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      En Italie, Elon Musk a participé à un festival d’extrême droite

      news.movim.eu / Numerama · Monday, 18 December - 10:10

    Accusé depuis longtemps de défendre des idées d'extrême droite et des théories complotistes, Elon Musk s'est affiché pour la première fois à un rassemblement prônant ces idées le week-end du 16 décembre 2023. Le patron de X et de Tesla s'est déplacé à Rome pour le festival Fratelli d'Italia, le parti de la première ministre Giorgia Meloni.

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      Le retour des diasporas

      ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Tuesday, 21 February, 2023 - 03:30 · 3 minutes

    Par Nicolas Hague.

    La démographie mondiale est en train de se retourner. Partout sur la Terre le taux de fécondité  diminue jusqu’à passer sous la barre des 2,1 enfants par femme nécessaires au renouvellement des générations. En Europe la moyenne est de 1,53. La France résiste plutôt mieux que les autres pays européens avec 1,86 (en dessous du taux de renouvellement) alors que l’Allemagne est à 1,54. On estime ainsi que l’Allemagne devrait être moins peuplée que le France en 2045 . D’ici 2060, l’Allemagne devrait perdre 15 millions d’habitants et avoir une population de 66 millions d’habitants contre 80,5 millions actuellement.

    Mais ce phénomène n’est pas qu’européen.

    Le taux de fécondité est de 1,6 en Chine (1,87 aux États-Unis et 1,75 au Brésil. Même des pays ayant traditionnellement beaucoup d’enfants voient leur taux de fécondité baisser rapidement. Il est passé en 50 ans de 7,57 à 2,66 en Algérie, de 5,41 à 2,40 en Inde. Seule l’Afrique noire résiste mais même le Niger qui est le pays ayant le taux de fécondité le plus important au monde constate une baisse pour l’instant modeste (de 7,60 à 6,35 en 50 ans).

    Dans ces conditions, la population va devenir une ressource de plus en plus rare et précieuse pour de nombreux pays. Cette « ressource humaine » est d’ailleurs d’autant plus recherchée quand elle est jeune, diplômée, riche (ce qui peut compenser la jeunesse) et facilement intégrable dans le pays d’accueil. Cela va créer une concurrence exacerbée entre les États voire à des guerres.

    La guerre en Ukraine peut d’ailleurs être considérée comme l’une des premières « guerre démographique ». Malgré une politique nataliste, la Russie a un très faible taux de fécondité (1,61) et une population de seulement 143,4 millions d’habitants pour peupler le plus vaste pays du monde. En dehors de l’aspect géostratégique, une augmentation de sa population est la chose la plus précieuse que la Russie peut gagner dans cette guerre. En effet le pays ne manque pas de matières premières ni de terres cultivables mais plutôt de bras pour s’en occuper. En 2014, l’annexion de la Crimée lui a déjà fait gagner deux millions d’habitants et il y aurait actuellement presque trois millions de réfugiés ukrainiens en Russie , sans compter les populations des territoires nouvellement annexés. Cette population est par ailleurs particulièrement précieuse puisqu’elle se considère souvent elle-même déjà russe, avec la même langue, la même religion et la même culture.

    De son côté, la Hongrie a adopté une politique beaucoup plus pacifique. Suite au traité du Trianon de 1920 qui a redéfini les frontières, de nombreux Hongrois se sont retrouvés en dehors de leurs pays, ce qui représente environ deux millions de personnes dont plus de la moitié en Roumanie . La politique hongroise consiste à apporter des aides financières à ces pays avec pour objectif le maintien de la culture et de la langue hongroise. Elle permet à ces populations et à leurs descendants d’accéder à la citoyenneté hongroise. Cela permet à la Hongrie de disposer d’une réserve de population facilement assimilable sans recourir à une immigration allogène.

    Pour ce qui est de la France, il est pour l’instant exclu de procéder à un tri de l’immigration. Mais il est par contre possible que le phénomène inverse se produise. En France des communautés sont restées proches de leur pays d’origine et leurs descendants s’identifient encore à lui, comme par exemple 1,7 million de Marocains dans notre pays (6) et environ 2 millions d’Algériens. Si la situation économique de la France continuait à se dégrader alors que celle des pays d’origine s’améliorait on pourrait assister à une remigration massive, sachant par exemple que trois-quarts des Marocains résidant à l’étranger pensent revenir au Maroc un jour . Cette perspective serait vue d’un bon œil par certains politiques français mais matérialiserait et accentuerait un déclin économique puisque ce sont toujours les plus diplômés et les entrepreneurs qui partent en premier. Le phénomène a déjà été constaté avec la population juive de France qui est passée de 530 000 en 1970 à 449 000 aujourd’hui . La plupart ont été s’installer en Israël qui favorise cette immigration.

    Les prochaines années vont donc voir une concurrence accrue des pays du monde pour une main- d’œuvre de plus en plus rare. Les diasporas seront particulièrement ciblées car souvent bien éduquées et rapidement intégrables dans leur pays d’origine.

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      Les passions contradictoires sur l’immigration

      Yves Montenay · ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Sunday, 27 November, 2022 - 04:15 · 15 minutes

    Les premières discussions ont commencé autour d’une nouvelle loi sur l’immigration .

    C’est un sujet empoisonné, tellement des images contradictoires sont enracinées dans les états-majors des partis, images à mon avis largement fausses, tant à droite qu’à gauche.

    Droite et gauche ?

    Bien sûr, dire « droite » et « gauche » est commode mais il ne faut pas oublier que la réalité est plus complexe : du côté des droites extrêmes, on s’inquiète pour l’identité nationale et la sécurité et du côté des gauches extrêmes, on défend « les communautés victimes de la colonisation et du racisme ». Mais il y a une gauche qui met d’abord l’accent sur la laïcité, souci partagé au centre et à droite, en même temps que les questions identitaires et sécuritaires.

    Il y a aussi les libéraux , que les Français classent à droite par ignorance et qui mettent l’accent sur les individus , leurs capacités et leurs responsabilités et les employeurs qui pensent surtout au manque de candidats.

    Donc que mes amis sérieux de droite et de gauche ne se sentent pas stigmatisés par ce qui suit. J’emploierai ces mots par pure commodité en sachant qu’en pratique la distinction n’est nette qu’aux deux extrémités… et encore !

    Par ailleurs, le mot immigration ne signifie pas la même chose pour les uns ou les autres.

    Immigration : parlons-nous de la même chose ?

    Le sens exact du mot immigration est « le nombre de personnes entrant chaque année en France alors qu’elle était domiciliée ailleurs auparavant ».

    Mais personne ne l’emploie dans ce sens-là, à part des spécialistes.

    Pour une certaine droite le sens courant est plutôt « des gens dont on ne veut pas », ou en termes plus polis « ceux qui menacent notre identité ». Pour une certaine gauche, le sens courant est plutôt « des minorités brimées à protéger ».

    Dans les deux cas, les limites statistiques des populations concernées ne sont pas définies  : on ne pense pas aux mêmes personnes, d’où une grande confusion sur les groupes dont on parle ainsi que sur leur importance.

    Pour une grande partie de l’opinion, il s’agit de personnes au départ étrangères, ce qui exclut les Pieds-noirs et autres Français nés à l’étranger. On ajoute souvent la deuxième génération, voire les suivantes. Certains disent plus directement « les musulmans » (français ou non) ou « les Noirs et les Arabes », ce qui exclut par exemple les Asiatiques, mais inclut certains Français d’Outre-mer.

    Bref, dès que l’on creuse on s’aperçoit qu’on ne parle souvent pas de la même chose et donc pas du même nombre de personnes concernées : suivant la définition qu’on lui donne, « l’immigration » peut ainsi regrouper cinq millions de personnes ou quinze millions, voire davantage.

    Et comme les statistiques officielles partent de la définition stricte de ce terme, dont l’ordre de grandeur est de 200 000 par an, on les accuse d’être délibérément minorées « pour masquer le problème ». Une théorie du complot s’ajoute à la confusion statistique.

    En conclusion, il n’y a pas de terme neutre : je vais donc employer le terme « les autres » dans ce qui suit, pour bien rappeler à chaque fois qu’il s’agit d’un ensemble mal défini.

