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    Cinéma, télé, streaming... Où les Français préfèrent regarder les films

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 July - 16:05 · 4 minutes

Photo d'illustration prise le 14 mars 2021 dans un cinéma de Nantes, lors d'une action pour la réouverture des salles Photo d'illustration prise le 14 mars 2021 dans un cinéma de Nantes, lors d'une action pour la réouverture des salles

CINÉMA - On a longtemps cru que c’était la faute de la peur du Covid et que cette mauvaise passe allait s’arrêter. Mais plus d’un an après la fin des confinements et la réouverture des cinémas , les salles n’ont de loin pas retrouvé leur fréquentation du “monde d’avant”. Un sondage Yougov réalisé pour Le HuffPost en ce début du mois de juillet tente d’en comprendre les raisons.

43% des Français interrogés disent ne pas être allés au cinéma depuis mai 2021, mois qui marquait la levée des restrictions dans les lieux de culture. Si les plus jeunes (18-24 ans) sont ceux qui sont retournés le plus dans les salles obscures, la proportion de ceux qui les boudent dépassent les 50% chez les plus de 55 ans.

Un rapport récent du CNC (Centre national de la cinématographie) va dans le même sens: entre janvier et juin 2022, les salles n’ont totalisé 72,95 millions d’entrées, soit 30,6% de moins que sur la même période de 2019. Et cette chute est peu ou prou similaire lorsqu’on la compare à la moyenne 2017-2019.

“Les places sont trop chères”

À l’automne dernier, les professionnels qu’on interrogeait se voulaient encore confiant, attendant avec impatience Noël et les vacances de fin d’année. En début d’année, ils repoussaient leurs espoirs au printemps avec la sortie des gros blockbusters Doctor Strange, Top Gun ou Jurassic Park. Si ces deux derniers exemples enregistrent plus de 2 millions d’entrées en juin, reste que nous voilà désormais à la moitié de l’année et le constat est toujours le même: les cinémas ont perdu près d’un tiers de leur fréquentation.

Dans notre sondage réalisé par Yougov , 38% des Français confirment avoir modifié leurs habitudes depuis la crise du Covid, allant moins ou plus du tout au cinéma. Les films, c’est désormais à la télévision qu’ils préfèrent les regarder pour 38% d’entre eux - proportion qui avoisine les 50% pour les plus des 55 ans. Un autre tiers (32%) optent plutôt pour une (ou plusieurs) plateformes de streaming. Seul un quart des sondés choisissent le cinéma comme média de préférence pour regarder un film.

Interrogés sur les raisons de ce désintérêt pour les salles, la majorité (57%) évoquent des “places [qui] sont trop chères” et ce peu importe leur tranche d’âge, leur région ou leur CSP. A l’heure où le pouvoir d’achat est plus que jamais la principale préoccupation des foyers, dépenser parfois plus d’une dizaine d’euros pour une place de cinéma est un frein majeur. Comme un écho, les séances à 4 euros de la Fête du cinéma organisées du 3 au 6 juillet ont elles attiré en masse , avec un pic à plus d’un million de spectateurs dans les salles sur la seule journée du mercredi.

Les comédies ont toujours la cote

Outre les places trop chères, les Français qui délaissent les salles citent comme deuxième raison le fait qu’ils “regardent des films différemment” - comprendre à la télévision ou sur des plateformes de streaming alors que Netflix vient d’annoncer avoir passé la barre des 10 millions d’abonnés dans l’Hexagone.

