close
  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: après le Donbass, la Russie a de nouveaux objectifs militaires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 July - 13:41 · 3 minutes

Dans une interview, Sergueï Lavrov assure que les pourparlers de paix avec Kiev n’aurait “aucun sens” actuellement. Dans une interview, Sergueï Lavrov assure que les pourparlers de paix avec Kiev n’aurait “aucun sens” actuellement.

GUERRE EN UKRAINE - Vers une nouvelle étape dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie . Le chef de la diplomatie russe a affirmé ce mercredi 20 juillet que les objectifs militaires de la Russie ne se limitaient plus uniquement à l’est de l’Ukraine , mais concernaient également “d’autres territoires” et pourraient encore s’étendre.

Dans une interview à l’agence de presse Ria-Novosti et à la chaîne Russia Today, Sergueï Lavrov a justifié ce changement par une “géographie différente” par rapport à la situation qui existait sur le terrain fin mars, lorsque Moscou avait dit vouloir se concentrer sur l’est, après avoir notamment échoué à prendre Kiev , la capitale ukrainienne.

“Ce ne sont plus seulement les républiques populaires de Donetsk et Lougansk (territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine qui forment la région du Donbass), ce sont aussi les régions de Kherson et Zaporijjia (dans le sud) et une série d’autres territoires, et ce processus continue, de façon constante”, a-t-il déclaré..

Carte de la situation en Ukraine, au 20 juillet 2022, après 147 jours de conflit. Carte de la situation en Ukraine, au 20 juillet 2022, après 147 jours de conflit.

L’oblast de Kherson et celle de Zaporijjia comptent respectivement 1 million et 1,7 million d’habitants en 2021. Dans la région de Zaporijjia, où se trouve la central nucléaire la plus importante d’Ukraine , les forces russes -qui en ont le contrôle depuis début mars- ont récemment été accusées par l’opérateur ukrainien de l’énergie nucléaire d’avoir déployé des lanceurs de missiles sur le site de la centrale .

Par ailleurs, ces deux régions seraient concernées par les plans du gouvernement russe consistant à annexer plusieurs régions d’Ukraine, à en croire les déclarations du porte-parole du département de la Défense des États-Unis, John Kirby, le 19 juillet. Un plan qui englobe également l’ensemble des oblasts de Donetsk et Lougansk .

Aucun pourparler de paix envisagé par Moscou

Mener des pourparlers avec Kiev pour mettre fin à l’offensive de Moscou en Ukraine n’aurait “aucun sens” actuellement, a également déclaré ce mercredi le chef de la diplomatie russe. “Dans la situation actuelle, cela n’a aucun sens”, a affirmé Sergueï Lavrov .

Ces nouvelles déclarations interviennent alors que Moscou a enregistré des gains ces dernières semaines dans l’est de l’Ukraine, en faisant notamment sauter le double verrou de Severodonetsk et Lyssytchansk , ce qui lui a dégagé la voie pour tenter d’avancer vers les villes de Kramatorsk et de Sloviansk, plus à l’ouest.

Carte des combats en Ukraine depuis le lancement du conflit en février, avec des données arrêtées au 8 juillet 2022. Carte des combats en Ukraine depuis le lancement du conflit en février, avec des données arrêtées au 8 juillet 2022.

De rudes combats continuent cependant de se dérouler dans cette partie de l’Ukraine, Kiev pouvant compter sur les récentes livraisons de pièces d’artillerie occidentales plus performantes.

Sergueï Lavrov a d’ailleurs prévenu que si l’Occident continuait de fournir à l’Ukraine des armes capables de frapper à longue distance, comme les lance-roquettes multiples américains HIMARS, les objectifs géographiques de la Russie évolueraient encore.

“Car nous ne pouvons permettre que, dans la partie d’Ukraine contrôlée par Volodymyr Zelensky ou son remplaçant, se trouvent des armes qui peuvent menacer directement notre territoire ou celui des républiques (séparatistes) ayant déclaré leur indépendance ou voulant choisir seules leur avenir”, a-t-il déclaré.

À voir également sur Le HuffPost: Guerre en Ukraine: nouvelles frappes russes mortelles, Zelensky condamne “un acte terroriste”

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: nouvelles frappes russes mortelles, un "acte de terrorisme" pour Zelensky

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 14 July - 14:12 · 7 minutes

Un bâtiment de la ville de Vinnytsia endommagé par une frappe russe, ce jeudi 14 juillet. Un bâtiment de la ville de Vinnytsia endommagé par une frappe russe, ce jeudi 14 juillet.

