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    Pour Pap Ndiaye, la France Insoumise est à la limite de "l'arc démocratique"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 07:54 · 2 minutes

Pour Pap Ndiaye les Insoumis sont à la limite de Pour Pap Ndiaye les Insoumis sont à la limite de "l'arc républicain"

POLITIQUE - Jean-Luc Mélenchon avait salué son arrivée rue de Grenelle, mais le ministre de l’Éducation n’a pas forcément que des éloges à faire aux Insoumis. Ce jeudi 7 juillet, invité de France Inter, Pap Ndiaye a critiqué certaines attitudes de La France Insoumise , renvoyant le mouvement “d’extrême gauche” dos à dos avec celui du Rassemblement national de Marine Le Pen .

“Les insoumis par certaines de leurs expressions et certaines de leurs véhémences me paraissent en situation limite du point de vue de cet arc démocratique et républicain”, a déclaré notamment le ministre de l’Éducation nationale.

Citant par exemple les discours de Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI et de Marine Le Pen, cheffe du groupe RN, à l’issue de la déclaration de politique générale d’Élisabeth Borne , le ministre a souligné “la véhémence de leurs propos”. “On voit que se dessine un arc démocratique qui ne comprend que très difficilement ses ailes d’extrême droite et d’extrême gauche” juge Pap Ndiaye.

Une déclaration rapidement commentée par plusieurs députés LFI dans la matinée. “Au coin les mains sur la tête”, a notamment réagi Adrien Quatennens avec ironie, alors que Bastien Lachaud a lui renvoyé Pap Ndiaye à de précédentes déclarations d’Emmanuel Macron.

Au Palais Bourbon, mardi, Mathilde Panot avait délivré un discours virulent contre le gouvernement d’Élisabeth Borne et la politique d’Emmanuel Macron. “Comme toujours en Macronie, l’essentiel est de simuler la démocratie pour mieux la bafouer”, avait-elle lancé, fustigeant entre autres le maintien en poste de Damien Abad (finalement limogé) en dépit des accusations de tentatives de viol ou encore un gouvernement “darmanisé” où la parité est mise à mal.

À voir également sur Le HuffPost: De LREM au RN, le soutien quasi unanime de la classe politique à Eric Coquerel

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    Ni Marine Le Pen ni Mathilde Panot n'ont été citées par Élisabeth Borne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 18:24 · 3 minutes

POLITIQUE - Devant les députés ce mercredi 6 juillet, Élisabeth Borne a voulu la jouer collective. En guise de clin d’œil à ses alliés, mais aussi adversaire, la Première ministre a cité presque tous les présidents de groupe de l’Assemblée nationale . Tous, sauf deux: Marine Le Pen, du Rassemblement national et Mathilde Panot de La France Insoumise .

Chargée par Emmanuel Macron de consulter les oppositions pour tenter d’arriver à un accord de gouvernement, Élisabeth Borne a reçu les différents représentants de l’opposition - sept groupes sur les dix de l’Assemblée - au cours des deux semaines post-législatives.

Aucun accord n’a pu être trouvé, et c’est donc un retour à la case départ pour le gouvernement dans sa recherche de majorité . Mais pour afficher sa bonne volonté et tendre la main aux oppositions qui lui seront indispensables pour faire adopter ses textes , la cheffe du gouvernement a pris soin de montrer pendant son discours de politique générale que - presque - tout le monde avait été écouté.

Comme le montre notre vidéo en tête d’article , Élisabeth Borne a cité tous les présidents de groupe de l’opposition d’Olivier Marleix des Républicains à André Chassaigne, (Gauche démocrate et républicaine, ralliée à la NUPES).

RN et LFI exclus des partis de gouvernement

Personne ne manque à l’appel? Si, deux noms. Ni Mathilde Panot, cheffe des députés LFI ni Marine Le Pen pour le Rassemblement national n’ont été nommées à la tribune. Pourtant, la finaliste de la présidentielle a bel et bien été reçue à Matignon. Côté insoumis, c’est Adrien Quatennens -numéro 2 du parti- qui avait été choisi comme représentant.

