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    Affaire Johnny Depp: Amber Heard fait appel de sa condamnation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 21 July - 18:44 · 2 minutes

Un nouveau chapitre s'ouvre dans l'affaire qui oppose les deux stars hollywoodiennes, dont le procès télévisé avait tenu en haleine les États-Unis. Un nouveau chapitre s'ouvre dans l'affaire qui oppose les deux stars hollywoodiennes, dont le procès télévisé avait tenu en haleine les États-Unis.

JUSTICE - L’affaire est loin d’être terminée. L’actrice Amber Heard a fait appel ce jeudi 21 juillet du verdict prononcé à l’issue du très médiatique procès en diffamation qui l’a opposé aux États-Unis à son ancien mari Johnny Depp .

La comédienne de 36 ans a été condamnée à payer dix millions de dollars à la star de Pirates des Caraïbes qui devra pour sa part lui verser deux millions, selon le jugement rendu le 1er juin par un tribunal proche de Washington.

Les avocats d’Amber Heard, qui ont échoué à obtenir l’annulation du procès pour vice de forme, ont formalisé ce jeudi leur intention de faire appel sur le fond.

“Nous pensons que le tribunal a fait des erreurs qui ont empêché de prononcer un verdict juste, équitable et respectant le Premier amendement” de la Constitution qui garantit la liberté d’expression, ont expliqué ses porte-parole dans un communiqué. “Nos réalisons que cet appel va enflammer Twitter mais c’est une étape nécessaire pour assurer que justice soit rendue”, ont-ils ajouté.

La bataille juridique entre les anciens époux découle d’ une tribune publiée par le Washington Post en 2018 , dans laquelle Amber Heard se décrivait comme “une personnalité publique représentant les violences conjugales”, sans nommer son ex-mari.

Assurant que ce texte avait détruit sa réputation et sa carrière, Johnny Depp, 59 ans, avait poursuivi en diffamation son ex-femme pour obtenir 50 millions de dollars en dommages et intérêts. Amber Heard avait contre-attaqué et demandait le double.

Un procès ultra-médiatisé, sous les yeux de l’Amérique

A l’issue de six semaines de débats, les jurés du tribunal de Fairfax, ont conclu que les ex-époux s’étaient mutuellement diffamés, mais ils ont estimé que les dommages subis par Johnny Depp étaient supérieurs.

Le procès, ultra-médiatisé et diffusé en direct à la télévision , a été suivi par des millions de téléspectateurs dans le monde et provoqué un déchaînement de messages insultants envers l’actrice sur les réseaux sociaux.

Les deux acteurs avaient débuté une relation amoureuse en 2011 et s’étaient mariés en 2015 . Amber Heard avait demandé le divorce en 2016, affirmant être victime de violences conjugales, ce que Johnny Depp a toujours nié. Elle avait abandonné ces accusations quand le divorce avait été prononcé en 2017.

A l’issue d’un premier procès à Londres en 2020, qui portait sur un article publié dans le tabloïd The Sun et présentant Johnny Depp comme un “mari violent”, la justice britannique avait tranché contre l’acteur, estimant que “la grande majorité des agressions présumées avaient été prouvées”.

À voir également sur Le HuffPost: Les dessins de Johnny Depp à son procès ne sont pas passés inaperçus

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    Procès du 13-Novembre: Salah Abdeslam reconnu coupable

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 June - 18:43 · 2 minutes

Salah Abdeslam, principal accusé dans le procès des attentats du 13 novembre 2015, ici en avril 2022 dans la salle d'audience Salah Abdeslam, principal accusé dans le procès des attentats du 13 novembre 2015, ici en avril 2022 dans la salle d'audience

JUSTICE - Un verdict pour l’histoire. Dix mois après l’ouverture des débats et au termes de 148 journées d’audience , la cour d’assises spécialement composée, compétente pour les affaires criminelles terroristes, a rendu son verdict, ce mercredi 29 juin, dans le procès des attentats qui ont causé la mort de 130 personnes au Bataclan, sur les terrasses parisiennes et à Saint-Denis le 13 novembre 2015. Le tout dans un document de 120 pages dont le président Jean-Louis Périès a épargné la lecture complète à l’assistance venue extrêmement nombreuse.