GUERRE EN UKRAINE - Au moment où se préparait à La Haye une conférence sur les crimes commis en Ukraine , Vinnytsia, une ville du centre du pays, a été la cible de frappes russes, ce jeudi 14 juillet. Le bilan provisoire fait état d’au moins 20 morts. “Un acte ouvertement terroriste”, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky .

Dans le même temps, les principaux combats restent concentrés sur l’est de l’Ukraine et le Donbass, bassin industriel et minier que Moscou a promis de conquérir entièrement. Au 141e jour de la guerre en Ukraine , Le HuffPost fait le point sur la situation.

  • Au moins 20 morts après des bombardements sur le centre de l’Ukraine

Ces frappes, qui ont fait au moins 20 morts à Vinnytsia, en fin de matinée sur une région du pays jusqu’alors relativement épargnée par la guerre, à plusieurs centaines de kilomètres des lignes de front, sont intervenues au moment où se préparait à La Haye une conférence sur les crimes commis en Ukraine.

Dans une intervention en visioconférence lors de cet événement organisé par la Cour pénale internationale (CPI), la Commission européenne et les Pays-Bas, Volodymyr Zelensky a appelé à la création d’un “tribunal spécial” chargé de juger “les crimes de l’agression russe contre l’Ukraine”.

À Vinnytsia, les images publiées par le service ukrainien des Situations d’urgence montraient des dizaines de carcasses de voitures calcinées et un immeuble d’une dizaine d’étages ravagé par l’explosion et l’incendie ayant suivi.

Selon l’armée ukrainienne, “trois missiles” ont touché le parking et cet immeuble commercial du centre de la ville, abritant des bureaux et des petits commerces. Ils avaient été tirés depuis des sous-marins en mer Noire, a précisé le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne Iouri Ignat.

“Chaque jour, la Russie tue des civils, tue des enfants ukrainiens, tire des missiles sur des cibles civiles où il n’y a rien de militaire. Qu’est-ce que c’est, si ce n’est un acte ouvertement terroriste?”, a dit Volodymyr Zelensky immédiatement après les frappes, précisant que trois mineurs figurent parmi les victimes. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, présent à La Haye, a dénoncé un nouveau “crime de guerre russe”.

  • Des frappes sur le sud de l’Ukraine

Depuis plusieurs semaines, les frappes russes loin des lignes de front étaient relativement rares. Mais la guerre fait désormais rage autour de villes comme le port stratégique de Mykolaïv, proche de la mer Noire, qui a été touché tôt jeudi matin par une “frappe massive de missiles” pour le deuxième jour consécutif. “Deux écoles, des infrastructures de transport et un hôtel ont été endommagés”, a déclaré la présidence dans son briefing matinal quotidien.

Les images diffusées par les autorités locales montrent les restes d’un bâtiment détruit par un bombardement, les travailleurs municipaux ramassant les débris éparpillés par l’attaque.

L’Ukraine a de son côté lancé depuis plusieurs semaines une contre-offensive pour reprendre Kherson, unique capitale régionale capturée par Moscou depuis le 24 février. Si la ligne de front reste relativement stable, ces attaques sont de plus en plus puissantes, avec de nouveaux systèmes de roquettes américains et européens, ciblant les dépôts d’armes.

  • Le Donbass, principale cible de la Russie

Les principaux combats restent toutefois concentrés sur l’est de l’Ukraine et le Donbass, bassin industriel et minier que Moscou a promis de conquérir entièrement.

Selon le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, “les attaques massives d’artillerie et de mortier se poursuivent (et) les Russes tentent de percer vers Siversk et d’ouvrir la voie vers Bakhmout”, où un civil est mort dans des bombardements dans la nuit de mercredi à jeudi. Les séparatistes prorusses soutenus par Moscou affirment de leur côté être proche d’y remporter une nouvelle victoire, quelques jours après avoir pris plusieurs villes d’importance.

Les combats en Ukraine, au 13 juillet Les combats en Ukraine, au 13 juillet

“Siversk est sous notre contrôle opérationnel, ce qui signifie que l’ennemi peut être touché par nos tirs dans toute la zone”, a déclaré un responsable séparatiste, Daniïl Bezsonov, cité par l’agence de presse russe TASS. L’AFP n’était pas en mesure de confirmer de façon indépendante cette information.