À noter que la Première ministre n’a pas non plus évoqué Aurore Bergé, cheffe du groupe des députés Renaissance. Mais il s’agit là d’un détail sans importance, Élisabeth Borne étant justement la cheffe de la majorité, même relative.

Cette omission de la Première ministre est donc tout sauf involontaire. Le 26 juin dernier, Emmanuel Macron avait fait savoir qu’il ne considérait pas les formations de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen comme des “partis de gouvernement” avec qui il pouvait passer un accord. En excluant de fait les deux présidentes de ces groupes de son discours, Élisabeth Borne confirme cette ligne.

Prenant la parole après le discours Marine Le Pen a fustigé le maintien d’Élisabeth Borne à son poste, en dépit des résultats des législatives qui n’offrent qu’une majorité relative au camp présidentiel. “Cette confirmation dans vos fonctions ne relève pas du réalisme politique (...), mais presque d’une incongruité institutionnelle et d’une provocation politique”, a taclé la cheffe du parti d’extrême droite, raillant la décision d’Élisabeth Borne de ne pas se soumettre à un vote de confiance. “Vous avez bien fait. Car nous n’avons aucune confiance dans votre gouvernement”, a lancé Marine Le Pen, sous les applaudissements de ses députés.

Une motion de censure a malgré tout été déposée par les députés NUPES et sera soumise au vote entre vendredi après-midi et le début de semaine prochaine. Toutefois, sauf retournement de situation, les députés lepénistes ont prévu de ne pas la voter.

À voir également sur Le HuffPost: Élisabeth Borne annonce la réforme des retraites à l’Assemblée

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    Devant l'Assemblée nationale, les députés NUPES dénoncent l'enterrement du "front républicain"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:16 · 3 minutes

La mise en scène de la NUPES pour dénoncer l'enterrement du La mise en scène de la NUPES pour dénoncer l'enterrement du "front républicain"

POLITIQUE - Avec la bénédiction ironique de la NUPES, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont dit oui, fictivement ce mercredi 6 juillet. À quelques heures de la déclaration de politique générale d’Élisabeth Borne , les députés de l’opposition de gauche ont organisé un simulacre de mariage entre la présidente de Rassemblement national (RN) et le président de la République pour dénoncer l’enterrement du “front républicain”.

Sur la place du Palais Bourbon, une dizaine de sièges rouges ont été installés. Des invités au visage couvert par des masques en papier à l’effigie de Jean-Marine Le Pen et Gérald Darmanin, entre autres figures des deux partis, ont pris place devant une table sur laquelle trônaient quelques bougies, un cercueil et une épitaphe: “Ci-gît le Front Républicain”.

C’est dans ce décorum qu’une Marine Le Pen et un Emmanuel Macron affublés de masques caricaturaux ont été mariés lors d’une opération de communication bien rodée.

Cette mise en scène ne doit rien au hasard. Depuis l’élection de deux vices-présidents du Rassemblement national au bureau de l’Assemblée nationale, les élus NUPES accusent le camp présidentiel de “pactiser” avec l’extrême droite . “Ce qui s’est passé la semaine dernière à l’Assemblée nationale, c’est ce qui est montré là de manière allégorique. Le groupe du Rassemblement National main dans la main avec les macronistes pour obtenir les postes qu’ils voulaient”, a expliqué Maxime Laisney, député LFI de Seine-et-Marne.

Une demi-heure plus tard, les députés LFI, PS, EELV et PCF ont déposé une motion de censure, en réponse au refus de la Première ministre de se soumettre à un vote de confiance.

La situation voulue par les Français “offre une opportunité inédite à l’expression d’un véritable parlementarisme”, écrivent les députés. Selon eux, “le choix est fait de rompre l’équilibre institutionnel actuel du Premier ministre, évidemment choisi par le président de la République, mais dont la légitimité procède aussi du Parlement”.