Après plus de deux jours de délibération dans une caserne de la région parisienne, les cinq magistrats professionnels et leurs quatre suppléants ont reconnu coupable de tous les chefs d’accusation, dix-neuf des vingt accusés.

C’est ainsi que Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos , a été reconnu comme “co-auteur” des attentats, la cour estimant -comme les avocats généraux- que les attentats pouvaient être pris comme “une scène de crime unique ”. Il est donc reconnu coupable de “participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle” et de “meurtres en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste”.

L’ARTICLE EST MIS À JOUR AU FIL DE L’AUDIENCE

La peine maximale a été requise

Dans ses réquisitions , le parquet national antiterroriste (Pnat) avait réclamé à son encontre la peine la plus sévère prévue par le droit français, la réclusion criminelle à perpétuité incompressible , qui rend infime la possibilité d’une libération. Des réquisitions “démesurées” et une “peine de mort sociale”, avait répondu l’avocate de Salah Abdeslam dans sa plaidoirie.

Au cours du procès, Me Olivia Ronen et l’accusé ont insisté sur le fait que Salah Abdeslam n’avait “pas tué”, mais au contraire “renoncé” au dernier moment, en refusant “par humanité” d’actionner sa ceinture explosive. “La ceinture explosive n’était pas fonctionnelle ce qui remet en question ses déclarations concernant le renoncement”, a estimé le président de la cour d’assises.

Lundi 27 juin, Salah Abdeslam avait renouvelé ses excuses et reconnu des “erreurs”. “Mais je ne suis pas un assassin, je ne suis pas un tueur [...]. Si vous me condamniez pour assassinat, vous commettriez une injustice.”

À voir également sur Le HuffPost: Au procès du 13 novembre, le dernier mot aux accusés avant le verdict

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    Au terme du procès du 13-Novembre, des explications, des aveux mais aucune certitude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 June - 04:00 · 6 minutes

La salle d'audience qui accueille le procès des attentats du 13-Novembre depuis le 8 septembre 2021. La salle d'audience qui accueille le procès des attentats du 13-Novembre depuis le 8 septembre 2021.

PROCÈS DU 13-NOVEMBRE - Après dix mois de procès, l’heure du verdict. Ce mercredi 29 juin, les peines contre les 20 accusés des attentats du 13 novembre 2015 seront prononcées par la Cour d’assises spéciale . Six sont jugés en leur absence, dont cinq sont présumés morts.

Les longs mois de débats ont-ils apporté des réponses à l’horreur de ces crimes qui ont causé la mort de 130 personnes? “Du procès ne jaillit pas toujours LA vérité, mais UNE vérité judiciaire. Cette dernière ne suffit sans doute pas, elle ne permet pas de comprendre le mal, la barbarie, la terreur”, soulignait au début des réquisitions Camille Hennetier, l’une des trois avocats généraux du procès pour le parquet national antiterroriste .

Les accusés ont eu plusieurs occasions pour prendre la parole, mais certains ont exercé leur droit au silence , d’autres n’ont fourni que des explications parcellaires. Malgré les nombreuses questions toujours en suspens, Le Huffpost revient sur trois moments du procès qui permettent d’en savoir un peu plus sur leur passage à l’acte.

  • Les aveux de Salah Abdeslam

L’une des interrogations majeures pour ce procès du 13-Novembre concernait Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie du commando: a-t-il renoncé volontairement à faire exploser sa ceinture ou cette dernière était-elle défectueuse? Il n’a pas été simple d’obtenir une réponse tant la personnalité de ce Français de 32 ans a dérouté. Provocateur se proclamant “combattant de l’État islamique”, puis plein de remords jusqu’aux larmes coulant sur ses joues, difficile de comprendre qui est vraiment Salah Abdeslam.

