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    Taha Bouhafs sort du silence deux mois après sa désinvestiture: "Où est la justice?"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 11:40 · 2 minutes

Taha Bouhafs à Créteil, en juin 2019 (Photo by Samuel Boivin/NurPhoto via Getty Images) Taha Bouhafs à Créteil, en juin 2019  (Photo by Samuel Boivin/NurPhoto via Getty Images)

POLITIQUE - Après la période électorale, “l’heure de la clarification et de la vérité” est venue, assure-t-il. Près de deux mois après la perte de son investiture par la Nupes aux élections législatives en raison d’accusations de violences sexuelles , le militant et journaliste Taha Bouhafs sort du silence et réclame à la France insoumise une occasion de se défendre.

“Je ne veux pas que l’affaire soit étouffée, oubliée, je vous demande simplement une procédure juste et équitable où le fondamental principe du contradictoire sera respecté”, demande l’ex-candidat sur Twitter.

Le 9 mai dernier, la France insoumise avait annoncé dans un communiqué une saisie de son “comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles”, en raison d’un “témoignage relatant des faits supposés de violences sexuelles reprochées à Taha Bouhafs”, précisait le parti.

À Mediapart , Clémentine Autain évoquait un signalement “d’une gravité que nous n’avons jamais rencontrée”. “On est bouleversés par ce qu’on a lu et entendu”, ajoutait la députée LFI de Seine-Saint-Denis et militante féministe de longue date.

“Où est la justice dans tout ça?”

Après plusieurs semaines de silence, Taha Bouhafs raconte longuement sa version des faits dans une lettre. Contrairement au communiqué de la France insoumise , le jeune homme de 25 ans assure n’avoir “jamais été confronté aux dites accusations”. Et ce, malgré des demandes de ses avocats notamment.

“J’apprends donc qu’il n’y aura pas d’enquête, pas de vérifications, pas de confrontation. Taha éliminé. L’affaire est réglée, circuler il n’y a rien à voir”, s’insurge le militant, avant d’ajouter: “Où est la justice dans tout ça? Si les faits sont graves, (...) pourquoi ne pas signaler ces éléments au procureur?”.

Dans sa lettre, Taha Bouhafs met aussi personnellement en cause Clémentine Autain, qui lui aurait demandé de publier un communiqué justifiant le retrait de sa candidature par une campagne d’“attaques racistes” le visant particulièrement durant cette période électorale. “Pourquoi devrions-nous mentir sur la véritable raison de mon départ?”, demande l’ex-candidat de la Nupes

Dans la foulée de ce retrait, le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon avait alors dénoncé “une meute (qui) s’est acharnée contre lui” avec “menaces de mort et mises en cause publiques quotidiennes”. “Je m’en veux de ne pas avoir su le réconforter autant que nécessaire”, avait-il ajouté.

Contactés par nos soins, les cadres de la France insoumise et Clémentine Autain n’ont pour le moment pas répondu à ces allégations.

À voir également sur Le HuffPost : Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

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    Sophie Tissier dit avoir saisi LFI au sujet d'Éric Coquerel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 15:50 · 5 minutes

Sophie Tissier, membre de la manifestation des gilets jaunes, lors d'une prise de parole lors de la 20e semaine de manifestations des gilets jaunes à Paris, le 30 mars 2019. Sophie Tissier, membre de la manifestation des gilets jaunes, lors d'une prise de parole lors de la 20e semaine de manifestations des gilets jaunes à Paris, le 30 mars 2019.

POLITIQUE - Alors que le nouveau président de la commission des finances à l’Assemblée nationale se défend des accusations sur son comportement envers les femmes dans une tribune dans le JDD , la militante Sophie Tissier a saisi le comité contre les violences sexistes et sexuelles de la France insoumise (LFI) au sujet d’ Éric Coquerel .

Cette figure du mouvement des gilets jaune s a annoncé sa démarche sur BFMTV ce dimanche 3 juillet au sujet de “comportements déplacés et offensants d’Éric Coquerel en 2014”, alors que LFI se contentait d’évoquer jusqu’alors des “rumeurs” , fondées sur aucune plainte ou signalement au sujet de son élu.

Dans un tweet publié ce dimanche, elle ajoute avoir été motivée à s’exprimer suite à la prise de parole de Rokhaya Diallo jeudi 30 juin sur RTL, dont elle “salue le courage”.

