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    Le député LREM Romain Grau agressé par des anti-pass sanitaire à Perpignan

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 23:21 · 2 minutes

POLITIQUE - Le député LREM Romain Grau, ainsi qu’un conseiller parlementaire du ministre de la Justice et un des voisins du parlementaire, ont été “violemment” pris à partie ce samedi 22 janvier à Perpignan par des manifestants contre le pass sanitaire qui ont “attaqué” sa permanence.

“Je travaillais avec Guillem Gervilla, conseiller parlementaire d’Éric Dupond-Moretti, quand d’un seul coup on a entendu une horde de personnes se diriger vers la permanence puis taper sur les vitres”, a affirmé Grau à l’AFP, estimant leur nombre à plus de 250.

“Nous sommes sortis leur parler et là, nous avons été pris à partie très violemment. Ils voulaient clairement nous faire craquer avec des insultes assez lourdes”, a-t-il ajouté. “Un de mes voisins s’est interposé et s’est fait gifler. Moi j’ai reçu un coup de poing sur le menton”, a précisé le député.

Sur une vidéo postée sur Twitter par Gervilla, on voit un homme hurler ”à mort” et un autre crier “tu l’as voté le pass ?”. “Nous avons finalement réussi à nous exfiltrer à l’étage et ils se sont dispersés après avoir cassé une vitre”, a indiqué Grau. Il a fait part auprès de l’AFP de sa volonté de porter plainte dimanche.

Le préfet des Pyrénées-Orientale Etienne Stoskopf a condamné sur Twitter “ces actes inacceptables en démocratie”, assurant que “tout sera engagé pour identifier leurs auteurs”.

“Une fois de plus, une fois de trop, un élu de la Nation a été agressé en marge d’une manifestation. (...). Ces comportements sont inacceptables et appellent à l’unité”, a tweeté le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

“Aucune agression physique envers des élus de la République ne saurait être tolérée”, a écrit sur le même réseau social le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. Le ministère de l’Intérieur a dénombré samedi près de 38.000 manifestants dans toute la France contre le pass vaccinal, deux jours avant son entrée en vigueur.

Mercredi, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour “violences volontaires aggravées” après l’agression le 15 janvier d’une équipe de journalistes de l’AFP couvrant un rassemblement anti-pass.

À voir également sur Le HuffPost: Nouvelle manifestation d’enseignants, en mode Blanquer à Ibiza

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    Face au Covid-19, des primes pour des infirmiers dans les hôpitaux d'Île-de-France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 21:33 · 1 minute

Les hôpitaux d

ÉCONOMIE - L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a décidé sortir le carnet de chèques pour tenter de compenser le manque de personnel de soins face à l’épidémie de Covid-19 .

Depuis ce lundi 17 janvier, un dispositif a été ouvert dans les établissements de santé franciliens pour offrir des conditions de travail plus attractives aux infirmiers intérimaires afin de les inciter à rester dans un même hôpital sur plusieurs mois.

Le principe, mis à disposition jusqu’au 28 février, consiste à fixer leur salaire à 3085 euros brut par mois et y ajouter une prime de 4000 euros s’ils acceptent un CDD de 6 mois et de 7000 euros pour un CDD de 9 mois pour une activité à temps plein.

Ces CDD sont par contre non renouvelables et ont simplement pour but de “combler, jusqu’à l’automne 2022, les postes vacants dans les établissements de santé”, justifie l’ARS dans un communiqué.

“On veut dire à des intérimaires: plutôt que de faire un jour ici puis un jour là, venez pour une durée qui n’est pas très longue dans un hôpital où vous intervenez déjà comme intérimaire et venez un peu voir comment ça se passe quand on est durablement affecté dans l’équipe”, explique la directrice de l’Agence sur Franceinfo.

