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    De LREM au RN, le soutien quasi unanime de la classe politique à Éric Coquerel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 15:26 · 1 minute

POLITIQUE - Ce sont des mots inattendus. Du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin au député Rassemblement national Sébastien Chenu, plusieurs adversaires d’Éric Coquerel ont apporté leur soutien au député. Après les rumeurs et la mise en cause du président de la commission des Finances par Rokhaya Diallo , une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée à son encontre par la militante LFI Sophie Tissier.

“Je suis très attaché à la présomption d’innocence, ça vaut pour tout le monde, y compris pour M. Coquerel”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin mercredi sur BFMTV. “La présomption d’innocence c’est quand même quelque chose d’intéressant, c’est le fondement d’une démocratie”, a ajouté le ministre de l’Intérieur, également visé par une plainte pour viol, classée sans suite dans un premier temps puis relancée et pour laquelle le parquet a requis un non-lieu début 2022 .

Du côte du Rassemblement national, même son de cloche. “On a des principes, et ils sont valables pour nos adversaires politiques, a indiqué le député Sébastien Chenu sur Public Sénat. Je considère qu’il a une présomption d’innocence ”.

À la France insoumise, on se justifie d’avoir demandé la démission du ministre Damien Abad , visé par une plainte pour tentative de viol, mais pas celle du député LFI. “Toutes celles et ceux qui essaient de mettre sur le même plan ces deux cas de figure sont d’une mauvaise foi criante et totale”, a assuré le député LFI Manuel Bompard sur Europe 1.

Le député Éric Coquerel conteste pour sa part les accusations qui lui sont faites. “Je n’ai jamais eu de ma vie quelque chose qui pourrait s’apparenter à un comportement de harcèlement, d’agression ou de viol,” a-t-il martelé dimanche 3 juillet.

À voir également sur le HuffPost : Les explications de Véran sur l’éviction de Damien Abad du gouvernement

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    Le youtubeur Léo Grasset visé par une plainte pour harcèlement sexuel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 13:00 · 2 minutes

Le youtubeur Léo Grasset visé par une plainte pour harcèlement sexuel. Le youtubeur Léo Grasset visé par une plainte pour harcèlement sexuel.

VIOLENCES SEXUELLES - Mis en cause par huit femmes pour des violences sexuelles et psychologiques, le youtubeur Léo Grasset, créateur de la chaîne “DirtyBiology” fait désormais l’objet d’une plainte de l’une d’elles, révèle Mediapart ce mardi 5 juillet. Clothilde Chamussy a saisi la justice le 30 juin dernier.

La créatrice de la chaîne YouTube sur l’archéologie et l’histoire “Passé sauvage” a porté plainte pour “harcèlement sexuel : propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste imposés de façon répétée” auprès de la gendarmerie de Neuville-sur-Saône (Rhône), détaille le site d’information en ligne.

La jeune femme a notamment confié à Mediapart qu’elle souhaitait “depuis longtemps qu’il y ait une enquête judiciaire qui s’ouvre, que d’autres personnes soient interrogées” et espère, avec sa plainte, “encourager les autres femmes à le faire”.

Léo Grasset accusé de viol par une ex-partenaire

Fin juin, Clothilde Chamussy faisait partie des huit femmes qui ont raconté à Mediapart avoir été victimes de violences psychologiques et sexuelles de la part de Léo Grasset, qui “conteste totalement les accusations relayées à [son] encontre”. La youtubeuse accuse Léo Grasset d’avoir instauré “un climat très sexualisé” non consenti entre eux.

“Je te toucherais bien les fesses, mais on n’est pas assez amis”, lui aurait notamment dit le trentenaire lors d’un festival en 2017. Un an plus tard, alors qu’elle travaille pour “Le Vortex”, une web-série co-créée par Léo Grasset, le jeune homme lui aurait lancé: “Espèce de sac à foutre” et “Espèce de gros sac à foutre”, avant de s’excuser plus tard.

