close
  • Hu chevron_right

    Variants, Omicron, symptômes, vaccins... Face à la 7e vague, posez-nous vos questions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 09:47 · 1 minute

(image d'illustration) (image d'illustration)

CORONAVIRUS - Vacances scolaires ça rime avec R. Alors que l’été a bien entamé sa course, la 7e vague de Covid aussi: entre fin mai et fin juin, le taux de reproduction du virus a été multiplié par deux. Selon le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, le pic de la vague devrait être atteint fin juillet.

Faut-il s’inquiéter d’un été gâché par le coronavirus? A priori pour le moment, non, dit aussi Jean-François Delfraissy qui rappelle qu’une majorité de Français sont désormais vaccinés.

Dans ce contexte, vous vous posez certainement des questions: le masque va-t-il redevenir obligatoire, comment reconnaître les symptômes des nouveaux variants, faut-il me faire tester plus régulièrement...?

Autant d’interrogations auxquelles Le HuffPost se propose de répondre dans de prochains articles. Envoyez-nous vos questions à l’adresse: vosquestions.coronavirus@huffpost.fr

En attendant, voici quelques articles, qui permettront, nous l’espérons, d’éclairer certains points:

À voir également sur Le HuffPost: Les liens entre variole du singe et Covid ne sont pas ceux auxquels vous pensez

  • Hu chevron_right

    Les chiffres et cartes du Covid-19 en France au 1er juillet 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 08:16 · 7 minutes

Le nombre de cas quotidien de Covid-19 continue d'augmenter en France, provoquant une 7e vague de contaminations. Le nombre de cas quotidien de Covid-19 continue d'augmenter en France, provoquant une 7e vague de contaminations.

SCIENCE - Jusqu’où va-t-elle monter, et avec quelles conséquences? Après une forte baisse des contaminations pendant plusieurs semaines, la 7e vague de Covid-19 est bel et bien là. Le nombre de cas en France repart à la hausse depuis début juin, entraînant derrière lui une hausse des indicateurs hospitaliers.

Pour bien suivre l’évolution de cette 7e vague, portée par les variants BA.4 et BA.5, ainsi que par la baisse de notre immunité, Le HuffPost , vous propose de regarder les derniers chiffres du Covid-19 , mais surtout leur évolution en cartes et en courbes. Un point important à bien avoir en tête avant de poursuivre votre lecture: les données sont toujours publiées dans la soirée. Ainsi, les chiffres à jour ce vendredi 1er juillet sont ceux publiés la veille, soit jeudi 30 juin.

Il faut également savoir que ce ne sont pas les chiffres du jour, mais ceux à J-1 pour le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas confirmés. Pour l’incidence et le taux de positivité, ce sont les chiffres du dépistage à J-3 (à la date de réalisation du test) qui sont utilisés.

Suivi de l’incidence et des réanimations

Le nombre de cas, et donc le taux d’incidence, est en forte hausse depuis la mi-juin. Vendredi 1er juillet, la Direction générale de la Santé recensait 133.346 nouveaux cas, contre 79.852 une semaine plus tôt.

Si l’on regarde la moyenne sur une semaine (la courbe bleue), on voit qu’elle augmente fortement, avec 92.773 cas recensés contre 57.943 le 22 juin.

Les chiffres à J-1 sont pratiques pour suivre au plus près l’évolution de l’épidémie, mais sont susceptibles de varier d’une semaine à l’autre en fonction de la rapidité de remontée des résultats.

Pour bien s’assurer des tendances, il est préférable de regarder les données publiées par Santé Publique France, qui montrent le nombre de cas à la date du dépistage, avec un retard de trois jours.

C’est notamment à partir de ces données qu’il faut regarder l’évolution du taux d’incidence. Comme prévu, on voit que celui-ci est en croissance exponentielle, suivant très clairement l’évolution du nombre de cas recensés.

Le graphique ci-dessous, en plus de l’incidence, permet d’analyser en un coup d’oeil la situation des différents indicateurs de suivi du Covid-19.

Comme on peut le voir, tous les chiffres sont soit en hausse, soit en stagnation. La baisse est belle et bien finie.

