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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 98

    Angélique Andthehord · Friday, 9 September - 16:20

Le midi, je pris toute seule le chemin pour rentrer chez moi, tenant dans ma main la balle, mon cadeau refusé, et me mis à broyer du noir.

Comment cette fichue balle avait-elle bien pu générer des cauchemars pour de vrai alors que moi, j'avais dit ça juste pour rire ? Je ne serais pas allée dire ça à un petit de quatre ans, pour ne pas lui faire peur mais à dix ans, en principe, on n'a plus peur des cauchemars.

Et je rapportais chez moi cette balle ténébreuse parce que tout en moi était ténèbres. Quand les enfants de Cesson passaient leur temps à rire et à jouer tous ensemble joyeusement, moi, la fille de Courbevoie, je venais des ténèbres, je restais imprégnée de ténèbres et tout ce qui venait de moi portait malheur.

Toutes les pensées qui me venaient à l'esprit étaient tristes et maussades. Plus j'avançais en direction de chez moi, plus le poids de la balle maudite m'écrasait dans l'angoisse et le cafard.


extrait de : Malédiction


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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 93

    Angélique Andthehord · Saturday, 3 September - 15:26

Au début de chaque récréation, je restais toujours dans mon coin, timidement, tête baissée, n'osant pas me joindre aux autres mais toujours une voix m'appelait, toujours la même. À qui donc appartenait cette voix ?

M'étant posé la question, au début de la récréation suivante, j'allai me placer, comme d'habitude, en marge du terrain, tête baissée, et j'attendis mais dès que le rituel : « Angélique, viens ! » se fit entendre, je levai les yeux en direction de la voix, rapidement parce que ça bouge, sur le terrain, et vis Olivier détourner le regard précipitamment.


extrait de : La Courbevoisienne de Cesson


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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 92

    Angélique Andthehord · Saturday, 3 September - 08:29 · 1 minute

Petit à petit, les enfants de la classe se mirent à jouer tous ensemble au ballon. C'était sympa, comme ambiance, mais moi, je ne savais pas jouer au ballon ; je ne savais d'ailleurs pas jouer du tout dans une cour de récréation.

J'avais quitté les débats politiques de la ville pour les jeux de ballon de la campagne et je me sentais bien incapable d'y participer. Je n'étais pas sportive et j'avais la vue abîmée par les traumatismes que j'avais subis quand j'avais cinq ans. Je n'étais pas au niveau pour jouer avec les autres et j'étais bien trop timide pour oser entrer dans le groupe mais, toujours, du milieu du terrain, une voix appelait mon prénom et il n'y avait pas d'autre Angélique. Alors, je venais me placer dans le groupe et je restais là, debout. Je ne jouais pas, je ne savais pas. Je me sentais incapable de jouer et j'étais pétrifiée par la timidité mais j'étais là, au milieu des autres qui jouaient, au lieu d'être toute seule dans mon coin.


extrait de : La Courbevoisienne de Cesson


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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 91

    Angélique Andthehord · Thursday, 1 September - 19:05 · 1 minute

… par un instituteur qui, lui, n'intervenait jamais pour empêcher que je fusse victime de violences à l'école. Pourtant, en classe, il me traitait comme si j'étais sa chouchoute, faisant preuve, continuellement, d'une injustice grossière en ma faveur. Moi, la chouchoute de l'instit ? Non mais c'est le monde à l'envers, sans déconner ! On aurait dit qu'il faisait ça exprès pour tenter de monter les enfants de Cesson contre moi. J'avais honte ! D'autant que, quand il me regardait, il m'a déjà semblé voir de la haine dans ses yeux mais jamais de tendresse. Même qu'au début de l'année, il m'avait rejetée dédaigneusement par un :

« Toi, j't'apprendrai rien. T'en sais déjà trop. »

alors que tout ce que l'école et lui-même étaient supposés connaître de moi, c'était mon bulletin scolaire de l'année précédente, lequel était tellement moyen que la directrice de l'école de Courbevoie m'avait prévenue que mon passage en CM2 n'allait peut-être pas être accepté dans ma nouvelle école.