Au lendemain des attentats, il avait confié à ses complices que sa ceinture était défectueuse. Devant la Cour, il a finalement expliqué avoir fait “marche arrière” dans le bar du XVIIIe arrondissement où il devait actionner son gilet. “Je rentre dans le café, un bar pas très grand, avec beaucoup de monde. Je m’installe, je commande une boisson. Je regarde les gens autour de moi et je me dis que je vais pas le faire (...) J’ai renoncé par humanité, pas par peur. Je ne voulais pas les tuer”, a-t-il raconté à l’audience.

Pourquoi aurait-il menti à son retour à Molenbeeck, en Belgique? Il a dit avoir eu “ honte de ne pas avoir été jusqu’au bout”, avoir eu “peur du regard des autres”. Salah Abdeslam minimise aussi son rôle, détaillant la chronologie de la préparation des attentats tout en assurant connaitre uniquement le lieu de sa mission et l’attaque au Stade de France. Il a refusé de donner plus de détails sur sa soirée du 13-Novembre et de nombreuses zones d’ombre demeurent.

Sa nouvelle version est-elle une simple stratégie de défense? L’accusation en est persuadée, mais difficile d’en avoir la certitude. “J’ai fait des erreurs, mais je ne suis pas un assassin je ne suis pas un tueur”, a en tout cas insisté au dernier jour du procès Salah Abdeslam, contre qui la perpétuité incompressible a été requise.

  • L’implication de Mohamed Abrini

“J’étais prévu pour le 13.” La phrase prononcée fin mars par Mohamed Abrini , ami d’enfance de Salah Abdeslam, a fait l’effet d’une petite bombe lors du procès. Le Belgo-Marocain de 37 ans, surnommé “l’homme au chapeau” depuis l’attentat de l’aéroport de Bruxelles, avait jusque-là réfuté toute implication malgré sa présence à Paris avec le commando. Il voulait seulement accompagner ses amis dans “leurs derniers moments”, se justifiait-il.

Dans sa nouvelle version, il explique que le frère de Salah Abdeslam et futur tueur des terrasses, Brahim, l’aurait approché deux mois avant les attaques. Après avoir accepté de faire partie du “projet”, Abrini raconte ensuite avoir changé d’avis: “Moi, je peux pas aller tuer des gens comme ça dans la rue (...) attaquer des gens non armés”. Brahim Abdeslam se serait alors tourné vers son frère Salah pour remplacer Mohamed Abrini, et ce dernier aurait accompagné le “commando de la mort” pour dire adieu.

S’il a renoncé, pourquoi a-t-il participé aux ultimes préparatifs? Pourquoi a-t-il été à Paris? Pourquoi avoir loué une seconde planque? Pourquoi être resté à visage découvert? Autant de questions posées par le président de la Cour Jean-Louis Périès, déconcerté devant les incohérences de Mohamed Abrini. L’accusé a peiné à se justifier, répondant simplement qu’il était “perdu” à ce moment-là.

L’accusation estime qu’il s’agit en réalité d’un désistement de dernière minute, que son récit sert surtout à le dédouaner et à dédouaner Salah Abdeslam. La perpétuité incompressible a également été requise contre le 11e homme des attentats de Paris et Saint-Denis.

  • Pourquoi la France a-t-elle été visée?

“François Hollande dit que nous combattons la France pour vos valeurs et pour vous diviser. C’est un mensonge manifeste”, avait déclaré Salah Abdeslam dès le début du procès. Reprenant la propagande du groupe État islamique, le principal accusé justifiait les attaques contre la France en invoquant les bombardements français contre l’EI en Syrie et en Irak dans le cadre de la coalition internationale.

L’ancien président de la République , appelé à la barre en novembre, lui a répondu: “On nous a fait la guerre et nous avons répondu.” Il a rappelé que les frappes en Syrie n’avaient débuté que le “27 septembre” 2015, après les attentats de Charlie Hebdo et du Thalys. “Le commando s’était préparé bien avant [l’intervention française en Syrie]. Nous savons que les attentats étaient préparés depuis fin 2014”, a-t-il assuré.