Signification des différents indicateurs

  • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
  • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses. Pour autant, cette dynamique est rendue difficile à lire depuis la généralisation des autotests, non-comptabilisés.
  • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
  • Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations : moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
  • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
  • R effectif : cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

La progression des variants BA.4 et BA.5

Cette 7e vague est, comme toutes les autres, multifactorielle. Pour autant, les coupables principaux sont tout désignés: BA.4 et (surtout) BA.5, les sous-variants d’Omicron. Depuis le mois de mai, ils progressent lentement en France, prenant petit à petit le pas sur BA.2, la version qui était dominante jusqu’alors.

Mais comme le montre le graphique ci-dessous, BA.4 et BA.5, même s’ils explosent et s’imposent en France, ne sont pas les seuls fautifs. Les cas soupçonnés d’être liés au variant BA.2 ne baissent plus depuis début juin, voire augmentent doucement à nouveau.

La piste principale des épidémiologistes: la baisse de notre immunité face à l’infection, qu’elle provienne du vaccin, de la maladie ou des deux cumulés.

Les entrées à l’hôpital et en réanimation

La 7e vague est bien là, mais ce qui compte, c’est jusqu’où vont monter ces indicateurs et à quelle vitesse. Pour comprendre, il est important de regarder la vitesse de croissance ou de décroissance des cas et des indicateurs hospitaliers, en observant l’évolution sur une semaine, en pourcentage, de ces chiffres:

Si les taux d’incidence et de positivité ainsi que les entrées à l’hôpital augmentent fortement (entre 30 et 60% ces derniers jours), on voit que le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimation (le stock) augmente bien plus faiblement, avec des hausses de 9,2% et 10,7%. Mais cette croissance est de plus en plus importante de jour en jour.

Il est important de préciser que pour les réanimations, mais surtout pour les hospitalisations conventionnelles, une part non négligeable de patients sont hospitalisés pour une autre pathologie, mais sont positifs au Covid-19, comme on peut le voir ci-dessous.

Avant le mois de janvier, la part de ces personnes hospitalisées avec Covid était faible, mais comme on le voit, elle a explosé avec Omicron et ses sous-variants. Attention, le fait de ne pas être hospitalisé pour Covid ne veut pas dire que la maladie ne peut pas aggraver la situation du malade.

Carte du taux d’incidence par départements

Si l’on regarde l’évolution de l’épidémie de manière plus locale, on voit que l’incidence augmente dans tous les départements.

Avec l’arrivée des vacances d’été, la circulation du virus dans les zones très touristiques devra être surveillée de près. Comme on peut le voir ci-dessous, le taux d’incidence est surtout élevée en Île-de-France et sur tout les pourtours méditerranéen et atlantique.

Le graphique ci-dessous permet d’analyser plus en détail la situation dans votre département (y compris dans les départements et régions d’outre-mer).

La carte du taux d’occupation en réanimation

Entre la campagne de vaccination et l’immunité acquise dans les précédentes vagues, la proportion de formes graves est plus faibles que pour les premières vagues du Covid-19. Le graphique ci-dessous permet de s’en rendre compte. Il compare le nombre actuel de cas, hospitalisations et réanimations par rapport au maximum de chacun de ces indicateurs en novembre dernier.

Avec Omicron en janvier, le nombre de cas a explosé le record de la deuxième vague, mais les hospitalisations ont simplement été égalées. Quant aux réanimations, elles n’ont pas dépassé les 80% de l’ampleur de la deuxième vague.

Mais si le taux d’occupation des services de réanimation est pour l’instant faible , cet indicateur reste à surveiller de près, alors que l’hôpital est en crise et se prépare à un été particulièrement tendu dans les services d’urgence.

A voir également sur Le HuffPost: Avec la 7e vague de Covid, remettre le masque dans ces lieux est une bonne idée

  • Hu chevron_right

    Covid-19: Delfraissy prévoit un pic de la 7e vague "fin juillet"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 07:52 · 2 minutes

Delfraissy prévoit le pic de la 7e vague de Covid Delfraissy prévoit le pic de la 7e vague de Covid "fin juillet"

COVID - La septième vague de Covid-19 ne devrait “pas gâcher l’été”, mais le système de soins pourrait être de nouveau sous tension vers la fin juillet, a estimé ce jeudi 30 juin le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy sur RTL , et qui table pour un pic de l’épidémie à ce moment-là.