Dans sa tribune, Éric Coquerel évoque pour sa part des “rumeurs infondées” et pour lesquelles il s’est senti contraint de réagir après la prise de parole de l’auteure et militante Rokhaya Diallo qui évoquait, sans donner plus de précisions, des “sources au sein de LFI” mettant en cause le comportement du député de Seine-Saint-Denis.

Dans les colonnes du JDD puis sur BFMTV, il affirme également n’avoir “jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles”.

  • Le tweet accusateur de Sophie Tissier

La veille de ce signalement au comité chargé de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles du parti de Jean-Luc Mélenchon , Sophie Tissier avait déjà débuté ses révélations sur les réseaux sociaux plusieurs années après que cet épisode a été évoqué de manière anonyme dans le magazine Causette .

Dans un tweet publié samedi, l’ancienne proche du Parti de gauche déclare: “Moi je sais car j’ai subi. J’atteste. Coquerel harceleur aux mains baladeuses collantes et assauts déplacés en 2014 lors des universités d’été du PG”.

Et ajoute: “J’ai ressenti un profond malaise je ne savais pas où il s’arrêterait. Je lui avait clairement exprimé mon refus. Il s’en foutait”.

  • Quand Sophie Tissier estimait que “ce n’était pas une agression”

La militante s’est confiée à la chaîne d’information BFMTV et à Médiapart en livrant certains détails sur les “assauts déplacés” dont elle accuse d’Éric Coquerel d’être l’auteur.

Dans un premier temps, Sophie Tissier s’est exprimée pour Médiapart , dans un article publié samedi, au sujet des faits reprochés à l’élu insoumis en 2014. Selon elle, les agissements d’Éric Coquerel “n’étaient pas une agression”, raison pour laquelle elle ne s’était pas donné la peine de saisir la cellule de LFI. Pour Sophie Tissier, les faits n’étaient “pas suffisamment graves”.

Lors d’une soirée organisée à l’issue d’une journée de conférences politiques à Grenoble (dans le cadre des universités d’été du Parti de gauche) celui qui était alors coordinateur du PG se serait montré particulièrement insistant. “La main baladeuse toute la soirée”, Éric Coquerel aurait invité Sophie Tissier à danser: ”Il n’arrêtait pas de me faire danser, il me prenait par la taille” décrit-elle à Médiapart , tout en précisant qu’elle aurait à plusieurs repris signifié au député une danse “un peu trop au corps” à son goût.

Le député récemment réélu lui aurait aussi envoyé plusieurs SMS pour l’inviter à rentrer ensemble. Sophie Tissier précise cependant qu’elle ne détient plus ces messages aujourd’hui. Auprès de BFMTV , elle évoque “un côté prédateur” après que ce dernier ait eu “le regard fixé sur [elle] toute la journée et toute la soirée”. Elle ajoute s’être “sentie comme son jouet toute la soirée”.

Y a-t-il des témoins? Deux personnes ont témoigné en sa faveur ce dimanche mais deux autres que Sophie Tissier avait conseillé au JDD de contacter contredisent sa version.

  • Ce que dit Éric Coquerel de cette soirée

Au sujet de cette soirée, Éric Coquerel tient à nuancer les faits, comme le rapport Médiapart : “Je me suis reconnu parce que cela parle d’une soirée en boîte que j’ai effectivement passée. Sauf qu’il y a des éléments dans cette description que je ne reconnais pas, et qui font passer une soirée en boîte, avec des flirts, pour quelque chose qui serait à la limite du harcèlement ou en tout cas à la limite d’une drague lourde. Ça, je ne le reconnais pas ″.

Sur BFMTV ce dimanche , il a ajouté quelques précisions. “On est arrivé ensemble à cette soirée, où il y avait plein de monde. Je ne nie pas avoir dansé avec elle mais je nie tout ce qui pourrait s’apparenter à des gestes de drague agressifs”.

Il assure avoir des témoins qui “confirmeront qu’il n’y a eu aucun geste déplacé”. D’ailleurs, Éric Coquerel “n’exclut pas de porter plainte en diffamation” mais n’envisage aucune démission, tant qu’une plainte “avec des faits étayés” n’a pas été déposée.

À voir également aussi sur le Huffpost: #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

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    Éric Coquerel dénonce des "rumeurs infondées" sur son comportement envers les femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 22:51 · 2 minutes

Éric Coquerel, ici arrivant à l'Assemblée nationale, le 21 juin 2022. Éric Coquerel, ici arrivant à l'Assemblée nationale, le 21 juin 2022.

