée, qui assurent à tour de rôle, avec le président de l’Assemblée, la présidence des séances. Les trois questeurs, deux de la majorité, un de l’opposition, seront également désignés. Directement inspirés des questeurs romains, ils tiennent les cordons de la bourse de l’institution. En jeu également, douze postes de secrétaires.

Le bureau régit le fonctionnement de l’Assemblée nationale et peut aussi décider de lever l’immunité d’un député. Il doit refléter la composition de l’Assemblée.

Après un psychodrame en 2017 sur le questeur d’opposition, la majorité a revu les règles, établissant un système par points en fonction du poste à pourvoir, en vue de la répartition entre les groupes. Comptage dès mercredi matin lors d’une réunion au sommet de leurs présidents.

Jeudi: Projecteur sur la Commission des Finances

Jeudi sera sans doute le jour le plus scruté au Palais Bourbon. À partir de 10 heures 30, la lutte se déploiera dans les huit commissions permanentes de l’Assemblée (Lois, Affaires économiques, Affaires sociales...) pour l’élection de leurs directions.

Le groupe LREM s’y prépare dès lundi par une série de votes internes, notamment sur les fonctions stratégiques de rapporteurs généraux des budgets. Jean-René Cazeneuve et Alexandre Holroyd notamment sont en lice pour celui de l’État, Marc Ferracci et Stéphanie Rist pour celui de la Sécu.

Les projecteurs seront braqués sur la commission des Finances, dont le président doit être membre de l’opposition. La majorité traditionnellement ne participe pas au vote pour cette commission, laissant les oppositions s’organiser.

Certains macronistes se réservent cependant la possibilité de départager RN et gauche, qui prétendent au poste de président, avec respectivement Jean-Philippe Tanguy, ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, et l’insoumis Eric Coquerel (LFI) ou la socialiste Valérie Rabault. Pour éviter les fractures au sein de la Nupes, cette dernière a suggéré une présidence tournante... à gauche.

À voir également sur Le HuffPost : “Il doit changer de méthode”: après l’appel de Macron, l’opposition riposte

  • Hu chevron_right

    Yaël Braun-Pivet, en route vers la présidence de l'Assemblée, n'est déjà plus ministre des Outre-mer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 26 June - 08:05 · 3 minutes

Yaël Braun-Pivet, le 23 mai 2022 à l'Élysée. Yaël Braun-Pivet, le 23 mai 2022 à l'Élysée.

POLITIQUE - Un peu plus d’un mois après voir été nommée ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet quitte déjà son ministère. Candidate de la majorité présidentielle pour la présidence de l’ Assemblée nationale , elle devrait, sauf surprise, devenir ce mardi 28 juin la première femme à accéder au perchoir après un vote à bulletin secret à la tribune de l’ensemble des députés.

Son départ du gouvernement a été officialisé ce dimanche par un décret publié au Journal officiel . “Il est mis fin aux fonctions de Mme Yaël Braun-Pivet” et “les fonctions de ministre des Outre-Mer sont exercées par la Première ministre”, stipule ce décret pris samedi par Emmanuel Macron sur proposition d’ Élisabeth Borne .

L’annonce de la candidature de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée nationale avait été accueillie par de nombreuses critiques des élus ultramarins. Le député socialiste de Guadeloupe Élie Califer, nouvellement élu, avait témoigné, dans un communiqué, de sa “profonde déception de constater, qu’une fois de plus, ce gouvernement fait peu de cas” des Outre-mer.

Olivier Nicolas, secrétaire national PS aux Outre-mer avait, de son côté, choisi de réagir avec ironie à l’annonce de sa candidature. “Entre ‘rebâtir le lien abîmé avec les Outre-mer’ et les lambris de l’Hôtel de Lassay, Madame l’éphémère ministre a manifestement reculé devant l’obstacle, avait-il déclaré, reprenant les mots de Yaël Braun-Pivet lors de sa nomination. Ce n’était donc pas ‘le plus beau portefeuille’” qui soit.”

“Peut-être qu’elle ne voulait pas vraiment ce ministère-là”

Résigné, Jiovanny William, le nouveau député de la première circonscription de Martinique, avait dit espérer “que la personne qui viendra après elle appellera les députés ultramarins pour travailler avec eux”. “Peut-être qu’elle [Yaël Braun-Pivet] ne voulait pas vraiment ce ministère-là, que c’est un petit cadeau qui lui a été fait pour la remercier de sa fidélité. Mais quelle que soit la personne qui sera là, on fera avec”, avait, quant à lui, déclaré Davy Rimane, élu député de la 2e circonscription de Guyane avec le soutien de La France insoumise.

Encore novice en politique en 2017, Yaël Braun-Pivet, ex-présidente de la commission des Lois de l’Assemblée et députée des Yvelines, a été investie mercredi par la majorité présidentielle et devrait succéder à Richard Ferrand (LREM), un proche d’Emmanuel Macron défait au second tour des législatives.