Après la parution de l’article, Léo Grasset, qui nie les faits qui lui sont reprochés, a dit avoir “toujours été attentif au consentement de l’ensemble de [ses] partenaires”, et déclaré “se tenir à la disposition de la justice. Il n’a, pour l’heure, pas réagi au dépôt de plainte dont il fait l’objet.

À voir également sur Le HuffPost : Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

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    André Santini visé par une enquête pour agression sexuelle

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 11:46 · 2 minutes

L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique et vice-président de l'Assemblée nationale, André Santini, en décembre 2015 (photo d'archives) L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique et vice-président de l'Assemblée nationale, André Santini, en décembre 2015 (photo d'archives)

JUSTICE - Deux hommes, employés de la mairie d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, ont porté plainte le 1er juillet contre André Santini pour agression sexuelle et harcèlement sexuel et moral, a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmée par le parquet.

Un ancien chef de cabinet et un ancien huissier accusent l’élu âgé de 81 ans pour des faits allant jusqu’à mai 2022. Le premier accuse l’ancien député Nouveau centre (1988-2017) de s’être “jeté” sur lui dans un ascenseur, d’avoir tenté de l’“embrasser” et d’avoir “approché sa main” de son “entrejambe”. Le second affirme avoir été victime d’“attouchements” pendant plusieurs années, selon la plainte consultée par l’AFP.

“Une campagne de vengeance”

L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet, sollicité par l’AFP, qui n’a pas “qualifié les faits à ce stade”.

André Santini conteste les faits, selon son avocat Me Marc Bellanger, qui précise n’avoir pas connaissance du détail des accusations. Contacté mardi par l’AFP, il n’a pas souhaité faire de commentaire, n’étant “pas informé”.

“Je connais André Santini depuis 17 ans, on n’a jamais eu aucune plainte déposée contre lui sur les comportements qu’on lui impute”, avait indiqué vendredi à l’AFP Me Bellanger. “Je pense qu’il s’agit d’une campagne de vengeance de ces agents vis-à-vis du maire, avec qui il y a un contentieux. Ils ne sont pas contents de leur situation administrative et ont déposé plainte”, avait-il ajouté.

Selon le journal Le Monde , les deux plaignants ont été écartés par le maire à la mi-mai, officiellement pour “rupture des liens de confiance nécessaires à notre collaboration”.

“La rapidité avec laquelle l’enquête a été ouverte est à la mesure de la gravité des faits dénoncés mais aussi de l’intensité des éléments probatoires. Chacun peut mesurer le courage dont les deux plaignants font preuve”, a réagi pour sa part l’avocate des deux plaignants, Me Christelle Mazza.

Ancien secrétaire d’État à la fonction publique (2007-2009), André Santini est maire UDI d’Issy-les-Moulineaux, une ville de près de 70.000 habitants du sud-ouest parisien, depuis 1980. Il est également vice-président du Grand Paris et patron du Syndicat des eaux d’Ile-de-France depuis 1983.

À voir également sur Le HuffPost: Les explications de Véran sur l’éviction de Damien Abad du gouvernement

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    Damien Abad quitte son ministère "avec beaucoup de regrets" et dénonce des "calomnies ignobles"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 11:15 · 2 minutes

Limogé du gouvernement, Damien Abad quitte son ministère Limogé du gouvernement, Damien Abad quitte son ministère "avec beaucoup de regrets".

PASSATION - C’est un discours particulièrement offensif qu’a prononcé Damien Abad au ministère de la Santé et des Solidarités, ce lundi 4 juillet, peu de temps après l’annonce du nouveau gouvernement dont il ne fait pas partie.

“Il paraissait préférable, face aux calomnies ignobles dont je suis la cible, orchestrées selon un calendrier bien choisi, que je puisse me défendre sans entraver le fonctionnement du gouvernement”, a justifié l’ancien ministre, accusé de viol et d’agression sexuelle par plusieurs femmes et visé par une enquête pour tentative de viol .