Quid des frappes en Irak? Comme le rappelle Le Monde , l’intervention française a débuté en septembre 2014. “Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français (…) ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique”, avait déclaré le porte-parole de l’EI peu après le début des bombardements. Cet appel au jihad peut expliquer en partie la vague d’attentats en France en 2015.

Toutefois, un enquêteur de la DGSI a présenté lors de l’audience un historique de la menace terroriste depuis 30 ans. D’après lui, rapporte L e Monde, “dès 2013, on a un Français rentré de Syrie, où il avait rejoint l’État islamique en Irak et au Levant, porteur d’un projet d’attentat”. La chronologie montre que les intentions d’attaquer étaient donc antérieures à l’intervention française au Moyen-Orient.

En janvier 2014, un Cannois parti faire le jihad est revenu en France. Il a fabriqué un engin explosif et eu des contacts avec “Jihadi John”, un terroriste britannique. En mai de la même année, Mehdi Nemmouche a commis l’attentat dans le Musée juif de Bruxelles avant d’être arrêté à la gare de Marseille avec une Kalachnikov. La DGSI en conclut que les projets d’attentats contre la France étaient antérieurs à l’intervention en Irak.

À voir également aussi sur le Huffpost: “Novembre” à Cannes: les avis divergent sur le timing de ce film sur les attentats du 13-Novembre

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    Chlordécone: la justice reconnaît des "négligences fautives" de l'État

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 18:52 · 4 minutes

Des bananes sont recouvertes contre les oiseaux, les insectes et la lumière directe du soleil dans une plantation de la Guadeloupe, le 10 avril 2018. (Photo by Helene Valenzuela / AFP) Des bananes sont recouvertes contre les oiseaux, les insectes et la lumière directe du soleil dans une plantation de la Guadeloupe, le 10 avril 2018. (Photo by Helene Valenzuela / AFP)

CHLORDÉCONE - La reconnaissance par le tribunal administratif de Paris de “négligences fautives” de l’État dans le dossier du chlordécone , utilisé comme pesticide dans les Antilles, représente une avancée décisive pour les personnes touchées par la pollution, même si les demandes d’indemnisation des plaignants pour préjudice d’anxiété ont été rejetées.

“Les services de l’État ont commis des négligences fautives en permettant la vente d’une même spécialité antiparasitaire contenant 5% de chlordécone”, sous divers noms, et “en autorisant la poursuite des ventes au-delà des délais légalement prévus en cas de retrait de l’homologation”, selon cette décision rendue vendredi.

Le chlordécone, un pesticide interdit en France en 1990 mais qui a continué à être autorisé dans les champs de bananes de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu’en 1993, a provoqué une pollution importante et durable des deux îles.

Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France, et les populations antillaises présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde .

“La Martinique et la Guadeloupe n’accepteront pas l’impunité dans ce dossier”

Cependant, le tribunal administratif a estimé qu’”à l’exception de leur présence en Martinique ou en Guadeloupe pendant au moins douze mois depuis 1973, les requérants ne font état d’aucun élément personnel et circonstancié permettant de justifier le préjudice d’anxiété dont ils se prévalent”. En conséquence, “les conclusions indemnitaires présentées par les requérants doivent être rejetées”, indique le jugement.

De plus, selon le tribunal administratif, “les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l’État aurait tardé dans la mise en place de mesures de protection des populations ou que les informations diffusées auraient été contradictoires”, ajoute le tribunal administratif.

“Pour le moment, ce que ce tribunal dit ne nous convient pas, puisqu’il parle de nécessité de prouver que chaque personne a subi un préjudice moral, ça ne tient pas la route. (...) La Martinique et la Guadeloupe n’accepteront pas l’impunité dans ce dossier”, a indiqué à l’AFP Philippe Pierre-Carles, porte parole de l’association Martiniquaise Lyannaj pou dépolyé Matinik, association partie civile dans l’action collective.

Une “avancée décisive”

Pour Me Christophe Lèguevaques, qui compte faire appel au nom des 1240 requérants qu’il représente pour obtenir la reconnaissance du préjudice d’anxiété, cette décision est cependant une “avancée décisive”.