“Ça ne va pas gâcher l’été car nous sommes vaccinés”, a-t-il dit. “Je crois que nous allons tenir à condition de reprendre la vaccination chez les plus âgés et se réinterroger sur un certain nombre de recommandations pour limiter les contaminations ”, a toutefois ajouté le président du conseil scientifique.

“Il y a devant nous une vague mais il faut raison garder”, a-t-il estimé. Le virus n’“est pas plus sévère” qu’avec les précédents variants, les symptômes “pas plus violents”.

Une “balance difficile fin juillet-début août”

La Première ministre Elisabeth Borne a demandé mardi aux préfets et autorités sanitaires d’encourager le port du masque dans les lieux clos . Jusqu’à présent, il s’agit de “recommandations”, sans obligation. Pour Jean-François Delfraissy, “le gouvernement a eu raison de ne pas le rendre obligatoire car dans cette crise il faut être évolutif”.

“Là où est la difficulté pour cet été, c’est qu’on a une poussée avec le nouveau variant (BA.5) - et on s’attend à 1500 admissions quotidiennes à l’hôpital d’ici une semaine - c’est-à-dire comme au mois de mars, alors que l’offre de soins est plus faible”, a-t-il toutefois relevé.

“Il suffit qu’il y ait une bascule d’un nombre d’hospitalisations plus grand lié au Covid sur un système de soins fatigué et il va y avoir une balance difficile fin juillet-début août” au moment du pic, a-t-il prévenu.

Delfraissy quitte le conseil scientifique

Jean-François Delfraissy a par ailleurs annoncé qu’il allait quitter le conseil scientifique, instance qui guide le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, une fois que la loi de crise sanitaire aura été discutée au Parlement.

“Je ne pense que Covid depuis 24 mois, il est temps qu’il y ait une vision nouvelle, c’est le moment de passer la main”, a-t-il jugé.

De son côté Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale français, a de nouveau incité les plus fragiles (plus de 60 ans et immunodéprimés), sur France Inter, à faire une 4e dose de vaccin.

Un quart des personnes éligibles ont reçu leur second rappel vaccinal contre le Covid, taux “clairement insuffisant”, selon le gouvernement. Parmi les plus jeunes, “un certain nombre n’ont toujours pas reçu de 3e dose, il faut au minium un premier rappel”, a plaidé Alain Fischer.

À voir également sur Le HuffPost: Avec la 7e vague de Covid, remettre le masque dans ces lieux est une bonne idée

  • Hu chevron_right

    Covid-19: Pourquoi la 2e dose de rappel pour vos parents est importante avant les vacances

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 15:46 · 4 minutes

COVID - Non, la 4e dose n’est pas superflue. En France, la 7e vague de coronavirus se confirme un peu plus chaque jour, sans signe de ralentissement. Comme toujours depuis le début de la pandémie, les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie sont les seniors et les individus en situation d’immunodéficience . Des publics qui, depuis le mois d’avril, traînent des pieds pour aller se faire à nouveau vacciner.

Depuis le printemps, en effet, les plus de 60 ans sont éligibles à un nouveau rappel vaccinal si leur dernière injection date de plus de six mois. Une protection dont pouvaient déjà bénéficier les plus de 79 ans depuis le début du mois de mars. Mais voilà, la campagne de vaccination n’avance que très lentement, alors que les départs en vacances d’été devraient encore ralentir -voire stopper- ce mouvement vers la vaccination facultative.

“La couverture vaccinale pour les doses de rappel reste notablement insuffisante”, alerte ainsi Santé Publique France dans son dernier rapport hebdomadaire. “Au 20 juin”, précise le rapport, “environ un tiers des 60 ans et plus éligibles à la seconde dose de rappel l’avaient effectivement reçue”. Des chiffres faibles, avec un rythme de vaccination bien timide, n’atteignant pour le moment jamais les 50.000 vaccinations quotidiennes, malgré une augmentation depuis plusieurs jours.