Un peu plus au nord, dans la région d’Izioum, “on creuse quand c’est calme, on se cache quand ça tire”, confiait à l’AFP un soldat ukrainien dans des tranchées labyrinthiques de plusieurs dizaines de mètres de long construites par l’armée ukrainienne, au son des tirs d’artillerie.

Un des officiers déclarait toutefois que “la situation est sous contrôle”, affirmant que l’armée russe n’avançait plus dans cette zone et que l’objectif pour l’Ukraine était désormais “la victoire totale”.

  • Des “progrès” sur la question du blocage des exportations de céréales

Mercredi, au cours d’une réunion d’experts militaires à Istanbul, la Russie et l’Ukraine ont par ailleurs progressé sur l’épineuse question du blocage des exportations de céréales à partir des ports ukrainiens.

Des “progrès réellement substantiels” ont été réalisés, a commenté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a dit espérer qu’un “accord formel” pourrait être prochainement conclu et évoqué “une lueur d’espoir pour soulager la souffrance humaine et la faim dans le monde”.

La négociation lancée il y a plus de deux mois vise à exporter par la mer Noire quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens, en particulier à Odessa, tout en facilitant les exportations russes de grains et d’engrais.

L’Ukraine est l’un des principaux exportateurs mondiaux de blé et d’autres céréales et le temps presse, face à la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires qui fait peser des risques de famine, notamment sur l’Afrique.

Évolution du prix de la tonne de blé, en euros Évolution du prix de la tonne de blé, en euros

La guerre en Ukraine est le “plus grand défi” pour l’économie mondiale, a estimé jeudi la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, avant une réunion du G20 en Indonésie. Le président Emmanuel Macron a lui averti que le conflit en Ukraine allait “durer” et que les Français devaient se préparer à se passer du gaz russe, dont Moscou se sert comme “arme de guerre”.

  • Bilan humain

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. L’ONU a recensé près de 5000 morts confirmés, dont plus de 300 enfants, mais reconnaît que leur nombre véritable est sans doute largement supérieur. Pour la seule ville de Marioupol , tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquaient quelque 20.000 morts, sans fournir de preuves.

Sur le plan militaire, des sources de sécurité occidentales évoquent désormais de 15.000 à 20.000 soldats russes tués. Les forces ukrainiennes perdent chaque jour une centaine de soldats, selon Kiev. Aucune statistique indépendante n’est disponible.

En outre, plus de six millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). Ils s’ajoutent aux quelque 5,5 millions d’Ukrainiens enregistrés en tant que réfugiés dans d’autres États européens depuis le début de l’invasion.

Par ailleurs, l’OSCE se montre “gravement préoccupée” par le traitement infligé par Moscou aux civils ukrainiens dans des “camps de filtrations”, destinés à identifier ceux soupçonnés de liens avec les autorités de Kiev, selon un rapport qui doit être publié jeudi. “Selon des témoins”, cela “implique des interrogatoires brutaux et des fouilles corporelles humiliantes”, écrivent les trois auteurs de ce document de 115 pages consulté par l’AFP, évoquant un développement “alarmant”.

À voir également sur Le HuffPost: Face à un risque de crise alimentaire mondiale, Zelensky demande la fin du blocus russe des ports ukrainiens

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: la Russie continue de progresser dans l'est, le Donbass proche de tomber

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 July - 05:50 · 4 minutes

Un bâtiment endommagé à Lyssytchansk, dans la région de Lougansk (photo prise le 5 juillet 2022). Un bâtiment endommagé à Lyssytchansk, dans la région de Lougansk (photo prise le 5 juillet 2022).

GUERRE EN UKRAINE - Les forces russes continuent de progresser ce mercredi 6 juin dans le Donbass , où les habitants de Sloviansk , prochaine cible de Moscou , sont appelés à évacuer face aux intenses bombardements.

Mardi soir, “de violents combats ont lieu (...) près de Lyssytchansk ”, a précisé le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï. Les forces russes “essaient constamment de construire des passages pour transférer encore plus de matériel” vers la région de Donetsk. Au 133e jour de la guerre en Ukraine , Le HuffPost fait le point sur la situation.