Les groupes RN et LR n’ont pas prévu de voter la motion. “On attend déjà que Mme Borne nous dise où elle veut emmener le pays”, explique un des porte-parole du groupe d’extrême droite, Sébastien Chenu. “On veut profiter de la situation pour obtenir des avancées”, abonde le patron des députés LR, Olivier Marleix. Pour Raquel Garrido (LFI), il est “regrettable que des partis élus pour ne pas faire la politique macroniste, au final viennent aider la macronie”.

À voir également sur Le HuffPost: Mélenchon propose un groupe Nupes à l’Assemblée, PS, EELV et PCF disent non

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    À l'Assemblée, Marine Le Pen ne veut pas siéger à l'extrême droite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 14:47 · 2 minutes

Marine Le Pen a formulé la demande que le groupe RN de 89 députés ne soit pas placé à l'extrême droite de l'hémicycle à l'Assemblée nationale (photo prise mardi 28 juin à l'Assemblée nationale). Marine Le Pen a formulé la demande que le groupe RN de 89 députés ne soit pas placé à l'extrême droite de l'hémicycle à l'Assemblée nationale (photo prise mardi 28 juin à l'Assemblée nationale).

POLITIQUE - La banalisation jusque dans le choix des sièges. Marine Le Pen a réclamé ce jeudi 30 juin au matin matin que les 89 députés du Rassemblement national ne soient pas situés à l’extrême droite de l’hémicycle, lors d’une réunion avec les présidents de groupe qui doit se poursuivre dans l’après midi, selon plusieurs sources parlementaires.

Selon des élus de la majorité et de l’opposition, Marine Le Pen a formulé le vœu que ses troupes soient installées à gauche des élus LR en regardant les députés depuis le perchoir. Une requête qui a peu de chance d’aboutir.

Le RN classé à l’extrême droite par les politologues

“Madame Le Pen est arrivée en disant ‘Je ne veux pas être placée à l’extrême droite de l’hémicycle’. On lui a rappelé que malgré tout il y a quelque chose qui s’appelle la science politique et que les politologues la classent à l’extrême droite ”, a indiqué un député à l’AFP.

La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance) et les présidents de groupe tenaient une réunion sur le placement dans l’hémicycle ce jeudi à 9h30 afin de “procéder à la division de la salle des séances en autant de secteurs qu’il y a de groupes et de déterminer la place des députés non inscrits”, selon l’agenda de l’Assemblée.

Selon un président de groupe, le placement dans l’hémicycle est un moment qui donne traditionnellement lieu à des revendications, notamment pour occuper des fauteuils historiques, comme celui de Jean Jaurès. Il existe aussi historiquement un “carré des alsaciens”, en bas à droite, selon lui.

Pas terminée, cette réunion devait reprendre dans l’après-midi.

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi, malgré la dédiabolisation, Marine Le Pen et le RN restent d’extrême droite

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    Marine Le Pen défend José Gonzalez après ses propos à l'Assemblée nationale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 June - 10:35 · 3 minutes

POLITIQUE - Marine Le Pen a jugé le discours de José Gonzalez au Perchoir “très digne et très républicain”. Ce mercredi 29 juin, la présidente des députés RN à l’Assemblée nationale balaye tout dérapage de l’élu des Bouches-du-Rhône après les critiques sur son évocation de l’Algérie française puis sa réponse polémique sur l’OAS.

José Gonzalez “a fait un très beau discours, très digne et très républicain, qui a été salué quasi unanimement par des applaudissements nourris de l’Assemblée nationale”, affirme Marine Le Pen sur franceinfo. Et d’insister: il n’y a pas eu de “dérapage”, comme l’affirment certains adversaires du RN.

La veille, depuis le Perchoir où il s’exprimait comme doyen d’âge de l’Assemblée, José Gonzalez a évoqué l’Algérie, sa terre natale à laquelle il a été “arraché” en 1962, à l’indépendance. “J’ai laissé là-bas une partie de ma France”, dit ce pied noir né à Oran.

