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    Les aides à l'apprentissage prolongées "au moins" jusqu'à fin 2022

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 06:45 · 1 minute

Les aides à l'apprentissage prolongées Les aides à l'apprentissage prolongées "au moins" jusqu'à fin 2022 (Le nouveau ministre du Travail Olivier Dussopt le 28 avril 2022 par REUTERS/Gonzalo Fuentes)

EMPLOIS - Les aides à l’apprentissage seront prolongées “au moins jusqu’à la fin de l’année”, a annoncé ce mardi 24 mai le nouveau ministre du Travail Olivier Dussopt sur RTL.

La prime prévue dans le cadre du plan “un jeune, une solution” - de 5000 euros pour un mineur, 8000 pour un majeur -, ce qui rend le coût de la première année quasi nul, a déjà été reconduite à plusieurs reprises . Elle court jusqu’au 30 juin 2022.

L’objectif d’un million de contrats signés

Ces aides seront prolongées “au moins jusqu’à la fin de l’année. Ensuite cela dépendra de la loi de finances pour 2023 puisque l’ancien ministre du Budget que je suis peut rappeler que les aides sont votées année par année dans les budgets”, a précisé Olivier Dussopt .

Grâce notamment à ces primes, l’apprentissage a connu un essor, avec 718.000 contrats signés en 2021, soit une hausse de 37% après déjà 42% en 2020.

Le gouvernement s’est fixé l’objectif de porter ce chiffre à un million de contrats signés. “Pour atteindre un million, il faut prolonger les aides à l’apprentissage”, a insisté le ministre .

À voir également sur Le HuffPost: Salaires, retraites, urgence écologique, contre Macron...: voici pourquoi ils manifestent ce 1er-mai

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    Carrefour fait passer des entretiens d'embauche dans le métavers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 15:51 · 2 minutes

MÉTAVERS - C’est un nouveau processus de recrutement qu’a mis en pratique Carrefour . Pour embaucher ses futurs spécialistes de la donnée numérique (data analysts et data scientists), le groupe a fait passer des entretiens dans un métavers , comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Ce mercredi 18 mai, le PDG de Carrefour Alexandre Bompard a présenté, à travers son avatar, son métavers à plusieurs étudiants de Polytechnique ou de l’École des mines, également représentés par des avatars. Le leader de la grande distribution avait acheté en janvier dernier un terrain virtuel de 36 hectares sur le jeu The Sandbox.

Dans cet espace numérique, professionnels et particuliers acquièrent un emplacement plus ou moins grand pour en faire ce qu’ils désirent. Warner Music a par exemple acheté un bout de terrain pour créer un espace virtuel dédié à la musique. Pour son territoire, Carrefour a déboursé près de 300.000 euros selon Le Figaro .

L’enseigne souhaite avoir une équipe composée de 3000 spécialistes de la data d’ici 2026. Si le groupe compte bien séduire ses prochains employés avec cette nouvelle méthode, pour le moment les réactions sont mitigées entre ceux qui saluent l’effort d’innovation et les plus taquins.

Le métavers, un nouveau territoire pour les marques

Comme le souligne Le Monde , les marques ont à l’oeil cet univers virtuel. Ce monde du futur a fortement intéressé Facebook. Le géant du web a grandement investi dessus en 2021, au point de se renommer Meta en octobre de cette même année. Le projet du réseau social est d’améliorer les interactions en ligne grâce à ce monde virtuel dans lequel des personnes du monde entier pourront se retrouver.

Le métavers intrigue également d’autres milieux que celui de la tech. La mode cherche à s’installer dans ce monde de l’avenir. Dans un univers où l’on existe grâce à son avatar, chacun voudra imposer son style avec des “skins” plus ou moins originaux.

À voir également sur Le HuffPost : Pour le VI Nations, ce test de métavers par France TV n’a pas convaincu

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    Le taux de chômage à son niveau le plus bas depuis près de 15 ans au premier trimestre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 06:22 · 2 minutes

Une agence Pôle emploi de La Courneuve, le 9 juin 2020. Une agence Pôle emploi de La Courneuve, le 9 juin 2020.

EMPLOI - Le taux de chômage en France (hors Mayotte) connaît son niveau le plus bas depuis 2008. Selon les chiffres publiés ce mardi 17 mai par l’Insee , il est quasi stable à 7,3% de la population active au premier trimestre 2022, contre 7,4% au dernier trimestre 2021.