  • À Sloviansk, les civils appelés à évacuer

“Mon principal conseil: évacuez!”, a lancé mardi soir le gouverneur de la région de Donestk Pavlo Kyrylenko à l’adresse des habitants de la ville de Sloviansk, ajoutant que “pendant la semaine, il n’y a pas eu un jour sans bombardement”. Il avait annoncé quelques heures plus tôt deux morts et sept blessés dans des frappes qui ont notamment visé le marché de la ville.

Rouslan, un commerçant interrogé par l’AFP deux heures après le bombardement, peinait à retenir ses larmes alors qu’il regardait son magasin brûler. Il a dénoncé un “génocide” perpétré par les forces russes, assurant que de tels bombardements visaient à “faire peur aux gens, afin qu’ils fuient” la ville.

“Une fois encore, les Russes visent intentionnellement des endroits où se rassemblent les civils. C’est du terrorisme pur et simple”, a dénoncé Pavlo Kyrylenko.

  • La quasi-totalité de la région de Lougansk contrôlée par les forces russes

Avec la chute dimanche de Lyssytchansk, les forces russes contrôlent la quasi totalité de la région de Lougansk et cherchent désormais à faire de même dans celle de Donetsk pour occuper ainsi l’entièreté du Donbass, que les séparatistes pro-russes contrôlaient partiellement depuis 2014.

“De violents combats ont lieu (...) près de Lyssytchansk”, a précisé mardi soir le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï. Les forces russes “essaient constamment de construire des passages pour transférer encore plus de matériel” vers la région de Donetsk.

Invasion de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 5 juillet Invasion de l'Ukraine: la situation dans l'est du pays au 5 juillet

Sloviansk, qui comptaient 100.000 habitants avant la guerre, et Kramatorsk deviennent alors les nouveaux points clé des combats. Mardi, les troupes russes se trouvaient à une dizaine de kilomètres de Siversk, qu’elles pilonnent depuis plusieurs jours, et donc à une cinquantaine de kilomètres de Sloviansk.

  • Moscou dénonce des tortures sur ses soldats

La Russie a annoncé mardi avoir lancé une enquête sur des tortures que disent avoir subies ses soldats capturés par les forces ukrainiennes et libérés lors d’un échange de prisonniers avec Kiev. L’Ukraine et la Russie, qui ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers, s’accusent mutuellement de mauvais traitements et de tortures sur des prisonniers.

Le ministère russe de la Défense a aussi accusé mardi soir des “nationalistes ukrainiens” dans la région de Donetsk de préparer “une provocation avec l’utilisation de substances toxiques”: de grandes quantités de chlore amenées dans une station de filtration minée, selon le ministère.

Il a ajouté que l’armée ukrainienne utilisait des infrastructures chimiques pour y baser ses hommes et ses armes, créant “les conditions préalables à des accidents pouvant entraîner la mort de milliers de civils”.

  • La reconstruction de l’Ukraine au cœur d’une conférence

Mardi soir, s’est achevée une conférence internationale de deux jours à Lugano (Suisse) organisée pour tenter de dessiner les contours de la reconstruction de l’Ukraine, dont Kiev évalue le coût à 750 milliards de dollars.

Dans une déclaration adoptée mardi soir, les pays alliés, des institutions internationales et le secteur privé “s’engagent pleinement à soutenir l’Ukraine tout au long de son parcours”, appelant à un “processus de rétablissement transparent et responsable”.

L’utilisation de ces milliards de dollars inquiète dans un pays perclus de corruption. Dans son rapport 2021 sur la corruption, l’ONG Transparency International classait l’Ukraine 122e sur 180 pays, et la Russie 136e. “Quand nous disons que nous sommes prêts à aller vite, nous voulons vraiment dire vite”, a voulu rassurer le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, venu à Lugano.

  • Kiev veut faire pression sur les compagnies maritimes

L’Ukraine appelle ses alliés à faire pression sur les compagnies maritimes pour qu’elles cessent de faire du transport de marchandises pour la Russie et de l’aider à écouler ses productions.

Le Zhibek Zholy, un cargo battant pavillon russe, est ainsi ancré depuis cinq jours au large de la Turquie, en mer Noire. L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le navire en transporte 7000 tonnes obtenues illégalement. Une source diplomatique turque a affirmé mardi à l’AFP qu’une “inspection” était en cours à bord.