Les Français, en tous cas ceux concernés par ce second rappel, boudent donc le retour de l’aiguille. Mélange de lassitude devant une pandémie qui n’en finit pas et de confiance devant le faible nombre de décès depuis l’hiver 2022? Face à la maladie, la prudence en tous cas devrait être de mise.

“Aucune raison de procrastiner”

“Je ne vois aucune raison de procrastiner si l’on est éligible pour recevoir son vaccin si l’on est éligible à un rappel”, alerte ainsi l’épidémiologiste Antoine Flahault au HuffPost . D’abord pour une raison simple: le 2e rappel, ça marche. “Il y a de solides données scientifiques aujourd’hui montrant que les hospitalisations pour formes graves de Covid-19 ainsi que la mortalité par Covid-19 sont largement prévenues par les schémas vaccinaux complets (3 doses) associés à un deuxième rappel chez les personnes les plus vulnérables”, précise le spécialiste.

La 4e dose augmente le taux d’anticorps neutralisants”, précise le vaccinologue Cecil Czerkinsky. Un renforcement de l’immunité particulièrement nécessaire chez les personnes âgées: la protection du vaccin, au bout de six mois, baisse significativement. Pour la population générale, on est plus proche de douze mois d’efficacité.

Dans quelle mesure cette nouvelle injection sera-t-elle la barrière qui contiendra la 7e vague en cours? Pour le moment, il reste difficile d’en juger. “Les effets de cette nouvelle dose ne sont pour le moment documentés qu’en laboratoire”, prévient Cecil Czerkinsky. Un certain flou demeure donc sur la durée de protection apportée par cette nouvelle dose. Car en face, il ne s’agit plus du variant Delta, mais d’Omicron, et en particulier de ses sous-variants BA.4 et BA.5.

Des études sont en cours sur le comportement de ces sous-variants, responsables de la nouvelle poussée épidémique. Mais ce que l’on sait désormais, c’est qu’ils sont extrêmement contagieux... et nettement plus résistants aux anticorps neutralisants que BA.2. D’où l’importance de maintenir une réponse immunitaire forte, qui permettra à un individu infecté de ne pas voir sa situation empirer.

Attendre la rentrée, un calcul dangereux

L’intérêt de la vaccination est donc réel. Mais quand passer par la piqûre? Si l’on se base sur les deux années passées, l’automne 2022 a de grandes chances de correspondre à une forte remontée épidémique . On pourrait alors être tenté d’attendre la rentrée pour se faire à nouveau vacciner, et bénéficier d’une protection maximale.

D’autant qu’une nouvelle version, plus efficace, des vaccins Pfizer et Moderna, devrait être approuvée par les autorités de Santé avant la fin de l’année. Des vaccins actualisés, dits “bivalents”, avec la souche ancestrale du virus, mais également le variant Omicron, pour une réponse immunitaire améliorée. Mais attention à ce genre de calcul, alors que le Covid-19 reprend du poil de la bête.

“C ’est risqué”, juge Cecil Czerkinsky. “On est quand même dans une vague exponentielle, avec des variants très contagieux.” Un avis partagé par Antoine Flahault. Selon lui, “pour ne pas avoir à gâcher ou même écourter ses vacances, pour ne pas risquer des formes graves”, c’est maintenant qu’il faut aller se faire à nouveau vacciner lorsqu’on est éligible. Si la population en générale peut se permettre d’attendre, les plus fragiles ne doivent pas prendre ce risque.

À voir également sur Le HuffPost: Avec la 7e vague de Covid, remettre le masque dans ces lieux est une bonne idée

  • Hu chevron_right

    Covid-19: Ces lieux où remettre le masque est une bonne idée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 16:13 · 3 minutes

CORONAVIRUS - Des “recommandations”, toujours sans “caractère obligatoire”. Reprenant les préconisations envoyées lundi par la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon , Élisabeth Borne a demandé ce mardi 28 juin aux préfets et autorités sanitaires d’encourager le port du masque “dans les lieux de promiscuité” et les “espaces clos”, en particulier “les transports en commun”.