Arrive en troisième raison la programmation qui ne les attire pas. Si le CNC décompte en 2022 autant de films à l’affiche chaque semaine qu’avant la crise, les spectateurs ne semblent pas y trouver leur bonheur. “Lorsque vous vous rendez au cinéma, quel(s) genre(s) de film avez-vous l’habitude de regarder ?”, leur a-t-on demandé. Des comédies, répondent ils à 53%. Suivent ensuite les films policiers (38%) et les films d’animation (29%) devant les blockbusters ou les films d’auteur. “L’offre n’est pas en phase avec ce qu’attendent les spectateurs. Ils ont envie de légèreté. Ils ne veulent pas de films sur des faits de société”, esquisse à ce sujet le patron d’un cinéma de Dordogne dans un article de BFM qui se demande “pourquoi le cinéma n’attire plus le public en salles”.

À l’orée de l’été et des vacances scolaires, le familial Les Minions 2 : Il était une fois Gru vient de signer le meilleur démarrage de l’année , devant les dinosaures du Jurassic et les avions supersoniques de Tom Cruise dans Top Gun. Assez pour reprendre espoir? Viendront ensuite le blockbuster Thor: Love and Thunder ce mercredi 13 juillet, l’adaptation de la série d’animation Miraculous , le plus populaire des mangas One Piece ou encore le réjouissant film d’action Bullet Train porté par Brad Pitt dans ce qui profile comme l’été de la dernière chance pour les cinémas.

Enquête réalisée sur 1032 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 8 au 11 juillet 2022. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Pour ou contre Netflix à Cannes? Les festivaliers sont encore divisés

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    La popularité de Macron au plus bas depuis un an - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 July - 15:00 · 3 minutes

EXCLUSIF - La popularité de Macron (ici le 8 mai 2021) au plus bas depuis un an après sa défaite aux législatives EXCLUSIF - La popularité de Macron (ici le 8 mai 2021) au plus bas depuis un an après sa défaite aux législatives

POLITIQUE - La dégringolade continue. Emmanuel Macron chute à nouveau dans le baromètre réalisé par YouGov pour Le HuffPos t dans les derniers jours de juin et publié ce vendredi 1er juillet. Le chef de l’État , dont le parti a été défait aux élections législatives , sans majorité absolue à l’Assemblée nationale, voit sa cote de popularité reculer de deux points en un mois.

Seuls 29% des Français interrogés par le sondeur les 27 et 28 juin disent avoir une opinion favorable de son action à l’Élysée. Ils étaient 31% à être dans ce cas à la fin du mois de mai, après sa réélection, mais avant la campagne -difficile- de la majorité pour les législatives.

Une nouvelle baisse, la quatrième de suite, qui fait tomber Emmanuel Macron a son plus bas niveau depuis presque un an. Il faut effectivement remonter au mois d’août 2021 pour trouver pire indicateur, comme vous pouvez le voir ci-dessous . Le président de la République, alors mesuré à 28%, venait tout juste d’étendre le pass sanitaire aux activités du quotidien.

Dans le détail, c’est auprès de ses propres électeurs que le locataire de l’Elysée semble le moins convaincre depuis les dernières échéances électorales. Si sa côte de popularité grimpe chez les sympathisants des Républicains ou de la NUPES (+5% d’opinion favorable), elle s’érode de 7 points auprès de sa base. Les conséquences d’une forme d’immobilisme et du blocage apparent à l’Assemblée nationale?

La popularité de Borne en berne

La situation n’est pas meilleure pour Elisabeth Borne, la cheffe du gouvernement la moins solide, en terme de popularité, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. La première ministre suit la trajectoire du président de la République et recule d’un point en un mois.

Seules 19% des personnes interrogées par YouGov sont convaincues par son action à Matignon à l’heure où elle tente de former un gouvernement capable de trouver des majorités au Palais Bourbon. Plus délicat encore, il semblerait que les Français ne lui accordent pas un grand crédit pour ces tractations. S’ils ont tendance à se réjouir de la configuration politique actuelle , ils font davantage confiance à l’opposition (30%) qu’à la Première ministre (15%) pour nouer les alliances ponctuelles nécessaires à l’adoption des textes à l’Assemblée.