    Pour la gauche, des minorités à protéger

    Pour une certaine gauche, l’immigration, c’est-à-dire les immigrés et leurs descendants, sont des groupes culturels, les musulmans de tel pays par exemple, dont le « séparatisme » est légitime, et qui sont soumis à un « génocide culturel » par la tradition assimilatrice de la France.

    Autrement dit, pour cette gauche, l’assimilation n’est pas souhaitable, car c’est une violence culturelle qui vise à détruire une communauté. Les militants de ce multiculturalisme peuvent être sincères ou simplement opportunistes , usant de cet argument « pour casser la société capitaliste ».

    Certes, l’accueil des nouveaux venus par la diaspora est dans un premier temps utile pour accueillir ceux qui connaissent mal le français et nos habitudes. Mais cela devrait être une simple transition et non une occasion de créer des ghettos.

    Pour l’éviter, il faut une fermeté sur le plan scolaire et des déplacements faciles pour trouver du travail et d’autres contacts. Les métros du Grand Paris pourraient y contribuer en Île-de-France mais plus généralement il faut considérer que les transports en commun ne sont pas seulement un coût mais aussi un vecteur d’intégration.

    Bien entendu, cette gauche multiculturaliste est distincte de la gauche laïque.

    Je suis personnellement partisan de notre tradition assimilatrice.

    Et je constate l’échec du multiculturalisme au Liban où chaque communauté religieuse a ses propres lois. Le pays s’est effondré après une guerre civile féroce et la société ultra capitaliste du Liban n’a pas été détruite pour autant.

    Pour la droite, des indésirables

    Une certaine droite aborde la question migratoire de façon identitaire . L’identité est certes une question importante (rappelez-vous que je suis assimilationniste) bien qu’il s’agisse d’un sentiment personnel très difficile à définir.

    Le problème est que cette approche identitaire s’appuie sur des affirmations biaisées ou carrément fausses. Par exemple :

    « On remplace des bac+5 par des bacs -5 » : s’il est exact qu’il y a une émigration des Français bac+5 assez catastrophique, « les autres » sont loin d’être des « bac-5 » : il faut un certain niveau intellectuel et financier pour venir en France légalement ou clandestinement,

    On décrit des « assistés » pesant lourdement sur les finances nationales. Il y a des querelles de chiffres à ce sujet, dont beaucoup mettent l’accent sur les charges supportées par la France, y compris le coût de l’enseignement tandis que les plus sérieuses prennent aussi en compte les cotisations versées. Mais, à mon avis, le chiffrage en argent est secondaire par rapport au fait de contribuer largement à la production nationale qui serait paralysée en l’absence des intéressés, que les métiers soient qualifiés (soignants) ou non. Cette contribution sera développée plus bas.

    On se moque de la formule « pas d’amalgame », c’est-à-dire que, comme à gauche, on raisonne en termes de communautés, alors que pour les libéraux (considérés à tort ou à raison comme une partie de la droite), il n’y a que des individus.

    On proclame : « ils ne sont pas assimilables ». Il s’agit à mon avis d’une ignorance, feinte ou non, qui confond assimilation et intégration . En deux mots, rares sont les nouveaux venus qui s’assimilent, c’est-à-dire qui deviennent semblables aux autres Français. C’est un processus qui touche les descendants et qui est en général terminé à la troisième génération.

    Par contre l’intégration est le fait de respecter les règles du pays, le plus souvent via l’emploi. Elle se fait en général spontanément dès la première génération mais l’assistanat peut la repousser à la deuxième génération, voire à la troisième, voire éternellement, comme c’est le cas de groupes « de souche » du nord de la France, souvent étudiés pour être chômeurs de père en fils.

    Le problème n’est pas alors l’immigration mais un assistanat mal géré.

    L’actuel projet de loi comprend la possibilité d’accorder à des sans-papiers un droit de résidence s’ils exercent « un métier en tension », ce qui me semble excellent à la fois pour l’intégration des intéressés et l’économie française et n’est d’ailleurs pas très différent des dispositifs actuels de régularisation.

    Bien entendu, c’est dénoncé à droite comme un moyen de régularisation d’une immigration sauvage qui risquerait d’aggraver le problème, et dénoncé à gauche pour fournir de la « chair à canon aux patrons » (synthèse personnelle des propos que j’ai recueillis).

    On remarque que la droite et la gauche, ou du moins les parties que j’en ai visé ici, se rejoignent sur plusieurs points et notamment celui du communautarisme : d’après eux, « les immigrés » sont structurés en communautés auxquelles ils ne peuvent, ou il n’est pas souhaitable qu’ils échappent. Ce ne sont pas des individus. Cela pour les dénoncer à droite et pour les flatter à gauche.

    Dans les deux cas, l’intention est d’abord électorale : biaiser un problème pour avoir des voix s’appelle de la démagogie.

    Au contraire, dans ce qui va suivre, ces « autres » sont des individus, dont tel ou tel métier a besoin.

    Pour la France, des producteurs indispensables

    La pandémie a mis en valeur les métiers tenus par des tiers et indispensables à la vie quotidienne : on peut notamment citer les livreurs, caissières, employés de l’hôtellerie et des restaurants, soignants, de la femme de ménage au médecin…

    Parallèlement, le manque de candidats est général : on ne trouve plus de volontaires pour devenir enseignant, informaticien, conducteur à la RATP etc.

    Beaucoup de ces métiers ne nécessitent pas une formation très longue, et les candidats, notamment d’Afrique, sont très nombreux. Par contre, les plus qualifiés sont très demandés dans le monde entier.

    Nous avons la chance d’avoir une langue qui est parlée en Afrique et donc dirige vers nous des Africains, qualifiés ou non, et facilite leur intégration. Mais la compétition internationale est dure et les États-Unis aspirent aussi les francophones.

    Un point assez complet de cette question est fourni par un récent article du journal Les Échos :

    « Immigration : briser les tabous pour atteindre le plein-emploi », que je vais résumer et citer ci-dessous :

    « Le nombre d’emplois vacants s’élève aujourd’hui à 362 800 selon l’enquête trimestrielle de la Dares. C’est dans la santé et l’action sociale que le déficit de compétences est le plus élevé : 65 030 postes ne trouvent pas preneurs […] Suivent les industries manufacturières (56 200 emplois manquants), le commerce et la réparation d’automobiles (48 800), l’information et la communication (39 500) puis l’hébergement et la restauration (29 100) […] Les emplois peu qualifiés ou aux conditions de travail jugées difficiles (travail de nuit ou du dimanche) ou pénibles ne sont plus désirés : aide à domicile ou ménagère, agent d’entretien de locaux, serveurs, conducteurs de bus, ouvriers de l’emballage et manutentionnaires. Ces métiers en tension aujourd’hui correspondent d’ailleurs à ceux qui offriront le plus de postes d’ici 2030. »

    Le 2 novembre dernier les ministres de l’Intérieur et du Travail ont donc proposé de créer un titre de séjour spécifique permettant de régulariser les « sans-papiers » qui seraient embauchés dans ces métiers.

    Cette idée devrait être reprise dans le projet de Loi immigration qui doit être examiné début 2023. Cela étendrait quelque peu les régularisations déjà possibles des « sans-papiers » pour la pratique d’un emploi permanent ou à compétences particulières.

    Ce projet a déclenché un tollé à droite.

    Même problème en Europe orientale, en Allemagne, au Canada…

    Si l’immigration est économiquement nécessaire en France, elle l’est encore plus dans tout l’Occident et même en Russie et en Extrême-Orient. La baisse de la fécondité depuis des décennies y est plus forte qu’en France et on y manque cruellement d’actifs.

    L’accueil des Ukrainiens en Europe et en Amérique du Nord s’est fait à bras ouverts. Les employeurs polonais, tchèques et hongrois emploient immédiatement les Ukrainiennes sans leur demander de commencer par apprendre la langue, tellement le manque de main-d’œuvre est aigu.

    Remarquons que dans les trois premiers pays, la langue parlée est relativement voisine de l’ukrainien, même si les alphabets sont différents et qu’il s’agit de voisins européens.

    Remarquons également qu’il s’agit de pays théoriquement opposés à l’immigration pour des raisons identitaires . Mais la réalité l’a emporté et au-delà de l’accueil des Ukrainiens les patrons vont chercher de la main-d’œuvre dans le monde entier, d’autant que leur propre main-d’œuvre émigre pour travailler en Allemagne (nous sommes dans l’espace Schengen) où les salaires sont très supérieurs. L’Italie est dans le même cas.