POLITIQUE - Il avait annoncé qu’il ferait une mise au point dans le week-end. Le député LFI Éric Coquerel , élu jeudi 30 juin président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale , dénonce dans une tribune au JDD ce dimanche 3 juillet des “rumeurs infondées” concernant son comportement envers les femmes .

“Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles”, écrit Éric Coquerel dans le Journal du Dimanche , en se disant “obligé de prendre la parole pour la première fois”.

Le comité contre les violences sexuelles de La France insoumise avait défendu jeudi Éric Coquerel contre des “rumeurs sur son comportement avec les femmes”, assurant n’avoir jamais reçu de signalement à son sujet.

“Plusieurs rédactions ont mené des enquêtes journalistiques”, souligne le député, un très proche du dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon : “Rien n’est jamais sorti faute d’avoir trouvé un témoignage pouvant s’apparenter à un comportement délictuel, a fortiori criminel.

Une rumeur relancée par une enquête dans le journal Causette en 2018

Cette rumeur a été pourtant relancée par une enquête sur le sexisme à LFI dans le journal Causette en septembre 2018. La journaliste évoque deux brefs témoignages anonymes à propos d’un député lui aussi anonyme coupable de ‘dérapages, à la limite du harcèlement’. Je ne me suis pas inquiété outre-mesure sur le moment de cet article dont on disait qu’il me concernait, car il était visiblement bâclé”.

Dès lors, écrit Éric Coquerel, “comment réagir à une rumeur qui n’est basée sur aucune plainte, aucun signalement à la cellule interne de LFI, malgré de fréquents appels et communiqués de LFI à pouvoir le faire, aucun témoignage public, aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse en plus de cinq ans mais dont on explique que seul le silence de LFI et son refus de mener une enquête l’expliquerait?”

Le député explique par ailleurs s’être senti contraint à s’exprimer, pour la première fois publiquement, par une intervention sur RTL cette semaine de l’auteure et militante Rokhaya Diallo. Cette dernière avait évoqué, sans plus de précisions, des “sources au sein de LFI” mettant en cause le comportement d’Éric Coquerel.

À voir également sur Le HuffPost : Les députés RN, des députés comme les autres? On a posé la questions à leurs collègues

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    Qui est Éric Coquerel, le nouveau président de la commission des Finances?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 10:22 · 3 minutes

Eric Coquerel (ici le 10 avril 2022) le nouvel homme fort des insoumis au Palais Bourbon Eric Coquerel (ici le 10 avril 2022) le nouvel homme fort des insoumis au Palais Bourbon

POLITIQUE - Il a même mis une cravate pour l’occasion. Éric Coquerel a été élu, ce jeudi 30 juin, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, un des postes les plus prisés du Palais Bourbon , au terme d’un scrutin interne à suspense marqué par trois suspensions de séance.

Le député insoumis de la Seine-Saint-Denis, candidat unique de la NUPES et favori pour prendre la succession d’Éric Woerth à la tête de cette instance, récolte 21 voix, contre 11 pour Jean-Philippe Tanguy, son adversaire du Rassemblement national, et 9 pour Véronique Louwagie, la candidate LR.

Une victoire teintée de soulagement pour LFI, formation aux 75 députés, tant la course à ce rôle clef fut semée d’embûches pour Éric Coquerel. Critiqué par le Rassemblement national et Les Républicains pour son profil ”à l’extrême gauche de l’extrême gauche”, selon les mots de Marine Le Pen, l’insoumis, proche de Mélenchon, a craint une alliance de circonstances jusqu’au bout. Elle n’a finalement pas eu lieu.

De la voile à Mélenchon

Il faut dire que l’élu de 63 ans, qui a du écarter la candidature de Valérie Rabault au sein même de la NUPES, n’a pas le profil attendu pour mener les travaux de la commission la plus prestigieuse de la chambre basse, celle qui touche aux finances publiques.

Loin du parcours académique de son prédécesseur Éric Woerth, diplômé de Science Po et de HEC, Eric Coquerel débute son engagement politique et militant à la fin des années 1980, au sein de sein de la Ligue communiste révolutionnaire, après avoir passé son bac en candidat libre. Avant ses responsabilités politiques, celui qui est devenu, au fil des années, l’un des plus proches de Jean-Luc Mélenchon, se fait davantage connaître pour son goût du large et des lettres que celui des chiffres.

Navigateur amateur, il s’occupe, un temps, de la communication du Vendée Globe ou de Michel Desjoyeaux, l’un des marins les plus titrés de l’histoire en solitaire. Eric Coquerel va même cosigner chez Gallimard un récit de ses aventures, en 2001, baptisé L’enfant de la vallée des fous .