“Cela peut servir dans le dossier pénal du chlordécone. Alors que jusqu’à présent, on avait en face de nous des industriels ou des distributeurs de ce produit qui disaient: ‘je n’ai fait que distribuer un produit autorisé, donc vous ne pouvez rien contre moi’, là, on a un tribunal qui nous dit que les autorisations des années 70 étaient illégales et donc sont susceptibles d’entraîner la responsabilité de l’État , mais aussi peuvent remettre en cause la responsabilité des distributeurs”, explique l’avocat.

Une autre procédure est actuellement en cours concernant l’utilisation de chlordécone aux Antilles, après une plainte pour empoisonnement déposée il y a seize ans. Cependant, les deux juges d’instruction du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris ont annoncé le 25 mars aux collectivités et associations plaignantes leur intention de clore ce dossier sans prononcer de mise en examen, l’orientant ainsi vers un possible non-lieu.

“Il y a un crime qui est constitué”

“Cette décision ne peut que renforcer notre position dans le dossier pénal”, s’est réjoui Louis Boutrin, avocat de l’association Martiniquaise “Pour une Ecologie Urbaine”, partie civile dans le dossier des plaintes pour empoisonnement au chlordécone.

“Nous avons tout le champ des recours qui est ouvert et cette décision nous permettra de renforcer nos actions. Il y a un délit qui est constitué. Nous allons plus loin: il y a un crime qui est constitué”, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la Cour de justice de la République (CJR) a déclaré fin janvier irrecevables les plaintes déposées par l’Association médicale de sauvegarde de l’environnement et de la santé (Amses) et l’Association guadeloupéenne d’action contre le chlordécone (Agac), affiliée au syndicat UGTG, contre d’anciens

À voir également sur Le HuffPost: Macron promet pour la “sortie accélérée des pesticides” une “initiative forte” avec l’UE

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    MacDo s'évite un procès en payant plus d'un milliard d'euros à la France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 June - 10:25 · 3 minutes

MacDonald's s'évite des poursuites pénales pour fraude fiscale en payant plus d'un milliard d'euros à la France. MacDonald's s'évite des poursuites pénales pour fraude fiscale en payant plus d'un milliard d'euros à la France.

JUSTICE - McDonald’s sort le porte-monnaie pour éviter le procès. La chaîne américaine a accepté de payer 1,25 milliard d’euros en France pour éviter des poursuites pénales pour fraude fiscale entre 2009 et 2020, selon un accord validé ce jeudi 16 juin par le président du tribunal judiciaire de Paris , Stéphane Noël.

Ce juge a validé le paiement par McDonald’s d’une amende d’intérêt public de 508 millions d’euros, acceptée par le groupe de restauration rapide. Ce dernier avait également approuvé en mai le versement de 737 millions d’euros à l’administration fiscale pour régler son impôt sur les sociétés éludé par ce schéma de fraude fiscale.

La direction des finances publiques félicite dans un communiqué ce résultat qui est “ le fruit d’une coopération renforcée dans la lutte contre l a fraude fiscale” avec la justice. Elle souligne également que “l a lutte contre la fraude fiscale est plus que jamais une priorité de l’action de l’État”.

“Cet accord met fin à un litige fiscal et à une enquête judiciaire sans reconnaissance de faute”, écrit de son côté dans un communiqué McDonald’s France. La chaîne de fast-food “assure tout mettre en œuvre pour se conformer aux lois et réglementations en vigueur” et dit travailler avec l’administration française sur son schéma fiscal.

Une amende maximum

En acceptant de signer cette convention judiciaire d’intérêt public (Cjip) conclue avec le Parquet national financier (PNF), la plus importante en France à ce jour en matière de fraude fiscale, le groupe McDonald’s évite ainsi un procès dans l’Hexagone et solde son litige tant avec l’administration fiscale qu’avec le ministère public.