    En Allemagne, justement, la pénurie est massive malgré cet apport d’Européens de l’est et du sud, succédant à l’arrivée de centaines de milliers de Syriens en 2015, à l’arrivée des Russes d’origine allemande après la chute du mur et de celle de 3,5 millions de Turcs, descendants compris, dont 1,6 million ont gardé la nationalité de leur pays de départ.

    Et malgré la montée d’un parti anti-immigration, l’Allemagne rêve d’être le Canada , autre pays à faible fécondité mais qui a une politique volontariste d’immigration maximum et tous azimuts malgré les réticences du Québec qui voudrait se concentrer sur l’immigration francophone.

    Cette pénurie de main-d’œuvre découle largement de la forte baisse de la fécondité dans les pays plus ou moins développés (Occident, Chine…).

    L’existence même de certains pays est en danger, ce qui devrait faire réfléchir les identitaires : il faut que le renfort humain arrive pendant qu’il y a encore suffisamment de population de souche pour l’encadrer et l’assimiler.

    Et les chômeurs ?

    Une objection répandue est celle du chômage : pourquoi l’immigration, alors qu’il y a des chômeurs ?

    D’une part le chômage est bas un peu partout, y compris en France, d’autre part et surtout une partie des chômeurs refuse les offres d’emploi.

    Les raisons sont multiples : certains ne sont pas physiquement aptes (station debout difficile dans la restauration) ou ne sont pas mobiles par exemple du fait de l’emploi de leur conjoint. Ou tout simplement parce que le travail proposé ne leur convient pas : « je ne veux pas m’occuper des vieux en EHPAD » (j’ai adouci une expression plus crue).

    D’où le nouveau projet de loi sur l’assurance chômage en préparation disant que l’on ne peut plus bénéficier des allocations chômage si l’on refuse plusieurs CDI dans les métiers voisins de l’ancien.

    Le cas des musulmans

    Pour la droite, les musulmans sont inassimilables, pour la gauche, ils sont des victimes du colonialisme et de la discrimination. Dans les deux cas, il s’agit d’un amalgame très abusif.

    La droite oublie pour commencer il n’y a pas de gène de l’islam : ce n’est pas parce que l’on vient d’un pays musulman que l’on est forcément musulman (c’est même de moins en moins vrai), et il y a une probabilité importante pour des descendants ne soient plus musulmans .

    Et ceux qui restent musulmans sont extrêmement variés : cela va du sympathisant djihadiste au vaguement déiste en passant par les traditionalistes ou les militants par exemple des frères musulmans, etc. De plus il existe des différences géographiques : l’islam confrérique du Sénégal est extrêmement différent de l’islam des étudiants passés par l’université islamique de Riyad en Arabie.

    Nous avons tous des voisins, des collègues, des clients, des fournisseurs originaires de pays musulmans mais qui, soit ne sont plus croyants, soit le sont d’une manière qui ne perturbe personne.

    Par contre dans tel ou tel endroit sensible, ce ne sera pas le cas, quoique les témoignages insistent sur le fait qu’il suffit d’un petit nombre de voyous (pas tous musulmans d’ailleurs) pour perturber un lieu où la majorité est pacifique, ce qui nous renvoie à la question sécuritaire exposée plus bas.

    On retrouve la fausse opposition droite-gauche : la droite évoque les musulmans comme un bloc hostile, rétrograde et inassimilable… la gauche évoque des victimes venant de pays anciennement colonisés, en général par la France, à qui nous devrions quelque chose de ce fait. Je dis « une fausse opposition » car dans les deux cas, c’est nier leur existence en tant qu’individus.

    Ma conclusion

    Droite et gauche se rejoignent sur le communautarisme. Or c’est une prison pour les intéressés : « les autres » sont des individus et non des communautés à traiter globalement. Certes le communautarisme et le séparatisme existent, mais ce sont des adversaires de mon point de vue.

    En tant que démographe, je constate qu’au rythme actuel « le grand remplacement » est non seulement très lointain mais surtout suppose qu’il n’y ait aucune assimilation, ce qui est contraire à l’analyse statistique et à l’observation quotidienne. Je suis par ailleurs soucieux de l’avenir des retraités qui auront besoin de soignants.

    Je tiens à l’unité nationale et à l’assimilation linguistique et sociale, ce qui comprend la laïcité, éventuellement le pluriculturalisme (connaître la culture de l’autre) mais non le multiculturalisme, à savoir la légalisation de cultures différentes, qui enchaîne chacun à une communauté.

    Il est certain que l’immigration est un problème important, tant positivement, du fait du besoin de main-d’œuvre et de financement des retraites, que négativement, par des difficultés très réelles qu’elle entraîne, dont la pression croissante des fondamentalistes musulmans sur les enseignants.

    Mais ces difficultés, c’est à nous de les résoudre puisqu’elles ont lieu en France.

    Je suis pour le respect du droit et estime donc que, pour ce qui concerne l’ordre public, la sécurité et l’assistanat, une grande sévérité est indispensable y compris pour la tranquillité des autres immigrés.

    La qualité du système scolaire est également notre problème et concerne d’ailleurs l’ensemble de la population. Je suis moins inquiet concernant des entreprises car l’intérêt réciproque est que tout se passe bien.

    Il n’y a pas un monstre qui s’appelle « immigration ». Il y a des individus, les meilleurs et les pires, islamistes dogmatiques, trafiquants violents, caissières consciencieuses, soignants dévoués, ingénieurs compétents. Sans ces derniers, le pays s’effondrerait. Quant aux premiers il faut leur appliquer la loi et davantage de rigueur est nécessaire.

    Sur le web

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      Darmanin annonce des mesures sur les étrangers délinquants

      news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 July, 2022 - 20:16 · 4 minutes

    Gérald Darmanin, le 4 juillet 2022. Gérald Darmanin, le 4 juillet 2022.

    JUSTICE - Malgré la polémique , le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé, ce mardi 25 juillet, “assumer une forme de double peine” pour les étrangers délinquants qui, en conséquence, une fois leur condamnation effectuée seront expulsés.

    Invité de BFMTV, il a fait valoir que le gouvernement avait “décidé de se concentrer sur les étrangers qui commettent des actes délictuels”. “J’assume une forme de double peine”, a-t-il dit, en soulignant que le gouvernement avait retiré “70.000 titres de séjour” à des étrangers auteurs de délits. “Quand on est étranger et qu’on arrive sur le sol national, on respecte les lois de la République ou alors on s’en va”, a-t-il lancé.

    “C’est une politique de bon sens. Nous, on juge les étrangers pour ce qu’ils font, pas pour ce qu’ils sont”, a-t-il estimé. En début de matinée sur RTL, Gérald Darmanin avait annoncé la présentation ”à la rentrée de septembre” d’une loi pour lever “les réserves” législatives empêchant l’expulsion du territoire d’étrangers délinquants.

    Relevant que “le droit actuel” autorisait le gouvernement ”à faire beaucoup de choses”, il a expliqué sur BFM souhaiter que cette loi supprime la disposition législative selon laquelle un étranger arrivé en France avant l’âge de 13 ans n’est pas expulsable. Il a précisé que cela ne s’appliquerait qu’en cas de “crimes et de délits graves”. Le matin, il avait cité comme autre disposition à supprimer le fait “d’avoir contracté un mariage”.

    Ouverture d’un nouveau centre de rétention administrative à Lyon

    Estimant qu’une telle loi confirmait “l’alignement sur les positions de l’extrême droite” de Gérald Darmanin, SOS Racisme a appelé à mettre “un terme à cette dérive digne de (Marine) Le Pen” et du Premier ministre hongrois ultra-conservateur Viktor “Orban mais indigne de la République”.

    Gérald Darmanin a souhaité en outre un allongement de la durée des ordonnances de quitter le territoire français (OQTF) à deux ans, contre un an actuellement, pour permettre les recours et appels. En 2020, moins de 10% des OQTF ont été appliquées. “Au premier semestre (2022), a fait valoir le ministre, on a augmenté de 25%” les expulsions avec 9685 sorties du territoire (éloignements forcés et aidés), selon le ministère.

    Le ministre a estimé en outre qu’il fallait augmenter le nombre de places en centre de rétention administrative (CRA) et annoncé l’ouverture “d’un nouveau centre à Lyon”.