Au premier trimestre, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 2,2 millions de personnes, soit 18.000 de moins sur le trimestre. Le taux de chômage , qui avait fortement baissé au dernier trimestre (-0,6 point), est à son plus bas niveau depuis début 2008. “Il est inférieur de 0,8 point à son niveau un an auparavant, et 0,9 point au-dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire [fin 2019]”, souligne l’Insee.

Sur le trimestre, le taux de chômage des jeunes rebondit légèrement (+0,3 point à 16,3%) après avoir diminué fortement le trimestre précédent (-3,5 points). Il diminue de 0,2 point pour les 25-49 ans à 6,6% et il est quasi stable pour les 50 ans ou plus, à 5,6%.

Augmentation du taux d’emploi des 15-64 ans

S’agissant du “halo autour du chômage”, soit les personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne satisfont pas les autres critères du BIT pour être considérés comme chômeurs (chercher effectivement un emploi et être disponible pour en prendre un), il reste stable à 1,8 million de personnes.

Le taux de chômage de longue durée est lui aussi stable à 2,2% de la population active. Environ 700.000 chômeurs déclarent être sans emploi et en rechercher depuis au moins un an.

Le taux d’emploi des 15-64 ans augmente à nouveau de 0,2 point, à 68%. Il dépasse ainsi son plus haut niveau historique depuis que l’Insee le mesure (1975). Il augmente de 0,7 point pour les jeunes et atteint 34,6%, son plus haut niveau depuis 1991. Pour les 25-49 ans, il augmente de 0,2 point à 82,5%, son plus haut niveau depuis début 2009. Enfin, celui des 50-64 ans est stable à 65,5%, son plus haut niveau historique.

La part du sous-emploi (personnes à temps partiel souhaitant travailler plus ou en chômage partiel) diminue de 0,3 point à 4,7%, son plus bas niveau depuis 1992. Le taux d’activité (les personnes en emploi ou au chômage) des 15-64 ans augmente aussi de 0,2 point à 73,4% et retrouve son plus haut niveau historique du troisième trimestre 2021.

À voir également sur Le HuffPost: Après la victoire d’Emmanuel Macron, la Macronie n’a pas la même analyse du scrutin

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    Vacances: Pourquoi il faudra arriver en avance à l'aéroport cet été

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 11:13 · 4 minutes

Des passagers en attente à l'aéroport de Manchester, le 5 avril 2022.  Des passagers en attente à l'aéroport de Manchester, le 5 avril 2022.

VACANCES - Plus que jamais, il vous faudra respecter les horaires d’arrivée à l’aéroport si vous prenez l’avion cet été. Avec la forte hausse du nombre de voyageurs en raison de la reprise post-Covid et le manque de personnel dans le secteur aérien, les délais dans les files d’attente risquent d’exploser pour les vacances .

C’est ce qui s’est passé ce lundi 9 mai à Birmingham, où les queues s’allongeaient sur plusieurs centaines de mètres, allant jusqu’à l’extérieur de l’aéroport. Ce jour-là, sur les 7500 voyageurs, 23 ont raté leur avion, a indiqué la direction, citée par la BBC . Même jour, même problème à Manchester. Sur les réseaux sociaux, des passagers ont fait part de leur exaspération et l’un d’entre eux a même promis de ne plus jamais prendre l’avion dans cette ville du nord-ouest de l’Angleterre.

“La file d’attente pour la sécurité à l’aéroport de Manchester s’étend maintenant à l’extérieur du bâtiment du terminal. En tant qu’utilisateur régulier de l’aéroport, je pourrais décrire mes expériences ces derniers temps, mais je m’abstiens généralement de jurer sur Twitter.”

“Je n’utiliserai plus jamais l’aéroport de Manchester. Une expérience absolument épouvantable [...].

Les embouteillages ne sont pas seulement constatés au Royaume-Uni. Le premier week-end de mai, la compagnie KLM a annulé 70 de vols depuis et vers Amsterdam-Schiphol à cause d’une trop forte affluence, ainsi qu’au manque de bagagistes et d’agents de sécurité. Résultat, décrit Le Monde , les pompiers ont dû intervenir pour distribuer de l’eau aux voyageurs patients. Un peu plus tôt, autour de Pâques, Lufthansa a aussi dû supprimer une centaine de vols à l’aéroport de Francfort... Les exemples sont nombreux depuis le début de l’année.