Dans ce contexte, une responsable politique semble mieux s’en sortir que les autres: Marine Le Pen. Son entreprise de dédiabolisation porte ses fruits, à l’Assemblée nationale où elle est parvenue à obtenir deux sièges de vice-présidents , une première pour l’extrême droite, et dans la population.

Selon la même étude , 30% des Français ont une “opinion positive” de la cheffe de file du Rassemblement national... loin devant tous les autres. Edouard Philippe, qui demeure malgré tout la personnalité politique préférée de notre baromètre -il recueille moins d’opinion négative que Marine Le Pen- est neuf points derrière en terme d’adhésion. La majorité toute entière semble pâtir de la situation.

Enquête réalisée du 27 au 28 juin 2022 auprès de 1018 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Les trois images historiques d’une première semaine sous tension à l’Assemblée

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    Covid-19: Le masque n'est plus obligatoire, mais deux tiers des Français ont continué à le porter - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 July - 07:26 · 2 minutes

Ce sondage montre que ce sont surtout les personnes de plus de 55 ans qui ont continué à le porter: ils sont 75%, contre 51% des 18-24 ans. Ce sondage montre que ce sont surtout les personnes de plus de 55 ans qui ont continué à le porter: ils sont 75%, contre 51% des 18-24 ans.

COVID - On commence à connaître cette petite chanson par cœur. Le nombre de cas Covid-19 recommence à augmenter, des estimations sont faites autour du pic de la vague en cours, la question de la prochaine dose se pose, et le port du masque est à nouveau recommandé dans les transports.

Mais certains Français n’avaient jamais cessé de se couvrir la moitié du visage depuis la fin de l’obligation dans les transports le 16 mai dernier. Selon un sondage réalisé par YouGov pour Le HuffPost , que nous dévoilons ce vendredi 1er juillet, ils sont même près de deux tiers (63%) à affirmer avoir continué de porter le masque en dehors de chez eux. Un tiers (35%) ne l’a en revanche jamais remis.

Ce sondage montre que ce sont surtout les personnes de plus de 55 ans qui ont continué à le porter: ils sont 75%, contre 51% des 18-24 ans.

Magasins et transports en commun

C’est avant tout dans les magasins (56%) et les transports (54%), que les personnes interrogées ayant déclaré continuer à le porter ont vêtu leur masque. Viennent ensuite le travail (18%) et la rue (12%).

Quant aux raisons qui les ont poussés à continuer à porter le masque, vient tout d’abord le fait d’éviter d’être contaminé soi-même. Ils sont près de trois quarts (74%) à l’affirmer. Pour un peu plus de quatre personnes sur dix (43%), il s’agit avant tout d’éviter de contaminer les autres. Pour 18% des personnes interrogées, enfin, le port du masque est une habitude.

Le 27 juin dernier, ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a demandé aux Français de remettre le masque dans les transports , sans pour autant les y obliger. Selon notre sondage, une personne sur deux (51%) envisage de le porter à nouveau dans les transports en commun. Un peu moins de la moitié (47%) dans les magasins. Et seulement 18% au travail.

Le pic de la septième vague en cours devrait arriver d’ici fin juillet , selon le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy. Ce dernier a toutefois tenté de rassurer: “Ça ne va pas gâcher l’été car nous sommes vaccinés”.

Enquête réalisée du 27 au 28 juin 2022 auprès de 1059 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À lire également sur Le HuffPost: Avec la 7e vague de Covid, remettre le masque dans ces lieux est une bonne idée

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    Macron sans majorité? Les Français confiants et plutôt satisfaits - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 June - 04:15 · 2 minutes

Macron sans majorité? Les Français confiants et plutôt satisfaits - SONDAGE EXCLUSIF Macron sans majorité? Les Français confiants et plutôt satisfaits - SONDAGE EXCLUSIF

POLITIQUE - Pas de panique. Les Français ne sont pas inquiets de la recomposition du paysage politique à l’Assemblée nationale . Emmanuel Macron n’a pas le nombre de députés nécessaires pour appliquer son projet? Tant mieux, répondent-ils, en substance, confiants dans la capacité des responsables politiques à agir malgré tout.