À voir également sur Le HuffPost: Au CHU de Rennes, un service d’urgences ”à bout” se met en grève

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    Covid-19: Où en est la vaccination des enfants?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 14:34 · 4 minutes

En France, la vaccination des enfants de 5 à 11 ans peine à décoller (photo d

CORONAVIRUS - “Nous devons en particulier faire progresser la vaccination des 5 à 11 ans.” Dans sa conférence de presse du jeudi 20 janvier, le Premier ministre Jean Castex a lancé un nouvel appel à la vaccination contre le covid-19 , reconnaissant notamment que la campagne a démarré “doucement” chez les enfants.

Depuis le 22 décembre , les 5-11 ans peuvent effectivement se faire injecter un vaccin dosé spécifiquement pour eux. Une idée notamment basée sur le fait que le sérum est bien toléré par l’organisme des enfants et que s’il est rare, le risque d’hospitalisation et de pneumonie grave chez l’enfant à cause du Covid est avéré. Surtout, comme le martèle Olivier Véran, le ministre de la Santé, les bénéfices du vaccin sont largement supérieurs au risque d’effets secondaires.

Mais c’est peu dire, pour reprendre Jean Castex, que la campagne débute tout de même “doucement”, comme le montre notre graphique ci-dessous .

Selon le ministère de la Santé et des Solidarités, à la date du jeudi 20 janvier, environ 3% seulement de la population éligible chez les 5-11 ans avaient reçu une date. Un mois donc après l’ouverture de la vaccination à leur classe d’âge seuls quelque 175.000 enfants avaient ainsi été vaccinés.

Localement, nos confrères de la presse régionale rapportent des chiffres similaires dans de nombreux endroits de France: moins de 4% des enfants vaccinés en Picardie au 18 janvier pour France Bleu , entre 3 et 4% du côté de la Marne le 20 janvier, rapporte L’Union .

Plusieurs points de blocage

Plusieurs éléments peuvent expliquer cela, à commencer par une défiance certaine des parents. Peu avant l’ouverture de la vaccination, un sondage livrait un chiffre édifiant: près de 7 parents sur 10 n’avaient pas l’intention de faire vacciner leur enfant, la plupart évoquant des doutes quant à de possibles effets secondaires à long terme et surtout sur les bénéfices réels de la vaccination. D’autant que cette vaccination n’est pas obligatoire et que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas soumis au pass vaccinal.

À cela se sont ajoutées des complexités logistiques liées au protocole d’administration, les lieux proposant la vaccination des plus jeunes étant largement inférieurs en nombre à ceux prenant les adultes en charge, tout comme les professionnels habilités à injecter le vaccin. Jusqu’à présent, seuls les centres de vaccination disposant des bons vaccins, les médecins généralistes, pédiatres et spécialistes pouvaient administrer le sérum.

Des ratés pour lesquels Jean Castex avait une réponse lors de sa prise de parole de jeudi. “Nous faciliterons la vaccination en autorisant davantage de lieux et de professionnels, y compris les pharmaciens et les infirmières, à réaliser ces injections”, a-t-il notamment déclaré. Et en effet, le nombre de centre de vaccination proposant aussi de prendre en charge les enfants a rapidement augmenté au cours des dernières semaines . Jean Castex a aussi tenté de rassurer les parents hésitants en ajoutant: Je veux leur dire que les autorités scientifiques sont très claires sur les bénéfices de cette vaccination.”

Accélération aussi pour les ados

Par ailleurs, le gouvernement compte aussi intensifier la campagne de vaccination chez les adolescents, en ouvrant la campagne de rappel à tous les 12-17 ans, et non plus aux seuls ados immunodéprimés ou souffrant de pathologies chroniques. “Je vous annonce que nous allons étendre cette possibilité de rappel pour tous, mais sans obligation, à compter de lundi prochain”, avait déclaré Jean Castex jeudi.

Une information confirmée par une note de la Direction générale de la Santé officialisant l’ouverture de la campagne de rappel à tous, sans obligation, à partir de ce lundi 24. Il est pour ce faire possible de prendre un rendez-vous dès ce samedi 22 janvier.