  • Bilan humain

La Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Michelle Bachelet a dénoncé mardi le bilan civil “intolérable” du conflit (près de 5000 civils tués confirmés, dont 335 enfants, une estimation sans doute bien en-dessous du bilan réel) et les nombreuses violations des droits humains visant la population.

“Au nom de chaque victime de cette guerre absurde, les exécutions, la torture et les détentions arbitraires doivent cesser”, a-t-elle lancé devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.

À voir également sur Le HuffPost: Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: Lyssytchansk, ville capitale dans la guerre du Donbass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 3 July - 14:17 · 4 minutes

Cette photo fournie par l'administration militaire de la région de Lougansk donne à voir les stigmates de la ville de Lyssytchansk ce dimanche 3 juillet 2022. Cette photo fournie par l'administration militaire de la région de Lougansk donne à voir les stigmates de la ville de Lyssytchansk ce dimanche 3 juillet 2022.

GUERRE EN UKRAINE - Au 130e jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la guerre prend un nouveau tournant. La Russie a affirmé ce dimanche 3 juillet qu’elle avait conquis la ville de Lyssytchansk et qu’elle avait ainsi procédé à “la libération de la République populaire de Lougansk”.

Dans l’est de l’Ukraine, la prise de la ville de Lyssytchansk, au cœur d’intenses combats depuis plusieurs longues semaines, est vue comme une avancée potentiellement clé dans la bataille du Donbass .

Le ministre de la Défense russe “Sergueï Choïgou a informé” le président Vladimir Poutine “de la libération de la République populaire de Lougansk ”. Les forces russes et leurs alliés séparatistes ont pris “le contrôle complet de Lyssytchansk et d’autres villes proches dont les plus notables sont Belogorovka, Novodroujesk, Maloriazantsevo et Belaïa Gora”, selon un communiqué officiel cité par les agences de presse russes.

Conquête d’une région largement russophone

Lyssytchansk, qui comptait 100.000 habitants avant le début de l’ invasion russe le 24 février serait désormais aux mains des troupes russes, même si l’Ukraine n’a pas encore confirmé cette information. Auprès de la BBC , Yuriy Sak, porte-parole du ministère de la Défense ukrainien, a assuré que la ville n’était pas sous le “contrôle total” de l’ennemi.

Carte localisant les avancées des forces militaires russes autour de Lyssytchansk, au 2 juillet à 19 heures. Carte localisant les avancées des forces militaires russes autour de Lyssytchansk, au 2 juillet à 19 heures.

Malgré cette absence de confirmation bilatérale, la Russie semble passer une étape importante dans sa volonté de prendre des territoires considérés comme russes dans l’est de l’Ukraine. Largement russophone et en partie contrôlée par les séparatistes prorusses depuis 2014, Lyssytchansk était l’une des cibles prioritaires de Moscou après la prise de la ville voisine et tout aussi stratégique de Severodonetsk.

Séparée de Lyssytchansk par la Donets -principal affluent du fleuve Don-, Severodonetsk avait été entièrement conquise le 25 juin, ainsi que trois localités voisines: Borivske, Voronove et Syrotyne. Les forces d’Ukraine avaient choisi de se retirer de cette localité fin juin pour mieux défendre sa voisine Lyssytchansk.

Pourtant, après plus d’une semaine d’intenses combats entre forces ukrainiennes et milice populaire de Lougansk (l’armée séparatiste), la ville proche de laquelle est décédé le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff le 30 mai est tombée.

Avec cette nouvelle prise stratégique -et à haute valeur symbolique- la Russie consolide ses positions dans l’Oblast de Lougansk, région la plus à l’est de l’Ukraine et qui partage près de 700 kilomètres de frontières communes avec la Russie.

Cap sur l’oblast de Donetsk pour la Russie?

Depuis Lyssytchansk et Severodonetsk, les forces russes vont dorénavant pouvoir avancer plus à l’ouest. Parmi les objectifs de Moscou dans cette direction: l’oblast voisin de Donetsk, qui forme avec l’oblast de Lougansk la région du Donbass .

Dans cette zone, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Lyssytchansk se trouvent deux villes de tailles similaires aux deux villes voisines récemment conquises. Il s’agit de Sloviansk et Kramatorsk.

Plan de situation dans les oblasts de Lougansk et Donestk en juin, avant la prise de Severodonetsk et Lyssytchansk. Plan de situation dans les oblasts de Lougansk et Donestk en juin, avant la prise de Severodonetsk et Lyssytchansk.