Il manquera du personnel dans les aéroports cet été

La situation ne risque pas de s’arranger pour les vacances d’été. Eurocontrol, l’organisme de surveillance du trafic aérien européen, a calculé un nombre de vols équivalent à 83% du niveau de 2019 lors de la semaine de 21 au 27 avril dernier. Ce chiffre pourrait monter jusqu’à 95% en août, selon ses prévisions.

“Le défi dans l’immédiat est de gérer la hausse soudaine du trafic, étant donné que la pandémie a eu pour effet d’énormément réduire les ressources des aéroports et de la manutention au sol”, a reconnu dans un communiqué publié Olivier Jankovec, le directeur général d’ACI Europe, la principale association des aéroports européens. Pour répondre à la nouvelle demande post-Covid, il faut donc recruter.

C’est là que le bât blesse. Olivier Jankovec explique que le “marché du travail européen” est “extrêmement tendu” en ce moment. “Le fait que les agents de sécurité et au sol soient restés au bas de l’échelle des salaires et qu’il faut travailler tous les jours de la semaine dans ces métiers est clairement un handicap pour attirer de la main d’œuvre”, souligne-t-il. S’ajoute la durée de formation d’environ 16 semaines, qui rend impossible l’arrivée de personnel d’ici à la pause estivale.

Les passagers devront être patients

Les métiers les plus recherchés sont “les postes qu’on appelle dans le jargon ‘l’inspection filtrage’, c’est-à-dire tous les contrôles [de sécurité] qui sont effectués, que les passagers connaissent bien avant de rejoindre les salles d’embarquement”,  a détaillé sur Europe 1 lundi 9 mai Thomas Juan, président de l’Union des aéroports français. “Ce sont des emplois en horaires décalés au travail le week-end, mais qui sont essentiels pour toute l’organisation aéroportuaire.”

C’est cette main d’œuvre dont manquent cruellement les aéroports parisiens. Orly et Roissy Charles-de-Gaulle ont besoin de 4000 personnes pour les postes de filtrage, a affirmé le PDG du Groupe ADP sur BFM Business. Augustin de Romanet a assuré avoir des difficultés ”énormes” à recruter, alors que le trafic a augmenté de 211,8% le premier trimestre 2022 dans ces deux aéroports. Ils ont accueilli 14,6 millions de passagers sur cette période contre 4,7 millions un an plus tôt.

Les voyageurs devront donc ”être patients” cet été car “il y aura des attentes supplémentaires aux contrôles et ailleurs”, a averti Thomas Juan interrogé sur Franceinfo ce mardi 10 mai. Il prévient qu’il faudra “bien regarder les délais de présentation à l’enregistrement qui sont indiqués par les compagnies aériennes. On va ajuster cela avec les compagnies. Si la situation se crispe, il faut que les passagers respectent bien les consignes”.

À voir également aussi sur le Huffpost: Maya Bay de “La Plage” rouvre aux touristes en Thaïlande

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    Deliveroo est bien coupable de travail dissimulé, selon la justice

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 19 April - 14:55

Deliveroo

375 000 euros d'amende infligés à Deliveroo, quelques centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts à verser aux syndicats, et trois ex-dirigeants condamnés. La justice a sanctionné lourdement la plateforme pour du travail dissimulé. [Lire la suite]

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    Deliveroo écope d'une grosse amende pour ne pas avoir salarié ses livreurs

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 12:10 · 2 minutes

Grosse amende pour Deliveroo qui n Grosse amende pour Deliveroo qui n'avait pas salarié ses livreurs
(Photo d'illustration  REUTERS/Toby Melville)

PROCÈS - Le tribunal judiciaire de Paris a infligé ce mardi 19 avril une amende de 375.000 euros, le maximum prévu, à Deliveroo France jugée pour “travail dissimulé”, lors d’un premier procès pénal en France de “l’ubérisation” avec comme enjeu le véritable statut de ses livreurs .

Le tribunal a suivi intégralement les réquisitions du parquet qui lors du procès, le mois dernier, avait demandé la peine maximale de 375.000 euros d’amende à l’encontre de la plateforme, ainsi qu’un an de prison avec sursis contre deux ex-dirigeants français de l’entreprise.

“Le délit de travail dissimulé” est établi, a affirmé la présidente de la 31e chambre du tribunal judiciaire en annonçant la décision. Un porte-parole de Deliveroo a indiqué que la plateforme “envisageait” de faire appel.

Deliveroo a été condamné en outre à verser 50.000 euros de dommages et intérêts à chacun des cinq syndicats (CGT, Union Solidaires, Sud commerces et services, Sud commerces et services Ile-de-France et Syndicat des transports légers) qui s’étaient portés parties civiles pour “préjudice moral”.