En revanche, au contraire des adultes, la dose de rappel peut être injectée six mois après la deuxième dose, et non pas trois comme pour les adultes. La DGS l’explique par une “décroissance plus lente des anticorps vaccinaux chez les adolescents que chez les adultes”.

À voir également sur le HuffPost : Face aux anti-vaccins, le sénateur Claude Malhuret a une suggestion

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    Covid-19: La vente des autotests en supermarchés prolongée jusqu'au 15 février

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:02 · 1 minute

La vente des autotests Covid hors pharmacies sera autorisée au moins jusqu

CORONAVIRUS - La vente des autotests en grande surface, autorisée depuis début janvier pour un mois , sera prolongée de deux semaines, jusqu’au 15 février, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel. L’autorisation, annoncée fin décembre, après des mois de demandes de certains grands groupes de distribution , avait provoqué la colère des pharmaciens qui avaient jusqu’alors le monopole de la vente des autotests. Ils ont notamment accusé les grandes surfaces d’être responsables des ruptures de stocks dans certaines officines.

“Considérant que l’autorisation de vente au détail, à titre exceptionnel, des autotests en dehors des officines de pharmacies, a permis de faire face à la très forte demande”, l’exécutif a jugé que “la soutenabilité de la stratégie de dépistage, dans un contexte de circulation intense du variant Omicron (...) implique de prolonger une fois la durée de cette dérogation de quinze jours, soit jusqu’au 15 février 2022″, souligne l’arrêté.

Avec l’arrivée du variant Omicron, l’incidence a explosé en France, comme dans de nombreux autres pays, et conduit à une hausse sans précédent du nombre de tests effectués.

Rien qu’en janvier, le coût des tests pour l’état, qui comprend donc les PCR, les antigéniques et les autotests à certaines conditions, s’élèvera à 1,5 milliard d’euros, a rappelé samedi sur France Info TV le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt, contre 6,9 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année 2021.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Face au variant Omicron, la protection des vaccins reste forte contre les formes graves mais faiblit contre les infections

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 09:55 · 3 minutes

Les données de près de 300.000 passages par les urgences, les cliniques de soins urgents et les hospitalisations ont été analysées aux États-Unis (photo d

CORONAVIRUS - Plus contagieux que le variant Delta, Omicron se propage très vite en France et un peu partout dans le monde, où il est désormais largement majoritaire. De nouvelles études publiées ce vendredi 21 janvier par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) , principale agence fédérale en matière de santé publique aux États-Unis, viennent confirer l’importance de la dose de rappel pour s’en protéger.

Les vaccins et doses de rappel contre le Covid-19 ont continué à avoir une efficacité très élevée contre les cas graves de la maladie pendant la vague provoquée par le variant Omicron, indique une première étude passant en revue les données de près de 300.000 passages par les urgences, les cliniques de soins urgents et les hospitalisations dans 10 États américains.

90% d’efficacité contre les hospitalisations après la 3e dose

Ces remontées ont été rassemblées du 26 août 2021 au 5 janvier 2022, alors que seulement 63% de la population américaine est à la date du 21 janvier totalement vaccinée aux Etats-Unis. Un chiffre inférieur à bon nombre de pays occidentaux, en raison de fractures politiques très marquées sur la question, malgré le décès de plus de 833.000 dans le pays depuis le début de l’épidémie.

Pendant la période durant laquelle le variant Delta dominait, l’efficacité du vaccin contre les hospitalisations dues au Covid-19 était de 90% entre 14 à 179 jours après la deuxième dose d’un vaccin. Elle est tombée à 81% plus de 180 jours après la deuxième dose et est montée à 94% 14 jours ou plus après la troisième.

Une fois Omicron devenu dominant, l’efficacité du vaccin contre les hospitalisations entre 14 à 179 jours après la deuxième dose a été estimée à 81%; elle était de 57% après plus de 180 jours après la deuxième dose, et de 90% 14 jours ou plus après la troisième.