    Expulsion d’un étranger, mis hors de cause après l’agression de policiers à Lyon

    Gérald Darmanin a tenu à expliquer qu’il “préférait garder sur le sol national un étranger, qui certes est irrégulièrement sur le sol national, mais veut travailler, s’insérer dans la société plutôt que de garder sur le sol national” un étranger délinquant.

    Selon le ministère de l’Intérieur, “depuis octobre 2020”, la France a éloigné “2751 auteurs de troubles à l’ordre public dont 25% d’auteurs de trafics de stupéfiants et 35% d’atteinte aux personnes (violences intrafamiliales, infractions sexuelles, etc.) et 770 étrangers connus pour des faits de radicalisation”.

    Ces annonces surviennent alors que Gérald Darmanin s’est retrouvé au centre d’une polémique ce week-end à propos de l’agression de policiers à Lyon. Il avait annoncé l’interpellation d’un homme en situation irrégulière. Le parquet avait ensuite précisé que ce suspect avait été relâché et mis hors de cause . Le ministre avait maintenu sa décision d’expulser cette personne.

    “Je ne regrette rien”, a-t-il dit sur BFMTV. “Quelqu’un de nombreuses fois condamné et par ailleurs en situation irrégulière, je n’allais pas le relâcher. Ben, non”, a-t-il déclaré.

    À voir également sur Le HuffPost : L’Assemblée est-elle vraiment si indisciplinée? Ces archives permettent d’en douter

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      Pour mieux enseigner, j'ai choisi d'émigrer - BLOG

      news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 11 June, 2022 - 07:00 · 5 minutes

    Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie utile, considérée et appréciée dans mon travail. (photo d'illustration) Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie utile, considérée et appréciée dans mon travail. (photo d'illustration)

    ENSEIGNEMENT - Le 10 août 2020, la moitié de l’avion était vide.

    Il fallait porter son masque pendant 7 heures et ensuite s’enfermer dans une petite chambre d’hôtel pendant 14 jours. Je venais de quitter ma famille, mes amis, mes collègues et ma maison en plein milieu de la crise de Covid 19. Tout le monde trouvait ça amer. Moi, pas trop.

    Il faut dire que j’avais passé mes cinq dernières années en tant que professeure des écoles , en REP + dans une des villes les plus pauvres de France et qu’à côté, plus rien ne me paraissait effroyable, injuste ou disproportionné. À 30 ans, je me demandais comment me sortir la tête de l’eau, submergée par les “pas de vague”.

    Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

    À l’aube de ma vie d’adulte, je n’envisageais plus aucun avenir pour moi, à part celui de rester forte et en même temps d’être écrasée par un système qui marche à reculons, dans un pays dont je portais fièrement l’héritage des lumières.

    Mais, quand une telle machine devient trop difficile à gérer, on compte les jours qu’il reste jusqu’aux vacances, et les petites vacances qu’il reste jusqu’aux grandes, et enfin les grandes jusqu’à la retraite. Compter dans l’espoir de pouvoir vivre pleinement la dizaine d’années qui nous sépare de la maladie ou de la mort.

    À 30 ans, je me demandais comment me sortir la tête de l’eau, submergée par les “pas de vagues”.

    La quarantaine imposée fût la dernière chose comptée dans ma vie.

    Ainsi, le 24 août 2020, je poussais pour la première fois, la porte de l’école québécoise.

    Ce qui a été frappant d’emblée a été le sourire sincère des collègues et de la direction. Un sourire qui ne portait pas de séquelles d’anciens espoirs évanouis.

    Les présentations faites, j’ai embarqué dans un monde différent du mien et depuis ce jour, je n’ai jamais plus arrêté.

    Les petites surprises se sont enchaînées

    Le budget alloué pour les sorties scolaires, les livres et les projets valent le budget de 3 années dans mon ancienne école.

    Je n’ai plus jamais eu à sortir mon portefeuille pour payer des livres à mes élèves. J’ai retrouvé mes dimanches et je ne croule pas sous une tonne de préparation car les enseignants québécois bénéficient de la reconnaissance des tâches de préparation. Je n’enseigne ni l’anglais, ni le sport, ni la musique: cela est laissé à des spécialistes et ça me semble être une très bonne chose vu le niveau d’anglais des élèves français en primaire.

    Pendant les heures de spécialité de mes élèves, je peux préparer mes leçons, mes devoirs et faire mes corrections.

    Ici, tout travail mérite salaire.

    On ne dit pas aux professeurs qu’ils devraient être heureux de vivre de leur vocation pour justifier un salaire minable. D’ailleurs, parler salaire ne me dérange pas: si je le convertis, mon salaire a doublé et ma qualité de vie s’est nettement améliorée.

    Ici, personne ne culpabilise d’être malade et de devoir s’ absenter avec 39 de fièvre: il y a des suppléants. Ainsi, aucune classe de collègues n’est encombrée par nos élèves.

    Utilité, considération et appréciation du travail d’enseignant

    Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie utile, considérée et appréciée dans mon travail. On m’a dit que j’étais une excellente enseignante. Je ne suis plus un numéro, un préjugé ou une rumeur. Je sais que mon histoire, ma vision et mon enseignement comptent. Je n’ai plus l’impression de porter le poids de la nation sur mes épaules et d’essayer seule d’arranger ses blessures béantes.

    On ne dit pas aux professeurs qu’ils devraient être heureux de vivre de leur vocation pour justifier un salaire minable.

    Dans les écoles, il y a des orthophonistes, des orthopédagogues, des psycho-éducateurs et des aides.

    Les enseignants ne sont pas démunis en même temps que leurs élèves. Ce n’est pas le monde farfelu de la débrouille.

    Il y a deux mois, les professeurs ont été libérés pendant deux jours pour aller au Palais des congrès de Montréal afin d’assister au colloque des enseignants.

    Nous avons pu rencontrer d’autres collègues, visiter le salon de l’éducation et assister à des conférences d’intellectuels puis avoir l’opportunité de partager des pensées avec eux.

    Le tout étant ponctué de concert, de remerciements et de cocktails.

    J’ai eu des pensées émues en songeant à tous ces excellents professeurs français qui n’ont jamais eu une telle reconnaissance.

    À voir également sur Le HuffPost: Aux Etats-Unis, ces institutrices mettent des autocollants sur leur visage pour stimuler leurs élèves pendant les cours en ligne

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      Pap Ndiaye nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse

      news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 20 May, 2022 - 15:33 · 4 minutes

    L'universitaire Pap Ndiaye, historien et directeur du musée de l'immigration, a été nommé ministre de l'Éducation et de la Jeunesse (photo d'archive prise en mars 2021 devant le palais de la Porte dorée). L'universitaire Pap Ndiaye, historien et directeur du musée de l'immigration, a été nommé ministre de l'Éducation et de la Jeunesse (photo d'archive prise en mars 2021 devant le palais de la Porte dorée).

    POLITIQUE - Un changement de taille rue de Grenelle. Après avoir vu Jean-Michel Blanquer occuper pendant cinq ans le poste de ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, un record , c’est Pap Ndiaye , universitaire de 56 ans, qui a été nommé ce vendredi 20 mai pour le remplacer au sein du premier gouvernement d’Elisabeth Borne .

    Spécialiste de l’immigration et des minorités, cet historien dirigeait jusqu’à présent le musée national de l’Histoire de l’immigration, situé au palais de la Porte dorée, dans le XIIe arrondissement de Paris. Par le passé, il a enseigné à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Sciences Po Paris et aux États-Unis, où il s’est notamment intéressé à l’Histoire sociale du pays.

    Né d’un père sénégalais et d’une mère française, ce Normalien est par ailleurs le frère de Marie Ndiaye , romancière qui a notamment reçu le prix Fémina en 2001 (pour “Rosie Carpe”) et le Goncourt en 2009 (pour “Trois femmes puissantes”), en plus d’être jouée de son vivant à la Comédie française, une singularité.

    Dénonciation des violences policières

    Au cours de sa carrière, Pap Ndiaye a publié plusieurs textes, évoquant tant le fait d’être noir en France (“La Condition noire. Essai sur une minorité française.”) que les combats pour l’égalité outre-Atlantique (“Noirs américains. En marche pour l’égalité”).