C’est quelques années plus tard que le fondateur de l’agence de communication Effet mer se rapproche de Jean-Luc Mélenchon, pour être de tous ses combats politiques et électoraux. Après avoir pleinement participé au lancement du Parti de gauche, en 2008, Éric Coquerel devient conseiller régional d’Île-de-France en 2010. Un poste qu’il quitte en 2017 pour entrer à l’Assemblée nationale avec 16 de ses camarades.

Un profil qui inquiète?

Membre de la commission des Finances depuis, le voilà qui en prend donc la tête. Au grand dam des partis opposés à la NUPES... inquiets de voir un Insoumis s’emparer de cette fonction qui permet, entre autres, d’examiner tous les projets de budget avant leur examen dans l’hémicycle.

Face à lui, Jean-Philippe Tanguy, élu du Rassemblement national diplômé de l’Essec et de Sciences Po, a tenté jusqu’au bout de jouer la carte du sérieux afin de se distinguer de la FI.

L’hypothèse d’une présidence de la commission des Finances tournante au sein de la Nupes avec la socialiste Valérie Rabault a d’ailleurs été écartée en interne parce qu’elle “renforcerait le mauvais procès sur le manque de sérieux de notre candidat”, a ainsi expliqué le député LFI Manuel Bompard, au cours de la semaine, conscient des crispations provoquées par cette candidature.

Son prédécesseur, le président sortant de la commission des Finances, Éric Woerth, a d’ailleurs pris soin de ne pas lui lancer d’anathème avant sa victoire, estimant qu’il avait été “un commissaire tout à fait sérieux” pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Après L’Enfant de la vallée des fous , le député va désormais écrire sa propre historie parlementaire, celle de “l’insoumis de la commission des Finances”.

À voir aussi sur Le HuffPost: Les formations climat ont-elles eu autant de succès à gauche qu’à droite ?

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    LFI n'apprécie pas l'argument de Macron pour l'exclure des négociations

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 26 June - 11:23 · 3 minutes

LFI n'apprécie pas le nouvel argument de Macron pour l'exclure des négociations LFI n'apprécie pas le nouvel argument de Macron pour l'exclure des négociations

POLITIQUE - Vous, oui. Vous, non. Emmanuel Macron a annoncé, le samedi 25 juin, confier à Élisabeth Borne la tâche de discuter avec les dirigeants des partis représentés à l’Assemblée nationale pour former un gouvernement capable d’obtenir des majorités au Palais Bourbon .

Les contours de cette nouvelle organisation restent flous, une semaine après les résultats des élections législatives , malgré deux clarifications: l’actuelle Première ministre reste aux manettes, et le Rassemblement national comme la France insoumise sont exclus des négociations.

“Ce sera des communistes aux LR”, a ainsi expliqué le chef de l’État dans cet entretien à l’AFP. Pour lui, les partis de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen “ne s’inscrivent pas comme des partis de gouvernement”, de “par leur expression, leur positionnement”. Et ce, même si “les Français ont accordé une légitimité” à leurs députés, reconnaît-il toutefois.

“Une vision totalitaire du politique”

Des mots, qui s’inscrivent dans la lignée des déclarations de figures de la Macronie, promptes ces derniers jours à mettre l’extrême droite et la France insoumise dans le même sac. Et à décrédibiliser de fait certains de leurs opposants . Un argumentaire qui, sans surprise, irrite les responsables Insoumis.

“Nous ne sommes pas un parti de SON gouvernement de la maltraitance sociale et de l’inaction écologique qui veut faire la retraite à 65 ans”, a par exemple réagi la patronne de leur groupe à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot.

Dans le même esprit, le député Alexis Corbière fustige la “mégalomanie autocentrée” d’Emmanuel Macron. L’analyse du locataire de l’Élysée “véhicule” même “une vision totalitaire du politique”, ajoute-t-il. À savoir, “quiconque est en désaccord avec lui ne veut pas gouverner ou n’est pas républicain.” “Pour Macron, un parti de gouvernement, c’est un parti qui a déjà gouverné”, ajoute sa collègue, l’élue de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain ce dimanche.

Mathilde Panot estime également qu’Emmanuel Macron cherche à affaiblir la Nupes, l’alliance des gauches en accordant des brevets à telles ou telles formations mais pas à d’autres. “Le jeu de la division ne fonctionnera pas”, avance la présidente du groupe LFI au Palais Bourbon ce dimanche sur franceinfo.

