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    Des trains autonomes circulent en Allemagne : et en France alors ?

    news.movim.eu / Numerama · 4 days ago - 15:25

Deutsche Bahn S-Bahn

L'Allemagne commence à faire des démonstrations mêlant des trains capables de circuler sans intervention humaine. La France y travaille, mais il faudra encore attendre quelques années pour voir un TGV autonome. [Lire la suite]

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    La future giga-usine Tesla d'Elon Musk à Berlin inaugurée en grande pompe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 11:52 · 4 minutes

TESLA - Opération séduction près de Berlin. Le constructeur américain Tesla a inauguré ce samedi 9 octobre sa future “giga-usine” , la première en Europe, espérant livrer ses premières voitures électriques en décembre.

Des milliers de personnes ont été accueillies pour une cérémonie festive, alors que l’entreprise n’a toujours pas reçu de permis de construire et que certains riverains s’opposent au projet.

Les participants ont été acheminés par des navettes spéciales à Grünheide, dans la banlieue de Berlin, formant de longues files d’attente pour accéder à la première usine européenne du groupe, devant laquelle des dizaines de chapiteaux blancs, une grande roue et des manèges avaient été installés, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

En fin d’après-midi, l’emblématique patron du groupe, Elon Musk, a fait une apparition, tentant de lire quelques phrases en allemand, avant de reprendre son discours en anglais.

“Elon Musk est ici et il parle allemand”

“Nous sommes prêts à démarrer la production d’ici quelques mois, en novembre ou décembre, pour livrer, espérons-le, nos premières voitures en décembre”, a-t-il déclaré.

“Avec cette usine, nous voulons produire des voitures électriques peu chères et en grande quantité (...) afin d’accélérer la transition énergétique”, a également lancé Elon Musk, sous les applaudissements.

La cérémonie s’est déroulée au fil de concerts de musique électro, visites de l’usine et “food trucks” végétariens, pour une journée que le groupe américain voulait à l’image de Berlin, capitale européenne de la fête.

Séduire les locaux

À travers ces “portes ouvertes”, le constructeur américain veut montrer patte blanche auprès des habitants, après plusieurs mois de polémiques. Tesla a en effet bénéficié d’une procédure exceptionnelle et controversée d’autorisation préalable, qui lui a permis de débuter les travaux dès 2019, avant d’avoir un permis de construire.

Aucun agrément définitif n’a depuis été délivré par les autorités locales, qui évaluent encore l’impact de l’usine sur l’environnement. Les travaux sont pourtant presque terminés. Ce régime d’exception -et la situation administrative qui en découle- a suscité la colère de certains riverains, inquiets pour les ressources en eau et la biodiversité de la région.

“Stop Tesla”, “l’eau et la forêt ne sont pas pour le profit privé”: certains d’entre eux s’étaient rassemblés samedi matin à une centaine de mètres de l’usine pour exprimer leur rejet du projet. “Il est incroyable de pouvoir construire une telle usine sans autorisation!”, s’est indigné Gurdrun Lübeck, militante associative locale de 69 ans.

Manifestations, recours en justice, lettres ouvertes... des opposants, soutenus par des associations, se sont mobilisés ces derniers mois pour retarder le projet. L’an dernier, la justice a même contraint Tesla à suspendre son chantier en raison du risque de destruction d’habitat naturel d’espèces protégées de lézards et de serpents.

Une consultation publique, prévue dans le cadre de la procédure d’obtention du permis, est ouverte jusqu’au 14 octobre. Une autorisation définitive ne devrait pas être accordée avant cette date. Celle-ci est indispensable pour que l’usine lance la production.

“Aucune date n’est encore fixée” pour délivrer cette autorisation, a assuré à l’AFP le ministère de l’Environnement du Brandebourg, la région où est implantée l’usine.

Parmi les invités à la fête, pour la plupart des habitants de la région, on ne trouvait pas que des soutiens inconditionnels de l’entreprise. “Je suis critique, en quelque sorte. Il n’y a pas assez de routes, de place, pour une telle usine ici”, estime Marlen Winkler, 35 ans.