    Ces dernières années, il s’est fait remarquer par un ton qui promet de détonner par rapport à celui de certains de ses collègues et même du président de la République Emmanuel Macron, s’attaquant vivement au problème des violences policières en France, notamment en assurant que cette question est loin de concerner uniquement les États-Unis. En juin 2020, il déclarait par exemple sur France Inter que “l’attitude de déni en ce qui concerne les violences policières en France est tout à fait classique, et depuis longtemps: il y aurait des violences policières aux États-Unis, mais pas en France.”

    Un parcours qui lui a valu, et qui continue de lui valoir depuis sa nomination rue de Grenelle, de vives critiques de la part de l’extrême droite. Ce vendredi, du bras droit d’Éric Zemmour, Stanislas Rigault, à l’élu RN Julien Odoul , plusieurs personnalités de cette famille politique ont dénoncé le choix d’un “militant immigrationniste” cherchant à “rééduquer nos enfants” et à “déconstruire l’Histoire de France”.

    Une ligne bien différente de Blanquer sur le “wokisme”

    Des critiques caricaturales qui font écho à plusieurs prises de position passées de Pap Ndiaye, qui a notamment fait de l’accueil des migrants et donc de la dénonciation des violences -policières notamment- contre les minorités des combats privilégiés. Ces derniers jours, dans les colonnes de Ouest France , il dénonçait notamment le fait que “les questions d’immigrations (n’aient) pas leur place dans le récit national”, ce qui est “pourtant essentiel si l’on veut comprendre notre Histoire”.

    En février 2021, après que le meurtre de George Floyd aux mains de la police à Minneapolis a ravivé le débat sur les violences contre les minorités, il fustigeait également de faux sujets, telle que les attaques contre les universitaires “woke”. “La vraie violence est bien du côté des groupes paramilitaires fascisants, et non de celui du woke”, expliquait-il chez nos confrères du Monde , sans pour autant mettre sous le tapis les “dérives bien réelles et navrantes” du woke.

    Et d’ajouter, dans le même entretien, qu’il est nécessaire de prendre en compte les sujets qui mobilisent aujourd’hui la jeunesse mondiale, et qui ont été ramassés dans ce terme: “l’antiracisme”, “la lutte contre le réchauffement climatique” et la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, à savoir “la défense des minorités sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes”.

    Une vision du monde qui tranche avec celle de Jean-Michel Blanquer, qui avait justement fait de “ l’idéologie woke ” et du “wokisme” des adversaires à combattre en bloc sans jamais entrer dans ce niveau de nuance.

    À voir également sur le HuffPost : Jean-Michel Blanquer regrette “la symbolique” de ses vacances à Ibiza

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      Législatives 2022: À Besançon, on a suivi le boulanger-candidat Stéphane Ravacley du fournil au tractage

      news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May, 2022 - 09:49 · 2 minutes

    POLITIQUE - C’est ce grand “silence administratif” durant sa grève de la faim qui l’a convaincu de se lancer dans l’aventure. Les 12 et 19 juin prochains, le boulanger bisontin Stéphane Ravacley, connu pour son combat pour la régularisation de son apprenti guinéen en 2021 , briguera un mandat de député dans la 2e circonscription du Doubs, avec le soutien de la Nouvelle union populaire, écologiste et sociale (NUPES).

    Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article , nous avons suivi ce candidat atypique à Besançon, dimanche 15 mai, jour de lancement officiel de sa campagne. Le boulanger démarre ses journées à 2h du matin au fournil, avant d’enchaîner en après-midi sur ses déplacements et rendez-vous électoraux. Un rythme d’enfer pour espérer briser un plafond de verre, dans une Assemblée nationale composée aux trois quarts de cadres et de professions intellectuelles supérieures (CSP+), selon l’Observatoire des inégalités.

    Je me lance en politique pour que l'Assemblée nationale nous ressemble un peu plus. Stéphane Ravacley, candidat (Nupes) aux législatives

    “Le statut de député ne permet pas à des artisans, des ouvriers d’avoir cette ambition. Ils ne se projettent pas sur cette possibilité”, affirme Nabia Hakkar-Boyer, conseillère régionale PS et candidate suppléante de Stéphane Ravacley, au micro du HuffPost.

    L’artisan voudrait consacrer principalement son mandat à l’écologie, la ruralité, les petits commerçants et la jeunesse. Il milite notamment pour l’extension de l’aide sociale à l’enfance (ASE) jusqu’à 25 ans. “Je n’ai pas eu une enfance difficile, mais j’ai perdu ma mère à 4 ans. Je connais un peu les difficultés sans maman”, explique celui qui continue aussi de se mobiliser pour les mineurs isolés, à travers son association Patrons solidaires .

    S’il est élu, Stéphane Ravacley siégera au sein du groupe EELV , premier parti à lui avoir apporté son soutien, avant d’être investi par la NUPES. Mais l’homme entend bien garder son indépendance et ne pas se laisser transformer par le monde politique. “Je resterai libre”, assure-t-il à notre micro.

    À voir également sur Le HuffPost : Législatives: Les candidats LREM visés par la justice peu inquiétés dans leur parti

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      Border Policy Is Getting More and More Convoluted. That’s Creating False Hope for Migrants.

      pubsub.do.nohost.me / ProPublica · Thursday, 13 May, 2021 - 22:30 · 19 minutes

    No matter how hard he tried, Jonatan Garcia said, he couldn’t find steady work in Guatemala. He dabbled in construction, and on some days picked beans, after losing his sales job at a TV station a few weeks after the pandemic shuttered businesses and further stifled employment in his country.

    Desperation quickly mounted for Garcia. He struggled to make enough money to provide food for his wife and two small children, and they faced eviction from the three-room house they rented in the mostly indigenous and impoverished rural state of Baja Verapaz.

    Then, Garcia said, smugglers falsely told him that President Joe Biden had signaled during a television appearance that migrants would be allowed to enter the United States. The new administration has been trying to combat such misinformation as it seeks to rein in the influx of migrants at the southern border of the U.S.

    Garcia borrowed nearly $7,000 from a friend and, aided by a smuggler, traveled to Texas with his 6-year-old son. He left behind his wife and baby while he searched for stable employment.

    Garcia and his son were among a record-setting number of migrants who were detained while attempting to enter the country at the U.S.-Mexico border in March and April under confounding policies that have turned the immigration process into a game of roulette. While not rising as rapidly as they had in the months immediately previous, border detentions reached a 21-year high after increasing again in April, according to federal statistics released this week.

    Because of a lack of uniform policies and uneven enforcement of some laws in the U.S. and Mexico, migrants can be granted or denied entrance into the country based on a variety of factors, including where they cross and the age of their children. Smugglers have exploited the confusion to manipulate vulnerable migrants into making the journey north, adding to the sustained influx at the border, experts said.

    Migrants were taken into custody by U.S. Customs and Border Protection a total of 178,622 times in April. The data includes migrants who have previously crossed. Nearly 67,000 individuals, mostly those crossing with their families and unaccompanied children, were allowed to stay in the U.S. while they seek protection from deportation. The remainder, largely single adults, were summarily turned away under a health order instituted by former President Donald Trump and continued under Biden that denies entrance to the country during the coronavirus pandemic.

    In his first presidential address to Congress last month, Biden said the U.S. must contend with the root causes of migration that force people to flee their countries, including persistent violence, poor economic conditions aggravated by the pandemic and two hurricanes that pummeled Central America last year.

    But the deteriorating circumstances in that region, combined with disparate U.S. immigration policies, have created a chaotic situation at the border that is worsened by the perception of mixed messaging from the Biden administration, said Andrew Selee, president of the Migration Policy Institute, a Washington, D.C., think tank.

    “Messages matter, perceptions matter, but the sudden spike on the ground is because people hear others are getting in,” Selee said. He added, “Many people wait until they see there is some proof that you can actually cross the border, even if it is tentative.”

    The Biden administration has ramped up Spanish-language media campaigns in Central America that urge migrants to stay in their home countries as it seeks to repair what officials have called a fractured U.S. asylum system.

    But such public messages are muddled by Biden reversing some of Trump’s immigration policies while maintaining others, according to experts who said that at times they too struggle to make sense of who gets into the country and who doesn’t. Below is a breakdown of how some of those policies and decisions have played out for Garcia and hundreds of thousands of migrants arriving at the border.

    Some Families With Children Under 7 Are Allowed to Enter

    On the day that Garcia waded through the Rio Grande at the southernmost tip of the U.S.-Mexico border, the vast majority of the 200 families in his group were immediately sent back.