La justice française soupçonne l’enseigne, dans le collimateur du fisc depuis 2014, d’avoir diminué artificiellement à partir de 2009 ses bénéfices en France au moyen de redevances pour l’exploitation de la marque McDonald’s versées à sa maison-mère européenne basée au Luxembourg. Grâce à ce stratagème appelé le “double sandwich hollando-luxembourgeois” selon Libération , le groupe payait 2% d’impôts au Luxembourg au lieu des 33% en France.

Cela “conduisait à absorber une grande partie des marges dégagées par les restaurants français et à minorer les impôts payés en France par les différentes structures du groupe français”, a relevé le président du tribunal judiciaire.

Le procureur national financier, Jean-François Bohnert, a valorisé l’accord conclu avec McDonald’s, en expliquant que l’amende d’intérêt public avait été fixée au “montant maximum qui pouvait être prononcée dans le cadre d’une Cjip”. L’ensemble de l’accord représente “2,5 fois le montant de l’impôt éludé” par le groupe, 469 millions d’euros. Pour lui, c’est une “sanction réelle, tant symboliquement qu’économiquement”

Les salariés pour agir au civil pour obtenir réparation

Cette “convention confirme la particulière efficacité de la Cjip, notamment en matière de fiscalité des entreprises, où la sanction financière constitue le moyen le plus approprié de répondre aux fraudes transnationales”, a insisté Jean-François Bohnert.

La direction générale des finances publiques (DGFip) a salué dans un communiqué l’accord, qui “répond à une double exigence d’équité fiscale et de justice”. “McDonald’s ne s’est pas privé de payer des impôts en France, 2,2 milliards sur toute la période”, a souligné Me Eric Dezeuze, avocat du géant du fast-food.

L’enquête pénale avait été ouverte suite à des plaintes du CE de McDonald’s Ouest Parisien et de la CGT McDonald’s Ile-de-France. Les salariés pourraient agir au civil pour obtenir réparation de leur préjudice.

Une coalition de syndicats européens et américain et une association de lutte contre la pauvreté britannique ont salué un “camouflet” pour McDonald’s et une “victoire” pour les salariés.

À voir également aussi sur le Huffpost: McDonald’s est parti de Russie, découvrez par quoi ça a été remplacé

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    Dupond-Moretti: sa demande d'annulation de mise en exament à nouveau rejetée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 June - 15:32 · 2 minutes

La demande d'annulation de mise en examen de Dupond-Moretti une nouvelle fois rejetée (Eric Dupond-Moretti le 8 mai 2022 par Ludovic Marin/Pool via REUTERS) La demande d'annulation de mise en examen de Dupond-Moretti une nouvelle fois rejetée (Eric Dupond-Moretti le 8 mai 2022 par Ludovic Marin/Pool via REUTERS)

JUSTICE - La Cour de justice de la République a rejeté ce mardi 14 juin plusieurs requêtes du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, mis en examen depuis juillet 2021 pour prise illégale d’intérêt , a indiqué le parquet général près la Cour de cassation, sollicité par l’AFP.

Saisie par les avocats du garde des Sceaux, la commission d’instruction de la CJR a rejeté leur demande d’audition de Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM), l’un des syndicats à l’origine des plaintes déposées avec l’association Anticor pour dénoncer des situations de conflits d’intérêts dans deux dossiers.

Elle a aussi refusé d’auditionner Henri-Claude Le Gall, magistrat honoraire à la retraite et ancien président de la CJR entre 2000 et 2012. Cette même commission d’instruction avait sollicité son avis sur la marche à suivre concernant des requêtes en nullité déposées par le ministre.

Des “charges suffisantes” à l’encontre de Dupond-Moretti

Également saisie d’une requête en annulation de la procédure, la commission l’a jugée recevable mais n’y a pas fait droit.

“Il s’agit de décisions attendues qui s’inscrivent dans le fil de la ‘jurisprudence’ adoptée par la commission d’instruction dans ce dossier”, ont réagi auprès de l’AFP Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, avocats du ministre. “Nous les contesterons devant la Cour de cassation”, ont-ils ajouté. Les magistrats de la CJR ont terminé mi-avril leurs investigations dans ce dossier.