Interrogé par les journalistes lors d’une suspension de séance, José Gonzalez est allé plus loin. La France a-t-elle commis des crimes en Algérie? “Je ne pense” que ce soit le cas, déclare-t-il, avant d’ajouter: “Je ne suis pas là pour juger si l’OAS a commis des crimes ou pas. Je ne sais même pas ce qu’était l’OAS, ou presque pas.”

Sur franceinfo, Marine Le Pen renchérit: “Un certain nombre de journalistes se sont précipités sur lui pour lui poser des questions sur l’OAS. Il a dit qu’il n’est pas là pour parler de ces sujets (...) qui n’avaient rien à voir avec l’évènement du jour”.

“Déchéance”

Cette mention de l’Algérie française dans le discours du doyen, ainsi que les applaudissements de l’hémicycle, ont ulcéré plusieurs députés NUPES. “Pour cette première séance de la XVIe mandature, l’assemblée vient d’applaudir le discours du doyen RN sur l’Algérie française perdue. Je suis abasourdie. Quelle déchéance”, déplorait ainsi Sandra Regol, élue EELV du Bas-Rhin.

Des critiques qui n’atteignent pas Marine Le Pen 24 heures plus tard: “La gauche dit ce qu’elle veut, tout et n’importe quoi”, réplique-t-elle sur franceinfo, avant d’ajouter: “Je ne me détermine pas en fonction de ce que dit l’extrême gauche.”

Pour l’ancienne candidate à la présidentielle, José Gonzalez “a tenu sa positon de doyen avec beaucoup de dignité, ce qui n’est pas le cas de tous dans l’hémicycle”. Au lendemain de la première séance, certains députés RN ont fustigé l’attitude de leurs homologues de partis adverses.

Le député de l’Oise Philippe Ballard a ainsi dénoncé sur BFMTV le “mépris et l’arrogance” de Louis Boyard, un des secrétaires du bureau de l’Assemblée, qui a refusé de lui serrer la main au moment du vote pour le poste de président.

À voir également sur Le HuffPost: Élue au perchoir,Yaël Braun-Pivet livre un discours personnel et féministe

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    Droit à l'avortement : les ambiguïtés de Marine Le Pen et du RN

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 15:00 · 2 minutes

POLITIQUE - C’est une annonce qui a eu l’effet d’une bombe dans l’Hexagone. Alors que la Cour suprême américaine est revenue sur l’arrêt Roe v. Wade, ce qui permet de fait aux États d’interdire ou non l’IVG, la classe politique française s’est emparée du sujet. Ou du moins, une partie d’entre elle.

Alors que la France insoumise et le parti présidentiel ont proposé l’inscription de ce droit dans la Constitution , les membres du Rassemblement national n’ont pas eu la même réaction. Invités des plateaux télé, beaucoup ont balayé le sujet d’un revers de la main, expliquant leur volonté de ne pas importer un sujet américain en France. “Nous n’avons pas été élus membres du Congrès américain, nous avons été élus membres de l’Assemblée nationale”, a commenté le député RN Jean-PhilippeTanguy sur France 5.

Tous affirment qu’ils n’envisagent pas de remettre en cause le droit à l’IVG en France, et Marine Le Pen a indiqué au Monde qu’elle était prête à voter son inscription dans la Constitution. Mais certaines prises de position passées ou récentes laissent malgré tout planer une certaine ambiguïté.

En 2012, le déremboursement de l’IVG

En 2012 d’abord, la candidate du Front national n’avait pas exclu de “dérembourser” l’IVG, estimant qu’il était parfois utilisé comme “un mode de contraception”. “Dérembourser des abus alors qu’un tiers de la population française ne peut pas se soigner correctement, parce qu’on ne cesse de dérembourser, à un moment je pense qu’il faut dire stop”, expliquait-elle en 2012 sur France 2, suscitant par ailleurs un tollé en évoquant des “avortements de confort”.