Un objectif de 500.000 Tesla produites chaque année

L’usine, annoncée en grande pompe en novembre 2019, s’étendra sur 300 hectares, pour une production de 500.000 véhicules électriques par an. Beaucoup craignent l’insuffisance des infrastructures pour accueillir une telle installation, dans cette ancienne région d’Allemagne de l’Est.

L’usine doit bénéficier des technologies dernier cri, avec notamment “la plus grande machine de moulage de pièces détachées au monde”, note Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile et directeur de l’institut allemand Center Automotive Research.

Elon Musk prévoit également d’y construire “la plus grande fabrique de batteries au monde” . Le groupe devra démonter l’usine à ses frais si aucun permis de construire ne lui était délivré. Une issue jugée “improbable” par Ferdinand Dudenhöffer, en raison du “soutien politique” au projet. “L’ensemble des partis politiques y sont favorables”, rappelle l’expert.

Mais des “modifications de l’édifice” pourraient être demandées, retardant l’ouverture. Celle-ci était initialement prévue en juillet.

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    En Allemagne, les Verts veulent une coalition avec le SPD et le FDP

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 October - 09:03 · 2 minutes

Annalena Baerbock et Robert Habeck, leaders des écologistes allemands, à Berlin le 26 septembre 2021.

ALLEMAGNE - Vers une coalition “feu tricolore” outre-Rhin. Les Verts allemands ont annoncé ce mercredi 6 octobre vouloir gouverner avec les sociaux-démocrates du SPD , arrivés en tête aux élections législatives du 26 septembre, et les libéraux du FDP .

“Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il est désormais logique de continuer à discuter avec le SPD et le FDP, avec une recherche plus approfondie d’un terrain d’entente”, a expliqué lors d’une conférence de presse la co-présidente des écologistes , Annalena Baerbock.

Les écologistes, troisièmes du scrutin qui tourne la page Angela Merkel en Allemagne, écartent ainsi une éventuelle coalition avec les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU , arrivés deuxièmes aux élections.

“Le pays ne peut pas se permettre un long immobilisme” en attendant la formation d’une coalition, a notamment expliqué la dirigeante écologiste, en référence aux mois de pourparlers qui avaient paralysé l’Allemagne et l’Union européenne à l’issue du précédent scrutin de 2017.

“Nous proposons maintenant au FPD de continuer à discuter avec le SPD et les Verts” pour former une coalition dite “feu de signalisation”, a indiqué Annalena  Baerbock, ajoutant que “notre intérêt est de faire avancer les choses rapidement”.

Une coalition à trois partis serait une première depuis 1950

“Les discussions de ces dernières semaines ont montré que les plus grandes intersections en termes de contenu sont concevables dans ce schéma (avec le SPD et le FDP), notamment dans le domaine de la politique sociale”, a de son côté expliqué l’autre co-président des Verts, Robert Habeck. “Le biscuit est cependant loin d’être mangé” et l’accord n’est pas ficelé, a-t-il toutefois tempéré.

Les dirigeants du FDP, quatrième des dernières élections et placés comme les Verts en position de faiseurs de chancelier, devaient eux faire une déclaration mercredi en fin de matinée.

Une coalition à trois partis serait une première en Allemagne depuis 1950.

La CDU-CSU, menée par l’impopulaire Armin Laschet, n’a elle pas renoncé à tenter de former une coalition dite “jamaïcaine” avec Verts et libéraux.

Ses dirigeants se sont entretenus avec les libéraux dimanche, puis les Verts mardi, pour tenter de les convaincre de bâtir cet attelage, le seul à même de leur permettre de conserver la chancellerie après 16 années d’ère Merkel.

Leurs échanges avec les écologistes ont fuité mardi soir dans la presse, ce qui a ulcéré les écologistes. “La confiance signifie aussi que tout n’est pas publié dans les journaux” immédiatement, a fait valoir mercredi Annalena Baerbock.