La Première ministre a appelé à “amplifier les messages de prévention”, avec comme autres consignes et rappels: “se laver fréquemment les mains”, “aérer régulièrement les espaces clos”, “se tester dès les premiers symptômes” - (au choix mal de gorge, toux, nez qui coule, fatigue, fièvre) - et “s’isoler immédiatement en cas de positivité”.

Des “mails de sensibilisation” à la vaccination

Élisabeth Borne a également demandé aux Français de “vérifier son schéma vaccinal”, notamment les Français de plus de 60 ans et les plus fragiles qui “doivent bénéficier de la deuxième dose de rappel”, c’est-à-dire leur quatrième injection. Ceux-ci doivent d’ailleurs recevoir “dans les prochains jours des mails de sensibilisation” de la part de l’ Assurance maladie , a précisé Matignon.

Cette 7e vague de Covid-19, portée notamment par le sous-variant d’Omicron BA.5 et la baisse de l’immunité face à l’infection. “Si l’impact de l’épidémie sur les services hospitaliers reste faible à ce stade, la circulation virale est forte avec un taux de reproduction de 1,4”, précise Matignon. “Le taux d’incidence de la Covid-19 a doublé en une semaine sur la quasi-totalité du territoire métropolitain et dans l’ensemble des classes d’âge de la population”.

La reprise épidémique a également lieu alors que quasiment toutes les restrictions liées à l’épidémie ont été levées. La plus emblématique, le port du masque obligatoire, n’existe plus depuis le 16 mai, sauf dans les hôpitaux. Mais, comme expliqué dans la vidéo en tête de l’article , ce n’est pas parce qu’une mesure n’est plus obligatoire qu’il ne faut pas s’y conformer.

De nombreuses études ont montré que le masque, notamment le FFP2, permettait de diminuer le risque d’infection et de freiner la propagation de l’épidémie. Quoi qu’il en soit sur l’efficacité générale du seul port du masque pour juguler l’épidémie, son utilisation au bon moment à titre individuelle doit être rappelée car elle peut vous protéger mais, surtout, protéger les autres. Notamment dans les lieux les plus propices au coronavirus: les espaces fermés, peu aérés, où de nombreuses personnes sont présentes et où l’on reste longtemps.

Difficile de savoir avec certitude à quel point une telle mesure freinerait l’épidémie. Le Portugal, où BA.5 s’est implanté plus tôt, a connu ces dernières semaines une vague épidémique alors que le port du masque restait obligatoire dans les transports (mais venait d’être levé dans les lieux publics).

Comme le rappelle le graphique ci-dessous, pour endiguer le Covid-19, aucune mesure n’est efficace à 100%. C’est un assemblage d’entre-elles qui, cumulées, permettent d’endiguer l’épidémie.

Alors qu'une 7e vague de Covid-19 touche la France, le masque, comme d'autres mesures barrière, s'il n'est pas obligatoire, ne doit pas être oublié. Alors qu'une 7e vague de Covid-19 touche la France, le masque, comme d'autres mesures barrière, s'il n'est pas obligatoire, ne doit pas être oublié.

Parallèlement, l’exécutif travaille à un nouveau projet de loi , qui doit être présenté et examiné en juillet, visant à maintenir “un dispositif de veille et de sécurité sanitaire” jusqu’en mars 2023.

À voir également sur Le HuffPost : les liens entre variole du singe et Covid ne sont pas ceux auxquels vous pensez

  • Hu chevron_right

    Covid: Le masque doit être remis dans les transports, mais sans obligation, estime la ministre de la Santé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 17:30 · 1 minute

Elisabeth Bourguignon sur RTL, le 27 juin Elisabeth Bourguignon sur RTL, le 27 juin

COVID - La ministre de la Santé Brigitte Bourguignon “demande aux Français de remettre le masque dans les transports ”, par civisme, face à la remontée des cas de Covid 19 , a-t-elle plaidé ce lundi 27 juin, sur la radio RTL.

La ministre a évoqué le “devoir citoyen”, consistant à “se protéger soi-même, face à un variant très transmissible”, mais aussi à “protéger les autres et notamment les plus fragiles” dans les endroits confinés . Le tout sans “aller jusqu’à l’obligation” du port du masque.