Les deux dirigeants ayant officié entre 2015 et 2017 ont également été déclarés coupables de “travail dissimulé” .  Un troisième cadre a été jugé coupable de complicité de travail dissimulé et écope d’une peine de quatre mois de prison avec sursis et 10.000 € d’amende.

Employer ”à moindre frais”

Cette décision de justice devra être affichée, notamment devant les locaux de Deliveroo pendant un mois, a précisé le tribunal.

Deliveroo est responsable d’“une instrumentalisation et d’un détournement de la régulation du travail”, dans le but d’organiser une “dissimulation systémique” d’emplois de livreurs qui auraient dû être salariés et non indépendants, avait estimé durant le procès la procureure Céline Ducournau dont l’avis a été conforté par le tribunal.

La “fraude” mise en place avait pour unique but d’employer ”à moindre frais” ses livreurs, et peu importe si certains sont “satisfaits” de ce statut ou se “sentent libres”, avait indiqué Mme Ducournau.

À voir également sur Le HuffPost: “Tu es payé pour ça”: des livreurs se révoltent contre le mépris et les violences

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    Pourquoi les "cols gris" pourraient bien être la réponse aux problèmes de recrutement post-pandémie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 April - 07:00 · 6 minutes

Ces travailleurs nous ont aidés à traverser la pandémie et il est normal de les considérer avec le respect et la reconnaissance qu’ils méritent. Leurs rôles sont hautement spécialisés et exigent la maîtrise des technologies modernes, pourtant ils sont souvent, surtout pour les postes de professionnels de santé, sous-estimés tant en termes de perception qu’en celui de la rémunération. Ces travailleurs nous ont aidés à traverser la pandémie et il est normal de les considérer avec le respect et la reconnaissance qu’ils méritent. Leurs rôles sont hautement spécialisés et exigent la maîtrise des technologies modernes, pourtant ils sont souvent, surtout pour les postes de professionnels de santé, sous-estimés tant en termes de perception qu’en celui de la rémunération.

EMPLOI - Les actifs associés aux “cols gris”, classe socioéconomique située entre les cols blancs et les cols bleus, pourraient, avec un peu d’investissement, contribuer à pourvoir les postes vacants à cause de la Grande Démission .

La pandémie ajoutée à la grande démission des talents ainsi qu’aux difficultés d’embauche ont contraint les organisations à revoir la manière dont elles abordent le sujet de la main-d’œuvre. Ces dernières années, les collaborateurs sont devenus des parties prenantes importantes alors que les organisations s’efforcent de combler les pénuries de personnel, de retenir les employés épuisés et de répondre aux nouvelles attentes concernant le travail hybride. Mais en divisant la population en deux catégories - les cols blancs et les cols bleus – un autre groupe se retrouve complètement négligé.

Il s’agirait des « cols gris », qui représentent un sous-ensemble crucial des collaborateurs qui se situe à l’intersection des métiers des nouvelles technologies et des services. Ils utilisent à la fois des compétences physiques et techniques dans leur travail et entrent souvent dans la catégorie des travailleurs essentiels. Cette catégorie socio-professionnelle regroupe une multitude de profils, allant des salariés non-cadres aux professionnels de santé, d’enseignement et autres fonctionnaires. Ces personnes ont fait tourner l’économie et ont mis leur santé en jeu tout au long de la pandémie, pourtant leurs besoins sont négligés dans les conversations actuelles sur l’avenir du travail.

Pendant ce temps, différents secteurs tels que la santé ou encore l’éducation sont confrontés à des pénuries de personnel particulièrement urgentes. En effet, selon Pôle Emploi , 135.000 professionnels de manqueraient au secteur médical. Afin d’atténuer les difficultés de recrutement, les organisations doivent reconnaître les besoins uniques des cols gris et apporter des changements pour y répondre. Voici quelques pistes importantes pour commencer.

Rendre aux cols gris la place qu’ils méritent

Une étape importante dans le recrutement et la fidélisation des cols gris consiste à valoriser et à redonner une image positive à ces postes essentiels. Ces travailleurs nous ont aidés à traverser la pandémie et il est normal de les considérer avec le respect et la reconnaissance qu’ils méritent. Leurs rôles sont hautement spécialisés et exigent la maîtrise des technologies modernes, pourtant ils sont souvent, surtout pour les postes de professionnels de santé, sous-estimés tant en termes de perception qu’en celui de la rémunération. Le problème réside dans un stéréotype selon lequel les personnes occupant ces emplois sont facilement remplaçables. Or, ce n’est pas le cas.