    But Garcia and his son were allowed to stay.

    “I guess we were lucky,” said Garcia, who now lives near his mother-in-law in New Jersey while he awaits a July court date to plead his asylum case.

    During the journey, Garcia said, he learned that many families were turned away, while those with children his son’s age and younger were allowed to enter the U.S. to await court hearings.

    Under the Trump administration, the U.S. began sending migrants seeking asylum to Mexico until their cases could be heard. The process requires cooperation from the Mexican government, which has been overwhelmed by the number of migrants in its border cities.

    Officials in the Mexican state of Tamaulipas, where Garcia crossed, have increasingly denied U.S. attempts to return families with young children to the state. They cite a lack of capacity in shelters, according to the Biden administration. Such rejections appear to be the result of a new Mexican law , implemented in January, that prevents the detention of migrant children and mandates that they instead be housed by the country’s family welfare agency.

    “With the Rio Grande Valley, there are some families who cannot be expelled in that particular area of the southwest border by reason of capacity constraints in Mexico,” U.S. Homeland Security Secretary Alejandro Mayorkas told reporters last week.

    As Tamaulipas rebuffs U.S. efforts to return certain families with young children, other Mexican states continue to accept them. It is unclear why the Mexican law appears to be enforced mostly in Tamaulipas, five experts told ProPublica and The Texas Tribune.

    In some cases, the U.S. government has bused or flown migrant families entering through Tamaulipas to different areas along the border, including El Paso and San Diego, and then sent them to Mexican states adjacent to those locations. Mayorkas said last week that the administration was taking a “close look” at whether to continue expelling families not accepted by Tamaulipas. On Thursday, the government told CBS News that it would no longer fly families elsewhere, but would still bus them to other areas for expulsion.

    One potential explanation for the uneven implementation of the law is that the Tamaulipas welfare agency is underfunded, and more migrant families cross there than in other border states, said Ariel Ruiz Soto, an analyst at the Migration Policy Institute.

    “The bottom line is that this is all relatively murky,” Ruiz Soto said. “It is a mixed result of shelter capacity and increasing discretion by Mexican authorities, not only one or the other.”

    He added that welfare agencies in Tamaulipas “are simply not equipped” to handle the current migrant family flow. That sentiment was reinforced by Jean Gough, regional director for Latin America and the Caribbean at the United Nations’ refugee agency for children.

    Gough said in an April statement that most of the shelters she visited across Mexico were overcrowded and could not accommodate the surging number of families and children arriving at the border. Children represent more than 30% of migrants in Mexican shelters. Half of them traveled without their parents, one of the highest percentages of unaccompanied minors ever recorded in Mexico, Gough said.

    The agency estimates about 150,000 children and families affected by violence and poverty in their places of origin will require humanitarian assistance in Mexico during the next two years.

    The Mexican government did not respond to specific questions from ProPublica and The Texas Tribune.

    Biden Is Accepting 25,000 Migrants With Pending Cases

    One of Trump’s signature border initiatives was the Migrant Protection Protocols , which forced people seeking asylum to wait in Mexico until their cases could be heard by U.S. immigration judges.

    The policy, also known as “Remain in Mexico,” was a departure from the traditional asylum process, which generally allowed those requesting protection to stay in the U.S. until their claims were adjudicated.

    Between 2019 and January of this year, the Trump administration ordered more than 71,000 migrants to stay in Mexican border cities pending their court hearings. A majority of the migrants were later denied protection from deportation.

    In February, Biden issued an executive order that suspended the policy and began the process of allowing into the U.S. about 25,000 migrants whose cases had not yet been decided. More than 10,200 have since entered the country, according to the U.N., which is processing asylum seekers in six Mexican border cities.

    A Central American asylum seeker carries her child at a bus station in Brownsville, Texas. (Verónica G. Cárdenas for The Texas Tribune/ProPublica)

    Biden’s decision paused a case before the U.S. Supreme Court and several other lawsuits challenging the policy, drawing early praise from advocates who are seeking resolution outside of the courts.

    In April, Texas Attorney General Ken Paxton and Missouri Attorney General Eric Schmitt sued the administration to reinstate the policy.

    The Republican officials argued in court filings that MPP was an effective tool for turning back migrants at the southern border. Halting the policy, they said, imposed “severe and ongoing burdens” on the two states, including forcing them to provide health care and education for migrants. A Department of Justice spokesperson declined to comment on the case.

    Unaccompanied Migrant Children Are No Longer Expelled

    In one of his most consequential immigration actions as president, Biden stopped a Trump practice of expelling children who had crossed the border alone.

    Unaccompanied minors generally have broad protections under long-established U.S. law because they have widely been viewed by both Republicans and Democrats as more vulnerable.

    But in a stark reversal of such policies, the Trump administration in March 2020 instituted the pandemic health order known as Title 42 . The order used an obscure provision of the federal public health and welfare code to justify making more than 733,830 expulsions of adults and children at the border without asylum screenings.

    Among those sent back last year were a 17-year-old girl who had been raped and her baby . The teenager asked U.S. agents for asylum, saying her abuser had threatened to make her “disappear” in Guatemala. Federal agents expelled the girl and her infant, forcing a scramble by international refugee organizations to relocate them to a third country because of concerns for their safety.

    A federal district judge in Washington ruled in November that the government could not expel unaccompanied minors, after advocacy organizations sued . The decision was reversed by a federal appeals court in January, but Biden said his administration would not continue the practice.

    “The idea that I’m going to say, which I would never do, if an unaccompanied child ends up at the border, we’re just going to let them starve to death and stay on the other side — no previous administration did that either, except Trump,” Biden said at his first presidential press conference in March. “I’m not going to do it.”

    Children from Central America at a migrant camp in Mexico, where they lived after being expelled from the United States under the Trump administration. (Verónica G. Cárdenas for The Texas Tribune/ProPublica)

    The number of unaccompanied children crossing the southern border of the U.S., which had been slowly rising since April 2020, skyrocketed after Biden’s announcement.

    About 18,900 children entered alone in March, surpassing the previous monthly record of nearly 11,500 detained at the southern U.S. border in May 2019. In April, the number of unaccompanied minors declined by 9% to just under 17,200.

    A growing number of children are being sent alone across the U.S. border by desperate parents who made the decision to separate from their kids after being forced to wait in Mexico under Trump and Biden policies, immigration lawyers and advocates said.

    Paxton, the Texas attorney general, cited the high number of unaccompanied minors in his fourth lawsuit challenging the Biden administration’s border policies. DOJ officials declined to comment on the lawsuit, which aims to force Biden to resume the practice of expelling unaccompanied migrant children.

    Most Single Adults Are Turned Away Under the Pandemic Health Order

    Despite halting the expulsion of children under Trump’s health order, Biden has maintained the policy for most single adults and some families, effectively shutting them out of the asylum process.

    Previously, migrants who asked for protection had a chance to make their claims to U.S. authorities. If they passed an initial screening , they would argue their cases before immigration judges in formal proceedings that could take months and would often lead to deportation. Those who returned to the U.S. after being removed could face prison for reentering illegally.

    Under the health order, Border Patrol agents expel migrants in proceedings that take an average of 90 minutes and include no a sylum screening s , court hearings or criminal prosecutions.

    In April, federal officers returned nearly 110,000 migrants under the health order, 3% more than in March. Most were single adults, and nearly a third had been previously expelled, CBP officials said.

    In danger in Mexico and facing no criminal consequences for making multiple crossing attempts, many migrants have repeatedly tried to enter since the health order went into effect. Since Biden took office, advocacy groups, including Human Rights First, tracked almost 500 attacks by criminal groups, Mexicans, and other migrants against people who had been expelled from the U.S..

    Aaron Reichlin-Melnick, policy counsel at the American Immigration Council, an advocacy group, criticized Biden’s continued use of the directive, calling it harsher than MPP. The latter, he said, was “at least a fig leaf of due process,” whereas the health order “provides nothing but a one-way ticket back to Mexico.”

    Under the current policy, few exceptions exist. But starting this month , the U.S. is allowing more migrants to enter the country for humanitarian reasons, in a process that includes coordination with advocacy groups. The White House and the Department of Homeland Security declined to say how many migrants have been allowed in under that status by the Biden administration.