La France, comme les pays européens, est confrontée à un regain de contaminations, notamment avec le variant BA.5. Me Bourguignon en avait déjà appelé jeudi dernier à la “responsabilité citoyenne ” pour y faire face.

Elle a aussi réitéré son appel à un nouveau rappel de vaccination avec la quatrième dose pour certaines catégories de la population. “Je fais un appel pour que les personnes qui n’y ont pas eu recours le fassent très vite”, a-t-elle dit en citant les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées .

Le Pr. Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a appelé dimanche ces personnes à se faire administrer leur deuxième rappel de vaccination. A cet égard Brigitte Bourguignon a indiqué qu’on “viendra probablement” à une quatrième dose de vaccin pour tous.

La ministre, qui devrait quitter son poste avec l’annonce d’un nouveau gouvernement, attend pour “probablement jeudi” la remise de la mission sur les services d’urgence confiée au président de l’association Samu-Urgences de France, François Braun.

Il y aura alors des “mesures que l’on prend pour l’été, qui seront annoncées la semaine prochaine je pense et des mesures plus pérennes ensuite parce que nous devons travailler avec les territoires”, a-t-elle dit.

À voir également sur Le HuffPost: Après les scandales, ces salariés d’Ehpad Orpéa en colère face au non-versement de prime

  • Hu chevron_right

    Novak Djokovic toujours opposé à la vaccination contre le Covid, quitte à louper l'US Open

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 08:37 · 2 minutes

Tennis - Wimbledon Preview - All England Lawn Tennis and Croquet Club, London, Britain - June 25, 2022 Serbia's Novak Djokovic during practice REUTERS/Paul Childs Tennis - Wimbledon Preview - All England Lawn Tennis and Croquet Club, London, Britain - June 25, 2022 Serbia's Novak Djokovic during practice REUTERS/Paul Childs

TENNIS - “J’aimerais aller aux États-Unis, mais pour le moment ça n’est pas possible”. Le Serbe de 35 ans, Novak Djokovic, est resté inflexible , ce samedi 25 juin, sur son refus du vaccin contre le Covid-19 . Une position qui lui avait déjà fait manquer l’Open d’Australie en janvier et qui risque de l’empêcher de se rendre à l’US Open à partir du 29 août.

En effet, les autorités américaines maintiennent à ce jour l’obligation vaccinale pour entrer sur le territoire des États-Unis. Vous restez fermé à la vaccination?, a demandé un journaliste avant le début du tournoi anglais ce lundi . “Oui”, a confirmé l’ancien numéro un mondial, vainqueur de 20 titres du Grand Chelem dans sa carrière. ”À ce jour, compte tenu des circonstances, je ne suis pas autorisé à entrer aux États-Unis. C’est une motivation supplémentaire pour bien jouer ici (à Wimbledon)”.

“Cela dépend vraiment du gouvernement américain d’accepter ou non de laisser entrer sur le territoire une personne non vaccinée”, a-t-il insisté. N’étant pas vacciné, le Serbe avait été expulsé d’Australie en janvier juste avant le début du premier Majeur de l’année où il visait un dixième sacre, puis il a été battu en quarts de finale à Roland-Garros par Rafael Nadal où il défendait son titre.

Une chute au classement ATP?

Par ailleurs, Wimbledon ne lui permettra pas de garder une partie ou la totalité de ses 2000 points de tenant du titre au classement mondial. L’ATP a décidé de ne pas en distribuer au Majeur britannique en raison de son refus de laisser jouer les Russes et les Bélarusses en représailles à la guerre en Ukraine .

Si bien que pour Djokovic, qui a échoué en 2021 en finale à New York dans sa quête du Grand Chelem sur une saison complète, devrait perdre 1.200 points et de nombreuses places ATP, alors qu’il a déjà été dépassé au classement par le Russe Daniil Medvedev et l’Allemand Alexander Zverev . ​“Je ne poursuis pas vraiment cet objectif de classement autant que je l’ai fait, depuis que j’ai battu le record du nombre de semaines comme numéro 1”, explique le Serbe. “Cela affecte mon classement, bien sûr. Mais mes priorités sont différentes.