Mon maître du CM2, lui aussi, était nouveau à l'école de Cesson, tout comme le directeur qui, d'ailleurs, m'avait aussi dit des trucs bizarres à l'oreille, le jour de la rentrée, avant de m'envoyer dans l'autre classe de CM2 : il m'avait dit qu'il attendait de moi mieux que la perfection.


extrait de : La Courbevoisienne de Cesson


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    Comment se refaire des amis? L'ultime défi pour réussir son changement de vie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 3 July - 05:30 · 6 minutes

"Je n’avais jamais été à Biarritz, je ne connaissais rien ni personne", raconte Manon, originaire de Lille, qui a rejoint Biarritz seule, à l'âge de 20 ans.

CHANGER DE VIE - À 20 ans, Manon a quitté sa ville de toujours , Lille, pour s’installer sur la côte basque, à Biarritz. “Je suis franco-italienne et l’envie de soleil de mon père m’avait martelé le cerveau. J’avais fini mes études et avant même de trouver un job, je me suis posée la question: où ai-je envie de vivre?”.

Un changement d’environnement radical, mais qui peut être difficile une fois sur place. “J’ai tout quitté. Mes potes étaient dans le Nord ou en région parisienne, je n’avais jamais été à Biarritz, je ne connaissais rien ni personne”, se rappelle Manon, qui a aujourd’hui 28 ans. Angle mort des changements de vie, la question des liens sociaux est en effet essentielle pour l’intégration dans un nouvel endroit.

Comme Manon, Muriel, 45 ans, et Émile, 38 ans, ont raconté ces dernières années au HuffPost leur changement de vie , ayant respectivement quitté Paris pour Nantes et la baie du mont Saint-Michel. Tous trois répondent aujourd’hui à la question: est-ce facile de se refaire des amis après un changement de vie, et comment s’y prendre? Une interrogation qui traverse bien des Français, alors que la pandémie de Coronavirus a provoqué de nombreux changements de vie.

L’importance du choix du lieu

“Je n’ai pas vraiment vu une différence dans mes relations sociales, Nantes est une grande ville, et qui reste assez proche de Paris”, débute Muriel qui a troqué son attache parisienne pour la capitale de l’Ouest. “En fait, je me doutais que c’était une ville où je me sentirais bien, car elle correspond à mes valeurs, ça n’a donc pas été étonnant qu’on s’y est vite fait des amis”, explique-t-elle.

Émile, qui a ouvert sa brocante et friperie en baie du mont Saint-Michel à l’été 2021, a choisi la région normande pour les attaches, notamment familiales, qu’il y avait déjà. “ On s’est dit pourquoi aller dans un endroit qu’on ne connaît pas alors qu’ici on connaît l’environnement, mais on le connaî t aussi socialement”, se souvient-il. À Nantes, Muriel avait également des amis qui s’y étaient déjà installés.

“Ça aurait été intéressant de s’installer dans une région où on ne connaissait personne, mais en plus de ce changement de lieu de vie, j’avais aussi mon projet entrepreneurial, ça faisait beaucoup. Ici, je savais qu’un certain nombre de commerçants, de personnes allaient me soutenir, et c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé”, poursuit l’ancien salarié.

Travail, activités, école: les lieux pour rencontrer

De son côté, Manon, elle, ne connaissait pas du tout Biarritz et n’y avait pas de connaissances. “J’avais juste échangé sur Instagram avec un gars qui est ensuite devenu un super pote”, se rappelle-t-elle. Mais elle n’a néanmoins pas eu de mal à s’intégrer dans la station balnéaire. “Je me suis vite fait des amis quand je suis allée travailler chez Quicksilver. Ça peut vraiment passer par ton taf, les collègues que tu rencontres”, met-elle en avant.

Pour Émile, son magasin est aussi devenu “le catalyseur des relations”. “Ça crée beaucoup de liens. Au fil de leurs visites, j’ai des clients qui deviennent des copains puis des amis. Et je m’entends bien également avec les autres professionnels”, complète-t-il.