    In May, Eledin Garcia, a 26-year-old from Honduras, was permitted into the U.S. from Mexico after previously being turned away under the pandemic health order. With the help of an attorney, Garcia successfully persuaded the government that he should be granted a humanitarian exception because he is gay and other migrants with the same sexual preference have been assaulted in Matamoros, Mexico, across the border from Texas in the Rio Grande Valley.

    “It is impossible to explain how overjoyed I am,” Garcia said shortly before boarding a flight to Florida, where he has relatives.

    Thousands Are Still Waiting to Enter, Hoping for Asylum

    Thousands of migrants whose asylum claims were denied under the Trump administration have been waiting in Mexico and other countries for an opportunity to try again under Biden.

    In typical asylum proceedings, migrants with rejected cases would be deported to their home countries. They would then face a higher legal standard if they sought protection a second time.

    But attorneys and migrants said the Biden administration should recognize that many asylum cases were dismissed through an MPP process that was plagued with problems, including hearings in tent courts where migrants often lacked attorneys and proper translation.

    Most migrants with denied MPP cases did not appear in court for their final hearings, according to federal statistics. Ariana Sawyer, a researcher with Human Rights Watch, said some were kidnapped, while authorities bused hundreds more to cities in the interior of Mexico, making it harder for them to attend proceedings in the U.S. More than 1,500 migrants waiting in Mexico under MPP were killed or assaulted, according to Human Rights First and other advocates .

    The majority of migrants in the MPP program lacked legal representation. Only about 8% had attorneys, according to federal data analyzed by Syracuse University.

    Biden has not said whether migrants with denied asylum cases will get another shot. But, in March, his administration allowed some migrants whose MPP cases had been dismissed into the U.S. after it shuttered a tent camp in Matamoros, Mexico, that had become notorious for poor conditions. DHS officials said admissions from that camp were based on “urgent humanitarian concerns” and that they also sought to keep families together.

    The migrant camp in Matamoros, Mexico, closed by the Biden administration in March. (Verónica G. Cárdenas for The Texas Tribune/ProPublica)

    Marbin Arnuby is one of thousands of migrants denied asylum under MPP who are waiting for additional opportunities to make their cases under Biden.

    Arnuby, who asked that his middle name be used instead of his last name out of fear of retribution, said he fled Honduras after gang members, furious that he refused to sell drugs, killed his brother in June 2019. Arnuby carries a picture of his brother’s tombstone and his death certificate, which lists strangulation as the cause.

    The 32-year-old attempted to cross the border in October 2019 but was returned to Mexico. At a hearing in 2020, a U.S. immigration judge denied his asylum claim.

    Arnuby, who did not have a lawyer and does not speak English, said the judge told him he had not provided enough proof that he faced danger in Honduras. He tried to appeal the ruling, but said he missed the deadline because immigration courts were closed on account of the pandemic and access to ports of entry was restricted.

    After losing his immigration case, Arnuby could not renew his work authorization in Mexico. He remained in Matamoros until March, renting a room after leaving the tent camp where he’d lived for seven months.

    Arnuby said he fled the settlement last year after he was assaulted, a move that inadvertently made him miss a chance to enter the U.S. when Biden dismantled the camp in March.

    That month, Arnuby sought a COVID-19 test at a Mexican government facility. There he was detained and deported to Honduras, where, he said, he is now in hiding because he fears gang members.

    Arnuby plans to return to the U.S. border to try again.

    “I have no hope here,” he said.

    Other migrants under different circumstances are also still waiting.

    Beginning in 2018, the Trump administration sharply limited the number of migrants who could seek asylum at U.S. ports of entry, a manner of requesting protection that is codified within U.S. and international law.

    Under a practice known as metering , U.S. officials began allowing only a handful of migrants a day to ask for asylum. To keep their place in line, migrants created informal waiting lists , which were run by asylum seekers, shelters and Mexican authorities. The migrants could have crossed illegally and asked for asylum once detained by Border Patrol agents, as hundreds of thousands have done. But some migrants prefer to request protection at ports of entry, in part because it is safer. While it is lawful to ask for asylum anywhere along the border, criminal organizations often charge migrants to cross illegally at points other than designated ports of entry.

    Ports of entry have been closed to asylum seekers during the pandemic, so more than 16,000 migrants remain on those waiting lists, said Savitri Arvey, a researcher on migration at the University of Texas at Austin. Some migrants, including a large number of Haitian and African asylum seekers , according to advocates, have been waiting as long as two years to ask for asylum at U.S. ports of entry.

    “There is growing anguish,” Arvey said. “The messaging is just really unclear, and there is a lot of confusion on the path forward for people who have been waiting for so long.”

    A Need to Fix Legal Pathways and Overburdened Courts

    Marlen D. Cruz, an asylum seeker from Honduras, and her children in Matamoros in February. They arrived in July 2019 to await their asylum cases being heard in the U.S. (Verónica G. Cárdenas for The Texas Tribune/ProPublica)

    Biden has proposed immigration bills that would provide a pathway to citizenship for about 11 million immigrants already in the U.S., fund border security technology and expand legal immigration.

    All require approval from Congress. Republican senators have threatened to filibuster the legislation, saying the administration must first contend with the latest influx at the border.

    But experts said the country’s challenges at the southern border are driven by the inability of Congress to significantly reform the immigration system over the past three decades. Selee, from the Migration Policy Institute, said that U.S. officials should have learned by now that enforcement only works if there is a way to channel at least some people onto legal pathways.

    “If you create a line that you can actually get into, over time it changes people’s options,” Selee said. “The sense for many people in Central America is that when there’s an opening, you grab it.”

    Biden announced earlier this month that he would raise the cap for admitting refugees to 62,500 but said the number would not be reached this fiscal year. Only about 5,000 slots would be available to people from Central and South America, who are driving the largest number of detentions at the border. Refugees differ from asylum seekers in that only a limited number can receive that status. They are also screened outside the U.S. through the U.N., while asylum seekers request protection at the border.

    Experts said few avenues exist for Central Americans seeking protections that include asylum. They pointed to a lack of predictability about when and how migrants qualify for protection and the need for additional pathways for temporary work. Expanding provisional employment programs for people from the region would reduce the strain of asylum seekers at the border, said Alex Nowrasteh, director of immigration studies at the Cato Institute, a libertarian think tank.

    In the absence of significant reforms, experts said, an overburdened immigration court system has become the arbiter for many trying to come to the U.S. Overseen by the DOJ, the court system has a record backlog of more than 1.3 million cases . On average, a case can take more than two years to decide.

    The Trump administration added more than 330 immigration judges . Biden has asked Congress to fund 100 additional judges to bring the total to 634, said Kathryn Mattingly, a spokesperson for the DOJ’s Executive Office for Immigration Review.

    Theresa Cardinal Brown, a former DHS official who is managing director of immigration and cross-border policy at the Bipartisan Policy Center, a Washington think tank, said the Biden administration should order asylum officers to directly decide the protection claims of migrants at the border, rather than having them wait years for their cases to be determined in court.

    “Immigration courts should be the last resort, not the first resort, when it comes to adjudicating asylum,” Cardinal Brown said. “This avenue has become the only avenue for people to try and has completely overwhelmed the systems put in place to deal with a much smaller number of people, which is why we need to rethink all of that.”

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      “No Good Choices”: HHS Is Cutting Safety Corners to Move Migrant Kids Out of Overcrowded Facilities

      pubsub.do.nohost.me / ProPublica · Thursday, 1 April, 2021 - 12:00 · 9 minutes

    The startling images have appeared in one news report after another: children packed into overcrowded, unsafe Border Patrol facilities because there was nowhere else to put them. As of March 30, over 5,000 children were being held in Border Patrol custody, including more than 600 in each of two units in Donna, Texas, that were supposed to hold no more than 32 apiece under COVID-19 protocols.

    But as the Biden administration’s Department of Health and Human Services scrambles to open “emergency” temporary facilities at military bases, work camps and convention centers to house up to 15,000 additional children, it’s cutting corners on health and safety standards, which raises new concerns about its ability to protect children, according to congressional sources and legal observers. And even its permanent shelter network includes some facilities whose grants were renewed this year despite a record of complaints about the physical or sexual abuse of children.

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    “There may be no good choices,” Mark Greenberg, a former head of the Administration for Children and Families (which oversees the unaccompanied-children program) at the HHS, told ProPublica. “Everything has to be weighed against the alternative. And the alternative is the backups at Customs and Border Protection. And recognizing how bad that is, it means that people have to make unpalatable decisions.”