Le 9 mai, le procureur général près la Cour de cassation François Molins, qui représente le ministère public devant la CJR, a requis un procès pour le ministre, jugeant qu’il existait pour cela des “charges suffisantes” à son encontre.

Le ministre accusé d’avoir profité de sa position pour régler ses comptes

Le ministre, entré au gouvernement à l’été 2020 puis reconduit à la Chancellerie après la réélection en mai d’Emmanuel Macron, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat dans deux dossiers.

Le premier concerne l’enquête administrative qu’il a ordonnée en septembre 2020 contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) qui avaient fait éplucher ses factures téléphoniques détaillées (“fadettes”) quand il était avocat.

Dans le second, il lui est reproché d’avoir diligenté des poursuites administratives contre un ancien juge d’instruction détaché à Monaco, Edouard Levrault, qui avait mis en examen un de ses ex-clients.

Eric Dupond-Moretti conteste les faits, assurant n’avoir fait que “suivre les recommandations de son administration”. Convoqué en mars et avril pour être réinterrogé par les magistrats de la CJR, il avait refusé de répondre à leurs questions.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi ces magistrats et greffiers dénoncent une “justice qui n’écoute pas”

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    Procès du 13-Novembre: Réclusion criminelle à perpétuité requise contre Abdeslam

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 10 June - 15:22 · 3 minutes

Ce vendredi 10 juin, le Pnat a fait ses réquisitions contre les accusés des attentats du 13-Novembre. Ce vendredi 10 juin, le Pnat a fait ses réquisitions contre les accusés des attentats du 13-Novembre.

ATTENTATS - Auprès neuf mois d’audience, le verdict approche. Ce vendredi 10 juin, les représentants du parquet national antiterroriste (Pnat) ont requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Salah Abdeslam , seul membre encore en vie du commando des attentats de Paris et de Saint-Denis de 2015.

Pour sa défense, le Français de 32 ans a affirmé à plusieurs reprises à l’audience avoir “renoncé” à déclencher sa ceinture explosive le soir des attentats, “par humanité”. Un argument qui n’a pas convaincu les trois représentants du Pnat, qui ont ajouté à sa peine une période de sûreté incompressible.

Cette sanction rarissime, qui rend très infime la possibilité d’un aménagement de peine, a été demandée “au regard de l’immense gravité des faits” qui sont reprochés au Français de 32 ans. La cour d’assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels, n’est pas tenue de suivre ces réquisitions. Si elle prononce une période de sûreté illimitée, elle doit spécialement motiver sa décision.

La perpétuité pour Mohamed Abrini, “l’homme au chapeau”

Le Pnat a aussi requis la prison à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans contre Mohamed Abrini , surnommé “l’homme au chapeau” depuis l’attentat à l’aéroport belge de Zaventeem et qui avait renoncé au soir des attentats. Même peine requise contre Fabien Clain et Jean-Michel Clain, “voix” des revendications audio des attaques parisiennes et présumés morts.

Comme pour Salah Abdeslam, le Pnat a requis la perpétuité et une période de sûreté incompressible pour Oussama Atar, cadre de Daesh décrit comme les “cerveau” des attentats, et Obeida Afer Dibo. Ils sont jugés en leur absence, également présumés morts.

Muhammad Usman et Adel Haddadi devaient faire partie du commando du Stade de France. Le Pnat a requis 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté des deux tiers, ainsi qu’une interdiction définitive d’entrée sur le territoire.

De six à seize ans de prison ont été requis contre ceux qui auraient aidé à préparer les attentats. Six ans pour Farid Kharkhach, qui a fourni de faux papiers, neuf ans, une sûreté des deux tiers et interdiction du territoire pour Yassine Atar. Enfin seize ans assortis d’une période de sûreté des deux tiers et d’une interdiction définitive d’entrée sur le territoire français pour Ali El Haddad Asufi, qui aurait recherché des armes avec Ibrahim El Bakraoui, futur kamikaze de Bruxelles.