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    Allemagne: Merkel exhorte les partis au dialogue après les élections

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 4 October - 07:17 · 4 minutes

ALLEMAGNE - La chancelière allemande Angela Merkel a lancé dimanche 3 octobre un appel aux partis politiques allemands à surmonter leurs divisions après les législatives, alors que de difficiles tractations ont démarré pour tenter de la remplacer et de former un nouveau gouvernement . Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo , la chancelière doit prendre sa retraite politique lorsqu’une majorité aura été trouvée au Parlement, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

“Il faut continuer à façonner notre pays. On peut se disputer sur la manière précise de le faire à l’avenir, mais nous savons (...) qu’il nous faut nous écouter les uns les autres et dialoguer”, a déclaré Angela Merkel, lors des célébrations annuelles de la réunification allemande de 1990.

Tolérez les différences

“Nous avons des différences mais aussi des choses en commun. Soyez prêts à rencontrer les autres, soyez curieux des autres (...) et ayez la capacité de supporter les différences”, a-t-elle ajouté dans ce discours à Halle (dans l’est de l’Allemagne). “C’est la leçon de 31 ans d’unité allemande”.

L’appel du pied d’Angela Merkel était limpide. Son discours est en effet intervenu alors qu’ont débuté dimanche des discussions exploratoires entre partis politiques pour tenter de former un nouveau gouvernement . Et elles s’annoncent très ardues, faisant craindre une longue phase de paralysie politique de l’Allemagne.

Suite aux élections législatives, il va en effet très probablement falloir une alliance de trois partis - aux programmes très différents - pour former une majorité. Une première depuis les années 1950, qui pourrait aussi être un facteur d’instabilité.

Le centre-gauche du parti social-démocrate (SPD) et le centre-droit de la chancelière (CDU et CSU) sont en compétition depuis une semaine pour tenter de forger une telle coalition. Chaque camp s’efforce de courtiser les écologistes et les Libéraux du FDP (droite), tous deux en position de “faiseurs de roi” . La direction du SPD s’est entretenue avec les Verts et a parlé d’une “très bonne discussion”.

Les écologistes ont eux aussi laisser transpirer, sans surprise, leur préférence pour un attelage avec les sociaux-démocrates, dont ils ont salué “la disposition à créer un nouveau départ” en Allemagne. À l’inverse, les Libéraux et les conservateurs d’Angela Merkel ont affiché leur proximité après leur entretien en soirée. Le parti démocrate-chrétien CDU a parlé de “points communs extraordinairement importants” entre les programmes des deux partis.

Le centre-gauche bien placé

Le FDP a reconnu qu’il y avait “peu de divergences” entre eux, alors qu’il a fait état de “positions éloignées” avec le centre-gauche. Néanmoins, l’option actuellement la plus probable en Allemagne reste une coalition entre le SPD, arrivé de peu en tête avec 25,7% aux législatives , les écologistes et les Libéraux.

Elle est soutenue par une nette majorité (59%) de l’opinion, selon un sondage pour la télévision publique ZDF, tandis que les trois quarts des Allemands souhaitent voir le chef de file des sociaux-démocrates, Olaf Scholz, à la chancellerie.

Même s’il n’a pas dit son dernier mot, le centre-droit est sorti très affaibli et divisé de sa défaite électorale. Son chef de file, Armin Laschet, est rendu personnellement responsable du plus mauvais score électoral (24,1%) jamais réalisé par les conservateurs dans l’histoire de l’Allemagne moderne. Il apparaît en sursis à son poste.

Ses rivaux en interne, tels Friedrich Merz ou Jens Spahn, qui défendent une ligne plus à droite, sont déjà en position pour la succession. Dans ce contexte tendu, la chancelière a appelé les Allemands à ne pas perdre de vue l’essentiel. “Nous prenons parfois les choses trop à la légère quand il s’agit des acquis démocratiques, comme si nous ne devions plus rien faire” pour les défendre, a-t-elle déploré.