Début 2022, Marine Le Pen s’est aussi montrée opposée à l’allongement du délai légal de grossesse de 12 à 14 semaines, un projet de loi finalement adopté par l’Assemblée nationale, malgré l’opposition à droite. Ailleurs qu’au palais Bourbon, les députés du Rassemblement national n’ont pas montré une adhésion sans faille au droit à l’IVG.

Comme le rappelle Le Monde , en 2020, puis en 2021, la grande majorité des députés européens RN ont voté contre deux résolutions européennes condamnant l’interdiction -presque totale- du recours à l’ avortement en Pologne.

À voir également sur le HuffPost : Le droit à l’avortement dans la Constitution? LREM rattrapée par ses anciens votes


Un an après leur élection à l’Assemblée, plusieurs députés UDI-Agir, accompagnés par ceux de la France insoumise (LFI), avaient en effet repris les propositions du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes pour faire de la Constitution un texte garant “de l’égalité femmes-hommes”. La majorité avait, alors, refusé.">
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    Avortement: Copé, Bayrou, Le Pen… Ces voix dissonantes sur l'inscription dans la Constitution

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 10:07 · 3 minutes

Jean-Francois Copé, le 20 juin 2022 devant le siège du parti LR. Jean-Francois Copé, le 20 juin 2022 devant le siège du parti LR.

AVORTEMENT - Depuis que les groupes de députés de la Nupes et Renaissance (ex-LREM) ont fait part de leur volonté d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution , des voix discordantes se sont fait entendre, montrant qu’il n’y a pas de consensus sur la question. La dernière en date, celle du LR Jean-François Copé .

L’ex-ministre du Budget a jugé, ce lundi 27 juin sur France Inter, que “c’est incompréhensible d’ouvrir ce débat” sur l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution et qu’“il n’y a aucune bonne raison de le faire”. “La France [...] n’a jamais remis en question ce droit qui est fondamental et qui est d’ailleurs inscrit dans le bloc de constitutionnalité de facto par la Déclaration des l’Homme”, a avancé Jean-François Copé.

“Est-ce vraiment indispensable de faire un référendum dans ce pays sur ce type de sujets alors que nous avons tant de chantiers difficiles sur lesquels nous avons besoin de débattre?”, a-t-il argumenté, citant d’autres “rendez-vous majeurs dans le pays”, alors que “nous sommes tous très solides sur la question [du droit à l’IVG]”.

Une révision constitutionnelle nécessite l’adoption du même texte par Assemblée et Sénat, puis elle doit être approuvée par référendum. Autre option: si la révision a été initiée par l’exécutif, ou reprise par lui, le texte peut aussi être validé par les deux chambres mais peut être soumis au Parlement réuni en Congrès, qui doit le voter à une majorité des 3/5e des suffrages exprimés.

Comme Jean-François Copé, François Bayrou s’est interrogé ce dimanche sur la nécessité de garantir le droit à l’avortement dans la Loi fondamentale. “Est-ce que c’est utile au pays, en ce moment, d’aller organiser un référendum sur cette question ?”, s’est interrogé le patron du MoDem sur BFMTV.

Embarras au RN

“C’est quand même surprenant que ce soit ce qui se passe aux États-Unis qui entraîne un certain nombre de réactions effervescentes dans la vie politique française”, a estimé François Bayrou, qui n’est “pas pour qu’on décalque la vie politique américaine”. “J’ai le droit d’avoir un regard libre sur ce sujet, c’est mon point de vue. Le Modem, de son côté, en débattra”.

Marine Le Pen voterait-elle l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution? “Pourquoi pas”, a répondu au Monde la cheffe du groupe RN à l’Assemblée, avant de nuancer aussitôt. “Cette agitation ne me paraît pas justifiée, a-t-elle nuancé . Nous ne sommes pas les États-Unis et aucun parti n’envisage de changer notre législation.” “Aucun mouvement politique sérieux ne remet en cause en France la loi Veil, acquis à protéger”, a également assuré Jordan Bardella, président par intérim du RN.