C’est en tout cas l’enseignement de l’enquête menée par YouGov pour Le HuffPost les lundi 27 et mardi 28 juin dernier, au moment où Elisabeth Borne ouvrait un nouveau cycle de négociations à Matignon avec les groupe représentés dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. Selon cette étude, 46% des Françaises et des Français se disent “satisfaits” de voir le président de la République contraint de composer avec ses adversaires de la veille, quand ils sont 36% à affirmer l’inverse.

Dans le détail, ce sont les personnes proches des idées du Rassemblement national (58%) et de la France insoumise (57%) qui sont les plus enthousiastes quant à cette nouvelle configuration. Pas de hasard, ce sont aussi ces formations politiques qui enregistrent la plus belle progression, en terme de nombre de députés, après ces législatives. Sans surprise non plus, les électeurs d’Emmanuel Macron sont les plus rétifs à la nouvelle donne politique (61% d’insatisfaits)... même si 3 sur 10, tout de même, y trouvent leur compte.

Les Français font davantage confiance à l’opposition

Cette tendance, au relativisme ou à l’optimisme, se confirme à travers d’autres indicateurs. Les sondés interrogés au début de la semaine ont beau être divisés sur la question de savoir si la France est gouvernable, ils sont plus nombreux à répondre par l’affirmative (49% contre 34).

Une relative bonne nouvelle pour Elisabeth Borne, confirmée à son poste et chargée par le président de la République de négocier avec les chefs de file des groupes de l’opposition. Le but: former un gouvernement “d’action” à même de composer des majorités pour chaque nouvelle loi. Selon la répartition officielle des troupes au Palais-Bourbon, il manque 39 élus à la coalition Ensemble pour obtenir la majorité absolue , fixée à 289 députés.

En revanche, et c’est plus délicat pour la Première ministre, les Français ne lui accordent pas un grand crédit pour nouer ces alliances. A la question ”à qui faites-vous confiance pour trouver des majorités pour les textes de lois à l’Assemblée”, 30% des Français répondent “les oppositions”, quand ils ne sont que 15% à opter pour la Première ministre.

Le signe que le procès en “blocage” intenté aux responsables de gauche ou de droite ne prend pas? Le chiffre mesuré par YouGov tend effectivement à montrer que les Français jugent les oppositions plus responsables ou enclines à trouver des compromis, dans ce contexte, que la locataire de Matignon. François Bayrou n’est peut être pas le seul à considérer Elisabeth Borne comme trop “techno”.

Enquête réalisée du 27 au 28 juin 2022 auprès de 1018 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également aussi sur le Huffpost: Élisabeth Borne face au défi d’une “planification écologique” encore floue

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    Élisabeth Borne (beaucoup) moins populaire que Jean Castex et Édouard Philippe - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 June - 14:02 · 2 minutes

Élisabeth Borne photographiée à Brunoy le 2 juin Élisabeth Borne photographiée à Brunoy le 2 juin

POLITIQUE - On ne peut pas parler d’une chute de popularité, puisque c’est la première fois que celle-ci est mesurée depuis son arrivée à Matignon . Mais le signal n’est pas forcément très positif pour la Première ministre. Selon le baromètre réalisé par YouGov pour Le HuffPos t, Élisabeth Borne démarre avec une cote bien plus faible que celles affichées par ses prédécesseurs sous Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Jean Castex .

L’ancienne ministre du Travail entame sa mission de cheffe du gouvernement avec seulement 20% d’opinions favorables. Soit dix points de moins que les deux Premiers ministres précédents, qui affichaient respectivement une cote à 30 et 31% après leurs nominations. “Ceci s’explique notamment par une grande part de Français qui n’ont pas encore d’opinion”, observe YouGov, soulignant que 37% des sondés ne se prononcent pas.