“Lors de notre réunion d’intergroupe cette semaine, les quatre groupes parlementaires étaient tous d’accord pour dire que nous voterions contre la confiance à ce gouvernement”, précise-t-elle. La députée le martèle: la France insoumise est “prête à gouverner”: “nous l’avons montré pendant cette campagne et nous avons un accord programmatique avec 650 mesures.”

À voir également sur Le HuffPost : “Il doit changer de méthode”: après l’appel de Macron, l’opposition riposte

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    USA: La révocation du droit constitutionnel à l'avortement dénoncé par les politiques français

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 June - 16:14 · 3 minutes

Des défenseurs de l'avortement devant la Cour suprême des États-Unis Des défenseurs de l'avortement devant la Cour suprême des États-Unis

POLITIQUE - L’onde de choc atteint la classe politique française. Après que la très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré ce vendredi 24 juin un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter , plusieurs responsables politiques, de droite comme de gauche, ont exprimé leur indignation.

“Une régression terrible. Une honte. Telle est la leçon: en matière de droits des femmes, rien n’est acquis. Ne rien lâcher, jamais, sur le droit des femmes à disposer de leur corps”, a tweeté Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale.

Déplorant une “terrible nouvelle”, l’eurodéputée insoumise Manon Aubry a quant à elle cité Simone de Beauvoir: “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.”

“Honte à la Cour suprême”

Député LREM de la Vienne, Sacha Houlié a également réagi. “Les juges réactionnaires de la Cour suprême viennent d’ôter un droit fondamental aux Américaines et aux Américains. Ce recul doit sonner comme un avertissement. Les droits acquis sont précieux et il nous appartient chaque jour de les protéger”, a-t-il écrit sur le même réseau social . “Un terrible recul. La France et l’Union européenne doivent plus que jamais être à l’avant-garde de ce combat, pour ancrer et faire avancer le droit à l’avortement”, a réagi, pour le gouvernement, le ministre en charge des affaires européennes, Clément Beaune.

“Indigne retour en arrière! Une Cour suprême a le devoir de garantir les droits fondamentaux, pas de les altérer. Le droit à l’avortement et la liberté des femmes restent un combat permanent même en Occident!”, a renchéri l’eurodéputé LR Geoffroy Didier.

Chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes durant le quinquennat précédent, l’ancienne ministre Marlène Schiappa a également exprimé son dégoût. “Révoquer le droit à l’avortement implique que les femmes riches iront dans d’autres États et les femmes pauvres pratiqueront des IVG clandestines au péril de leur vie. Comme au siècle dernier. Honte à la Cour Suprême”, a-t-elle tweeté .

Dans la foulée de cette décision, le Missouri a annoncé être le “premier” État à interdire l’avortement, le procureur général de cet État saluant “un jour monumental pour le caractère sacré de la vie”.

La plus haute juridiction du pays avait été renouvelé d’un tiers par Donald Trump, qui a nommé trois représentants de la droite conservatrice et religieuse, rendant ce courant politique majoritaire dans cette instance. Un tournant réactionnaire qui a rendu possible cette régression pour le droit des femmes, et qui pourrait désormais avoir un impact sur le droit à la contraception, les relations homosexuelles ou le mariage pour tous.

À voir également sur Le HuffPost: L’anti-IVG Roberta Metsola élue présidente du Parlement européen

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    Garrido et Corbière dénoncent une "calomnie" sur "leur femme de ménage sans papier"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 15:35 · 2 minutes

Raquel Garrido et Alexis Corbière, tous les deux élus députés NUPES (la France insoumise) Raquel Garrido et Alexis Corbière, tous les deux élus députés NUPES (la France insoumise)

POLITIQUE - “Tout est faux”. Dans la foulée d’un article publié par Le Point , Alexis Corbière et Raquel Garrido , députés de la NUPES pour la France insoumise, ont publié un communiqué ce mercredi 22 juin pour dénoncer “un ramassis de mensonges” à leur encontre. Ils annoncent par ailleurs porter plainte en diffamation.

Dans cet article , l’hebdomadaire affirme que le couple emploie une femme de ménage algérienne sans-papier et ce, dans des conditions dignes des Thénardier. Contrôlée en situation irrégulière par la police “alors qu’elle promenait la petite dernière du couple”, cette femme a expliqué “travailler jour et nuit à la fois au domicile des deux parlementaires à Bagnolet mais également dans un logement parisien où leurs enfants sont pris en charge afin d’être scolarisés dans la capitale”, assure Le Point , citant des sources policières.