Lourdes peines

Contre Ahmed Dahmani, absent de l’audience car incarcéré en Turquie et aussi accusé d’avoir aidé à la préparation des attentat, le Pnat requiert 30 ans de prison assorti d’une période de sûreté des deux tiers.

Plusieurs amis bruxellois d’Abdeslam étaient jugés pour avoir été le chercher à Paris et l’avoir aidé dans sa cavale. Ils ont juré ne pas savoir que leur ami était lié aux attentats. Le Pnat a requis six ans de réclusion criminelle pour Hamza Attou et Abdellah Chouaa, cinq contre Ali Oulkadi, huit avec interdiction du territoire pour Mohamed Amri.

Le ministère public a requis la perpétuité assortie de 30 ans de sûreté à l’encontre du Suédois Osama Krayem et du Tunisien Sofien Ayari, des “membres de haut niveau” de la cellule jihadiste soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat à l’aéroport d’Amsterdam le 13-Novembre.

La réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans a en outre été réclamée contre le “logisticien” Mohamed Bakkali, “cheville ouvrière de la cellule” selon le Pnat.

À voir également aussi sur le Huffpost: “Novembre” à Cannes: les avis divergent sur le timing de ce film sur les attentats du 13-Novembre

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    Johnny Depp débarque sur TikTok pour remercier ses "soutiens précieux et inébranlables"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 June - 18:54 · 2 minutes

Johnny Depp débarque sur TikTok pour remercier ses Johnny Depp débarque sur TikTok pour remercier ses "soutiens précieux et inébranlables" (Johnny Depp lors du procès l'opposant à Amber Heard le 27 mai 2022 à Fairfax en Virginie. Par Steve Helber/Pool via REUTERS)

PEOPLE - Johnny Depp veut remercier ses fans pour le soutien qu’ils lui ont apporté tout au long du procès qui l’a opposé à son ex-compagne Amber Heard. Procès qu’il a remporté après six semaines de bataille acharnée le 1er juin. Lundi 6 juin, il a ainsi créé un compte Tik Tok pour pouvoir s’adresser à eux, ses “employeurs” comme ils les appellent dans son premier post sur le réseau social.

″À tous mes supporters chéris, loyaux et déterminés. Nous avons été partout ensemble, nous avons tout vu ensemble. Nous avons marché sur la même route ensemble”, a-t-il écrit en légende d’une vidéo montrant notamment la mobilisation de ses fans. Cette dernière était également disponible sur ses autres réseaux sociaux.

@johnnydepp

To all of my most treasured, loyal and unwavering supporters. We’ve been everywhere together, we have seen everything together. We have walked the same road together. We did the right thing together, all because you cared. And now, we will all move forward together. You are, as always, my employers and once again I am whittled down to no way to say thank you, other than just by saying thank you. So, thank you. My love & respect, JD

♬ Stranger - Love Joys

“Nous avons fait ce qui était juste ensemble (...) Et maintenant nous allons avancer ensemble. Vous êtes, depuis toujours, mes employeurs, et encore une fois ma seule façon de vous remercier, c’est de vous dire merci. Alors merci. Mon amour et mon respect. JD”, poursuit-il.

Johnny Depp en Haute-Savoie le 14 juillet

En moins de 24 heures, le compte de la star de Pirates de Caraïbes a été suivi par plus de 4,6 millions de personnes. Il faut dire que sur Tik Tok en particulier, le hashtag #JusticeForJohnnyDepp a généré plus de 20 milliards de vues pendant le procès, contre 86 millions pour le hashtag en soutien à Amber Heard.

Un nouveau pas sur les réseaux sociaux qui pourrait annoncer une volonté de revenir sur le devant de la scène et de relancer sa carrière au point mort . En attendant, Johnny Depp est attendu au casting de Jeanne du Barry de la réalisatrice française Maiwenn, dont une partie sera tournée au château de Versailles. Il y incarnera le roi Louis XV.

Avant cela, vous pourrez aussi le voir en chair et en os en Haute-Savoie le 14 juillet lors du festival de Guitare en Scène où il accompagnera le musicien Jeff Beck.

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