Dans le détail, la Première ministre recueille 13% d’opinions favorables auprès des sympathisants de la NUPES, 62% chez ceux de LREM et 6% auprès des électeurs du Rassemblement National. Ci-dessous, l’évolution de la popularité du couple exécutif depuis 2017.

Quant à Emmanuel Macron, il voit sa cote stagner à 31% d’opinions favorables au mois de juin, ce qui confirme que le chef de l’État ne bénéficie d’aucun ”état de grâce” depuis sa réélection. Bien au contraire. Sa cote a même chuté de cinq points au mois de mai . Des chiffres qui sanctionnent les premiers pas timides de son second quinquennat, qui ont davantage été marqués par des polémiques, du fiasco du Stade de France à l’embarrassant dossier Damien Abad , que par des annonces répondant aux préoccupations des Français.

D’autant que ce ne sont pas les sujets urgents qui manquent, de la brûlante question du pouvoir d’achat aux pressants enjeux liés au climat. Une impression de flou que sa volonté de mettre sur pied un Conseil national de la refondation pour répondre à ces enjeux n’a manifestement pas réussi à dissiper, pas plus que son arrivée tardive dans la campagne des élections législatives.

Ce qui se ressent par ailleurs sur la perception de l’action gouvernementale. “Ce mois-ci, 25% des Français jugent favorablement l’action du gouvernement contre 29% le mois dernier”, note YouGov, qui mesure sur le mois une baisse de sept points sur la proportion de sondés estimant que “le gouvernement va de l’avant et propose des mesures modernes”. Une forme d’avertissement à deux jours du premier tour des élections législatives.

Enquête réalisée du 6 au 7 juin 2022 auprès de 1030 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

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    Majorité absolue pour Macron aux législatives? Les Français en doutent - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 16:22 · 3 minutes

EXCLUSIF - Seuls 3 Français sur 10 estiment que Macron aura une majorité absolue de députés à l'Assemblée EXCLUSIF - Seuls 3 Français sur 10 estiment que Macron aura une majorité absolue de députés à l'Assemblée

POLITIQUE - Il y a comme un doute. Après un début de quinquennat poussif, marqué par la multiplication de polémiques embarrassantes et une forme d’ atermoiement au plus haut sommet de l’État , la Macronie passe la seconde dans cette campagne des élections législatives ... À cinq jours du premier tour.

Accusé de vouloir anesthésier le débat, Emmanuel Macron descend dans l’arène et s’apprête à enchaîner les déplacements express, tandis que le gouvernement, Elisabeth Borne en tête, multiplie les annonces sur la santé ou le pouvoir d’achat. Une façon de répondre aux critiques et d’occuper le terrain médiatique à l’heure où les voyants semblent virer à l’orange, ou au vert pâle.

Dernière mauvaise nouvelle en date pour le chef de l’État et ses troupes: seuls 3 Français sur 10 estiment qu’il pourra compter sur une majorité absolue à l’Assemblée nationale le 19 juin prochain, selon un récent sondage YouGov réalisé pour Le HuffPost les 6 et 7 juin.

Les électeurs de Macron confiants, pas ceux de Mélenchon

De quoi provoquer des sueurs froides en Macronie? Selon notre enquête, les sympathisants du président de la République restent globalement très confiants. Ils ne sont que 13%, chez les électeurs MoDem et LREM, à craindre que le chef de l’État n’aura pas de majorité absolue au Palais Bourbon, quand le chiffre grimpe à 44% auprès de l’ensemble des Français.

Dans le détail, seuls 31% des sondés, toutes tendances confondues, pensent effectivement qu’Emmanuel Macron obtiendra ces fameux 289 députés. Le seuil à atteindre pour avoir les mains complètement libres à l’Assemblée nationale. Signe du doute -ou du désintérêt- qui parcourt la population avant le scrutin, ils sont 25% à dire ne pas savoir.

Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec ceux d’autres sondeurs. Si les candidats d’Emmanuel Macron l’emportent en termes de projection de sièges dans les différentes enquêtes, la certitude, pour eux, d’obtenir une majorité absolue a tendance effectivement à s’effriter. Question intentions de vote, les deux coalitions (Ensemble! et la NUPES) sont aujourd’hui au coude à coude, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Autant de données qui auraient pu satisfaire la NUPES et son chef de file Jean-Luc Mélenchon, lequel martèle son ambition de remplacer Elisabeth Borne en imposant une cohabitation au président de la République. Mais force est de constater que si les Français ne sont pas certains de voir Emmanuel Macron arriver à ses fins, ils sont encore plus sceptiques quant à l’hypothèse de voir le leader des Insoumis entrer à Matignon. Et ce, malgré la campagne, elle aussi jalonnée de polémiques, menée tambour battant par le troisième homme de la présidentielle.

Selon notre étude, 68% des personnes sondées estiment que le tribun de 70 ans ne peut pas devenir Premier ministre. Elles ne sont que 22% à croire en sa victoire. Plus délicat encore, même les électeurs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale ne sont pas vraiment optimistes. Selon notre enquête YouGov, 47% (contre 46) des électeurs proches de cette alliance des principaux partis de gauche estiment que la marche est trop haute.

Enquête réalisée du 6 au 7 juin 2022 auprès de 1030 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

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    La popularité de Macron perd cinq points, Mélenchon progresse - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 15:03 · 3 minutes

Macron perd 5 points de popularité, Mélenchon en gagne 2, selon notre sondage YouGov de ce début mai 2022. Macron perd 5 points de popularité, Mélenchon en gagne 2, selon notre sondage YouGov de ce début mai 2022.

POLITQUE - Le président de la République sortant a été réélu, mais son image se dégrade auprès des Français. Emmanuel Macron conserve une cote de popularité à un haut niveau par rapport à la moyenne de son premier quinquennat, mais malgré tout en baisse.

Selon le baromètre mensuel YouGov pour Le HuffPost réalisé entre le 2 et 4 mai, Emmanuel Macron perd cinq points de popularité pour arriver à 32% d’opinions favorables. La popularité du président de la République s’effondre particulièrement chez les 18-34 ans (-8 points) et les 35-54 ans (-6 points). Elle reste stable chez les 55 ans et plus, ceux qui ont le plus voté pour lui à la présidentielle.

Macron revient à son niveau avant-guerre en Ukraine

Le président paierait-il son immobilisme? Deux semaines après sa réélection, Emmanuel Macron n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Or, il avait promis que le chef de son gouvernement serait directement chargé de la planification écologique, un sujet déterminant auprès des tranches d’âges les plus jeunes. De même, alors qu’il avait promis à Marseille que son deuxième quinquennat “serait écologique ou ne serait pas”, aucune mesure forte en matière environnementale n’a été annoncée pour l’instant, malgré l’urgence climatique.

La chute de sa popularité reste malgré tout maitrisée, puisque sa moyenne d’opinion favorable se situe entre 28% et 33%, à une exception près : lors de l’invasion russe en Ukraine. Cependant, comme le montre notre schéma ci-dessous, il s’agit aussi de la deuxième baisse d’affilée dans l’opinion pour le chef de l’État . Un point à ne pas négliger dans le contexte des élections législatives à venir, et alors que son adversaire de gauche Jean-Luc Mélenchon, lui, progresse.

L’ombre de Mélenchon?

Le candidat de La France Insoumise, arrivé troisième à la présidentielle, a tout fait pour s’imposer comme le premier adversaire d’Emmanuel Macron, et ce, avant même que le second tour ne soit joué . Les opinions positives à son encontre grimpent de deux points entre avril et mai, pour atteindre 21%; il n’est devancé que par Marine Le Pen (27%, +1) et Edouard Philippe (25%, stable) .