Unité pour les Allemands

“Mais nous assistons dans la période actuelle à un nombre croissant d’attaques”, a-t-elle estimé, en citant des agressions contre les minorités religieuses ou ethniques, mais aussi les tentatives “démagogiques pour répandre sans scrupule ni honte la haine et le ressentiment”.

Angela Merkel a aussi exhorté les Allemands de l’Ouest à montrer plus de “respect” à l’égard de leurs concitoyens de l’Est, alors que les législatives ont été marquées dans cette partie du pays - anciennement communiste - par un fort vote d’extrême droite, nourri par le sentiment d’une partie de la population locale d’être laissée-pour-compte. La chancelière a elle-même grandi en ex-RDA.

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    Angela Merkel version peluche s'arrache en Allemagne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 September - 18:25 · 2 minutes

ALLEMAGNE - Même coiffure, mêmes bijoux et surtout même stature... Une société allemande a eu l’idée de commercialiser un ourson en peluche à l’effigie d’Angela Merkel, sur le point de quitter son poste de chancelière après 16 ans à la tête du pays. Une idée originale qui est devenue aujourd’hui un vrai succès commercial.

Les 500 ours en vente à l’effigie d’ Angela Merkel ont tous été vendus moins d’une semaine après leur mise en vente et sont désormais prêts à être envoyés à leurs heureux clients. “Les clients l’adorent. Nous avons une très longue liste d’attente et la bataille pour l’ours est lancée”, ironise auprès de l’agence Reuters Martin Hermann, directeur général de Hermann-Toys.

Quatre heures de travail pour chaque ourson

Avec un prix de 180 euros, cet ourson est pourtant loin d’être accessible à toutes les bourses. Mais, selon Martin Hermann, il reflète les heures de travail consacrées à chacun de ces nounours fabriqués à la main.

“L’ours est entièrement fabriqué en Allemagne et il faut environ quatre heures par ours. Il s’agit donc d’un travail manuel considérable. Et comme nous voulons faire un beau produit, nos fabricants prennent vraiment le temps de s’assurer que chaque ours est vraiment beau”, explique-t-il.

L’entreprise familiale existe depuis 1920 et a déjà produit depuis des oursons spéciaux pour rendre hommage à certaines personnalités. Parmi elles, Barack Obama et la reine d’Angleterre.

“Nous avons produit des hommes politiques de tout bord. En 2005, nous avons fabriqué un ours pour l’entrée en fonction de Mme Merkel, l’ours Angie. Et puis, après 16 ans, nous avons eu l’idée de rendre hommage aux réalisations de Mme Merkel”, explique Martin Hermann qui a prévu de lui offrir un ours de cette collection.

Angela Merkel, qui a dirigé quatre gouvernements en Allemagne , quittera ses fonctions dès qu’un nouveau gouvernement sera formé, après 16 ans à la tête du pays.

Alors que l’Allemagne devra probablement attendre des mois pour que les partis se mettent d’accord sur un gouvernement de coalition, pour les fans de Merkel, les ours en peluche pourraient aider à supporter l’attente.

À voir également sur Le HuffPost: Olaf Scholz, 5 choses à savoir sur le probable successeur de Merkel

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    Élections en Allemagne: le président de la CDU, Armin Laschet, poussé vers la sortie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 28 September - 12:28 · 3 minutes

Armin Laschet, candidat de la CDU aux législatives allemandes, est poussé vers la sortie après le revers historique de son parti.

INTERNATIONAL - Le parti conservateur d’Angela Merkel s’enfonce dans la crise avec des appels à la démission de son président Armin Laschet après la débâcle des législatives , compliquant un peu plus ses efforts pour revendiquer la formation du futur gouvernement.

Chef de file de chrétiens-démocrates tombés à leur plus bas historique, avec pour la première fois depuis 1949 un score inférieur à 30%, Armin Laschet ne veut pas pour autant s’avouer vaincu et renoncer à succéder à Angela Merkel à la chancellerie.