Ces personnes ont fait tourner l’économie et ont mis leur santé en jeu tout au long de la pandémie, pourtant leurs besoins sont négligés dans les conversations actuelles sur l’avenir du travail.

Les organisations doivent repenser les descriptions de poste, les salaires et les avantages sociaux qu’elles proposent afin de reconnaître la valeur de leurs employés cols gris actuels et d’encourager les jeunes à s’intéresser à ces métiers. Les organisations dépendantes de ces postes ont mis du temps à adopter des processus de travail flexibles, comme des options de travail à distance ou hybrides, qui donneraient aux cols gris plus d’autonomie. Pour attirer ces profils recherchés, il faudra repenser des avantages appropriés et pertinents tels que la flexibilité, l’autonomie et une rémunération adaptée, dans la mesure du possible.

Repenser les exigences en matière de diplômes pour ces rôles

Selon l’Insee, en 2020 , 18,5 % des Français ne détenaient aucun diplôme et seul 24,8% de la population française ont un niveau d’étude supérieur au BAC+2. Pourtant, de nombreuses entreprises exigent des diplômes du supérieur pour des postes qui, il y a quelques années, n’en nécessitaient pas. Cette “inflation de diplômes” a contribué à la pénurie de talents et aux problèmes de recrutement auxquels sont confrontés de nombreux secteurs.

En révisant leurs exigences en matière de diplômes, les industries qui emploient des cols gris auront une chance unique de réduire les difficultés de recrutement. Les cols gris sont des professionnels qualifiés, dont beaucoup ont suivi deux années d’études ou plus pour obtenir un diplôme ou une certification spécialisée. Néanmoins, leurs fonctions exigent souvent une formation directement sur le terrain. Aussi, en investissant dans la formation et l’intégration de ses collaborateurs, les entreprises peuvent attirer des candidats talentueux et à fort potentiel, qui n’ont peut-être pas de diplôme ou un niveau universitaire inférieur à Bac+5. Cela permettra non seulement d’élargir le vivier de candidats disponibles, mais aussi de remédier aux inégalités et aux préjugés qui existent depuis longtemps dans le processus d’embauche.

Investir dans la requalification pour élargir le vivier de talents

Une autre façon d’élargir le vivier de talents en entreprise est d’investir dans des programmes de requalification. La pandémie et le passage au travail à distance ont accéléré la numérisation de nombreux rôles, y compris des postes de cols gris comme ceux des professionnels de l’éducation, mais également des services publics. Selon le rapport sur l’avenir de l’emploi du Forum Économique Mondial, 50 % de tous les employés auront besoin d’une requalification d’ici 2025, à mesure que l’adoption des technologies augmentera. Néanmoins, les entreprises doivent soutenir les collaborateurs, de manière à les guider dans la requalification. Il n’est pas raisonnable d’attendre des employés - et même des employés potentiels - qu’ils se recyclent et acquièrent de nouvelles compétences sur leur propre temps et avec leur propre argent. Pourtant, en France, ils sont 54% à avoir déjà appris seul durant leur temps libre une nouvelle compétence utile à leur vie professionnelle.

La formation devient un moyen populaire pour les employeurs de créer leur propre main-d’œuvre en offrant des programmes formateurs et de certification. Des entreprises comme Apple, Google ou encore IBM ont supprimé les exigences en matière de diplôme pour certains postes et mis au point des programmes qui permettent aux individus de développer leurs compétences professionnelles par le biais de programmes de certification et d’apprentissage. Ces programmes offrent une formation sur un éventail de compétences qui sont plus faciles à enseigner et à apprendre avec la pratique plutôt que dans une salle de classe. Il s’agit là d’embaucher au potentiel et non aux compétences.

Il est grand temps de prendre en compte les cols gris

La réponse au paysage actuel de l’embauche ne peut venir que lorsque les entreprises prendront en compte les besoins des cols gris.

Ces travailleurs constituent une source précieuse de talents cachés, et la pandémie a attiré sur eux l’attention qu’ils méritaient depuis longtemps.

Les entreprises ont beaucoup à gagner en accordant aux cols gris le respect qu’ils méritent, en repensant aux personnes qualifiées pour occuper ces postes et en réalisant des investissements pour développer cette main-d’œuvre.