Grâce à sa stratégie d’union de la gauche, menée tambour battant et avec succès? Le doute est permis. Car si les sympathisants LFI le plébiscitent (86% en ont une opinion favorable), Mélenchon dévisse chez ceux du PS: 24% d’opinion favorable, soit une chute de 9 points en un mois. Les âpres négociations entre le PS et LFI pour l’alliance laissent des traces: comme au sein du parti où plusieurs voix se sont élevées contre, les militants restent dubitatifs sur la personne de Jean-Luc Mélenchon. À noter que sa popularité augmente également chez les sympathisants RN, +4 points.

Le chef de file insoumis brigue Matignon à l’issue des législatives. Il entend composer un bloc majoritaire suffisant pour imposer une cohabitation au président de la République. Sur ce point, il a l’opinion publique avec lui: comme le montrait une enquête YouGov pour Le HuffPost , les Français sont majoritairement favorables (58%) à une cohabitation. Mais Jean-Luc Mélenchon n’a pas leur préférence.

Enquête réalisée du 2 au 4 mai 2022 auprès de 1008 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: “La République En Marche” change de nom et devient “Renaissance”

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    La cohabitation souhaitée par les Français, mais sans Mélenchon ni Le Pen - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 May - 04:00 · 2 minutes

Des affiches Des affiches "Mélenchon Premier ministre" placardées pour les élections législatives (illustration).

POLITIQUE - Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon . La bonne, c’est qu’une majorité de Français (58%), souhaite “une cohabitation entre le président Emmanuel Macron et une autre force politique”, selon un sondage YouGov réalisé pour Le HuffPost . La mauvaise, c’est que cette même étude montre que les Français ne veulent pas de lui à Matignon.

En effet, seulement 33% des sondés se disent favorables à le voir succéder à Jean Castex en cas de victoire du bloc de gauche aux élections législatives des 12 et 19 juin. Ce qui révèle qu’en dépit de son slogan et de ses efforts pour s’imposer au chef de l’État, les Français ne considèrent pas l’ex-candidat à l’élection présidentielle apte à pouvoir conduire les affaires du gouvernement.

Un désaveu pour le député des Bouches-du-Rhône, d’autant que le sondage laisse entrevoir le vote par défaut dont a bénéficié le président sortant face à Marine Le Pen, puisque les Français ne souhaitent pas qu’il obtienne une majorité à son image malgré sa victoire.

Mélenchon toujours clivant

Détail intéressant: les électeurs socialistes ne souhaitent qu’à 40% voir Jean-Luc Mélenchon s’installer rue de Varenne. Pourtant, ces mêmes sympathisants PS plébiscitent à 72% l’accord entre la France insoumise et les autres forces de gauche.

Ce qui montre que le chef de file de la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale (NUPES) reste une personne clivante chez les électeurs socialistes. Pour autant, si les Français ne veulent pas du troisième homme de la présidentielle à Matignon, ils ne souhaitent pas non plus voir la finaliste, Marine Le Pen, succéder à Jean-Castex.

Seulement 37% des Français voient la présidente -en congé- du Rassemblement national dans le fauteuil de cheffe du gouvernement. Preuve, là aussi, que la députée du Pas-de-Calais souffre encore d’un déficit de crédit, malgré sa deuxième qualification consécutive au second tour de l’élection présidentielle.

Au-delà de toute politique fiction, ces résultats révèlent une certaine lassitude vis-à-vis des principaux acteurs de l’échiquier politique. Et si certains considèrent les élections législatives comme un “troisième tour” de l’élection présidentielle, les sondés souhaitent manifestement que trois en sortent perdants: Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Enquête réalisée du 28 au 30 mars 2022 auprès de 1006 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Luc Mélenchon se voyait déjà gagner les législatives en 2017