“Nous sommes prêts à engager une négociation pour bâtir une coalition” avec les Verts et les libéraux du FDP , respectivement troisième et quatrième du scrutin, a lancé l’impopulaire candidat.

L’ancien journaliste devenu président de la région la plus peuplée d’Allemagne sait que sa carrière serait sans doute plombée s’il reconnaissait la défaite.

“Point final”

Celui qui a la réputation de toujours retomber sur ses pieds pense en outre pouvoir rafler la mise si les sociaux-démocrates, arrivés légèrement en tête dimanche, échouent à s’entendre avec les écologistes et surtout les libéraux, un parti de droite au programme très éloigné du leur.

Mais Armin Laschet voit depuis dimanche ses troupes se retourner contre lui. “Qui peut faire comprendre à Armin Laschet que c’est fini? La nonchalance avec laquelle il tente de dissimuler son échec politique est inquiétante”, résume mardi le quotidien Süddeutsche Zeitung .

La première réunion du groupe conservateur au Bundestag ce mardi 28 septembre dans l’après-midi risque fort de se transformer en tribunal contre le candidat qui incarne l’érosion d’un bloc en baisse de 9 points depuis le précédent scrutin de 2017. Score déjà considéré à l’époque comme décevant.

C’est le ministre-président de la Saxe, Michael Kretschmer, qui a ouvert les hostilités: “les électeurs nous ont clairement dit ‘la CDU n’est pas notre premier choix’. Faire comme si de rien n’était va nous conduire à la ruine”, a prévenu le dirigent de ce Land d’ex-RDA, battu dimanche par l’extrême droite.

“Je ne pense pas que nous puissions avoir la prétention de diriger le prochain gouvernement”, a renchéri un autre baron du parti, Norbert Röttgen. “Nous avons perdu. Point final”, lui a fait écho le chef des jeunes de la CDU, Thilman Kuban.

Face à ce vent de fronde, Armin Laschet a dû donner des gages, en admettant que la CDU, un des plus vieux partis européens, au pouvoir depuis 16 ans, avait “besoin de renouveau” à tous les étages. Son discours sur la future coalition a aussi légèrement évolué, Laschet se cantonnant désormais à dire qu’“aucun parti n’a de mandat clair pour former un gouvernement”, pas plus la CDU que le SPD.

Candidat gaffeur

Mais ces bémols n’ont pas suffi à faire redescendre la pression autour de Armin Laschet. Au contraire. Même l’un de ses principaux soutiens au sein du parti, l’expérimenté patron de la Hesse, Volker Bouffier, a lâché son poulain en reconnaissant que l’union conservatrice ne pouvait avoir “aucune prétention à la responsabilité du gouvernement”. Un autre dirigeant régional proche de Laschet, Daniel Günther, a lui aussi pris ses distances avec un candidat gaffeur qui n’aura pas été un “atout” durant la campagne.

Des députés de base ont eux carrément réclamé la démission du candidat CDU, auteur d’une campagne ratée malgré l’implication dans la dernière ligne droite de Angela Merkel.

“J’aurais aimé une prise de conscience. Vous avez perdu, faites preuve de discernement, évitez d’autres dommages à la CDU et démissionnez”, l’a enjoint la jeune députée de Rhénanie-Palatinat, Ellen Demuth.

L’opinion publique allemande semble, elle, avoir tranché, sans ambiguïté. Quelque 58% des citoyens pensent ainsi que la CDU-CSU n’a pas la “légitimité” pour former le prochain gouvernement, selon un sondage INsa pour Bild. Armin Laschet semble cristalliser sur sa personne tous les doutes et mécontentements: 51% veulent qu’il démissionne de la tête du parti moins d’un an après son élection.