    According to internal government statistics and interviews with former officials, legal observers, advocates and congressional staff, those decisions came weeks or months after the first warning signs late last year that the number of unaccompanied minors crossing the southern U.S. border was rapidly increasing, forcing a scramble to set up facilities in a matter of days. No safety standards are in place at the new facilities — unlike controversial “influx” facilities used in the past.

    One new site in Midland, Texas, was briefly closed to new arrivals after the state warned that its water wasn’t drinkable . That site and others have been staffed with volunteers who may not have passed background checks and speak no Spanish. One potential site — a NASA research center in Moffett, California — was scuttled after local protesters pointed out it was near a known Superfund site with high levels of toxic chemicals.

    While previous influx sites have been criticized by Democrats in Congress and immigration advocates for sometimes falling short of state standards for licensed facilities, HHS has generally agreed to hold operators to those standards, said attorney Leecia Welch of the National Center for Youth Law. But it hasn’t committed to that now. Nor has HHS offered any other standards it plans to hold the facilities to. In a statement provided to ProPublica, Homeland Security Secretary Alejandro Mayorkas said, “We are seeing progress, but it takes time. In the meantime, the CBP workforce has done heroic work under difficult circumstances to protect these children.” HHS did not respond to a request for comment.

    It’s “the Wild West,” Welch said, reflecting a view shared by other advocates and congressional staff monitoring the children’s care.

    Meanwhile, the federal government has tried to revive its COVID-19-battered network of permanent residential facilities. In January, it quietly renewed three-year grants to several state-licensed providers that previously faced complaints of physical or sexual abuse of children. The facilities have defended their care without denying the allegations.

    One grant went to a Texas facility that children were removed from in 2018 amid allegations that staffers were d rugging them , and that had previously fired a staff member for placing a child in a chokehold in 2019. Two organizations that have faced repeated allegations of sexual abuse also had their grants renewed: a foster-care provider in New York accused of placing children with abusers, and a shelter in Pennsylvania where children accused the staff of abuse. The New York organization told ProPublica, “The safety of the youth in our care is of the utmost importance to us and has always been,” and it stressed that both staff and potential fosterers go through “extensive background checks.” Neither of the other facilities responded to requests for comment.

    By federal law, children are to be held no longer than 72 hours in Border Patrol custody before they are transferred to HHS housing, except in emergency situations. As of March 30, however, over 2,000 children being held at the main Border Patrol facility in Donna had been there for more than 72 hours, according to reporters.

    In recent years, Border Patrol facilities for children have l acked toothbrushes or medical supplies , and the fact that Border Patrol agents aren’t trained to deal with children raises risks that a child will become ill or even die in U.S. custody. This has convinced many officials working in the system that deals with unaccompanied migrant children (including some within Customs and Border Protection) that releasing kids into any HHS care is better than leaving them in Border Patrol custody.

    HHS normally places children in a network of shelters while their relatives in the U.S. are identified and vetted (a process that, during the pandemic, has typically taken at least a month). When needed, HHS has also opened influx centers that can be set up in weeks and do not require state licensing. Now, with the assistance of the Federal Emergency Management Agency, HHS is opening new “emergency intake sites” in a matter of days, including two in convention centers in Dallas and San Diego.

    HHS also relies on a network of state-licensed shelters, which are required to self-report violations found by state regulators to the federal government. A 2020 Government Accountability Office report found that HHS offered unclear instructions on how such violations should be reported. One grantee, which was cited by state auditors 70 times in two years for violations at three facilities, mentioned none of those violations in its reports to HHS.

    Shelters operated by the advocacy organization Texas Impact, an HHS contractor, were cited for 68 violations involving physical abuse or unnecessary restraint of a child. In two cases, children were placed in chokeholds by staff members attempting to restrain them. (In both cases, the staffers responsible were fired.)

    In an incident at a shelter near Houston in 2019, a child reported being held in a chokehold for over two minutes. The facility operator (initially operating under the name Daystar Residential Centers) closed in 2011 after a string of abuse allegations, only to reform under the name Shiloh Treatment Centers a few years later. In 2018, the facility was accused in a legal filing of sedating children with antipsychotic drugs . In response, a federal judge ordered the removal of all children who weren’t considered at risk of harming themselves or others. (The shelter did not respond to a ProPublica request for comment.)

    Shiloh was among the 23 facilities awarded new three-year contracts on Jan. 1, receiving two grants totalling $2.6 million. The facility has held only a few children during the pandemic, and Welch said it’s possible that conditions have improved. At her last monitoring visit, she said, she heard none of the horror stories that children had told her in the past. But as the GAO report noted, HHS doesn’t explicitly look at past performance when evaluating grant renewals.

    The HHS housing crunch has been badly exacerbated by the coronavirus pandemic. Children’s shelters, like other kinds of congregate housing, are under severe capacity restrictions that reduce available bed space.

    The HHS shelter population was growing last fall, even before a federal judge ruled in November that the Trump administration had to take unaccompanied migrant children in, rather than expelling most of them from the U.S. immediately under a March public-health order issued by the Centers for Disease Control and Prevention. From Oct. 31 to Nov. 30, the number of children in HHS custody rose from about 2,000 to about 3,000. In mid-December, with about 3,500 kids in custody, HHS officials said in a briefing that shelters near the U.S.-Mexico border were already at 67% of their capacity limits under COVID-19. But HHS took no action to add capacity until Jan. 15, when it sent a message to other government agencies asking them to scout locations for potential influx sites.

    Former DHS officials said that HHS has long resisted taking emergency measures, straining the agency’s relationship with Border Patrol. During a similar crunch in 2019, one former DHS official told ProPublica that HHS “refused to acknowledge the operational challenges” that were leading children to be marooned in Border Patrol custody for days, out of a belief that “immigration was kind of a third rail.”

    “It’s no coincidence that in each of the surges since 2014, FEMA — the emergency-management arm of DHS — has had to step in,” another former DHS official said. “When the [HHS] system is overwhelmed by the number of intakes, they don’t have the FEMA-like capacity to think improvisationally, to rush resources, or to modify processes, and they become the bottleneck.”

    On March 5, the CDC waived the COVID-19 capacity caps for migrant child shelters so HHS could take more children out of Border Patrol facilities. The Biden administration is now working with states to allow shelters to house more children while complying with state licensing requirements. But shelters are struggling to hire staff, as many qualified professionals still fear working in congregate housing because new coronavirus variants are spreading. HHS recently informed Congress that it has upped its incentive pay to help recruiting, but it’s unclear if that will be enough.

    A senior administration official acknowledged in March that the number of beds being made available would at best be a few hundred a week — far too few compared to the number of children arriving.

    When the Biden administration announced it was reopening the influx care facility in Carrizo Springs, Texas, in February, immigration advocates and some Democrats condemned it as another way to keep “kids in cages.” Meanwhile, the other influx facility opened by the Trump administration in 2019, at Homestead Air Reserve Base in Miami, was held in reserve. At present, it appears it won’t be reopened; Axios reported that Biden himself stepped in to veto the possibility.

    But HHS policy requires influx facilities to “comply, to the greatest extent possible, with State child welfare laws and regulations (such as mandatory reporting of abuse), as well as State and local building, fire, health and safety code.” There are no such commitments in place for emergency facilities, according to Welch and congressional staff. It’s still not clear who will operate the facilities after the initial setup is completed, or whether HHS will require them to provide support services to children, such as mental health counseling or legal assistance.

    People who work in the system often point out that the ultimate goal is to get children reunited with their U.S.-based relatives as quickly and safely as possible. The lack of support services might matter less if children did not end up staying at the new emergency sites for months, they argue.

    “We would always want children in a good, safe, developmentally appropriate setting,” Greenberg told ProPublica. “But the issue is just really different for a child who is going to be somewhere for 30 days” compared to longer-term stays.

    Ultimately, how long emergency sites remain open depends on how long children keep coming to the U.S. in numbers beyond what HHS can accommodate. Internal government estimates obtained by The Wall Street Journal predict that as many as 25,000 children could cross into the U.S. in May.

    A child’s shoe lies abandoned near an illegal river-crossing point at the U.S.-Mexico border on March 24, 2021, in McAllen, Texas. (John Moore/Getty Images) 14389082.gif
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