Après avoir remercié son équipe et indiqué qu’il avait assumé sa fonction de ministre “jusqu’au bout”, Damien Abad a expliqué qu’il continuerait de poursuivre son action en tant que député dans sa circonscription -la 5e circonscription de l’Ain- ainsi qu’à l’Assemblée nationale.

Une “violence inouïe”

Dénonçant un “mouvement qui relègue la présomption d’innocence au rang de vieillerie sans importance”, le ministre a indiqué qu’il se défendrait “sans relâche”. “Chacun devrait mesurer la violence inouïe de telles accusations orchestrées (...) et relayées sans discernement médiatique” a-t-il poursuivi, avant de citer Montesquieu : “Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous.”

L’exécutif faisait face à une pression croissante pour écarter du gouvernement Damien Abad, venu des rangs de LR et visé par une enquête du parquet de Paris après la plainte d’une femme pour des faits remontant au premier semestre 2010. Ce lundi, l’ancien ministre, âgé de 42 ans, a été visé par un nouveau témoignage, celui d’une militante des Jeunes populaires, l’organisation de jeunesse de l’ex-UMP, qui l’accuse d’“agissements” dans un bar puis un hôtel parisien en 2013 . Les appels à sa démission se multipliant dans l’opposition et chez les féministes, son maintien au gouvernement devenait le caillou dans la chaussure d’Élisabeth Borne et Emmanuel Macron.

Le directeur de la Croix-Rouge française, Jean-Christophe Combe, a été nommé ce lundi ministre chargé des Solidarités et des personnes handicapées, en remplacement du ministre sortant.

À voir également sur le HuffPost : Départs, retours et nouveaux visages... Découvrez le nouveau gouvernement Borne

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    Damien Abad limogé du gouvernement Borne, Chrysoula Zacharopoulou reste en poste

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 08:56 · 3 minutes

L'ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, le 21 juin à Matignon. L'ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, le 21 juin à Matignon.

REMANIEMENT - La succession d’accusations lui aura finalement coûté son poste. Après plusieurs jours de consultations, Emmanuel Macron et Élisabeth Borne ont finalement choisi de ne pas conserver Damien Abad au ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lors d’ un remaniement annoncé par communiqué ce lundi 4 juillet.

Visé depuis le 29 juin par une enquête pour “tentative de viol” , pour des faits qui se seraient déroulés lors d’une fête organisée chez lui en 2010, le député de l’Ain est limogé, 45 jours après sa nomination le 20 mai.

Principale prise de guerre de ce second quinquennat, l’ancien cadre des Républicains (LR) avait été confortablement réélu le 19 juin pour un troisième mandat lors des élections législatives . Il avait été en 2012 le premier élu handicapé à siéger à l’Assemblée. Il est atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, qui bloque ses articulations et réduit sa mobilité.

Une troisième femme l’accuse ce lundi

Déjà mis en cause par deux autres femmes, l’ancien ministre, âgé de 42 ans, est visé par un nouveau témoignage ce lundi. Une militante des Jeunes populaires, l’organisation de jeunesse de l’ex-UMP, l’accuse d’“agissements” dans un bar puis un hôtel parisien en 2013. Dans un témoignage publié par BFMTV, elle fait part d’un “black-out” et de “vertiges” après avoir bu “une coupe” de champagne avec le parlementaire dans le quartier Saint-Germain-des-Prés.

Elle affirme s’être réveillée “complètement dévêtue” dans la chambre d’hôtel, expliquant avoir “du mal à se souvenir de ce qui s’était passé la veille” mais se disant “sûre et certaine” que le député était présent “dans le lit”.