Je pense qu’il faut multiplier les activités. Par exemple, si tu travailles depuis chez toi, pourquoi pas rejoindre un open space en ville, ou s’inscrire à des activités Manon

Manon, qui a cofondé le site Allons rider conseille: “Je pense qu’il faut multiplier les activités. Par exemple, si tu travailles depuis chez toi, pourquoi pas rejoindre un open space en ville, ou s’inscrire à des activités, etc.”. “Et si tu surfes comme moi, évidemment tu rencontres des gens”, ajoute-t-elle en riant.

Pour Muriel, des relations peuvent aussi se nouer par le voisinage ou l’école. “Quand les enfants sont petits, on rencontre facilement leurs parents à l’école, et certains peuvent devenir des amis. Ça serait différent si j’arrivais aujourd’hui, contrairement à il y a cinq ans, car ma fille est adolescente maintenant”, illustre-t-elle.

Retrouver régulièrement ses amis d’origine

En plus des rencontres spontanées, Manon a aussi utilisé les réseaux sociaux. La passionnée de sports de glisse, qui compte aujourd’hui plus de 160.000 abonnés sur son compte Instagram , raconte: “A l’époque j’avais 10.000 abonnés et j’écrivais des articles tous les jours, j’échangeais avec ma communauté et du coup, j’étais aussi facilement invitée à des événements”.

“Mes amis viennent aussi me voir régulièrement, notamment parce que c’est un peu une destination de rêve, ou alors on s’organise des voyages ailleurs. Aujourd’hui, on peut vraiment garder le lien avec les appels vidéo”, poursuit-elle. Muriel a également pris l’habitude de recevoir ses amis: “Ils adorent Nantes, et les relations changent, c’est plus intense, car on se voit moins souvent, mais plus longtemps”.

“On a un certain nombre de nos amis qui viennent, d’autres qui ont rejoint Nantes ou Granville, mais il y a quand même un éloignement, chacun est dans sa vie, surtout avec les enfants, ce n’est pas tout rose”, nuance Émile.

Des amitiés pas toujours faciles à nouer

Le commerçant souligne en effet que les nouvelles amitiés ne se nouent pas toujours facilement. “Pour ma femme, c’est plus compliqué par exemple. Elle est en télétravail, car elle bosse pour une ONG et on a un enfant en bas âge, donc on n’a pas une mobilité exceptionnelle, on ne peut autant sortir le soir qu’avant”, illustre-t-il.

Pour lui, le fait d’avoir un enfant peut renforcer l’isolement. “On n’a pas de famille sur place, ça ne s’arrête jamais en quelque sorte. Ça n’aurait pas forcément été différent à Paris, mais on aurait pu demander à des amis de le garder un soir pour sortir”, explique-t-il.

Manon confie également avoir connu quelques moments difficiles. “Au début, je ne voyais ma famille que tous les six mois donc c’était dur de ce côté-là, et c’est vrai que Biarritz est aussi un lieu de passage où tu peux te faire des amis puis te retrouver seul”, raconte-t-elle.

“Il faut avoir des liens solides quand on part en fait”, souligne Émile. “L’image qu’on a, souvent, c’est qu’en n’étant plus en ville, on a des horizons qui s’ouvrent, parce qu’on est plus proches de la nature, mais quand on part on est aussi plus resserrés sur le noyau familial”, tient-il à conclure, en guise de rappel.

A voir également sur Le HuffPost: “5 ans après avoir tout quitté pour surfer dans les Landes, voilà à quoi ressemble sa vie”

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    La solitude touche toujours autant les Français que pendant les confinements

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January, 2022 - 06:10 · 2 minutes

Un Français sur cinq explique souffrir de solitude, selon cette étude de l

SOLITUDE - L’épidémie de solitude ne connaît pas de levée des restrictions. Les multiples confinements, les restrictions de déplacement et la fermeture des lieux de sociabilité comme les restaurants ou les cafés ont fragilisé la capacité des Français à créer du lien social.