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    Pôle emploi prévoit "une année record" pour les embauches, les secteurs qui recrutent le plus

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 April - 15:26 · 3 minutes

Pôle emploi prévoit Pôle emploi prévoit "une année record" pour les embauches, quels secteurs recrutent le plus?  (Photo d'illustration REUTERS/Sarah Meyssonnier)

EMPLOIS - Bonne nouvelle pour l’emploi ? Les recrutements prévus en 2022 par les chefs d’entreprise atteignent “un niveau record”, en hausse de 12% par rapport à 2021, selon l’enquête annuelle “Besoins en main-d’œuvre” de Pôle emploi, publiée ce mardi 5 avril, qui ne relève pas pour le moment d’impact de la guerre en Ukraine.

L’enquête fait état de 3,046 millions de projets de recrutement pour 2022 , soit 323.000 de plus que l’année dernière. “Cette évolution s’explique par une hausse sensible de la proportion d’établissements prévoyant d’embaucher”, à savoir 32,8% en 2022 contre 26,5% en 2021, selon l’étude.

Autre record, 54,3% des projets de recrutement sont prévus en CDI (+11,5 points) et 70,8% en contrat durable (CDI ou CDD de plus de six mois).

Les métiers saisonniers sont les plus recherchés

“2022 est l’année de tous les records”, a commenté le directeur des études de Pôle emploi, Stéphane Ducatez, lors d’une conférence de presse. Cette enquête, qui existe depuis 20 ans, a été réalisée auprès de 420.000 établissements entre octobre et décembre 2021, donc avant la guerre en Ukraine.

Mais, “fin mars, les offres déposées à Pôle emploi, notre baromètre du marché du travail, restent très dynamiques, à un niveau extrêmement élevé”, a souligné Stéphane Ducatez. “Pour l’instant les employeurs cherchent à recruter”.

La hausse des projets de recrutements est portée par la construction (+21,8%), l’industrie (+23,8%) et l’hébergement-restauration (+23,4%). Sur son site, Pôle Emploi propose un graphique du Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier.

Capture ̈Pôle Emploi Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier Capture ̈Pôle Emploi Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2022 par Métier

Les métiers les plus recherchés sont les saisonniers de l’agriculture et de l’hôtellerie-restauration, les métiers du soin et d’accompagnement (aides-soignants, aides à domicile, infirmiers), les agents d’entretien, les métiers de la logistique (conducteurs routiers, manutentionnaires).

Voici le graphique du top 10 en nombre de projets de recrutement en 2022 par Métier.

La dynamique est portée par les établissements de moins de 50 salariés qui représentent 7 embauches sur 10.

Difficultés de recrutement dans les petites et grandes entreprises

Conséquence de cette hausse, les difficultés de recrutement atteignent aussi un niveau inédit. En 2022, 57,9% des projets d’embauche sont jugés “difficiles” par les employeurs, soit une augmentation de 13 points.

Si ces difficultés sont plus grandes dans les petites entreprises “qui n’ont pas de service RH (Ressources humaines, ndlr) et doivent recruter souvent dans l’urgence”, elles sont aussi fortes dans les grandes, “d’autant plus qu’en période de redémarrage économique, beaucoup d’entreprises recrutent en même temps”, souligne Stéphane Ducatez.

Les difficultés les plus fortes sont dans la construction (couvreurs, plombiers, menuisiers, peintres...), l’industrie (chaudronniers, soudeurs...) la réparation automobile et la santé.

La peur de ne pas avoir assez de candidats ou de candidats adéquats

Les entreprises craignent en premier lieu de ne pas avoir assez de candidats, ou avec un profil inadéquat. Dans près de 9 cas sur 10, le recrutement aura bien lieu, mais il prendra plus de temps, l’employeur devra rendre l’offre plus attractive (conditions de travail, salaire), élargir son recrutement ou former un candidat. Pour résoudre ces difficultés, 86% des recruteurs envisagent de faire appel à Pôle emploi.

L’opérateur pourra “repérer des demandeurs d’emploi ayant la capacité d’occuper un poste, même s’ils n’ont pas le diplôme ou l’expérience”, “proposer des immersions professionnelles de sept-huit jours en moyenne pour découvrir un métier”, ou “financer des formations préalables à l’embauche”, explique Catherine Poux, directrice des services aux entreprises.

Les intentions d’embauches diffèrent du nombre total de recrutements parce que l’embauche d’un salarié d’une autre entreprise peut entraîner des recrutements en cascade. En 2021, 87% des recruteurs ayant annoncé avoir une intention d’embauche ont réalisé au moins une embauche.

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