Avant cela, deux autres femmes avaient accusé le ministre de les avoir violées en 2010 et 2011 dans des témoignages recueillis par Mediapart . Selon le site d’investigation, il s’agit d’une ”élue centriste” qui était, au moment des faits qu’elle dénonce, présidente d’une fédération du mouvement de jeunesse du Nouveau centre, dont Damien Abad, alors député européen, était le président national. C’est cette dernière qui a déposé plainte pour “tentative de viol” le 27 juin. Elle a également précisé que l’élu lui avait “offert un verre” au fond duquel elle a vu “quelque chose”, avant d’aller le recracher aux toilettes.

Une autre femme a déposé plainte à deux reprises, mais celles-ci ont été classées sans suite en 2012, puis en 2017, d’abord pour “carence de la plaignante”, puis “faute d’infraction suffisamment caractérisée”.

Le ministre a contesté ces accusations et annoncé déposer une plainte en dénonciation calomnieuse, pointant le “calendrier soigneusement choisi de ces publications”. Le 22 mai, au lendemain des premières accusations, la Première ministre avait “assuré que “s’il y a(vait) de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie”, l’exécutif “tirera toutes les conséquences de cette décision”.

Zacharopoulou reste à son poste

Visée par trois plaintes, dont deux pour viols, Chrysoula Zacharopoulou reste, elle, au gouvernement d’Élisabeth Borne. La secrétaire d’État au Développement, âgée de 46 ans, est visée par une enquête du parquet de Paris pour des gestes assimilables, selon ses accusatrices, à des “viols” commis dans le cadre de sa profession de gynécologue.

“Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont inacceptables et révoltantes”, avait-elle déclaré le 24 juin dans un communiqué transmis par son avocat, Antonin Lévy. Elle s’était dit “choquée et profondément blessée” en tant que “femme et médecin”.

À voir également sur Le HuffPost: Les députés RN, des députés comme les autres? On a posé la questions à leurs collègues

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    Dans l'affaire Coquerel, la NUPES accusée de deux poids deux mesures

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 10:17 · 4 minutes

La NUPES accusée de deux poids deux mesures après l'affaire Coquerel La NUPES accusée de deux poids deux mesures après l'affaire Coquerel

POLITIQUE - La gauche sous le feu des critiques. Depuis la médiatisation des rumeurs concernant le comportement du député LFI Éric Coquerel envers les femmes, la NUPES est accusée par l’opposition d’agir ”à géométrie variable” sur les cas de violences sexuelles .

Ces rumeurs circulent depuis de nombreuses années dans les rangs de LFI et sur les réseaux sociaux. Mais c’est juste après l’élection d’Éric Coquerel à la tête de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale jeudi 30 juin que l’affaire a éclaté médiatiquement, après des déclarations de Rokhaya Diallo sur RTL.

Cette dernière assure avoir “entendu plusieurs fois des femmes parler du comportement qu’il avait avec les femmes”. Des accusations balayées rapidement sur BFMTV par le député LFI Manuel Bombard: ”Rokhaya Diallo fait référence à un article qui a été publié dans le journal Causette qui a été publié il y a quatre ou cinq ans, qui cite un député de La France Insoumise, sans jamais dire qui.”

Sans témoignage, que faire, s’interroge Rousseau

“Je n’ai pas eu de témoignage direct de ces femmes”, a aussi souligné l’écoféministe et députée Sandrine Rousseau vendredi sur Franceinfo. “J’ai cherché, passé des coups de fil (…). Cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais tant qu’on a pas de témoignages directs, que faire?” Plus tard sur BFMTV, elle justifie l’inaction du parti en insistant: “Sans témoignage direct, on ne peut pas se fonder sur la rumeur.”

Ces propos ont suscité l’incompréhension de l’opposition, Sandrine Rousseau s’étant fait remarquée pour son combat contre les violences sexistes et sexuelles notamment en politique. Elle a récemment réclamé la démission de Damien Abad , ministre des Solidarités accusé de viols et contre qui une enquête a été ouverte.