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    Présidentielle 2022: PS et EELV ravis des élections allemandes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 September - 16:34 · 4 minutes

Socialistes et écolos français sont ravis des élections allemandes marquées par la victoire d

POLITIQUE - Deutsche carte postale. La victoire des sociaux-démocrates (SPD) aux élections fédérales allemandes, dimanche 26 septembre, change le paysage politique outre-Rhin, complexifie la succession d’Angela Merkel... et dépasse, ainsi, le cadre des frontières nationales.

En France, le succès de Olaf Scholz (25,7%) donne des idées à certains représentants de la gauche, les socialistes en tête, en vue du printemps 2022. Dans le sillage de leur chef, Olivier Faure, nombreux sont ceux à mettre en avant la filiation existante entre le PS et le SPD, à coups de tweets et autres allusions.

Mieux: le résultat du scrutin allemand soulève une vague “d’espoir” pour le parti à la rose et au poing, selon les mots de la cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault sur les réseaux sociaux. Mais ils ne sont pas les seuls, à gauche de l’échiquier, à lorgner sur la situation de nos voisins.

Les Verts requinqués?

C’est le cas également d’Europe Écologie-Les Verts. Plusieurs responsables écolos se sont rapidement réjouis, dimanche soir, du score en hausse -bien que décevant- de leurs homologues outre-Rhin . “Les Verts enregistrent une grosse percée en Allemagne. Environ 120 sièges au Parlement, et ils devraient arriver en tête à Berlin”, s’est ainsi félicité l’adjoint à la mairie de Paris, David Belliard, sur les réseaux sociaux, insistant sur le “formidable signe pour toutes les villes engagées dans la transition écologiste.”

Ancien candidat EELV dans la capitale, l’élu de 43 ans n’a pas manqué, non plus, de se faire l’écho d’un graphique montrant l’envolée du parti vert allemand (Die Grünen) , passé de 8,9% des suffrages en 2017 à 14,8 % en 2021. Un record en Allemagne. Et une bouffée d’air frais pour les écolos français?

La formation de Julien Bayou, dont la candidature -testée avec l’hypothèse Jadot- dépasse difficilement les 6% d’intentions de vote pour la prochaine présidentielle, met le paquet sur la fameuse “progression” de ses camarades allemands. Comme pour se convaincre qu’une telle dynamique est envisageable dans l’Hexagone.

“Les deux partis du statu quo qui composaient la coalition sortante sont arrivés en tête. Mais les Verts font la plus grosse progression”, a ainsi écrit David Cormand, dimanche, toujours sur Twitter, en adressant un message de félicitations à ses collègues.

Le PS sabre le champagne

Sans doute vivifiants pour les écolos, ces scores sont “inspirants” pour le PS français. Sans surprise, les socialistes sont les premiers à se réjouir de la tournure des événements en Allemagne.

“Leçon numéro 1: ne jamais penser que c’est perdu d’avance. Leçon numéro 2: penser coalition”, a ainsi fait valoir le premier secrétaire du PS Olivier Faure, ce lundi, à l’heure où sa candidate plafonne autour des 5% dans les sondages. Une allusion à peine voilée à la présidentielle française, organisée dans moins de sept mois.

“Tout mon soutien à Olaf Scholz qui sera, je l’espère, le prochain Chancelier”, écrivait justement Anne Hidalgo, de son côté, dès dimanche soir sur Twitter, sans oublier de mettre en avant le fait que “durant cette belle campagne, le SPD a déjoué les pronostics grâce à un programme ambitieux.” A savoir, selon elle: “revalorisation du salaire minimum, plan pour le logement, mutation de l’économie face à l’urgence climatique”.

Même son principal concurrent dans la course à l’investiture socialiste, l’ancien ministre Stéphane Le Foll, a trouvé une raison de réagir sur les réseaux sociaux. “Quand la ligne politique est claire alors il y a un chemin vers la victoire”, a-t-il ainsi fait valoir ce lundi sur Twitter, là aussi dans une référence apparente aux bisbilles qu’il entretient avec la maire de Paris.