Pour la troisième année consécutive, le sondage de l’Ifop pour l’ association Astrée fait ainsi état du sentiment de solitude des Français. En décembre 2021, ils étaient 19% à se sentir “toujours ou souvent seuls”. Cette proportion d’un Français sur cinq est la même qu’un an plus tôt.

Cette solitude s’explique à la fois par des raisons indépendantes à la crise sanitaire et d’autres directement liées à la pandémie de Covid-19 . Pendant deux ans, beaucoup de lieux comme les cinémas, les musées, les restaurants, et aussi les salles de concert étaient fermés . Les Français ne s’y sont pas beaucoup rendu. Ces lieux fermés ont engendré un sentiment de solitude chez les jeunes. Parmi les 19% des Français se sentant souvent ou toujours seuls, 28% ont entre 18 et 24 ans.

Autre conséquence de la crise: le télétravail. Car si parmi ces Français souffrant de solitude, il y a surtout des personnes qui habitent seules, qui n’ont pas beaucoup de moyens et qui sont demandeurs d’emplois, ceux qui travaillent de chez eux au moins trois jours dans la semaine sont ainsi 34% à souffrir de ce mal invisible toujours ou très souvent.

Parler de sa solitude est devenu plus difficile

Et depuis le début de la crise de Covid-19, certains Français estiment souffrir davantage de la solitude. Mais cette situation progresse avec la lueur de fin des restrictions. En 2021, ils sont 39% à faire face à toujours plus de solitude, 12 points de moins qu’en 2020, à la suite des confinements. De plus, cette amélioration notoire s’accompagne d’une volonté de s’en sortir plus renforcée.

En 2021, les Français sont 60% à trouver qu’il est facile de remédier au sentiment de solitude contre 56% en 2020 en pleine crise. Néanmoins, pour 32%, quand la solitude se profile, ils ne trouvent pas facile d’y remédier et une certaine partie n’arrive même pas à en parler.

Pendant le confinement, parler de sa solitude était beaucoup plus acceptable . Entre la lumière mise sur l’isolement et les dispositifs mis en place, les Français concernés étaient 32% à exprimer leur sentiment de solitude en 2020. En 2021, ils ne sont plus que 27%. Et peut-être en parlent-ils moins, car il y a moins de personnes prêtes à les écouter, plus disposés que nous sommes à fréquenter les lieux fermés pendant les confinements de 2020.

À voir également sur Le HuffPost: Aux urgences psychiatriques, le confinement laisse des traces

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    chapitre 15 Mon choix extrait 40

    Angélique Andthehord · Thursday, 6 January, 2022 - 05:23

Revenons à l'école ! bien à contre-cœur !!

Quand j'y suis allée la première fois, j'avais cinq ans et je souhaitais profondément y être admise parce qu'à la maison, j'étais la seule petite au milieu des grands ; j'avais besoin de rencontrer mes pareils. En plus, à la maison, personne ne m'apprenait à lire et à écrire. Je me suis déjà vue pleurer devant un de mes petits livres ouvert parce que j'étais désespérément incapable d'en décrypter les écritures. Incontestablement, l'école était pour moi une providence.

Mon projet d'école était parfaitement défini en mon esprit : un an de maternelle pour échanger avec mes semblables et un an de grande école pour comprendre les codes de la communication écrite.


extrait de : La grande porte


#école #solitude

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    chapitre 15 Mon choix extrait 34

    Angélique Andthehord · Wednesday, 29 December, 2021 - 07:49

Étais-je la seule élève ou étions-nous beaucoup à avoir pensé à des choses comme ça ? Je n'en sais rien car, dans la classe, la maîtresse ne donna la parole à personne pour en discuter et, en récréation, personne ne voulait parler avec moi.

En récréation, les filles étaient chacune avec sa copine, elles ne se parlaient que deux par deux. Il n'y avait pas de mise en commun possible de nos impressions.

C'est inquiétant, ce comportement, quand on y pense. Est-ce là l'attitude naturelle de nos congénères ou serait-ce une défaillance comportementale provoquée par des ordres inappropriés émanant des adultes de l'école, auxquels tous les enfants sont tenus d'obéir ?


extrait de : JUSTICE !


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