La situation pourrait cependant permettre à Rafael Nadal d’accroître, un peu plus, son avance à la course du plus grand nombre de Grand Chelem remporté. L’Espagnol, en lice à Wimbledon malgré une maladie à un os du pied , en compte déjà 22.

À voir également sur Le HuffPost: Ces journalistes australiens insultent Djokovic se pensant hors antenne

  • Hu chevron_right

    Vaccins contre le Covid: Alain Fischer bat le rappel pour les plus de 60 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 07:15 · 3 minutes

Face à la 7e vague de Covid, Alain Fischer bat le rappel de la vaccination pour les plus de 60 ans. Face à la 7e vague de Covid, Alain Fischer bat le rappel de la vaccination pour les plus de 60 ans.

CORONAVIRUS - Face à la septième vague de Covid-19 , le professeur Alain Fischer , président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, appelle à nouveau les plus de 60 ans et les personnes fragiles à se faire administrer leur deuxième rappel de vaccination , dans une interview publiée ce 26 juin dans le Journal du Dimanche .

“Malgré l’effet cumulatif des injections et des infections, le niveau de protection (de ces populations, ndlr) n’est plus optimal”, ajoute le “Monsieur vaccins” du gouvernement. “Par ailleurs, les vaccins restent sûrs: il n’y a pas plus d’effets secondaires lors d’une quatrième dose. ” Pour Alain Fischer, “c’est simple, il faut que les 8,5 millions de Français éligibles qui ne l’ont pas encore reçue se rendent chez leur pharmacie ou chez leur généraliste”.

"Une piqûre deux fois par an, ce n’est pas si terrible!” Alain Fischer

Il met en avant “les données [qui] montrent qu’avec une quatrième dose le taux d’anticorps neutralisants remonte au même niveau qu’après la troisième”, ainsi “la protection contre les formes graves est donc rétablie à plus de 90% pour un certain nombre de mois”. “Franchement, une piqûre deux fois par an, ce n’est pas si terrible!”, a-t-il dédramatisé.

En avril, Olivier Véran , alors ministre de la Santé, avait annoncé l’ouverture de la quatrième dose aux personnes âgées de 60 ans et plus, sans qu’elle devienne obligatoire. Après plus de deux ans rythmés par la pandémie, la France a replongé en ce début d’été, comme d’autres pays européens, dans une nouvelle vague, portée par de nouveaux sous-variants de la famille Omicron, BA.4 et surtout BA.5 .

Le nombre de rendez-vous pris sur Doctolib est reparti à la hausse ces derniers jours. Vendredi, quelque 25.000 rendez-vous pour une dose de rappel (le plus souvent une 2e dose de rappel) ont été réservés sur la plateforme, un record depuis le début de la campagne de deuxièmes rappels. Près de 80 % de ces réservations ont été faites par des Français et des Françaises âgés d’au moins 60 ans.

Pour Alain Fischer, ces campagnes de vaccination à répétition ne témoignent pas “d’un échec relatif” des vaccins à ARN messager mais au contraire d’un “immense succès, même s’il reste imparfait”. “Ces vaccins ont évité un très grand nombre de décès, d’hospitalisations et de confinements”, a-t-il avancé.

Une nouvelle dose en octobre et décembre?

Le professeur Fischer dit espérer que l’arrivée de quatre nouveaux vaccins à l’automne puisse “réduire le risque d’une vague importante générée par un nouveau variant”. “L’idéal, ce serait qu’ils le soient au début de l’automne plutôt qu’en décembre, pour être couplés avec la vaccination antigrippale”, a-t-il déclaré.

“Une personne de plus de 80 ans pourrait en bénéficier dès octobre ; un sexagénaire qui ferait sa quatrième injection aujourd’hui pourrait recevoir un nouveau rappel avec ces produits neufs en décembre”, fait valoir Alain Fischer préparant ainsi la voie à une campagne pour un troisième rappel en fin d’année.

À voir également sur Le HuffPost: Avec la 7e vague de Covid, remettre le masque dans ces lieux est une bonne idée