Dans ce contexte, la droite apparaît, au contraire, bien silencieuse. Face au score historiquement bas des conservateurs de la CDU/CSU (24,1%), les réactions se font plus rares chez les ténors LR. Outre François-Xavier Bellamy qui affichait sa déception ce lundi sur Public Sénat, le député Julien Aubert s’est fendu d’une analyse singulière sur les réseaux sociaux, critiquant l’instabilité politique de l’Allemagne après ces élections. La CDU y a pourtant été au pouvoir sans discontinuer depuis 16 ans tandis que le SPD n’a, ces 23 dernières années, passé que 4 ans dans l’opposition...

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    Élections en Allemagne: 5 choses à savoir sur Olaf Scholz, probable successeur de Merkel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 September - 14:56 · 3 minutes

CHANCELLERIE – L’ère Merkel touche à sa fin. Selon les résultats provisoires annoncés ce lundi 27 septembre, le centre gauche du SPD avec son chef de file Olaf Scholz a remporté d’une courte tête les élections législatives allemandes avec 25,7% des suffrages. Sous réserve de former une coalition, il pourrait devenir le prochain Chancelier. Le HuffPost vous propose cinq infos à connaître sur le vainqueur du scrutin .

Olaf Scholz, briscard de la politique

L’actuel ministre des Finances et vice-chancelier sortant est un homme d’expérience. Encarté depuis ses 17 ans au Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), il s’investit très tôt dans l’activité politique dans son fief de Hambourg. Dans le civil, il devient avocat spécialisé dans le droit du Travail et est élu député pour la première fois au niveau fédéral en 1998, à 40 ans.

Olaf Scholz est marié à une femme politique, Britta Ernst, également membre du SPD et native de Hambourg. Elle est ministre de l’Éducation et de la Jeunesse à Brandebourg. Ils n’ont pas d’enfant, un point commun avec Angela Merkel.

Olaf Schultz, “l’automate”

Régulièrement moqué pour son allure austère et ses discours débités d’un ton automatique , les Allemands lui donnent le surnom de “Scholzomat”. Un jeu de mots entre son nom de famille et le mot “automate”.

L’homme de 63 ans s’en défendra lors d’une interview télévisée: “Tout d’abord, j’ai des émotions. Et la plupart des citoyens ont une idée claire de ce qu’elles sont. Je suis candidat pour être chancelier, pas pour diriger un cirque.”

Dans les pas d’Angela Merkel?

Autre surnom trouvé par les médias, “Vati” qui veut dire “papa” en allemand en référence au célèbre sobriquet d’Angela Merkel “Mutti”, “maman”. Le candidat a joué de ses similitudes avec la chancelière, l’une de ses affiches de campagne avait même pour slogan “Il peut devenir chancelière”.

Le centriste du SPD était allé jusqu’à imiter la gestuelle d’Angela Merkel, en s’affichant à la une d’un magazine allemand en positionnant ses mains en losange.

Les propositions de Scholz

Olaf Scholz a été ministre du Travail et des Affaires sociales entre 2007 et 2009 dans le premier gouvernement de Merkel, où il avait développé le chômage partiel et instauré un salaire minimum par branche salariale.

Durant cette campagne, il a promis une augmentation du salaire minium allemand. Actuellement à 9 euros 60 bruts, il propose de l’augmenter à 12 euros. Il envisage également un impôt sur la fortune.

Les casseroles d’Olaf

Celui qui assure “rire plus souvent que les gens ne pensent”, a aussi été rattrapé en fin de campagne par une affaire de blanchiment d’argent . Olaf Scholz a dû s’expliquer devant la commission des finances concernant les négligences de l’unité de lutte contre le blanchiment d’argent, dépendante de son ministère, sans grave conséquence dans les sondages.

Son administration a également été critiquée pour son absence de vigilance l’an dernier lors de la faillite de la société Wirecard, le plus gros scandale financier de l’après-guerre dans le pays. Olaf Scholz avait là aussi dû répondre aux questions des parlementaires.

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