Deux localités déjà fortement impactées par le conflit russo-ukrainien depuis 2014. Sloviansk, ville d’un peu plus de 100.000 habitants est déjà sous le feu de l’artillerie russe et fait face à une intensification des bombardements ces dernières semaines. Avec l’avancée des troupes de Moscou depuis le nord, la ville a perdu son approvisionnement en eau et en gaz.

L’autre ville visée par la Russie est Kramatorsk. Avec un peu plus de 150.000 habitants, elle se situe à une quinzaine de kilomètre de Sloviansk et vit également au rythme quotidien des sirènes d’alerte et des bombardements. Ce dimanche, cette ville qui sert de centre administratif du Donbass sous contrôle ukrainien, a été touchée pour le deuxième jour consécutif par des roquettes Smertch, selon le maire de la ville Oleksandr Gontcharenko.

Une femme âgée marche dans les décombres d'un bâtiment endommagé par une frappe nocturne de missiles russes à Sloviansk, en Ukraine, le mercredi 1er juin. Une femme âgée marche dans les décombres d'un bâtiment endommagé par une frappe nocturne de missiles russes à Sloviansk, en Ukraine, le mercredi 1er juin.

Dès ce dimanche, Vadim Liakh, le maire de la ville de Sloviansk a observé une multiplication des tirs au lance-roquettes sur sa ville, “les plus importants depuis longtemps” selon ses propos partagés dans une vidéo Facebook. Des tirs qui ont fait “de nombreux morts et blessés” ce jour et provoqué “quinze incidents”.

Au média ukrainien Suspilne, Tetiana Ignatchenko, porte-parole de la région de Donetsk a réitéré l’appel des autorités aux habitants pour qu’ils quittent la région, alors que la ligne de front n’est plus qu’à quelques kilomètres de Sloviansk selon les derniers rapports.

À voir également sur Le HuffPost: Le Donbass ravagé par une bataille acharnée, Severodonetsk menacée

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: Lyssytchansk au cœur des combats dans le Donbass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 2 July - 14:32 · 4 minutes

Un bâtiment résidentiel fortement endommagé par la frappe de missiles russes ce vendredi 1er juillet, alors que l'attaque de la Russie contre l'Ukraine se poursuit dans le village de Serhiivka, dans la région d'Odessa. Un bâtiment résidentiel fortement endommagé par la frappe de missiles russes ce vendredi 1er juillet, alors que l'attaque de la Russie contre l'Ukraine se poursuit dans le village de Serhiivka, dans la région d'Odessa.

GUERRE EN UKRAINE - La guerre se poursuivait ce samedi 2 juillet en Ukraine , notamment dans le sud où un tir de missiles a fait au moins 21 morts à Serguiïvka, selon les autorités ukrainiennes.

Dans le même temps, la situation reste très confuse autour de la ville plus que stratégique de Lyssytchansk dans l’est du pays. Le HuffPost fait le point sur la situation après 129 jours de guerre en Ukraine.

  • Situation confuse autour de la ville de Lyssytchansk

L’armée ukrainienne a affirmé ce samedi que Lyssytchansk, ville de l’ est de l’Ukraine au cœur d’intenses combats ces derniers jours, “n’est pas encerclée” contrairement aux affirmations des séparatistes soutenus par l’armée russe ce même jour.

“Les combats font rage autour de Lyssytchansk. Heureusement, la ville n’est pas encerclée et elle est sous contrôle de l’armée ukrainienne”, a déclaré à la télévision ukrainienne Rouslan Mouzytchouk, porte-parole de la Garde nationale de l’Ukraine, démentant une information donnée plus tôt par un représentant de l’armée séparatiste de Lougansk.

En effet, les séparatistes soutenus par l’armée russe ont affirmé avoir “totalement” encerclé Lyssytchansk“. Aujourd’hui, la milice populaire de Lougansk (l’armée séparatiste) et les forces armées russes ont occupé les dernières hauteurs stratégiques, ce qui nous permet d’affirmer que la localité de Lyssytchansk est totalement encerclée”, a indiqué un représentant de l’armée séparatiste de Lougansk, Andreï Marotchko, cité par l’agence de presse russe TASS.

Carte de la situation en Ukraine au 1er juillet. Carte de la situation en Ukraine au 1er juillet.