Se présentent également Annie Genevard (LR), ex-vice-présidente LR de l’Assemblée, l’élu RN Sébastien Chenu, et il y aura certainement un candidat de l’union de la gauche. Si la majorité absolue des suffrages exprimés n’a pas été obtenue aux deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au troisième tour, ce qui devrait garantir sauf accident l’élection de Yaël Braun-Pivet.

À voir également sur Le HuffPost: Le droit à l’avortement dans la Constitution? LREM rattrapée par ses anciens votes

  • Hu chevron_right

    Le droit à l'avortement dans la Constitution? La majorité rattrapée par ses anciens votes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 25 June - 12:10 · 4 minutes

Quand la majorité refusait d'inscrire l'IVG dans la Constitution (ce qu'elle veut faire désormais). Ici l'ancienne présidente de la Commission des Lois, la députée Yaël Braun-Pivet en juillet 2018. Quand la majorité refusait d'inscrire l'IVG dans la Constitution (ce qu'elle veut faire désormais). Ici l'ancienne présidente de la Commission des Lois, la députée Yaël Braun-Pivet en juillet 2018.

POLITIQUE - Quatre ans. Ressenti: une éternité. Aurore Bergé, la nouvelle patronne des députés LREM à l’Assemblée nationale, ce samedi 25 juin, sa volonté de sanctuariser le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution ... Ce que les troupes du président de la République refusent pourtant de faire depuis 2018.

Soutenue par la Première ministre Élisabeth Borne dans cette entreprise, la cheffe de file des Marcheurs a expliqué sur France Inter porter cette mesure pour protéger les droits des femmes, après la décision historique de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l’IVG outre-Atlantique.

Des “droits fragiles”, explique-t-elle, susceptibles d’être remis en cause par des “revirements qui pourraient exister”. Autant d’arguments qui étaient ceux de l’opposition pendant toute la mandature précédente, cela dès 2018. Un an après leur élection à l’Assemblée, plusieurs députés UDI-Agir, accompagnés par ceux de la France insoumise (LFI), avaient repris les propositions du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes pour faire de la Constitution un texte garant “de l’égalité femmes-hommes”. La majorité avait, alors, refusé.

Il n’est nul besoin de brandir des peurs fondées sur la situation de ces droits dans d’autres pays." Yaël Braun-Pivet, en 2018

Les amendements visaient à inscrire le droit à la contraception et à l’avortement dans le préambule de la Constitution pour “envoyer un message fort” et empêcher une future majorité, quelle qu’elle soit, de “détricoter ce droit fondamental conquis pour l’émancipation des femmes”, selon les mots de Clémentine Autain (LFI) lors des débats dans l’hémicycle portant sur la réforme constitutionnelle.

Pas nécessaire, jugeait alors la majorité, sous l’impulsion du gouvernement. “Nous avons un droit suffisamment garanti”, avançait par exemple Nicole Belloubet, la garde des Sceaux de l’époque, face à l’opposition. “Je ne suis pas certaine que ce soit le niveau de norme approprié pour garantir ces droits”, expliquait-elle aussi pour justifier l’avis défavorable du gouvernement, appuyée, alors, par la rapporteur (LREM) du texte Yaël Braun-Pivet.

“Il n’est nul besoin de brandir des peurs fondées sur la situation de ces droits dans d’autres pays pour affirmer qu’ils seraient menacés dans le nôtre”, répliquait notamment celle qui devrait devenir, sauf surprise, la prochaine et première présidente de l’Assemblée nationale, quand les Insoumis citaient des brèches inquiétantes en Pologne ou en Espagne. Une archive qui commence à fleurir sur les réseaux sociaux.

La Nupes se félicite du “revirement”

Pour cause, quatre ans et d’autres refus plus tard, la Macronie évolue significativement. Aurore Bergé reprend peu ou prou l’argumentaire que ses prédécesseurs aux responsabilités dans la majorité pourfendaient. Ce dont la Nupes, l’alliance des gauches se réjouit, ce samedi.

“Nous nous félicitons de ce revirement”, écrivent les trois présidents et vice-présidents des groupes EELV, communiste, insoumis et socialiste dans un communiqué en réaffirmant leur souhait de proposer “un texte commun à l’ensemble des groupes à l’Assemblée qui le souhaitent”, comme l’expliquait Mathilde Panot, la veille.

Une façon de récupérer la primeur du sujet, au moment où Aurore Bergé leur a grillé la politesse en déposant son propre texte pour Renaissance, le nouveau nom de LREM. Une promptitude qui tranche avec la position des macronistes sur la question depuis cinq ans.

À voir également sur Le HuffPost: Les États-Unis (un peu plus) divisés après la révocation du droit à l’avortement