La protection était plus grande encore pour les personnes ayant reçu une dose de rappel. En novembre, les personnes non vaccinées avaient 68 fois plus de risques de mourir du Covid que les personnes vaccinées et ayant reçu un rappel.

“Si seulement nous avions un moyen de réduire de 68 fois le risque de décès par Covid”, ironise sur Twitter le généticien américain, Éric Topol.

Une protection contre les infections qui baisse, mais une protection quand même

Une deuxième étude , basée sur des données provenant de 25 États américains et juridictions locales, publiée montre que l’efficacité du vaccin contre les infections est passée de 93%, avant Delta, à environ 80% une fois Delta devenu dominant. Mais la protection contre les décès est restée stable -et élevée- à 94%. Une étude publiée vendredi par la Drees en France montre également que le risque d’hospitalisation est très fortement réduit pour les personnes avec un schéma vaccinal complet.

L’efficacité contre les infections a, elle, chuté à 68% avec Omicron. Une troisième étude, publiée dans la revue médicale JAMA et portant sur près de 13.000 cas d’Omicron aux États-Unis, a révélé que les risques de développer une infection symptomatique étaient de 66% inférieurs pour les personnes qui avaient reçu un rappel par rapport à celles qui n’avaient reçu que deux injections.

Selon l’étude de la CDC, fin novembre, une personne non-vaccinée avait 13 fois plus de chance d’être testé positif qu’une personne avec un schéma vaccinal complet. Si vous ne comprenez pas pourquoi le vaccin ne protège pas plus efficacement contre une infection, regardez la vidéo ci-dessous. De nouveaux vaccins spécifiquement conçus contre le variant Omicron sont promis pour le mois de mars. Un vaccin muqueux permettant d’avoir une très forte résistance à la contamination n’est, lui, pas prévu avant 2023.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Les chiffres et cartes du Covid en France au 22 janvier 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 06:51 · 10 minutes

La cinquième vague de Covid-19 et l

SCIENCE - Le pic n’aurait-il été qu’un mirage? Alors que les calculs de l’ Institut Pasteur estimaient qu’une baisse des cas devrait avoir lieu à la mi-janvier, la cinquième vague de Covid-19 , dopée par le variant Omicron, continue de progresser en France, après un plateau de quelques jours.

Cette résurgence pourrait, selon le Conseil scientifique, être due à la circulation du virus dans les écoles. Reste à savoir si celle-ci aura un impact sur les services hospitaliers, alors qu’Omicron est nettement moins virulent et que la couverture vaccinale est importante en France.

Pour comprendre, Le HuffPost vous propose de regarder les derniers chiffres , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes . Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce samedi 22janvier sont ceux publiés la veille, le vendredi 21 .

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Les courbes nationales du Covid-19

Vendredi 21 janvier, la Direction générale de la Santé a recensé 400.851 cas positifs . Une hausse de plus de 35% par rapport à la semaine dernière, où 294.032 contaminations avaient été recensées. Si l’on regarde l’évolution moyenne (sur 7 jours, la courbe bleue), on voit que la cinquième vague, gonflée par les contaminations liées au variant Omicron, a repris sa hausse après une petite stagnation, avec 347.403 cas quotidiens en moyenne. C’est pour cela qu’il faut rester prudent sur l’analyse et attendre plusieurs jours de baisse ou de hausse pour valider une tendance.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats. Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

Le premier graphique ci-dessous permet de visualiser la part du variant Omicron et du variant Delta dans les cas positifs. Comme on peut le voir, Omicron s’est imposé, mais Delta n’a pas complètement disparu et continue d’entraîner des dizaines de milliers de cas tous les jours.