Lyssytchansk est la dernière grande ville de la région de Lougansk contrôlée par l’armée ukrainienne. Elle est jumelle de celle de Severodonetsk , conquise la semaine dernière par Moscou après le retrait des forces ukrainiennes à l’issue d’une bataille de plusieurs semaines. Les deux villes sont séparées par la rivière Donets.

La prise de Lyssytchansk permettrait à l’armée russe d’avancer ensuite vers Sloviansk et Kramatorsk, deux autres grandes villes de la région industrielle du Donbass, que Moscou cherche à conquérir.

À une soixantaine de kilomètres plus à l’ouest, à Sloviansk, proche des villes d’Izioum et de Lyman déjà aux mains des forces russes, un tir de roquettes a touché des maisons habitées vendredi soir, provoquant la mort d’une femme qui était dans son jardin et blessant son mari, a raconté samedi matin un voisin à un journaliste de l’AFP. Sloviansk subit depuis au moins une semaine des tirs de roquettes jour et nuit touchant des quartiers résidentiels.

  • Au moins 21 morts près d’Odessa après des frappes russes

L’Ukraine a dénoncé une “terreur russe délibérée” et renouvelé ses appels pour obtenir des systèmes antimissiles occidentaux après des frappes meurtrières dans la région d’Odessa.

Selon les autorités militaires et civiles ukrainiennes, 21 personnes au moins, dont un garçon de 12 ans, ont été tuées vendredi avant l’aube par trois missiles russes ayant détruit “un grand immeuble” et “un complexe touristique” à Serguiïvka, localité sur le littoral de la mer Noire, à environ 80 km au sud-ouest d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine.

“Il s’agit d’une terreur russe délibérée et non de quelques erreurs ou d’une frappe de missile accidentelle”, a dénoncé tard vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky , alors que les autorités locales assurent qu’“il n’y avait pas la moindre cible militaire” à l’endroit des frappes.

En réponse aux accusations ukrainiennes, le Kremlin a assuré que “les forces armées de Russie n’opèrent pas sur des cibles civiles” en Ukraine, réaction qualifiée d’“inhumaine et cynique” par Berlin.

Selon Kiev, les frappes sur Serguiïvka ont fait 38 blessés, parmi lesquels cinq enfants, dont deux dans un état grave.

“J’appelle nos partenaires à fournir à l’Ukraine des systèmes de défense antimissiles aussitôt que possible. Aidez-nous à sauver des vies”, a plaidé une nouvelle fois sur Twitter le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, qualifiant la Russie d’“État terroriste”.

Sur le front sud, selon Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense russe,  l’armée russe a atteint avec des tirs d’artillerie ou des frappes aériennes 39 centres de commandement et deux dépôts de munitions près de Mykolaïv.

À voir également sur Le HuffPost: À Odessa en Ukraine, des plages minées et interdites aux touristes

Ukraine : notre équipe à #Lysychansk, au coeur du #Donbass, à la rencontre des civils qui attendent les #Russes.

Cette bande de débiles profonds à FranceTV. Ils sont stupéfaits de voir les habitants du Donbas attendant l'armée russe... Quand Bonnel disait ça elle était accusée d'être à la "solde de Poutine"...

Bande de crétins...

#France, #Politique, #fr, #Ukraine, #Russie, #OTAN, #Bonnel

  • Hu chevron_right

    Guerre en Ukraine: La ville de Severodonetsk sous contrôle russe "en grande partie"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 03:40 · 4 minutes

Des bombardements dans la ville de Severodonetsk, dans la région ukrainienne orientale du Donbass, le 7 juin 2022. Des bombardements dans la ville de Severodonetsk, dans la région ukrainienne orientale du Donbass, le 7 juin 2022.

GUERRE EN UKRAINE - L’Ukraine a émis mercredi 8 juin l’hypothèse de se retirer de Severodonetsk , ville clé de l’est du pays désormais largement contrôlée par les forces russes et soumise à des bombardements constants.

Kiev vise pour autant toujours une victoire “sur le champ de bataille” avant toute négociation avec Moscou, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, répétant que son pays avait besoin d’au moins “autant d’armes que les Russes”. Mais à l’heure actuelle, “nous ne pouvons pas avancer de façon puissante” sans subir de lourdes pertes, a-t-il souligné.