“Je pense qu’il y a une indignation à géométrie variable notamment de la part de la gauche et notamment de la part de Madame Rousseau”, a dénoncé le président du RN Jordan Bardella sur Europe 1 ce dimanche 2 juillet.  L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy déplore que “la simple rumeur” serve  ”à disqualifier quelqu’un”, mais s’accorde avec Jordan Bardella sur le terme de “géométrie variable” pour qualifier la réaction de la gauche après l’affaire Coquerel.

“Des rumeurs infondées”, dénonce Coquerel

Valérie Boyer, sénatrice LR,  parle même de “jeu de dupes”. “Des révélations se multiplient sur les comportements inappropriés avec les femmes d’Éric Coquerel (...), les adhérents #NUPES plaident pour la présomption d’innocence désormais devenue appropriée”, s’étonne-t-elle.

Même le journaliste politique Jean-Michel Apathie a commenté: “Avec Damien Abad, Sandrine Rousseau était radicale dès les premiers papiers: dehors du gouvernement! Avec Éric Coquerel, plus de précautions. Un féminisme qui varie selon que l’on est de gauche ou de droite n’a plus aucune crédibilité.”

Après cette dernière attaque, Sandrine Rousseau s’est justifiée: “Entre 3 plaintes pour viol [contre Damien Abad] et une rumeur, il y a une marge. Mon combat contre les violences sexuelles n’a rien à prendre de vos positionnements opportunistes.”

De son côté, Éric Coquerel nie les accusations et dénonce des “rumeurs infondées” dans une tribune publiée sur le site du Journal du Dimanche . Sur BFMTV, il affirme aussi n’avoir rien à se reprocher.

Dans le même temps, Sophie Tessier -qui témoignait déjà dans un article publié samedi par Mediapart - a saisi le comité des violences sexistes et sexuelles de LFI ( le même qui avait été saisi dans l’affaire Bouhafs conduisant au retrait du candidat aux législatives ) pour signaler des comportements déplacés, selon BFMTV , qui précise que ces actes ne sont pas répréhensibles légalement.

À voir également sur Le HuffPost: Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

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    Abad peut-il rester ministre? Pour Schiappa, c'est "extrêmement difficile"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 07:26 · 3 minutes

Visé par une enquête préliminaire Damien Abad souhaite rester ministre. Mais pour Marlène Schiappa, c'est Visé par une enquête préliminaire Damien Abad souhaite rester ministre. Mais pour Marlène Schiappa, c'est "extrêmement difficile".

VIOLENCES SEXUELLES - Damien Abad peut-il se maintenir au ministère des Solidarités dans le gouvernement qu’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne doivent annoncer d’ici à mercredi? “C’est extrêmement difficile”, a jugé Marlène Schiappa , ancienne ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, invitée de BFMTV vendredi 1er juillet.

Dès sa nomination au gouvernement mi-mai, Damien Abad a été visé par des accusations de viol, qu’il conteste. Dans la tourmente, l’ex-Républicain avait indiqué s’en remettre aux élections législatives . Une manœuvre qui a interloqué Marlène Schiappa: “Quand j’ai entendu dire ‘l’élection ce sera le juge de paix’, ça m’a choquée.”

“Dire que l’élection est le juge de paix, et que si Damien Abad remporte l’élection ‘circulez il n’y a rien à voir’, je ne suis pas d’accord du tout avec cela”, a-t-elle insisté. Le ministre a largement été réélu (57%) au deuxième tour dans sa circonscription de l’Ain.

“Si vous étiez membre de cette équipe gouvernementale, est-ce que vous feriez favorable à ce qu’il soit maintenu dans cette équipe?”, lui demande alors la journaliste. Avant de répondre, Marlène Schiappa fait un “décryptage des coulisses” de la machine gouvernementale et explique que le ministre des Solidarités est également ministre de tutelle du service de communication de l’égalité et du droit des femmes.

Le gouvernement “du côté des victimes”

“Est-ce qu’une personne mise en cause, et je respecte la présomption d’innocence, mais qui est néanmoins mise en cause dans plusieurs affaires de viol, est fondé à avoir la tutelle sur cette direction de la communication qui gère les droits des femmes et l’égalité femme/homme? Je pense que la question se pose”, affirme-t-elle alors.