Le parti d’extrême droite a été notamment pointé du doigt par la cheffe du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé, comme comportant “des opposants farouches à l’accès des femmes à l’IVG”. Ce qu’a réfuté Marine Le Pen dans un tweet publié samedi. “Le RN n’a jamais attenté au droit des femmes à recourir à l’IVG”, a-t-elle affirmé.

L’ancienne candidate à la présidentielle avait défendu en 2012 le déremboursement de l’IVG, fustigeant des “avortements de confort”. Une position dont elle semble aujourd’hui se détacher. Marine Le Pen compte toutefois parmi ses proches des anti-IVG, dont les députées Caroline Parmentier et Laure Lavalette, qui avait appelé en 2014 à “abroger, à terme, le droit à l’avortement” .

À voir également sur Le HuffPost : Les États-Unis (un peu plus) divisés après la révocation du droit à l’avortement

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    IVG dans la Constitution: Marine Le Pen n'exclut pas de voter pour

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 26 June - 14:30 · 3 minutes

Marine Le Pen entourée des parlementaires nouvellement élus du Rassemblement national, visitent l'Assemblée nationale mercredi 22 juin 2022 à Paris. Marine Le Pen entourée des parlementaires nouvellement élus du Rassemblement national, visitent l'Assemblée nationale mercredi 22 juin 2022 à Paris.

POLITIQUE - Un “pourquoi pas” et puis s’en va. L’avis de Marine Le Pen sur la proposition de loi constitutionnelle -portée initialement par la France Insoumise puis reprise par Aurore Bergé- dans une volonté de sanctuariser le droit à l’avortement en l’inscrivant dans la Constitution française était attendu.

Et la Présidente du Rassemblement national à l’Assemblée nationale a finalement décidé de s’exprimer -timidement- sur la question en n’excluant pas de voter pour. Questionnée ce samedi 25 juin par Le Monde , Marine Le Pen répond en effet “pourquoi pas” à l’idée de voter un texte inscrivant de manière pérenne dans la Constitution le droit des femmes à l’IVG en France.

“Mais cette agitation ne me paraît pas justifiée. Nous ne sommes pas les États-Unis et aucun parti n’envisage de changer notre législation”, ajoute la députée d’extrême droite du Pas-de-Calais, contrainte de prendre la parole sur le sujet après la décision de la Cour suprême américaine .

Une réponse à peine dissimulée aux déclarations de la présidente du groupe de la majorité présidentielle à l’Assemblée, Aurore Bergé . Cette dernière avait estimé samedi que les députés du parti de Marine Le Pen étaient “des opposants farouches à l’accès des femmes à l’IVG”. La députée Renaissance avait ajouté que ce droit pourrait être “remis en cause”, d’où sa proposition d’inscrire ce droit dans la Constitution.

“Le RN n’a jamais attenté au droit des femmes”

Ces paroles de Marine Le Pen coïncident avec celle du président par intérim de son parti Jordan Bardella . “Aucun mouvement politique sérieux ne remet en cause en France la loi Veil, acquis à protéger” avait-il clamé ce samedi estimant au passage que le gouvernement “instrumentalise ce qui relève de la politique intérieure américaine pour faire diversion: où sont ses plans d’urgence pour le pouvoir d’achat et contre l’immigration?”.

“Ce n’est pas en racontant n’importe quoi sur le RN qu’Aurore Bergé fera oublier les votes de LREM”, avait déjà écrit samedi Marine Le Pen sur Twitter, en référence aux votes du groupe de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale en 2018 . Suite à une proposition des députés LFI et UDI-Agir, les députés de LREM s’étaient très majoritairement positionnés contre l’inscription du droit à la contraception et de l’avortement dans la Constitution.

“Le RN n’a jamais attenté au droit des femmes à recourir à l’IVG”, surenchérit Marine Le Pen, en partageant au passage l’infographie des votes par groupe à l’Assemblée nationale. Sans préciser cependant qu’ aucun des huit députés RN de l’époque ne s’était présenté dans l’hémicycle pour prendre part à ce vote.

À voir également sur Le HuffPost: Le droit à l’avortement dans la Constitution? LREM rattrapé