Les graphiques ci-dessous permettent de voir l’incidence, ainsi que d’autres indicateurs essentiels pour suivre l’évolution de l’épidémie. On voit par exemple que le pic qui se dessinait s’est effacé, avec une nouvelle hausse, à la fois de l’incidence et des hospitalisations . La bonne nouvelle, c’est que les entrées en réanimation baissent depuis une dizaine jours , mais les nouvelles hospitalisations continuent de progresser, le pic de la troisième vague étant dépassé . Le taux de positivité, lui, a dépassé les 28% car le nombre de tests diminue, notamment chez les enfants, où le protocole sanitaire à l’école implique l’utilisation des autotests prioritairement.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

Dans une période si incertaines, il est important de regarder les tendances sur un temps plus long, et notamment la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers. Pour cela, il est intéressant de regarder l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

Alors que la vitesse de progression des cas diminuait petit à petit, elle repart à la hausse ces derniers jours, avec une progression de 18% sur une semaine, contre moins de 9% le 16 janvier. C’est tout de même bien moins que les 130% d’augmentation enregistrés début janvier.

Les hospitalisations et le taux de positivité augmentent également. À l’inverse, le nombre d’entrées et le taux d’occupation en réanimation continue de baisser, preuve que le variant Omicron provoque moins de formes graves.

Ce n’est qu’une fois les barres violettes vers le bas que nous pourrons dire que le pic de cette 5e (ou 6e) vague sera véritablement atteint (à condition que cette baisse dure).

Le variant Omicron change la forme de la vague

Alors que l’incidence et la positivité ont explosé, pourquoi les indicateurs hospitaliers ne sont-ils pas dans le rouge vif? Encore une fois, car le variant Omicron change la donne, avec sa sévérité moindre. Difficile de savoir à quel point cette baisse de virulence est liée à ses mutations ou au fait qu’il contamine des personnes vaccinées, et donc fortement protégées contre les formes graves.

Toujours est-il que le décrochage entre cas et hospitalisations ou réanimations est flagrant. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du nombre de cas, d’hospitalisations et d’entrées en réanimation en pourcentage par rapport au plus haut atteint lors de la seconde vague de Covid-19, en novembre 2020.

Avant l’arrivée de ce nouveau variant, le plus grand nombre de cas avait été atteint début novembre 2020, pour la deuxième vague. Pour les indicateurs hospitaliers, le pic a eu lieu début avril 2020, au moment de la première vague.

Comme on peut le voir, la différence entre les cas et les hospitalisations ou entrées en réanimations est flagrante avec Omicron. Avant cela, des divergences plus légères sont visibles entre les vagues. Elles sont difficiles à expliquer avec certitudes, mais plusieurs pistes peuvent être évoquées: la sévérité des variants Alpha et Delta, l’évolution de la campagne vaccinale, etc.

La carte et le graphique ci-dessous permettent de se rendre compte de la dominance d’Omicron dans tout le pays. Même si certaines régions sont plus touchées que d’autres, le variant représente plus de 94% des cas positifs dans toutes les régions et jusqu’à 99% en Île-de-France .

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que la tendance est toujours à la hausse dans la plupart des départements, mais que la croissance de l’incidence est de plus en plus faible. Elle est même négative dans certains, notamment en région parisienne (touchée tôt par Omicron) , comme on peut le voir sur la carte ci-dessous qui montre l’évolution du taux d’incidence sur une semaine.

Il faut rappeler qu’en France métropolitaine, tous les départements sont à des niveaux inédits d’incidence, avec la barre des 1000 dépassée partout . Le seuil des 3000, si ce n’est des 4000, est même atteint dans de nombreux départements.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département. En s’attardant sur les départements d’Île-de-France, on voit un pic clair se dessiner sur l’incidence, même si le taux de positivité repart à la hausse, ce qui incite à une certaine prudence.

La carte du taux d’occupation en réanimation

Du côté des indicateurs hospitaliers, le taux d’occupation en réanimation est maintenant supérieur à 50% dans toutes les régions. La tension est très nette en Paca où il y a plus de patients que de places normalement disponibles. Des transferts de patients ont d’ailleurs déjà eu lieu .