Toujours selon l’hebdomadaire, le couple imposerait des “cadences infernales” à cette jeune femme, qui serait par ailleurs payée au lance-pierre. Le couple aurait également fait miroiter à cette femme de ménage la régularisation de sa situation en cas de victoire de la NUPES aux élections législatives, qui aurait conduit à la nomination de Jean-Luc Mélenchon à Matignon.

“C’est faux”

Une promesse de coup de pouce administratif que le couple aurait utilisé, toujours selon Le Point, comme moyen de pression sur la jeune femme, pour imposer ses conditions. Des informations démenties en bloc par les intéressés. “Le journaliste Aziz Zemouri, multi-condamné pour diffamation, nous impute les faits suivants, qui sont tous faux”, écrivent les deux élus, avant d’entrer dans les détails.

“Nous emploierions depuis un an, jour et nuit, comme femme de ménage, une dame algérienne de 36 ans ne disposant pas de papiers. C’est faux. Cette personne promènerait notre plus jeune enfant. C’est faux. Nous disposerions d’un logement à Paris. C’est faux. Nos enfants seraient scolarisés à Paris. C’est faux. Nous aurions promis des papiers à cette personne. C’est faux. Nous aurions eu des échanges par mail et par SMS avec cette personne. C’est faux”, écrivent-ils. “Nous comptons sur la justice pour découvrir qui est l’origine de cette nouvelle opération de calomnie”, poursuivent Alexis Corbière et Raquel Garrido, alors que l’article provoque un tollé sur les réseaux sociaux.

Dans Le Point , Raquel Garrido assure également que le couple n’a jamais recruté de personnes en situations irrégulières. “Cela fait des années que nous n’avons pas d’aide ménagère. On a recruté de l’aide pendant les campagnes électorales. À chaque fois avec des personnes disposant de papiers, et bien sûr avec les déclarations Urssaf afférentes”, a-t-elle expliqué.

À voir également sur Le HuffPost: Un gouvernement d’union nationale ? L’opposition dit déjà non

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    Ce député LFI encourage les "classes populaires" à postuler à l'Assemblée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 10:45 · 2 minutes

Le député LFI David Guiraud à l'Assemblee Nationale, le 20 juin,2022, au lendemain des élections législatives. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP) Le député LFI David Guiraud à l'Assemblee Nationale, le 20 juin,2022, au lendemain des élections législatives. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

POLITIQUE - À la recherche d’un premier emploi ou d’une reconversion? Après le second tour des législatives , les 577 députés élus dimanche 19 juin auront besoin de collaborateurs pour les aider à accomplir le travail parlementaire. En principe, des centaines de contrats de travail sont donc à pouvoir, alors que chaque député dispose d’un crédit mensuel de 10 581 euros pour employer jusqu’à cinq personnes en même temps.

Pour améliorer la diversité chez ces petites mains essentielles au travail législatif, le député insoumis David Guiraud a décidé de lancer un “appel à candidature pour les classes populaires” sur Twitter et dans un entretien à Libération publié mercredi 22 juin . “Les recrutements commencent maintenant. Et il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA (École nationale d’administration) ! Les mails des députés ont tous le même format : prenom.nom@assemblee-nationale.fr”, explique l’élu, lui-même ancien collaborateur du député insoumis Éric Coquerel.

À Libération , David Guiraud s’engage à faire entrer les “catégories populaires” à l’Assemblée nationale à travers cette voie. “Je dis à mes collègues que nous sommes des employeurs et c’est une responsabilité. Il faut faire des choix politiques et nous ne devons pas tomber dans la facilité en recrutant des jeunes de Sciences-Po”, affirme-t-il, avant de citer un exemple: “J’ai besoin d’un salarié qui maîtrise les réseaux sociaux pour ma communication et qui peut également gérer la relation presse (...). Je suis certain que je peux trouver des cracks, des jeunes qui veulent bosser mais qui ne viennent pas des grandes écoles.”

“Dans les quartiers, on ne manque pas de diplômés”, poursuit le nouveau député, qui donne des conseils aux candidats: “Il faut envoyer un mail directement au député. Et il faut faire des candidatures personnalisées parce que les candidatures groupées se terminent souvent dans la corbeille. Et c’est maintenant que ça se joue.”

En France, le travail de collaborateur est très divers, “allant de simples tâches matérielles à des contributions plus élaborées (discours, amendements)”, rappelle le site de l’Assemblée nationale .

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