L’ancienne ministre soulève aussi la question de “l’efficacité”. Le ministère des Solidarités s’occupe des mères célibataires, des personnes en situation de handicap... rappelle-t-elle. “Il y a urgence à agir. Est-ce qu’on peut agir avec un ministre qui est empêché parce qu’il se consacre à sa défense?”, s’interroge Marlène Schiappa.

De son côté, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a assuré ce samedi 2 juillet sur France inter être “du côté des victimes”. “Je crois que la parole des victimes doit être entendue. Je crois aussi que les processus judiciaires doivent être respectés. La décision appartient à la Première ministre”, a-t-elle déclaré.

Cette déclaration intervient deux jours après l’ouverture d’une l’enquête pour viol contre Damien Abad, sur laquelle Élisabeth Borne ne s’est pas exprimée. Pourtant, “si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision”, avait-elle assuré quelques jours plus tôt. De son côté, le ministre des Solidarités a de nouveau “contest(é) avec la plus grande fermeté toute accusation de tentative de viol ou d’agression sexuelle”.

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    Un membre du gouvernement de Boris Johnson au cœur d'un scandale sexuel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 10:29 · 2 minutes

Boris Johnson, le 29 juin 2022. Boris Johnson, le 29 juin 2022.

ROYAUME-UNI - Le gouvernement de Boris Johnson se retrouve de nouveau au cœur d’un scandale. Chris Pincher, chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs , est accusé d’ attouchements sur deux hommes. Il a démissionné de son poste ce jeudi 30 juin, mais reste député.

Dans une lettre de démission, le “whip” en chef adjoint reconnaît avoir “beaucoup trop bu” et présente des excuses pour s’être “couvert de honte, [lui] et d’autres personnes”. Chris Pincher ne mentionne toutefois pas directement les accusations dont il fait l’objet dans la courte lettre .

Selon plusieurs médias britanniques, l’élu conservateur de 52 ans a procédé à des attouchements sur deux hommes dont un député dans un club privé du centre de Londres, le Carlton Club, mercredi soir, entraînant des plaintes auprès du Parti conservateur.

S’il a démissionné de sa fonction de “chief whip” adjoint, Chris Pincher reste toutefois député, ce qui a déclenché des appels à son exclusion du parti et à une enquête interne. “Il est hors de question que les conservateurs ignorent une agression sexuelle éventuelle”, a tweeté Angela Rayner, la numéro 2 du Parti travailliste, principale formation d’opposition.

Pincher déjà accusé d’avoir fait des avances sexuelles à un athlète

“Boris Johnson doit maintenant dire comment Chris Pincher peut rester député conservateur”, a-t-elle ajouté, déplorant une “totale dégradation des normes de la vie publique” sous le Premier ministre.

Nommé en février, Chris Pincher avait déjà démissionné comme “whip junior” en 2017, accusé d’avoir fait des avances sexuelles à un athlète olympique et potentiel candidat conservateur aux élections.

Cette affaire s’ajoute à une série embarrassante d’autres affaires à caractère sexuel pour le parti au pouvoir ces derniers mois. Un député soupçonné de viol, non nommé, a été arrêté puis libéré sous caution mi-mai, un autre a démissionné en avril pour avoir regardé de la pornographie à la Chambre sur son téléphone portable en avril, et un ancien député a été condamné en mai à 18 mois de prison pour l’agression sexuelle d’un adolescent de 15 ans.

Le gouvernement de Boris Johnson a également été secoué par des scandales comme celui des fêtes organisées à Downing Street malgré les restrictions anti-Covid durant la pandémie, qui ont valu au dirigeant de faire l’objet d’un vote de défiance par son propre camp, auquel il a survécu de peu.

Il a déjà payé cher ces affaires dans les urnes, les conservateurs ayant été sèchement battu lors de deux élections partielles en juin .

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