Une vaccination très efficace, mais qui patine

Comment expliquer cette cinquième vague? Difficile à dire tant le coronavirus réussit à déjouer nos pronostics, mais il faut déjà rappeler qu’une hausse était prévisible dès le début de l’automne avec la dominance du variant Delta, bien plus contagieux. Depuis, le variant Omicron est venu jouer les trouble-fêtes.

Une hausse maîtrisée de l’épidémie en plein hiver, avec des mesures limitées (tel le pass sanitaire, le port du masque, l’aération des lieux clos, etc.), n’était possible que grâce à la vaccination. Si le vaccin ne protège pas à 100%, il réduit le risque d’infection et baisse drastiquement le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Aujourd’hui, 78% de la population est doublement vaccinée, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous , avec des disparités entre les classes d’âge.

Mais on sait maintenant que l’efficacité du vaccin contre l’infection baisse avec le temps, notamment six mois après la vaccination, et encore plus avec le variant Omicron. La protection contre les formes graves de Covid-19 reste élevée, mais semble tout de même diminuer, notamment chez les personnes âgées.

C’est pour cela que de nombreux pays, dont la France, ont lancé une campagne de rappel. Dans ses prévisions de fin novembre, l’Institut Pasteur estime qu’une dose de rappel, en réduisant encore plus le risque d’hospitalisation des personnes les plus à risque et en diminuant le risque d’être infecté, peut faire baisser le pic des hospitalisations en théorie. Ainsi, un rappel pour les plus de 65 ans diminue la hauteur du pic de 20%, alors qu’un rappel pour l’ensemble des adultes le fait chuter de 44%.

La fulgurance du variant Omicron rend cette troisième dose encore plus indispensable, environ 49% de la population l’a déjà reçue .

Des vaccins toujours efficaces face au Covid-19

L’efficacité des vaccins et de la troisième dose se voit facilement si l’on analyse le nombre de personnes vaccinées ou non-vaccinées positives, hospitalisées ou en réanimation.

Il faut par contre faire attention: plus de 91% des adultes sont vaccinés. Il est donc logique qu’il y ait beaucoup de personnes vaccinées dans les hôpitaux. Mais si l’on compare à effectif égal (combien d’hospitalisés pour un million de vaccinés, versus combien d’hospitalisés pour un million de non-vaccinés), on voit bien que le vaccin est très efficace.

La preuve avec les graphiques ci-dessous . On y voit également que le rappel augmente encore plus l’efficacité du vaccin

À voir également sur Le HuffPost : Après Omicron, quels seront les futurs variants?

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    Le carnaval de Rio de 2022 reporté à cause d'Omicron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 03:51 · 2 minutes

Annulé en 2021, le carnaval de Rio de 2022 est finalement reporté à cause d

BRÉSIL - Les défilés du carnaval de Rio de Janeiro et de Sao Paulo, prévus fin février, ont été reportés à avril en raison de la nouvelle vague de Covid-19 , ont indiqué ce vendredi 21 janvier les autorités.

La nouvelle date prévue est celle du 21 avril, qui marque le début d’un long week-end férié.

“Les mairies de Rio de Janeiro et de Sao Paulo ont décidé de reporter les défilés des écoles de samba” pour la fin avril, “en raison de la situation actuelle de la pandémie au Brésil et de la nécessité de préserver des vies”, ont annoncé dans un communiqué les autorités des deux plus grandes villes brésiliennes.

La décision de reporter les défilés du sambadrome de Rio , qui attirent des touristes du monde entier, ainsi que ceux de Sao Paulo, a été annoncée après une rencontre virtuelle entre les maires, leurs secrétaires à la Santé et les représentants des écoles de samba des deux États.

Début octobre, le maire de Rio promettait de tout faire pour que l’édition 2022 se tienne sans distanciation sociale, près l’annulation du carnaval l’année précédente. Mais l’épidémie est ensuite repartie de plus belle avec le variant Omicron.