Voici un point de la situation à l’entame de ce 106e jour de la guerre à partir d’informations des journalistes de l’AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.

Front est

Les forces ukrainiennes devront peut-être quitter Severodonetsk pour des positions mieux fortifiées, a déclaré mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. Mais il a assuré qu’un retrait n’équivaudrait pas à abandonner définitivement cette ville cruciale pour le contrôle de l’ensemble du bassin minier du Donbass , objectif prioritaire de leurs ennemis russes. “Il y a des bombardements partout, 24 heures sur 24” et la Russie concentre toutes ses forces dans la région, a-t-il souligné.

Severodonestk est “en grande partie” tombée sous contrôle russe, tandis que la ville jumelle de Lyssytchansk a subi “d’énormes destructions”, a indiqué dans la soirée le gouverneur.

La situation dans la région de Severodonetsk au 8 juin 2022. La situation dans la région de Severodonetsk au 8 juin 2022.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait revendiqué mardi le contrôle de l’ensemble des zones résidentielles de Severodonetsk, ajoutant que les combats se poursuivaient pour la zone industrielle et les localités voisines.

Severodonetsk est la plus grande agglomération encore aux mains des Ukrainiens dans le Lougansk, l’une des deux régions du Donbass, où les soldats russes ont progressé laborieusement ces dernières semaines.

“Environ 800 civils se sont réfugiés dans les abris de l’usine chimique d’Azot, propriété du Group DF” du magnat ukrainien Dmytro Firtach, a indiqué un avocat de ce dernier. “Parmi ces 800 civils figurent environ 200 des 3000 employés de l’usine et environ 600 habitants de Severodonetsk”, a-t-il précisé, soulignant qu’une partie du personnel restait pour “assurer la protection des produits chimiques hautement explosifs encore sur le site”.

Les positions russes en Ukraine au 8 juin 2022. Les positions russes en Ukraine au 8 juin 2022.

Front alimentaire

La Turquie juge “légitime” la demande de Moscou de lever les sanctions frappant les exportations agricoles russes pour faciliter les exportations ukrainiennes, a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, après avoir reçu à Ankara son homologue russe Sergueï Lavrov.

“Nous sommes prêts à garantir la sécurité des navires qui quittent les ports ukrainiens (...) en coopération avec nos collègues turcs”, a ensuite déclaré M. Lavrov, arrivé mardi soir à Ankara pour discuter de l’instauration de corridors sécurisés afin de permettre les exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire.

“Les prochaines semaines seront cruciales pour débloquer la situation. Nous attendons de la Russie des signaux clairs et concrets, car bloquer les exportations de blé signifie tenir en otage et condamner à mort des millions d’enfants, de femmes et d’hommes”, a déclaré de son côté le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Dizaines de milliers de morts

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol , tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent un bilan de l’ordre de 20.000 morts.

Sur le plan militaire, des sources militaires occidentales évoquent 12.000 à 15.000 soldats russes tués, quand Kiev affirme avoir abattu plus de 30.000 militaires ennemis.

Les forces ukrainiennes perdent chaque jour entre 60 et 100 soldats au combat, avait indiqué la semaine dernière le président Volodymyr Zelensky au média américain Newsmax , sans fournir de total.

Échange de corps

Kiev a annoncé mercredi un nouvel échange de corps de soldats russes et ukrainiens. “Un nouvel échange de corps de militaires tués a eu lieu. 50 héros tués ont été rendus”, a annoncé le ministère ukrainien de la Réintégration. “Sur nos 50 défenseurs, 37 sont des héros (de l’aciérie) d’Azovstal”, qui était l’ultime poche de résistance à Marioupol.

L’échange a eu lieu sur la ligne de front dans la région de Zaporijjia “selon la formule 50 contre 50”, selon la même source, qui avait déjà annoncé un premier échange de 160 corps de part et d’autres organisé le 2 juin.

Un tiers des Ukrainiens déplacés ou réfugiés

Plus de huit millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). S’y ajoutent 6,9 millions qui ont fui à l’étranger, dont près de la moitié -3,6 millions- en Pologne.

Avant l’invasion russe, l’Ukraine comptait 37 millions d’habitants dans les régions contrôlées par Kiev.

À voir également sur Le HuffPost : Mort d’un journaliste français en Ukraine: “Ce sujet ne peut pas rester impuni”, affirme Macron