Record d’infections

Le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie avec plus de 622.000 décès, a battu cette semaine son record quotidien d’infections avec 204.854 nouveaux cas enregistrés en une journée.

“C’est un report nécessaire, nous aurons beaucoup plus de sécurité pour réaliser (le carnaval) fin avril”, a déclaré le secrétaire à la Santé de Rio de Janeiro, Daniel Soranz. “En suivant la courbe de la pandémie dans les autres pays, nous pensons qu’il est très difficile que la vague actuelle se prolonge jusqu’à avril”, a-t-il ajouté. Les ligues représentant les écoles de samba de Rio et Sao Paulo ont déclaré appuyer la décision des autorités.

“C’est la bonne attitude, elle a le plein soutien des écoles de samba et nous espérons que le 21 avril nous pourrons avoir une fête pleine d’allégresse comme le carnaval l’exige”, a déclaré Sideni Carriuolo, président de la ligue des écoles de samba de Sao Paulo, qui a assisté aux discussions avec les autorités.

Les écoles de samba, des organisations de quartier qui comptent jusqu’à 4.000 membres chacune, passent des mois à préparer leurs défilés composés de carrosses sophistiqués, de milliers de costumes fabriqués à la main, avec des danseurs et musiciens répétant pendant des mois pour briller devant les jurés du Sambadrome.

Le carnaval de rue dans les deux villes avait déjà été annulé au début du mois en raison de la situation sanitaire. Le Brésil a vacciné près de 70% de ses 213 millions d’habitants avec deux doses de vaccin contre le Covid-19.

À voir également sur Le HuffPost: Une chute de rochers dans le lac Furnas fait au moins 7 morts

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    Les effets secondaires du vaccin contre le Covid dus au "nocebo", de quoi s'agit-il?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 18:00 · 2 minutes

CORONAVIRUS - Ce n’est pas parce que c’est “dans la tête” que la douleur ou la fièvre ne sont pas réelles. L’effet nocebo, moins bien connu que son équivalent “positif”, l’effet placebo, est une réalité clinique, comme vient le montrer une étude américaine qui estime que 76% des effets secondaires rapportés après une première vaccination contre le Covid en seraient la résultante.

L’effet nocebo, c’est quoi? Comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article, il s’agit comme pour le placebo d’un tour que nous joue notre cerveau. Nous lisons les effets secondaires liés à la prise d’un médicament, et tout à l’inquiétude d’avoir la malchance d’en souffrir, nous en développons effectivement les symptômes .

Difficile à mesurer, cette somatisation a été beaucoup étudiée récemment. Une étude, citée dans le Smithsonian Magazine américain, a par exemple montré que les patients informés qu’un médicament risquait de provoquer chez eux des problèmes érectiles, en rapportaient effectivement à 47%. Chez le groupe contrôle, celui qui n’a pas reçu cette information, seuls 15% des patients ont fait part de problèmes érectiles au médecin.

Le rôle de notre cerveau dans l’apparition de symptômes bien réels est un domaine encore peu étudié, mais l’effet nocebo est désormais de plus en plus scruté. C’est ainsi que l’équipe de Boston, en procédant à un essai randomisé contrôlé, en est arrivée à la conclusion qu’une large partie des symptômes rapportés après une première vaccination étaient liés à la liste des effets secondaires telle qu’on leur avait présenté avant d’être vaccinés.

L’expérience, rapportée dans la revue scientifique JAMA le 18 janvier, a consisté à injecter un placebo à un groupe, et à recueillir les informations d’un autre groupe de taille équivalente (22.000 personnes environ), celui-ci ayant été réellement vacciné. En comparant les données de deux groupes, l’équipe de chercheurs en a conclu que les trois quarts des effets secondaires rapportés étaient dus à l’effet nocebo. Un facteur à prendre en compte, concluent les auteurs, “dans les politiques publiques de santé”.

À voir également sur Le HuffPost: L’intégralité des annonces de Jean Castex et Olivier Véran sur la levée des restrictions